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Libre opinion - Le débat est ouvert

Marc Ouellet - Archevêque de Québec  27 mai 2010  Éthique et religion
Le débat sur l'avortement est ouvert et il ne faut pas en avoir peur. 100 000 avortements par année au Canada, plus de 25 000 au Québec, c'est beaucoup trop. On pourrait les réduire de moitié si seulement les femmes en détresse à cause d'une grossesse inattendue étaient accueillies, informées et accompagnées avec compassion et solidarité dans leur choix.

Mes interventions pour une culture de la vie ont fait l'objet de toutes sortes d'interprétations depuis une dizaine de jours dans la presse francophone et anglophone du Canada. C'est pourquoi je tiens à clarifier le sens de mon engagement dans le débat actuel sur l'avortement. Je souhaite recentrer le débat sur l'essentiel. Les cas très exceptionnels ne doivent pas nous empêcher de voir la triste réalité de l'avortement devenu trop répandu.

Je [souhaite] lancer un appel à la solidarité avec les plus démunis de notre société: l'enfant à naître et la femme qui se trouve contrainte de recourir à l'avortement.

Je précise d'entrée de jeu que mon commentaire pour la défense de l'enfant innocent, même en cas de viol, était motivé par le désir de rappeler la dignité de la femme en toutes circonstances et le respect qui est dû à toute vie humaine naissante. Je constate qu'on a retenu et interprété seulement une partie de mon message. J'attire ici l'attention sur l'autre partie, dans l'espoir que le public prenne conscience du véritable enjeu de ce débat: l'appui à la femme enceinte de la part de l'homme, de la famille, de la société.

Je n'ai dit nulle part que je condamnais la femme qui avait eu recours à l'avortement. J'ai même dit le contraire en parlant directement à l'une d'entre elles sur les ondes d'une émission de télévision. Je n'ai déclaré aucune femme criminelle parce qu'elle avait subi un avortement. Je sais très bien que la responsabilité ultime de cette décision morale relève de la conscience personnelle qui agit en fonction de divers facteurs, dont l'intention de la personne et les circonstances. Dieu seul est juge de la conscience de chacun et chacune parce que lui seul peut mesurer tous les éléments de chaque cas.

Mon propos a toujours été de rappeler la norme morale objective avec la préoccupation de sauver la vie de l'enfant innocent et d'épargner à la mère les conséquences graves d'un avortement délibérément provoqué: c'est précisément le souci de la santé physique, psychologique et spirituelle de la femme en difficulté qui a motivé mes interventions. Je suis très désolé que mes propos, déformés ou cités hors contexte, aient pu causer des souffrances additionnelles aux femmes qui font face à des situations semblables. J'espère que ces mises au point serviront à assainir et à recentrer le débat.

Car débat il y a et il doit y avoir, même si une motion à Québec et une affirmation du premier ministre à Ottawa vont dans le sens contraire et refusent de rouvrir la législation sur l'avortement.

Je déplore cette attitude de plusieurs de nos représentants qui ne semblent pas vouloir regarder en face l'injustice que notre pays cautionne en n'accordant aucune protection juridique à l'enfant dans le sein de sa mère. Notre pays est à cet égard un cas unique dans le monde. Beaucoup l'ignorent et croient vivre dans l'un des pays les plus avancés dans le domaine des droits de la personne. Or, nous n'avons de leçon à donner à personne en ce domaine. Nous devrions même nous ouvrir à ce qui se fait ailleurs afin de mieux voir ce qu'il nous faudrait améliorer pour protéger les enfants encore sans voix qui espèrent voir le jour.

Avec mon collègue, archevêque d'Ottawa, qui entretient lui aussi, comme moi, des rapports plus étroits avec les gouvernants, je m'adresse à la conscience de mes compatriotes, femmes et hommes, pour que nous réclamions un jour ensemble que le vide juridique actuel en matière d'avortement, un état de choses injuste, soit modifié en notre pays.

Cependant, tenant compte de l'impasse politique et juridique dans laquelle nous vivons, je lance un appel pour qu'une campagne de sensibilisation et des programmes d'aide aux femmes en détresse se développent davantage en notre pays. Il manque beaucoup d'information, d'accompagnement et d'aide financière, pour que les femmes enceintes soient mises en situation de faire un choix éclairé. Il importe beaucoup qu'à tous les niveaux, gouvernemental, médical et social, des programmes d'aide plus efficaces pour les femmes en situation de grossesse difficile soient mis en oeuvre afin que le plus grand nombre possible parmi elles puissent éviter l'avortement.

Le débat actuel nous place d'une façon inattendue devant un choix de société qui peut dépasser les clivages habituels et rallier le plus grand nombre. La présence des jeunes dans ce débat révèle une nouvelle sensibilité qui n'est plus celle d'il y a vingt ans. L'expérience des familles a aussi beaucoup changé, mais le fait demeure que la venue d'un enfant apporte au foyer beaucoup de bonheur.

Cette valeur s'ajoute à tout un patrimoine de solidarité sociale pour les plus démunis qui fait notre fierté et qui réclame du Québec et de toutes les provinces du Canada un nouveau choix. Il appartient désormais à tous et toutes de réfléchir à ce choix. N'ayons pas peur de ce débat qui configurera l'avenir de notre peuple.

***

Marc Ouellet - Archevêque de Québec
 
 
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  • Julien Beaupre
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 01h23
    Quel débat?
    Quel débat peut-il y avoir lorsque les arguments supposent l'existence d'une divinité comme juge moralement suprême? Quel débat lorsque les embryons et foetus humains deviennent grâce à la démagogie "les enfants encore sans voix qui espèrent voir le jour"? Quand on suppose avec mépris qu'il y aurait moins d'avortements si les femmes étaient "accueillies, informées et accompagnées avec compassion et solidarité dans leur choix"?

    La grande injustice est la tribune médiatique qu'on accorde à des individus ou groupes qui confondent leurs croyances fortes métaphysiques avec des vérités.

  • Dominique Châteauvert
    Abonnée
    jeudi 27 mai 2010 04h55
    Le Devoir de monsieur Ouellet
    Si M. Ouellet aime les enfants comme la prunelle de ses yeux, son premier devoir est de s'attaquer, avec tout l'argumentaire dont il est capable, aux viols des femmes.

    Combien de viols sont en train d'être perpétrés en ce moment même sur la planète? Combien de femmes ont des relations sexuelles non désirées, même et surtout avec leur mari légitime? Combien de fillettes et de jeunes femmes subissent des sévices sans nom qui les blessent à jamais dans leur corps et leur âme?

    Tant que les violences sexuelles prévaudront avec une si grande impunité, tant que le corps des femmes sera pillé par des hommes qui ont besoin de lui pour jouir et juste pour jouir, tant que les hommes sacrifieront le pur amour sur l'autel de leurs pulsions pires qu'animales, et ce dans l'acte qui met les enfants au monde, personne, personne, personne n'aura un seul mot à dire pour tenter de contrôler le pouvoir de maternance des mères. Ce n’est pas aux femmes de réparer les pots cassés des hommes.

    C'est à elles que le Créateur, s'il existe, a confié le pouvoir de maternance. Pour certaines femmes, avorter, c'est protéger leur enfant contre le non amour, contre le manque des ressources pour l'éduquer, le vêtir et le nourrir.
    Elles ont le pouvoir de le renvoyer à Dieu, qui s'en occupera mieux que les hommes de ce monde, dont les prêtres, cardinaux et autres jaloux fanatiques font partie très prenante.

    N'obligaient-ils pas les femmes à faire leur devoir conjugal pour que leur mari n'aient pas à aller voir ailleurs ? N'allaient-ils pas les visiter quand elles n'avaient pas eu d'enfant dans l'année en cours?

    Les prêtes veulent des ouailles, les chefs de guerre des soldats. Vous n'en aurez que si femme veut, point final. En attendant canalisez toutes vos énergies personnelles et tâchez de rendre ce monde plus sécuritaire pour les mères et les enfants qu'elles ont bien voulu mettre au monde.

    On s'en reparlera quand votre Devoir aura été accompli.

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 27 mai 2010 05h08
    Des débats ou des affrontements?
    Il me semble que dans un cas de doctrine et de foi, il ne peut pas y avoir de débat entre ceux qui possèdent la vérité et les autres. Il y aura les pour et les contres. On remettra sa médaille en guise de protestation. On excommuniera ou on n'excommuniera pas. Mais on ne peut pas transiger sur des certitudes. On pourra parler de méthodes de prévention des grossesses. On pourra parler de la liberté et de la conscience individuelle. Mais l'Église sera dans son rôle d'enseigner ce qu'elle croit. On ne peut pas débattre d'un croyance.

    Il est tout à fait noble de souhaiter que les services sociaux et les services de santé aident accompagne, dans la mesure de leurs moyens, tous les citoyens qui en ont besoin, y compris toutes les femmes, qu'elles soient enceintes ou pas.

    Il me semble qu'il a un bon degré de sagesse politique et sociale dans ce consensus qui se maintient depuis des années à l'effet qu'il ne faut légiférer sur des questions semblables. Il faut laisser les consciences individuelles guider les citoyens. Libre, bien sûr, à ceux qui ont des points de vue ou des enseignements à formuler sur ces questions de le faire, le plus librement possible.

  • Gervais Pomerleau
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 07h42
    «Tout bon flatteur...»
    Je trouve pour le moins étonnant, monsieur Ouellet, que vous qui, au nom de la curie romaine, rejetez si allègrement la moitié de l'humanité tout en vous prétendant "église universelle" et, quand vient le temps pour cette même moitié de l'humanité, de décider de ce qu'elle entend faire de son propre corps, vous poussez des cris de crécerelle outrée.
    L'Église a, au cours des dix ou douze derniers siècles montré tellement de compassion s'amusant à se faire du «bois de chauffage» avec les femmes, les accusant d'être suppôts du diable que je vois mal comment vous pouvez, aujourd'hui, nous parler une fois de plus de cette fameuse compassion.
    Vous appartenez, monsieur Ouellet, à une société d'eunuques forcés et, de ce fait, n'avez nullement besoin de l'apport des femmes dans vos murs, soit. De ce fait, sitôt que vous ouvrez votre caquet pour traiter, de quelque manière que ce soit de la cause, du droit ou du respect des femmes, vous dites des âneries. Oh certes, de bien belles paroles-somnifères, mais voyez-vous, monsieur, nonobstant votre "bon vouloir", nous ne sommes plus en 1950.
    Avant de chercher à décider de ce que les femmes peuvent et ne peuvent pas faire, monsieur, commencez donc par tenter de les connaître plutôt que de les rejeter comme des pestiférées.
    Tout le reste de vos beaux discours dont vos semblables m'ont (malgré moi) appris à me méfier, n'est que diarrhée verbale dont la société du XXIe siècle n'a que faire.

  • Guatou
    Inscrite
    jeudi 27 mai 2010 09h04
    Gervais Pomerleau
    Dites, vous êtes carrément déconnectés; dites-moi si la société s'est améliorée depuis 1950 ? Depuis qu'on a sorti le Christ de la société?

    Petit résumé: Plus haut taux de suicide, dépression où les anti-dépresseurs sont les remèdes modernes,, les femmes tout en voulant se libérer, ont trouver le moyen de tuer l'enfant qu'elles portent ce qui normalement serait pour elles, une raison de vivre. Que dire des meurtres souvent suivis de suicides dont le nombre augmentent de jour en jour à cause du découragement, du désespoir.

    Les propos du Cardinal Ouellet vont au coeur de toute personne qui cherche la Vérité, si vous savez écouter, vous entendrez qu'il veut redonner de la dignité, une sens à la vie.

    Des discours comme le vôtre écoeurent nous enfoncent dans le ridicule de la vie, en neutralisant toute possibilité de grandir.

    Nous avons la liberté d'expression, c'est vrai, mais pour le bien de la société, ce serait très bien un peu de silence de votre part.

  • Normande Poirier
    Abonnée
    jeudi 27 mai 2010 09h13
    Un discours non crédible!

    Tout l’argumentaire du cardinal Ouellet repose sur la conviction que le fœtus est une personne humaine à part entière et qu’il devrait avoir tous les droits civils. Une conviction qui est loin d’être partagée par tous et fait de la femme un instrument de doctrine.

    Mgr Ouellet fait intervenir à l’appui de sa thèse les conséquences graves d’un avortement provoqué sur le plan de la santé physique, psychologique et spirituelle de la femme… Il affirme qu’il y aurait plus de 25 000 IVG chaque année au Québec. Or, ces soi-disant conséquences graves n’ont pas encore été rapportées. Si l’IVG avait des conséquences si graves, cela se saurait. Tandis que les conséquences des IVG non sécuritaires sont très bien connues.

    Le discours que tient actuellement le cardinal deviendra peut-être crédible le jour où l’Église reconnaîtra qu’il existe d’autres moyens de réduire le nombre de grossesses que l’abstinence et reconnaîtra la nécessité d’éduquer les jeunes à la contraception. Or, c’est une autre voie que privilégie le cardinal et l’Église.

    À l’instar des pays d’Afrique et d’Amérique latine où ce sont les plus démunies, les moins alphabétisées qui font les frais des diktats religieux, Mgr propose d’instaurer ici un discours qui trouvera un écho dans les milieux les plus défavorisés et des mesures qui rallieront ces derniers.

  • Ken Ko
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 09h43
    L'Eglise illégitime
    Mgr Ouellet, vous appartenez à une église illégitime, une institution qui a demontré plus d'une fois sa manque de compassion envers ceux et celles qui ont été violés par les prêtres pédophiles. Où est le devoir de votre église dans cette question, Mgr Ouellet? Est-ce que la qualité de vie des enfants violés moins valable que les foetus dont vous prétendez à protéger? Vous devriez avoir de la honte dans votre tentative de submerger les pêchés de l'église dans cette affaire avec la question de l'avortement. Je ne sais du quel dieu vous adorez, mais c'est certainement pas le Dieu d'amour et de vraie compassion que connait le reste du monde.

  • Marc-Antoine Daneau
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 10h15
    Laïcité requise
    Monsieur Ouellet,

    Si vous voulez faire de la politique, veuillez enlever votre saint déguisement. Autrement, veuillez agir comme un homme moderne, qui sait qu'il vit en 2010, et appréciez la différence entre les politiques sociales et les institutions magiques comme l'Église. Bref, si vous tenez à l'Église, contentez-vous s'en, limitez-vous s'en. Ce n'est pas le rôle des administrateurs de certaines croyances pré-moyen-âgeuse de faire de la politique.

  • Gilles Arpin
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 12h14
    Une autre secte religieuse qui veut raisonner pour nous
    La prise de position de Mgr Ouellet confirme encore une fois que l’église catholique ressemble de plus en plus aux autres églises et sectes religieuses qui, au cours des années et encore maintenant, nous ont fait subir les guerres religieuses, les jihads, les croisades, les inquisitions, les mariages forcées de fillettes, les mutilations génitales des femmes, les lapidations, etc, etc. Des églises et sectes qui rejettent les découvertes scientifiques concernant nos origines ET SURTOUT qui veulent raisonner pour nous.

    Concernant l’opinion de M. Ouellet sur « un choix de société qui peut dépasser les clivages habituels… », aucune société ne peut imposer sa volonté à une femme face à une grossesse non désirée. Il semble que la secte religieuse auquel il appartient se croit dotée d’un tel pouvoir.

  • Maurice Monette
    Abonné
    jeudi 27 mai 2010 12h34
    Spécifier encore une fois une chose très importante...
    Je suis Biologiste gradué en 1976, de l'Université de Montréal, et j'ai vécue une Expérience Marquante de "décorporation ou coma profond" pendant dix-huit (18) jours lors d'un accident d'automobile subit le 16 décembre 1982. Après cette période comateuse, j'ai vécu ce qu'on désigne comme un semi-coma pendant environ un mois et demie puis, on a jugé que j'étais apte à entamer ma réhabilitation au Centre de réadaptation "François Charron", de Québec, d'où je suis sorti à la fin d'août 1983, pour par la suite me consacrer à ma réhabilitation. En 1989, la Société d'Assurance Automobile du Québec me faisait évaluer une dernière fois pour établir les déficiences physiques qu'il me restait. Eh bien ! Les Spécialistes ont évalué un déficit de 58% donc, je n'ai pas pu réintégrer le marché du travail et je suis devenu rentier.

    J'arrêterai là la description de l'Expérience marquante que j'ai eue à transcender mais, c'était juste pour démontrer que, si je mentionne la période de coma profond que j'ai vécue, c'est parce que j'ai eue l'occasion d'aller de "l'autre bord", comme on dit, et de revenir. Depuis, ma vie a complètement changée. En plus de m'acharner à me réhabiliter physiquement, j'ai développés mes talents de recherchiste (bénévole, puisque rentier) pour certains médias de l'Internet.

    Bon ! Je crois que c'est assez pour établir ma crédibilité et faire comprendre que je sais de quoi je parle. Alors, devant tout le débat qu'on entretient avec l'avortement, jamais les soient-disants spécialistes spirituels de la religion catholique n'ont réalisés qu'aucun(e) esprit ou âme n'est assigné(e) à un véhicule charnel(le) ou corps physique, tant que celui ou celle-ci est dépendant(e) de la circulation sanguine de sa génitrice ou d'un quelconque appareil d'incubation artificielle.

    C'est clair ÇA ! Donc, malgré tous les arguments religieux dont monseigneur ouellet peut se barder, rien n'est plus insensé que de dire qu'un avortement est un meurtre. Tant qu'un foetus est relié(e) à sa génitrice, ou un incubateur, par le cordon ombilical, celui ou celle-ci n'est qu'un corps physique en voie de maturation et aucun(e) esprit ou âme n'y est assigné(e). D'où, il ne peut être question de meurtre.

    Alors, ces machistes de la religion catholique romaine, sont les descendants romains de ceux qui ont envoyé Jésus le Nazaréen à la croix, parce qu'il défendait les femmes et les plus faibles de son temps, contre l'impérialisme Romain. Alors, ce monseigneur ouellet, machiste de la religion catholique romaine, n'a aucun droit de regard sur le libre-choix qu'une femme fait de rendre sa grossesse à terme ou d'avorter.

    Quand on comprendra cette "Vérité de La Palice", ce débat futile pourrait-il enfin être enfin clos...?

    Maurice Monette
    Biologiste #939

  • Gilles Arpin
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 14h11
    @ M. Monette
    C'est clair et précis!

    Avec votre permission, j'aimerais circuler votre texte au sein de mon réseau de contacts (voir mon commentaire précédant le vôtre)

    Gilles Arpin

  • J.Gabriel
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 14h16
    Bravo Mgr Ouellet!
    Bravo pour cette lettre Mgr.
    Vos propos sont nuancés et laissent place à la discussion. Vous détonnez contrairement à nombre de vos détracteurs qui, au nom de je ne sais quel principe ou foi, ne cesse de déclamer que nous sommes dans une société accomplie, parfaite, et qui, par conséquent, demande à celui qui repose les questions fondamentales (qui suis-je, ou vais-je, qu'est-ce que le juste, le bien et surtout "que dois-je rendre à mon prochain") de se taire. Ils vous traitent de cléricaux alors qu'en questionnant le principe de base de notre société- soit une chose qu'on osent appelé "liberté" mais qui se caractérise étrangement par l'adoption du cynisme comme avatar de la pensée"juste" et la masturbation comme horizon et idéal de vie- vous vous rapprochez beaucoup plus qu'eux de l'esprit critique qu'ils chérissent tant. J'en tiens pour preuve que la majorité de vos détracteurs s'en tiennent à une sorte de litanie, appelant la"sainte" laïcité comme des illuminés appeleraient leurs idôles (afin de faire taire ce qui leurs déplaît, ce qui ne rentre pas de leurs moules) ou encore en essayant, tels des prophètes de malheurs, de faire peur avec un étrange concept: celui de "grande noirceur",dont nous serions un jour "sortis", mais sans jamais vraiment expliquer ce en quoi consisterait la "lumière" et ni d'ailleurs en quoi nous sommes dedans.
    Bravo encore M. Ouellet!

  • Gaëtane
    Inscrite
    jeudi 27 mai 2010 15h20
    Utile, une loi?
    Monseigneur,

    Je vous propose la question suivante comme prochain sujet de méditation : « Le projet de législation que je souhaite voir passer au fédéral pour réduire le trop grand nombre d’avortements au Canada est-il le meilleur moyen pour atteindre le but fixé? »

    Pensez-vous vraiment, Monseigneur, qu’une loi peut être utile aux femmes qui doivent décider si elles gardent ou non le fœtus qu’elles ont dans l’utérus. Chacune se voit contrainte (avec son conjoint s’il est présent) de peser le pour et le contre de sa nouvelle situation en tenant compte de sa capacité physique, psychologique, familiale, financière et sociale de mettre au monde un enfant et de travailler à en faire, avec les années, un adulte responsable.

    Ce dont les femmes ont besoin, c’est d’un support ponctuel pour prendre la meilleure décision possible et non d’une loi contraignante. Une loi est écrite, discutée et votée dans le but non pas d’aider les personnes, mais bien pour exercer un contrôle et pour établir des limites à ne pas dépasser sous peine de sanctions. Les femmes enceintes n’ont pas besoin d’une loi. Elles ont besoin d’aide! Et souvent, dans plusieurs milieux, l’aide en ce sens commence par l’éducation sexuelle. Quand les couples sauront mieux gérer l’élan de vie qu’est l’acte sexuel génital, il y aura moins de grossesses surprises.

    L’éducation dans tous les domaines favorise l’exercice de la liberté individuelle. Et les gens libres et responsables font un peuple fort et créatif.

  • Russellfan
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 15h30
    Athées, sortez du placard
    Cette missive de Mgr (ce titre évoque la structure féodale et guerrière de l'église catholique) Ouellet démontre bien les effets néfastes de la religion sur la société. On n'a qu'à regarder les réactions de colère que suscitent les sorties de ce monsieur qui ne semble pas avoir retenu les mêmes choses que moi de la lecture des évangiles.

    Je ne suis pas sûr qu'il ait bien compris le sens des paraboles sur la femme adultère, les sépulcres blanchis, la paille et la poutre....

    Il y a plus à gagner à s'inspirer des sociétés fortement athées (pays scandinaves) qu'à vouloir copier les USA (société violente, inégalitaire, mais pourtant si éprise de Jésus....)

    Nous n'avons pas besoin de l'hypothèse d'un dieu pour rechercher à être meilleurs, plus compatissants, plus généreux, plus tolérants, plus humains....Il n'y a aucun exemple à tirer de ce prince de l'église de toute façon.

    J'invite les gens à lire les excellents livres sur l'athéisme de Sam Harris, Richard Dawkins, Christopher Hitchens, André Comte-Sponville, Normand Baillargeon et Daniel Baril. Ces ouvrages illustrent bien les effets néfastes de la religion sur nos sociétés.

  • J.Gabriel
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 16h45
    réponse à Maurice Monette!
    Cher M. Monette,
    Je ne crois pas que votre texte "démontre" quoi que ce soit. Je ne pense pas non plus que le fait aller "ailleurs"(dans le comas) ou encore le fait d'avoir étudié en biologie vous octroie une quelconque crédibilité sur les choses de "l'esprit". Pour qu'il y ait démonstration, il faut qu'il y ait preuve, et pour qu'il y ait preuve, il faut qu'il y ait correspondance entre une proposition et ce qu'il y a dans le réel (le réel étant entendu comme ce qui résiste à ma volonté). Par exemple, lorsque j'affirme "1 pomme 1 pomme = 2 pommes". Je vous démontre la véracité de cette affirmation en vous montrant deux pommes l' une à côté de l'autre. Il y a correspondance entre une affirmation et un fait dans le réel.

    Maintenant, pouvez-vous me montrer ce qu'est "l'esprit" ou "l'âme"pour démontrer sa présence ou son absence dans le foetus?

    Si vous n'y arrivez pas, alors votre opinion sur l'absence de "l'esprit" ou de "l'âme" lorsque le foetus est rattaché à sa mère n'est pas plus valable que celle des religieux que vous vilipendez. Il repose sur une croyance irrationnel qui ne semble avoir rien à envier à bien des religions. D'ailleurs, je trouve que votre commentaire ressemble à s'y méprendre à celui de beaucoup de (faux) prophètes: "je suis allé ailleurs, en un lieu que vous ne connaissez pas et que vous ne pouvez connaître et je suis revenu; vous pouvez donc me croire...m'accorder votre crédibilité."
    C'est éloquant...

  • Julien Beaupre
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 19h29
    des "âmes" et des "esprits" - Réponse à J.Gabriel
    On ne peut pas démontrer la présence ou l'absence de l'âme ou de l'esprit parce que pris dans leur sens religieux ils sont par définition inobservable. Libre à vous par la suite de décider de ce qui est le plus rationnel: accepter qu'il serait farfelu que les âmes existent ou défendre des position morales parce qu'il est impossible de réfuter que des entités imaginaires invisibles habitent les êtres humains, incluant ceux en gestation.

  • Benoit Lajeunesse
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 19h51
    Le débat est clos, les femmes ont le choix !
    Les Afghans veulent envahir le Québec pour libérer les femmes du mgr Ouellet, c'est tout dire...

  • Pascal Lewis
    Inscrit
    mardi 1 juin 2010 09h02
    Ancien Prêtre, les Nouveaux Prêtres ont tranché. Abdiquez!
    Nouveaux Prêtres, votre foi vive et puissante comme le marteau de Thor, m'étonne et m'éblouit! Étoile dans les ténèbres! Avènement nouveau! Quel est votre livre sacré qu'on l'honore sur la place publique? Où sont vos temples, qu'on aille s'y agenouiller?

    (Comme il est difficile d'entendre ce qui est dit.)

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