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Enquête sur la burqa - Le Québec a-t-il trouvé la réponse au niqab?

Une manifestante portant le niqab participe à Tours à une marche de protestation contre l’intention du gouvernement Sarkozy d’interdire la burqa en France.
Photo : Agence France-Presse Alain Jocard
Une manifestante portant le niqab participe à Tours à une marche de protestation contre l’intention du gouvernement Sarkozy d’interdire la burqa en France.
La question du niqab au Québec soulève, ailleurs au Canada, des réactions si opposées que d'aucuns y voient un retour des «deux solitudes», trait présumément distinctif du pays. L'idée du président Sarkozy d'interdire la burqa en France suscitait, en Grande-Bretagne, des sarcasmes reflétant plutôt une conception différente de la liberté. Mais ailleurs, une variété d'opinions porte aussi à penser que le Québec, si unanime qu'il paraisse, n'a pas encore trouvé la lumière.
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  • ysengrimus - Inscrit
    15 mars 2010 16 h 15
    Touche pas...
    Occidental, touche pas à ma copine voilée

    http://ysengrimus.wordpress.com/2008/05/24/athee-r

    Je n’approuve pas le voile, mais je le tolère… Et surtout, le jour où elle le retirera d’elle-même, elle disposera de ma pleine et entière solidarité.
    Paul Laurendeau
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  • Jean de Cuir - Abonné
    15 mars 2010 23 h 01
    Liberté !
    La revue Books a consacré une partie du numéro de nov-déc 2009 à L’énigme du Coran. Replacer le Coran dans son contexte historique est une tâche colossale. Il importe de s’ inspirer de ce qui a été fait pour la Bïble depuis Richard Simon. On commence à peine l’étude du Coran, puis de la tradition islamique. Voir aussi récemment le Hors série de la Revue Philosophie sur le Coran et l’Islam. Puis, il y a le regard du croyant, du théologien, de l’exégète, du philosophe, de l’historien, du mystique. Que dire maintenant d’ une démarche scientifique inspirée par la raison : psychologie, anthropologie, histoire, etc.Alors, combien sont actuellement soumis à une lecture littérale et fondamentaliste, en somme ignorante? Combien sont manipulés par des clercs qui promeuvent une lecture littérale?
    Il y a la démarche qui est guidée et déterminée par la foi et celle qui examine les conduites humaines, mais à partir d’une raison qui est en procès. On peut comparer divers types de vêtements et même interpréter ce qu’ils signifient. Soit que l’inspiration soit celle d’ une foi et des normes qu’elle véhicule au dire des croyants : quant à un vêtement, les uns diront qu’il est une expression nécessaire de la foi, d’autres affirment que non; certains parlent de la dimension symbolique; d’ autres affirment les valeurs qui soustendent tel vêtement ou tel artefact. Soit que l’inspiration est celle d’ une raison : on se dispute sur la légitimité des critères invoqués et en regard de ceux choisis on mesure et on jauge. L’accord ici relève des débats à l’intérieur d’ une société ou d’ un groupe de société : respecte-t-on le corps ou non; jusqu’où y a-t-il respect ou dénaturation? Quelle valeur invoque-t-on? Le discours social sur les vêtements par exemple relève de critères qui sont débattus selon les règles d’ une raison que tous acceptent même s’ils n’ont pas tous la même conception de cette raison , des règles et des valeurs. Ici, aucun dogmatisme ou prédétermination d’ une autorité dite transcendante gérée par des clercs. Là, oui.
    Cependant, il est aussi possible que tel vêtement, telle pratique, tel artefact, tel rituel reliés à une croyance soit examiné par une raison scientifique et philosophique. Alors, cela entre dans la sphère du discours social. Ainsi, par exemple, certains concluent que le turban est archaïque, que le voile, le niqab ou la burqa, sont des affirmations d’ esclavage; on conteste la barbe, les tresses, la circoncision, l’excision, le crucifix, etc. Dans quelle mesure, la raison peut ou doit faire l’examen des conduites humaines, même celles dont on croit qu’elle émane d’une croyance. Et qui mesure la liberté de croire en ce qui affirme que l’humain n’est pas libre
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    18 mars 2010 21 h 44
    Mépris de la femme.
    Tous ces déguisements sont des formes de mépris pour la femme, pour son corps. On ne veut pas voir son corps, on ne veut pas qu'il soit vu..on a honte du corps féminin. On le méprise, mais on s'en sert quand même à l'occasion du tourisme sexuel que certains imans pratiquent au LIBAN. Tous des hypocrites, des frustrés, des obsédés par le sexe des femmes. Mauvais rapport avec la sexualité, malaise profond, par rapport à la sexualité féminine.
    Les poètes, les peintres, les photographes ont admiré le corps féminin, on l'a chanté, on l'a peint, on l'a photographié. Seuls les hommes immatures et imbus de préjugés sont réfractaires au corps féminin. Ils cherchent à le cacher, à le mépriser, à le rejeter n'étant pas capables d'accepter la sexualité. et d'assumer leur libido.
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    25 mars 2010 12 h 38
    Se mêler de la vie des gens!
    Je pense que dans toutes les religions il y a des rabbins, des imans, des mollahs, des prêtres qui s'investissent d'une mission: dire aux gens quoi faire, quand le faire, pourquoi le faire, et quand le faire ???.

    Cela ne les regarde absolument pas. C'est prétentieux de leur part et c'est de la naïveté de la part de ceux qui les consultent de se laisser dicter la conduite à suivre...En 2010 il est étonnant de constater qu'il y a encore des citoyens qui OBÉISSENT à ces prétentieux, ces dictateurs de conscience, qui ne sont pas exempts de limites et de préjugés.

    Au Québec, c'est fini la dictature des clercs!
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