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Sondage de CROP sur Jésus - La foi des Québécois à l'ère des peurs identitaires

Scène de crucifixion lors d’une Marche du pardon, à Montréal
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir
Scène de crucifixion lors d’une Marche du pardon, à Montréal
Maints Québécois d'aujourd'hui aiment se croire ouverts, mais quand des gens de foi différente leur rappellent certaines oppressions passées, ils se braquent et se hâtent d'en appeler aux «valeurs communes». La nouvelle unanimité qu'ils réclament, spécialement dans les lieux publics, repose sans doute sur cette peur d'une nouvelle intransigeance religieuse.

Ce sentiment ne suscite pas d'émeute dans les rues, mais il s'exprime avec force dans les médias. On présuppose que les Québécois auraient pour la plupart définitivement abandonné leur foi catholique, et que des immigrants, surtout musulmans, pourraient un jour ramener la «grande noirceur». C'en serait alors fini de la liberté et, comble de l'horreur, de l'égalité pour les femmes.

Pourtant, aux États-Unis, les études du Pew Forum on Religion and Public Life le montrent, si les confessions traditionnelles voient décliner leurs effectifs, la foi, sinon la pratique religieuse, persiste dans la jeune génération. Les jeunes évitent les appartenances établies, mais n'en conservent pas moins certaines des croyances passées. Bref, peut-on conclure, si l'intégrisme reste vigoureux, aucune théocratie ne se profile à l'horizon.

En Europe, plus que les attentats, c'est l'immigration qui agite les sociétés. La domination appréhendée de ce «cheval de Troie» est exploitée par les partis xénophobes. Pourtant, les familles issues de l'immigration ont de moins en moins d'enfants. Ainsi aux Pays-Bas, où sévit Geert Wilders, les Turcs ont 1,6 enfant par famille, soit moins que les citoyens du pays de même revenu.

Entre-temps, au Québec, l'islam n'a manifestement pas encore envahi la place, et la foi chrétienne n'a pas, non plus, disparu. Le Centre culturel chrétien de Montréal, Présence magazine et le diocèse catholique de la métropole ont voulu connaître les convictions des Québécois francophones à propos de Jésus, la figure centrale du christianisme. La maison CROP leur a révélé des faits quelque peu étonnants.

Publiés dans Présence magazine de mars-avril, les résultats d'un sondage fait en janvier les amènent à penser que «Jésus semble toujours bien ancré dans le psychisme des Québécois». Des 950 répondants, en effet, 76 % affirment «bien» ou «assez bien» connaître Jésus et 52 % sont désireux d'en apprendre davantage sur lui. Plus de la moitié se disent «impressionnés» par Jésus et près du tiers le qualifient de «modèle de vie». Seulement 23 % y voient un «personnage inventé». Même pour les athées, les agnostiques ou les gens sans religion, sa figure serait «incontournable».

Néanmoins, on y observe encore une «érosion de la foi», car moins de trois Québécois sur quatre disent croire en Dieu, un taux plus bas qu'aux récentes études statistiques. De plus, pense-t-on, ce phénomène ira «croissant», car 34 % des jeunes de 18-34 ans se déclarent athées, agnostiques ou sans religion, par rapport à 19 % dans la population en général.

Les jeunes sont cependant moins impressionnés par Jésus (44 %) que les plus âgés (64 %). Par contre, on remarque, non sans étonnement, que seulement 43 % des catholiques perçoivent avant tout Jésus comme le «Fils de Dieu», un article pourtant fondamental de la foi chrétienne. Bon nombre de Québécois composeraient donc eux-mêmes leur credo.

Réactions

Louis Lesage, chroniqueur à Présence magazine et animateur à Radio Ville-Marie, a interrogé Jean-Pierre Proulx à ce sujet. L'ex-rédacteur du Devoir et auteur du rapport sur la religion à l'école n'est pas surpris par les résultats du sondage. Il y voit un effet de la sécularisation du Québec moderne et de «la perte d'influence des autorités religieuses».

Sabrina Di Matteo, rédactrice en chef de Haute Fidélité, la revue de formation de l'Église catholique de Montréal, n'est pas impressionnée par la considération donnée à Jésus par autant de répondants. Elle ne reconnaît guère là, dit-elle, le «Jésus de l'Évangile» et son appel à une «transformation sociale profonde» au bénéfice des gens «fragilisés».

Pour Brian McDonough, le directeur des oeuvres et de la pastorale sociale du diocèse, les réponses au sondage soulèvent une question semblable. «Les trois quarts des répondants affirment bien connaître Jésus, observe-t-il, mais au juste qu'est-ce qu'ils connaissent de lui?» À vrai dire, si l'historicité de Jésus ne fait plus de doute, son personnage et sa vocation suscitent un peu partout dans le monde religieux, comme aux premiers siècles du christianisme, des interrogations et des interprétations contradictoires.

En tout cas, d'après CROP, les Québécois qui veulent en savoir plus sur Jésus comptent moins sur le clergé ou sur les médias que sur Internet. Ce nouveau mode de communication peut, il est vrai, être aussi utile que l'ont été l'écriture ou la parole autrefois. Mais encore faut-il qu'on sache reconnaître, dans le flot des messages qui y circulent, quel propos est digne de foi.

Que le Québec ait massivement quitté l'Église et la pratique religieuse, le phénomène était déjà connu. Ce qui intrigue aujourd'hui les commanditaires du sondage, c'est la persistance d'une aussi «forte présence de la figure de Jésus», non seulement, comme ces dernières années, au cinéma et dans les publications, mais aussi au sein de la population. Ils tenteront de savoir pourquoi, samedi prochain, lors d'un colloque du Centre culturel chrétien de Montréal.

Pour d'autres informations sur ce colloque et le sondage de CROP, on peut visiter le www.centreculturelchretiendemontreal.org.

***

redaction@ledevoir.com

***

Jean-Claude Leclerc enseigne le journalisme à l'Université de Montréal.
 
 
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    8 mars 2010 11 h 10
    Identité "religieuse"
    On peut dire que la plupart des Québécois sont demeurés chrétiens au fond d’eux-mêmes, mais pas catholiques au sens de catholiques romains. Ils sont attachés à la tradition chrétienne d’amour, de partage, de pacifisme, mais pas dans un contexte d’obéissance aveugle aux idées passéistes de Rome.

    C'est cela notre vraie identité "religieuse" profonde: le message humaniste de Jésus.Tout le reste n'est que folklore.
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  • René Girard - Abonné
    8 mars 2010 13 h 02
    Sondage : faire dire tout et son contraire
    On peut faire dire tout et son contraire à l'aide d'un sondage qui par exemple ici tente de démontrer que le personnage de Jésus revêt une grande importance encore dans la population québécoise, qu'il est encore "bien ancré dans le psychisme québécois". Que 76 % des répondants "affirment bien ou assez bien connaître Jésus" ne nous renseigne aucunement sur le degré de foi qu'ils lui accordent. Si on me demande à moi si je connais bien Jésus je répondrai oui, au-delà de l'interprétation qu'on pourrait en faire par la suite, alors que je suis athée. La question est donc assez vague. Qui n'a pas entendu parler de Jésus au Québec? Qu'on me demande si je connais bien Mahomet, bien ou assez bien, je répondrai assez bien car j'ai lu des textes qui en parlaient. Mais il y a quelque chose de tendancieux dans la façon d'interpréter les données d'un sondage à la faveur ou à la défaveur de ce qu'on veut faire croire aux lecteurs. Connaître ne veut pas dire croire. On s'étonne qu'il y ait 65% des athées et des agnostiques qui disent le connaître (assez? bien? beaucoup?). Ce qui est plutôt étonnant c'est de voir qu'il y a 45% des athées qui ne le connaissent pas! Se peut-il qu'un tel nombre n'en ait jamais entendu parler? Vraiment douteux et tendancieux ce sondage.

    Madame Di Matteo quant à elle interprète ce désintérêt face au personnage de Jésus comme une dilution de l'image de Jésus telle que présentée aujourd'hui et qui serait bien différente du Jésus de l'Évangile. Au lieu de s'interroger sur la pertinence des répondants elle conclut à "un sentiment de non-pertinence à l'égard du personnage de Jésus". Ce qui importe pour elle ce n'est pas de savoir pourquoi les répondants se désintéressent vraiment. Non la seule chose que cela lui indique c'est de faire davantage d'effort pour le faire connaître et ce malgré le désintéressement de la majorité. En parler, en parler, en parler, ça finira bien par entrer dans ces têtes de niochons semble-t-elle se dire. Vous trouvez que les gens ont tort de ne pas croire en Jésus (ou en Dieu ou en Diable) alors que les gens qui ne croient pas ont peut-être raison de ne pas croire. Vous êtes-vous déjà posé la question au lieu de vous entêter?
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  • Andre Jacques - Abonné
    8 mars 2010 13 h 41
    Du folklore ou de l'histoire réellement vécue
    (À vrai dire, si l'historicité de Jésus ne fait plus de doute,...)


    Alors pourquoi ne peut-on pas retracer de mentions de qui que ce soit provenant de personnes ayant vécu en même temps que lui.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    8 mars 2010 15 h 00
    Flavius Josèphe mentionne Jésus
    Et il n'était pas chrétien, mais un Juif voulait retracer l'histoire des Juifs.
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    8 mars 2010 18 h 19
    On oublie les nouvelles eglises....
    Encore une fois, Jean-Claude Leclerc occulte toute une réalité nouvelle du phénomène religieux au Québec : les nouvelles églises qui participent d'un réveil évangélique.

    On semble ignorer que la plus grande église au Québec (en nombre de fidèles) est une église pentecôtiste, Nouvelle Vie, à Longueuil.

    Les seules églises remplies au Québec le dimanche matin sont ces églises "réveillées".

    A force de tout ramener le phenomene religieux au catholicisme, je crois que l.on ne donne pas un portrait fidele du phenomene religieux au Quebec.

    A moins que l.on meprise ces eglises parce que non-catholiques...

    Probablement...
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    8 mars 2010 18 h 51
    A André Jacques
    Pour répondre à votre question, les Évangiles nous révèlent que des milliers de témoins ont vu Jésus. Il a déplacé des foules (ex. sermon sur la montagne).

    Avez-vous lu les Évangiles?

    De plus, la tradition chrétienne révèle que plus de 500 témoins ont vu le Jésus ressuscité.

    L'historicité de Jésus est prouvée.
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  • Dominic Claveau - Inscrit
    8 mars 2010 19 h 50
    Plus de doute mon oeil...
    À André Jacques: Moi aussi cette phrase m'a faite sursauter! Petite phrase innocente qui semble vouloir dire aux lecteurs que la cause est entendu. Mensonge! À Sylvain Auclair: la mention est loin de faire l'unanimité quant à son authenticité... sauf chez les Chrétiens, évidemment... ;-)
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    8 mars 2010 20 h 38
    L'historicité de Jésus...
    Le problème de l'historité de Jésus dans la tête de certains provient du fait qu'ils n'accordent aucune historicité à la Bible.

    C'est une erreur, car la Bible raconte l'histoire vérifiable du peuple juif et les découvertes archéologiques prouvent l'historicité de la Bible.

    Oui, la Bible est aussi un livre historique.
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  • Ivan Jobin - Inscrit
    8 mars 2010 20 h 56
    Jésus la fable
    Au buisson ardant, il a été dit à Moïse, selon la révélation biblique « Je suis celui qui est».
    Nous conviendrons que la vie du fondateur de la religion et de la nation d'Israël n'est connue que par la tradition biblique. Et que la bible trouve son origine dans les légendes Sumériennes. Plus personne de sérieux ne croit à l'historicité de celle-ci, incluant le nouveau testament, à part B16, sa suite et la « gang » de suiveux. Alors pour moi la traduction d’«YHWH » signifie une expression anglaise «Yes He Was Hallucinate» c’est à dire, inspirant (dans les deux sens du mot) la fumée du buisson ardant contenant une substance magique.
    Transposé dans notre modernité, ces contes et fables se sont adaptés selon le bon vouloir de nos mages coiffés, prétendus chefs spirituels. Sous la menace de la damnation, ils nous imposent du haut de leurs chaires, la foi du champignon magique.
    Et ça « pogne » encore, pour combien de temps, nul ne peut prédire, aussi longtemps que le « pro faite verbal » sera servi sous le vocable de manne céleste.
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  • Francois Taylor - Inscrit
    8 mars 2010 21 h 17
    historicité des évangiles
    Depuis le 19ème siècle, la question de l'historicité du contenu des récits évangéliques a été examiné sous absolument toutes ses coutures par les historiens universitaires. Qu'ils soient marxistes, féministes, anarchistes,etc, ils en sont, en gros, arrivé à peu près tous aux mêmes conclusions, à savoir que les grands contours de l'histoire de Jésus sont historiquement fiables.

    On parle bien "des grands contours" et non pas des détails. Cela ne veut pas dire que les détails ne sont pas exacts. Ce que l'on nous dit, c'est qu'en utilisant les outils méthodologiques de l'histoire scientifique, on ne peut pas démontrer hors de tout doute le caractère factuel de beaucoup de ces détails.

    À quoi ressemblent ce portrait robot minimal qui fait plus ou moins l'unanimité. C'est qu'un juif de la Galilée du 1er siècle nommé Jésus (un nom très courant) a créé ce que l'on pourrait décrire comme étant une sorte de mouvement de renouveau au sein de son peuple.

    Cet homme avait la réputation de faire des guérisons miraculeuses. Il a aussi étonné ses contemporains par son enseignement assez radical sur l'amour de Dieu. Cet enseignement a accentué la portée universelle du Judaïsme tout en égratignant la tendance à l'exclusivisme des juifs. Finalement cet homme a été mis à mort par les Romains sous l'accusation de sédition. Après 3 jours, ces disciples ont affirmé que Dieu l'avait ressuscité, c'est-a-dire que les disciples ont dit que Dieu l'avait relevé d'entre les morts afin de le faire entrer dans cette nouvelle forme d'existence que les juifs voyaient comme étant le clou de l'action divine à la fin des temps.

    Bien sur, il y aura toujours des gens pour rejeter ces données issues du travail des historiens universitaires. Cela, il faut s'y attendre. Une figure aussi importante que celle de Jésus va inévitablement attiser la créativité des gens qui ont un faible pour le fantastique et qui ne voient pas l'intérêt de s'astreindre au type de démarche disciplinée et rigoureuse qu'est la science historique.

    Maintenant ceux qui rejettent cette base minimale et qui nous disent que Jésus n'a jamais existé devraient réfléchir à cette règle très simple que les historiens utilisent pour vérifier si une thèse est valide. La voici: on sait qu'un thèse n'est pas valide lorsqu'elle créé une ou des énigmes historiques encore plus importantes que celle qu'elle était supposée régler. En effet, la thèse d'une fabrication totale de la figure historique de Jésus, non seulement ne règle rien, mais soulève une tonne de problèmes.

    En tant que croyant, je ne peux pas me satisfaire d'un imprimatur universitaire sur les grands contours de cette figure historique qu'était Jésus. C'est mieux que rien, mais ce n'est pas assez.

    Pour ma part, Je crois que Jésus était vraiment ce que ces disciples ont affirmé, à savoir la présence réelle de Dieu au milieu de nous. Je le crois parce que j'en ai fait l'expérience.
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  • René Girard - Abonné
    9 mars 2010 00 h 12
    Petit conseil
    Pour ce qui est de l'historicité de Jésus, je conseille de lire Bernard Dubourg, L'invention de Jésus, en deux tomes, Gallimard, 1987.

    Le fait que les Évangiles rapportent que des milliers de témoins ont vu Jésus ne signifie pas que ce soit vrai, car ces Évangiles ont été inventés par des gens intéressés qui s'adressaient à des gens crédules qui n'ont pas pris la peine de vérifier si ces récits étaient vrais ou carrément mensongers. À lire des récits remplis de contradictions comme il y en a dans les Évangiles nous fait douter de la véracité de ces écrits.
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    9 mars 2010 09 h 45
    Des milliers de témoins...
    Selon vous, des milliers de témoins ne prouvent pas l'historicité de quelqu'un ???!!!???? Qu'est-ce qui prouvent alors l'historicité de qui que ce soit alors sur cette planète ?

    Je crois que vous ne connaissez pas vraiment la Bible. Avant de la critiquer, il faut au moins s'y intéresser de bonne foi... Et éviter tout braquage idéologique comme ce guignol de Français qui en parle comme d'une "invention"...

    La Bible est aussi un livre historique. Tous les personnages dont elle parle ont existé.
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  • René Girard - Abonné
    9 mars 2010 12 h 06
    Pour votre information monsieur Gaudette
    Pour votre information monsieur Gaudette, je peux vous dire que je suis théologien, détenteur d'un baccalauréat en théologie du Grand Séminaire de Montréal. Ce qui fait que j'en connais assez pour porter une critique pour le moins valable, peut-être pas assez à votre goût mais ça c'est hautement subjectif de votre part car vous n'en savez strictement rien. Je ne veux pas ni ne peux juger de votre connaissance de la Bible mais je pourrais facilement retourner votre argument. Il est fort possible que nous colportions une ou plusieurs erreurs durant plusieurs siècles comme par exemple, on a cru longtemps que la Terre était plate et bien mal venu furent ceux qui tentèrent de prouver qu'elle était ronde et qu'elle tournait autour du Soleil tellement la foi laissait peu de place à la science.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    9 mars 2010 15 h 48
    Bien sûr, monsieur Gaudette...
    la Bible est historique, les milliers de témoins, vous avez leur nom et les avez personnellement interrogés et Mathusalem a vécu 969 ans.
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    9 mars 2010 15 h 52
    A René Girard
    A titre de théologien, voulez-vous nier l'historicité de Jésus de Nazareth ?

    Vous pouvez "retourner mon argument" tant que vous voulez...Ca ne m'importune aucunement... Allez...

    La vérité peut sortir d'un débat, n'est-ce pas ?
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    9 mars 2010 18 h 41
    A Sylvain Auclair
    Votre sarcasme n'apporte rien d'intelligent à ce débat.

    Je n'ai jamais interrogé Napoléon, mais je crois qu'il a existé.

    Quant à Mathusalem, la Bible veut montrer qu'il y a eu dégénerescence du genre humain. Les premiers humains vivaient plus longtemps.
    Maintenant reste à savoir si les années de ce temps avaient 365 jours, probablement pas....
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  • René Girard - Abonné
    9 mars 2010 18 h 59
    Réponse
    Monsieur Gaudette dit : À titre de théologien, voulez-vous nier l'historicité de Jésus de Nazareth?

    Je réponds : Oui.

    À titre d'être humain aussi.
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  • Ivan Jobin - Inscrit
    9 mars 2010 19 h 12
    Jésus la fable(suite)
    Il n'y a pas si longtemps, personne ne doutait de l'existence historique d'Adam et d’Ève. Depuis quelques décennies, plus personne de sérieux ne croit à la réalité historique de ces personnages.
    Il en est ainsi de la suite de l’histoire, indépendamment de la religion monothéisme qui s’en réclame le droit d’authenticité.
    La peur, commune à toutes espèces vivantes sur cette planète, engendre un mécanisme d’auto réflexe de défense ou de protection, quelque soit l’organisme vivant en situation. J’imagine la peur insurmontable d’homo sapiens, en pleine nuit, au cœur d’un orage violent accompagné de tonnerre et d’éclairs, implorant un fétiche quelconque pour surmonter ce moment éprouvant et rassurer ses compagnons.
    Observez le comportement humain dans sa conception d’un dieu personnalisé, ce n’est que discorde et violence et cela depuis le début du fétichisme. L’usurpation de notre vérité individuelle par les religions organisées, nous prive de ce contentement qu’est la libre pensée.
    Que ferions nous sans le soleil, lumière céleste qui supporte la vie et éclaire nos esprits. Qu’advient-il si nous le regardons yeux grands ouverts? Ne nous laissons point aveuglé par la brillance d’autrui, soyons nos propres lumières.
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  • Jean-Francois Guay - Inscrit
    10 mars 2010 13 h 34
    À François Taylor
    Merci pour votre excellente réponse. Elle est totalement pertinente et objective en plus !
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    11 mars 2010 14 h 18
    Historicité de Jésus!
    Jésus de Nazareth a vraiment existé. Flavius Joseph en parle dans ses écrits. Si tout n'était qu'invention, légende, je me demande bien pourquoi des millions de gens croient en Jésus de Nazareth en 2010? Seraient-ils tous des illuminés, des débiles, des naïfs? Je ne le crois pas. Parmi ces croyants il y en a de toutes les professions et métiers. Des savants croient en lui, des intellectuels, des analphabètes, des handicapés, des riches, des pauvres...etc...

    Mais la BIBLE est un livre qui dit le POURQUOI et non le COMMENT des choses. Ce n'est pas un livre scientifique, historique. Parfois ce sont des légendes comme le déluge, qu'on est allé chercher dans le monde ancien tel que l'Épopée de Gilgamesh...Donc inutile de chercher l'Arche de Noé sur le Mont Ararat en Turquie...ça n'existe pas... Si vous allez en Turquie et que des marchands veulent vous vendre des "morceaux de l'arche" méfiez-vous!

    Les Juifs vénèrent la première partie de la Bible. Le Nouveau Testament (la Nouvelle Alliance) ne fait pas partie de leur foi. Puisque pour eux le Messie sera avant tout POLITIQUE et libérateur et que Jésus était un Messie souffrant, effacé, et nul, parce que crucifié par les Romains sous la volonté des juifs...

    Les légendes anciennes ont souvent servi à rédiger la BIBLE. Le récit de la CRÉATION en est une. Car PERSONNE n'était là au début, personne n'a assisté à la création telle que racontée. Avec les études d'aujourd'hui, les savants soutiennent plutôt l'ÉVOLUTION: le Big BANG et le BIG crush...
    Il n'est pas interdit de se servir de son intelligence. Après tout c'est Dieu qui nous l'a donnée. Servons-nous en, instruisons-nous allons aux sources, creusons les affirmations de ceux qui n'ont JAMAIS ouvert un livre...et qui font confiance à Joe Blow....
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    12 mars 2010 17 h 04
    Esprits cartésiens ; s'abstenir
    La Bible est un livre inspiré qu'il faut lire avec les yeux du coeur.
    Vu sous cet angle, il n'est pas étonnant que les esprits cartésiens le voient comme une fable.
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    13 mars 2010 13 h 26
    Au Québec il y a une saturation des fables.
    La désaffection actuelle envers la religion catholique, est le résultat d'un lavage de cerveaux fait par des ignorants sous le couvert de l'autorité.

    On nous a enseigné la Bible comme si c'était un livre historique, ce qu'il n'est pas... Seules des études sérieuses faites par des connaisseurs, à base d'archives, nous prouvent que tout n'est pas historique. Qu'on s'est servi de légendes pour les accoler aux textes et leur faire dire ce qu'on veut bien. Le récit de la Chute originelle en est un exemple frappant...Qui était là au début? Personne. Ce sont des hypothèses, des extrapolations à partir des dieux de l'antiquité, de la Grèce.

    Aujourd'hui ça ne prend plus. Inutile de présenter une fable pour la réalité. Les gens ne sont plus des valises, des naïfs, des ingénus.

    Parfois l'inspiration n'est pas divine, mais humaine, donc susceptible d'être remise en cause. Et après 2000 ans, il est normal que les gens ne se laissent plus berner...On appelle ça évolution....

    L'erreur des curés, c'est d'avoir présenté comme vraies, des LÉGENDES.
    Ils auraient dû avouer leur ignorance et se taire...
    Ils récoltent aujourd'hui ce qu'ils ont semé...
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    13 mars 2010 14 h 39
    Une précision concernant les fables... Il y a aussi la tradition orale juive...
    Beaucoup d'intervenants comparent la Bible à une espèce de livres de fables plagié sur d'autres civilisations (assyrienne, égyptienne, ou autres...).

    Il faut considérer que la rédaction de la Bible date de la fin du 2e millénaire av. J.C. (1200-1000 av. J.C.).

    Il faut aussi spécifier que toute la tradition juive de ce temps procède d'une culture orale où est relatée la vie de Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, David, etc... Pour les Juifs d'aujourd'hui, l'historicité de ces personnages ne fait aucun doute, tradition à l'appui...

    La plupart des civilisations de ce temps parle en effet du déluge, y compris la tradition juive. Comment plagier alors que des événements comme le déluge concerne aussi la tradition juive? Parce que la civilisation assyrienne ou autre aurait relaté par écrit ces événements, alors qu'il demeurait dans la tradition orale juive ????!!!????

    La Bible veut relater tous les principaux événements de l'humanité, dont évidemment l'origine de l'homme et son évolution passant par Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, David, etc...

    Prétendre que la Bible a été plagiée, c'est faire insulte à toute la tradition orale juive, qui elle remonte exactement aux origines de l'homme sur cette planète...

    Peut-on même suggérer que d'autres civilisations auraient plagié la tradition juive??? Pourquoi pas puisque cette civilisation est celle qui constitue un des axes centraux de l'histoire de l'Humanité. Aussi, on sait aujourd'hui comment la civilisation musulmane a plagié la tradition juive. Celle-ci se retrouve dans de nombreuses pages du Coran, n'est-ce pas ?

    Je trouve abusif de limiter la tradition juive à des fables. Je le répète, c'est une insulte à la tradition orale juive qui elle origine des premiers temps de l'Humanité avec Noé et tous ceux qui ont suivi jusqu'à nous au 3e millénaire...
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    14 mars 2010 16 h 01
    Autre précision
    Dans mon commentaire précédent, j'avais écrit "Prétendre que la Bible a été plagiée..", je voulais écrire "Prétendre que la Bible plagie..."

    Bref, j'ai voulu insister sur la tradition orale juive qui est beaucoup plus ancienne que certains pourraient le prétendre quand ils affirment que la Bible plagie d'autres civilisations...
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    14 mars 2010 20 h 11
    Tradition orale!
    LA TRADITION ORALE EST SUSCEPTIBLE de ne pas être fiable au cours des siècles. Je doute que le message du départ soit resté intact...On sait combien les "paroles" d'un politicien, d'un sociologue d'un journaliste peuvent êre déformées aujourd'hui en 2010. Maintenant imaginez ce qu'il peut advenir des paroles prononcées en l'an 170 après Jésus Christ.

    Pour ma part je fais une distinction entre l'Ancien testament et le Nouveau testament. Celui-ci a été complété en 170 après J.C. donc plus récent si on peut dire....tandis que l'Ancien testament remonte à des millénaires.

    Étant chrétienne et croyante je pense que le Message de Jésus est vraiment passé dans notre monde, car aujourd'hui nous sommes des millions à croire en lui. Et au Québec j'ose affirmer que le christianisme a pris le dessus sur le catholicisme. Les gens croient en lui et délaissent les rites.

    Le clergé est peut-être responsable de cet état de choses. Ils ont enlevé le décorum des messes et les homélies font pitié et sont parfois ennuyantes. La première tâche d'un prêtre est de proclamer l'évangile, et ils ne se préparent pas et n'y attachent pas d'importance.

    "Si le sel de la terre s'affadit, avec quoi salera-t-on".......
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  • Ivan Jobin - Inscrit
    15 mars 2010 11 h 58
    @bayle
    "Si le sel de la terre s'affadit, avec quoi salera-t-on".......

    Le sel est une substance corrosive au même titre que les religions programmées. Ce que la terre a besoin c’est un bon nettoyage avec un détergent qui contient un produit qui élimine les parasites (les religions). Et ce détergent je le vois comme une bonne dose d’altruisme, de justice, de paix, d’honnêteté et surtout d’humanité.
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    19 mars 2010 10 h 14
    A Bayle
    Vous vous dites chrétienne et croyante et vous mettez en doute la tradition judéo-chrétienne???!!!???

    Vous ne pouvez être croyante et avoir des doutes sur cette tradition.

    Les deux positions sont incompatibles...
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    21 mars 2010 19 h 22
    Pas toute la tradition!
    Ce que je mets en doute c'est ce que l'Église catholique en a fait...par exemple les obligations, les règlements, les rites.
    ex:
    -. ne pas manger de viande le vendredi
    -. la confession à un prêtre et les étiquettes de péchés: mortel, véniel.
    -. l'attitude ambiguë de l'Église envers la sexualité:défense d'empêcher la famille, condamner la masturbation, plusieurs curés doivent la pratiquer!!!.
    -. le plus grand péché serait l'impureté
    -. à ce que je sache les prêtres pédophiles s'en foutrent royalement
    -. la femme considérée inférieure par l'Église
    -. les sept commandements de l'Église
    -. heureusement l'habitude est disparue: se mêler de la sexualité des catholiques, ça ne les regarde pas.

    Si on s'en tient au message de Jésus, il n'était pas un obsédé sexuel...Il parlait surtout du véritable amour: "J'avais faim...j'étais nu....et...

    Deux événements sont relatés dans les évangiles: la femme adultère et le respect des enfants....ce que certains prêtres n'ont pas observé

    Jésus n'est pas tendre envers les prédateurs:

    "Mais si quelqu'un doit scandaliser l'un de ces petits qui croient en moi, il serait préférable pour lui de se voir suspendre autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d'être englouti en pleine mer." Matt. 18, 6

    je suis très croyante et l'Eucharistie est le pivot de ma vie chrétienne...Mais je déplore la "paresse" des prêtres qui ne préparent pas leurs homélies et qui sont ennuyeux, plates et soporifiques.

    Jésus les a envoyés annoncer la "bonne nouvelle" ils en ont fait une caricature, une platitude, une parodie.

    L'Église a ajouté toutes sortes de règlements
    dont on n'a pas besoin...le message de Jésus est suffisant et très exigeant.
    J'ai des doutes sur les ajouts à la Tradition et je crois en Jésus...
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  • Guy Fafard - Inscrit
    28 mars 2010 20 h 59
    Monsieur Jean Claude Leclerc
    Vous dites: " En Europe, plus que les attentats, c'est l'immigration qui agite les sociétés. La domination appréhendée de ce «cheval de Troie» est exploitée par les partis xénophobes."

    Vous n'avez pas visité l'Ontario ! - à 40 Km de Toronto il y a une enclave connue qui se nomme « Ahmadiyya » Peace Village, vous devriez y aller faire un petit tour et essayer de communiquer avec les femmes du village de 3000 habitants.


    Après cette visite instructive, vous nous reviendrez.

    En attendant, renseignez vous davantage, je vous ai connu très bon journaliste; mais cette fois-ci....
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