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Le problème central, c'est la montée de l'islam politique, et non les signes religieux

Une charte de la laïcité ne réglerait rien sur le fond

Marc Lebuis - Directeur de Point de Bascule  15 février 2010  Éthique et religion
Au cours des deux dernières années, Point de Bascule, une organisation visant à sensibiliser le grand public à propos des dangers de l'islamisme, est intervenue régulièrement dans l'arène publique, organisant des conférences, suscitant des débats et dénonçant certaines aberrations. Interpellée par plusieurs relativement à sa position quant à l'éventuelle instauration d'une charte québécoise de la laïcité, Point de Bascule tient aujourd'hui à préciser sa perception de la problématique.

En souhaitant endiguer l'expression institutionnelle du religieux, les promoteurs d'une Charte de la laïcité escamotent un problème fondamental: l'islamisme. Le problème actuel, au Québec et encore plus ailleurs, ce n'est pas la religion en général, mais bien l'islam politique, une idéologie politique rétrograde aux visées clairement expansionnistes et aux ambitions totalitaires. Le problème, ce ne sont pas «les signes religieux» ou le «retour du religieux». Le problème central, c'est la montée de l'islam politique, l'influence de groupes islamisants sur certains partis politiques, la présence de militants islamistes dans certaines institutions publiques, l'emprise de l'islam politique sur les musulmans d'ici et l'insouciance jovialiste de nos dialoguistes patentés.

Incohérence

Une proportion significative des partisans d'une charte de la laïcité approuverait le retrait du crucifix de l'Assemblée nationale du Québec. Paradoxalement, ces laïcistes conséquents défendent ainsi une position que soutiendrait allègrement la quasi-totalité des intégristes musulmans de la province. En s'attaquant aux racines religieuses de la majorité nationale, plusieurs laïcistes promeuvent ainsi involontairement un programme allant bien souvent dans le sens des souhaits et intérêts les plus profonds de l'islam militant.

L'approche laïque «à la française» souffre en général du syndrome de la ligne Maginot. Du sable pour les autruches. Car, en vérité, endiguer en partie l'expression de certains symboles ne court-circuite aucunement le dynamisme des mouvements politico-religieux qui s'y rattachent. Il ne suffit pas de voter des lois et d'instaurer des règles pour voir certaines valeurs et allégeances s'incarner par magie dans la réalité. Si, demain matin, les caissières de la SAAQ ne pouvaient plus porter de voile, est-ce que cela changerait quelque chose sur l'essentiel? Non. L'islam politique continuera d'endoctriner les musulmans du Québec en se passant de ses étendards. L'interdiction du voile, de la burqa, du niqab et du djilbab pourrait être jugée positive, mais cela ne réglera en aucun cas le problème de fond. Cacher le symptôme est parfois souhaitable, mais ce n'est jamais un bon remède.

L'islam politique n'est pas une danseuse de ballet. Si vous le frappez de la main gauche, il sera toujours debout. Si vous le frappez de la droite, il sera encore debout. Si l'on interdit le voile dans le secteur public, les islamistes en profiteront pour exacerber les sentiments victimaires des musulmans, les ghettoïser et les radicaliser encore plus. À l'inverse, si l'on n'interdit pas le voile dans le secteur public, les islamistes clameront que la pression fonctionne et qu'en s'ouvrant aux signes ostentatoires de l'islamisme, les infidèles font une fois de plus preuve de faiblesse et de couardise. Ils ouvriront ensuite de nouveaux fronts. L'islam politique n'est pas une problématique simple. Défaite et victoire sont pour lui deux tremplins distincts pour progresser. À ce phénomène, il n'y a pas de solution simple ou magique.

L'État total

La laïcité «fermée» telle que certains la conçoivent vise bien souvent à neutraliser un faux problème — le religieux en général — en instaurant un nouveau culte, soit un culte civique ou un culte de l'État, sapant ainsi les libertés individuelles classiques. Étatisation d'un nouveau pan de la vie sociale et bureaucratisation accrue du monde vécu, voilà ce qu'entraînerait en partie l'instauration d'une charte de la laïcité. À cause de quelques-uns, tous doivent payer. À cause de quelques-uns, accroissement du pouvoir de l'État sur tous. Ainsi, d'une certaine manière, l'islamisme triompherait. À cause de lui, les libertés occidentales, fondement de nos sociétés, devraient reculer.

L'État n'est pas la société. En laïcisant l'État, certains pensent que l'on laïcise aussi la société, ce qui est absolument faux. L'État québécois est peut-être laïc, mais la société québécoise, elle, est tout simplement ce qu'elle est. Une société, en effet, c'est tout simplement ce qu'elle est. Hisser un drapeau arc-en-ciel sur le palais présidentiel de Kaboul n'entraînerait assurément pas la multiplication grassroot des Gay Pride. Proclamer haut et fort qu'«au Québec, on aime le jus d'orange» ne fera pas chuter la consommation de bière.

Les défenseurs d'une charte de la laïcité ont, trop souvent, l'instinct de concevoir l'État comme si c'était une molécule d'ADN toute puissante. Et au final, l'islam politique est porté par des gens urbains, argumentés et éduqués, non pas par des paysans analphabètes que la vérité gouvernementale n'aurait pas encore daigné éclairer de ses irrésistibles lumières.

Charte de la laïcité ou pas, de nombreux jeunes musulmans continueront, après les classes, d'aller à l'école coranique et dans des centres islamiques. Ils continueront de se faire dire, pour une bonne part, que leur principal devoir est de se battre pour l'islam. Ils continueront de se faire dire, pour une immense part, que les Occidentaux sont des dégénérés décadents. Ils continueront de se faire dire, tous et toutes, que rien n'est plus important que de ne pas se mélanger avec les infidèles...

Évidemment, les défenseurs d'une charte de la laïcité sont à des lieues et des lieues du nihilisme antidémocratique de nos très chers pseudo-laïcistes interculturellement ouverts. Point de Bascule ne souhaite pas enterrer vivant le concept de charte québécoise de la laïcité, et nous respectons le combat de ceux qui s'en réclament. Même si elle ratisse assurément trop large, cette approche a du bon, surtout pour les nombreuses citoyennes québécoises d'origine musulmane qui se font tous les jours harceler pour porter le voile. Mais au final, tout cela n'empêche pas qu'il faille bien comprendre qu'une charte de la laïcité, tout en ne réglant rien sur le fond, serait nuisible sur énormément de points.

Selon Point de Bascule...

1) L'État devrait déclarer que l'islamisme, hard et soft, est une doctrine politique antidémocratique et totalitaire. Le système d'éducation, quant à lui, devrait relayer à tous et toutes cette vérité élémentaire.

2) Les acteurs publics et médiatiques qui relativisent le phénomène islamiste devraient recevoir le même traitement que s'ils faisaient l'apologie de la malaria.

3) Les politiques d'immigration devraient être réformées de manière à minimiser autant qu'humainement possible la quantité de musulmans fondamentalistes au Québec.

4) Le voile islamique devrait être interdit dans les organisations publiques et parapubliques non pas en tant que signe religieux, mais en tant que symbole politique. Une caissière de la SAAQ, par exemple, ne peut pas porter de casquette arborant le logo du NPD. Le problème des Commissions des droits de la personne et de certains de nos plus hauts tribunaux, c'est avant tout l'incapacité de mettre une limite à ce qui peut-être classé comme du religieux. Tant pis pour eux.

***

Marc Lebuis - Directeur de Point de Bascule

***

L'auteur s'exprime au nom de toute l'équipe de Point de Bascule (www.pointdebasculecanada.ca).
 
 
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  • Bernard La Riviere
    Abonné
    lundi 15 février 2010 03h48
    Oh mes sources!
    Était-ce bien nécessaire de taper sur le projet de Charte de la laïcité et d'appeler laïcisme le travail des laïques québécois? Non, ce ne l'était pas.

  • Guatou
    Inscrite
    lundi 15 février 2010 07h41
    Le problème, c'est la montée de l'Islam politique
    Félicitations M. Marc Lebuis pour votre texte vraiment éclairé.

    Il y a tellement de nuages et de confusions dans toute cette histoire que nous en perdons notre latin et c'est alors l'Islam en profite pour faire des avancés à pas de géants pendant que nous, trop occupés à faire des accommodements raisonnables, , pataugeons et piétinons .

    Allons, c'est maintenant au gouvernement à remettre les pendules à l'heure. tandis qu'il est encore temps, du moins je l'espère.

  • Benoit Barko
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 08h06
    Marc Lebuis, un islamophobe
    Chaque jour, Marc Lebuis nous vient avec un autre argument contre les musulmans ou l'Islam.
    -Le voile est un symbole qui opprime les droits des femmes
    -Le voile est un signe religieux dans une société laïque
    -Le voile est un signe des intégristes musulmans
    -Le voile est signe contre les valeurs Québécoises
    -Le voile est un signe contre l'identité Québécoise
    -Le voile est signe qui prend beaucoup de place dans la société Québécoise.
    -Le voile est un signe contre la démocratie Canadienne ou Québécoise
    -Le voile est un signe qui prend beaucoup de place chez nous. Voilà les genres d'arguments loufoques qu'il avance contre les musulmans au Québéec. Une presse uniquement voué pour entretenir l'islamophobie et radicaliser l'opinion publique au Québéc.
    Les immigrants musulmans qui ne veulent pas s'intégrer dans la société Québécoise et ne respectent les lois d'ici doivent retourner chez eux. Ceux qui pratiquent les activités criminelles ou terroristes et menacent la stabilité du Canada ou du Québec seront renvoyés par les autorités compétentes(la police, la GRC, les services de renseignements Canadiens, l'immigration Canada et la Justice) Canadienne). Personne ne défend ceux qui menacent les valeurs démocratiques Canadiennes ou Québécoises à savoir le VIVRE-ENSEMBLE. Mais de grâce arrêter cette paranoïa, cette frénésie xénophobe basée sur la peur, la différence de l'autre.

  • Roman Daniel
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 08h15
    Occupation illégale du Domaine Public par le Culte ! Que faire ?


    L'on sait qu'il y a un manque de lieux de culte musulmans en France. L'on sait que de multiples obstacles se sont élevés contre leur développement, à commencer par les freins culturels des populations non musulmanes. L'on sait que la Loi de 1905 interdit à l'Etat de participer à leur financement. L'on sait que la politique en vigueur freine leurs sources de financement depuis l'étranger. L'on sait que les organismes représentant ce culte sont souvent divisés ! L'on sait que les Collectivités tentent de palier aux carences de cette communauté cultuelle en contournant la Loi par des tours de passe-passe leur permettant de financer des espaces "cultuRels" ayant pour partie une destination "cultUelle". L'on sait que le mouvement d'occupation de l'espace public pour le culte s'est développé avec la passivité complice de représentants de l'ordre public. L'on sait que certains mouvements intégristes islamistes profitent de cette situation pour manipuler et amplifier le phénomène afin de forcer le pouvoir à accepter des sources de financement de l'étranger. L'on sait que ce thème est exploité par certains groupes extrêmes à des fins politiciennes. L'on sait, l'on sait …


    Mais tout ceci ne peut empêcher de réfléchir sérieusement et sereinement à la nécessité, ou pas, de mettre un terme à ce que l'on doit appeler, sous l'angle de la Loi, un trouble à l'ordre public.

    Que faire ?

    Rien, continuer à fermer les yeux sur ces infractions ?
    Etablir des autorisations contractuelles d'occupation ?
    etc …

    Pour voir le détail (dont une video-synthèse, témoignages des personnalités concernées) et donner votre avis: sujet trouvé sur Pnyx.com

    http://www.pnyx.com/fr_fr/poll/532

  • Pierre Marinet
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 08h18
    Je suis laïc pas laïciste
    « 1) L'État devrait déclarer que l'islamisme, hard et soft, est une doctrine politique antidémocratique et totalitaire. Le système d'éducation, quant à lui, devrait relayer à tous et toutes cette vérité élémentaire. »

    Ridicule et dangereux. Dans ce cas cela devrait aussi concerner toutes les confessions religieuses monothéistes qui sont toutes polémogènes. Que signifie « hard et soft »? Il faut démontrer politiquement au niveau des institutions que l’islamisme est « une doctrine politique antidémocratique et totalitaire » au regard de nos valeurs, de notre société et des nos institutions démocratiques. Pour l’heure vous ne dites rien, vous affirmez.

    « 2) Les acteurs publics et médiatiques qui relativisent le phénomène islamiste devraient recevoir le même traitement que s'ils faisaient l'apologie de la malaria. »

    Cette façon de dite les choses rappelle les terribles heures historiques à la montée du nazisme en Allemagne. Votre rhétorique est insupportable, absolument irresponsable.

    « 3) Les politiques d'immigration devraient être réformées de manière à minimiser autant qu'humainement possible la quantité de musulmans fondamentalistes au Québec. »

    Quelle est la limite de votre « humainement possible »? Un musulman est-il considéré fondamentaliste parce qu’il est musulman?

    4) « Le voile islamique devrait être interdit dans les organisations publiques et parapubliques non pas en tant que signe religieux, mais en tant que symbole politique. »

    On pourrait être d’accord pour ce point dans « les organisations publiques et parapubliques. »

    « Tant pis pour eux. » Mais ÇA, ça ne passe pas du tout. Que signifie ce « Tant pis pour eux ». C’est humainement insoutenable cette expression.

    Vous pouvez me lire en tant que Pierre Marinet et vous réaliserez que je suis contre l’islamofascisme. Beaucoup de lecteurs de ce journal ainsi que Le Devoir pourraient vous le confirmer aussi. Ce que je peux vous dire, c’est que je suis contre toute tendance à caractère fasciste et votre texte me donne de la nausée. Je suis laïc pas laïciste.

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    lundi 15 février 2010 08h53
    Le problème, ce sont les deux
    La montée de l'Islam politique, bien sûr. C'est d'une évidence criante.

    Mais comment s'instrumentalise cette montée ? Par l'imposition du voile à leurs femmes qui n'en demandent pas tant pour la plupart. Du moins une fois qu'elles ont compris, ces femmes voilées, que leur voile ne les représente pas dans leur propre foi, mais fait d'elles des étendards en soi.

    Occuper la place... et que ça se voie ! Telle est la conviction de cette frange active de l'Islam politique.

    L'auteur de cette réflexion, Marc Lebuis, fait quand même une petite concession au principe de la laïcité. Je le cite :

    « Point de Bascule ne souhaite pas enterrer vivant le concept de charte québécoise de la laïcité, et nous respectons le combat de ceux qui s'en réclament. Même si elle ratisse assurément trop large, cette approche a du bon, surtout pour les nombreuses citoyennes québécoises d'origine musulmane qui se font tous les jours harceler pour porter le voile. »

    La nuance suit, mais je la saute, n'étant pas d'accord avec cette idée que la laïcité ne servira quand même à rien. Que de contradictions dans cette brève réflexion. Comme ce qui suit :

    « À l'inverse, si l'on n'interdit pas le voile dans le secteur public, les islamistes clameront que la pression fonctionne et qu'en s'ouvrant aux signes ostentatoires de l'islamisme, les infidèles font une fois de plus preuve de faiblesse et de couardise. Ils ouvriront ensuite de nouveaux fronts. »

    J'écrivais le mot «contradictions». Peut-être est-ce ici plutôt la sincérité qui parle : donnons-leur un pouce, ils prendront un pied. Non, franchement, il nous faudra un État beaucoup plus limpide et cohérent que celui qui fait présentement des courbettes aux écoles juives illégales. Voici l'occasion idéale pour le raisonnement islamiste sur notre État infidèle dont on peut facilement exploiter les faiblesses.

    Un État laïque ne règlera certainement pas tous les problèmes causés par cette montée islamiste des plus envahissantes. Mais au moins aurons-nous établi des balises élémentaires : laïcité des emplois étatiques et égalité entre les hommes et les femmes.

    JPA

  • Stephan Lajeunesse
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 09h08
    Le point de bascule est atteint et irréversible
    Comme l'a justement démontré l'islamophobe Marc Lebuis. L'Islam (pas seulement l'islamisme) que vous l'attaquiez par la gauche ou par la droite, l'Islam restera debout et prendra même de l'expension à chaque fois.

    Les quatres derniers points pour contrer l'islamisme sont inapliquables et même si ils le seraient, l'Islam progresserait là aussi malgré ça.

    Quant à l'Islam politique, monsieur Lebuis devrait cesser sur son site de craindre et de s'en prendre contre les musulmans-salafistes-intégristes car ils ne votent pas ni ne souaitent être élu en pays mécréant. Ils sont évidement aussi contre le terrorisme et les coups d'État.

    De l'auteur du blogue 'La jeunesse de l'Islam au Québec'

  • France Marcotte
    Abonnée
    lundi 15 février 2010 09h22
    Des faits SVP
    Y a-t'il oui ou non au Québec, comme l'affirme M. Lebuis, la montée d'un "islam politique, une idéologie politique rétrograde aux visées clairement expansionnistes et aux ambitions totalitaires" porté par des islamistes fondamentalistes? Il me semble qu'une réponse claire à cette question serait de nature à faire avancer le débat. Et non les hauts cris de dénigrement des personnes qui tiennent lieu d'arguments et qui sont au contraire plutôt douteux.

  • Normande Poirier
    Inscrite
    lundi 15 février 2010 09h55
    Oui Madame Marcotte !
    Pour atteindre les objectifs qu'il vise, monsieur Lebuis auraient intérêt à documenter ses affirmations ! Un débat rationel ne peut s'établir sur des perceptions.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    lundi 15 février 2010 10h36
    Même si c'est vrai...
    - ce que je considère tout à fait possible - on ne peut pas éthiquement ne tirer que sur l'islamisme, en négligeant les autres religions extrémistes. Pour prendre un exemple d'actualité, il est vrai que le hassidim ne cherchent pas à nous convertir, mais que penser de la situation de leurs femmes?

  • Benoit Barko
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 10h51
    Merci Madame Marcotte
    Justement, on a besoin des preuves de ses allégations. ça fait longtemps que monsieur Lebuis roule les québécois dans la farine de peur. « MAL NOMMER LES CHOSES, C'EST AJOUTER AUX MALHEURS DU MONDE » disait Albert Camus. Démagogie et propagande pour soulever une profonde inquiétude au sein de la population québécoise.
    Plutôt que de s'en tenir à un débat d'idées, on tombe malheureusement très facilement dans la caricature, l'invective et les procès d'intentions. Il faut donc tenter d'assainir le débat juste et clair.
    On dit des choses non pas sur les intégristes ou terroristes seulement, mais sur la religion musulmane.Ces discours inquiétants ressemblent à d'autres époques sur l'impossibilité d'intégrer les Irlandais, les Chinois ou les Juifs. Quelqu'un doit mettre la culotte et exiger à ce monsieur Lebuis LA VÉRITÉ. L'histoire nous enseigne que l'on a toujours tort quand on condamne toute une communauté. Au Canada, on l'a fait plusieurs fois depuis le début de notre histoire. Et ce n'est jamais bon.

  • Monia Ayachi
    Inscrite
    lundi 15 février 2010 11h38
    Quand ça bascule !
    En ce beau matin, ce qui me donne plus l’envie à lire ce journal Le Devoir avec beaucoup d’enthousiasme , je trouve que plusieurs commentaires sont plus pertinents que l’article de M. Lebuis qui a vraiment basculé dans l’obscurantisme intellectuel loin des valeurs humaines au point que je me demande que c’est bien dommage que vous n’avez pas compris tout ce qu’ont essayé d’instaurer les intellectuels dans leurs différences pour projeter une culture de l’altérité et un minimum de compréhension et de savoir vivre.
    Se retrouver avec tel article c’est tout simplement faire face à la mort de la conscience humaine.
    Encore mille mercis aux professeurs et aux intellectuels du manifeste du pluralisme et du respect de l’humain dans sa différence.
    Le Québec ne pourra jamais vivre suivant votre logique même si tous les musulmans sortent de la province.
    Un conseil, relisez l’histoire humaine.
    Votre approche est vraiment très émétique.
    Libre de sentir, de penser et d’agir.
    M.Lebuis
    La vie est belle sans basculement...

  • France Marcotte
    Abonnée
    lundi 15 février 2010 12h04
    Vous êtes gentils...
    Pourtant, ma remarque s'adressait autant à ceux qui dénigrent M.Lebuis qu'à M.Lebuis lui-même...

  • Denis Paquette
    Abonné
    lundi 15 février 2010 12h31
    vite un miroir quelqu'un
    attention ce que vous appeler l'Islamisme politique est souvent en réaction a d'autres doctrine toutes éminament politiques, ne pas le voire c'est se conduire en aveugle, pour corriger un probleme il faut s'attaquer aux causes sinon l'on en fait parti soi meme

  • Jorge Fontecilla
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 15h42
    Islam tout court
    Le Directeur de Point de Bascule ne semble pas s’apercevoir que l’islam politique tant redouté trouve son assise et sa légitimité dans la foi. S’il veut protéger nos libertés fondamentales (préocupation que je partage) c’est contre le socle de l’islam politique que ces diatribes doivent se diriger.
    Hélas pour lui, remettre en question la légitimité de la foi islamique ne peut se faire sans remettre en question la foi chrétienne.
    Si on veut éviter les conséquences de la foi c’est contre la foi qu’il faut se battre. Le reste suivra en toute douceur.

  • André/Andrés 71
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 19h03
    Islam
    Les religions prétendent toutes posséder la vérité et la plupart veulent l'imposer aux autres par tous les moyens.

    Pour moi, la vérité, c'est mon expérience quotidienne du moment qui se modifiera demain puisque mes expériences d'aujourd'hui changeront demain ma perception du réel perçu hier. Chacun cherche sa vérité et cumule des expériences plus ou moins significatives qui viennent modifier son comportement et ses habitudes de vie.

    Quant à l'Islam et au Coran, j'invite les lecteurs à voir ou revoir cette entrevue

    http://www.tv5.org/TV5Site/emission/emission-14-L_

  • Philippe Labossiere
    Abonné
    lundi 15 février 2010 20h04
    Bravo! Ce texte est clairvoyant
    C'est une texte très fort et clairvoyant! Il est difficile pour les non-initiés de comprendre les subtilités de l'islam et l'islam politique. Il faut se renseigner avant de critiquer car il y a encore beaucoup de naïveté dans la population et parmi nos petites élites..

    Mme Ayachi est prise à son propre jeu et ne sait pas quoi répondre..
    Elle est outrée! Je comprends..
    Les tenants de l’islam politique ne débattront pas car ils savent que c’est la réalité!

    Antoine Sfeir nous donne un petit cours 101 de l’islamisme. Lorsqu’il parle de gourou.. il vise Tariq Ramadan. Le leader de Tariq Ramadan au Québec s’appelle Salah Basalamah et il représente le lobby Présence musulmane. On parlait de lui samedi dans le Devoir. Quelle coincidence ? C’est l’exemple parfait d’un islamiste qui désire implanter sournoisement et pacifiquement son idéologie partout en Occident. Par le triple jeu de la démographie, l’immigration et des conversions. ils pensent transformer les sociétés occidentales selon leur vision de l’islam politique.

    Aujourd’hui dans La Presse une enseignante expliquait que le porc avait été retiré de toutes les écoles de la Commission scolaire de Montréal, et ce, grâce à un excellent lobby.. Ce n’est qu’un exemple anondin de la transformation à petit pas d’une société..

    Antoine Sfeir (intéressant lorsqu'Il parle vers la fin de laicité) :
    http://www.dailymotion.com/video/xap9yi_dictionnai

  • SusanK
    Abonné
    lundi 15 février 2010 20h25
    @ Marc Lebuis

    Je suis d'accord avec presque tous vos propos. L'Islamisme radical sournois est en cours. Nous avons un grand problème lorsque les associations d'étudiants musulmans, représentant presque toujours les 'Frères Musulmans', arrivent à contrôler le droit de parole dans les universités.

    L'antisémitisme commence tranquillement à ramper dans les universités au Canada, résultat des Frères musulmans. C'est maintenant une inquiétude pour le gouvernement.

    Lorsque la municipalité de Mississauga fait altérer une piscine publique pour satisfaire les exigences de ségrégétation de quelques musulmanes, leur alloue des heures particulières de baignade, leur installe des stores spéciaux, forme et paie une équipe de musumanes comme ssuveteuses pour leur session, et finalement, leur permet la baignade toute habillée, tout ceci aux frais des citoyens.

    Lorsqu'un chef de police à Windsor s'excuse publiquement auprès de la communauté musulmane pour les avoir offensé lors d'une descente policière et par après force ses propres policiers à suivre des cours de sensibilisation envers les musulmans.

    Lorsque la police de la ville de Québec doit modifier ses procédures lorsqu'il y a matière à enquête pour des cas de l'islam, il y a un probème.

    Lorsqu'ils ont réussi à instaurer leur propre ville musulmane près de Toronto - PEACE VILLAGE - dont toutes les rues mèment à la rmosquée et toutes les maisons mènent à la ségrégation des sexes, et le nom de toutes les rues sont en arabe.

    Lorsqu'un ancien directeur de CSIS avoue lors d'une entrevue radio en Ontario que les mains du gouvernement sont maintenant 'menottées' lors d'enquêtes, il y a un problème. Et toujours pour des raisons religieuses.

    Toutefois, je ne suis pas d'accord avec ce qui suit:

    'Si l'on interdit le voile dans le secteur public, les islamistes en profiteront pour exacerber les sentiments victimaires des musulmans, les ghettoïser et les radicaliser encore plus.'

    Je croix fermement que c'est faux. N'oubions pas le sondage en France qui a contribué au banissement du hidjab dans les écoles. Ils criaient de tous bords qu'il y aurait radicalisation, démonstrations etc.

    Qu'ont-ils eu? Une démonstration qui a duré un après-midi et après, tout est rentré en ordre. Ça a fait l'affaire de plusieurs musulmanes.

    C'est impératif de bannir tous les signes religieux ostentatoires de nos lieux financés par l'État, i.e. nos taxes.

    J'ai l'impression que nous avons des gouvernements type 'Tony Blair' et 'Gordon'.

    Nous avons des problèmes.

  • Monia Ayachi
    Inscrite
    lundi 15 février 2010 21h27
    Les vrais enjeux !
    M. Dubois,
    Bonsoir, je ne sais quoi vous dire, je suis nouvelle et j'essaye de comprendre les enjeux sociaux, je vous invite à lire cet article paru dans LeDevoir et de m'expliquer comment puis-je m'integrer quand chaque jour du matin au soir je suis harcelée.
    Bonne lecture M. Dubois et surtout bonne soirée partisane, je respecte M. Lebuis mais je ne partage pas sa peur de l'islam et des musulmans et du voile:
    « En ce pays, écrit Jacques Grand’Maison, ce n’est pas l’insupportable pesanteur de l’intégrisme religieux qui nous menace le plus, mais l’appauvrissement de l’âme et de sa profondeur de sens, d’intériorité, de motivation, de foi et d’espérance. » C’est moins le port du voile musulman, ajoute-t-il, que « cette déspiritualisation de la vie ».

    Dans ce qu’il annonce comme peut-être le dernier livre de sa vie, le théologien et sociologue actualise ce qui a été le cœur de sa réflexion depuis des décennies. Notre Révolution tranquille, explique-t-il, a été « marquée par une dynamique d’émancipation, de libération, de redéfinition identitaire, de nouveau projet de société » et elle « a donné un nouvel élan à la liberté, à la politique, à l’histoire à faire plutôt qu’à répéter ». Grand’Maison se réjouit d’y avoir participé. Il constate à regret, toutefois, qu’elle se soit accompagnée d’une « rupture globale et abrupte de nos premières identités historiques ». En chemin, nous avons perdu nos « sources spirituelles » au point de considérer, aujourd’hui, l’expérience religieuse comme le lieu d’une irrationalité à combattre ou, ce qui n’est guère mieux, comme un refuge pour se protéger de la modernité. Or, insiste-t-il, « on ne peut faire route ensemble si les croyants minorisés se réfugient dans leur bulle religieuse privée et individuelle, et si les incroyants portent leur option comme un drapeau triomphant et nous traitent comme des “ insignifiants ” ».

    Pour un nouvel humanisme part donc du constat que cette rupture impensée est la cause d’une « crise d’espérance » qui « mine notre tonus moral » et engendre l’anomie de la société québécoise actuelle. Nous valorisons la robustesse du corps, écrit Grand’Maison, mais en matière de psyché, c’est la déroute : « Plutôt le mou, le facile, la recette, le prêt-à-porter, la mode à suivre, le divertissant, le zapping, l’horoscope du jour, le tourisme comme supplément d’âme, le décrochage ennobli en “ lâcher prise ”, le studio de massage. » Le goût de l’avenir, les défis politiques, économiques, sociaux et environnementaux qui nous requièrent exigent pourtant une « transcendance collective » à même de nous faire renouer avec « cette increvable espérance qui a traversé l’histoire humaine, fait rebondir les consciences et permis de surmonter les pires épreuves ».
    A suivre....

  • Royava
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 21h28
    Le Québec de l'an 2050, arrivera à quel port?
    Il faut saluer cette plume rare qui traduit bien d'une part, de nombreuses réalités d'ordre socio politique et, d'autre part, une réalité d'ordre psychique: {{la frustration grandissante, avec raison, des Québécois qui trouvent que, de plus en plus, leur identité est diluée}}. Le Québec chrétien?! Quel blasphème! Et poutant..

    Si la société québécoise d'aujourd'hui tient un vocabulaire socialement et humainement sain: "savoir vivre ensemble, bien accueillir l'étranger, le devoir de partager, la tolérance, etc." C'est qu'il est {{le fruit d'une éducation de plusieurs générations; une des pierres angulaires de cette éducation est, justement, la religion chrétienne.}} C'est une réalité que personne, croyante ou non, ne peut nier. En fait, {{c'est l'esprit de cette religion qui est le garant d'une société accueillante et tolérante.}}

    L'évolution de la place accordée à la religion chrétienne, dans les écoles du Québec, durant les trente-quatre années dernières, arrive aujourd'hui à une fin prévue et pour laquelle tout a été mis en oeuvre: l'évacuation totale du cours de religion chrétienne. C'est l'objectif réel. Que l'on ne s'y trompe pas. Quant aux {{"mieux comprendre l'autre et mieux l'accueillir",}} ce rituel souvent dit par la ministre de l'Éducation pour justifier l'implantation du nouveau cours, {{eh bien, est-ce que ce n'est pas cela qui était enseigné aux élèves Québécois, jusqu'à maintenant?!}}

    Le Canada actuellement fait face à un problème démographique qui ira en s'amplifiant: faible taux de natalité chez les Canadiens de souche, contrairement à un taux assez élevé chez {{certains groupes de néo-canadiens dont les valeurs sont souvent basées sur leur croyance religieuse, méprisante pour toute autre religion.}}

    Dans un système démocratique, le poids du nombre est de toute première importance. De là, le danger de voir un jour ({{dans vingt à vingt-cinq ans}}), dans certaines provinces, surtout {{au Québec}} et en Ontario,{{ un grand nombre d'élus appartenant à une religion non chrétienne qui, dans son livre sacré, leur apprend qu'il faut combattre les infidèles et les mécréants; en d'autres termes, ceux qui adhèrent à une autre religion. Nous verrons alors des législations contraires à l'esprit et aux valeurs des Canadiens.}}

    Plusieurs pays d'Europe souffrent déjà de ce scénario. Ils sont pris avec de sérieux problèmes d'ordre socio politique. {{Les gouvernements du Canada et du Québec doivent se munir de moyens qui leur permettent de s'assurer de pouvoir léguer aux générations futures un pays fier de ses valeurs judéo-chrétiennes qui ont fait de lui un pays cité en exemple, partout ailleurs.}} Il faut le dire clairement: afficher nos valeurs est une fierté nationale et un héritage que l'on doit garder jalousement, dans le respect des autres croyances et religions.

    Ceux qui viennent s'installer au Canada et au Québec, savent qu'ils font un excellent choix. Ils sont bien accueillis et jouissent d'une liberté qu'ils n'ont pas connue, pour la plupart, dans leur pays d'origine. Ils ont besoin du Canada et le Canada a besoin d'eux. Mais, s'ils n'y sont pas heureux, ou s'ils agissent tel un enfant gâté ou encore en agissant dans le but de rendre les Canadiens étrangers dans leur propre pays, alors qu'ils partent sous d'autres cieux; nos meilleurs voeux les accompagneront.

    A. Roy

  • Monia Ayachi
    Inscrite
    lundi 15 février 2010 21h28
    Les vrais enjeux!
    Cette transcendance, Grand’Maison nous invite à la retrouver dans certaines valeurs modernes, mais à condition de reconnaître que ces dernières se nourrissent de sources chrétiennes. Il ne s’agit surtout pas, pour lui, de restaurer quoi que ce soit, mais d’ancrer la modernité dans son terreau nourricier sans lequel elle s’égare dans un culte du présent privé de projet.

    « Parmi les grands bienfaits de la laïcité, écrit-il, il y a celui de reconnaître la liberté de croyance ou de non-croyance à tous; il y a aussi celui d’offrir un terrain commun qui permet aux diverses croyances d’y inscrire leurs propres touches d’humanité, et de délibérer démocratiquement de leur pertinence. » Pas de retour en arrière, donc, mais pas, non plus, et ce serait le principal danger qui nous guette, de table rase du passé.

    « Ce serait bête de passer, au Québec, écrit Grand’Maison, d’un confessionnalisme à tout crin à un laïcisme à tout crin. » Il existe quelque chose comme une « intelligence religieuse de la condition humaine » qui donne sens à la vie, qui est irremplaçable pour beaucoup et qui a grandement défini l’Occident laïque. Aussi, le nouvel humanisme que le théologien appelle de ses vœux n’est pas, en soi, chrétien, mais il ne saurait pour autant être coupé, au Québec, de son inspiration chrétienne. « Il n’y a pas de dialogue possible, écrit Grand’Maison, quand on établit sa vérité sans reconnaître la vérité de l’autre. Dans mon itinéraire, j’en suis venu à penser que la posture de mes vis-à-vis agnostiques peut être aussi plausible que la mienne. »
    L’apport de la pensée chrétienne

    Mais que peut apporter, au juste, cette intelligence du religieux au dialogue moderne, afin de redonner un tonus moral à ceux qui y participent? D’abord, suggère Grand’Maison, « le langage et l’intelligence symboliques », c’est-à-dire la richesse de l’art religieux et celle du mythe, « une des médiations de l’universalité de la raison humaine, de l’identité profonde des hommes et de leurs interrogations fondamentales » qui « sauve l’individu de l’isolement en le faisant participer à un [ordre des choses] qui le dépasse mais dont l’être humain est partie prenante ».
    A suivre

  • Mohamed Mistmurt
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 23h39
    Urgence de pénaliser l'islamophobie

    Cela fait longtemps que ce Marc Lebuis a basculé dans le racisme. Il cache mal son allergie viscérale de l'islam et des musulmans. Les memes sottises débitées sur les juifs l'auraient mené aux bancs des accusés pour cause d'antisémitisme. C'est plus facile contre les musulmans!

    Et comme pour nous convaincre que pour lui il n'y a aucune différence entre musulman et militant musulman, entre musulman et islamiste (ou fondamentaliste), il met dans le meme sac le hard et le soft.

    Et quand il exige que:

    ''Les politiques d'immigration devraient être réformées de manière à minimiser autant qu'humainement possible la quantité de musulmans fondamentalistes au Québec.', (Marc Lebuis)

    on se demande comment va-t-il s'y prendre pour les musulmans fondamentalistes qui sont déjà au Québec. Le nettoyage éthnique?

    Ces propos racistes confirment la nécessité et l'urgence pour le Québec de pénaliser l'islamophobie comme l'est déjà l'antisémitisme.

    Il y a une différence entre critiquer l'islam et les musulmans et proposer au gouvernement de minimiser la quantité de musulmans au Québec.

    Trop flagrant pour que le Québec avale une telle couleuvre!

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    mardi 16 février 2010 07h41
    Relativiser le problème.
    @ Monsieur Marc Lebuis.
    Félicitations pour vos commentaires éclairants. Enfin quelqu'un qui analyse le phénomène islamique tel qu'il est, et qui nous donne des pistes de solution.

    Le "voile" n'est que la pointe de l'iceberg. Le politique prime toute la polémique. Le religieux sert d'alibi.

    Comme vous le dites si bien: "L'Islam politique est une idéologie rétrograde aux visées clairement expansionnistes et aux ambitions totalitaires".

    Il faut arrêter de se mettre "la tête dans le sable" et voir enfin la réalité. Ici il n'est pas question de "tolérance" mais de CLAIRVOYANCE, de RÉALISME.

    Pas d'accommodements quand il s'agit de protéger nos acquis.

    Ce qui m'étonne ce sont les conversions de cataholiques à l'Islam.
    Plusieurs se plaignaient de la trop grande emprise, du contrôle, de la domination du clergé et s'en vont dans l'Islam qui est une religion de lois, de restrictions, de contrôle des individus surtout en ce qui concerne les femmes.

    Pour ma part l'islamophobie est justifiée, si vous lisez le CORAN
    attentivement et non avec des "lunettes roses".

  • M. Julien
    Abonné
    mardi 16 février 2010 15h54
    La religion dans la chambre à coucher
    Tant et aussi longtemps qu'on ne confinera pas la religion, quelle qu'elle soit, à la sphère strictement privée, il est clair que les demandes d'accommodements dits raisonnables ne cesseront de se multiplier.

    Il ne peut en être autrement, d'abord et avant tout, à cause essentiellement du phénomène de l'immigration qui va toujours en s'accentuant.

    Sans compter bien sûr le fait que nous ne sommes pas officiellement une société laïque et que les paramètres et balises qui devraient être mis de l'avant pour nous protéger des débordements religieux ne l'ont pas été.

    Certaines religions sont plus dangereuses que d'autres, cela est bien connu.

    Nous avons balayé du revers de la main l'essentiel de nos valeurs et nous nous sommes dès lors placés en position d'extrême vulnérabilité face à l'envahissement religieux, toutes confessions confondues.

    Il est temps qu'on se réveille et que quelqu'un mette ses culottes.

    La perception de M. Lebuis du Point de Bascule me semble assez juste, mais j'ajouterais qu'elle pourrait ratisser enccore plus large.

  • Raymond Cote
    Inscrit
    mardi 16 février 2010 16h20
    Un autre rendez-vous manqué
    Quand j'ai lu le titre de la lettre de M. Lebuis, je me suis dit: "Ah, belle tentative de cerner l'enjeu de la place de l'Islam au Québec!" Malheureusement, le contenu et le ton de sa lettre dégénère et rate la cible qui était de viser la frange radicale de la communauté musulmane.

    Comme d'habitude, nous butons contre la difficulté de tracer un portrait juste et complet de l'islam politique, qui n'est pas systématiquement violent et répressif, et de définir les termes à utiliser et leur portée. C'est l'exercice fondamental pour amorcer une réflexion saine et espérer bâtir un cadre légal juste et utile.

    Comment donner une définition claire de l'islamisme? J'invite les lecteurs à consulter Wikipedia pour une mise en contexte honnête et des tentatives de définition éclairantes. Si on peut s'entendre sur le fait que l'islamisme ne "recouvre" pas toute la réalité du monde musulman, il est incontestable qu'il s'infiltre à différents endroits, sous différentes formes et selon des visées diverses (totalitaires ou violentes dans certains cas, mais aussi pacifiques dans d'autres).

    Ce portrait est d'autant plus fondamental à tracer que l'Occident (un autre concept plus ou moins bien défini), a supporté et supporte encore, par réalisme politique, des régimes et des mouvements radicaux à travers le monde (musulmans ou autres). Car, certains mouvements qualifiés d'islamistes sont nés en réaction réelle ou perçue à des formes de répression économiques, politiques et militaires.

    Autre aspect à considérer: l'islamisme est-il pire, comme mouvement radical, que d'autres mouvements extrêmes comme le militarisme (rappelons-nous l'extraordinaire mise en garde contre le complexe militaro-industriel du président Dwight David Eisenhower), le capitalisme sauvage, le communisme autoritaire ou totalitaire, le sionisme, le christianisme radical, etc.

    Personnellement, je crains plus le début de course à l'armement que nous vivons au Canada et de la mise en place d'un cadre législatif criminel largement punitif que d'un islamisme rampant qui reste encore marginal même si nous pouvons observer quelques signes au Canada. Le sentiment de menace, réel ou supposé, qui justifie trop facilement de telles dérives sécuritaires, alimente le radicalisme sous toutes ses formes.

    Maintenant, je passe la plus grande partie de la lettre de M. Lebuis qui, malgré certaines précautions pour éviter de confondre Islam et islamisme, peint sans nuance un portrait contrasté et manichéen de la réalité musulmane. Considérant le volet de sensibilisation du public que se donne Point de Bascule, je suis très inquiet. Je me concentre sur les 4 positions qu'adopte M. Lebuis à la fin de sa lettre

    Dans son premier point, déclarer l'islamisme sous toutes ses formes comme antidémocratique et totalitaire ne réglera rien et va, au contraire, donner un moyen de plus de stigmatiser les musulmans. D'ailleurs, pourquoi cibler l'islamisme et pas d'autres mouvements radicaux?

    Je passe sur la charge raciste et dégoûtante du deuxième point.

    Au troisième point, toute réforme ciblée de l'immigration est vouée à l'échec puisqu'elle se concentrerait sur la seule mouvance islamiste. La stupide "Guerre au terrorisme" n'a pas démontrée suffisamment son inanité?

    Le quatrième point brille par son simplisme: décréter le port du voile comme étant un symbole politique est un réflexe autoritaire bête et risible qui ne tient pas compte de la réalité du terrain. Le macchartisme a été impuissant à sonder les coeurs et les âmes des supposés communistes. Mettre pèle-mêle voile, burqa, niqab et djilbab en les qualifiant tous d'instruments politiques, c'est condamner des milliers de canadiennes suite à un procès d'intentions contraire aux valeurs que nous défendons depuis des décennies.

    Je crie NON!

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    mardi 16 février 2010 19h11
    Condamner des millions de canadiennes???
    Il s'agit de leur ouvrir les yeux sur les véritables enjeux de toutes ces règles vestimentaires, qui ne cadrent pas avec les années 2000. Encore une fois il ne faut pas banaliser, réduire à des choses insignifiantes le port du niqab, de la burka, du hijab, réduire cela à de simple tissus sans importance.

    Puisque certains semblent s'y attacher avec rigueur, c'est qu'ils y voient des symboles signifiants: soumission, obéissance à des dicktats dépassés. Cacher le corps de la femme, mépriser ce corps, le dominer, le contrôler, voilà ce qui est derrière tout cela. L'Islam se sert de la RELIGION pour exercer un contrôle. Si on contrôle la femme, on contrôle la famille, le couple, la société.
    Question de contrôle...tout cela enveloppé avec la pseudo Tolérance, la Religion. Il y a encore des théocraties dans le monde et cela est dévastateur et source de recul pour la modernité.

    Dieu, Yahvé, Allah....on s'en sert pour justifier les pires comportements, on le prend comme alibi, comme mentor, comme consultant....
    quand on se consulte soi-même, qu'on se fait dieu pour exploiter la naïveté des gens.

    Que de blasphèmes, d'injures, d'insultes au VRAI DIEU qui j'en suis certaine, ne regarde pas à l'habillement. Le CHRIST dans les évangiles vilipende les ostentations dans le temple, les manteaux à larges franges pour montrer qu'on est pieux quand l'intérieur est pourri. Il les a appelés "les sépulcres blanchis".

    Le christianisme est une religion du coeur plus que de l'extérieur, du paraître, de la parade...

  • Céline Plourde
    Inscrite
    vendredi 19 février 2010 22h54
    Mots de musulman.
    Hier soir, j'ai assisté à l'UQAM à la conférence de MOHAMED PASCAL HILOUT, fondateur du: Le Nouvel Islam et co-rédacteur de Riposte Laïque.

    Sa conférence fut très intéressante et très enrichissante et devrait être donnée en direct sur un de nos réseau Télé.

    Il a dit entre autres: ISLAM ET ISLAMISME, C'EST LA MÊME CHOSE.

    L'ISLAM A DES PIEDS DE SABLE.

    J'ai pensé à l'article ci-haut lorsque la question très simple et très pertinente lui fut posée:

    EST-CE-QUE LES POLITIQUES SUR LA LAÏCITÉ EN FRANCE A RÉUSSI À FAIRE RECULER L'ISLAM POLITIQUE ET RADICAL?

    La réponse fut courte, simple et précise:

    NON.

    http://www.pointdebasculecanada.ca/article/174-moh

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    vendredi 26 février 2010 13h35
    À Céline Plourde
    Et d'après vous... qu'est-ce que ça veut dire "l'islam a des pieds de sable?

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    vendredi 26 février 2010 14h08
    Les modérés et les radicaux
    Chez les catholiques, il y a aussi des modérés et des radicaux. Dans les années cinquante, non seulement parmi les radicaux,mais aussi parmi les modérés, plusieurs étaient scandalisés de la montée des forces progressistes et des tenants de l'évolution.Il a fallu près d'un demi siècle pour leur faire accepter le fait que la bible contient des absurdités et même encore aujourd'hui, il ne faut pas le dire à tout le monde. Tout ça pour dire que les islamiques modérés sont encore bien loin de critiquer quelque passage que ce soit du coran et n'hésiteront pas à suivre le mot d'ordre de leurs dirigeants radicaux, quel qu'il soit, et au moment choisi par ces derniers.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    vendredi 26 février 2010 15h02
    Il se dit des choses très étranges, ici...
    Première question:
    M. Lebuis est-il un agent double? Il nous dit qu'une charte de la laïcité, qu'elle soit ouverte ou rigoureuse ne changera rien. Donc, on doit se contenter de ce qu'on a: rien. Mais ce qu'il nous propose...

    Les mots qui m'ont semblé fondamental dans son texte sont les suivants, mis en sous-titre: l'état total ou, dit autrement totalitaire? Et d'un autre côté, les quatre points qu'il propose versent en bonne partie eux-même dans le totalitarisme. Et puis, l'État auquel il fait référence pour appliquer les points en question, c'est lequel? Québécois? Canadien? Si c'est l'État fédéral peut-être qu'il ne cause pas dans la bonne langue, ni au bon endroit. Si c'est le québécois...

    Retour à la fin de l'avant dernier paragraphe: ce qu'il nous propose... c'est de la science-fiction! L'État devrait déclaré que l'islamisme est ceci et cela: ou et comment? En vertu de cette déclaration virtuelle des agents du minstère de l'Éducation devraient parcourir les écoles (?) mais non, puisqu'il spécifie "relayé à tous et à toutes". Les éducateurs? S'il pense aux enfants, ce ne serait pas accepter, puisque si l'islamisme est politique on pourrait dire qu'il s'agit d'embrigadement. Le point deux, et croyez-moi, je vais m'arrêtez-là!, c'est vraiment au-delà du réel: on va poursuivre les journalistes et peut-être le politiciens et les conférenciers?

    Vraiment! Si ces arguments sont fondés (entre autres que plusieurs jeune vont dans des cours coraniques, ou des centres islamique) qu'il dénonce ces fait aux services secret, qu'il devienne un taupe pour la GRC. Mais j'ai l'impression que c'est plutôt un genre d'agent double, qui dénonce l'islam dans son entier, dans le seul but d'envenimer davantage les rapports entre la communauté d'accueil et les musulmans dans leur ensemble, capitalisant de ce fait sur le mécontentement des derniers (voyez comme ils vous maltraitent, comme ils vous méprisent) pour qu'il se tournent vers l'islamisme radical. Le seul but? Non: éviter l'instauration d'une vraie laïcité qui pourrait calmer le jeu.

    Et puis, est-ce que c'est subventionné, cette patente-là? Oui, quand ça bascule... ça bascule pas à peu près!

    Et puis y a l'autre, cité par Céline Plourde... Lui il dit que "l'islam a des pieds de sable". Ça veut dire quoi, au juste? Et puis, si comme il le prétend l'islam et l'islamisme c'est la même chose... pourquoi a-t-il fondé un mouvement ou un journal qui s'appelle "Le nouvel islam"? S'il s'agit d'un journal qui dénonce l'islam intégriste, on a juste à penser à l'Algérie, alors ce n'est pas si nouveau que ça, et s'il s'agit d'un mouvement... on a besoin d'un troisième islam?

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    vendredi 26 février 2010 23h48
    La religion du livre.
    L'Islam est la religion du livre. Depuis 615 après J.C. on observe ce qui est écrit...on ne fait pas d'actualisation, i.e. adapter le CORAN à la vie d'aujourd'hui en 2010.

    La BIBLE n'est pas un livre scientifique, ni historique. Elle ne dit pas le COMMENT ? ex. création elle dit plutôt le POURQUOI?

    Les créationistes croient que Dieu a créé d'un seul bloc l'univers. Les évolutionnistes croient en l'évolution i.e que l'être humain serait apparu par étapes, par évolution ce qui n'empêche pas de croire en Dieu.

    Les savant disent qu'il y a eu un BIG BANG et qu'il y aura un BIG CRUNCH...
    un éclatement de l'univers et un rétrécissement de l'univers.

    Jean E. Charron un physicien français a très bien expliqué le phénomème dans son livre: Du temps de l'espace et des hommes.

    Il n'est pas défendu de se servir de son intelligence pour comprendre l'Univers.

  • Lulu Ben
    Inscrit
    samedi 27 février 2010 13h55
    croquemitaine
    Mr.Lebuis aime se faire peur. Il s'invente un croquemitaine. L'islam politique...Bouhbouh...Votre analyse ne vaut pas pipette. Vous cherchez comme bien d'autres à vous trouver une raison de vivre sur le dos des musulmanes et une raison de plus pour ressembler à la mère patrie, la France ! J'ai cru comprendre que Monsieur Lepen recrutait. Il n'est pas trop tard pour vous.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 1 mars 2010 08h24
    Comme pour les finances
    Comme pour les finances publiques, nos gouvernements ne réagiront pas à la montée de l'Islamisme tant que nous ne serons pas dans la merde jusqu'au cou, et alors il sera trop tard.

  • Minona Minona
    Inscrite
    lundi 1 mars 2010 09h54
    Intégrité et intégrisme
    Au sujet des accomodements religieux, Caroline Fourest a déclaré récemment à l'émission Les Francs-Tireurs qu'à force de ne pas apporter de réponses claires une bonne fois pour toute, on laisse les citoyens gérer chaque accomodement au rapport de force.

    Comme on peut déjà le voir avec les écoles délinquantes hassidiques, toutes les religions ne peuvent prétendre à une égale influence malgré les prétentions du multiculturalisme à l'égalité entre les religions. En l'absence de balises claires, le pouvoir politique d'une religion est directement proportionnelle au nombre de ses adhérants, à l'argent que ceux-ci apportent au parti au pouvoir ou aux gains électoraux que des partis marginaux espèrent réaliser avec eux.

    Mme Fourest a aussi déclaré qu'elle a d'abord dénoncé l'intégrisme catholique et protestant mais qu'elle a perdu des alliés à partir du moment où elle s'est mis à critiquer l'intégrisme islamique. C'est qu'il y a des intoucheables dans ce débat. On peut être intégriste sans aucun problème si on fait partie de la religion musulmane mais on est apparemment intègre à ses risques...

    Pour revoir l'entrevue:

    http://video.telequebec.tv/video/2786/entrevue-ave

    @Lulu Ben

    Des musulmans modérés reconnaissent eux-même et dénoncent l'islamisme politique et risquent leur vie partout dans le monde pour le combattre et vous traitez le sujet avec désinvolture. Vous auriez pu souligner à juste titre qu'on ne doit pas en voir des manifestations partout ou que le débat ne doit pas déraper vers l'islamophobie mais on pourrait croire que vous niez son existence.

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