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Des prêtres inquiets du bilinguisme de l'Église

Le diocèse de Montréal est accusé de participer à l'anglicisation des immigrants, a appris Le Devoir

Alec Castonguay   22 décembre 2009  Éthique et religion
A Montréal, la plupart des communications de l'Église catholique sont maintenant bilingues, ce qui inquiète plusieurs prêtres qui ont récemment écrit au cardinal Turcotte pour lui demander de freiner l'expansion de l'anglais dans le diocèse. Selon plusieurs prêtres, ce laxisme en matière de langue contribue clairement à l'anglicisation des immigrants, souvent très croyants, qui fréquentent l'Église dès leur arrivée au Québec.

La lettre envoyée au cardinal Turcotte le 14 octobre dernier, et dont Le Devoir a obtenu copie, ne laisse aucun doute. Elle est signée par quatre prêtres et un agent pastoral qui disent représenter l'opinion de dizaines d'autres membres du diocèse de Montréal inquiets de la situation.

À la suite de cette plainte, le conseil presbytéral, qui est en quelque sorte le conseil des prêtres de Montréal, a été saisi de l'affaire et a tenu des rencontres pour «réfléchir» à la situation.

Le glissement vers l'anglais est en effet bien réel, soutiennent les prêtres, preuves à l'appui. Par exemple, le courriel hebdomadaire envoyé dans tout le diocèse est complètement bilingue. La revue diocésaine, Haute Fidélité, traduit tous ses textes dans la langue de Shakspeare. Plusieurs grandes réunions de fidèles sont maintenant dans les deux langues, comme le rassemblement diocésain du 7 octobre dernier à l'Oratoire Saint-Joseph. À la cathédrale de Montréal, les liturgies sont de plus en plus bilingues, tout comme les affiches du diocèse.

Pourtant, seulement 37 paroisses du diocèse, sur 220, sont anglophones. Selon Statistique Canada, à peine 8 % des catholiques de la grande région de Montréal sont anglophones, la vaste majorité étant soit protestante ou anglicane.

Dans la lettre des prêtres, on peut lire: «La langue officielle au Québec, c'est la langue française. Elle est la langue commune de tous les Québécois. L'Église, comme institution publique, n'a-t-elle pas à s'inscrire tout naturellement dans cette voie? Une pratique systématique du bilinguisme est discriminatoire à long terme pour la population francophone.»

Les auteurs affirment que l'Église est en train de tomber dans un piège. «Les stratégies autour du multiculturalisme tendent à vouloir marginaliser le français en traitant ce dernier comme une simple langue régionale. La base du multiculturalisme, c'est l'anglais comme seule langue de référence. Cette tendance ignore manifestement l'histoire et les luttes du Québec depuis l'Acte de Québec, en 1774. Si l'Église qui est à Montréal se prête à ce jeu-là, on peut s'attendre à des débats très difficiles dans la communauté francophone», peut-on lire.

L'Église, très fréquentée par les nouveaux arrivants, doit jouer son rôle, estiment les cinq signataires. «Est-ce que notre Église, ici à Montréal, va vouloir travailler à l'intégration des membres des différentes communautés culturelles? Nous ne croyons pas qu'en laissant le bilinguisme grandir nous allons travailler à unir les gens et les communautés.»

Anglicisation

Selon les informations obtenues par Le Devoir, l'un des malaises les plus persistants provient du programme «Faith First» utilisé dans plusieurs des 40 paroisses du diocèse identifiées comme étant des communautés culturelles.

Le programme de catéchèse «Faith First» provient des États-Unis et il est enseigné en anglais aux jeunes d'âge primaire et secondaire de la plupart des paroisses ethniques de Montréal. «L'Église de Montréal est un facteur important d'anglicisation, a expliqué au Devoir un prêtre qui a demandé l'anonymat. Tous les programmes de catéchèse des communautés culturelles, sauf pour les Vietnamiens, sont en anglais. C'est inadmissible.» Ce «libre choix» offert aux immigrants est d'ailleurs dénoncé dans la lettre envoyée au cardinal Turcotte.

Selon Statistique Canada, 280 000 immigrants se déclaraient catholiques dans la grande région de Montréal en 2001, soit au moment du dernier recensement qui comportait des questions sur la religion.

Joint par Le Devoir, l'un des signataires de la lettre, le prêtre André Anctil, de la paroisse Saint-Denis, n'a pas caché sa frustration. «On remarque une bilinguisation galopante de l'Église depuis quelques années en ce qui a trait aux communications et aux célébrations liturgiques. On est contre ça», dit-il.

Selon lui, le message envoyé par l'Église aux immigrants va à l'encontre des objectifs du gouvernement du Québec. «Les anglophones, c'est la minorité historique, soit 7 ou 8 % de la population du Québec. Les nouveaux immigrants, dont beaucoup sont catholiques, doivent s'intégrer à la majorité francophone. Là, on envoie le message que les immigrants ont le choix entre l'anglais et le français au Québec. À mon avis, ce n'est pas acceptable», dit André Anctil.

Un autre signataire de la lettre, le prêtre François Baril — qui pratique dans cinq paroisses de l'est de Montréal — affirme qu'il faut être «vigilant» dans le contexte nord-américain du Québec. «Le bilinguisme, ça peut devenir l'unilinguisme anglophone assez rapidement en raison de la précarité de la langue française», a-t-il dit au Devoir.

Le curé Baril est toutefois d'avis que le message a été entendu en haut lieu et que «l'écoute» dont fait preuve l'archevêché depuis la réunion du conseil presbytéral pourrait amener des changements au diocèse. «C'est une inquiétude et, jusqu'à présent, ç'a été reçu comme quelque chose qui doit être traité correctement», dit-il, ajoutant que l'Église n'est pas en proie à un «conflit majeur sur le sujet. On dit seulement de faire attention au glissement».

Réaction du diocèse

Le vicaire général du diocèse de Montréal, Jean Fortier, affirme qu'il n'y a pas de politique de bilinguisme. «Ce n'est pas la volonté du diocèse de Montréal de devenir bilingue. La volonté du diocèse est d'être une Église au Québec, qui reconnaît que la langue première, c'est le français. Mais, en même temps, on ne veut pas déroger non plus de la mission de l'Église, qui est de faire l'unité parmi ses adhérents. Et c'est un défi», dit-il.

Le bras droit du cardinal Turcotte reconnaît que l'anglais prend beaucoup de place avec les immigrants. «On voudrait que tout le monde soit en mesure de parler français, mais, dans la réalité, ce n'est pas le cas. Il faut donc prendre leur langue. Ça peut laisser l'impression d'un laisser-aller et qu'on va vers le bilinguisme. Mais les jeunes parlent souvent plus d'une langue et, pour eux, ce n'est pas un problème, alors que les plus vieux voient ça comme un laisser-aller et un danger pour la langue française», dit monseigneur Jean Fortier.

Le diocèse a demandé à la revue Haute Fidélité de «porter attention» au bilinguisme des textes, sans pour autant exiger un changement. C'est pour l'instant la seule réponse du diocèse à l'inquiétude des prêtres et des agents pastorales.

Le vicaire général affirme que la lettre a «provoqué une forme de dialogue et une réflexion», ce qui est bien. Il ajoute toutefois que peu de choses vont changer: «Il n'y a pas de pistes d'actions très importantes, sinon d'être plus alerte.»

Jean Fortier reconnaît que le geste des quatre prêtres (André Anctil, François Baril, André Beauchamp et Paul Delorme) et de l'agent pastoral (André Lantaigne) ne témoigne pas d'une frustration isolée au sein de l'Église à Montréal. Selon lui, il faut donc trouver le «bon dosage» dans les communications du diocèse.
 
 
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  • Alexander Monette
    Inscrit
    mardi 22 décembre 2009 00h45
    Les francophones ont quitté l'Église, thank God !
    Une chance que les Québécois ne sont plus catholiques ! Et ils en sont fiers, aussi !

    En réalité, le départ des francophones de l'Église est probablement l'un des facteurs majeurs de l'anglicisation du Québec et du Canada en ce moment, sans parler des autres pays francisants comme le Vietnam et le Congo, où langue et relgiion étaient autrefois liés ensemble.

    Je m'efforce pour ma part de refuser à parler en français à ces millions de Québécois marxistes qui ont perdu tout sens de bien commun. L'Anglais st deviendra sans doute un nouvel évangile, une façon de transmettre la civilisation à un peuple foncièrement non-civilisé.

  • Loraine King
    Inscrite
    mardi 22 décembre 2009 06h02
    Institution publique?
    Selon ces prêtres, l'Église est une institution publique au Québec.

    Depuis quand?

  • Henry Fleury
    Inscrit
    mardi 22 décembre 2009 06h06
    What's new ?
    Le Clergé a toujours agi ainsi, en catimini et souvent par derrière, pour jouer le jeu de l'establishment et des pouvoirs politiques en place. Toujours à la défaveur des peuples autochtone et francophone du Québec. Pensez ici à Duplessis et à ses orphelins ! Toujours la même splendide hypocrisie, toujours dissimulée sous la soutane noire du désespoir. Alors quoi de neuf ?

  • Gilles Théberge
    Abonné
    mardi 22 décembre 2009 09h00
    La confusion s'installe
    Dans son ouvrage sur l'histoire des canadiens français qui ont émigrés aux USA, l'auteur signale que jusque dans les années cinquante, les paroisses canadiennes françaises fonctionnaient en français.

    Puis, sous l'impulsion des évêques irlandais, le bilinguisme a été imposé aux paroisses francophones. Résultat, l'unilinguisme anglais est devenu la norme, et les ex canadiens français ont été assimilés.

    Pernicieuse la manoeuvre, mais parfaitement efficace. Mais si aux États-Unis il s'agissait d'une opération délibérée, ici, une fois de plus,l'Église fait preuve d'une ignorance crasse, mange des deux côtés de la bouche (relisez la déclaration alambiquée du vicaire général Fortier) et d'un bon ententisme sauce bonasse qui n'a pas grand chose avec le respect des autres.

    Ben c'est ça, monsieur Fortier reconnait que le français est la langue commune du Québec, mais au lieu d'aider les nouveaux arrivants à s'intégrer à la société d'accueil en contribuant à leur francisation, il les conforte dans leur glissement vers l'anglais impérial qui sévit à Môrial.

  • Godefroy
    Abonné
    mardi 22 décembre 2009 09h06
    Compassion pour les prêtres
    « Nombreux sont les prêtres catholiques et les pasteurs protestants qui ne croient pas en Dieu, mais par lâcheté, ayant peur de perdre le gain et leur position sociale, ils cachent ce qu'ils pensent. J'ai eu plusieurs fois l'occasion de le comprendre et beaucoup de ces rusés m'ont confessé qu'ils prêchent ce qu'ils considèrent mensonge. On ne peut qu'éprouver de la compassion pour ces individus qui, en plus d'être malhonnêtes envers les autres, le sont d'abord envers eux-mêmes.»

    Joseph-Jérôme de Lalande, astronome et physicien français / 1732-1807

  • Claude Kamps
    Inscrit
    mardi 22 décembre 2009 09h15
    Les grosses fortunes sont anglaises au Québec
    Et les gens qui viennent de l'extérieur ne veulent pas parler autrement qu'en anglais.
    Il ne faut pas oublier qu'un émigrant qui parle couramment l'anglais a une job sur 1 semaine en arrivant tandis que le non anglais à un tarif de misère après bien des recherches...

    Si l'église était ce qu'elle était il y a 60 ans, il y aurait un mouvement de solidarité pour placer ces non anglophones qui du fait serait dans une ambiance francophone et aurait l'envie d'apprendre le français...

    Voilà bien des raisons qui font de notre ancienne religion de masse un temple bilingue...

  • Godefroy
    Abonné
    mardi 22 décembre 2009 09h22
    Eglise respectable
    "Pour manier les hommes, il faut pratiquer leurs vices et en rajouter. Voyez les papes : tant qu'ils forniquaient, s'adonnaient à l'inceste et assassinaient, ils dominaient le siècle ; et l'Église était toute-puissante. Depuis qu'ils en respectent les préceptes, ils ne font que déchoir : l'abstinence, comme la modération, leur aura été fatale ; devenus respectables, plus personne ne les craint. Crépuscule édifiant d'une institution."

    Emile Michel Cioran / 1911-1995 / Syllogismes de l'amertume

  • Dominique Cousineau
    Abonnée
    mardi 22 décembre 2009 09h35
    Leur langue n'est pas l'anglais...
    "On voudrait que tout le monde soit en mesure de parler français, mais, dans la réalité, ce n'est pas le cas. Il faut donc prendre leur langue."

    Si c'était effectivement le cas, ce serait moins troublant, mais "leur langue", ce n'est généralement pas l'anglais. Pourquoi, en effet, ne pas avoir recours aux membres de ces communautés qui maîtrisent déjà le français pour faire le contact, intérpréter, traduire... dans la langue d'origine, et non pas en anglais systématiquement!

  • Cachalot
    Inscrit
    mardi 22 décembre 2009 09h42
    ..plus alertes qu'il dit.
    Par les temps qui courent, la loi 101 c'est bon pour les cochons et encore..

    Moi, j'invite les signataires de cette lettre à rejoindre des regroupements proactifs tels Mouvement Montréal français, Société Saint-Jean Baptiste, etc.. là où vous serez vraiment entendus.

    Merci pour votre prise de position, j'ai de l'estime pour vous mais très peu pour vos dirigeants.

  • Claude Daigneault
    Abonné
    mardi 22 décembre 2009 09h53
    N'importe quoi pour trouver de nouveaux clients
    Près de cent ans après la vibrante dénonciation qu’Henri Bourassa avait faite à la cathédrale Notre-Dame, faut-il croire que rien n’a changé ?

    J’emprunte au père Samuel Baillargeon, rédemptoriste, qui a fait dans « Littérature canadienne-française » (une histoire publiée en 1957) le récit de ce qui s’était passé alors à Montréal :

    « Lors du congrès eucharistique de 1910, l’élément anglais sous la conduite de quelques évêques, dont Mgr Fallon, voulait que l’anglais devint la langue officielle de l’Église au Canada. Monseigneur Bourne, archevêque de Westminster, venait d’arriver au pays pour participer au congrès. Il y devait prononcer un discours solennel(…)

    « Il affirma entre autres à Notre-Dame : « And all the while, if the mighty nation that Canada is destined to become in the future is to be won for and held by the Catholic Church, this can only be done for making known to a great part of the Canadian people in succeding generations, the mysteries of our faith through the medium of ou English speech ».

    Bourassa, à qui Mgr Bruchési avait intimé l’ordre d’être bref (il était minuit), a délaissé le discours qu’il avait écrit pour improviser durant plus d’une heure (tant la foule l’applaudissait à tout rompre) une rebuffade polie à l’endroit de l’archevêque britannique, une véritable défense de la langue française non seulement au Québec mais dans toute l’Amérique du Nord. Il faut évidemment se replacer dans le contexte du début du XXième siècle. En voici quelques extraits :

    (…) « Non pas parce que nous sommes supérieurs à personne, mais parce que, dans ses décrets insondables qu’il n’appartient à personne de juger, la Providence a voulu que le tronc principal de cette transplantation française en Amérique constituât un coin de terre où l’état social, religieux et politique, se rapproche le plus de ce que l’Église catholique, apostolique et romaine nous enseigne comme étant l’état le plus désirable des sociétés. Nous n’avons pas, — qu’on me pardonne de rompre avec les formules de la diplomatie usitées même dans des occasions celle-ci — nous n’avons pas au Canada l’union de l’Église et de l’État ; ne nous payons pas de mots, nous avons au Canada et surtout dans la province de Québec, — je pourrais dire presque exclusivement dans la province de Québec — la concorde, la bonne entente entre les autorités civiles et religieuses(…)

    Et après avoir fait l’éloge des communautés religieuses francophones qui rayonnaient alors partout au Canada et aux Etats-Unis dans les collèges, couvents, hôpitaux et asiles, Henri Bourassa précise :

    « Que l’on se garde, que l’on se garde bien d’éteindre ce foyer intense de lumière qui luit et qui éclaire tout un continent depuis trois siècles ; que l’on se garde de tarir cette source de charité qui va consoler les pauvres, qui va soigner les malades, qui va soulager les infirmes, qui va recueillir les malheureux de partout et qui fait aimer l’Église de Dieu, le pape et les évêques de toutes les langues et de toutes les races.

    « Mais, dira-t-on, vous n’êtes qu’une poignée. C’est vrai ; mais ce n’est pas à l’école du Christ que j’ai appris à compter les forces morales d’après le nombre et les richesses. Nous ne sommes qu’une poignée, c’est vrai, mais nous comptons pour ce que nous sommes(…) »

    Il ne faut pas se fermer les yeux. En bilinguisant sa parole pour attirer les immigrants, l’Église catholique de Montréal va à l’encontre de la loi des hommes qui a décidé que le Québec d’aujourd’hui est un État francophone et non bilingue.

    Est-ce une forme d’admission du fait que, cent ans après le discours de Bourassa, les francophones du Québec ont procédé à leur propre séparation populaire de l’Église et de l’État en désertant leurs églises qu’on transforme en condos ou en lieu de culte pour autres religions ?

    Lorsque je vivais à Toronto il y a quarante ans, et que j’étais alors croyant, je fréquentais l’église du Sacré-Cœur, la seule église francophone de la capitale ontarienne. Tout s’y déroulait en français. Il ne serait pas venu à l’esprit du curé Jobin de s’adresser en anglais à ses ouailles, même si une partie de l’assistance était anglophone. C’était tout naturel.

    L’esprit d’accommodement raisonnable a-t-il contaminé l’Église de « Morial » (comme aurait dit Camillien Houde) ? Cette peur si grande, quasi insondable, de s’affirmer en tant que nation majoritaire a quelque chose de répugnant. L’Église creuse-t-elle sa tombe à coups de crosse ?

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 22 décembre 2009 10h13
    Le vieux réflexe ?
    Pourquoi ne pas utiliser une traduction française de Faith First dans les paroisses fréquentées surtout par les communautés culturelles ?

    Encore le vieux réflexe voulant qu'on s'adresse d'abord en anglais aux immigrants plutôt qu'en français ?

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 22 décembre 2009 10h28
    Comment?
    Comment protéger le français à Montréal sans poser des actes dictatoriaux? D'un côté, si on ne parle pas l'anglais, on passe pour des ignorants, si on le parle, on passe pour des assimilés ou des snobs. Nous devenons des étrangers dans notre pays. Pouvons nous vivre longtemps comme ça? Ne me dites pas qe la Souveraineté règlerait le problème, ça ne ferait qu'accroître l'instabilité.

  • Sebastien Doane
    Inscrit
    mardi 22 décembre 2009 10h50
    Prier dans sa langue, why not?
    Pourquoi est-ce que les Montréalais anglophones catholiques n'auraient pas le droit de prier dans leur langue? Pourquoi est-ce qu'il n'aurait pas droit de recevoir de l'information et de la formation du diocèse de Montréal dans leur langue?

    Traduire les communications du diocèse ne gène en rien les francophones.

    Le gouvernement québécois correspond en anglais avec les québécois qui le désirent. Pouquoi est-ce que le diocèse de Montréal ne le ferait pas?

    Honnêtement, je ne pense pas que l'Église a le pouvoir d'influance pour angliciser qui que ce soit. Le choix de la langue d'expression des communautés culturelles relève de facteurs beaucoup plus complexes.

    Personne ne va empêcher une communauté musulmane de prier en arabe, pourquoi est-ce qu'on voudrait imposer le français à une communauté chrétienne s'exprimant dans une autre langue?

  • Francois Lamoureux
    Inscrit
    mardi 22 décembre 2009 11h12
    Plus ça change plus c'est pareil
    Je ne suis pas contre l'anglais mais je suis contre l'envahissement de l'anglais au mépris du français qui est la langue officielle du Québec. Nous allons le payer un jour.

  • Andre Vallee
    Abonné
    mardi 22 décembre 2009 11h13
    Mon Eglise, s.v.p.
    Ne répétez pas ce que la hiérarchie catholique a fait au français hors Québec via les évêques irlandais et au Québec via l'excommunication des Patriotes, au profit de subventions.
    Quand j'étais à Montréal en 1952/53, j'allais souvent à l'église à Westmount et je ne me formalisais pas du sermon en anglais. J'espère que ce semblant de bilinguisme n'a pas pour unique but d'augmenter les revenus de la quête.

    André Vallée

  • Stéphane Russell
    Inscrit
    mardi 22 décembre 2009 11h30
    Un pion de l'Église
    L'Église catholique a toujours été et sera toujours l'alliée du pouvoir, ici, en Europe et partout. Le Canada français n'a jamais été qu'un pion. Ce n'est pas sans raison s'il y a eu des églises réformées en France.

    Ce n'est pas l'Église catholique qui a été à l'origine du Canada, puisque cette colonie fut l'initiative du roi réformé Henri IV et des huguenots Samuel de Champlain et Pierre Dugua De Mons (mystérieusement méconnu). Plus tard, les huguenots du Canada ont été expulsés à la pointe des fusils vers les États-Unis; on en a plus entendu parler. Les intérêts véritables de l'Église ont été révélés encore en 1838, lorsque l'Archevêque de Montréal a balancé les plans militaires des patriotes aux autorités britanniques.

    On l'a revu encore avec l'histoire des franco-américains du Massachusetts, tel que reporté dans le film «Les tisserands du pouvoir». Et ça se répète encore aujourd'hui avec cette histoire de bilinguisme, qui ne me surprend pas du tout.

    Je l'affirme: n'eut été de l'Église catholique, le Canada serait encore à nette majorité francophone, laïque et républicain. Toute l'histoire est là pour le prouver, en particulier celle des patriotes.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mardi 22 décembre 2009 11h32
    Les Néo-Québécois (au delà des communautés culturelles)
    Un grand principe : « Immigrer dans un pays est un privilège, pas un droit. » Et ce privilège doit se mériter.

    Dans le cas du Québec, ce privilège se mérite par l'engagement de la part de l'immigrant d'apprendre la langue officielle qui est le français s'il ne la connaît pas suffisamment. Et la citoyenneté québécoise ne devrait être accordée qu'aux immigrants qui connaissent suffisamment la langue française, politique analogue à celle qui est appliquée dans de nombreux pays.

    C'est à l'immigrant qu'il appartient de faire l'effort de s'intégrer à la majorité francophone et de respecter notre mode de vie et nos coutumes. Malgré ce que certains peuvent dire, les Québécois ont été très accueillants, même trop accueillants diront d'autres. Mais notre bonnasserie commence à nous jouer de vilains tours, la moitié des immigrants s'intégrant plutôt à la minorité anglophone.

    Le déclin du français au Québec vient essentiellement de des causes :
    a)- une immigration non contrôlée et non intégrée à la majorité
    b)- le laxisme du gouvernement et des francophones quant au respect et à la primauté du français.

    L'insistance de groupes communautaristes qui veulent continuer à vivre comme dans leur pays d'origine et qui ont de la difficulté à accepter une meilleure intégration nous montre que l'inquiétude de la majorité francophone du Québec est fondée. Il est normal que cette majorité francophone veuille garder son identité. C'est aussi la situation dans plusieurs pays, pourtant beaucoup moins vulnérables que le Québec, où l'on sent une inquiétude face à la dilution de l'identité nationale suite à l'afflux d'immigrants plus ou moins intégrés. Ainsi, au Canada anglais on commence à insister plus sur l'identité canadienne que sur le multiculturalisme (triste héritage de Pierre Trudeau). Au Québec en particulier, îlot francophone dans une mer anglophone, il faudrait mettre plus d'accent sur l'identité québécoise et sur l'intégration des immigrants que sur les communautés culturelles. Il est grand temps de revoir l'à-propos des politiques de multiculturalisme et de communautés culturelles.

    Il faudrait d'abord cesser d'utiliser l'expression boiteuse de « Communautés culturelles » pour qualifier les néo-Québécois. Les Québécois de souche (et ça existe des gens qui vivent ici sur les mêmes terres depuis plus de 300 ans, on peut difficilement être plus de souche que cela, que cela plaise ou non à certains), ont aussi une culture propre, sont aussi une communauté culturelle, sont ici en majorité, mais ils sont exclus des « Communautés culturelles »! Quel non-sens! Alors, parlons-donc clairement, sans langue de bois, et appelons les immigrants des néo-Québécois, tout simplement. Il n'y a rien de repréhensible dans le terme néo-Québécois, au contraire, il montre la volonté d'accueil du peuple québécois vis-à-vis des nouveaux arrivants, les invitant à devenir à court terme des Québécois à part entière une fois leur citoyenneté québécoise acquise.

    Le terme de « Communautés culturelles » va dans le sens de la ghettoisation des nouveaux venus et même de leurs descendants nés ici. Pourquoi les immigrants venant du pays XYZ devraient-ils se référer ou être référés comme faisant partie de la communauté culturelle XYZaine? Dans un de ses ouvrages, l'écrivain Neil Bissoondath, lui-même immigrant au Québec, s'est insurgé contre le multiculturalisme à la canadienne qui fait ressortir les différences plutôt que les ressemblances entre les divers groupes ethniques du pays. Il a bien montré que les politiques canadiennes en matière de multiculturalisme, bien que naivement conçues au départ dans un but bien intentionné, n'ont fait qu'accentuer l'isolement des groupes culturels et propager les clichés à leur sujet.

    Après un combat de quatre siècles, les Québécois ont le droit de continuer à vivre dans une société francophone laique de culture chrétienne.

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 22 décembre 2009 11h56
    La langue ou la foi
    L'Église, par qui autrefois les colons français ont pu conserver leur langue, voit, depuis, ses protégés avec ingratitude la quitter. Mais il faut bien survivre et de nouveaux croyants venus de partout se bousculent miraculeusement à ses portes. Le choix n'est pas difficile à faire, l'Église choisira toujours la foi. Et les prêtres plaignants, modernes, avec un sens peu commun des communications en cette veille de Noël, disent, entre autres messages aux francophones, particulièrement Québécois de souche, qu'ils seront punis s'il ne reviennent pas en son sein.

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 22 décembre 2009 12h01
    Une autre haute trahison
    En 1837-1838, l'Église a pris le parti du pouvoir britannique en condamnant l'insurrection des esprits démocrates et en excommuniant des Patriotes. Elle a été payé de retour par la reconnaissance par ce même pouvoir d'une totale emprise sur les descendants des colons français. Maintenant, pour maintenant l'importance démographique de son troupeau, elle ouvre ses bras aux anglophones et allophones en les accueillant en anglais. De la haute trahison ! Et l'on se demande pourquoi le Québec n'arrive pas à conquérir sa souveraineté politique !
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario


  • Abonné
    mardi 22 décembre 2009 12h13
    La religion encore !!!
    Y-a-t-il quelque chose de plus décadent, archaïque et bête que la religion ? Non !! C'est une business comme les autres et ainsi les religions devraient suivre les mêmes règles que les autres entreprises commerciales, surtout, elles devraient payer l'impôt et avoir l'obligation de payer des taxes sur leurs produits et services, sans oublier de payer des taxes foncières. Là, on verrait combien de CLIENT PAYANT s’intéresserait à leurs discours infectes et mensongers. Il y a dans la société de nombreuses, très valables et belles activités sociales où les gens se rencontrent et ainsi répondent à leurs besoins de se sentir en groupe. Ces activités sont payantes et ainsi elles sont injustement défavorisées par rapport aux religions bénéficiant elles de privilèges financiers.

    Nos gouvernements font preuve d'hypocrisie extrême en obligeant les non-croyant(e)s et les non-pratiquant(e)s à soutenir involontairement les institutions religieuses par des privilèges inadmissibles et injustes.

    Aucune religion ne prône la liberté et ainsi démocratie et religion sont incompatibles. La liberté et l'égalité des droits entre les individus permettent la justice sociale pendant que les religions font la consécration des inégalités en plaçant djeu et ses représentants, le clergé, les riches, les bourgeois et les gouvernements au-dessus des peuples, avec tous les privilèges incluant le droit de juger et de déterminer l’organisation économique et sociale en leurs faveurs. Wow! L’affaire est belle, n'est-ce pas !?!

    La religion et le pouvoir couchent hypocritement dans le même lit, le lit des conditionnements pour le contrôle des masses, pour que rien ne change, pour faire accepter les injustices sociales, la pauvreté et les souffrances comme étant inévitables, comme faisant partie du plan djivin, la nature laissée à l’état sauvage en faveur des plus forts, les prédateurs, sous la loi de la jungle.

    Il n’y a vraiment rien à faire. C’est de la bêtise !! La religion, c’est la perpétuation des misères injustes !!

    L’anglais, c’est la langue du boss et le boss a toujours raison, même quand il a tort.

    Merci mon djeu, on va tous en mourir un jour !!

  • Frédéric Chiasson
    Abonné
    mardi 22 décembre 2009 12h13
    L'anglais une manière de transmettre la civilisation ??
    M. Monette,

    Vous écrivez que « L'Anglais st deviendra sans doute un nouvel évangile, une façon de transmettre la civilisation à un peuple foncièrement non-civilisé. », que vous vous efforcez « de refuser à parler en français à ces millions de Québécois marxistes qui ont perdu tout sens de bien commun. ».

    Cela sent le néo-colonialisme à plein nez : la culture anglaise délivra tous les peuples de leur oppression venant de leur propre culture, bien que celle-ci se soit lentement adapté à leurs réalités depuis des siècles. Détruire leur culture et aliéner un peuple entier en leur faisant croire à leur libération, c'est de la civilisation ?

    Je suis Acadien, donc quand je parle d'oppression discrète, je sais de quoi je parle. Quand je vivais dans la Péninsule acadienne, si les francophones n'avaient pas le droit à des écoles de leur langue à moins que « le nombre le justifie », les anglophones avaient droit tout de suite à une école des plus modernes dès qu'il y avait à peine 5 personnes, comme celle de Miscou (qui a fermé maintenant, faute d'élèves sûrement). C'était pour s'assurer qu'ils avaient droit à la « civilisation », qu'ils ne se mélangent pas avec les « barbares » ?

    Sans parler des artistes acadiens, comme le groupe 1755, qui se faisait apostropher par des « Anglais civilisés » parce qu'ils chantaient en français. Bien sûr, pour un « civilisé », chanter en français, c'est la provocation ! Sans parler des « Anglais civilisés », venant à Tracadie pour frapper - et tuer - de jeunes Acadiens venus simplement fêter. Parler français et fêter, cela justifie le meurtre pour M. Monette et son peuple « civilisé », bien sûr !

    Les Québécois sont un peuple marxiste, selon M. Monette. Comment écrire de tels inepties ? Le parti marxiste-léniniste n'a jamais réussi à dépasser les quatre chiffres dans les intentions de vote dans un pays d'au moins 7 millions d'habitants. Quel élan prolétarien !

    En écrivant cela, notre pseudo-pamphlétaire fait penser à tous ces pseudo-journalistes ontariens écrivant que les Québécois sont toujours sous le joug Duplessiso-catholique de la Grande Noirceur. Les Québécois dans les années 60 ne se sont pas inspirés de Marx, mais bien du « régime » suédois pour leur Révolution tranquille. Ils sont d'ailleurs loin des problèmes sociaux de la Russie actuelle. Est-ce que M. Monette, mais surtout les « journalistes » ontariens, peuvent être encore crédibles en écrivant de telles niaiseries ne servant qu'à attiser un racisme honteux ?

    Ce peuple est un peuple « civilisé » quand il asservit l'Inde et la Chine, bien sûr. Ce joug était bien sûr nécessaire pour apporter la « civilisation ». Gandhi s'est battu contre la « civilisation », évidemment !

    Finalement, ce « peuple » est-il si uni que M. Monette et bien d'autres laissent sous-entendre ? À part la langue, qu'est-ce qui relie dans les moeurs les différentes régions de langue anglaise du monde ? Quand je parle de moeurs, je veux dire la manière de voir la vie en général, des choses les plus courantes comme manger à celles les plus abstraites comme l'environnement. Est-ce que le Vancouverois qui recycle, composte, fait du jogging et mange du sushi est si près de l'habitant de Calgary trippant sur le rodéo, travaillant dans le pétrole et gardant un fusil à la maison pour se protéger ? Il est pourtant juste de l'autre côté des Rocheuses. Or, les différences de moeurs ne peuvent se réduire qu'à l'endroit où l'on habite. Ce que le Vancouverois pense de la situation des autochtones de sa région changera beaucoup selon qu'il soit un agent de la GRC ou un environnementaliste.

    Tout cet argumentaire prouve bien que vos propos, M. Monette, démontrent plus que ceux-ci sont empreints de racisme et de haine qu'ils ne prouvent que les Québécois forment un peuple « non-civilisé ».

    Mais où sont les intellectuels québécois, acadiens et francophones du Canada pour combattre ce racisme honteux envers leur propre personne ? Ce qui est encore plus déplorable que les propos de M. Monette, c'est le silence consentant des chroniqueurs, professeurs et spécialistes de la question. Le racisme envers les francophones du Canada (Québécois compris) est-il à ce point acceptable pour ne point en parler et débattre de la question à fond ? Le plus consternant, c'est qu'à part les prêtres des églises catholiques de Montréal, aucun autre « bonze » de la Cité ne s'intéresse au racisme envers nous-mêmes.

    Oui, ce « nous ». Ah! ce « nous » qui a fait couler tant d'encre et de fiel. Ce « nous » qui doit absolument être « inclusif », ce qui veut dire inclure n'importe quoi afin que ce « nous » ne veuille rien dire, qu'il n'existe plus. Ce « nous » qui ne doit absolument pas signifier « quelque chose », de peur que l'on exclut quelqu'un du nous.

    Mais qu'y a-t-il de mal à ne pas être « nous » ? Est-il si grave d'être « autre chose » que « nous » ? Cette étude tautologique montre bien le racisme et le néo-colonialisme qui est induit dans ce raisonnement fallacieux du « nous » qui doit être absolument « inclusif » à tout crin pour ne pas être racisme. Selon moi, une personne peut être fascinante et formidable sans être Québécoise. Et contrairement à ce que pense M. Monette, une personne peut être aussi fascinante et formidable en étant Québécoise (quelque soit ses origines génétiques), d'autant plus qu'elle sera incluse dans ce « nous » tout en étant elle-même. Mieux encore, nous pourrons voir et apprécier ce côté formidable si cette personne peut nous le communiquer avec un code commun, celui de la langue française, et que nous - oui, nous ! - avons un côté commun avec elle !

    Mais il est impossible de voir le côté formidable des gens si nous n'avons pas confiance en nous-mêmes et que nous ne sommes pas fiers de ce que nous sommes. Sinon, comment allons-nous avoir confiance aux autres ? Et comment pouvons-nous avoir confiance en nous si nous écoutons sans répondre aux cochonneries que nous envoient M. Monette et ses semblables ? Que les apôtres du multiculturalisme laissent passer autant de vacheries dans les journaux canadiens envers les Québécois, Acadiens et autres francophones du Canada montrent bien l'hypocrisie de cette doctrine.

    Où est le courage et l'engagement des intellectuels canadiens (francophones ou anglophones), si preux à défendre l'honneur de la veuve juive et de l'orphelin musulman ? Intellos, faites votre travail !

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    mardi 22 décembre 2009 12h17
    A ceux qui crachent sur l'Église catholique du Québec
    L’église Catholique Romaine a le dos assez large. Or cette église a permis la survie de l’enseignement de l’histoire, de la culture et de la langue française durant plus de 300 ans dans cette enclave francophone d’Amérique en territoire anglo-saxon.à partir des institutions qu’elle a bénévolement créé, organisé et géré : écoles, collèges, hôpitaux, hospices pour personnes âgées, institutions pour malades mentaux, sourds, aveugles, et œuvres caritatives (St-Vincent de Paul). L’église Catholique au Québec a créé et mis en place tout le filet social qui correspond au service à la population et qui a permis la floraison de la révolution tranquille des années soixante. Elle a formée les têtes à l’apprentissage de la philosophie, la pédagogie, la logique cartésienne qui ont servi à sa remise en cause.
    Jamais pour des raisons linguistiques ou politiques l’église Catholique a refusé de reconnaître le patrimoine mondial de la culture et de l’héritage propre aux peuples fondateurs du territoire Canadien. Lorsque la vague d’orphelins d’Irlande nous est parvenue, c’est l’église Catholique qui a pris leur défense et a conservé leurs noms face à des parents adoptifs canadiens français en arguant que c’était leur seul héritage et leurs racines profondes : c’est ainsi que nous avons des Johnson, Murray, Bennett, O’Brian, Mulroney, Ryan. Sans l’église catholique du Québec, le poète national ne se serait pas appelé Émile Nelligan. Et il n’aurait certainement pas eu la diffusion et la reconnaissance dont il a été l’objet.

    Aujourd’hui l’église (soucieuse de l’intégration des catholiques outre frontière) remet en cause SA politique interne de francisation au sein de SA diffusion pastorale. Je veux bien que nos citoyens soient en rupture de ban avec l’autorité abusive de nos curés de village des siècles passés, je veux bien que certains remettent en cause l’éthique sexuelle répressive et janséniste des messieurs de Saint-Sulpice qui nous ont culpabilisés durant 3 siècles (sans cependant réussir , vous en conviendrez, à nous empêcher de faire l’amour et de nous adonner aux plaisir de la sexualité). Mais de là, en 2009, penser dicter à l’église sa propre politique linguistique au sein de sa pastorale. Eh c’est le bout de la merde. Fichez-leur la paix. Paix sur Terre aux hommes de bonne volonté. Si nous avions un peu plus de résidus d’éthique judéo-chrétienne au sein de nos classes politiques, nous ne nous serions pas fait fourvoyer de 10 milliards sur la Caisse de Dépôt et de 10 milliards dans le domaine de la construction. Nous aurions en poche 20 milliards pour relancer le Québec.

    Donc si vous n’aimez pas l’Église Catholique et sa morale, si vous n’aimez pas les institutions religieuses du Québec alors qu’elle n’ont plus de pouvoir. Faites ce que l’Église Catholique fait face à ses détracteurs : foutez lui la paix. Et mêles-vous de vos affaires. Que vous soyez aveugles et que vous vous mentiez à vous même face à ceux qui ont préservé la langue, l’histoire de la Patrie et le tissus sociétal du Québec : c’est votre prérogative. Que vous vous imaginiez que le Québec moderne est née en 1960 et que le nationalisme est né chez les libres penseurs, c’est votre affaire. Vous pouvez vous compter tous les mensonges que vous voulez et enseigner tous les cours d’éthique que vous voulez à la manière que vous voulez. Mais vous ne changerez pas l’Histoire du Québec et vous ne réussirez pas à mes yeux, à enlever le mérite immense de ceux qui ont préservé notre culture canadienne française puis Québécoise pendant plus de 300 ans.

    Moi je pense que le questionnement linguistique au sein de l'Église n'est pas nouveau et qu'ils ont la compétence pour y répondre sans que je m'en mêle. Nos prêtres sont des grands garçons, universitaires, adultes, vaccinés, qui n'ont absolument pas besoin de se faire dire ce qu'ils doivent faire quant au futur linguistique du médium utilisé pour leur pastorale.

    Alors Alexander Monette Thank God, vous avez quitté l'église good for you so mind your own business. Loraine King : je pense que l'Église fut une institution publique au Québec. Henry Fleury continuez à vous raconter ce mensonge que l'église a toujours travaillé  à la défaveur des peuples autochtones et francophones du Québec. Et lisez le Rapport Durham. Si l'église a si bien travaillé à détruire le fait françaisje me demande pourquoi nos curés ont lutté contre l'assimilation. Godefroy : miroir. Claude Daigneault, vous citez les catholiques anglophones invités à venir faire des discours et les escarmouches entres monseigneurs et certains politiciens (libres penseurs qui ne se battaient pas avec l'église pour la langue mais la reconnaissance de la laicité) mais toutes ces entourloupettes intellectuelles pour mettre l'église du Québec dans ses petits souliers au niveau linguistique n'annulent pas 300 ans d'enseignement du français par l'église du Québec. Le bilinguisme de l'église au cours des 6 années passées est dénoncé par des prêtres qui sont aussi membres de l'église. Donc je pense que l'église est en train de voir à l'interne, à corriger le tir et mène son propre débat. Ce n'est pas le premier ni le dernier au sein de cette institution.

    Je ne défend pas l'église de l'opression morale et du jansénisme sexuel mais je vais défendre le rôle constructif quy'a joué l'église dans la protection de notre culture et notre langue. Vous ne me ferez pas dire ou penser le contraire!

  • Jacques Constantin
    Abonné
    mardi 22 décembre 2009 12h27
    1763-1910
    N'est-il pas vrai que, à partir de 1763, c'est grâce à l'Église que le français s'est perpétué au Canada. On revient à 1910 où Henri Bourrassa devait, en plein congrès eucharistique, défendre la place du français dans l'Église canadienne. L'Église d'aujourd'hui ne devrait-elle pas reprendre son rôle?
    Madeleine Achard
    Jacques Constantin

  • elf
    Inscrit
    mardi 22 décembre 2009 12h50
    Ignorance, éternelle terreau de l'église...
    God, les anglophones seraient des brebis galleuses! L'église décidément se surpassent dans la bêtise humaine...

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 22 décembre 2009 15h14
    Larguer les amarres
    Certains pourraient être sensibles à cet appel de l'Église (car ne s'agit-il pas d'un appel et en français?), d'autant plus que les temps sont durs pour les déserteurs de la messe rassurante (c'est difficile d'être libre) et que, prochainement, les néo-petits Québécois verront leur société à travers le prisme des religions grâce au cours d'Éthique et culture religieuse. Mais il faut assumer ses choix laïcs et ne sans doute plus compter l'Église parmi les alliés indéfectibles de la cause du fait français puisque nous sommes en rupture avec elle. Punis par la langue mais peut-être libres de créer de nouvelles alliances.

  • Clément Bernard
    Abonné
    mardi 22 décembre 2009 15h16
    L'Oratoire
    Je n'utilise plus le calendrier depuis qu'il est bilingue.
    Je vais aussi leur couper les fonds .

  • Francois
    Inscrit
    mardi 22 décembre 2009 17h01
    Autre exemple de la disparition du français
    J'ai appliqué pour un poste de cuisinier et on m'a demandé si je parlais anglais je leur ai dit oui mais pourquoi? Parce que le chef cuisinier est Polonais et bien moi je suis québécois lui repondis-je. Monsieur Charest c'est une situation innacceptable. Quand exigerez-vous le françcais dans les entreprises de moins de cinquante employés? Courage, ouvrez vos yeux. Le français s'éfface de plus en plus dans la grande métropole et ailleurs. Je sais de quoi je parle.

  • Henry Fleury
    Inscrit
    mardi 22 décembre 2009 19h54
    Sans titre
    M. Castonguay a raison ! On ne doit pas cracher sur l'Église catholique du Québec. Même si la multitude de prêtes sodomites qui a essaimé parmi nos orphelinats a provoqué le malheur, voire la rencontre avec l'horreur, pour la majorité des jeunes qui les ont fréquentés, le seul coupable aujourd'hui, au niveau de la langue, est le gouvernement libéral de Jean Charest qui, à force de fermer les yeux, force justement la démesure et la perte de contrôle de l'État en regard d'une situation qui devrait être raisonnablement contrôlable.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mardi 22 décembre 2009 20h25
    Expo 67
    Je vous ramène en arrière dans le temps, à Expo 67, et la première question que l'on m'a posé quand je me suis présenté pour un poste au Pavillon de la France:

    -- DO YOU SPEAK ENGLISH? m'a demandé la directrice des RH avec un accent british!

    Vous voyez, le présent est en train de rattraper le passé... et c'est bien fait pour tous ceux qui votent CHAREST élection après élection.

    Vite le jour où nous parlerons exclusivement ANGLAIS au Québec!

  • Margot
    Abonné
    mardi 22 décembre 2009 22h11
    Quelle langue parlait Jésus?
    Dans tous ces textes, je ne retrouve pas beaucoup son message d'amour?
    Au Québec, quand on n'a plus de pandémie pour faire la une, on cherche des nouvelles à commenter. Quand on n'en trouve plus, on cherche quelque chose à critiquer. Voilà deux bons sujets, la langue et la religion. Cela ne fait pas très "in" d'appartenir à la religion catholique, il faut avoir su s'affranchir de ces légendes.
    .Les Québécois ont été nombreux à quitter l'Église. Maintenant il faudrait que les nouveaux Québécois pratiquent en français.
    Mais, vous n'avez pas su garder ceux qui étaient francophones, il faut quatre paroisses pour en faire une.
    S'ils restent confinés. dans leur langue d'origine, on parlera de ghetto.
    Adhérer à une Église francophone, c'est être plus "con" que les québécois de souche qui se sont "libérés" en la quittant. Il leur reste quoi? Devenir anglophones.?
    Je commence à penser que Benoit XVI à raison, il faudrait revenir au latin.
    En attendant, j'espère finir par lire quelque chose de positif. Racontez nous ce que vous avez fait pour amener les immigrants de votre secteur à adhérer au français au moins pour leur religion..Ils apprennent le français de la rue; à quand le premier semainier en " texto"

  • Sylvie Brodeur
    Abonnée
    mercredi 23 décembre 2009 01h36
    Je veux vivre en français, dis-moi le si j'dérange.
    On dirait bien que de communiquer, travailler, acheter et vivre en français dans mon pays cause problème.

    Je vis ma religion catholique comme la majorité des Québécois la vive. Je suis aussi pour un Québec laïc. À quel niveau ? Je vivrai et accepterai sûrement bien ce que la MAJORITÉ au Québec en conviendra un jour, ce que j'espère pour bientôt dans une Constitution bien québécoise.

    J'ose croire avec confiance que que cette majorité accordera un droit de parole, sans condamner son messager. L'accueil réservé à propos d'un messager, ici des prêtres de la religion catholique, me peine.

    Est-ce qu'on condamne l'Église catholique ou on encourage l'anglicisation à Montréal ? Je ne sais plus.

    Dans ce Canada bilingue, on ne communique pas. C'est compréhensible, on ne parle pas la même langue. Est-ce condamnable de vouloir encourager une langue commune au Québec, le français ? Ne serait-ce pas plus efficace?

    On devrait commencer à débattre sur le racisme envers le vouloir parler français au Canada, car ça semble réellement causer un problème pour la majorité pro-anglophone à tout prix.

    Je veux vivre en français dans mon pays, dis-moi le si j'dérange!

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mercredi 23 décembre 2009 12h53
    Ahurissant
    Pétard, 31 commentaires sur un sujet somme toute banal!
    Là, les lecteurs font fort. Comme si la publication d'un bulletin en anglais et en français posait un problème d'une importance capitale...
    Et on se demande après pourquoi le Québec fait du surplace et recule même!
    Avez-vous entendu parler du chat (ou du serpent ou du chien ou de l'hippopotame ou du suricate) qui se mord la queue?

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mercredi 23 décembre 2009 14h50
    @ monsieur Merven
    «Comme si la publication d'un bulletin en anglais et en français posait un problème d'une importance capitale...»

    Peut-être pas pour un anglais ou un anglophone, mais la portée est différente pour les francophones qui, comme moi, étaient gérés par des Anglais de Toronto.

    Alors, il ne faut pas dormir au gaz et laisser le Québec retomber dans des ornières... à la base du FLQ. Les Anglais disent qu'ils nous aiment, mais ce ne devrait pas être seulement quand il y a un référendum sur la souveraineté.


    Le Québec doit être aussi français que l'Ontario est anglais.

    Il n'y a rien d'ahurissant, cher monsieur, à défendre sa langue, et ses droits constitutionnels. Ne pas le faire, c'est faire comme le serpent, l'hippopotame ou l'autruche qui s'enfoncent la tête dans l'eau ou dans le sol ... pour ne rien voir!

    JOYEUX NOËL!

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 23 décembre 2009 19h32
    La job des prêtres
    La job des prêtres, c'est d'instruire les gens sur leur religion. Pour ce faire, ils doivent utiliser leur langue. Peut-on les blâmer?

  • Alain Lavallée
    Abonné
    jeudi 24 décembre 2009 06h49
    @ P. Lafrance; les anglophones sont protestants , 8% seulement sont catholiques
    @ Paul Lafrance:

    Vous n,avez pas bien lu l'article avant d,affirmer que les prêtres doivent parler anglais parce que leurs fidèles seraient anglophones.

    Il y est écrit que :"""""" Selon Statistique Canada, à peine 8 % des catholiques de la grande région de Montréal sont anglophones,"""""""

    et de ces 8 % combien pratiquent leur religion 2%, 3 % ????

    Les courriels du diocèse ne devraient pas être bilingues pour 2 ou 3% de fidèles

  • Godefroy
    Abonné
    jeudi 24 décembre 2009 08h24
    Un métier d'avenir Dieu merci
    « Ils marmonnent grand renfort de légendes et psaumes nullement par eux entendus. Ils content force patenôtres entrelardées de longs Ave Maria, sans y penser ni entendre. Et cela, je appelle moque Dieu, non oraison. Mais ainsi leur aide dieu s'ils prient pour nous, et non par peur de perdre leurs miches et soupes grasses. »
    François Rabelais / 1484-1533 / Gargantua / 1534

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 25 décembre 2009 19h02
    Rien n`a changé chez les Sulpiciens
    Depuis leur copinage avec les anglais dès 1760 les Sulpiciens ont trahi le peuple pour obtenir des avantages économiques et un diocèse exclusif sur l`île de Montréal, incluant la région 450. Les Jésuites furent forcés de quitter le Québec du temps. La protection de la langue n`avait jamais été un cas privilégié avec cette congrégation. Il aura fallu un Henri Bourassa en 1910 pour leur rappeler leur responsabilité envers les francophones. Monseigneur Ignace Bourget avait acquis un pactole avec les anglos de John A. MacDonald dès la pendaison de Louis Riel. Les Patriotes de 1837-38 étaient excommuniés de l`église catholique. Il ne faudra pas se surprendre de leur changement de politique qui favorise le bilinguisme au Québec. Ces Sulpiciens ont évité la guillotine lors de la révolution française avec l`aide des anglais de Londres qui ont facilité leur passage vers la Nouvelle France. Cette faveur a toujours ses bénéfices en 2010. La trahison de ces costumés se perpétue.

  • Michel Labonte
    Inscrit
    dimanche 27 décembre 2009 12h19
    Contre le mépris et la hargne
    J'ai lu les commentaires qui précèdent et je ne comprends pas cette hargne, ce mépris et ce cynisme envers l'Église catholique. Plusieurs parlent de «trahison». Si ce n'avait été de l'Église, il n'y aurait probablement pas de francophones en Amérique du Nord. Son rôle dans la colonisation et la survie de la nation canadienne-française a été fondamental. C'est honteux de constater à quel point des Québécois crachent leur venin sur cette institution qui nous a tant donné, pour ne pas dire tout légué. Curieusement, c'est souvent ceux de la génération qui ont reçu le meilleur de l'Église qui ne se gênent pas pour vomir sur elle. Il est urgent de se rendre à l'évidence : cette Église actuelle est plus que jamais pertinente dans cette société québécoise désorientée, à la recherche d'une identité. L'Église est un référent culturel dont même les artistes athées se servent pour passer à travers la mort. (À ce sujet, il y aurait lieu de questionner l'Église de Montréal sur les funérailles des deux cinéastes décédés cet automne. C'est là un tout autre débat).
    Le bilinguisme de l'Église de Montréal ne m'offusque pas parce que les communautés culturelles ont un plus grand respect pour l'Église que bien des Québécois de souche. Et tant mieux si l'Église est capable de faire progresser le Québec vers le bilinguisme. Qu'on en finisse avec cette société québécoise enclavée dans ses idéologies rétrogrades, héritées des années 1960!

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    dimanche 27 décembre 2009 20h21
    Confusion des genres
    @Michel Labonté: Mon intervention avait tout à faire avec le rôle politique des Sulpiciens de la Nouvelle France à nos jours. Vous portez un jugement sur le rôle des Sulpiciens dans l`éducation des jeunes québecois et québécoises durant la même période. Relisez le texte et d`aucune façon il est un propos défavorable à leur enseignement. Maintenant parlez moi de la mysoginie de ces congrégations d`hommes qui n`ont jamais reconnu le rôle essentiel des femmes au sacerdoce. L`église catholique est en perdition et persiste à nier un rôle d`égalité aux femmes au service du même dieu. Et puis le dieu catholique était-il un homme ou une femme?

  • André_Côté
    Inscrit
    lundi 28 décembre 2009 11h00
    L'émotion facile. Ouf!
    Ce qui motive mon commentaire, c'est moins le sujet lui-même que la réaction émotive qu'on retrouve dans la plupart des commentaires. Quand on veut faire de l'effet on crie ses émotions mais quand on veut faire réfléchir, on réfléchit, me semble-t-il. Alors, "on pourrait-y" réfléchir un peu et plus calmement et ne pas mêler ses propres problèmes avec la religion et le problème de la langue au Québec. Tous ceux qui réagissent aussi violemment ici, réagissent-ils de la même manière quand en d'autres occasions, comme au Centre Bell, durant les joutes de hockey, où la musique est presque totalement en anglais? Et pourtant... Quand Céline Dion chante en anglais sur les Plaines D'Abraham, Quand des radios francophones imposent la musique américaines à cœur de journée. Etc. Trop souvent, cet espace de commentaire sert davantage de soupape émotive que de lieu de réflexion et cela me désole. Réfléchissons..!

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 5 janvier 2010 09h44
    Que fait-on quand on perd sa clientèle?
    Corriger ses torts serait plus sage que de courir après une autre clientèle comme les anglicans conservateurs qui aborrent le mariage des prêtes. Il faudrait que ces représentants de l`église choisissent le droit de marriage et l`élimination de la pédophilie dans leurs rangs. Il faudrait que les grands prêtres du catholicisme de Rome invitent les femmes à devenir prêtres et plus. Il faudrait que leurs enseignements réflètent la sincérité du juste et non celui des profiteurs. Vendre ses églises résulte de l`abandon des fidèles qui ne se reconnaissent plus dans ce religon égarée. Courtiser le bilinguisme trahi un inconfort avec sa base traditionnelle. Les grands prêtres catholiques canadiens, cardinaux et autres, ont perdu leur voix sur l`échiquier des religions dites chrétiennes. La tendance à long-terme leur sera destructrice s`ils ne retrouvent pas le message essentiel de leur Dieu. La bonté s`accommode rarement de basesse dans un message d`amour.

  • Michel Labonte
    Inscrit
    mercredi 6 janvier 2010 10h29
    L'Église s'adapte à la réalité montréalaise
    @Pierre-S Lefebvre : L'Église ne « coure pas après une nouvelle clientèle », comme vous le laissez entendre. Beaucoup d'immigrants assistent aux messes dans les églises du diocèse de Montréal et l'Église s'est adaptée à cette réalité. C'est une minorité de prêtres qui contestent cette nouvelle réalité. Ils oublient que Louise Harel et Pauline Marois ont des difficultés à communiquer en anglais et que cela n'est pas à leur avantage. Bien au contraire.
    D'ailleurs, les péquistes ont mené une lutte contre le bilignuisme au Québec, mais cela se joue maintenant contre eux . Le système d'éducation a privé quelques générations de cours d'anglais permettant de communiquer efficacement dans cette langue. Le PQ a choisi un seul combat : l'unilinguisme pour un nouveau pays coupé de ses origines nationales. Bravo aux Parizeau et Landry pour le fiasco!

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