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Éthique et culture religieuse - Balle molle

Il y a des raccourcis faciles: par exemple cet alliage fragile entre l'endoctrinement des petits Québécois et le cours Éthique et culture religieuse. Le vrai débat est ailleurs, et il devrait mener à une Charte sur la laïcité.
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  • Pierre Zwngli - Inscrit
    17 décembre 2009 00 h 19
    Aucune crédibilité
    Mme Chouinard n'a aucune crédibilité dans le dossier ECR, elle a toujours été une partisane de l'imposition de celui-ci.
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  • Georges Paquet - Abonné
    17 décembre 2009 07 h 34
    Aligner des préjugés...
    "Plus engagée que scientifique, cette analyse semble davantage échafaudée sur une conclusion trouvée à l'avance que sur un examen théorique appliqué, jumelé à un solide coup de sonde sur le terrain." Cela s'appelle un préjugé.

    Où, ailleurs qu'au Québec pourrait-on s'attendre à décrocher un doctorat en alignant des préjugés?
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    17 décembre 2009 09 h 53
    La liberté de conscience en jeu
    Beaucoup de parents se sont opposés à ce cours à cause de son relativisme.

    Ces parents croyaient avec raison que ce relativisme était un obstacle à leurs convictions religieuses et de là face aux valeurs qu'ils voulaient inculquer à leurs enfants.

    Bref, je crois que ce cours ne respecte pas du tout la liberté de conscience !
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    17 décembre 2009 12 h 53
    Liberté de conscience...
    Cette liberté a le dos large. Elle empêcherait donc de présenter les autres religions? Selon moi, ça va dans le même sens que son invocation pour faire changer les cours de biologie (de la théorie de l'évolution à l'éducation sexuelle).

    Un journaliste est-il allé voir comment se passe le cours d'ÉCR dans les écoles ouvertement religieuses? Ça pourrait être amusant...
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  • Albert Descôteaux - Abonné
    17 décembre 2009 13 h 42
    ECR=endoctrinement
    Un cours où on enseigne divers aspects des religions dominantes, implique qu'on accepte/impose l'existence de divinités. Pour les parents athées, c'est de facto de l'endoctrinement, surtout que l'athéisme est exclu de ce cours.

    Dans l'ancien système, les laïcs, athées, et autres avaient le choix de soustraire leurs enfants de l'enseignement religieux. Plus maintenant. On glorifie les divers rites, superstitions et mythes associés aux religions, prétendument dans l'objectif de mieux accepter l'autre. Tout ça, au détriment de l'intelligence et de l'esprit critique.

    Maintenant, les enfants reviennent à la maison et demandent si c'est vrai que dieu a créé l'univers! Non mais, on va-tu continuer longtemps à endoctiner nos enfants, futurs citoyens d'un Québec idiot?
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  • Jacques Patenaude - Abonné
    17 décembre 2009 13 h 47
    De la grande noirceur catholique à la grande noirceur Laïque?
    Ce débat révèle une situation me semble-t-il est bien ironique. Quand j’étais petit a l’époque de Duplessis, il était impossible de penser, de même s’informer de points de vus différents de ceux de la religion officielle sous peine d’être traité d’athée ou de communiste. Le débat actuel qui semble mené en bonne partie par le Mouvement laïque du Québec nous ramène a cette époque où informer d’un phénomène était l’équivalent d’y faire adhérer. Le cours d’éthique et de culture religieuse informe sur le phénomène religieux plutôt que d’endoctriner enfin ….
    La laïcité obtuse remplacera-t-elle le catholicisme obtus de notre enfance. Quelle ironie pour un athée comme moi. L’insulte suprême qu’était autrefois le terme communiste sera-t-il remplacé par le mot trudeauiste? C’est d’autant plus ironique que les tenants acharnés de la laïcité absolue réclament d’occulter le phénomène tout en demandant l’adoption d’une charte de la laïcité. Une charte de plus reviendrait dans les faits â laisser aux juges encore plus le pouvoir décider par-dessus le débat public. Étonnant de la part de personnes qui semblent si prompte à combattre le trudeauisme. A tous nos grands gardiens de l’identité québécoise je demande s’il n’est pas plus propre a l’identité québécoise de mener un débat calme et lucide sur la place des religions dans notre société avec des citoyens informés sur les religions que de tenter de faire tomber une chape de plomb sur celui-ci. Qui de Duplessis ou de René Lévesque représente le mieux l’identité québécois ?
    Pour ma part je me sens plus à l’aise avec une vision ouverte dont René Lévesque est le modèle que de celle du vieux cheuf?
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  • Marie-Michelle Poisson - Inscrite
    17 décembre 2009 13 h 51
    Éthique et culture religieuse : Arguments contre une propagande*

    * Texte paru dans la revue À Babord! ( déc.2009 / janv.2010 ) dans un dossier spécial consacré à la laïcité. La rédaction de ce texte est donc antérieure à la publication de l’étude de Mme Quérin.

    Quiconque se conçoit comme ouvert et vertueux se plaît à répéter que l’étude des religions à l’école ne peut faire de tort à personne puisque cela contribue à la culture générale et permet de mieux connaître la culture des immigrants. Ces lieux communs aux fondements douteux confortent la complaisance envers un cours dont l’implantation massive constitue non seulement un détournement parfaitement planifié du processus de laïcisation du système scolaire québécois mais fait aussi la promotion de la « laïcité ouverte [aux religions]», concept à lourde charge idéologique dont l’objectif avoué est de favoriser le retour du religieux dans l’ensemble des institutions publiques.

    Un cours d’Éthique (…) religieuse
    Les religions sont inquiétantes lorsqu’elles manifestent des prétentions normatives et font des tentatives répétées pour réinvestir les champs de l’éthique, de la politique et de la justice. Les conservateurs religieux n’ont jamais renoncé à l’espoir de réinstaller les préceptes religieux en position de critère absolu du bien et rêvent toujours de reconquérir la position décisive occupée par les Droits de l’Homme depuis près de six décennies.

    Récemment, la Commission des droits de l’homme de l’ONU, lors de la conférence de Durban sur le racisme, fut le théâtre d’offensives orchestrées par des régimes théocratiques afin que la « diffamation des religions » soit reconnue comme une forme de crime contre l’humanité. Ce stratagème aurait fait en sorte que certaines pratiques religieuses portant atteinte à la dignité humaine ne puissent plus être dénoncées.

    Le « pluralisme normatif » (ou relativisme culturel) dont le nouveau programme ECR fait la promotion tend aux mêmes résultats. Le cours recommande de prendre en considération les « diverses » normes et pratiques religieuses propres à la culture de « l’autre » sans jamais attirer l’attention sur l’obligation faite à tout citoyen de se conformer aux chartes des droits et aux lois civiles en vigueur dans une société démocratique.

    Un enseignement de l’éthique laïque compatible avec l’état de droit serait un enseignement humaniste faisant explicitement état des déclarations et des chartes des droits, qui en expliquerait les fondements rationnels universels et procèderait à leur mise en application à la faveur de discussions où ne seraient retenus que les arguments propres à servir l’utilité publique et le bonheur du plus grand nombre. Rien de tout ce qui est indiqué en italique n’apparaît dans le volet éthique du programme ECR. Enseigner l’éthique de cette façon aurait été une menace pour toutes les morales religieuses car des élèves, désormais informés des droits et finalités légitimes dans une société moderne, auraient été en mesure de formuler des critiques dévastatrices quoique largement méritées envers les religions.

    Les conservateurs religieux se sont entichés du relativisme culturel lorsqu’ils ont découvert que cette conception de l’éthique met les pratiques religieuses à l’abri des critiques rationnelles à condition de lier irrémédiablement « culture » et « religion ». Bénéficiant d’un préjugé favorable à la diversité des expressions culturelles, certaines pratiques religieuses ne respectant pas la dignité humaine ou les lois civiles trouvent ainsi un semblant de légitimité. Cette pagaille conceptuelle permet aux religieux de confondre aisément les classes politiques et juridiques qui se croiront dans l’obligation, pour éviter d’être taxés d’intolérance, de prendre des décisions contraires aux fondements d’une société juste et démocratique.

    Sophisme et propagande
    Le biais relativiste du programme ECR saute aux yeux de professeurs de philosophie du collégial inquiets de devoir bientôt composer avec des étudiants habitués à penser que des actions doivent être jugée bonnes à la seule condition de correspondre aux pratiques en vigueur dans le groupe identitaire de celui qui commet l’action. Tous les manuels du collégial rejettent cette conception de l’éthique qui, à bien y penser, ne vaut guère mieux qu’un sophisme tel l’« appel au clan » ou l’« appel à la tradition ».

    La charge idéologique du cours ECR n’a pas non plus échappé à l’attention de tribuns nationalistes ou d’historiens qui y voient un endoctrinement multiculturaliste visant à contrer les velléités identitaires des Québécois. Cependant le multiculturalisme, largement promu par les britanniques et dont nous avons hérité au Canada, peut aussi être vu comme un dispositif idéologique visant à préserver les prérogatives de la monarchie et de l’église anglicane de tout projet de réforme républicaine laïque à visée universaliste.

    Si l’école a pour mission d’instruire en se gardant d’endoctriner, le programme ECR a tout faux; il n’enseigne rien de valable en éthique et fait le jeu de la politique partisane.

    Un cours qui divise
    Le programme ECR ne fait bien évidemment jamais explicitement référence au relativisme culturel, au multiculturalisme, au communautarisme ou à la « laïcité ouverte [aux religions] » mais l’invocation incessante de la notion de « différence » sous prétexte de reconnaissance de « l’autre » trahit ce parti pris idéologique.

    D’ailleurs le mot « autre » est un terme allusif qui ne peut que créer de nombreux malentendus. Qui sont ces « autres » que nous devons reconnaître et apprécier sans jamais les nommer? N’est-il pas toujours indélicat de pointer du doigt les « différences » des « autres »? Les « non-autres », ne seront-ils pas bientôt exaspérés par cette valorisation excessive de la « différence » des « autres »?

    Il faut s’inquiéter de la montée des discours xénophobes perceptibles dans certains blogs dédiés à la contestation du cours ECR et sur les ondes de radio populistes où on accuse déjà ouvertement les immigrants d’être à l’origine de l’implantation de ce nouveau cours obligatoire pour tous.

    Les immigrants n'ont jamais réclamé un tel cours. Les néo-québécois n’affichent pas plus de ferveur religieuse que la moyenne des québécois (1) et ne se définissent donc pas nécessairement ni uniquement par leurs convictions religieuses. Les écrivains Neil Bissoundath, auteur du Marché aux illusions, et Amin Maalouf, auteur des Identités meurtrières, ont dénoncé de manière intelligente et sensible ce piège qui condamne l’immigrant à ne jamais cesser d’être un « autre ».

    À une certaine époque les enfants non-catholiques ne pouvaient s’inscrire dans les écoles francophones de Montréal. Ce fut un premier rendez-vous raté de la société québécoise avec l’immigration. Le formatage au « pluralisme normatif » que subiront nos enfants aura un impact tout aussi néfaste. Les nouvelles générations ne sauront bientôt plus concevoir ni même désirer l’intégration citoyenne des québécois, toutes origines confondues, autour d’une norme commune, d’un contrat social commun.

    Instrumentalisation de « l’autre »
    Force est de constater que les immigrants ont été instrumentalisés par les concepteurs du programme qui, voulant « sauvegarder l’essentiel de la confessionnalité scolaire » (2) , tout en rencontrant les exigences d’équité prescrites par la Cour Suprême, ont eu intérêt à camoufler les contenus essentiellement catholiques derrière une myriade de contenus multiconfessionnels. Ainsi le prétexte de « la reconnaissance de l'autre » n'aura-t-il été qu’une caution permettant de consolider la présence du catholicisme traditionnel dans le système scolaire québécois.

    De plus, les concepteurs du programme ECR voulant surtout éviter in extremis la fermeture définitive de quelques facultés de théologie (3) ne se seront pas trop inquiétés du sort réservé aux immigrants mis en porte-à-faux et par conséquent injustement exposés à la vindicte identitaire des « non-autres » les plus « crispés ».

    Abolir le lobby religieux
    Les responsables de ces « fins stratagèmes dignes de l’héritage des jésuites » (4) étaient déjà actifs dans l’ancien Comité catholique du Ministère de l’éducation. Depuis 2000, ils ont continué de servir au sein du Secrétariat aux affaires religieuses ( SAR) et du Comité sur les affaires religieuses (CAR). Ces deux entités veillent depuis au processus de déconfessionnalisation du système scolaire et sont considérées, selon le coordonnateur actuel du SAR, M. Roger Boisvert, comme les maîtres d’œuvre du nouveau programme d’Éthique et Culture religieuse (ECR).

    Demander à un loup de compter les moutons n’aurait pas été plus bête car le SAR et le CAR, séquelles de l’ancien régime cléricaliste, constituent en réalité un lobby pro-religieux financé par les deniers publics et oeuvrant au sein du Ministère de l’Éducation. Les multiples aberrations du programme ECR ne sont donc que les symptômes d’un disfonctionnement structurel.

    Il n’y aura pas de véritable laïcité scolaire tant que des gens capables d’imaginer de telles inepties idéologiques et disposant des pleins pouvoirs pour les faire appliquer jouiront d’un statu privilégié dans l’appareil ministériel. Voilà pourquoi le Mouvement laïque québécois préconise non seulement l’abolition du volet de culture religieuse du programme ECR mais aussi l’abolition totale et définitive du Secrétariat aux affaires religieuses et du Comité sur les affaires religieuses.

    MARIE-MICHELLE POISSON, présidente du mouvement laïque québécois

    Notes
    (1) Paul Eid, La ferveur religieuse et les demandes d’accommodements religieux : une comparaison intergroupe, , CDPDJ, décembre 2007. http://www.cdpdj.qc.ca/fr/publications/liste.asp?S
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  • Jean-Marc Blanchette - Abonné
    17 décembre 2009 14 h 22
    Une évaluation s'impose
    Les informations souvent contradictoires qui fulminent de partout au sujet du cours ECR démontrent la nécessité d'une bonne évaluation. Les questions qu'il soulève méritent largement, compte tenu de leur importance par rapport à notre identité, qu'on s'y attarde suffisamment en vue d'une sage décision pour la suite des choses.
    Votre suggestion d'une charte de la laïcité m'apparaît une idée intéressante à explorer.
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  • Jacques Patenaude - Abonné
    17 décembre 2009 16 h 11
    Tout un charibabia
    Le texte du mouvement laique me semble un beau charibabia doublé d'une théorie du complot fort élaborée.

    Le cours ECR a comme objectifs d'informer les étudiants sur le phénomène religieux. Et non pas de les amener à prendre position. Il n'est donc pas question ici de leur demander de dire que toutes les religions sont bonnes. On y présente la religion d'un point de vue culturel. Jamais on ne leur présente les choses de façon à demander aux jeunes de prendre position pour ou contre une ou des religions où de les amener à penser que les religions se valent toutes.
    Alors où est le problème? Il semble plutôt que ce sont tous ces gens qui considère qu'informer d'une question reviens à prendre d'office position. Si on veut tenir un débat valable n'est-il de la première importance que les participants au débat le fasse de façon informée.
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    17 décembre 2009 17 h 09
    A M. Auclair
    Je conviens que la liberté peut être invoquée à bien des sauces.

    Et alors, si le cours serait optionnel ?
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  • René Girard - Abonné
    17 décembre 2009 18 h 27
    Un athée?
    Monsieur Patenaude une chance que vous nous préciser souvent que vous êtes un athée sinon on ne le croirait pas, tellement votre propos est à des années-lumières de l'athéisme. Vos reproches à la laïcité sont des reproches de croyants. Et votre foi repose sur la nouvelle religion du cours ECR.
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  • René Girard - Abonné
    17 décembre 2009 18 h 44
    Bravo Mme Poisson
    Moi aussi je suis franchement d'accord pour qu'on abolisse le volet 'culture religieuse' du dit cours ECR et qu'on abolisse aussi les très nuisibles instances religieuses que sont le Comité sur les affiares religieuses et le Secrétariat aux affaires religieuses.
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  • Bernard La Riviere - Abonné
    17 décembre 2009 19 h 06
    Madame Chouinard:
    Sophisme de la caricature pour l'une, idôlatrie des valeureux concepteurs pour les autres. Pourquoi ne pas avoir répondu à l'article de madame Quérin plutôt que de vous lancer dans la rhétorique? Qu'est-ce qui va pas? Qui est militante?
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    17 décembre 2009 21 h 03
    Pertinence du cours ECR ?
    Il y a lieu de réévaluer la pertinence du cours d'éthique et de culture religieuse pendant les six ans de primaire et les cinq ans de secondaire.

    Imaginez, on va raconter des sornettes pendant ONZE (11) ANS aux enfants, en rapport avec quelques-unes des 40 000 religions qui sévissent sur la terre!

    On ne devrait pas parler de religion(s) aux enfants âgés de moins de 14 ans. On n'a pas le droit de laver le cerveau des enfants qui n'ont pas encore développé suffisamment leur pensée propre, leur jugement ni leur sens critique.

    L'école primaire et secondaire doit se concentrer sur autre choses que des croyances (farfelues dans la plupart des cas). Par exemple, l’école doit enseigner: la langue, les mathématiques, les sciences, l'histoire, l'éthique (c’est différent de la religion), le savoir-vivre, les habiletés artistiques, manuelles, sportives.

    L'étude de la sociologie des religions et des différents courants philosophiques pourra venir plus tard au niveau collégial ou universitaire, pour ceux qui en ressentent le besoin comme adultes. On pourrait aussi en profiter alors pour aborder d'autres croyances comme l'astrologie, la chiromancie, l'ésotérisme, et autres béquilles utilisées par ceux qui ont peine à assumer leur condition humaine en et par eux-mêmes.
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  • Jacques Patenaude - Abonné
    17 décembre 2009 22 h 53
    et oui un athée M. Girard
    Et qui n'a pas de religion, y compris cllee de la laicité obtus. Autrefois être athée voulait dire vivre dans le placard comme les homosexuels et bien d'autre "pervertit" tel que décrété par les adeptes d'une quelconque vérité décrétée. Ce n'est pas en faisant entrer dans le placard les religions que nous les combatterons adéquatement. Voilà tout simplement ce que je pense. Je ne crois en aucun dieu parce qu'ils veulent décréter ce qu'on doit penser retreindre le débat en prônant ll'ignorance n'est pas très loin de que j'ai toujours dénonce dans les religions.

    Chez-nous les enseigants qui abordent la partie culture religieuse en secondaire 4 commencent par faire la distinction entre la théorie du bing bang qui relève de l'ordre de la connaissance scientifique et les récits religieux qui relèvent de l'ordre du récit mythique.N'est-ce pas la meilleure façon de combattre le créationnisme que de faire faire aux élèves cette distincttion? en quoi est-ce de l'endoctrinement que d'enseigner cette distinction?
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  • Yvon Roy - Abonnée
    18 décembre 2009 10 h 35
    totalité
    Dans sa revue exhaustive sur la totalité, Christian Godin note avec justesse que le tout étant un contenant et la totalité un contenu, seules la nature et la société pourraient à la rigueur s'y appliquer concrètement, étant donné que la religion ne serait que l'intuition d'un Tout sans plus; c'est-à-dire une totalité qui n'explique pas ce Tout en lui-même à moins de pouvoir devenir ce même Tout.

    Même si le Monde, ou la Divinité, ou encore l'Homme, sont bel et bien des totalités qui tentent d'expliquer l'Être par diverses théodicées, les différentes pensées mythiques à la source des religions vont cependant demeurer des ensembles sur un Tout donné plutôt que ce Tout lui-même, et si tant est que la mythologie ne soit toujours qu'une suite indéterminée de propositions plus ou moins bien fondées, ce n'est pas demain la veille qu'elle pourra tout expliquer pour être trop souvent basée sur de l'Imaginaire créatif ou autre plutôt que des réalités plus signifiantes dans un contexte donné à proprement parler.

    Pour être composé d'un espace total dans un temps total, le mythe va plutôt chercher à transcender le réel plutôt qu'à l'expliquer, un peu comme dans les films, et si tant est que la religion ne soit souvent qu'une imagination compensatoire selon Kant, l'Idée même de totalité à laquelle elle prétend ne deviendra jamais qu'un ensemble de croyances susceptibles d'expliquer ce Tout sans ariver à le connaître autrement que par approximations plutôt que par certitudes bien ordonnées, tout comme en pédagogie postmoderne, par exemple.

    Pour se situer en effet en dehors de l'Histoire, la plupart des mythes anciens ou modernes ne seront toujours que de l'empirisme à l'état pur, et pour être ceci plutôt que cela, ou vice versa, tout dépendant du contexte ou des conteurs, l'animisme, par exemple, pourra tout aussi bien prendre une chèvre pour un dieu sans explications plus probantes; et si tant est que la pensée enfantine de Piaget puisse très bien s'y reconnaître malgré tout, il restera toujours à savoir ce qu'est un réalité intrinsèque par rapport à telles ou telles évanescences supposées dont sont constituées la plupart des mythes des 101 petits dalmatiens entre autres.

    Pour n'être le plus souvent que des univers mentaux plutôt que réels, tout comme dans le Songe de Scipion (p.50) de l'Énnéide VI de Virgile, les différentes cosmogonies qui sous-tendent la pensée mythique, loin d'être des touts en elle-mêmes, ne seraient donc que des totalités sans touts, c'est-à-dire des fantasmes sur des réalités plutôt que des projections sur du réel disons cinématographique ou autre; et pour reposer en effet sur des images comme tout imaginaire poétique plutôt que de simples ensembles de mots tout comme en philo, toutes ces sagas fantasmagoriques que le paganisme prêtait volontiers aux dieux ne seraient somme toute que simples fabulations sans plus pour n'expliquer ni les songes, ni la réalité à vrai dire; et toutes choses étant égales ou presque dans ces merveilleux petits mondes ho-ho-ho-listiques qui sont en train de devenir nôtres à nouveau, tout resterait encore à faire pour expliquer un être réel plutôt que supposé. Ce qui est sans doute le propre de la philo bien pensée, tout au contraire des mythes par trop songés de certaines aures petites écoles de pensées.

    Étant donné qu'être, c'est d'abord connaître selon Perménide, le mythe du tout-Un si cher aux mentalités primitives de Paris ou des Indes telles que l'Oeuf cosmique, les trop nombreux Nombrils du monde, ou encore tous des A-O-M plus ou moins signifiants ne sont donc pas si loin de Hegel à y regarder de plus près; pour qui l'Un et le Tout étaient tout un, si on peu dire. Et malgré que le fait d'aller prendre ses parties pour le tout soit tout de même un piège assez courant tant en philo qu'en religion, ces mêmes parties devenues des touts et qu'on appelle des symboles ne seront cependant pas suffisantes pour bien expliquer ce Tout à défaut de mots plus explicites à cet effet.

    Même si un ensemble de mots ne fera probablement jamais de bonne philo, toute religion soi-disant bien éclairée ou pas ne deviendra sans doute jamais non plus qu' une simple structure symbolique capable d'expliquer le réel sous-jacent qu'elle recouvre le plus souvent comme un masque égyptien beaucoup plus qu'elle ne le révèle aux sens à proprement parler; mais il n'en demeure pas moins que l'une et l'autre resteront toujours incapables d'expliquer l'Être en tant que tel à défaut d'unité propre, puisque la simple oralité ne pourra jamais faire foi de tout ni en musique ni en mathématiques; encore moins les on-dit ou tous les ouï-dires de ce si merveilleux petit royaume de l'Opinion....suite...
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  • René Girard - Abonné
    19 décembre 2009 03 h 44
    Non sûrement vous n'êtes pas un athée monsieur Patenaude
    Un athée ne peut accepter que soit enseigné un tel cours (ECR). Même en donnant aux religions une version édulcorée, expurgée de toute morale négative dont pourtant elles sont bien pourvues (ce qui démontre une certaine hypocrisie et une non moins certaine malhonnêteté), l'athée ne se laissera pas prendre à ce jeu et refusera d'accorder son appui à un cours qui fait l'impasse sur la véritable laïcité, qui n'est sûrement pas cette 'laïcité ouverte [aux religions]', comme le dit si bien Marie-Michelle Poisson. C'est ce qui me faisait dire que vos propos, monsieur Patenaude, attestent d'une foi en cette nouvelle religion prônée par le cours ECR. Car dans ce cours on utilise rarement le terme 'laïcité' comparativement au terme 'religion' qui est utilisé fréquemment, et encore plus rarement le terme 'athée'. Alors n'essayez pas de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
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