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Sexe et religion

Retour en arrière: dans mon enfance, à l'école primaire, chaque mois de juin, avant le début des grandes vacances, nous avions droit aux recommandations de la religieuse revêtue du costume noir, plus seyant et moins inquiétant que la burqa ou le niqab, certes, mais qui avait aussi pour dessein de recouvrir entièrement le corps féminin.
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  • Pierre Valois
    Abonné
    samedi 10 octobre 2009 00h49
    Une société civile et ça presse!
    Étonnée? Pas moi.

    Une certaine partie de vos propos, défalquée de l'emprise de vos enseignements religieux presque maternels et post-maternel (ou collégiaux) demeurent encore tous empreints de religiosité.

    Ils le sont, parce qu'ils sont encore teints de bien des enseignements que vous avez reçus. Les miens sont semblables.

    Je demande souvent ce que je serais, mais surtout comment je serais autrement, si j'étais né dans une société affranchie de religion. De toutes les religions. L'apprise ici, la catholique, parce que c'était celle de l'Église mais aussi celle de l'État. Il ne faut pas l'oublier. Deux piliers, appuyés l'un sur l'autre, d'aussi loin que mon histoire nationale me le rappelle. Mais aussi de toutes celles dont on est en train de m'imposer les règles.

    Le problème il est encore là. La Charte candienne, et son préambule fait encore appel à Dieu, puis pose comme principe que la liberté de religion n'est pas qu'une seule affaire privée. Elle est de gouvernance publique.

    Tant que cela va durer, des imans vont se lever et les défendre.

  • Godefroy
    Abonné
    samedi 10 octobre 2009 00h51
    Inquiétude !
    Madame
    ne vous en faite pas, M. Charest a les deux mains sur le volant. Tout va bien. Le petit épicier gère sa boutique avec brio. Regardez sa face de bois dans tous les médias, il est convaincant comme un diable noyé dans l'eau bénite. Ainsi soit-il.

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    samedi 10 octobre 2009 01h18
    Bravissimo
    Et brave Madame Bombardier ! J'espère que plusieurs femmes et hommes répercuteront votre message aux quatre coins du Québec.

  • Christina Berryman
    Abonnée
    samedi 10 octobre 2009 02h47
    Bravo tout simplement et pourtant...
    Tout le monde sait que le premier ministre n'est pas un homme de principes...éthiques et autres. Lui, ce sont les votes qui le motivent et prendre la place d'Harper comme premier ministre d'un pays multiculturel.Beaucoup trop de citoyens québécois ont peur de s'affirmer et de se faire traiter de racistes par divers groupes minoritaires. Par exemple,certains extrémistes revanchards et très minoritaires Juifs l'ont compris depuis longtemps et nous poussent au silence devant certaines manoeuvres génocidaires infligées aux Palestiniens dont certains acculés à la désespérance adoptent aussi des comportements inacceptables face à la population juive générale. Nous faisons preuve, collectivement, d'une tolérance intolérable par lâcheté et manque de leaders éclairés, sans vision.Beurk!

  • Parisien Jaque
    Abonné
    samedi 10 octobre 2009 06h45
    Excellemment raconté et dit...
    Madame,

    Je ne suis pas toujours d'accord avec ce que vous écrivez comme vous ne le seriez pas à mon égard si la situation était inversée. Par contre, cette fois-ci, vous tapez dans le mil et c'est bien en tant que femme que vous vous exprimez. Or, c'est en tant qu'homme que j'abonde dans le même sens que vous. Que les femme aient pu, à un moment donné de notre histoire, être obligées de se couvrir pour ne pas exciter ces mâles enclins au péché de la chair me donne froid dans le dos. Vous voyez, notre société a besoin de femmes émancipées et autonomes, de conjointes complices et non pas soumises. Le tollé soulevé par ce qui semblerait être des accommodements «déraisonnables» ouvrant la porte aux préjugés sexistes basés sur des prétendus préceptes religieux est on ne peut plus justifié. La laïcité, durement gagnée, voire arrachée, mérite bien qu'on la défende bec et ongles. Je le fais au quotidien, autant pour la laïcité que pour le féminisme. Si c'est là le signe d'une fascisation de ma pensée, eh bien soit! J'assume.

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 10 octobre 2009 07h04
    On n'en veut pas d'accomodements. Point final.
    Y a-t-il une autre façon de lire le texte de Mme Bombardier?

  • Daniel Creusot
    Abonné
    samedi 10 octobre 2009 08h08
    Bravo
    BRAVO

  • Hélène Morin
    Abonnée
    samedi 10 octobre 2009 10h12
    Encore féministe!
    Je suis contente de lire une Denise Bombardier féministe.
    Les nombreuses réactions au projet de loi 16 me laissent croire que nous sommes nombreux à porter haut levé le flambeau de l'égalité entre les sexes.

    Le 8 mars prochain, on devrait inviter le plus grand nombre d'hommes et de femmes à marcher pour défendre l'égalité entre les sexes.

    Personnellement, je n'accepterai jamais que la religion soit au-dessus de tout et c'est à cela que ce projet de loi ouvre la porte.

    Je n'ai pas choisi de naître femme et d'avoir à me battre pour être tantôt tolérée tantôt respectée; j'ai dû comme beaucoup d'autres femmes prendre ma place dans la société des années soixante et soixante-dix; ces années quoique porteuses d'espoir et d'émancipation ont exigé beaucoup de détermination, voire de courage de la part des femmes.

    Alors, on viendrait remettre en question mes convictions sincères quant à l'égalité des sexes (il ne me vient même pas l'idée d'avoir à défendre ce principe) pour des excès religieux. Dans une société politiquement correcte comme la nôtre, il devient difficile de faire valoir ses idées parce qu'on pèse ses mots, on mesure les réactions des autres au risque de tout diluer. Et c'est comme ça que je me sens, je retiens ma colère.

    En terminant, on risque de rendre ridicule le concept d'accommodement raisonnable qui, rappelons-le, a été mis de l'avant entre autres pour des personnes handicapées qui ont justement besoin de ces accommodements pour pallier une ou des limitations qu'elles n'ont pas choisi d'avoir.

    Hélène Morin

  • Jacques Lafond
    Abonné
    samedi 10 octobre 2009 10h29
    Exagération
    Vous exagérez, Madame Bombardier. Les pratiques religieuses des ces gens dont vous parlez est certes archaïque à vos yeux, mais elle est tout à fait légitime, et elle n'est surtout pas dangereuse pour la survie de notre mode de vie et de notre façon de penser ici au Québec.

    Je pense que vos propos sont démesurés et sont fondés sur la peur. En effet, Madame Bombardier, vous semblez avoir peur à un retour en arrière de la société Québécoise causé par ces immigrants.

    Ça ne sera pas le cas. Au contraire, je crois que ces gens vont rapidement s'adapter à notre culture et à notre façon de penser. Mais, ils vont le faire à leur rythme, et à leur façon.

    En attendant, vous semblez, et beaucoup de québécois semblent terriblement sur la défensive sur cette question.

    Je ne vois rien de positif là dedans

    JL

  • Normand Carrier
    Abonné
    samedi 10 octobre 2009 11h48
    Quel naiveté monsieur Lafond !
    C'est beau a voir quelqu'un qui croit encore au père Noel mais il faut connaitre le monde des religions et des sectes pour en voir les exces . Les deux groupes les plus revendicateurs au Québec sont les juifs et les musulmants et la grande majorité de ces gens vivent en harmonie avec nos valeurs . Malheureusement une minorité très active et revendicatrice ne lacheront jamais le morceau si on leur ouvre une brèche ....
    PRENONS LES QUELQUES COMMUNAUTÉS JUIVES qui vivent en vase clos a Montréal , ils ne vivent qu'en fonction de leur croyances religieuses et la grande partie de leur enseignement scolaire ne concernent que des concepts religieux . Je passe sous silence les exces des juifs orthodoxes en Israel qui tuent au nom de la religion . Les musulmants ont dans leur rang des fondamentalistes qui sont persuadés que leur religion est la seule qui est salvatrice et que tous les autres sont des impies qui méritent un chatiment !
    LA NAIVETÉ ET LE MANQUE de COURAGE que le gouvernement démontre est une erreur a éviter et tomber dans ce piège nous mènerait a la perte de nos valeurs et de notre identité ....
    Normand Carrier

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 10 octobre 2009 11h54
    Principe d'égalité.....
    "Tout le monde sait que le premier ministre n'est pas un homme de principes...éthiques et autres. Lui, ce sont les votes qui le motivent (..)" (C. Berryman)

    Comme d'habitude, vous pouvez toujours essayer de pourfendre Jean Charest et essayer de le crucifier sur la place publique mais je suis persuadée que Jean Charest a défendu le principe d'égalité des femmes plus que n'importe quel autre parti avant lui. Pour ce qui est des motivations auxquelles vous faites référence, elles sont le propre de tous les partis et du vôtre en premier qui serait prêt à commettre toutes les bassesses, sous le couvert d'une éthique douteuse, pour obtenir des votes.

    Bravo pour Mme Bombardier et pour les commentaires objectifs, dépourvus de toute partisanerie, formulés par Jaque Parisien et par Hélène Morin.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    samedi 10 octobre 2009 12h27
    Un projet de loi controversé pour détourner notre attention ?
    J'écoutais cette semaine à Télé-Québec (émission LA PÉRIODE DE QUESTIONS ET DE RÉPONSES ORALES À L'ASSEMBLÉE NATIONALE) la ministre Yolande James qui rappelait l'importance pour son parti du principe de l'égalité entre les hommes et les femmes, même si son projet de loi 16 le contredit : c'était pathétique ! Quant à la ministre de la condition féminine, Christine Saint-Pierre, pas un mot de sa part sur ce sujet !

    En passant, où est l'urgence de présenter et de faire adopter cette même loi 16 qui ne cesse de susciter de vives critiques ? On dirait que le gouvernement Charest cherche à détourner notre attention des importantes augmentations de tarifs de toutes sortes, qu'il nous imposera bientôt, compte tenu de la précarité des finances de l'État québécois !

  • Gilles Néron
    Abonné
    samedi 10 octobre 2009 14h13
    Sensualité et sans bon sens
    Absolument d'accord avec vous et sur la faussse modestie de ceux qui habillent leurs femmes et sur l'aveuglement des gouvernements qui trouvent leur pouvoir dans l'exploitation des vices des hommes et des femmes.
    La littérature arabe nous démontre que le rafffinement sensuel vient de l'objet( femme) patiellement caché sur lequel l'imagination peut vagabonder et inventer.
    Quand à nos pauvres gouvernants ils ne sont pas plus que des comptables de votes sans aucune idée du bien commun comme on disait autrefois ou du bien de la cité comme les Grecs l'appelait. Il faudrait à nos ministres des lectures expliquées de Platon pour qu'ils appréhendent les universaux.

    Il est triste de constater que plus nous avançons en science et en technique, plus nous regressons en morale et en conduite humaine.

    On approuvait autrefois le dicton, "À Rome conduis-toi en Romain". Aujourdui, on dit "À Rome on ne sait plus qui est Romain".

    Gilles Néron ( nom approprié, n'est-ce pas?)
    Québec

  • Robert Beauchamp
    Abonné
    samedi 10 octobre 2009 15h09
    Les intentions réelles
    Si l'on n'enseigne plus l'histoire traditionnelle dans nos écoles, si le cours de religion dans les écoles a été remplacé par un cours sur toutes les religions et la citoyenneté, n'est-ce pas pour faire place à cette nouvelle religion c.a.d. le multiculturalisme à la canadienne si cher à capitaine Canada? Si au moins les assises de la nouvelle loi reposait sur les valeurs communes aux Québécois mais non! On cherche à nous rentrer dans la gorge un multiculturalisme en confrontation avec nos valeurs prioritaires. Jean Charest s'est volontairement entouré de personnes qui travaillent au même dessein, telles la ministre de la justice qui fut plusieurs années, directrice générale d'Alliance-Québec, et bien d'autres.....

  • Stéphane Martineau
    Abonné
    samedi 10 octobre 2009 17h50
    Beau texte
    Bravo Mme Bombardier, un beau texte, des idées justes....
    il faut réagir, refuser et dénoncer la lâcheté de ce gouvernement qui peut tout vendre pour des appuis politiques même les droits des femmes...

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 10 octobre 2009 18h15
    Tois citations du rapport Bouchard-Taylor. Reconnaissons que ces deux universitaires ne sont pas des deux de pique.
    1- "Pour l'instant, nous nous contenterons de signaler qu'en exprimant son mécontentement sur les accommodements, le public s'est souvent trompé de cible. En effet,les immigrants et les membres des minorités ethniques n'ont rien eu à voir dans plusieurs affaires et ils ont été injustement blâmés dans plusieurs autres." Rapport abrégé. p.22

    2- "...les données du recensement de 2006 montrent que la proportion de femmes immigrantes ayant un diplôme universitaire est de 24.4% alors qu'il est de 16.5% pour l'ensemble de la population québécoise." Rapport abrégé. p.86

    3-"Un certain nombre de Québécois entretiennent à propos de l'ensemble des minorités ethniques une image négative qu'ils imputent ensuite à chacun de leurs membres. Les moindres incidents sont exploités pour nourrir et perpétuer les représentations négatives que la machine médiatique reprend souvent à son compte, les accréditant en quelque sorte." Rapport abrégé. p. 88

  • emeri
    Abonné
    samedi 10 octobre 2009 20h10
    Les anglos pour preuve monsieur Lafond
    Non mon cher Lafond, pour un je vous dit tout de suite que
    non elle ne s'adapteront pas. Pas plus que les anglos qui sont ici depuis plus de deux cent cinquante ans ne se sont pliés à nos moeurs et encore moins à la langue française.
    La dégradation de notre belle langue dans la seule ville de Montréal en fait foi.
    Elles ne changeront pas leur mode de vie et la façon de se
    vêtir parce que tout simplement elles ont peur et elles ont raisons d'avoir parce qu'elles font partie intégrante du
    pire des systèmes patriarcales qui existes sur cette
    planète.
    La seule et unique façon d'en venir à bout c'est en légiférant et en donnant à cette loi des dents qui sauront faire réfléchir ces fous de dieu.
    Réjean Grenier

  • André Loiselet
    Abonné
    samedi 10 octobre 2009 20h38
    Belle chronique
    Pour une rare fois, je suis entièrement d'accord avec la réflexion de Mme Bombardier qui est plus limpide qu'un ruisseau printanier.
    Que vive au plus sacrant une véritable société civile et le laïcat!

  • Jacques Lafond
    Abonné
    dimanche 11 octobre 2009 00h51
    Vous parlez de langue, Monsieur Réjean Grenier ?
    Un des plus gros problème de la langue française au Québec et en particulier à Montréal est l'attitude du québécois francophone de souche lui même. Le québécois traite sa langue comme une langue sans beaucoup d'importance et une langue secondaire.

    En général, le québécois francophone, à moins qu'il soit dans un contexte 100% pur laine, va avoir le réflexe de parler anglais, et même le réflexe de ''shifter'' lui même à l'anglais s'il s'aperçoit que son interlocuteur n'est pas francophone de souche.

    À l'autre bout du spectre, il y a le québécois francophone de souche fanatique qui va parler français en insistant, sans aucun discernement, et même avec agressivité si son interlocuteur ne parle pas français.

    Tout ça pour dire, que la langue française au Québec, et en particulier à Montréal, n'est, à toute fine pratique jamais parlée d'une façon naturelle, spontanée. La langue française n'est pas là. Elle est soit minimisé ou ''dramatisé'', mais elle n'est pas parlé spontanément, naturellement par le pur laine dans un contexte hors pur laine.

    Ceci envoi un message très confus aux immigrés face à notre langue.

    Il y a un immense travail de sensibilisation à faire chez les québécois francophone de souche. Et, ça urge.

    JL

  • Georges Paquet
    Abonné
    dimanche 11 octobre 2009 08h21
    Mme Bombardier ne tolère aucun accommodement.
    Mme Bombardier écrit: "La vue des femmes voilées, le visage sans maquillage, les bras et les jambes recouverts de tissu, est une expérience difficile pour beaucoup de femmes du Québec."

    Mme Bombardier, je transpose vos propos dans un autre contexte.

    Mme Bombardier, en quoi la vue d'une jeune fille enjouée, portant foulard, jouant au foot avec des amis est-elle une expérience difficile pour les jeunes filles du Québec?

    Vous voulez donc bannir le foulard des rues, des parcs et des écoles du Québec.

    Relisez S.V.P. les quelques citations du rapport Bouchard Taylor, un peu plus bas. J'y ajoute celle-ci.

    "...tout en reconnaissant la nécessité de combattre les diverses formes de soumission et d'oppression, ne risque-t-on pas de léser des citoyennes qui portent le foulard de leur plein gré en proposant une mesure radicale qui interdirait purement et simplement le port du foulard? Pourquoi ne pourrait-on pas afficher ses convictions profondes si elles n'empiètent pas sur les droits d'autrui?"

  • Jacques Lafond
    Abonné
    dimanche 11 octobre 2009 11h08
    Religion
    Je ne comprend que les québécois (surtout les femmes) soient si sévère avec l'église catholique. Je suis d'opinion que l'église catholique a tenue la nation bien vivante durant toutes ces années de misère et de noirceur; toutes ces années d'oppression du francophone par l'anglophone.

    N'est-ce pas l'église catholique qui a bâti toutes les écoles et tous le hôpitaux, bien francophones ? N'est ce pas l'église catholique qui a bâti toutes ces églises qui sont aujourd'hui une grande partie de notre patrimoine.

    N'est pas l'église catholique qui a dictée les familles nombreuses; familles nombreuses qui ont crées la nation pur laine. Certes, l'église n'est pas parfaite. Loin de là, mais je suis d'opinion que si l'église n'avait pas été là depuis 250 ans, il n'y aurait pas de nation québécoise aujourd'hui. Ce n'est pas rien...

  • Isabelle Gélinas
    Abonné
    dimanche 11 octobre 2009 16h14
    Merci
    Merci, Madame Bombardier, pour ce retour aux sources. Une amie musulmane cherchait à comprendre, l'autre jour, pourquoi nous sommes si allergiques aux signes religieux, ici. Je vais lui envoyer votre chronique d'aujourd'hui.

  • Georges Paquet
    Abonné
    dimanche 11 octobre 2009 18h30
    Une autre citation du rapport Bouchard -Taylor
    "...la politique des pratiques d'harmonisation tient compte à la fois des aménagements souhaitables ou nécessaires et du respect des droits d'autrui ainsi que de la bonne marche des institutions." "Jouerons-nous la carte de la confiance mutuelle ou glisserons-nous vers la défiance qui accentuera les effets que nous cherchons à éviter?" Rapport abrégé, p.97

  • Georges Paquet
    Abonné
    dimanche 11 octobre 2009 18h36
    Si Mme Bombardier, qui se classe elle-même parmis les intellectuels, ne tolère aucun naccommodement, que pourrons-nous demander aux gens ordinaires?
    Mme Bombardier caint que le moindre accommodement divise le Québec. Elle utilise le symbole de la burqua pour soutenir sa thèse alors qu'elle sait bien que la grande majorité des citoyens n'acceptent pas non plus la burqua. Mais un foulard inoffensif, c'est autre chose.

  • Pixelle
    Abonnée
    dimanche 11 octobre 2009 20h24
    Enfin!
    Vous avez explicité ma pensée. Pensée « voilée », si je peux m'exprimer ainsi, par ces discours sur la tolérance, le multiculturalisme, l'ouverture aux autres, etc. J'étais perplexe. Je me sentais isolée. « Minoritaire » en quelque sorte. Grâce à votre courageuse intervention, je ne le suis plus.

  • André Dumont
    Abonné
    dimanche 11 octobre 2009 22h53
    Il n'y a pas si longtemps
    IL N'Y A PAS SI LONGTEMPS

    En lisant votre texte Madame Bonbardier, un questionnement de mon adolescence m'est revenu à l'esprit. Sans en parler, je constatais que l'enseignent religieux était plein de contradictions, cela me rendait perplexe. Ce n'est pas d'aujourd'hui que j'aime les femmes, que je les trouve belles et qu'il est agréable, non seulement de les regarder mais aussi d'être en leur compagnie. Je me sentais souvent coupable et d'avoir vraiment l'esprit mal tourné.

    Ainsi on nous disait que la femme était la plus grande cause de péché pour un homme, après nous avoir dit que Dieu les avait créées à son image et à sa ressemblance. On nous aussi disait que notre finalité c'était le ciel. Dieu, infiniment bon, avait donc créé la femme pour que nous nous damnions. Aller comprendre quelque chose à votre adolescence.

    En entendant ces d'énormités concernant l'enseignement religieux, sur les femmes, je me disais ceux, qui enseignaient cela, devaient bien penser qu'ils avaient été enfantés par des personnes indignes. Il me semble, à leur place, j'aurais eu honte que ma mère soit une femme. Elle était donc pour eux une machine à faire des enfants. Pour ma part, même si ma mère a eu 16 enfants, je la voyais comme une personne d'une grande valeur, ne trouvant pas de qualificatif assez fort. C'était la contradiction la plus importante et révoltante.

    Enfin concernant cette égalité entre l'homme et la femme, il est important aujourd'hui de voir le chemin parcouru et ne plus revenir à l'arrière. Il ne faut donc pas laisser passer cette loi sur les accommodements, puisque conséquemment ce sera une religion quelconque qui dictera les rapports entre les sexes.

    André, octobre 2009

  • Gilles Néron
    Abonné
    lundi 12 octobre 2009 08h47
    Encore du Georges
    Mon cher Georges,
    Je ne suis pas sûr que vous ayez compris le sens de l'article de Mme Bombardier. Il ne s'agit pas d'un manque de compassion, ni d'un acroc a la charité, mais d'indentité de la majorité et d'ordre social. Chaque fois qu'on me parle de replis sur soi-même et d'intolérance du peuple québécois j'y vois une insulte à notre fierté et à notre détermination de survivre comme nation. Trop des nôtres ont honte de leur origine et se plient trop facilement aux jugements de ceux qui veulent les voir disparaître.
    Tous vos commentaires, et il y a beaucoup, me reportent à l'époque de Trudeau, ce métis culturel qui aurait voulu porter le nom de sa mère.

    Gilles Néron
    Québec

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 12 octobre 2009 22h39
    M. Gilles Néron. Vous ne comprenez pas ce qu'implique accueillir des étrangers.
    M. Néron ne comprend pas que le Québec est absolument obligé d'accueillir des milliers d'étrangers, chaque année, chaque mois, chaque jours. La moindre politesse serait de 'essayer de les saluer et de les comprendre. Si, comme Mme Bombardier vous déclarez qu'il n'y aura aucun accommodement, vous lancez un bien drôle de message. Vous ne comprenez pas ce que c'est que de vivre en société.

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