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Les musulmans du Canada sont divisés

Au moment où les accommodements raisonnables reviennent au coeur de l'actualité avec les discussions entourant le projet de loi 16, voilà qu'au sein même de la communauté musulmane, le port de la burka et du niqab est sujet à débats.

Jugeant ces vêtements comme un symbole de l'islam extrémiste, le Congrès musulman canadien a demandé mercredi au gouvernement canadien de bannir leur port en public. L'organisation soutient que le fait de couvrir les visages des femmes est une pratique « médiévale et misogyne » et peut mener à des situations dangereuses, citant notamment des vols de banque commis au Canada et ailleurs dans le monde.

Le Conseil canadien des femmes musulmanes (CCFM) s'est dit en désaccord avec cette position. Le CCFM estime que les femmes devraient conserver leur libre-choix. « Ce n'est pas à moi, en tant que femme, de dire à une autre femme ce qu'elle peut ou ne peut pas porter, indique Alia Hogben, directrice de l'organisation. Ce n'est certainement pas au gouvernement de le faire non plus. »

Mme Hogben s'interroge par contre sur les raisons qui poussent les femmes au Canada à porter le niqab ou la burka, en particulier les jeunes musulmanes nées ici. « S'agit-il d'un problème religieux? Non. Ce n'est pas obligatoire, d'un point de vue religieux, de les porter. Est-ce une question d'identité? Je ne sais pas. »

Des questions concernant l'obligation religieuse de porter ces vêtements ont aussi été soulevées en Égypte par le cheikh Mohammed Sayyed Tantaoui, imam de la mosquée al-Azhar. Alors qu'il faisait une visite dans une université, il a demandé à une étudiante d'enlever son niqab en lui expliquant que le fait de porter ces vêtements « n'est qu'une tradition [et qu']il n'a pas de lien avec la religion ni de près ni de loin ». Ces propos avaient soulevé l'indignation d'islamistes, mais depuis, il a été décrété que les enseignantes et les élèves ne pourraient plus porter le voile intégral dans les classes et la résidence de l'Université d'al-Azhar.
 
 
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  • Roland Berger - Abonné
    9 octobre 2009 09 h 48
    Elle a raison
    « Ce n'est pas à moi, en tant que femme, de dire à une autre femme ce qu'elle peut ou ne peut pas porter, indique Alia Hogben, directrice de l'organisation [le Conseil canadien des femmes musulmanes]. Ce n'est certainement pas au gouvernement de le faire non plus ». Allah qu'elle a raison ! Ce privilège appartient aux hommes musulmans, qui jouent du canal quand « leurs » femmes résistent à leur décision.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario
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