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Port du voile - La FFQ a raison

Elle véhicule bien mal son message, mais la Fédération des femmes du Québec n'articule que le gros bon sens lorsqu'elle affirme qu'il ne faut pas interdire le port des signes religieux dans les services publics québécois. Notre tolérance actuelle a bien meilleur goût que la dramatisation.
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  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 14 mai 2009 06h23
    Bravo et merci.
    Ilo y a longtemps que la Cour Suprême et tous les citoyennes et citoyens qui ont réfléchi calmement à la question ont conclu qu'au Canada, quand il s'agît de la liberté d'expression, il est intedit d'interdir.

  • Sylvio Le Blanc
    Abonné
    jeudi 14 mai 2009 06h58
    À côté de la plaque
    «Le Devoir» est à côté de la plaque. C'est le Parti libéral qui sera content. Je conseille à Mme Chouinard de relire les lettres des trois femmes parues ce jour dans la section «LETTRES».

  • epagneula@hotmail.com
    Abonnée
    jeudi 14 mai 2009 07h04
    Maintenant au nom de l'intégration et après, ce sera quoi?
    Je ne partage pas votre opinion. Je suis pour une société civile laïque, ce qui signifie pas de voile, de turban, de croix, de crucifix, de tresses, de petits chapeaux etc. Si maintenant on l'autorise sous le prétexte d'intégrer les femmes musulmanes au marché du travail, demain on invoquera quoi?C'est et ça demeurera pour moi un symbole de soumission imposé par une religion conduite par des hommes qui ne peuvent s'empêcher de voir dans les femmes un objet de péché potentiel. C'est leur regard qu'on devrait voiler!

  • Yvon Bureau
    Abonné
    jeudi 14 mai 2009 07h26
    En désaccord/Madame Houda-Pépin svp
    Pas du tout d'accord avec votre position.
    En tant que personne et en tant que travaileur social. Nous pouvons tellement aider les personnes de d'autres pays à s'intégrer au Québec, autrement.

    Pouvons-nous demander la position de madame Houda-Pépin, députée québécoise, svp ?

  • Gilles Delisle
    Abonné
    jeudi 14 mai 2009 07h56
    Ou étiez-vous madame dans les années 50?
    Avez-vous connu cette période madame, dans le Québec des années 50? Les "bonnes soeurs" et les "bons frères" occupaient nos hôpitaux, nos écoles et toute la vie civile en était teintée. Sans vouloir dénigrer ces religieux qui ont eu une grande importance au Québec, l'arrivée des années 60 et de l'équipe libérale de Lesage (rien à voir avec les incapables libéraux actuels) a permis au Québec de s'émanciper et les groupes de religieux et l'Eglise ont progressivement pris leur place. Aujourd'hui, le Québec est en train de revivre cette période d'obscurantisme religieux avec l'arrivée de ces religieux d'ailleurs, qui, en l'abscence d'affirmation de soi du peuple québécois, sont en train de nous ramener dans les années de grande noirceur. Il faut encore une fois, que ce soit une étrangère venue d'ailleurs, qui vienne nous avertir du danger qui nous guette. Merci, à cette dame Benhabib, qui connaît, sans doute mieux que nous, la problématique de la montée de l'intégrisme et du port du voile dans nos sociétés occidentales.

  • Francine Lavoie
    Abonnée
    jeudi 14 mai 2009 08h01
    Non, vraiment !
    Je suis en parfait désaccord avec le laxisme de la FFQ et en colère devant son incompréhensible abandon des valeurs premières du mouvement des femmes.
    Car le voile recouvrant la femme musulmane n'est pas un symbole religieux comme un autre, anodin ou inoffensif. Il s'agit d'une inacceptable marque de mysoginie et, par le fait même, une profonde atteinte à la dignité humaine. Car tout être humain, d'un sexe ou l'autre, doit pouvoir se promener la tête haute et la tête nue devant ses semblables. Le message du voile musulman est celui-ci : la femme est un être impur, son corps, sa chevelure sont impurs et doivent être cachés sous un fatras de tissu pour ne pas inciter au péché ceux qui la regardent.

    C'est cet aspect fondamental que vous semblez avoir oublié.

    La prochaine étape sera-t-elle d'appuyer ici l'instauration du tribunal de la Charia ?

    Francine Lavoie
    Québec

  • François Thérien
    Abonné
    jeudi 14 mai 2009 08h11
    Déception
    Quelle tristesse de lire ce titre et ce texte de la part d'une éditorialiste d'ordinaire si brillante. Le faible nombre de femmes voilées aspirant à devenir fonctionnaires n'a rien à voir. Les signes ostentatoires religieux n,ont pas leur place dans les services d'un état laic, un point c'est tout. Pas plus qu'on accepterait que les serviteurs de l'État affichent leurs couleurs politiques. Et ça n'a rien à voir avec la liberté de conscience: chacun est libre d'avoir la "conscience" qu'il ou elle voudra et de cultiver des idées et croyances à loisir, même les plus farfelues.
    Le débat se cristallise aujourd'huiautour du voile (et autres pièces de la mode vestimentaire islamiste) parce que, en effet, il y a là instrument de soumission particulièrement choquant. Qui ne peut être réévolté, par exemple, les jours de canicule de voir un mari court vêtu marcher allègrement, sourire aux lèvres, suivi de sa femme couverte de pied en cap. Un libre choix ??? De toute façon, pour toutes les horreurs qu'on observe dans le monde,le consentement de la victime n'est jamais une justification.

    François Thérien
    Montréal

  • Jocelyne Boileau
    Abonné
    jeudi 14 mai 2009 08h44
    Qui a le devoir de s'intégrer ici ?
    Il me semble pourtant évident que c'est l'immigrant qui à le devoir de se conformer aux coutumes du peuple qui l'accueille. Faire autrement témoigne de son non respect envers ce peuple. De toute manière, n'avons-nous pas assez évolué pour finalement comprendre que les religions sont de tous les temps la source de conflits souvent mortels et qu'une laïcisation complète demeure la seule voix à suivre.
    André Boileau, Longueuil

  • Laurent Labrecque
    Abonné
    jeudi 14 mai 2009 09h28
    L'épilogue Bouchard-Taylor?
    Madame Chouinard,

    Je ne reprendrai pas les arguments de ceux et celles qui ont réagi négativement à votre prise de position, arguments avec lesquels je suis en parfait accord. Je m'arrêterai plutôt à ce que vous dites sur la commision Bouchard-Taylor.

    Pour moi comme pour beaucoup de Québécois, le rapport de la commission est irrecevable, tant en ce qui concerne cet aspect du port de symboles religieux dans la fonction publique et le secteur para-public, avec sa notion de laïcité ouverte - ouverte de combien? -, qu'en ce qui regarde son esprit général qui, essentiellement, blâme les "Québécois d'origine canadienne-française" de ne pas se montrer assez accomodants face aux communautés culturelles, leur fait porter seuls la responsabilité des difficultés d'intégration et les enjoint en fait à s'ouvrir au multiculturalisme à la Trudeau. La commission Bouchard-Taylor n'a rien réglé du tout, vous le voyez bien, elle n'a fait qu'ajouter sa voix à ceux qui veulent que nous renoncions docilement à nous-mêmes.

    Laurent Labrecque

  • Nicole-Patricia Roy
    Abonnée
    jeudi 14 mai 2009 10h08
    Tolérance ou mollesse?
    Le débat qui reprend sur les signes religieux démontre qu'il faut que l'État prenne position sur cette épineuse question. Il est temps que le Québec définisse par une loi ou précise dans la Charte des droits et libertés la laicité de ses institutions.

    Si l'État québécois n'a pas le courage d'agir, le débat continuera et divisera les Québécois. Je suis du côté d'une laicité très ferme et non pas ouverte sur le port de signes religieux dans le secteur public. Le prétexte d'intégration souvent évoqué de laisser les immigrantes porter le voile a, au contraire, des conséquences négatives qui nuisent à leur intégration sur le marché du travail. La véritable intégration est d'adopter les normes sociales du pays d'accueil dans la sphère publique et de conserver ses coutumes et ses valeurs religieuses dans la sphère privée.

    La société québécoise n'a surtout pas besoin d'un autre champ de division, la question nationale divise profondément les Québécois depuis nombre d'années. Il ne faudrait pas reproduire cette fracture sociale alors que le Gouvernement a suffisamment de réflexion pour prendre position sur cette question devenue un enjeu majeur de la société québécoise d'aujourd'hui.

  • Steve Fortin
    Abonné
    jeudi 14 mai 2009 11h32
    Avoir le courage de défendre notre héritage, notre patrimoine!
    Avoir le courage de défendre notre héritage, notre patrimoine, cela inclut notre patrimoine et notre histoire religieux. Devant la dictature du multiculturalisme canadian, nous devons nous opposer vivement et tant pis pour les vierges offensées! certains portent une croix dans le cou... Oh mon Dieu! AllOOOOOOOOOOOO! nous sommes au Québec et oui il y a un passé religieux chrétien et oui il se peut que nous choisissions de garder le crucifix à l'assemblée nationale... NATIONALE! de notre NATION QUÉBÉCOISE!!! pas de cette maudite bouillabaise multiculturelle à partir de laquelle on dénationalise nos cours d'histoire, et tous les fondements de notre nation sur l'autel du féréalisme trudeauien qui n'a d'autre but que notre assimilation, notre disparition...

    Nos mères ont mené le combat de l'émancipation des femmes et dans bien des cas ont vécu les stigmates de leurs actions. Ce n'est certes pas pour se faire dire aujourd'hui qu'il est de meilleur alloi de permettre les reculs des pratiques religieuses rétrogrades de tous le monde au nom du multiculturalisme.

    On a un petit parti pris pour notre patrimoine religieux catho. C'est bien normal... Ceux qui en sont indigné n'ont qu'à quitter vers Toronto.

  • Danjici41
    Abonné
    jeudi 14 mai 2009 13h09
    Le voile,un outil de propagande...
    L'islam est une religion impérialiste i.e. qui veut conquérir le mondeé Le voile est une uniforme de propagande et de combat comme les chemisea kaki de la jeunesse hiltérienne. Ne soyos pas naifs et interdisons le port du voile dans le secteur public.

  • . Totalmédia Inc
    Abonné
    jeudi 14 mai 2009 13h19
    Supposons que vous soyez cette femme à la tête voilée...
    Décidément, le trauma de l'Église catholique n'a pas fini de se faire sentir. La réaction viscérale que soulève le voile chez bon nombre de Québécois provient de cet héritage.

    Supposons que vous soyez cette femme et que vous portiez le voile parce que vous pensez en votre âme et conscience que c'est un élément fondamental de votre religion. Vous ne comprendriez pas le ton employé pour en parler et les condamnations sans nuance qu'il entraîne.

    La question du voile et du port des symboles religieux de toute nature met en présence des conceptions du monde qui ne sont pas du même niveau. Une repose sur l'autorité externe (la Bible, le Coran, etc.), l'autre sur la primauté du jugement individuel. Ce sont deux stades différents de développement de la conscience humaine. Et personne ne peut forcer personne à changer de niveau: on fait le changement par soi-même, de l'intérieur, ou on ne le fait pas. Généralement, les gens qui valorisent la primauté du jugement individuel sont beaucoup plus tolérants que ceux qui s'appuient sur l'autorité extérieure...

    Ce qui me dérange dans les commentaires sévères qu'on fait à l'endroit du voile, c'est qu'ils sont souvent assénés comme une vérité absolue, au même titre que celle que l'on a remplacée. Les considérations sur le voile comme symbole de soumission de la femme et sur la place de la femme dans les sociétés musulmanes traditionnelles me semblent généralement refléter la réalité mais les réactions qu'elles provoquent chez nous n'ont plus rien à voir avec la situation.

    J'ai connu des Québécoises pure laine qui se sont converties à l'Islam et qui portent le voile. Vous pouvez bien les juger à votre convenance, mais elles ont fait ce choix librement et si vous respectez la liberté plus que tout, vous devez respecter ce choix qui ne brime personne même s'il vous renvoie une image que vous n'aimez pas. Ça, c'est notre problème, pas celui de celle qui porte le voile.

    Avons-nous si peu confiance dans les vertus de notre mode de vie qu'il faudrait l'imposer à ceux qui ne le partagent pas? Ce n'est pas mon idée de la civilisation. En d'autres temps, c'est la même attitude qui a prévalu lorsqu'on a dit: "Tuez-les tous! Dieu reconnaîtra les siens!"

    L'égalité en droit de tous les citoyens : oui. Et il faut la défendre vigoureusement. L'interdiction des symboles religieux chez les fonctionnaires est du même ordre que l'imposition des symboles religieux: c'est la marque d'une société rigide, peu sûre d'elle-même, se sentant menacée par la différence.

    Nous, Québécois "pure laine de souche", venons d'une société qui fut homogène, qui rejetait tout ce qui était étranger et qui condamnait durement ceux qui déviaient de la norme ou qui prenaient la parole librement. Nous ne sommes pas encore tout à fait débarrassés de ce singulier héritage.

    Encore un effort, Québécois, pour nous libérer du passé!

    Christian Lamontagne

  • Jacques Tremblay
    Abonné
    jeudi 14 mai 2009 13h51
    Au diable la tuque et le goupillon
    Dans les années '50, quand j'étais petit, nous allions à la messe. je veux dire que ma mère allait à la messe avec les enfants; mon père, lui, nous attendait en lisant son journal dans la voiture. Le femmes devaient se présenter à l'église «décemment vêtues». Ça signifiait que les robes pas de manches étaient interdites et qu'elles devaient couvrir les genoux, que le port du fichu ou du chapeau était obligatoire, qu'il était séant de porter des gants, enfin un paquet de niaiseries semblables, comme si la «vertu» des femmes se mesurait à leur vêtements. Je me rappelle des sermons du curé qui portaient si souvent sur la décence, les chapeaux, le pantalon, le short, etc. Les hommes sortaient alors sur le perron et allaient jaser en grillant une cigarette.

    Ma mère était une femme de caractère. Elle fut, dans cette paroisse de campagne dont je tairai le nom, la première à envoyer promener le chapeau et la voilette; elle osa aussi se présenter à l'église en robe à manches courtes. De quoi alimenter les sermons outragés de monsieur le curé. Et quand elle en eut assez de se faire pointer du doigt (et sans doute aussi de se faire réprimander pour «empêcher la famille»), elle changea d'église pour faire ses dévotions du dimanche jusqu'au jour où elle cessa tout simplement de s'y rendre, en même temps que nous, les enfants, nous nous alignions sur les positions plutôt anticléricales de notre père.

    Les années passèrent et les femmes désertèrent les églises. Comme l'a déjà souligné Jacques Godbout, ce fut la question du contrôle des naissances qui acheva de ruiner la crédibilité de nos bons évêques et curés. Et ce furent alors les années '60 et les avancées des femmes dans tous les domaines. Leur libération alla de pair avec leur émancipation religieuse.Voilà.

    Alors, madame Chouinard, on ne va pas retourner en arrière sous prétexte de tolérance. «Au diable la tuque et le goupillon...», ça vous dit quelque chose? Si quelqu'un veut se vêtir d'un costume d'une autre époque, libre à lui, mais pas dans la fonction publique. Là, pas de place pour les calottes, les barrettes, les hijabs, les schtreimels, les couettes, les kirpans, les turbans, les crucifix, etc. Les fonctionnaires, les enseignants, les employés d'hôpitaux (pour ne parler que de ceux-là) sont des représentants de l'État du Québec et des valeurs défendues par l'État du Québec parmi lesquelles se trouve, faut-il le répéter?, l'égalité des hommes et des femmes.

    Jacques Tremblay

  • Jacques Lalonde
    Abonné
    jeudi 14 mai 2009 15h42
    De quoi s'agit-il : d'un harcèlement partisan de la part du PQ ?
    Au cours des débats à l'Assemblée législative, la ministre Saint-Pierre a répété à trois reprises que le gouvernement et toute l'Assemblée législative avaient fait leur travail en adoptant à l'unanimité une loi qui prônait entre autres choses la laïcité de l'État et l'égalité des hommes et des femmes. Pourquoi l'opposition s'acharne-t-elle à exiger du gouvernement qu'il tranche la question entre les positions divergentes de la FFQ et du statut de la femme et prenne position pour l'un ou pour l'autre entre deux groupes représentatifs des intérêts des femmes ? Dans un premier temps, il faudrait peut-être demander à l'opposition de trancher elle-même ce noeud gordien et de se compromettre.

    Faut-il poursuivre ce débat encore longtemps après les échanges nombreux, multiples et variés de la Commission Bouchard-Taylor et de toutes les personnes qui y ont participé par leurs commentaires et faudrait-il retourner devant la Cour suprême avec des amendements aux lois actuelles ?

    Qu'il y ait des gestes inacceptables et répréhensibles commis ici par des extrémistes issus de pays aux prises avec les menaces du fondamentalisme religieux, on ne saurait le nier mais les coupables de ces actes isolés seront jugés par nos lois. D'où la question : faut-il s'enliser encore longtemps dans le débat des accommodements raisonnables, modifier les lois récemment adoptées à l'unanimité ? Ne faudrait-il pas s'occuper d'autre chose, comme, à titre d'exemple, les nombreux problèmes sociaux engendrés par la crise économique et le chômage ?


    Jacques Lalonde
    Gatineau
    jlalonde@ca.inter.net

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    jeudi 14 mai 2009 16h21
    je trouve bien irréfléchis vos mots : intolérance et dramatisation. On croirait presque entendre Sarkozy...
    Bonjour Mme Chouinard,

    .......... " Elle véhicule bien mal son message, mais la ération des femmes du Québec n'articule que le gros bon sens lorsqu'elle affirme qu'il ne faut pas interdire le port des signes religieux dans les services publics québécois. Notre tolérance actuelle a bien meilleur goût que la dramatisation. " dites-vous.

    Moi, je ne trouve au contraire que la FFQ véhicule très bien son message. C'est très clair!

    Par contre, je trouve bien irréfléchis vos mots -- intolérance et dramatisation -- surtout après le presque succès de l'introduction de la charia en Ontario qui a été contrée par le Québec, grâce surtout à Mme Houda-Pépin.

    Aura-t-elle le même courage encore, face à son propre parti, la FFQ et vous-même Mme Chouinard?

    Le Cheval de Troie est toujours...en marche! Et vous savez très bien que la charte canadienne, sur laquelle nous n'avons aucune prise -- je rappelle ici la déconstruction de la loi 101 -- en est l'instrument privilégié!

    Les trois questions à se poser sont :

    1- Quelle est la part du politique : le Conseil Islamique canadien(CIC) ; de Québec solidaire(QS), ainsi que du poids de l'ex-présidente(Françoise), dans cette prise de position?

    2- Ont-ils l'appui majoritaire des québécoises (sondage sérieux à l'appui) pour prendre une position si lourde de conséquence et qui est rejetée par le CSF ; avec raison d'ailleurs, si vous avez écouté les explications de la présidente, hier!

    3- Et surtout, surtout, quelle est la part que prend la charte canadienne dans cette décision?

    Tout est là je pense. Comme d'ailleurs dans le cas du projet de loi 195 où tous les journalistes unanimement (excepté Vastel et Foglia) l'avait descendu en flamme sous prétexte "encore une fois" que "la charte canadienne" ne le permettait pas.

    Ont est pas tannés de mourir..., au nom de la sainte charte canadienne!

    ***

    ....... " Quel casse-tête insoluble que de seulement élaborer cette loi! Sans compter le test des tribunaux: une interdiction globale, soumise à l'ensemble des employés de l'État, résisterait-elle à la poursuite d'un seul individu quant au respect de sa liberté de conscience et de religion?» M.A. Chouinard.

    Le vrai courage Mme Chouinard serait de nous dire vraiment le fond de votre pensée, sans vous servir de la charte canadienne comme filtre(écran) à votre prise de position!
    Sinon, votre éditorial ne fait aucunement avancer le débat.

    Aurez-vous le courage (je sais, c'est difficile) de prendre une position claire en excluant la charte canadienne dans l'équation? Autrement dit, comme si le Québec était une société autonome et libre de ses choix!

    ***
    On pourrait même dire que c'est un combat entre le multiculturalisme de Trudeau(encore, on y revient toujours!), qui débouche sur la charte des droits et la cour suprême du Canada " VS " la charte Québécoise de notre petite Nation, qui a fondé ce Pays!

    Tout le monde, comprend très bien que le PLQ (quoiqu'en pense personnellement Christine St-Pierre et Mme Houda-Pépin) ne peut "se mouiller" dans un dossier où cette clientèle allophone est leur pain et leur beurre ; ce qui lui permet, et lui permettra presque pour toujours, de demeurer au pouvoir!

    Je ne serais pas surpris que le PLQ, après avoir traité deux des plus grands hommes d'États Québécois de "xénophobes" (dans le plus grand silence ou presque de notre indépendant "Devoir"!) se serve éventuellement de la déclaration de Sarkozy pour mieux stigmatiser ces "pelés", ces "galeux"! Rappelez-vous :

    ....... « Pour vous aimer, je n'ai pas besoin de détester les voisins [...], s'ils ne comprennent pas cela, ils " ne comprennent pas le refus du sectarisme, le refus de la division, le refus de l'enfermement sur soi-même et le refus de cette obligation de définir son identité par opposition féroce à l'autre ». Dixit Nicolas sarkozy.

    Cela ne surprendrait personne que l'on revienne -- avec l'appui de Gesca -- au débat du NOUS et du EUX ; des "fermés" vs les "ouverts" ; donc des refermés qui sèment la division, selon le PLQ et Gesca.
    Pourtant, ces NOUS ne veulent que regarder en avant, et s'affirmer comme toute nation devrait le faire! Donc de se prendre en main et ne pas laisser l'administration de sa maison à son voisin!

    Je repose encore une fois ma question :

    dites-nous vraiment, Madame Chouinard, le fond de votre pensée à la lumière de la déclaration de Robert Bourassa après Meech : " le Québec est, aujourd'hui et pour toujours, une société distincte, libre et ... "



    Bonne journée,

    Jean-Renaud Dubois

    Sainte-Adèle

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 14 mai 2009 17h39
    Nous tournons en rond...La Commission Bouchard-Taylor n'a pas eu lieu
    C'est comme si la Commission Bouchard-Taylor n'avait pas eu lieu. Comme si personne n'avait tiré le moindre enseignement de cette nécessité de vivre ensemble en harmonie; de cette nécessité d'accueillir chaleureusement les immigrant que nous avons invité et dont nous avons besoin; de cette nécessité de considérer comme nos égaux. à tous égards, tous les canadiens issus de l'immigration qui ont les mêmes droits et les même devoirs que nous tous; de cette nécessité de ne pas dire des conneries comme celle d'affirmer que quand nous nous rendons en Afrique nous nous habillons comme des Africains; de cette nécessité de connaître notre histoire et de nous souvenir que nos professeurs et maîtresse ont porté, pendant des générations, des robes et des coiffes qui font paraître très simples les foulards contre lesquels certains font de l'urticaire; de la nécessité de ne pas faire des bagarres contre des moulins à vent ou contre des situations hypothétiques que seules des imaginations fertiles peuvent envisager: un foulard n'est pas un voile, et surtout n'est pas une burqua.
    Alors S.V.P. choisissons bien nos combats. On peut très bien tolérer le foulard et ne pas admettre que des personnes déambulent le soir dans nos parcs en burqua. Il me semble que j'ai droit à ma sécurité et à vivre sans stress inutile.

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 14 mai 2009 17h48
    Le crucifix à l'assemblée nationale
    Le levée de boucliers des députés de l'Assemblée nationale à propos de la recommandation de sortir le crucifix de l'Assemblée nationale a constitué un sommet de l'hypocrisie des catholiques fédéralistes ou souverainistes. Tout Québécois et toute Québécoise peut désormais réclamer d'afficher sa religion comme si elle était la seule vraie au monde, monde, monde. Il y en a qui ont le progrés rétrograde.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    lundi 18 mai 2009 20h34
    Berger ne connaît pas l'histoire des Québécois
    Le crucifix immortalise le sacrifice du Messie sous la condamnation arrachée à Pilate par un groupe de "bergériens" des années 030 en Israël. Berger ne semble pas connaître l'histoire du peuple québécois, formé dès l'origine par une majorité de catholiques très instruits de leur foi, et capables de donner leur vie pour l'implantation du christianisme en terre québécoise. Cette générosité continue de s'exercer parmi la population toute hostile qu'elle soit. Cela dure depuis 400, on vient de le célébrer dans la ville de Québec. Berger, lui, cherche toujours à condamner l'Église catholique. Son raisonnement est généralement très particulier. Berger suit le courant des québécois vire-capot qui n'ont rien su comprendre à la profondeur humaine du catholicisme dont le coeur a battu pour le service des démunis par la Saint Vincent-de-Paul, par les hôpitaux, par les écoles. POur tenter de dénigrer ce travail, il va chercher des pous dans la paille, et raisonner à partir des exceptions... je m'en doute bien. Ce type de gens travaillent de cette façon sans ouverture sur le réel. Obnubilés par leur haine viscérale contre le catholicisme au nom de quelque ulcère qu'ils n'ont pas encore guéri.

  • Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    lundi 18 mai 2009 20h42
    D'accord avec Vaillant et Fortin
    J'approuve 100% le point de vue de Steve Fortin et celui de Vaillant. Bravo à eux et à ceux qui voient aussi clair qu'eux.

  • Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    lundi 18 mai 2009 20h53
    @ à la Jacques Tremblay
    Des histoires comme celle de Jacques Tremblay, elles sont sans cesse répétées par une populace qui ne voit pas plus loin que son nez. Tremblay nous montre le début de la déchristianisation, dans les années '50,
    Il ajoute:"la question du contrôle des naissances qui acheva de ruiner la crédibilité de nos bons évêques et curés. Et ce furent alors les années '60 et les avancées des femmes dans tous les domaines. Leur libération alla de pair avec leur émancipation religieuse.Voilà."

    Justement mais l'émancipation des femmes n'a pas seulement ruiné la crédibilité des Évêques; elle a ruiné la population du Québec dont la démographie a piqué du nez. Les femmes du Québec ont contrôlé les naissance au point qu'elles n'ont plus fait d'enfants, encouragées par les médias et les pontifesses à la façon de Jeannette Bertrand. résultat, notre Québec est obligé de faire venir des ISLAMISTES (wow le progrès à la puissance x). Eh bien, si on avait écouté les curés nous ne serions pas menacés d'être noyés par les musulmans qui produisent 8 fois plus d'enfants au Québec et au Canada que nos féminisantes révoltées contre l'Église. C'est tellement plaisant de s'auto-génocider, pas vrai ? Vive les Godbout, les Languirand, tous ces faux guides qui mènent le Québec à la ruine et endorment le peuple du Québec avec leur fiel et leur venin ranci.

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