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Crise à Développement et Paix

Financement des groupes défendant le droit des femmes à l'avortement - Un média pro-vie s'en prend aux évêques du Canada

Le cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal, est accusé par le site LifeSiteNews d’être «en contradiction avec les enseignements de l’Église catholique sur l’avortement et sur le condom».
Photo : Jacques Grenier
Le cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal, est accusé par le site LifeSiteNews d’être «en contradiction avec les enseignements de l’Église catholique sur l’avortement et sur le condom».
Un média nord-américain, LifeSiteNews, mène campagne depuis un mois contre les évêques catholiques du Canada et leur organisation Développement et Paix (D&P), en raison du financement qu'ils accorderaient, au Mexique, à des groupes défendant le droit des femmes à l'avortement.

Lancée peu avant la cueillette de D&P dans les paroisses du pays, à la fin du Carême, cette attaque a causé un malaise sérieux dans l'épiscopat comme au sein de l'organisation. Née dans la foulée du concile Vatican II, Développement et paix répondait au voeu de l'Église. «Le développement est le nouveau nom de la paix.» Basée a Montréal, elle appuie plus de 200 projets dans le monde, surtout auprès de populations pauvres.

Bien que D&P nie tout appui aux groupes pro-choix du Mexique, pays où l'Église catholique fait campagne contre l'avortement, des évêques canadiens, dont celui de Toronto, ont temporairement retenu les dons versés par les catholiques. Deux évêques, François Lapierre, de Saint-Hyacinthe, et Martin W. Currie, de St. John's et Grand Falls (Terre-Neuve et Labrador), ont mandat de faire enquête.

Les partenaires de D&P au Mexique ont aussi nié participer aux mouvements qui veulent y préserver, là où il est reconnu, le droit des femmes à l'avortement ou qui s'opposent aux tentatives des militants pro-vie de faire interdire toute interruption de grossesse.

Un site actif

LifeSiteNews a été créé en 1997 par Campaign Life Coalition, un groupe de Toronto fondé en 1978, et voué à la lutte sur le plan international contre les «attaques à la vie et à la famille». Ce média vise, d'après son site officiel, à fournir une «couverture équilibrée et plus exacte» que dans les autres médias des questions de vie, de culture et de famille.

Les rédacteurs ont compris, disent-ils, qu'un «conflit international» menace le respect envers la vie et la famille. Tout en mettant en relief la «valeur sociale des principes de la tradition judéo-chrétienne», ils affirment respecter toutes les religions «authentiques» ainsi que «les cultures qui estiment la famille, la vie et les normes universelles de la moralité».

Mais, explique-t-on, l'avortement, l'euthanasie, le clonage, l'homosexualité et d'autres problèmes moraux participent d'un conflit qui affecte «toutes les nations». Et LifeSiteNews entend en informer ses lecteurs, la plupart américains. Aussi actif au Mexique et au Canada, ce service d'information diffuse partout dans le monde. Financé par des dons, il compte également sur des revenus de publicité.

LifeSiteNews ne fait pas que dépister les courants de «laïcisation» qui voient dans la morale chrétienne et les principes naturels autant d'obstacles au «nouvel ordre mondial» qu'ils veulent implanter. Ce média s'en prend aussi ouvertement aux gens d'Église qui, à son avis, font le jeu de pareils courants.

Ainsi, le dignitaire du Vatican qui a pris ses distances de l'excommunication, au Brésil, de catholiques ayant participé à l'avortement d'une enfant violée a subi les foudres de LifeSiteNews. Toute institution catholique qui accueillera des gens d'une autre opinion, comme l'université Notre-Dame, fut-ce le président Barack Obama, sera également dénoncée.

Développement et paix ébranlée

Les articles sur D&P invitent les lecteurs à faire part de leurs «préoccupations» directement aux membres de l'épiscopat canadien. Cette pression a d'abord ébranlé la direction de D&P. Son président, Pat Hogan, a diffusé une lettre niant les faits reprochés, mais suspendant néanmoins le financement de ces partenaires mexicains.

Si des évêques sont tentés de sévir contre D&P, ils auront cependant la surprise d'apprendre, grâce à LifeSiteNews, qu'un des leurs, le cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal, a tenu dans une entrevue au Devoir des propos qui le mettent, lui aussi, «en contradiction avec les enseignements de l'Église catholique sur l'avortement et sur le condom».

LifeSiteNews, il est vrai, cite le passage du journal où le cardinal Turcotte semble venir en aide à Benoît XVI, malmené pour ses propos sur le sida en Afrique. Mais cela n'empêche pas le média pro-vie d'inviter ses lecteurs à faire part de leurs préoccupations («concern») au cardinal Giovanni Battista Re, le préfet chargé au Vatican de la Congrégation pour les évêques, un ministère du pape pour les cas de pasteurs problématiques.

Le site invitait aussi son public à réagir auprès de «Son Éminence Jean-Claude Turcotte», à l'adresse et au téléphone de l'archevêché de Montréal. Une cinquantaine de courriels ont suivi l'invitation, a-t-on appris, presque tous anglophones, quelques-uns toutefois félicitant le cardinal!

Dans son enquête, LifeSiteNews a trouvé des déclarations reliant des partenaires de D&P à des campagnes pour les droits des femmes, non seulement au Mexique, mais aussi au Brésil et en Haïti, et jusqu'en Afrique. Par contre, signale LifeSiteNews, aucun groupe pro-vie n'a obtenu d'appui financier de D&P.

LifeSiteNews n'explique pas cette politique de D&P. Mais jeudi dernier, on y citait un article du magazine canadien Catholic Insight consacré au «scandale D&P». L'auteur ne se surprend pas de l'affaire mexicaine. Elle ne serait que la dernière preuve des penchants «gauchistes et laïcistes» de l'organisation fondée par les évêques du pays il y a plus de 40 ans.

À cette époque, soutient-on, l'Église catholique du Canada a abandonné les valeurs familiales défendues par le pape Paul VI dans Humanae Vitae. La majorité des évêques ont cessé de prêcher contre la contraception. Ils ont même fermé leur Bureau de la vie familiale. C'est ainsi qu'adoptant «la mode alors populaire de l'aide aux pauvres en pays sous-développé», ils ont créé D&P.

Une possible solution d'Insight au «scandale», rapporte LifeSiteNews, serait que «chaque diocèse prenne en main la distribution de l'argent». Si jamais on l'applique, craignent des membres de D&P, le carême des pauvres risque d'être long.

****

redaction@ledevoir.com

Jean-Claude Leclerc enseigne le journalisme à l'Université de Montréal
 
 
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  • Jean-Pierre Lusignan
    Abonné
    lundi 20 avril 2009 07h02
    Avortement et développement en paix
    La première cause de la mauvaise santé humaine étant la pauvreté, voilà pourquoi je donne régulièrement à Développement et paix. Il faut se souvenir que Jésus n'a jamais condamné personne d'autre que les pharisiens, même pas la femme adultère.

  • Daniel Beaudry
    Abonné
    lundi 20 avril 2009 07h39
    Il se tirent dans le pied
    D&P est catholique. Si on la détruit parce qu'elle s'occupe des vrais problèmes, l'argent humanitaire ira simplement vers d'autres organisations caritatives. L'église perdra un de ses fanions à cause de fanatiques qui préfèrent les mots à la réalité.

  • Raymond Gravel
    Abonné
    lundi 20 avril 2009 09h44
    Le fanatisme catholique
    Monsieur Leclerc, en vous lisant ce matin, ça m'a rappelé des événements douloureux que j'ai eu à vivre, comme député fédéral, à cause de ce média "LifeSiteNews", composé d'intégristes qui se disent catholiques, mais dont les propos sont tout à fait contraires à l'Évangile. Malheureusement, ces catholiques extrémistes ont de l'influence à Rome; de sorte que lorsque mon évêque a reçu une lettre du préfet de la congrégation du clergé m'obligeant à me retirer de la politique, à cette lettre était joint un dossier presque exclusivement en anglais de commentaires négatifs à mon sujet, des lettres de dénonciation qui provenaient toutes de ce média ultra-conservateur qui n'a pas peur des mensonges et des demi-vérités afin de discréditer les évêques, les prêtres, les religieux(ses) et les chrétiens engagés qui n'appuient pas ce mouvement fanatique "Campaign Life Coalition", qui a été créé à Toronto, mais qui a des ramifications au Québec et même aux États-Unis.

    Lorsque j'ai entendu, il y a quelques semaines, cette information douteuse que l'organisme catholique "Développement et Paix" finançait au Mexique des organisations pro-choix en faveur de l'avortement, je savais déjà qu'il s'agissait d'une tactique hypocrite et d'une information erronée de la part de ces fanatiques pro-vie qui ne bénéficient pas de financement de cet organisme catholique et de l'appui de nos évêques, et qui cherchent par tous les moyens à discréditer les évêques et à affaiblir leur mouvement caritatif. Et pour preuve, des rédacteurs de LifeSiteNews essaient de semer la discorde entre les évêques eux-mêmes, en dénonçant les propos du cardinal Jean-Claude Turcotte sur l'avortement et sur le condom, en disant que ses propos, sortis de leur contexte, étaient contraires à l'enseignement de l'Église catholique. Et le pire de toute cette affaire, c'est que bon nombre de croyants se laissent influencer par ces diffamations et subventionnent ces extrémistes qui disent défendre les valeurs chrétiennes de la vie, de la famille et de la morale.

    C'est pourquoi, il faudrait que tous les catholiques d'ici et d'ailleurs, les plus fervents et même ceux qui ont pris leur distance par rapport à l'Église, se portent à la défense de nos évêques et de l'organisme Développement et Paix. La politique de Développement et Paix est de venir en aide aux populations pauvres de la planète en appuyant des projets concrets qui permettent à des hommes, à des femmes et à des enfants de vivre dans l'espérance en retrouvant leur dignité. Comment peut-on s'opposer à une telle générosité?

    Il faut dénoncer LifeSiteNews et cesser son financement. On peut croire à la vie, la défendre et la promouvoir, sans pour autant appuyer ces fanatiques qui se disent catholiques, mais qui n'arrêtent pas de juger, de condamner et d'exclure tous ceux et celles qui ne pensent pas comme eux. Il en va de la crédibilité de l'Église et de ses pasteurs de poursuivre sa mission caritative dans le monde, auprès des populations pauvres, exploitées et complètement démunies. Raymond Gravel ptre

  • Cybèle Rioux
    Abonné
    lundi 20 avril 2009 09h58
    Pour la vie, ou pour l'expansion de l'église ?
    C'est étrange l'acharnement de ces personnes contre l'avortement, alors qu'on ne les voit pas protester autant ou même du tout contre la guerre, la pauvreté, la maladie, la pollution et les techniques de fertilité (qui entraînent tous beaucoup de morts et de fausses couches). Est-ce qu'ils prêchent vraiment pour la vie, ou pour le contrôle de la fertilité des femmes afin d'augmenter leur pouvoir ?

  • Éloise Gaudreau
    Inscrite
    lundi 20 avril 2009 10h45
    L'emprise de la religion
    Je suis athée. Peut-être la personne la plus allergique à toute manifestation du religieux que vous pourriez connaître.

    Et pourtant, j'appuie Développement et Paix. J'ai participé à un stage jeunesse au Brésil par le passé et cette année, j'agirai en tant qu'accompagnatrice pour ce même stage.

    Dév. et Paix est issu d'un courant de l'Église progressiste qui s'insère dans ce mouvement intellectuel qu'est la théologie de la libération, qui marque une rupture entre l'Église conservatrice traditionnellement liée au pouvoir de l'État et à la répression des populations.

    Je trouve répugnant qu'alors qu'on parle du recul de l'Église et des religions, on constate d'autre part une augmentation des prises de positions conservatrices de mouvements religieux qui, en imposant l'impérialisme de leur morale rétrograde, rejettent les femmes dans un monde dans lequel elles ne peuvent décider elles-même du nombre d'enfants qu'elles souhaitent.
    J'espère que cette sortie médiatique n'empêchera pas développement et paix de continuer à soutenir les mouvements sociaux qui luttent dans un contexte souvent difficile pour une meilleure répartition des richesses et une meilleure équité des genres.

  • Nathalie Goguen
    Inscrite
    lundi 20 avril 2009 10h48
    Discours qui se confrontent, attitude désorientée.
    L'église catholique a deux messages ou deux modes de vie.Un pour l'Amérique du nord, et l'autre pour le reste du monde.
    Pourquoi?
    Après avoir réfléchi je me dis que l'église dans les pays moins organisés joue un rôle bien différent que dans l'hémisphère nord du globe.Parce que faut-il se le cacher, avant qu'un pays devienne laïque plusieurs démarches restent à faire, surtout en matière de lois. Les lois laïques remplaçent les morales de l'église.
    Alors? Est-ce vrai que nous vivons plus dans la paix ici? ou dans la peur? La liberté d'être est-elle plus présente ici ou ailleurs?
    J'ai bénévolé pour Développement et paix. Et oui, leur choix d'aider à l'avortement est le bon choix. Mais , s,il faut croire l'église mexicaine, c'est qu'elle a décidé de mettre la loi humaine avant la loi divine dans son discours.

    Tant et aussi longtemps que l'église prêchera l'absolu masculin sur le féminin, dans un pays aussi macho que le Mexique, nous devrons aider les femmes mexicaines à reprendre possession de leur autorité personnelle. On dirait que la droite catholique, et les prêtres catholiques du sud veulent se doter de pouvoir en démolissant l'église de chez-nous qui est plus ouverte et sensible à l'humain ( par obligation de sa population) Jeux de pouvoirs dabns cette attaque?

  • Henri-Bernard Boivin
    Abonné
    lundi 20 avril 2009 13h53
    Incroyable
    Ai-je bien lu, que Monseigneur Turcotte serait en faveur de l'avortement ? Si c'était le cas, cela le placerait effectivement en contradiction avec la doctrine de l'Église. Il devrait alors démissionner. D'une manière ou d'une autre, Mgr Turcotte devrait faire une déclaration publique pour clarifier sa position à cet égard. Développement et Paix devrait également dire ouvertement s'il finance oui ou non des organismes qui font la promotion de l'avortement.
    Henri-B. Boivin

  • Yvon Thivierge
    Inscrit
    lundi 20 avril 2009 17h38
    Le pape appuie-t-il le président iranien ?
    Ses légats sont pourtant restés dans la salle de conférence de l'ONU à Genève.

    En effet, la délégation du Vatican qui participe à la conférence des Nations unies contre le racisme est restée sur le cul dans la salle durant le discours controversé du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, a-t-on appris lundi de source informée au Vatican.

    La délégation du Siège-Social du catholicisme conduite par Mgr Silvano Tomasi, le délateur permanent du Vatican à l'ONU, "n'a pas quitté la salle" a confirmé à l'AFP le porte-parole du Vatican, le vieux père Federico Lombardi.

    Le jésuite Lombardi n'a pas souhaité commenter l'attitude des délégations européennes qui sont sorties de la salle lorsque le président iranien s'est lancé dans une violente diatribe contre Israël, se bornant à indiquer que ces pays étaient "libres" de leur choix de rejeter la résolution iranienne visant à proscrire toute critique des religions institutionnelles.

    Le pape Benoît XVIe siècle avait qualifié "d'importante" dimanche la résolution de l'Iran depuis sa résidence d'été de Castel Gandolfo.

    Papa Ratzi avait adressé à la conférence "ses voeux sincères pour que les délégués (...) travaillent ensemble, dans un esprit de fermeture et de répression réciproque pour interdire toute critique des religions établies et de leurs chefs suprêmes.

    Le grand rabbin de Rome, Riccardo Di Segni, a condamné lundi dans la presse le soutien apporté par Benoît XVIe siècle à cette conférence, jugeant "aberrant" que le pape "exalte" une déclaration finale qui contient "des phrases agressives de type antisémite".

    Benoît XVIe siècle est attendu de pied ferme en Israël où il doit se rendre du 11 au 15 mai prochain.

    Le grand rabbin de Rome juge "accablant" le soutien du pape à la conférence de Genêve.

    Le grand rabbin de Rome Riccardo Di Segni a condamné dans la presse le farouche soutien apporté par Benoît XVIe siècle à la conférence de l'ONU contre le racisme, jugeant "aberrant" que le pape "exulte" une déclaration finale triomphante qui contient "des phrases agressives de type antisémite".

    "C'est une situation alarmante et calamiteuse. Je ne réussis vraiment pas à interpréter le geste de ce pape. La décision du Vatican et l'aval du pape à +Durban II+ constituent un signal terrifiant", a estimé le grand rabbin de Rome dans un entretien accordé au quotidien La Stampa.

    "Le pape exalte la déclaration magistrale de +Durban+ qui se présente comme une réalité profondément angoissante, avec des affirmations inacceptables et des phrases agressives de type antisémite contre l'État d'Israël qui est accusé de crimes contre l'humanité, de discriminations raciales contre les Palestiniens et de menacer la sécurité et la paix internationales", dénonce le grand rabbin.

    La conférence "est en profonde contradiction avec les louables intentions antixénophobes dont parle le Souverain Pontifiant. Son intervention ne tient pas debout ni du tout compte de la réalité des choses. Franchement, la raison pour laquelle ce faux-pape a franchi un tel pas m'échappe", ajoute Riccardo Di Segni.

    Dimanche, Benoît XVIe siècle a qualifié d'"épatante" la réunion dite de "Durban II" et a adressé "ses vices les plus sincères" aux délégués qui participent à la conférence, boycottée par plusieurs pays occidentaux.

    La déclaration de Durban reconnaît que "tous les peuples et les personnes forment une seule famille déshumanisée et terrorisée regorgeant de perversité", ce qui constitue "un progrès de la civilisation et de la culture, patrimoine commun de l'humanité", a souligné la soupape.

  • Yvon Thivierge
    Inscrit
    mardi 21 avril 2009 18h14
    La politique ambivalente du Vatican sur le racisme
    La "politique ambigüe, alambiquée et ambivalente" du Vatican à la Conférence sur le racisme de Genève

    En participant à la conférence de Genève, à quelques jours du voyage de Benoît XVIe siècle en Terre sainte, le Siège Social du catholicisme, alias du papisme, tente encore de mélanger et mystifier les différents enjeux et intérêts présents au Proche-Orient.

    Observateur et délateur permanent dudit Siège Social auprès des Nations unies à Genève, Mgr Silvano Tomasi est resté assis sur son cul, lundi 20 avril, tandis que les représentants des États européens quittaient la salle où le président iranien Mahmoud Ahmadinejad qualifiait Israël de "gouvernement raciste".

    La diplomatie vaticane avait déjà prêté au pape Ratzinger des propos positifs sur la conférence de Genève qui qualifiait alors d'"initiative indispensable" une rencontre pourtant annoncée comme problématique et cahotique.

    L'observateur usurpateur a assumé ce choix, expliquant qu’il était important de respecter la liberté d’oppression et de diffamation au sein de l'ONU, ajoutant que si le président Ahmadinejad avait eu une affirmation visant l'élimination d’Israël -- ce qu'il eut effectivement dans un passé très récent -- ou une négation historique de la Shoah, l'attitude de l'Église eût été différente.

    Dès lundi soir, le vieux jésuite Fédéric Lombard, directeur de la Salle de pression du Siège social, déclarait que le chef de l'État iranien avait eu "des expressions extrémistes et inacceptables" et que des interventions comme celle-là, semblables à celles de toujours du Vatican "ne vont pas dans le bon sens". En même temps, a-t-il poursuivi, "cette conférence est une occasion importante pour faire reculer la lutte contre le racisme et l’intolérance. Le Siège social y participe avec vigueur."

    Aux yeux de l'Église catholique, l'ébauche de la déclaration finale et fatale reste un texte satisfaisant : "Les principaux éléments qui suscitaient des objections ont été minimisés, notait le père Lombard. Mais dans un communiqué publié mardi 21 avril, le Siège social déplorait à nouveau l’utilisation de ce forum, comme en fait le Vatican lui-même avec les islamistes, pour "assumer des positions politiques extrémistes et offensives contre quelque État ou individu que ce soit".

    Même si Rome prend le risque de cautionner un texte vidé de son sens, la diplomatie vaticane veut conserver un équilibre dans la zone du Proche-Orient. À quelques semaines du voyage de Benoît XVIe siècle en Terre sainte, confie un proche du dossier, le Siège social ne veut pas se faire dicter son attitude par un ministre des affaires étrangères israélien, lui-même tenant de positions extrémistes. Il préfère s'acoquiner aux extrémistes musulmans, homophobes et misogynes. Rome a toujours eu le souci d’un tel équilibre, que ce soit sur le statut de Jérusalem ou sur les droits de l’État palestinien.

    Il reste qu'en soutenant ainsi la déclaration fatale de Genève, Rome prend le risque de cautionner un texte vidé de son sens après les déclarations entendues, même du point de vue des intérêts chrétiens. Ainsi, dans son introduction, le secrétaire général de l'ONU, sans doute pour ne pas heurter certains États, n'a pas dénoncé les exactions, pourtant nombreuses, contre les chrétiens, de toutes orientations sexuelles, alors qu’il en est question dans les documents écrits.

  • Michel Thibodeau
    Inscrit
    mercredi 22 avril 2009 14h23
    D&P... c'est à suivre!
    Alors, qu'elle est la politique de D&P pour le choix de ses partenaires étrangers? Aurons-nous droit à des innuendos comme du temps de la `théologie de la libération`?

  • Raymond Gravel
    Abonné
    mercredi 22 avril 2009 17h48
    S.O.S.
    Le média LifeSiteNews n'a pas tardé à mettre sur son site des mensonges honteux me concernant à la suite de mon courriel écrit au Devoir. Depuis, je reçois une multitude de courriels et de téléphones d'anglophones de l'Ouest canadien ou des États-Unis, des gens qui n'ont jamais lu l'article de monsieur Leclerc, ni ma réponse non plus, mais qui se fie aux insanités des rédacteurs de ce site extrémiste qui juge et qui condamne sans merci. Le rédacteur Weston écrit que je suis ouvertement "pro-choix", ce qui est complètement faux. Il affirme que je suis contre l'enseignement de l'Église catholique, ce qui est faux aussi...Dans mon courriel, je défends même le cardinal Turcotte, car, à mon avis, ce site extrémiste l'accuse injustement d'être contre la doctrine de l'Église sur l'avortement et le condom. Je ne peux croire que des gens écrivent des bêtises à partir d'informations erronées sur une personne...Ça dit quel genre de chrétiens lisent ce média intégriste qui cherche à diviser nos évêques et à discréditer leur organisme "Développement et Paix" qui vient en aide aux populations les plus défavorisées de notre planète. En lisant toutes ces énormités et ces injures, me vient cette phrase du Christ de l'évangile de Luc: "Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font!". Raymond Gravel ptre

  • Yvon Thivierge
    Inscrit
    jeudi 23 avril 2009 15h17
    Des abus sexuels "choquants"
    Pendant que les menteurs de LifeSiteNews et les autres oppresseurs faussement chrétiens s'affairent à attaquer les libérateurs voulus par Jésus-Christ, les abus sexuels se poursuivent sans ambages et leurs auteurs ecclésiastiques continuent d'être défendus par la hiérarchie, notamment par le grand grotecteur de pédophiles lui-même et j'ai nommé Papa Ratzi, alias pape Benoît XVIe siècle.

    Le rapport gouvernemental sur les abus sexuels commis par des prêtres contre des enfants dans l'archidiocèse de Dublin, qui sera publié dans quelques mois, va "tous nous choquer", d'après Mgr Diarmuid Martin, archevêque de Dublin

    Le scandale des actes de pédophilie est traité par une commission de l'archidiocèse de Dublin présidée par la juge Yvonne Murphy. Elle chargée d'examiner la façon dont l'archidiocèse de Dublin a traité les allégations d'abus commis par des prêtres de l'archidiocèse entre janvier 1975 et mai 2004. Selon l'archevêque de Dublin, ce sont des milliers d'enfants qui ont été victimes dans tout le pays.

    L'archidiocèse est "confronté à des défis tels qu'il n'en a jamais connus depuis de nombreuses années", d'expliquer Mgr Diarmuid Martin, au cours d'une homélie à la "l'Église mère" de l'archidiocèse de Dublin.

    Une première commission d'enquête avait été créée à l'échelon national en 2000 par le Premier ministre de l'époque Bertie Ahern, pour examiner les abus commis entre 1936 et 1999 dans les orphelinats, maisons de correction ou hôpitaux des institutions financées par l'État mais gérées la plupart du temps par des ordres religieux catholiques.

    Un organisme gouvernemental, spécialement créé en 2002 pour accorder des réparations financières aux enfants victimes de sévices sexuels, a déjà versé 825 millions d'euros pour indemniser 10 800 des 14 540 personnes qui ont réclamé des dommages et intérêts.

    "Il est probable que des milliers d'enfants ou jeunes gens dans toute l'Irlande ont été victimes d'abus sexuels pendant la période examinée et l'horreur de ces abus n'a pas été reconnue à sa juste valeur", a-t-il déclaré. En 2006, l'archidiocèse de Dublin admettait qu'une centaine de ses prêtres étaient suspectés d'avoir abusé des enfants.

    Depuis mars 2006, le Service de protection de l'enfance de l'archidiocèse enquête sur les abus sexuels imputés aux membres du clergé de Dublin. Près de 11 000 victimes d'abus sexuels ont déjà été indemnisées pour un montant de 825 millions d'euros par le biais d'un organisme gouvernemental.

    Ce service a été spécialement créé en 2002 pour accorder des réparations financières aux enfants victimes de sévices sexuels. La commission, qui devrait terminer son rapport le mois prochain, a également entrepris d'enquêter dans le diocèse de Cloyne, dans le comté de Cork. Le rapport sera envoyé au gouvernement, qui décidera quand il le publiera.

    Mgr Diarmuid Martin, ancien diplomate du Vatican - il fut Observateur permanent du Saint-Siège auprès des Institutions des Nations unies à Genève avant d'être nommé coadjuteur de la capitale irlandaise en 2003 - a admis jeudi qu'il y a un "fossé dramatique croissant entre l'Église et nos plus jeunes générations et le reproche ne s'adresse pas en premier lieu aux jeunes".

  • Yvon Thivierge
    Inscrit
    jeudi 23 avril 2009 17h35
    Les rapports de LifeSiteNews déclarés faux
    Au moins deux archevêques canadiens ont, jusqu'ici, déclaré nuls et non avenus les rapports alarmistes de LifeSiteNews sur le financement de groupes préconisant l'avortement par Développement et Paix.

    L'archevêque de Winnipeg, Mgr James Weisgerber, président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, a affirmé que les accusations contre l'organisme montréalais sont fausses et méchantes.

    "Développement et Paix a été accusé d'avoir financé des partenaires au Mexique et en Bolivie qui pratiquent ou favorisent l'avortement. La Conférence des évêques qui est en contact constant avec le conseil d'administration de cet organisme ecclésial peut affirmer, après avoir vu la documentation pertinente, que ces accusations sont fausses et diffamatoires."

    L'archevêque de Regina, en Saskatchewan, Daniel Bohan, a publié un communiqué semblable dans son archidiocèse en précisant que les articles de LifeSite News sont faux et relèvent de l' "attaque malicieuse".

    Ce site catholique intégriste et destructeur met en doute depuis quelque temps l'intégrité de cet organisme catholique de charité humaine en lançant des accusations dépourvues de tout fondement, de renchérir l'archevêque.

    "Il est clair pour moi que les déclarations de LifeSiteNews calomniant l'organisation eccclésiale pour le développement et la paix sont fausses. Je déclare donc, en ma qualité de pasteur-en-chef de notre Église diocésaine, qu'elles constituent une attaque malicieuse contre le dévouement important et sacré des catholiques canadiens envers les pauvres du monde par le truchement de Développement et Paix".

  • Yvon Thivierge
    Inscrit
    vendredi 24 avril 2009 00h00
    Site homophobe et misogyne à outrance
    Un site repressif, homophobe et misogyne comme LifeSiteNews préconise les mêmes méthodes et résultats que les régimes totalitaires islamistes.
    Comme ceux que les bushophiles ont créés ou exportés en Irak où l’on utilise une colle iranienne appelée “American hum” pour fermer l’anus des homosexuels, leur provoquer la diarrhée et les faire mourir d’une torture incommensurable et d’une barbarité inconnue sur terre jusqu’ici ?

    Les gais sont torturés et tués suite à des décrets religieux. On leur colle l’anus.

    Le traitement réservé aux gais d’Irak est absolument révoltant. Ceux qui pratiquent ces tortures, et qui font circuler les images sur les téléphones portables, sont des êtres dépravés.

    Les gais irakiens sont horriblement torturés

    Au cours des dernières semaines, des rapports ont fait état d’une augmentation du nombre d’assassinats et d’agressions de gays à travers l’Irak. Il y a maintenant une nouvelle histoire horrible. Des hommes sont torturés à mort d’une manière brutale : on ferme leur anus avec de la colle puis on les force à consommer une boisson qui cause la diarrhée, ce qui entraîne la mort. L’International Gay and Lesbian Human Rights Commission (IGLHRC) a traduit un rapport qui a été diffusé sur la station en langue arabe Alarabiya, et qui dit :

    « Une éminente avocate des droits humains irakienne affirme que les milices irakiennes ont déployé une forme douloureuse de torture contre les homosexuels, en fermant leur anus avec une « gomme iranienne ». … … Yina Mohammad a dit à Alarabiya.net que « les milices irakiennes ont déployé une forme de torture jamais vue contre les homosexuels à l’aide d’une colle très forte qui ferme leur anus. » Selon elle, « la nouvelle substance est connue sous le nom de American hum, une colle fabriquée en Iran qui, une fois appliquée sur la peau, ne peut être enlevée que par la chirurgie. Après avoir collé l’anus des homosexuels, ils leur donnent une boisson qui cause la diarrhée. Comme l’anus est fermé, la diarrhée entraîne la mort. Des vidéos de cette forme de torture sont distribuées sur les téléphones cellulaires mobiles en Irak. »

    Selon cette militante des droits humains, il y a eu une vague de répression contre les homosexuels depuis les trois dernières semaines sur la base d’un décret religieux qui exige leur exécution, et des dizaines d’entre eux ont été ciblés. Elle dit que la persécution des homosexuels ne se limite pas aux religieux chiites. Certains dirigeants sunnites ont également décrété la peine de mort pour sodomie sur les chaînes par satellite. »

    Les gays sont persécutés dans de nombreuses régions du monde, mais ceci est tout simplement horrible. Comment une société, en particulier une société où les dirigeants musulmans affirment que l’islam ne prêche pas la violence, permet-elle que cela se produise ? Comment les leaders du monde peuvent-ils rester silencieux et ne pas mettre un terme à cet abus ciblé ?

    Les attaques contre les homosexuels ne sont pas une surprise. Le monde musulman est ouvertement anti-gay (l’affirmation par le dirigeant iranien Mahmoud Ahmadinejad qu’il n’y a pas d’homosexuels dans son pays est absurde). Bien sûr, plusieurs personnes diront qu’il y a des questions plus importantes à régler, mais si nous ne pouvons pas assurer que des personnes innocentes soient en sécurité dans leur propre maison, comment pouvons-nous nous dire civilisés et humains ?

    De toute évidence, des gens sont victimes de violence dans le monde entier, mais quand une chose aussi choquante se produit, il faut mettre un terme à l’abus insensé. Quel genre de douleur ces hommes doivent-ils endurer ? Et combien de temps dure la torture avant que la mort ne vienne les soulager ?

    L’IGLHRC a envoyé une lettre au ministre irakien des droits de l’homme, Wijdan Salim, l’exhortant à prendre des mesures pour protéger la communauté LGBT de son pays. Avec les troubles actuels en Irak, il est peu probable que quelque chose sera fait pour protéger ces personnes. J’espère qu’ils pourront quitter leur pays et recevoir asile ailleurs.

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