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Hausse subite des demandes d'apostasie au Québec

Photo : Agence France-Presse
Les récentes controverses impliquant le Vatican et l'Église catholique à travers le monde ont grandement choqué plusieurs catholiques au Québec. Assez pour qu'un nombre record d'entre eux déposent une demande d'apostasie, selon les chiffres du diocèse de Québec.

La chancellerie du diocèse dirigé par le cardinal Marc Ouellet a ainsi reçu une cinquantaine de demandes d'apostasie dans le seul dernier mois. Selon le chancelier, Jean Pelletier, il y a habituellement une vingtaine de demandes par année. Pas plus.

De mémoire, M. Pelletier ne se rappelle que d'un seul événement ayant provoqué des réactions aussi fortes, soit au moment de l'introduction du mariage gai au Québec. Une quarantaine de demandes d'apostasie avaient alors été reçues, émanant principalement de personnes homosexuelles désirant dénoncer l'opposition de l'Église à ce type de mariage.

Le Devoir a pour sa part reçu cette semaine des lettres d'opinion faisant état de démarches d'apostasie, dont une signée par un collectif de 26 personnes (elle est reproduite aujourd'hui en page A 8).

Au diocèse de Montréal, la chancellerie observe une politique de confidentialité quant aux statistiques sur l'apostasie. Si les données sur les mariages ou les baptêmes sont publiques, l'acte d'apostasie est considéré comme confidentiel, indique le chancelier, Michel Parent.

Ce dernier confirme toutefois que l'écart observé à Québec se vérifie aussi à Montréal en ce mois de mars. «Chaque fois qu'il y a une prise de parole [du pape ou des autorités] qui dérange, des propos controversés sur des comportements moraux, on sent une poussée» du nombre de demandes d'apostasie, souligne M. Parent.

Une demande d'apostasie — l'abandon de la foi — est la façon officielle de quitter l'Église catholique (les termes «excommunication» ou «débaptisation» sont parfois utilisés, à tort). Les futurs ex-catholiques doivent écrire à leur diocèse et remplir un formulaire. L'Église engage généralement un dialogue avec ces personnes, mais accepte toutes les demandes.

La démarche est plutôt symbolique, indique le sociologue et théologien Louis Rousseau, professeur à l'UQAM. Mais elle révèle beaucoup du degré d'exaspération de ses auteurs. «Ça veut dire qu'il y a clairement des bornes qui ont été dépassées», dit-il en rappelant qu'avoir recours au droit canonique est «rare» dans notre société laïque.

«Ça renvoie à un jugement de rejet total qui va beaucoup plus loin qu'un simple désaccord sur les croyances religieuses», estime M. Rousseau.

Brésil

C'est vraiment la décision d'un archevêque brésilien d'excommunier, début mars, la mère d'une fillette de neuf ans et les médecins ayant pratiqué un avortement sur cette enfant enceinte de jumeaux après qu'elle eut été violée par son beau-père qui a provoqué ces réactions à Québec, souligne Jean Pelletier.

«Ça a choqué bien du monde», dit M. Pelletier en parlant d'une «gaffe monumentale» faite par un archevêque qui s'est «mis les pieds dans les plats jusqu'à la ceinture» en interprétant mal le droit canonique.

Le Vatican a dans un premier temps défendu cette décision, par la voix du préfet de la Congrégation pour les évêques.

En écho au tollé mondial qui a suivi, le président de l'Académie pontificale pour la vie à Rome a toutefois rectifié le tir un peu plus tard, en critiquant la décision de son collègue brésilien et l'appui du Vatican.

Le chemin ouvert, plusieurs ont ensuite emboîté le pas, notamment les cardinaux Marc Ouellet et Jean-Claude Turcotte.

Mais le mécontentement des catholiques a aussi été alimenté récemment par des commentaires émis par Benoît XVI lors d'un voyage en Afrique, où il a déclaré que le condom aggravait le problème du sida au lieu de le contenir. Sa décision de lever l'excommunication de l'évêque Williamson, un négationniste notoire, a également fait des vagues.

Dissociation

Initiatrice de la lettre ouverte collective, France Gagné indique avoir voulu signifier par son geste qu'elle se dissocie complètement des agissements du Vatican.

«Je ne veux pas être associée, même indirectement, à des décisions qui m'horripilent, indique l'enseignante au collégial au cours d'un entretien. Je ne veux plus faire partie des statistiques.»

Son groupe compte des gens de tous horizons. «Je me dis que s'il y avait un mouvement [d'apostasie], ça pourrait brasser la cage de cette Église», estime Mme Gagné.

À Longueuil, le massothérapeute Jean Baillargeon et sa femme Louise Grégoire, conseillère pédagogique, ont fait exactement la même démarche que France Gagné: contacter leur diocèse et écrire une lettre d'opinion pour annoncer leur apostasie.

Mariés religieusement, ils ont été membres de «mouvements se définissant comme d'obédience catholique». Aujourd'hui, ils ne veulent plus rien savoir. «Les récentes dérives de l'Église nous agressent profondément», dit M. Baillargeon.

Il cite en ce sens les dossiers brésilien et africain, mais aussi la décision du cardinal Turcotte de remettre son insigne de l'Ordre du Canada à la suite de la nomination du docteur Henry Morgentaler, promoteur de l'avortement.

«Nous ne voulons plus être associés de près ou de loin à cet organisme autocratique», écrivent M. Baillargeon et Mme Grégoire, qui «souhaitent bon courage aux chrétiens progressistes qui luttent encore au sein de l'Église».

Ce type de décision ne surprend pas Louis Rousseau. «Il y a eu récemment une cascade d'événements qui vont contre le sens élémentaire de l'humanité», dit-il en soulignant la fracture entre la hiérarchie de l'Église et le commun des catholiques.

Selon Statistique Canada, 83 % des Québécois se définissent comme étant catholiques. La pratique active ne concernerait toutefois que le quart de la population.






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Vos réactions

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  • loiselet
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 01h02
    Une bonne idée
    « S'ils n'apostasient pas, les croyants ont peur de se retrouver en enfer, avec Benoît. Je les comprends, quoi faire d'autre? Lui servir de caution morale? Les chrétiens progressistes devront être très courageux s'ils demeurent dans la maison du Saint-Père. C'est difficile de vivre contre ses convictions. Je me défini comme croyant...avec des réserves.
    C'est déjà beaucoup et c'est même généreux.
    Je me refuse à tout Dogmes ou Églises. Mon âme n'appartient qu'à son Créateur et à ma petite personne. Pas besoin du discours des hommes et de l'hommerie hiérarchisée pour empirer les choses et obscurcir ma lanterne.
    Dieu sauve le pape, et qu'Il fasse, dans son infinie bonté, qu'il ne nous entraîne pas dans sa déchéance.
    Mais, en fin de compte, inutile de prier pour lui puisqu'il est parfait et le seul, avec ses cardinaux pailletés, à avoir raison. »

  • Laurent S.c.
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 01h47
    Marche à suivre : voir ce commentaire
    « Voici une marche à suivre pour demander l'apostasie au Québec:

    1) Il faut d'abord s'adresser à la paroisse où a eu lieu votre baptême.
    2) Faire une demande simultanée sous pli recommandé à l'évêque du diocèse dans lequel se trouve la paroisse où a eu lieu votre baptême.
    3) Attendre patiemment qu'on donne suite à votre requête, environ trois semaines.
    4) Exiger une confirmation écrite attestant qu'on a donné suite à votre requête.
    5) Si vous rencontrez des difficultés... persistez! C'est votre droit légitime! La Commission des droits de la personne vous protège!
    6) Et cela ne coûte absolument rien... Aucun frais.
    7) Voici un exemple de lettre de demande d'apostasie :

    Lettre de demande d'apostasie

    Monsieur le curé (Monsieur l'évêque),
    ayant été baptisé en l'église _________________________ le ________________________ sous le nom de _________________________________, je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter sur le registre de baptême et en regard de mon nom la mention suivante:
    a renié son baptême par lettre datée du ____________________
    En effet, mes convictions philosophiques ne correspondent plus à celles des personnes qui ont estimé devoir me faire baptiser. Ainsi, vos scrupules de vérité, et les miens seront apaisés, et vos registres purs de toute ambiguïté.
    Dans l'attente d'une confirmation écrite, je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments distingués.
    Fait à __________________ le ________________ Signature:________________________________





    Ces étapes proviennent de members.tripod.com/mikebell98/id4.htm

    Un autre modèle de lettre est disponible ici : mlq.qc.ca/vx/8_apostasie »

  • Georges Allaire
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 02h52
    Les récentes dérives de l'Église?
    « Voilà belle lurette que la vaste majorité des Québécois n'a ni le coeur ni la pensée accordés à l'enseignement de Jésus-Christ ni ne lui accorde croyance. Si on allait plus loin, on pourrait observer le même phénomène dans le clergé et la bureaucratie catholiques du Québec.

    Par contre, cette "dérive" n'est pas celle de l'Église. Elle est celle de ces Québécois. Le coeur et la pensée de l'Église n'ont pas changé de cap. La similitude entre les catéchismes d'antan et le récent Catéchisme de l'Église Catholique en font foi. Le coeur et la pensée des Québécois ont navigué vers une autre rive.

    La lente croissance des apostasies explicites s'explique par l'apostasie effective de tant de responsables de l'Église québécoise qui a masqué cette démarcation. Ce n'est pas par hasard qu'une population passée au travers des décennies de catéchèse scolaire en soit arrivée à une ignorance complète du contenu et de la signification de la pensée et du coeur de l'Église. Les responsables de cette catéchèse y ont mis leur propre apostasie.

    Paradoxalement, dans bien des cas la persistance d'une pratique religieuse guidée par une incroyance effective cause autant une apostasie de fait que l'absence des gens à l'église.

    D'où l'apparence d'une dérive de l'Église. Si on se fait enseigner une contre-Église pendant des années, par des gens d'Église, il s'ensuit que la redécouverte de l'Église, même défigurée par les médias, donne l'impression que c'est l'Église qui a perdu son compas.

    Ceci dit comme observation de fait, sans préjuger de la valeur des options divergentes. Rappelons cette observation de Gilles Vigneault: "Autrefois, les jeunes savaient que leurs parents ne se quitteraient pas." Depuis, bien d'entre eux ont quitté l'Église et se sont quittés. Ont-ils trouvé la liberté, ou perdu la liberté de la fidélité? »

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 06h19
    Les Québécois...
    « Vous dites :

    « Selon Statistique Canada, 83 % des Québécois se définissent comme étant catholiques. La pratique active ne concernerait toutefois que le quart de la population. »

    Les Québécois sont nationalistes et vote « Non » aux référendums...

    Ils sont contre la guerre... Et restent dans le Canada...

    Ils sont progressistes et votent libéral...

    Ils gueulent contre le gouvernement et ne votent pas...

    Ils sont catholiques, mais pas pratiquants...

    Ils aiment leur culture et répondent en anglais au gars dépanneur...

    Les Québécois... Franchement...

    C'est de plus en plus n'importe quoi...

    Et vive le hockey, Nintendo et Star Académie !

    Une belle dope pas cher qui vous ampute un cerveau plus vite qu'un as du scalpel... »

  • Patrick Leclerc
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 06h31
    Le seul choix valable
    « J'ai apostasié il y a environ 6 ans. Des propos tenus par l'Église et appuyés par le Vatican, propos semblables à ceux tenus en Afrique récemment et semblables aussi à ce qui s'est passé avec la fillette brésilienne, m'ont "forcé" à me dissocier de cette institution rétrograde.

    Facile d'apostasier? Pas tout à fait. J'ai dû m'y prendre à trois reprises afin que l'Église accepte finalement d'accéder à ma demande. J'en étais rendu à menacer les autorités catholiques d'en faire un cas public si personne ne donnait suite à ma requête. J'avais l'impression d'essayer de sortir de la mafia tellement l'emprise de l'Église était forte.

    Ma décision en avait surpris plus d'un autour de moi à l'époque. Je me suis vite rendu compte que l'Église bénéficie encore d'une influence profonde sur les gens bien qu'ils ne se définissent pas comme étant pratiquants. C'est comme s'il restait une petite crainte de ce qui arrivera s'ils défiaient l'Église. Et s'il y avait véritablement un Paradis après la mort???...Ce que les gens doivent comprendre c'est qu'il y a une différence importante entre la spiritualité et l'Église. L'institution catholique s'est appropriée la spiritualité mais elle n'en détient pas les droits exclusifs. Si Dieu existe réellement, la présence ou l'absence de l'Église n'y changera strictement rien. Laissons donc Dieu de côté pour un instant et disons clairement aux autorités religieuses que des propos homophobes, sexistes et dangereux ne sont pas tolérer dans notre société. Il n'y a plus de place pour les discours rétrogrades.

    Je suis réellement heureux de voir que le nombre de demandes d'apostasie est en hausse. Je souhaite simplement que cela perdurera et que les gens ne retourneront pas tout simplement devant leur téléviseur pour regarder la fin de Virginie en se disant que, de toute façon, ils ne vont plus à l'Église, alors à quoi bon apostasier?

    Le geste n'est peut-être que symbolique mais, dans une guerre d'influence des religions, il revêt une importance particulière. Vous le constaterez assez rapidement lorsque l'Église demandera à vous rencontrer pour discuter de votre foi et tenter de vous persuader de ne pas quitter le navire. »

  • Pierre Guay
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 06h59
    Apostasie
    « Dommage pour ceux qui font une demande pour apostasier!
    Personnellement, je compatis douloureusement avec ceux
    qui prennent une telle décision à partir de ce qui me
    semble une information à tout le moins incomplète.
    J'ai relu les informations oficielles soit dans Zénit
    ou sur le site VIS du Vatican. La vérité est toute autre
    pour tout ce qui touche l'excommunication ou les préservatifs...

    Un catholique fier de son Église, du Saint Père. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 06h59
    L'apostasie et le nécessaire débat religieux
    « L'apostasie: un débat.

    Un débat religieux important s'est enclenché au Québec.
    Monsieur Courtemanche, samedi dernier y a grandement participé.

    Je crois que ce débat est très intéressant et surtout IMPORTANT.

    Je remercie Le Devoir de permettre ce débat.
    La religion occasionne des débats irrationnels et enflammés.

    Mais il y a moyen de discuter et de débattre de façon rationnelle, je crois, entre gens civilisés.

    Sous l'article de M. Courtemanche, Monsieur Ernesto Sanchez Cortés fustigeait M. Courtemanche pour sa suffisance (sic).

    «Le Pape excommunié»
    http://www.ledevoir.com/2009/03/28/commentaires/0903301238958.html

    En réponse à son commentaire, je le malmenais un peu par des insolences extrêmes:
    http://www.ledevoir.com/2009/03/28/commentaires/0903301855239.html


    Suite à mon commentaire, M, Sanchez (Cortés) m'écrivait ceci:

    « Mon cher Monsieur Charbonneau,
    Vous m'avez l'air intelligent (bien que je puisse me tromper, comme tout le monde), mais pas mal excessif à mon goût. Par respect pour vous, je vous réponds, mais loin du cirque médiatique parce que je n'aime pas les combats de coqs. Je ne veux pas utiliser avec vous autre chose que la raison et le bon sens qui, dit-on, sont les choses les mieux mieux partagées et qui, je suppose, ne risquent pas de heurter la spécificité de votre idéosyncratie (pardonnez-moi ce gros mot!). »

    La suite de son message détaillait point par point mon intervention.

    Ce qui en a résulté en un long débat (qui n'est pas terminé).
    Je trouve intéressant d'offrir aux lecteurs du Devoir un débat entre deux personnes n'ayant pas du tout la même opinion concernant la croyance et la religion.

    On peut observer qu'avec de la raison et du bon sens, on peut parvenir à un débat serein qui peut être constructif.

    Le débat religieux est IMPORTANT.

    Voici ma réponse à Monsieur Sanchez (Cortés):


    -------------------------------------------


    Mon cher Monsieur Sanchez,

    Vous m'avez l'air intelligent (bien que je puisse me tromper, comme tout le monde), mais pas mal suffisant à mon goût. Par respect pour vous, je vous réponds, et je vais probablement mettre en ligne notre conversation pour démontrer aux gens que deux êtres intelligents peuvent dialoguer rationnellement d'un sujet aussi irrationnel qu'est la religion.

    Tout comme vous, je n'aime pas les combats de coqs. J'aime bien le débat franc. Et exactement comme vous, je ne veux pas utiliser avec vous autre chose que la raison et le bon sens qui, dit-on, sont les choses les mieux mieux partagées et qui, je suppose, ne risquent pas de heurter la spécificité de votre croyance inébranlable (un mot que vous devriez comprendre facilement).

    Je vais jouer le jeu que vous m'offrez et vous répondre point par point, bien que cette façon de faire puisse servir à esquisser le fond du débat.
    En isolant les phrases et en observant les mots plutôt que les idées qu'elles véhiculent, on tombe dans une sorte de discussion caricaturale qui s'apparente dangereusement à un combat de coq, ce que vous détestez et que je déteste aussi. Mais, bon, comme vous avez donné le ton, je vous emboîte le pas.
    J'écrirai en rouge (réponse Charbonneau) sous vos remarques en mises en caractères gras (réponse Cortés) qui répondent à mon commentaire du Devoir mis en italique (commentaire original).

    ( Étant donné l'excellent formatage du Devoir qui malheureusement élimine italique et couleur, j'ai ajouté des notations qui bien que fatigantes sont essentielles à la compréhension du débat )

    commentaire original:
    Voulez-vous bien me dire pourquoi le pape s'occupe de mon sexe?
    réponse Cortés:
    Le Pape ne l'a pas fait dans la déclaration controversée.
    réponse Charbonneau:
    « Les médias ont inventé ses remarques sur les condoms, c'est déplorable! »
    On pourrait toujours dire ça, mais on manipulerait ainsi la réalité.
    Le pape s'est commis sur le condom et sur les effets négatifs que peut engendrer son utilisation. C'est-à-dire que si on utilise le condom on fait la «chose défendue» et on risque d'avoir le sida, alors mieux vaut contrôler ses bas instincts.
    Je paraphrase évidemment.
    Il faut avouer que le pape a déclaré, sans conteste, quelque chose concernant le sexe et la morale du sexe en parlant de ce contraceptif. Je crois que vous pouvez difficilement nier la chose.
    Et de plus, du haut de son autorité morale, il tente d'imposer au monde sa manière d'agir selon sa valeur approuvée par dieu lui-même.
    Avouez que lorsque le pape déclare, il se prend pour le pape (eh oui, c'est ce qu'il est, mais nous y reviendrons) et il ne fait pas que déclarer son opinion de façon anodine, il indique à ses fidèles la marche à suivre s'ils veulent plaire à lui et surtout, bien entendu à dieu. dieu n'aime pas beaucoup cette chose dégueulasse qu'on appelle sexe, il la tolère dans les liens sacrés du mariage ou le sexe bien réglementé peut se rendre jusqu'à un merveilleux geste d'amour, tant qu'il n'y a pas trop de plaisir charnel.
    En disant que le pape ne s'est pas occupé de mon sexe et du vôtre (ce qui est totalement faux, et ce, depuis des siècles et des siècles, amen) vous évitez ma question et niez la réalité et un fait anodin récent (sa déclaration controversée).

    commentaire original:
    (D'ailleurs le pape a-t-il un sexe?)
    réponse Cortés:
    Je suppose que la réponse est oui.
    réponse Charbonneau:
    Ici, bien sûr on cabotine un peu.
    Mais toute farce a un fond et cette farce signifie que les agissements de toutes ces soutanes suggèrent que le clergé est asexué. Mais, de toute évidence, le clergé est composé d'individus qui ont un sexe et qui s'en serve et en jouisse malgré tout.
    Nous n'avons qu'à penser aux orphelins Duplessis, ou à tous ces cas isolés d'abus d'enfants de choeur ou ces gestes d'homosexualité, sans parler de ces aventures qui finissent souvent par le "défroquage" de ces prêtres qui n'en pouvaient plus.
    L'église a définitivement une attitude hypocrite face au sexe. D'ailleurs, vous l'avouez vous-même en disant : Je suppose que oui (il a un sexe, le presque saint-homme).
    commentaire original:
    Qu'il s'occupe du sien et laisse les autres tranquilles.
    réponse Cortés:
    Ce sont ses affaires ...
    réponse Charbonneau:
    Là, mon cher ami, permettez-moi d'être en total désaccord avec vous.
    Le pape bien évidemment doit s'occuper de son sexe, mais n'a aucun droit de venir se mêler su mien. Si pour vous il est acceptable que le pape, au nom de dieu, bien évidemment, vienne régir votre vie sexuelle, j'en suis fort aise, mais vraiment pour moi et pour bien des gens, cette attitude est carrément inacceptable.


    commentaire original:
    Si le monde baisait plus librement, il y aurait moins de guerres.
    réponse Cortés:
    Vous avez le droit d'avoir cette opinion et vous l'exprimez, bravo!
    réponse Charbonneau:
    Merci.

    commentaire original:
    Et tous iraient au 7e ciel de leur vivant.
    réponse Cortés:
    Mais le Pape a droit également à la sienne et à en faire état.
    réponse Charbonneau:
    Bien sûr, mon cher ami, le pape a totalement droit à son opinion.
    Mais, voyez-vous, lorsque le pape fait état de son opinion, il n'est pas tout à fait comme tout le monde. Vous pouvez difficilement nier ce fait non négligeable.
    Le pape a choisi le rôle du représentant de dieu sur terre (entre vous et moi, il faut le faire! Difficile de se péter les bretelles plus bruyamment que cela!), alors, en personnage presque divin, lorsqu'il ouvre la bouche, des milliers de personnes dans votre genre, mon cher ami, sont pendus à ses lèvres et quelques soit la niaiserie qu'il peut éructer, ses paroles sont presque paroles d'évangile, c'est-à-dire qui sortent directement d'un livre sacré.
    Donc, avec ce rôle de pompeux qu'il se donne, le pape devrait plutôt se la fermer en public et faire des déclarations avec ses fidèles, à qui il peut tout dire. Il ferait ainsi d'une pierre deux coups, il ne choquerait pas le monde entier et il serait totalement bien reçu à l'intérieur de la secte.
    Non, vraiment, mettre le pape sur le même pied que tout le monde est une remarque aberrante de votre part. Ça frise la malhonnêteté.
    Si le pape dit que les condoms peuvent percer (qu'il l'ait dit ou pas, là n'est pas le sujet), son impact sera des millions de fois plus grand que moi qui pourrait dire à travers tous les moyens dont je dispose que c'est une absurdité.
    Le pape a droit à son opinion, mais vu le rôle qu'il se donne et l'influence qu'il s'octroie, il devient déplacé pour lui d'émettre ses opinions.

    commentaire original:
    Pour qui se prend-il le pape?
    réponse Cortés:
    Effectivement ! Bonne réponse.
    réponse Charbonneau:
    Effectivement, voilà pourquoi celui qui se fait appeler pape et qui est sacré pape par ses fidèles (tous les fidèles protègent leurs gourous, ils en sont totalement subjugués. Subjugué à en perdre tout raisonnement rationnel et près à défendre, même dans la totale illégalité leur vénéré pape), doit se la fermer. Parce que se prendre pour un autre à ce point est une sorte de maladie. Vous devez admettre que le rôle le plus prétentieux qui soit est définitivement celui de pape. Trouvez-moi un seul titre qui se prenne pour supérieur. Oui, je sais, vous pensez à moi, mais soyez sérieux, mon cher monsieur, je ne suis qu'un Être Humain, bien normal, tout comme vous et mes paroles, mes opinions, moi, je les dis littéralement au risque de ma vie. Parce que vous, vous me semblez bien équilibré, bien intelligent, mais votre croyance peut facilement vous pousser à m'assassiner pour protéger votre secte et pour m'empêcher de "contaminer" la pensée terrestre.
    Il suffirait que votre gourou vous lance un crie disant, il faut éliminer tous ces infidèles qui font du tort à dieu, et v'lan, demain matin, voilà que j'ai un accident.
    Les fatwas ne sont pas uniquement réservées à la religion islamique (qui est une démonstration éloquente de la maladie religieuse), il faut se souvenir des croisades et des hérétiques que l'on brûlait régulièrement. Bien sûr la secte catholique s'est civilisée, mais en religion, il suffit de peu pour déclencher la démence, mon cher monsieur.
    commentaire original:
    Il se prend pour un pape!
    réponse Charbonneau:
    Eh! Oui! Il se prend pour un pape!
    Il a un petit problème cet homme.
    Il se prend pour un autre.

    commentaire original:
    Et qu'est-ce que c'est un pape?
    réponse Cortés:
    = l'évêque de Rome.
    réponse Charbonneau:
    Oh! Mon dieu! Quelle sage réponse!
    Bien oui, effectivement il est l'évêque de Rome et il est, disons mieux connu sous le fameux titre de pape. Il n'y en a pas beaucoup d'évêque «de Rome».
    On pourrait parler de ce que c'est qu'un évêque (ouf! ce n'est guère mieux, ça espère tous devenir évêque de Rome.
    Et Rome, rien de moins! Rome, mon cher monsieur, c'est la capitale de l'Italie, pas la capitale du vatican.
    Rome est dans un autre pays, un pays démocratique qui tolère cette enclave théocratique sur son territoire.
    Donc lorsque les fidèles de la secte catholique parlent de Rome, ils font un peu comme les États-Uniens qui parlent de l'Amérique en suggérant que le continent leur appartient. Je suis Américain, tout comme vous et nous ne sommes pas États-Uniens. Tout comme bien des habitants de Rome sont des Romains, mais ne sont pas des vaticaniens.
    On peut voir, à quel point cet homme se prend pour un autre et à quel point cette secte a une importance politique incroyable, bâtit au fil des siècles à coups d'obscurantisme et de peur de l'enfer.

    commentaire original:
    Une sorte d'homme branché sur dieu et
    réponse Cortés:
    d'accord.
    réponse Charbonneau:
    Eh! Oui! Vous êtes d'accord et cela ne me surprend pas du tout. D'ailleurs, l'inverse m'aurait renversé. Pour vous c'est tout à fait normal que ce fou se dise brancher sur dieu. Non, mais, vous vouliez parler intelligemment disiez-vous en introduction, avouez avec moi, qu'ici, votre accord ne reflète guère l'intelligence!
    Vous disiez: « Je ne veux pas utiliser avec vous autre chose que la raison et le bon sens ». Auriez-vous oublié soudainement la raison et le bon sens?

    commentaire original:
    dont l'organe de reproduction ne fonctionne pas?
    réponse Cortés:
    Je n'en sais rien et vous non plus (auriez-vous des informations privilégies à ce sujet ?)
    réponse Charbonneau:
    Je vais malheureusement vous décevoir, mais malheureusement non, je n'ai aucune information à ce sujet. À son âge vénérable, il est bien normal que l'organe reproductif ne fonctionne plus. Le contraire serait surprenant, quoique lorsqu'on est branché sur dieu, ça me surprendrait pas que l'organe s'éveille, même à cet âge avancé. Comme vous le suggérez (du moins, je crois que vous le suggérez puisque vous avouez que vous n'en savez rien), il faudrait le vérifier. Il faudrait convoquer le saint-père («saint-père», rien de moins) à un rendez-vous médical pour vérification. Mais, là, je l'avoue, je serais totalement contre une telle démarche. Même si le fonctionnement de l'organe du pape s'avère plutôt important dans le débat, je considère que cet homme a le droit de vivre sa sexualité de façon privé. Et que de lui imposer un tel test serait un affront à son intégrité et à sa dignité humaine (dire que certaines religions obligent la circoncision et même certains rites oblige l'excision et infibulation. Heureusement, la secte catholique ne s'est pas encore rendue à de telles dérives, mais sait-on jamais lorsqu'on considère à quel point la secte catholique juge négativement la chose sexuelle. Il la juge tout simplement bestiale)
    Vous disiez: «auriez-vous des informations privilégies à ce sujet ?» (Le sujet étant l'organe papal (et non palpable)) Ma réponse est NON.

    commentaire original:
    Comment respecter un homme tel que ce Joseph
    réponse Cortés:
    On doit respecter tous les hommes (même vous) ...
    réponse Charbonneau:
    Je me disais bien qu'on finirait par être d'accord.
    Après tout avec la raison et le bon sens on ne peut faire autrement que de tomber d'accord.
    Oui, tous les hommes et toutes les femmes méritent le respect.
    Un respect égal. Dire qu'il fut un temps, on envoyait les enfants dans les limbes, ce qui dénote un manque de respect total pour ces jeunes Êtres Humains sans défense, même les foetus se retrouvaient aux limbes eux plus qu'innocent (bien sûr ils ont tous le maudit péché originel à cause de cette damnée Êve qui s'est amusé à jouer avec le serpent et à croquer dans les pommes... mais bon, tout de même... les limbes... Mais, heureusement, un pape a mis la clef dans la porte des limbes. Ouf!
    Et votre parenthèse mon cher monsieur... là vous me faites un grand plaisir! De me dire que même moi, un représentant de satan sur terre (là je joue avec ma corde hein? Mais non, mon bon monsieur lorsque je dis que je suis le représentant de satan, C'EST UNE FARCE. La preuve: voyez, je ne mets même pas de lettre majuscule à son éminence satan), me dire que moi, malgré mon insolence et mes défauts (nombreux je l'avoue humblement) vous considériez que j'ai aussi droit au respect, tout comme vous, alors là vous me faites plaisir et je vous en remercie.

    commentaire original:
    qui se prend pour la parole d'un dieu.
    réponse Cortés:
    Je n'en sais rien et vous non plus.
    réponse Charbonneau:
    Ici, vous me surprenez un peu. J'aurais cru que vous saviez qu'il se prenait pour la parole de dieu. Oui, oui, je vous jure que votre gourou se prend régulièrement pour être le porte-parole de dieu et il va même jusqu'à sous-entendre clairement qu'il est la parole de dieu. En temps normal, quiconque dirait cela serait mis sous surveillance, car voyez-vous quelqu'un qui se dit mener par la parole d'un dieu peut se permettre toute sorte de choses, s'il est le moindrement mal intentionné. Dans son cerveau, comme dans le cerveau de ceux clairement identifiés comme étant des «fous de dieu» une étincelle et il peut être porté aux pires atrocités. Pour eux, aucune loi humaine ne peut être supérieure à celle de dieu et s'ils ont l'impression soudaine que dieu leur dit, alors là sauvez-vous, votre vie est en danger. Pensez à Morgentaler, il est presqu'un miraculé, il a vraiment échappé plusieurs fois à la mort.

    commentaire original:
    Qui se promène avec sa richesse et ses fidèles
    réponse Cortés:
    Il voyage en un seul avion comme tout le monde ...
    réponse Charbonneau:
    Je suis bien d'accord que le pape ne vole pas de lui-même (du moins, pas encore).
    Je suis bien d'accord qu'il voyage en avion, mais de dire «comme tout le monde», là il me semble que vous exagérez un petit peu. Juste au niveau du coût du billet, je ne suis pas sûr qu'il paie le même tarif, c'est-à-dire, le tarif de tout le monde.
    Et étrangement, ses vols semblent plus "organisés" que tous les vols que j'ai pu prendre dans ma longue vie.
    Je considère que vous avez beaucoup exagéré en disant: "comme tout le monde".

    commentaire original:
    et fait la morale au monde entier.
    réponse Cortés:
    Non, il répond sincèrement aux questions des journalistes.
    réponse Charbonneau:
    Ah! Bon! Le pape ne fait pas la morale en répondant aux journalistes?
    Il est tout simplement sincère, dites-vous. Disons!
    Pour vous faire plaisir: disons!

    commentaire original:
    Dites-moi donc un seul geste grandiose posé par un seul pape.
    réponse Cortés:
    Google vous serait très utile pour cette question.
    réponse Charbonneau:
    Tiens, c'est drôle, il aurait pu vous être très utile aussi.
    Vous savez on trouve de tout sur internet. C'est vrai que Google aurait pu vous être très utile. Il y en a même qui nous ont prouvé scientifiquement que le pape avait raison.
    Vous voyez avec Google on a même trouvé que la science pouvait venir au secours de la religion. C'est fort n'est-ce pas?
    Votre réponse aurait été plus percutante, si tout de go, vous m'auriez mis en plein visage un événement mondial, un catastrophe humanitaire, une injustice flagrante au niveau mondial (parce que le pape est tout de même mondial, non?), une guerre empêchée en salissant sa robe immaculée, n'importe quoi qui est dans nos livres d'Histoire et qui est vraiment un exemple de courage et de grandeur humaine incontestable, comme Gandhi qui se faisait tabasser en donnant l'exemple de la non-violence ou encore ce Chinois qui s'est étendu devant les tanks de la dictature chinoise, ou... on en trouve facilement comme ça, juste à réfléchir un peu, sans même utiliser Google. Mais pour un pape, on a beau chercher dans notre tête, vous avez bien raison de dire que Google doit être utilisé.

    commentaire original:
    Moi, j'aurais bien aimé qu'un pape s'en aille en Irak
    réponse Cortés:
    À ce compte, il devrait se faire tuer plusieurs fois par jour
    réponse Charbonneau:
    Lorsqu'on prend sur ses épaules de mener l'Humanité vers le bien et que l'on voit qu'un massacre se prépare, on donne l'exemple en se servant du symbole que l'on représente. Il aurait pu aussi aller aider à soigner le choléra au Zimbabwe. Il aurait ainsi donné l'exemple et peut-être que la communauté internationale n'aurait pas laissé mourir 4000 personnes en regardant les bras croisés, combien il en faut pour que celui qu'on veut abattre (Mugabe) se pende dans son palais.
    Qui donc oserait tuer le pape?
    Bush aurait-il osé bombarder le pape, lui qui l'a reçu tout sourire aux lèvres et en grandes pompes pour son 81e anniversaire?
    Non, le pape pourrait faire des gestes humains courageux sans nécessairement se faire tuer, mon cher ami. On ne tue pas facilement un symbole.

    commentaire original:
    avant les bombardements pour empêcher le carnage
    réponse Cortés:
    et un peu partout dans le monde. Ce n'est pas réaliste!
    réponse Charbonneau:
    Mais oui, mon cher ami, le courage c'est réaliste, la conviction, c'est réaliste. Surtout si on se dit investi d'un pouvoir divin au service du bien, c'est tout à fait réaliste.

    commentaire original:
    en offrant sa personne comme bouclier pour sauver
    les innocents qui allaient se faire massacrer.

    commentaire original:
    Moi j'aurais aimé que le pape confronte Hitler
    réponse Cortés:
    Peut-être l'a-t-il ... je n'en sais rien... et vous non plus.
    réponse Charbonneau:
    Voyons, croyez-moi, si le pape avait confronté Hitler, bien des pages des livres d'Histoire en témoigneraient. Malheureusement, c'est plutôt l'inverse que l'Histoire nous témoigne. Mais, bien sûr, avec Google, on peut peut-être réussir à trouver un fait qu'un fidèle inconnu, présent sous la jupe du pape, relate.
    Une rencontre secrète du pape avec Hitler. Il lui aurait peut-être dit, mon petit Hitler, ça commence à sentir un peu trop le four crématoire. Il faut que ça cesse mon petit, sinon je t'envoie dieu.

    commentaire original:
    et lui dise que s'il voulait brûler des juifs,
    il devrait en premier le brûler lui le pape.

    commentaire original:
    Les papes sont des trous de culs
    réponse Cortés:
    L'injure n'a jamais été une démonstration
    réponse Charbonneau:
    Oui, VOUS AVEZ TOTALEMENT RAISON.
    L'injure est l'argument des faibles et le dernier recours.
    Je n'injurie jamais une personne, mais j'injurie les papes.
    Pourquoi? Parce qu'il est totalement inadmissible d'injurier un pape.
    C'est défendu et pourtant, si un homme mérite de se faire injurier à cause de ses propos, de ses agissements de sa sublime prétention et par l'Histoire de tous ces papes précédents et de toutes les magouilles de cette secte qu'il dirige, c'est bien lui.
    On injurie à pleine page bien des hommes publics. Mais les papes sont intouchables tout comme les sonseigneurs du monde entier. On respecte et vénère ces hommes qui sont imbus d'eux-mêmes au point de se prendre pour d'autres.
    Alors, j'injurie le pape, je dis ce que personne n'ose et n'oserait dire: que le pape est un «trou-de-cul». C'est de l'insolence extrême, je l'avoue, mais ça ne tue personne et je ne crois pas que le pape soit en danger parce que je le traite de trou-de-cul. Par contre, moi, je me mets en danger, en réel danger. Il suffit d'un de ses fidèles un peu zélés et v'lan, le trou-de-cul à Charbonneau est assassiné au nom de dieu et pour la sauvegarde de la dignité papale.
    Mon cher monsieur, jamais je ne vous injurierais, je respecte tous les Êtres Humains, leurs opinions et leur croyance. Je peux débattre sereinement longuement avec vous et avec qui que ce soit, mais je ne respecte pas les symboles qui représentent l'hypocrisie, la fourberie et l'imposture. Je ne respecterai jamais quelqu'un qui se prend pour le porte-parole de dieu sur terre et qui va me regarder de haut comme si les hommes et les femmes du monde entier étaient des subalternes.

    commentaire original:
    qui n'ont jamais levé le petit doigt pour empêcher un seul massacre
    réponse Cortés:
    Erreur: tous les Papes l'ont fait et plus que ça,
    réponse Charbonneau:
    Il aurait été plus adéquat de citer plusieurs massacres où l'on a pu constater des gestes importants de la part des papes. Des gestes courageux et déterminants.
    Lorsque vous dites: «Erreur: tous les Papes l'ont fait et plus que ça», voyez-vous c'est une affirmation qui ne repose sur rien.
    Vous pouvez bien me référer à Google (voir ma note sur Google plus haut)
    commentaire original:
    ou pour contrer une injustice.
    réponse Cortés:
    (Cf. Google)

    commentaire original:
    (Jamais on a soutenu les théologiens de la libération,
    réponse Cortés:
    Évidemment! Gandhi non plus parce que la "Théologie de la l...
    fait la promotion de la violence... on est non-violents, nous.
    réponse Charbonneau:
    Les théologiens de la libération luttent contre l'injustice violente. Ce ne sont pas des révolutionnaires armées qui veulent prendre le pouvoir par les armes.
    Parfois, la violence est le dernier recours pour que les gens retrouvent une certaine justice. Je n'ai pas vu beaucoup de prêtres en armes, par contre je connais beaucoup de prêtres qui ont donné leur vie pour lutter contre l'injustice et défendre les plus démunis. Le plus célèbre est Mgr Romero. Quelques jours avant son assassinat, il s'est rendu à Rome pour avoir une audience avec ledit «saint-père». Celui-ci l'a retourné se faire tuer sans même lever le petit doigt.
    La visite du «saint-père» à Managua en 1982 (je crois) est aussi très éloquente. Je vous invite à utiliser Googgle que vous aimez tant, et chercher comment s'est déroulée cette visite.
    Monsieur Maurice Lemoine, du Monde diplomatique, relate l'événement qu'il a suivi de près. Si vous n'aimez pas les journalistes et préférez une soeur missionnaire, le récit de Soeur Yvonne Pierron dans "Missionnaire sous la dictature", sa biographie, raconte l'événement. Elle était à Managua le jour ou ledit «saint-père» posa les lèvres sur la terre rebelle nicaraguayenne.
    Je vous recommande ces deux lectures.
    Vous comprendrez peut-être un peu mieux la théologie de la libération et la violence.

    commentaire original:
    mais par contre on a soutenu les dictatures. Ex.: Somoza, Vileda, Pinochet)
    réponse Cortés:
    C'est votre opinion, mais moi, j'y mettrais beaucoup de nuances...
    réponse Charbonneau:
    Il faut savoir distinguer une opinion d'un fait, Monsieur Sanchez.
    Ici, ce n'est pas mon "opinion", ce sont des faits.
    Ouvrez les livres d'Histoires, les journaux de l'époque et servez vous-même de Google dont vous connaissez la puissance.

    commentaire original:
    Je ne respecte pas raël et je ne respecte pas plus cet homme
    réponse Cortés:
    On doit respecter tous les hommes, c'est le point de vue humaniste
    réponse Charbonneau:
    Effectivement, on doit respecter tous les hommes.
    Mais ici, il ne s'agit pas d'Hommes, il s'agit de symboles.
    Lorsque l'on parle du pape, on ne parle pas d'un Homme, on parle d'un rôle, d'un symbole, d'un titre, mon cher monsieur.
    raël ou le pape, c'est du pareil au même, il n'y a que le budget de la secte et l'importance des infrastructures qui diffèrent. Je conviens que c'est une différence énorme, mais fondamentalement parlant, les deux manipulent la conscience des gens et exploitent leurs peurs, leur ignorance et le malaise de vivre sans savoir où l'on va après le trépas.

    commentaire original:
    qui se prend pour un être infaillible.
    réponse Cortés:
    Erreur. Seulement quand il parle "ex-catedra", pas tous les jours.
    réponse Charbonneau:
    Là, mon cher ami, vous tombez dans les technicités loufoques.
    Vive le "ex-catedra" ! Mon ami !
    Et vous, pouvez-vous parler "ex-catedra" ?
    Il faut avoir la ligne rouge directe avec dieu pour tomber en mode "ex-catedra" ?
    Ah! Je vous vois venir, vous allez me suggérer un sérieux cours de théologie pour me faire comprendre le réseau "ex-catedra".
    C'est sans doute un peu comme internet, mais un internet céleste!

    commentaire original:
    J'exige un minimum de respect pour mon intelligence et
    pour l'intelligence des hommes et surtout celle des femmes.
    réponse Cortés:
    Moi, j'irais pour un "maximum"
    réponse Charbonneau:
    Bon, ça fait du bien lorsqu'on tombe d'accord.
    Si pour vous l'exigence est le "maximum", je n'ai rien contre ça et vraiment ça me va totalement. J'espère que c'est le "maximum" aussi pour les femmes?
    En tout cas, pour moi, c'est pour les deux, sans aucune distinction.

    commentaire original:
    Je suis désolé de vous dire, mon cher Monsieur Cortés
    réponse Cortés:
    Je vous en prie !...
    réponse Charbonneau:
    Ce n'est rien, cher ami!

    commentaire original:
    que votre longue plaidoirie est démagogique
    réponse Cortés:
    Ma définition de ce mot est celle du dictionnaire et ne s'applique pas ici.
    réponse Charbonneau:
    Démagogie: Politique par laquelle on flatte, excite les passions populaires pour accroître sa popularité.
    On pourrait ajouter: sa popularité ou celle de sa secte!
    Je l'avoue, mon terme manquait de précision. C'est difficile de préciser sa pensée en un seul mot.
    Par démagogique j'entendais que votre ton magistral servait à flatter les passions des fidèles de votre secte et comme tout discours qu'on qualifie de démagogique, vous nous entraîner vers une conclusion qui semble incontournable. La technique consiste à argumenter sans arguments solides, mais en jouant le jeu de l'assurance totale. Rien de plus flatteur pour vos acolytes catholiques de vous voir manier avec tant de science (sic) et d'assurance ce sujet que le commun des mortels maîtrise si mal.

    commentaire original:
    et ne mène nulle part.
    réponse Cortés:
    Elle mène à la dernière ligne ... qui est ma conclusion.
    réponse Charbonneau:
    Votre conclusion: «On voit que le christianisme est aussi un humanisme. Est-ce un motif pour excommunier le Pape ? »
    Une conclusion qui pourrait nous entraîner dans une longue discussion.
    L'humanisme, le christianisme... il y aurait long à dire et à analyser, mon ami.
    Excommunier le pape? Voyons, qui donc peut excommunier qui que ce soit?
    Vous voulez rire!
    Et vous savez, moi l'excommunication, ça me fait bien rire!
    Quel malheur n'est-ce pas?
    Les journaux en ont fait tout un plat de cette niaiserie, mais c'était aussi totalement justifié, parce que cette niaiserie révèle la mentalité et la maladie des religions, dans ce cas-ci, de la catholique.
    Une niaiserie qui a valeur de symbole.
    Un peu comme le condom.

    commentaire original:
    Vous avez le droit de croire ce que vous voulez et je respecte vos croyances,
    réponse Cortés:
    Merci. J'en prends bonne note.
    réponse Charbonneau:
    Oui, même si je vous critique sévèrement, vos croyances, tant que vous ne venez pas essayer d'en faire des lois pour mener le monde ou que vous ne venez pas m'importuner pour me "convertir" ou me dénigrer et m'insulter, vos croyances je les respecte totalement, tout comme je me dis que vous respectez totalement les miennes. Le débat rationnel avec de la raison et du bon sens, comme vous disiez au début, un débat civilisé où on laisse de la place à l'intelligence est excellent pour mieux se connaître et approfondir de nombreux thèmes philosophiques et humains.
    Lorsque je lance des cris de provocation, je suis bien conscient que pour atteindre l'imaginaire de vos acolytes fidèles à la religion et à leur «saint-père», il faut des hauts cris un peu provocants pour établir le dialogue. Voyez, vous-même, sans ma ferme contestation, jamais vous n'auriez voulu entamer une discussion si éclairante avec moi.
    Vous m'avez permis de mieux réfléchir et j'espère en avoir fait autant.
    Tout le monde devrait réfléchir un peu plus.
    Charlebois avait dit: "entre deux joints..." (je sais ce n'est pas lui qui a écrit ces paroles, mais bon...)
    Moi, j'aurais envie de dire aux fidèles: "Entre deux prières, un peu de réflexion, parfois ça ne fait pas de tort".

    commentaire original:
    mais ne venez pas nous enquiquiner avec une morale
    réponse Cortés:
    Il n'a jamais été question de ça dans mon texte...
    réponse Charbonneau:
    Je m'excuse, je suis un peu susceptible et lorsqu'il s'agit de religion, je me sens enquiquiné rapidement. Comme si mon vase était à ras bord et que la moindre goutte le faisait déborder.

    commentaire original:
    qu'on devrait adopter pour être conforme à vos pensées.
    réponse Cortés:
    Loin de moi pareille absurdité.
    réponse Charbonneau:
    Tant mieux!

    commentaire original:
    Le pape peut peut-être dire des conneries comme tout le monde peut en dire,
    réponse Cortés:
    Comme vous et moi, par exemple.
    réponse Charbonneau:
    Ah! Ça! Il n'y a pas de doute là-dessus. Et pour les conneries, je ne me cache pas que j'ai beaucoup de facilité. C'est pourquoi il est bon de recevoir des courriels comme le vôtre qui me permet de préciser ma pensée, et pour vous et pour moi.

    commentaire original:
    mais plus haut est le titre que l'on veut endosser
    plus haute est la sagesse que l'on doit avoir.
    réponse Cortés:
    Effectivement, le Pape est très sage (vous l'avez constaté).
    réponse Charbonneau:
    Vous avez lu trop vite ma réflexion, Ernesto.
    Je n'ai pas dit que le pape était sage, d'ailleurs je parlais de titre que l'on endosse, pas nécessairement du pape, et avouez avec moi que si j'avais constaté une si grande sagesse de votre «saint-père», nous n'aurions pas eu cette discussion!
    Je vois bien que pour vous le pape, votre «saint-père» est trrrrès sage.
    Mais ne vous méprenez pas. Malheureusement, non, pour moi sa sagesse est plutôt "par définition" disons plutôt que réelle. Eh oui, le pape est "par définition" pour ses fidèles, un grand sage. Mais pour moi, ce n'est qu'un homme qui se prend vraiment pour un autre (oh! oui, bien plus que moi!)
    Moi, lorsque je dis ce que je pense, je vous invite à vérifier et surtout de ne pas prendre mes dires pour de la "vérité", mais votre «saint-père» a une manière de dire que "en vérité en vérité je vous le dis" (oui je sais, c'est le christ qui disait, mais bon, il se prend pour qui le pape?).


    commentaire original:
    Se prendre pour la morale du monde et même la morale divine svp.
    réponse Cortés:
    Deux choses qui ne vont pas ensemble, en effet...
    réponse Charbonneau:
    C'est là voyez-vous mon cher ami (heureusement que je vous crois mon ami, sans quoi je vous craindrais sérieusement) que vous me faites peur. Lorsqu'un illuminé dit être porteur de la morale divine, il peut faire faire tout ce qu'il veut à ses fidèles qui prient docilement et qui ne pensent surtout pas par eux-mêmes. Par qui croyez-vous que les tours du WTC ont été démolies? Eh! Oui! Par des gens qui ont écouté un «saint-père» qui était porteur de la morale divine et qui leur a demandé de détruire de l'infidèle comme notre maire Labeaume demande d'aller tuer du barbare. Non, mais vous, si je vous prouve que je suis satan, aurez-vous envie de venir me tuer? Peut-être! Je ne sais pas et je me dis que c'est bien possible. Si vous êtes convaincu que je suis satan pour votre dieu vous n'hésiterez probablement pas à venir me tuer de vos mains avec la bénédiction de votre «saint-père»
    Moi, voyez-vous, même si vous essayez de me convaincre que vous êtes satan, je ne voudrai jamais vous tuer. Non pas que j'aime satan, satan et dieu, c'est du pareil au même, mais parce que je sais que vous n'êtes qu'un homme en tous points comme moi et si je vous vois dans un état étrange convaincu que vous êtes satan et cherchant à me convaincre de votre conviction, eh! bien, je ne vous tuerai pas, mais je vais vous envoyer voir des spécialistes qui pourront vous soigner.
    Voilà, mon cher ami, le danger des religions. Les pauvres fidèles croient dur comme fer que leur ayatollahs, leurs papes, leurs rabins, leurs chamanes, leurs gourous sont des porteurs de la parole et de morale divine et ils veulent la répandre, cette suprême morale divine dans le monde entier et ils peuvent prendre les armes comme Bush qui fait triompher le bien en tuant un million de pauvres gens et avec qui votre «saint-père» fête ses 81 ans.
    Ou comme ce Ben Laden et ses talibans qui veulent répandre la morale de leur dieu pour purifier la planète en tuant tous les impurs comme on tuait tous les hérétiques. La sagesse vous disiez, la sagesse monsieur Sanchez, mais réfléchissez-y un peu à la sagesse.

    commentaire original:
    il faut tout de même remettre ce bonhomme à sa place.
    réponse Cortés:
    Il le fait de lui-même (il est encore très autonome)
    réponse Charbonneau:
    Ici, vous faites encore une fois un peu de cabotinage.
    Il est grand temps, monsieur Sanchez que les Hommes et les Femmes de bonne volonté remettent ces imbus d'eux-mêmes manipulant le cerveau des pauvres gens et pouvant les entraîner dans les pires atrocités, il est grand temps qu'ils et elles les remettent à leur place.
    Il en va de la Paix, l'Amour et la Fraternité entre les peuples.

    commentaire original:
    Qu'il prêche par l'exemple et ce sera bien suffisant.
    réponse Cortés:
    Il le fait déjà, mais c'est vrai qu'il n'est pas parfait (comme vous et moi)
    réponse Charbonneau:
    Je suis heureux de voir que vous constatez que nous ne sommes pas parfaits (sauf peut-être Martin Matte!).
    Je crois que pour un chef moral, la moindre des choses est de prêcher par l'exemple. Ce que les fameux «saint-père» n'ont jamais vraiment fait. Voyez leur dorure et leur richesse, voyez leur couardise, voyez leurs habits blancs.
    «Un voeux pieux» vous savez ce que ça veut dire «Un voeux pieux»?
    Vous savez d'où ça vient un «Un voeux pieux»?
    Eh! Oui! Si l'expression «voeux pieux» existe, ce n'est pas parce qu'on a beaucoup prêché par l'exemple, mon cher ami!

    commentaire original:
    Veuillez accepter mes salutations distinguées, mon cher Monsieur Cortés.
    réponse Cortés:
    Et réciproquement
    réponse Charbonneau:
    Merci
    commentaire original:
    Je vous signale que je n'ai aucune haine dans mes propos,
    réponse Cortés:
    Moi non plus
    réponse Charbonneau:
    Merci et tant mieux.
    commentaire original:
    mais je suis outré par le respect de l'imbécillité.
    réponse Cortés:
    À qui le dites-vous !
    réponse Charbonneau:
    À vous et à toutes ces ouailles qui supportent la niaiserie et qui en font des religions.

    commentaire original:
    Alors, je vous le dis, fermement, sans aucune hypocrisie,
    en toute franchise et en respectant l'être humain que vous êtes.
    réponse Cortés:
    Merci beaucoup (c'est la moindre des choses!)
    réponse Charbonneau:
    Votre parenthèse atténue considérablement la sincérité de votre «Merci beaucoup»

    Moi, je vous remercie d'avoir pris le temps de m'écrire.
    Je vous remercie aussi d'avoir pris le temps de me lire et si vous voulez, en gens civilisés, nous pouvons poursuivre notre discussion tant que vous le désirez.

    Vous semblez une personne articulée dotée d'une solide intelligence et nos débats ne peuvent que nous mener vers du constructif.


    Merci et salutations
    que votre esprit soit avec vous.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Serge Beauchemin
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 07h38
    Comment faire pour apostasier ?
    « Pouvez-vous publier s'il vous plait le formulaire de demande d'apostasie, ou encore indiquer où on peut le trouver.
    Merci »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 07h52
    « Un nombre record «, écrivez-vous ?
    « Même si un très grand nombre de catholiques ont été ébranlés - et avec raison - par certaines décisions et prises de position récentes de l'Église, peut-on sincèrement dire que celles-ci ont provoqué un « nombre record » de demandes d'apostasie quand il s'agit d'une cinquantaine de personnes ? Désolé, mais les termes employés ici me semblent un peu forts. »

  • André Michaud
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 08h13
    Vers les poubelles de l'histoire
    « L'église catholique se dirige vers les poubelles de l'histoire, comme tous les trucs basés sur des superstitions religieuses.

    Aujourd'hui on sait qu'une personne qui entend des voix est psychotique et non un saint! Une personne qui se prend pour le représentant de Dieu sur terre ( comme le pape ) a de forte tendance psychopate, et ça tient du délire religieux...

    Il existe de moins en moins de VRAIS catholiques; ceux qui croient aux dogmes catholiques; infaibilité du pape, contre la contraception, femmes soumises aux hommes,contre l'avortement même pour un enfant violé... »

  • Robert C. Paradis
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 08h16
    Bienvenue à la société laïque !!
    « La foi religieuse, c.à-d. prendre pour vrai sans preuve, peut-elle conserver son statut hégémonique dans la société moderne définie par les connaissances ? Je suis d'avis que non ! Que reste-il pour combler les besoins spirituels des humains sinon qu'un engagement plus grand dans les institutions civiques, pour un développement substantiel de la démocratie. Les problèmes auxquels l'humanité fait face sont tellement nombreux et grands que l'apport de tous à la société laïque est grandement bienvenue. »

  • Antoine Marc
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 08h23
    Stupide.
    « L'apostasie pour des non pratiquants, c'est faire par hypocrisie ce que l'on ne devrait pas faire car on faisant cela ils reconnaissent d'une certaine façon que les dogmes de l'église catholique sont valables, vous créditez le Pape et ses sbires.

    « Selon Statistique Canada, 83 % des Québécois se définissent comme étant catholiques. La pratique active ne concernerait toutefois que le quart de la population. » Il aurait fallu que nous soyons à 83% chrétiens plutôt que catholiques mais que voulez-vous la religion que nous héritons s'est faite par la force du conditionnement non par la volonté propre du pêcheur. À notre époque, Jésus n'aurait pas pris la peine de venir nous sauver puisque nous le sommes déjà de force par la création d'une institution anti-christ nommée église catholique suivi par son baptême. Ce baptême étant le premier moment où l'église nous dite de nous la fermer jusqu'à la fin de nos jours sans autres explications. Navrant ce monde dit spirituel, non? »

  • Jaber Lutfi
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 08h45
    J'ai un doute
    « Que penser de ces statistiques? Se déclarer catholique à 80% mais ne pas pratiquer sa religion à 75%. Ça se définit comment un catholique? »

  • Jacques Deschesnes
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 08h54
    Le début de la fin du dogme
    « J'ai moi-mème posé le mème geste il y a quelques semaines. J'avais envoyé ma demande à l'archevêché de Québec alors que je devais l'envoyer au diocèse de Trois-Rivières, dans mon cas.

    Moi aussi comme M. Baillargeon je suis massothérapeute et j'ai toujours déploré qu'en 2009 l'Église n'est pas mise de l'avant une approche intégrée du corps et de l'esprit. Nous en sommes encore au temps de l'inquisition où le corps est l'ennemi de l'àme. Entre la sexualité débridée et l'abstinence, il y a tout un monde à explorer de découverte de la Vie qui est en nous depuis toujours.

    C'est la puissance du dogme, de ce qui est écrit depuis des centenaires qui a préscéance plutôt que la glorification de la Vie elle-même. Excommunié une enfant ( même si l'on défait le geste par après ) est une abobination intolérable de nos jours.

    Que l'on s'inspire de ce qui a de bon dans une religion est bien, mais que l'on suive aveuglément les règles tout simplement par obéissance sans réfléchir est tout simplement dangereux que ce soit pour la religion catholique, musulmanne,juive, bouddhique ou bien que l'on soit parti prenante de la laïcité à tout prix...j'oubliais aussi l'intégrisme idéologique comme la Chine semble vouloir imposé aux pays qui reçoivnet le chef spirituel bouddhiste.

    Oui à la sensibilité, oui à la réflexion, oui à la spiritualité intelligente qui déborde dans l'espace publique sans démonstrations ostentatoires, non aux règles idiotes qui prônent la négation de la Vie. »

  • Thomas B. -Demeules
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 09h00
    Le poisson...
    « L'Amérique du Nord n'est pas tellement la priorité pour l'Église, et le Pape est vieux. L'Église saura bien noyer le poisson devant toutes ces réactions. »

  • Nadine Soucy
    Inscrite
    mercredi 1 avril 2009 09h09
    Bon à savoir !
    « Depuis très longtemps je ne pratique plus. Je ne sens aucun points communs entre moi et l'église Catholique, je n'apprécie pas les propos du Pape actuel et ceux de Jean-Paul 2...cette religion est complètement dépassée ! Nous sommes en 2009 quand même ! Je suis heureuse de savoir que je peux sortir de cette religion qu'on m'a imposée au moment de mon baptême. »

  • Pierre Girard
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 09h10
    Délivrez-nous du pape, des Églises et des sujet tabous des médias. Amen!
    « Mon Dieu, délivrez-nous du pape et des Églises afin que chaque citoyen de cette humanité puisse commencer à penser de lui-même.

    Et, tant qu'à faire, faites que les chroniqueurs et les éditorialistes commencent à dire les vraies choses, et de cesser d'avoir peur de perdre leur job s'il parlent - par exemple, que le 11 septembre était des fausses attaques PLANIFIÉES de l'intérieur dans le but de nous monopoliser dans des guerres stupides et inutiles.

    Mon Dieu, éclairez les chaînes du sectarisme qui nous empêchent de VOIR la réalité des choses, et donnez-nous le courage de dire ce qui se passent réellement...

    Critiquer le pape c'est facile, mais comment se fait-il que le sujet des fausses attaques du 11 septembre et de la version officielle qui ne tient pas la route demeure tabou?

    OUFFFF !

    pierre girard -- www.pierregirard.ca
    ou
    info.11septembre.org »

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 09h11
    Et alors?
    « Il y a belle lurette que je suis athée. Croyez-moi, je n'ai pas eu besoin de passer par une démarche bureaucratique et aller faire le pitre au presbytère pour vivre mon indépendance d'esprit. Comme si la délivrance d'une annulation de baptême allait me rendre ma liberté....

    Ce qui surprend dans cette "nouvelle", c'est qu'elle fasse la une du Devoir. Faut croire qu'il n'y a pas plus important sur la planète... »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 09h15
    Pourquoi donc apostasier ?
    « Une des raisons de l'apostasie c'est celle clairement décrite par Monsieur Yvon Thivierge dans son commentaire:
    « Ratzinger, protecteur-en-chef des pédophiles »
    http://www.ledevoir.com/2009/03/28/commentaires/0903311815777.html »

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 09h24
    Pourquoi tant de catholiques?
    « Avez-vous lu la question de Statistique Canada?
    "Indiquez votre religion, même si vous ne la pratiquez pas."
    Comme j'ai été baptisé catholique, si je suis les instructions, de dois cocher catholique. Voilà la raison de ce chiffre si élevé. »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 09h28
    L'Église équilibriste
    « La question peut se résumer en ces mots extraits du Nouveau Testament: l'Église est dans ce monde, mais pas de de ce monde. L'Église, dont je suis, est dans la position d'un équilibriste. Elle doit s'adapter au monde contemporain, sans renoncer à ce qu'elle est. Elle n'est pas un parti politique qui change au gré du vent. Elle dit ce qu'elle pense être un message de vérité sur l'Homme. Mais la vérité n'est pas aimée de nos jours. Mais je doute fort qu'elle ait jamais été aimée. On lui préfère la notion bien humaine de liberté, dissociée de la vérité. Mais le Christ a dit: "La vérité vous rendra libre". Et le Christ a dit qu'il était la vérité. Beau programme comme dirait l'autre! L'Église, crée par le Christ, proclame ce qu'elle croit être la vérité, mais c'est aussi une institution humaine, donc apte à se tromper. Dans toutes ces questions de morale, l'ultime guide demeurera toujours la conscience de chacun. Le pape demeure un guide, mais pas l'ultime. »

  • Jacques Deschesnes
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 09h30
    @ M. Serge Beauchemin Formulaire d'apostasie
    « Voici M.Beauchemin un lien que vous pouvez copier-coller dans votre barre d'adresse:
    http://www.mlq.qc.ca/vx/8_apostasie/

    À tous les lecteurs : non je ne fais pas parti du MLQ mais essayez de trouver un formulaire d'apostasie sur un site quelquonque d'institutions catholiques, vous risquez de chercher longtemps »

  • Yves Lajoie R.I.O.P.F.Q.
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 09h46
    Je ne quitte pas le Québec
    « Toute proportion gardée, je ne quitte pas le Québec parce que je n'aime pas la gouverne de Jean Charest. Jean Charest n'est pas tout le Québec. Je suis aussi le Québec, et je travaille très fort pour mon mieux-être et celui de mes concitoyennes et concitoyens. De mes parents, qui l'ont hérité de leurs parents, j'ai hérité de la patience tranquille qui bâtit le pays.

    Yves Lajoie »

  • Normand Chaput
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 09h59
    le psychopape
    « une fillette de neuf ans a été excommuniée et on s'en émeut. A tel point qu'on veut se faire excommunier nous aussi. Faudrait être logique. Personnellement, être la jeune fille, je verrais cela comme un soulagement. Comme une promesse qu'on va enfin lui crisser la paix avec toutes ces bondieuseries. »

  • Michel Samson
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 09h59
    Préparez les buchers !
    « Dans le même esprit qui a prévalu aux excommunications brésiliennes, Benoit XVI lancera-t-il à ses cardinaux la consigne de préparer les buchers ? Apostats, souvenez-vous qu'à une certaine époque pas très lointaine, L'Église catholique, cette charmante institution de vieux gribous pervers qui préconise l'amour, la charité, le pardon et la compassion, vous brulait vifs sur de jolis buchers, anticipation visionnaire des rituels du BBQ collectif si chers aux nord-américains.

    Ticketron pourrait vendre des billets pour ces grills publics qu'on installerait au stade olympique, contribuant de façon non négligeable à sa rentabilisation tant souhaitée; avec un peu de chance et quelques lions, RDS pourrait présenter ces événements sur écrans géants dans toutes les Cages au Sport du pays. Une suggestion, comme ça... »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 10h06
    Signez l'apostasie
    « Personnellement, je trouve ridicule d'apostasier.
    Apostasier, c'est comme accepter de valider la stupidité.

    Sin embargo comme on dit en espagnol (en même temps), je crois qu'apostasier est un excellent moyen de signifier clairement notre rejet de cette secte.
    Une secte à laquelle nous avons été forcés d'adhérer dès notre naissance.

    Donc, oui, il faut apostasier, c'est comme signer une pétition.

    Mais, dans mon cas, je crois que je n'ai pas besoin de faire aucune démarche, je serai bientôt excommunié. J'en pleure déjà!



    Serge Charbonneau
    Québec »

  • poisson marie-michelle
    Inscrite
    mercredi 1 avril 2009 10h34
    La guerre des chiffres
    « Le chiffre de 80% de catholique est précisément le type de statistique qui a justifé le maintien d'une prépondérance très importante de l'enseignement de la "culture religieuse" catholique dans le nouveau cours d'Éthique et culture religieuse obligatoire pour tous les niveaux d'enseignement primaire et secondaire depuis septembre 2008. Il serait temps que nous ayions enfin des statistiques réalistes et précises sur les pratiques religieuses afin que les politiques publiques reflètent véritablement le désir de laïcité effective de nos institutions qui est de plus en plus manifeste chez une majorité de québécois, toutes origines confondues. La commission des droits de la personne a publié récemment une étude fort éclairante mais encore trop méconnues à ce sujet. http://www.cdpdj.qc.ca/fr/publications/docs/ferveur_religieuse_synthese.pdf
    Rappelons pour terminer que dans une article publié dans le Devoir http://www.ledevoir.com/2008/09/16/205766.html les "répondants qui auraient préféré que les jeunes ne soient pas exposés du tout à la religion à l'école arrivent au deuxième rang, avec 29 %." Il est à parier que, si les gens savaient que ce nouveau programme scolaire comporte pricipalement des contenus de "culture religieuse catholique" ( ex.: dans la plupart des nouveaux manuels produits pour le cours ECR nous retrouvons à l'avenant: des reproductions pleine page du pape Benoit XVI bénissant les fidèles, le récit de l'annociation faite à Marie, l'invitation a comparer sur un même plan le récit de la genèse au récit(sic) du Big Bang, ou une invitation à considérer les effets de la pratique religieuse tout en suggérant l'exemple des guérisons ( qu'on prend grand soin cependant de ne jamais appeler "miracles") , au vu des mécontentements qui ne cessent d'être exprimés depuis quelques temps envers cette religion, la proportion de ceux qui souhaiteraient le retrait total de toute forme d'exposition à la religion dans le contexte scolaire serait à la hausse.
    Marie-Michelle Poisson
    Présidente du Mouvement Laïque Québécois »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 10h36
    Religion quand tu nous tiens
    « Pouquoi parler de religion(s) pendant onze ans aux enfants du primaire et du secondaire dans le cadre du cours d'éthique et de culture religieuse ? Combien d'heures d'enseignement dispensées (gaspillées) ?

    On ne devrait pas parler de religion(s) aux enfants âgés de moins de 14 ans. On n'a pas le droit de laver le cerveau des enfants qui n'ont pas encore développé suffisamment leur pensée propre ni leur sens critique. L'école doit se concentrer sur autre choses que des croyances (farfelues dans la plupart des cas) . Par exemple, enseigner: la langue, les mathématiques, les sciences, l'histoire, l'éthique (pas la religion), le savoir-vivre, les habiletés artistiques, manuelles, sportives.

    L'étude de la sociologie des religions (il existe plus de 40 000 religions plus ou moins organisées!) et des différents courants philosophiques pourra venir plus tard au niveau collégial ou universitaire, pour ceux qui en ressentent le besoin comme adultes. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 10h46
    Claude Ryan doit se retourner dans sa tombe...
    « A voir tout le cathobashing qu'on lit dans Le Devoir depuis quelque temps, le pauvre Claude Ryan doit se retourner dans sa tombe! »

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 10h46
    Apostasie ou débaptisation ?
    « Défini par la bulle pontificale Gratia Divina (1656), l'apostasie est le reniement de la foi et des principes de la foi catholique, des valeurs bibliques et évangéliques, des dogmes et des traditions et articles de foi reconnus par l'Église et les conciles, les enseignements des Pères de l'Église et les enseignements ordinaires du magistère.

    Le terme «apostasie», du verbe grec aphistêmi, signifie littéralement « s'éloigner de » ; il a le sens de « désertion, d'abandon ». Dans les Écritures grecques
    chrétiennes, il est utilisé essentiellement à propos de défections religieuses, pour parler de quelqu'un qui renonce à la vraie cause, qui cesse d'adorer et de servir Dieu, et qui, par conséquent, renie ce qu'il professait auparavant et abandonne totalement ses principes ou sa foi. Les chefs religieux de Jérusalem accusèrent Paul d'une telle apostasie envers la Loi de Moïse. Une conversion est toujous une apostasie. On quitte pour passer à autre chose.

    Pour apostasier, il faut donc connaître fondamentalement ce que l'on renie. Pour apostasier, il faut connaître le sujet de la démarche d'apostasie. Quand je constate le niveau de formation religieuse de nos catholiques, je ne suis pas étonné de voir que certains se disent «apostats» à défaut d'un autre mot. Et ce n'est pas le nouveau cours d'Éthique et de culture religieuse qui va régler la question.

    Dans le cas de ces femmes qui font la une du journal LE DEVOIR, il semble qu'elles demandent plutôt de se faire «débaptiser». En cela, c'est impossible. Elles le sont et elles le resteront toujours. Elles peuvent bien essayer de faire rayer leur nom des régistres paroissiaux. Mais, qu'est-ce que cela change dans les faits? Elles alimentent une bureaucratie contre laquelle elles s'offusquent bien souvent sans doute.

    Ces personnes demandent souvent à partir d'une laïcité mal comprise, que la relgion soit une affaire privée. LE geste de ce matin montre bien que la religion ou l'absence de religion s'inscrit toujours, à la fois dans la sphère privée et publique.

    On revient toujours...comme dit la chanson!

    Mesdames les apostates, étiez-vous dans l'Église catholique avant de penser à la renier. Si vous ne l'étiez pas, pourquoi demander de la quitter? Et si c'est pour des questions d'ordre sexuel que vous le faites, il n'était pas nécessaire d'aller jusque-là, car il y a belle lurette, qu'au Québec, les catholiques ne suivent pas l'enseignement de leur Église sur cette question. Et sur bien d'autres aussi. »

  • Antoine Marc
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 10h55
    Monsieur Charbonneau.
    « C'est trop long, je n'ai presque pas tout lu; il y a trop d'amalgames (Gourou, rabbin, ayatollah etc.) sans véritablement de conceptualisation avec l'Histoire de l'église; le Pape, Hitler et le nazisme, me laisse pantois car sans liens avec rien qui puisse nous faire comprendre ce qui s'est passé.

    Avez-vous connaissance des frères et soeurs Scholl qui étaient catholiques? S'il vous plaît répondez-moi avec honnêteté sans faire Google. Vous n'avez pas dans vos arguments de références pertinentes, elles sont absentes alors où peut se situer le dialogue? Avez-vous entendu parler d'Edith Stein ou avez lu Vatican 2? Connaissez-vous le théologien Hans Küng et son combat?

    Je ne désire pas entrer en polémique avec vous, sachez-le bien. Je m'interroge sur votre bonne volonté louable à enclencher le dialogue mais vous restez trop limité à de l'humeur plutôt qu'à une réelle remise en cause fondée, oui fondée par l'histoire, les évènements et les écrits historiques, qui nous permettraient de mieux comprendre la réussite (???) de cette institution riche, trop riche et si peu proche des petits pêcheurs que nous sommes. Du reste, je n'aime pas cette église mais à vouloir vraiment l'attaquer, il faut se lever de bonne heure pour que les argumentations contre elle soient à la hauteur. Vous serez d'accord avec moi que nous n'allons pas rencontrer un spécialiste du cancer s'il ne connaît que la médecine générale et encore si peu. »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mercredi 1 avril 2009 10h59
    J'ai rempli le formulaire.....
    « Non, il n'est pas nécessaire de communiquer d'abord avec sa paroisse. Vous pouvez par contre joindre une photocopie de votre baptistère...
    En 1968 déjà, j'ai communiqué avec l'archevêché de Montréal dans le but d'apostasier la religion catholique. On a d'abord refusé sous prétexte qu'ils ne tenaient pas de statistiques. Devant mon insistance on m'a proposé de me soumettre à un processus long et compliqué avec des rencontres hebdomadaires avec un théologien. J'ai abandonné. Je suis heureuse aujourd'hui, grâce au MLQ, de pouvoir enfin faire aboutir ma démarche. Je suis athée et mon fils n'a pas été baptisé. Je trouve hypocrite les québécois qui, tout en ne pratiquant pas, font baptiser leurs enfants et exigent par surcroit que l'école fasse leur éducation religieuse à leur place. Quand on fait partie d'une Église il est normal qu'on s'y implique. C'est d'ailleurs ce qui se fait ailleurs.... »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mercredi 1 avril 2009 11h03
    De plus
    « Je m'étonne de l'indignation que soulève Benoît XVI alors qu'il ne fait que répéter ce que Jean-Paul II disait déjà, sous le couvert de son charisme.... »

  • Yvon Thivierge
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 11h09
    Le pape protège les pédophiles
    « Vatican et Pédophilie : les preuves sont accablantes, le silence du pape est ahurissant !

    Depuis plus de 40 ans, l’Église catholique romaine semble considérer que sa conception de la justice est au-dessus de celle des États. Au vu du Vatican, le crime de pédocriminalité n’est qu’un péché qu’il convient de cacher, pas un crime, et les hiérarchies nationales appliquent cette règle avec le maximum de ruses.

    On pourrait croire que l’Église, comme les institutions laïques qui accueillent des jeunes gens ou des enfants - services sociaux d’accueil et d’hébergement, établissement scolaires, établissements de santé, etc. - agit de façon opportuniste, au cas par cas pour se couvrir. Il n’en est rien ! Et ce que cela révèle au plan moral, éthique, philosophique et religieux est de toute première importance.

    Le cardinal Ratzinger rattrapé par son passé

    Dans une émission hebdomadaire d’investigation « Panorama », du 01 octobre 2006, la BBC dévoile l’existence d’un document secret, rédigé en 1962 et mis à jour en 2001, qui détaille comment doivent être abordés les cas de pédophilie découverts au sein de l’Eglise catholique. Ce documentaire, « Les crimes sexuels et le Vatican » a été réalisé par le journaliste Colm O’Gorman.

    Le document romain, intitulé Crimen Sollicitationis , indique aux évêques du monde entier comment procéder en cas de « crime de sollicitation », dans le cadre du confessionnal ou en dehors.

    Le document précise que la sollicitation concerne des actes obscènes à l’encontre de fidèles mineurs, que ce soit par la parole ou les gestes. Les instructions marquées « confidentiel » devaient être conservées et enfermées dans le coffre-fort de leur église par les évêques.

    Elles exigeaient notamment le secret absolu, sous peine de péché mortel, tant du prêtre que de la victime, ou encore d’éventuels témoins ou personnes informés, selon la BBC. Le non respect de ce serment signifiait une excommunication.

    « Cette procédure visait initialement à protéger la réputation d’un prêtre jusqu’à ce que l’Église ait mené une enquête, mais en pratique elle peut permettre d’étouffer l’affaire », avance le documentaire.

    « L’homme chargé d’appliquer cette politique pendant 20 ans était le cardinal Joseph Ratzinger, l’homme qui est devenu pape sous le nom de Benoît XVIe siècle » ajoute le journaliste.

    Les représentants britanniques de l’Église catholique, très mobilisés et hypocrites, ont immédiatement dénoncé ces accusations, les jugeant fallacieuses et expliquant que le document incriminé ne faisait nullement référence aux abus sexuels mais seulement à l’usage malpropre et malsain du confessionnal.

    Les évêques d’Angleterre et du Pays de Galles dénoncent immédiatement le documentaire de la BBC accusant Benoît XVIe siècle d’avoir étouffé des affaires de pédocriminalité.

    Le lendemain, le Vatican apporte son plein soutien aux évêques catholiques d’Angleterre et du Pays de Galles dans leur dénonciation du documentaire de la BBC qui, de fait, accuse Papa Ratzi d’avoir contribué à étouffer des affaires de pédocriminalité alors qu’il était encore président de la Congrégation de la doctrine de la foi.

    Le Vatican fait savoir qu’il n’exprimera aucun commentaire en son nom propre au sujet de ce documentaire. Le communiqué annonce cependant qu’il adhère pleinement à la réaction virulente de l’archevêque de Birmingham, Vincent Nichols.

    Au nom des évêques britanniques, ce dernier estimait que la BBC devrait « avoir honte du niveau de journalisme exhibé dans cette attaque injustifiée contre le pape Benoît XVIe siècle ».

    Vincent Nichols distingue deux volets du documentaire : le premier présente des cas de pédocriminalité mettant en cause des prêtres, ce qui selon l’archevêque est pris très au sérieux, avec prudence et en toute transparence, par l’Église ; le second incrimine le Vatican.

    « Ce volet du documentaire est erroné et totalement trompeur », estime-t-il, hypocritement, dans un communiqué approuvé par les évêques d’Angleterre et du Pays de Galles.

    « Il est erroné parce qu’il dénature deux documents du Vatican et les utilise de manière trompeuse pour relier les horreurs de la pédophilie à la personne sacrée et infaillible du Pape. »

    Pour sa part, le cardinal Cormac Murphy-O’Connor, chef de l’Église catholique d’Angleterre et du Pays de Galles, envoie à Mark Thompson, le directeur général de la BBC, une lettre enragée pour protester contre l’émission, diffusée sur la chaîne publique anglaise.

    Dans le documentaire, le journaliste réalisateur a demandé à un expert du droit canon rompu aux arcanes de la rhétorique vaticane, le père Tom Doyle, renvoyé du Vatican parce qu’il avait critiqué la manière dont la hiérarchie catholique gérait ces cas d’abus sexuels, d’interpréter le document pour la BBC. Cet expert, interrogé dans le documentaire, estime qu’il s’agissait bien d’une volonté explicite d’enlever tout droit de parole aux victimes sans condamner pour autant l’auteur des « sollicitations ».

    La contre-attaque fut d’autant plus empressée et virulente qu’elle mettait en cause le Pape lui-même, le Vice-Dieu, qui fut en 1962 le rédacteur de cette charte. Elle obéissait de plus, aveuglément, à un réflexe tissé par 20 ans de pratiques : le secret et une forme auto justifiée d’exercice de la justice qui protège l’institution et non l’individu victime sans, à aucun moment, tenir compte du droit local. Ce que soulignait la BBC, dans un communiqué répondant aux critiques des évêques, en arguant que « la protection des enfants est, de manière évidente, un problème qui relève de l’intérêt public ».

    L’affaire fut rapportée sans trop de soutien par quelques médias français, notamment le Nouvel Obs dans un article titré : « Le Pape viole les enfants »

    Le cardinal Ratzinger fut, de 1981 à son élection en 2005, le président de la Congrégation pour la doctrine de la foi , département du Vatican chargé de promouvoir et de protéger la doctrine et les mœurs. À ce titre, il fut également chargé de son application.

    Jusqu’à présent, c’est surtout l’Église catholique des États-Unis qui a été ébranlée par des affaires de pédophilie, le Pape Jean-Paul II ayant convoqué au Vatican les 14 plus hauts dignitaires du clergé US pour les tancer sévèrement quant à leur laxisme sur ce dossier. Dans la foulée, trois évêques avaient dû démissionner, plus de 200 prêtres ont été suspendus, tandis que plus d’un millier de plaintes sont en cours d’examen devant des tribunaux.

    C’est en 2002 qu’éclate une affaire impliquant l’Église catholique américaine avec l’affaire de John Geoghan.

    John Geoghan, 66 ans, dont le procès, au terme duquel il fut reconnu coupable en janvier 2002, a été à l’origine du scandale secouant l’Église catholique américaine depuis ce début d’année 2002, avait été condamné à dix ans de prison pour actes pédocriminels. Muté de paroisse en paroisse par sa hiérarchie, pendant 30 ans, il aurait commis plus de 140 agressions sexuelles sur des enfants.

    Or, de 1991, date à laquelle tombèrent les premières dénonciations, jusqu’en 1998 où il fut défroqué, l’Église catholique américaine tenta d’étouffer l’affaire. Un article de Wikipedia anglophone relate l’histoire de ce scandale. (http:/en.wikipedia.org/wiki/John_Geoghan)

    Condamné en 2002, John Geoghan fut étranglé dans sa cellule, le 23 août 2003, par un co détenu Joseph L. Druce qui avoua son crime avec fierté.

    Dossier du Boston.com News

    http:/www.boston.com/news/specials/geoghan

    Par ailleurs, un film relate la saga de ce prêtre qui aurait abusé de plus de 140 enfants durant 30 ans. Voici la présentation du film : « Le père John Geoghan est jeune, énergique et toujours souriant. Appelé “Père Jack” par ses paroissiens, il baptise leurs enfants et célèbre leurs mariages. Mais il cache un horrible secret. Depuis 30 ans, comme le pape, il viole des enfants.

    Il va frapper et abuser sexuellement plus de 140 enfants en leur disant de garder le secret. Des rumeurs vont alors courir à son sujet, le diocèse de Boston va simplement l’assigner à une nouvelle paroisse et l’envoyer se faire soigner psychologiquement. Mais les abus ne vont pas cesser et la plus haute autorité de l’église catholique américaine, le cardinal Bernard Law, va tout de même le couvrir.

    Ce film retrace l’histoire du scandale qui va faire vaciller les fondements de l'Église catholique et remettre en question la foi de beaucoup de croyants. »

    Film disponible au téléchargement sur Crimes & Investigation Network

    L’existence du document vatican, incriminé dans le documentaire de la BBC, fut révélée une première fois, en 2003, aux États-Unis. Des avocats américains représentant des victimes présumées d’actes pédocriminels commis par des prêtres l’avaient alors utilisé dans des procédures judiciaires intentées contre des diocèses américains.

    Le scandale, portant sur le transfert d’une paroisse à l’autre de prêtres coupables d’agressions sexuelles sur des mineurs et l’absence de sanctions contre eux, était centré sur la ville de Boston. L’affaire avait entraîné la démission de l’archevêque de Boston, le cardinal Bernard Law, en décembre 2002.

    Ces révélations permettent de savoir que, selon des experts américains, 1500 prêtres sur 140 000 officiant aux États-Unis, auraient commis des agressions sexuelles lors des 40 dernières années. Il s’ensuit le dévoilement de nombreuses affaires : ainsi, jeté en pâture aux journalistes, un jésuite est accusé d’avoir abusé sexuellement pendant les années 70 de trois lycéens à Boston... L’archevêché de Boston, harcelé, suspend 18 prêtres durant l’année 2002... Manifestement la hiérarchie catholique est étranglée par la multiplication des scandales mais elle parviendra très vite à estomper les effets des scandales à répétition... à coup de millions de dollars.

    86 des 140 victimes de John Geoghan, se partageront près de 10 millions de dollars de dommages et intérêts en procédure civile.

    Plus tard, outre 9,3 millions de dollars destinées aux personnes ayant subi des abus sexuels, l’Église devra verser 540 000 dollars pour 20 victimes ayant déclaré avoir été traumatisées par le prêtre, mais pas physiquement abusées, et 160 000 dollars à 16 parents de victimes.

    Source : Le réseau VoxDei du 20 septembre 2002

    http:/www.voxdei.org/afficher_info.php ?id=4212.88


    Malgré cela on apprend que de 1997 à 2002, 10 millions de dollars ont été dépensés par l’archidiocèse de Boston pour acheter le silence des victimes des prêtres pédocriminels qui agirent dans le cadre de leurs fonctions pendant plusieurs décennies, jusqu’en 1998. L’affaire serait restée secrète si elle n’avait été révélée par le journal Boston Globe .

    En 1992 déjà, l’Église catholique américaine avait été secouée par un fait semblable : plus de 100 victimes d’un prêtre obsédé sexuel notoire, James Porter, du diocèse de Fall River, Sud-Est du Massachussets, avaient apporté des preuves que ce pervers avait été transféré de paroisse en paroisse afin de le mettre à l’abri des parents des enfants abusés, alors que son obsession et ses abus sur les enfants étaient connus de sa hiérarchie.

    Dans la même année éclate à Boston une autre affaire

    « Le cardinal américain Bernard Law, 71 ans, au cœur de la tourmente provoquée par les scandales de pédophilie, a annoncé avoir déjà secrètement rencontré le Pape à ce sujet et obtenu de rester en fonctions. "Au cours des derniers jours, je me suis rendu à Rome pour chercher conseils et avis (...) Le Saint-Père a accepté de me rencontrer (...) et je reviens dans mon pays encouragé dans mes efforts visant à faire en sorte qu’aucun enfant ne soit jamais plus protégé par les prêtres de mon diocèse", a annoncé mercredi le prélat, responsable de l’archevêché de Boston (...).

    À l'instar de Joseph Ratzinger, ce prélat a couvert pendant près de 30 ans un prêtre pédophile récidiviste, le père Paul Shanley, 70 ans, accusé d’agressions sexuelles sur au moins 26 enfants. Mgr Law, l’un des responsables les plus en vue de l’Église catholique américaine, est considéré comme un proche de Jean Paul II, lui aussi grand protecteur-en-chef des prêtres pédophiles» ( Boston Globe)

    Soutenu, dans un premier temps, par le Pape, Mgr Bernard Law, refuse en août 2002 d’honorer un accord de dédommagement conclu, en mars, avec les victimes, portant sur 30 millions de dollars. Il l’avait qualifié de non-contraignant. Maître Garabedian, avocat des victimes, a déclaré que ses clients avaient finalement décidé d’accepter une indemnisation moins importante « parce qu’ils voulaient mettre un terme » à l’affaire.

    Mais d’autres révélations éclatent et c’en est trop pour les victimes et les médias qui réagissent en apprenant que le prélat a couvert pendant des années des centaines, voire des milliers de prêtres accusés d’actes à caractère pédocriminel.

    Le 13 décembre 2002, le plus haut dignitaire catholique américain, le cardinal Law, archevêque de Boston ( Massachusetts ) est contraint à la démission, immédiatement acceptée par le protecteur-en-chef des pédophiles, le Pape Jean-Paul II.

    Plus tard, son successeur déclarera, piteusement et hypocritement, prier pour la « guérison de l’Église »... « Et les victimes ? » peut-on se dire.

    Cet acte de contrition publique fait partie de la stratégie de couverture des crimes sexuels commis par des prêtres et de protection de l’Église en général. Elle s’inscrit dans une procédure théorisée et définie par le Crimen Sollicitationis. On devine qu’il s’agit d’endormir la vigilance des médias tout en laissant croire que l’Église, consciente du problème grave posé par ces crimes, le prend désormais en charge et consent ainsi à prendre des mesures appropriées.

    Qui pourrait être dupe quand on sait que le document Crimen Sollicitationis date de 1962, preuve que l’Église était consciente du problème dès cette époque et qu’il s’agissait pour elle d’anticiper sur les critiques et les accusations en imposant à ses prélats des procédures rigoureuses et rusées pour faire face aux scandales qui ne manqueraient pas de survenir. L’actualité démontre que le document est toujours en vigueur, pour preuve l’affaire récente du prêtre Joël Allaz, en Suisse.

    La stratégie éprouvée durant presque un demi-siècle s’établit en trois étapes :

    Dans un premier temps, face à des signalements d’abus sexuels, étouffer toute velléité de déclaration publique par les victimes en les achetant et en les soumettant éventuellement par chantage (excommunication) ;

    Instruire l’affaire et muter le coupable de sollicitations, éventuellement le soustraire au regard des médias - c’est ce qui est en cours avec l’affaire du père Joël Allaz en Suisse ;

    Si l’affaire éclate au grand jour, faire face sans jamais céder sur le fond, se couler dans ce qu’impose la vox populi ;

    Ne pas hésiter à faire des déclarations de contritions publiques et volontairement déclarer que, désormais la hiérarchie religieuse prendra des mesures draconiennes. Et cela n’empêche pas de revenir en arrière si la justice locale offre des failles exploitables - c’est ce que fit l’archevêque de Boston en revenant sur les engagements financiers négociés de gré à gré avec les victimes, ce qui déchaîna les médias qui dévoilèrent alors d’autres affaires.

    Si l’affaire va plus loin, faire face mais ne jamais céder sur le fond - voir plus loin, en France, l’affaire qui impliqua gravement Mgr Jacques Gaillot, évêque d’Evreux.

    Cette stratégie est bien analysée par Garry Wills, L’Église catholique et la pédophilie , ( essai traduit de l’anglais par Paul Rozenberg, collection « Vu d’Amérique », Éditions Les empêcheurs de penser en rond, Paris, 2003)

    Il affirme : « Dans le cas des abus commis par des prêtres aux États-Unis, la hiérarchie n’est passée aux aveux ou aux regrets qu’après y avoir été contrainte par la loi. » L’auteur précise que « les parents se seraient contentés d’excuses et d’une promesse que le prêtre prédateur serait maintenu à l’écart des enfants et si certains ont entamé des poursuites, c’est parce qu’ils ont constaté “qu’on leur avait servi des excuses minables ou véreuses et que l’engagement à tenir les prêtres en question loin des enfants n’était pas tenu.” Jusqu’en 2002, il était pratique courante pour un évêque de muter un prêtre dans une nouvelle paroisse sans informer les fidèles des errements passés du nouveau curé. »

    En Europe et en France

    Ces affaires agissent très lentement comme révélateur en Europe. Elles incitent progressivement les victimes à sortir du silence, permettent une meilleure appréhension de l’étendue du problème, et conduisent la hiérarchie de l’Eglise à anticiper en déclarant adopter des positions fermes sur le sujet. Mais la justice et les pouvoirs publics n’auront pas d’autre attitude que celle du suivisme.

    Cette stratégie de l’anticipation de l’Église conduit les évêques français à rédiger, en novembre 2000, une déclaration dans laquelle ils s’engagent à collaborer activement à la lutte contre la pédophilie. Cette déclaration a été suivie de la mise en place d’un Comité consultatif en matière d’abus sexuels sur mineurs. Sa mission : répondre aux questions des évêques, émettre des recommandations, attirer l’attention sur les différents aspects de la lutte contre la pédophilie et notamment les attitudes à adopter envers les enfants, les familles et les communautés chrétiennes, la formation initiale des différents acteurs de la pastorale et le contrôle de leurs activités, le suivi et l’avenir des personnes condamnées. Une brochure a par ailleurs été rédigée à destination de tous ceux qui ont une responsabilité éducative dans les mouvements, les services, les aumôneries, les paroisses et l’enseignement.

    En septembre 2001, la condamnation de l’évêque de Bayeux et de Lisieux, Mgr Pierre Pican, à 3 mois de prison avec sursis pour non-dénonciation aux autorités des actes pédophiles commis par un prêtre de son diocèse, est une première en Europe. Elle tombe très rapidement dans l’oubli.

    En 2005, un procès révèle des mécanismes écœurants dans l’instruction d’une affaire de pédocriminalité impliquant un prêtre d’origine canadienne Vadeboncoeur.

    Durant l’instruction, les fidèles sont restés silencieux, de nombreux dossiers ont disparu à l’évêché d’Évreux. Ce qu’a rappelé l’avocat général avant de s’interroger sur le rôle joué par Mgr Jacques Gaillot, alors évêque d’Évreux. Celui-ci avait reçu à deux reprises des lettres - de victimes canadiennes - expliquant le passé judiciaire de Vadeboncoeur (en effet, en 1985, l’église canadienne l’avait démis de son ministère après qu’il fut condamné déjà à vingt mois d’emprisonnement pour « grossière indécence, sodomie et agressions sexuelles sur des adolescents »).

    Ce qui ne convaincra pas Mgr Gaillot de ne pas lui confier de paroisse... « Il y a ceux qui n’ont rien vu, rien entendu et ceux qui jouent sur les mots. Bravo à celui qui sait et qui ne dit rien car il n’a pas de preuve. Mais surtout, mes félicitations à celui qui a pris le cœur léger le risque de livrer en pâture vos enfants à Denis Vadeboncoeur avec la bénédiction de Dieu », a plaidé l’avocate de la victime. Appelé à la barre, Mgr Gaillot témoigne : « J’ai accepté qu’il soit nommé curé de Lieurey, je le regrette. »

    Au cours du procès, le représentant de l’Église, Mgr David, successeur de Mgr Gaillot, feignant d’ignorer où il se trouvait, une Cour de la République laïque, une et indivisible, affirmera devant le tribunal, qu’« il parle devant Dieu ». Ce qui obligera la présidente du tribunal à répliquer aussitôt sur un ton très ferme : « Ici, vous êtes devant une Cour d’Assises. Je vous demande de retirer cette sotte phrase. »

    Dans le même axe, Mgr Gaillot affirmera plus tard qu’il n’a pas voulu « barrer la route » à ce prêtre pour lequel il éprouvait « une sorte de solidarité ».

    Mercredi 21 septembre 2005, en France, le prêtre a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises pour agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans.

    Une stratégie calculée

    Cette manière de tenir tête avec aplomb et arrogance à l’ordre de la république ne découle pas d’une quelconque maladresse de ces prélats corrompus, rompus aux exercices de la rhétorique. Elle vise plusieurs cibles. D’abord les fidèles pour signifier que l’ordre du Pape est transcendant et infaillible, aux laïcs pour leur rappeler que, jamais, l’Église n’abandonne ses brebis.

    En Allemagne

    En mars 2002, un diacre allemand, qui avait été reconnu coupable d’abus sexuels sur 45 adolescents âgés de 13 à 16 ans, était emprisonné sur décision du Parquet de Hanovre (nord). Juillet 2002 on apprenait la suspension d’un prêtre exerçant au diocèse de Mayence (ouest), suite à la plainte d’un adolescent de 14 ans. Devant la multiplication des accusations portées contre des prêtres pédophiles, l’Église catholique allemande décide de prendre des mesures. Dans un communiqué publié le 14 juillet 2002 et qui fait suite à un long article de l’hebdomadaire Der Spiegel , paraissant le lendemain sous le titre Pédophiles sous la robe de prêtre - Etouffer et muter , le cardinal-archevêque de Mayence, Karl Lehmann, indique que la conférence des évêques adoptera en septembre un texte sur la pédophilie au sein de l’Eglise catholique.

    Le plus haut dignitaire religieux catholique allemand se déclare « très préoccupé » par les cas révélés par Der Spiegel. « Nous allons vérifier rapidement et intensivement les faits évoqués dans cet article et, éventuellement, nous ne reculerons pas devant les nécessaires conséquences. Plus particulièrement me touchent les souffrances endurées par les victimes », ajoute-t-il. « Par ailleurs nous devons nous demander, avec un esprit auto-critique, si nous ne devons pas agir dans ce domaine de manière encore plus décidée », déclare encore le cardinal, qui souligne être « à l’unisson avec les demandes du Pape Jean Paul II et la réglementation mise au point par la conférence des évêques américains ». Les observateurs remarqueront que, pas un instant, le prélat ne déclarera faire appel à la justice de son pays car l’Église accepte les lois locales et s’y soumet.

    Sources : LCI.fr Du 15/07/2002

    Épilogue

    Le Vatican était informé, dès 1962, de pratiques pédocriminelles perpétrées en son sein par des prêtres et des officiers du culte. Elle prit alors des mesures de préservation sur lesquelles il convient de s’arrêter car elles sont révélatrices d’attitudes et de mentalités que nous devons dénoncer.

    D’abord, préserver le secret, décrédibiliser les victimes en exerçant sur elles un chantage, y compris par les parents eux-mêmes. Dans son livre L’Église catholique et la pédophilie, Garry Wills donne le témoignage d’enfants battus et sermonnés par leurs parents pour avoir dénoncé les sévices d’un prêtre.

    Ne jamais consentir, que par la force, à reconnaître une responsabilité quelconque et encore ne le faire que du bout des lèvres. Telle est la seconde attitude commune de l’Église.

    L’anthropologue ou le clinicien qui accueillent des victimes de pédocriminels « domestiques » - ceux qui exercent leurs sévices dans la vie domestique et durant des temps parfois très longs - n’ignorent pas que cette stratégie est identique à celle du prédateur lui-même. J’ai donné un descriptif du mode opératoire de ces bourreaux dans mon étude Inceste, pédocriminalité, crimes contre l’humanité , éd. Lierre & Coudrier, Toulouse 2006.

    En dévoilant des stratégies identiques à celle du prédateur, la hiérarchie romaine dévoile depuis un demi-siècle sa complicité effective dans tous les cas où elle procède comme elle le fait encore dans l’affaire révélée le 10 janvier 2008 par La Tribune de Lyon . Elle révèle, dans la durée, sa ténacité, son arrogance et, surtout, sa détermination à se placer au-dessus de la loi des hommes en oubliant les fondamentaux du christianisme : protéger les faibles des puissants. Le prédateur use toujours de sa puissance, voire de sa notoriété pour fonder et assujettir sa domination et son contrôle sur sa victime. Les bourreaux, après enquête sont souvent décrits comme des personnes très dévouées, toujours prêtes à rendre service à leur communauté. Ajoutons que la capacité de séduction, voire d’envoûtement - procès de Denis Vadeboncoeur - qui leur permettent d’approcher facilement leurs victimes fait partie des stratagèmes du prédateur pédocriminel.

    Dans un docudrame canadien, "Les Garçons de Saint-Vincent" , 1993, le réalisateur John Smith relate les sévices sexuels subis, durant plusieurs années, par Kevin, un jeune pensionnaire de l’orphelinat Saint-Vincent, de la part du frère directeur de l’établissement, dont il est le « préféré ». Comme Kevin, d’autres élèves sont soumis au même régime de domination. Mais comment se protéger ou se révolter contre de tels abus, quand, au terrorisme de leur bourreau, vient s’ajouter la conspiration du silence de la part des autorités tant ecclésiastiques que politiques ? Telle était la question posée par le réalisateur.

    Ce film fut présenté comme une fiction inspirée en partie d’événements qui se seraient produits à Terre-Neuve et ailleurs au Canada. Il souleva l’indignation de la hiérarchie romaine et des édiles proches mais il permit au Canada de prendre conscience du réel problème que la pédocriminalité domestique pouvait présenter.

    L’Europe n’a pas, semble-t-il, pris conscience de l’ampleur des dégâts causés pas ces pratiques et quand il s’agit de les dénoncer, il faut élargir la vigilance à tous les milieux où des enfants sont soumis à une règle ou une discipline imposées par des adultes. L’Éducation Nationale est concernée en premier lieu et on sait combien il est difficile de poser un signalement d’actes pédocriminels contre des professeurs ou des instituteurs. Nombre de parents sont demeurés impuissants face au silence du rectorat ou du ministère lui-même, apprenant parfois longtemps après que le prédateur avait été muté dans un autre établissement.

    Face à l’ omerta généralisée, y compris celle des médias, il faut surtout informer les victimes, les soutenir, les rassurer et, chaque fois que possible, permettre aux familles de bénéficier d’un soutien collectif. Assurer un suivi judicaire et psychologique s’impose également, mais dans la discrétion.

    Rompre le silence, s’appuyer sur des réseaux de soutien, c’est, dans un premier temps, la voie qui permettra à d’autres victimes demeurées silencieuses, de rompre le mur du silence. C’est, de la part des défenseurs des enfants, la nécessité d’accumuler des témoignages pour, le temps venu, les porter à la connaissance du public. La dénonciation au cas par cas court, chaque fois, le risque de noyade sous les cascades d’une actualité dominée par le sensationnel. Or les victimes ne peuvent pas être ainsi instrumentalisées comme ce fut le cas pour un fait récent en France (le petit Emi - affaire Evrard). Il y a là une indécence que le défenseur de l’enfance ne peut soutenir.

    La victime a besoin d’être écoutée, comprise, soutenue et reconnue par la collectivité, devenir la vedette provisoire d’une actualité qui la couvrira de compassion durant un court instant est une indignité qui ne peut que la blesser d’avantage. L’instrumentalisation c’est cela, rendre l’autre objet. »

  • A/s Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 11h26
    @Pierre Guay
    « Monsieur, je suis heureux de rencontrer une personne qui a une tête sur les épaules, et qui sait s'en servir. Bravo. Je lis dans ces pages où, presque chaque des commentateurs et commentatrices du type "Serge Charbonneau" se plaisent à mettre l'Église au bûcher, je lis tant de propos déboussolés qu'il est réconfortant de rencontrer des propos sensés et sereins comme les vôtres. D'autant plus que vous ne partez pas de documents "désinformants" semés par les médias, mais vous êtes appuyé sur l'information juste. »

  • Michel Galarneau
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 11h29
    Apostasie
    « POISSON D'AVRIL. »

  • Catherine Laroche
    Abonnée
    mercredi 1 avril 2009 11h41
    Cesser de pratiquer, n'est-ce pas suffisant !
    « Ayant été baptisée à un an et demi en 1970, (il fallait bien convaincre le prêtre de mettre un nom de famille sur le baptistaire sinon j'étais illégitime...), à l'âge de 11 ans, je refusais d'aller me confesser en classe alors que le curé au cigare venait faire sa visite annuelle, mon enseignante accepta, merci Raymonde. Demandes d'apostasie, que de paperasse inutile , partout où l'on me demande ma religion, n'étant pas pratiquante mais adhérant à des valeurs humanistes, comme tous j'oserais dire, j'indique tout simplement que je n'adhère à aucune religion, sur le fond c'est réel. Tentons de faire le bien à la base tout en étant conscient lorsqu'on a mal agit. Est-ce qu'un morceau de papier indiquant une renonciation à la religion catholique changera quelque chose, vaudrait peut-être mieux susciter une réflexion chez les gens qui se marient devant Dieu et/ou font baptiser leurs enfants, en leur demandant s'ils sont croyants, s'ils pratiquent, mais peut-être sont-ils victimes d'une pression sociale quelconque.... Je suis d'avis que pour avoir l'honneur d'indiquer que vous faites partie d'un religion, il faudrait en appliquer ses préceptes à la lettre... Il y a longtemps que la religion catholique ne me convient plus, pas eu besoin d'un Pape conservateur pour m'en rendre compte...

    Catherine Laroche(Belhumeur)
    Apostate de facto »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 11h46
    Ça fait partie du prosélitysme des athées qui se cachent sous le terme de laique
    « Ils font campagne afin que plus de personnes joignent leur et abandonne celui de la religion catholique.

    Ils nous ont démontré leur vrai visage, ils ne sont pas pour la séparation de l'Église et de l'État, mais plutot contre la religion.


    Tout ça fait suite à quelques niaiseries que des Évêques ou le Pape ont dites et le spin mensonger des médias de ce monde.

    Avoir des valeurs et faire appelle à la fidèlité ou à l'abstinence, c'est mal vu de nos jours. On veut une liberté totale sans limite. Pourtant, il est démontré qu'avoir des bonnes habitudes sexuelles est la méthode la plus efficace pour lutter contre le SIDA. Le condom n'est certes pas à rejeter, mais il ne faut pas en faire un pilier de la lutte au SIDA car il encourage la promiscuité et les comportements à risque. »

  • Plourde Céline
    Inscrite
    mercredi 1 avril 2009 11h56
    Qu'en dirait Jésus-Christ?
    « Le fondateur de l'Église catholique, Jésus-Christ, était beaucoup plus sage. Il n'a jamais parlé de contraception, d'avortement, de mariage entre personnes du même sexe, etc... Il a parlé d'amour... Ses représentants sur terre sont des hommes et sujet à dérives...

    Revenons à ses enseignements et paroles qui sont parfaits et l'apostasie deviendra caduque. »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 1 avril 2009 11h57
    Ouragan médiatique....
    « Ce débat que M. Charbonneau dit souhaiter voir se dérouler dans la sérénité, semble toutefois tourner au vinaigre....!

    Ce n'est pas l'apostasie qui va changer quoi que ce soit à la condition des femmes, ni à celle de tous les opprimés de la terre, ni qui va mettre un terme à la guerre dans le monde.

    On s'achemine lentement vers une autre dictature de la pensée...aussi pernicieuse que celle que l'on reproche à l'église catholique. »

  • Eric Allard
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 12h54
    Apostasie collective
    « L'apostasie n'a pas véritablement de valeur pour les non-croyants comme je le suis. En effet, je ne savais même pas parler lorsque j'ai été baptisé. On peut donc supposer qu'on ne m'a pas demandé mon accord.

    Si elle était honnête, l'église apostasierait collectivement toutes les personnes ayant été baptisées sans avoir l'âge légal d'acceptation d'un contrat (au Québec - 18 ans) et donnerait une période (dison 3 ans) à toutes les croyantes et croyants pour réaffirmer leur foi.

    Mais jamais l'église ne se montrera aussi ouverte. Elle se réfugie derrière le nombre de baptêmes pour affirmer qu'elle représente encore un grand nombre de Québécois.

    Malheureusement, cet entêtement enlève toute crédibilité au rite du baptême (malheureusement pour les croyants il va sans dire).

    C'est pourquoi je considère l'apostasie comme une aberration pour un non-croyant, ce geste revient à reconnaître une certaine autorité au baptême que nous n'avons jamais accepté.

    Eric Allard »

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 12h57
    Un Québec enfin normal ??
    « Les Québécois viennent-ils de s'apercevoir d'être logique avec eux-mêmes ? Comprennent-ils enfin que le Vatican ne doit pas parler en leur nom s'ils ne sont que catholiques de nom ?
    D'où la nécessité de l'abjuration.

    Pourquoi les Québécois chrétiens n'envisageraient-ils pas de joindre les rangs d'une église chrétienne autocéphale, sans hiérarchie à la Vatican ???? »

  • Isabelle Gélinas
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 13h17
    @ M. Gervais: oui, un record
    « Quand on compare 50 demandes en UN SEUL MOIS à 20 par ANNÉE, oui, je pense qu'on peut parler de record... »

  • Robert Desjardins
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 13h44
    Encore faut-il s'informer avant de dénoncer !
    « "Contre le VIH, l'éducation est plus efficace que le préservatif" : rencontre avec le frère Giusti, depuis trente ans en Ouganda

    Dans son édition du 22 mars 2009, l'Osservatore Romano, le quotidien officile du Saint-Siège, rend publique une étude sur les campagnes ABC de lutte contre le SIDA menées en Afrique subsaharienne. L'interview de frère Daniel Giusti, médecin pendant 30 ans en Ouganda, explique pourquoi, dans ce pays, la fréquence d'infection est passée de 15% en 91 à 5% en 2001.

    En région subsaharienne, on compte 10% de la population mondiale et 66% des habitants de la planète contaminés par le VIH. Chiffres impressionnants. Toutefois, au cours de ces dernières années, en certains pays de cette région, on a remarqué une diminution décisive de la fréquence des infections chez les adultes.

    Le modèle abc, - «A» comme abstinence, «B» comme fidélité (be faithful) et «C» comme préservatif (condom) -, basé sur une campagne qui promeut l'abstinence sexuelle - en particulier pour les plus jeunes -, la fidélité dans le couple, et uniquement en dernier ressort l'usage du préservatif, s'est révélé efficace.

    Comme l'expliquent les docteurs Filippo Ciantia et Pier Alberto Bertazzi dans un article paru dans le quotidien en ligne ilssussidiario.net, en Ouganda, en particulier, la fréquence des infections par le VIH dans la population est passée de 15% en 1991 à 5% en 2001. La méthode a été étudiée avec intérêt au cours de ces dernières années et discutée dans des revues internationales telles que « The Lancet », « Science », « British Medical Journal ».

    Le frère combonien Daniele Giovanni Giusti, est médecin et a une expérience de trente ans en Ouganda. Il a travaillé pendant vingt ans dans divers hôpitaux du pays. Au cours des dix dernières années, il a été chargé de la coordination des services sanitaires de l'Église catholique ougandaise. C'est donc un témoin oculaire de ce qui se passe actuellement en cette région d'Afrique.


    Interview du frère Daniele Giovanni Giusti :

    Q. : C'est donc l'unique stratégie efficace dans la lutte contre le Sida en Afrique ?

    R. Le préservatif a fonctionné dans des épidémies circonscrites et entre groupes particuliers : prostituées, homosexuels et drogués. Mais il n'en est pas de même en d'autres cas.

    Dire que le préservatif est la stratégie la meilleure dans des épidémies mûres, c'est-à-dire répandues dans la population en général, c'est se fourvoyer.

    Il faut tenir compte de l'expérience particulière faite en Ouganda et citée unanimement comme une des victoires dans la lutte contre le Sida.

    La campagne de conscientisation a été centrée sur le modèle abc. On demande l'abstinence aux personnes encore insuffisamment mûres pour exprimer leur sexualité (adolescents et jeunes), on préconise la fidélité avec le partenaire de préférence à la promiscuité pour les personnes sexuellement actives, et - pour ceux qui n'entrent pas dans ces deux premières catégories - l'utilisation du préservatif en remplacement. Le Gouvernement ougandais a soutenu cette campagne en dépit de nombreuses pressions. C'est ce qui a permis de vaincre ce défi. Ceux qui soutiennent qu'on obtient des résultats par l'usage des préservatifs disent une chose fausse.

    L'expérience sur le terrain dit le contraire. Le facteur principal de ce succès résulte de l'éducation et du changement de comportement.

    Q. : Quelle a été la réponse de la population ?

    R. : Nous avons constaté une hausse de l'âge du début de la sexualité chez la population jeune, et une diminution du nombre de partenaires chez les personnes sexuellement actives. Ceci a causé un abaissement de ce qui prévalait, c'est-à-dire que le virus se transmet moins dans la population. Le préservatif a bien été utilisé, mais de façon dérisoire, et il n'a donc pas influencé de façon significative les résultats obtenus.

    Q. :En substance, l'éducation est-elle la vraie réponse à l'épidémie ?

    R. : L'éducation transmet une conception de la personne humaine qui aide au changement. On se fonde sur la fidélité et le bon sens de la personne. On explique ce que le risque comporte, ce qui le réduit et ce qui l'élimine. L'abstinence annule le risque dans les cas de transmission par voie sexuelle. C'est la stratégie la plus forte. Si l'on donne aux jeunes un message consistant, ils changent leur comportement sexuel. La fidélité dans le rapport sexuel réduit le risque. Si les deux partenaires sont fidèles, le risque est notablement réduit. L'usage du préservatif réduit le risque mais ne l'élimine pas.

    Q. : Que disent les grandes agences internationales engagées dans la lutte contre le Sida ?

    Par le passé, les agences internationales avaient épousé la ligne de l'usage du préservatif. Aujourd'hui, même si c'est en sourdine, la stratégie est en train de changer. L'expérience sur le terrain a démontré que dans les pays où l'on a tout misé sur le préservatif, on n'a pas obtenu - dans la population générale - des résultats aussi satisfaisants que ceux de l'Ouganda.

    La propagande pour l'usage du préservatif ne tient pas compte de la mentalité de la population ni de la manière dont celle-ci reçoit les messages.


    L'Osservatore romano, 22 mars 2009
    Traduction de l'original italien,
    Conférence des Évêques de France »

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 14h07
    @M Pageau
    « À vous lire, les athées et autres non-croyants sont de facto des citoyens sans morale, qui pronent la liberté sexuelle et la promiscuité. Vous devriez fréquenter un peu plus ces êtres tout à fait équilibrés que nous, athées, sommes, au lieu de colporter vos niaiseries. Vous pourriez être surpris...

    En terminant, croyez-vous que ceux qui se trempent le bout des doigts dans le bénitier sont automatiquement des modèles de vertue? »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 14h32
    Dialogue de sourds
    « Ce que l'on constate, en lisant les échanges auxquels donne lieu l'article de Guillaume Bourgault-Côté, c'est que se réalise ce que Ned Herrmann a bien démontré dans son livre : « The Creative Brain ». Et je n'interviens dans ce débat que strictement sur le plan de la communication,

    Il est en effet impossible que la personne qui prône des arguments et des valeurs rationnels puisse se faire entendre de celle qui avance des présentations et des valeurs émotionnelles. Or, la religion, au sens générique du terme, relève de l'ordre émotionnel et véhicule des valeurs émotionnelles de croyance, d'adhésion, peu importe le ou les dieux en question. La raison et ses valeurs et arguments logiques et rationnels relève d'un tout autre ordre et est bien incapable de justifiait ou de certifier l'existence ou l'inexistence d'un ou de plusieurs dieux.

    Le dialogue entre ces deux conceptions ne peut relever que d'une simple tolérance, sans qu'il soit possible de convaincre de quelque façon l'une ou l'autre partie.

    C'est ce que l'on peut dire en se plaçant strictement du point de vue d'une analyse de la situation de communication entre les partisans d'un clan ou de l'autre. C'est ce que l'on appelle communément un dialogue de sourds, ce que N. Hermann a bien démontré, sur une base scientifique. »

  • A/s Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 14h38
    vogue du suicide
    « Nous vivons une époque trouble. Les couples se forment en union libre, il se déforment trop souvent par divorce. Le divorce est une denrée très répandue. On relance une autre union libre; on se partage les enfants;on en élimine par avortement libre et gratuit... on en met d'autres en route selon la nature, ou avec l'aide de mères porteuses. Et voque la galère. D'autre part, des parents (si le tire leur convient, on se le demande) tuent leurs propres enfants, se tuent ensuite; les journaux en font étalage et contribuent à banaliser ces crimes. Et vogue la galère! Et puis, il y a la drogue, douce, moins douce, forte, très forte... Et il y a le suicide pour toutes sortes de raisons. On dirait que le taux d'inconduite croît en raison inverse du taux de pratique religieuse. Et vogue la galère ! Et puis, voilà une nouvelle vague, encouragée par les grands "humanistes" de tout acabit; la mode de rejeter ses racines catholiques. L'apostasie. Un déni odieux du bon sens de nos parents, de nos grands-parents, qui savaient faire face à la vie malgré d'énormes difficultés. On semble se faire un orgueil mal placé de rendre l'Église responsable du peu de culture religieuse qu'on s'est donnée depuis les années du secondaire. On se fait mouton avec les prédicateurs d'apostasie, on suit leurs doctrines de mort, et on ne voit pas qu'un aveugle conduisant un autre aveugle entraîne l'un et l'autre dans la fosse. comme l'a déclaré l'Évangile. Les catholiques -- un bon nombre - se laissent trop influencer par des mauvais maîtres à penser, ils ne sont pas suffisamment informés de leurs corréligionnaires sur la planète qui souffrent la torture, la prison, le mépris, la misère pour maintenir vivante la foi du coeur qu'ils ont mise à suivre le Christ Jésus qui a donné sa vie pour eux. Les catholiques fidèles jusqu'à la mort ont plus à nous enseigner que ces gourous du sexe et de la facilité qui fourmillent sur Internet, dans les médias en général ou dans les mouvements supposément humanistes, mais humanistes à courte vue. »

  • Gabriel Meunier
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 14h45
    S'informer... à des sources valides ! (@ Robert Desjardins)
    « La validité d'une campagne prônant d'abord l'abstinence, puis l'usage du condom, ne sera pas déterminé par le fait qu'un observateur sur le terrain la dit efficace. Même des statistiques comparant le taux d'infection avant et après la dite campagne ne sont pas des preuves.

    De dire qu'hier, lorsque je mangeais une lasagne, il ne pleuvait pas, et qu'aujourd'hui, alors que je mange une tarte, il pleut, ne prouve pas que la tarte fait pleuvoir. Et même si un météorologue sur le terrain donnait son aval à mon interprétation, il pourrait avoir tort. »

  • Guy Lemieux
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 15h36
    Bravo pour l apostasie
    « Pour ceux qui croient encore dans cette religion ...c est toute une claque ..présentez l autre joue celle des victimes de cette religion et de leurs supporteurs .Bravo encore à M.Charbonneau qui a résumé ma pensée encore moeux que moi . »

  • Huguette Marchand
    Inscrite
    mercredi 1 avril 2009 16h10
    Le Québec s'enlise à son détriment.
    « C'est maintenant le chaos total déclenché par la désinformation propagée par les médias contre l'Église. Ce sont eux les médias qui ont le contrôle de la pensée populaire.Ils profitent royalement du relativisme qui s'est infiltré dans l'Église ; mais une chose est certaine, c'est que l'Église ne sombrera pas, Elle triomphera à la fin puisque c'est l'Église du Christ.
    Le Christ a vécu la même chose et pourtant il était Dieu. Faut-il se surprendre que l'Église vive aussi sa Passion? C'est le Chemin qui va vers la Résurrection. Nous en sommes maintenant devant un choix : le Christ ou le monde. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 16h54
    À Monsieur Marc Antoine
    « Mon cher Monsieur Marc Antoine.

    Merci pour vos insultes, vous le faites bien poliment et vous démontrez que vous êtes un bon chrétien.

    Mon ignorance monsieur, ah !
    Oui, vous avez raison, je tente constamment de la cacher, mais on le décèle toujours.
    Je vous envie. Tant de connaissance, vous qui êtes croyant.

    Vous auriez dû me lire complètement Monsieur Marc.
    Si vos oeillères vous le permettaient, vous comprendriez mieux mes propos et vous ne détourneriez pas du sujet en paradant des connaissances théologiques.

    Moi aussi, mon bon Antoine, je m'interroge sérieusement sur votre bonne volonté louable à enclencher le dialogue, mais vous êtes de toute évidence resté trop limité à de l'humeur plutôt qu'à une réelle remise en cause fondée, oui fondée par l'histoire, les évènements et les écrits historiques, qui nous permettraient de mieux comprendre la réussite (???) de cette institution la plus perverse de l'humanité.

    Vous serez d'accord avec moi qu'il est bien difficile de tenir une discussion avec quelqu'un qui nie la réalité criante et qui vénère la fourberie, l'obscurantisme et la croyance.

    Avec juste un peu d'intelligence, vous pourriez comprendre mes propos qui vous sont offerts directement sans parade éblouissante. Comme le disait Monsieur Ernesto Sanchez Cortés, de la raison et du bon sens, tout simplement.

    Je suis bien heureux de savoir que vous connaissez bien les soeurs Scholl, Édith Stein et Hans Küng. Vous me voyez ravi de savoir que vous avez appris par coeur les brillantes conclusions de vatican 2.

    Et vous, connaissez-vous Yvonne Pierron, elle aussi est catholique. Je ne sais pas si elle a une soeur, mais elle est soeur catholique.
    Allez, dites-moi, sans Google, si vous connaissez Yvonne?


    Merci, d'amener (sic) de l'eau au moulin de la réflexion.


    Amicalement,
    je vous salue et selon la formule qui est adéquate dans ce débat religieux,
    que votre esprit soit avec vous.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • André Bussière
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 17h04
    Aucune religion avant l'âge de 16 ans
    « AUCUNE RELIGION, quelle quel soit ne devrait être enseignée, ni obligée de pratique à un enfant de moins de 16 ans (ENCORE MOINS DANS LES ÉCOLES, mêmes celles dites religieuses).
    Ça éviterait qu'une fois rendu adulte, la personne s'aperçoit qu'on lui a bourré le crâne avec des DIEUX qui prennet des formes les plus diverses.
    On se doit de mettre fin dans notre société, au LAVAGE DE CERVEAU pratiqué dès le plus bas âge.

    ÇA ÉVITERAIT DES CAS DE CONSCIENCE, À CEUX QUI VEULENT SE DISSOCIER DE LA RELIGION DE LEURS PARENTS.

    ANDRÉ BUSSIÈRE B.S.A.
    Montréal »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 17h34
    Denise sera au rendez-vous
    « Samedi prochain dans Le Devoir, nous aurons sûrement droit à la revanche des crucifix, signé par la grande Denise Bombardier qui montera en Chaire pour nous lancer de grands jets d'eau bénite afin de purifier ce Québec décadent.

    Ce sera encore une fois, un discours très éloquent.
    La morale sera au rendez-vous.
    Sortez votre chapelet et agenouillez-vous, Denise s'en vient. »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 17h51
    Dialogue de sourds
    « Ce que l'on constate, en lisant les échanges auxquels donne lieu l'article de Guillaume Bourgault-Côté, c'est que se réalise ce que Ned Herrmann a bien démontré dans son livre : « The Creative Brain ». Et je n'interviens dans ce débat que strictement sur le plan de la communication,

    Il est en effet impossible que la personne qui prône des arguments et des valeurs rationnels puisse se faire entendre de celle qui avance des présentations et des valeurs émotionnelles. Or, la religion, au sens générique du terme, relève de l'ordre émotionnel et véhicule des valeurs émotionnelles de croyance, d'adhésion, peu importe le ou les dieux en question. La raison et ses valeurs et arguments logiques et rationnels relève d'un tout autre ordre et est bien incapable de justifiait ou de certifier l'existence ou l'inexistence d'un ou de plusieurs dieux.

    Le dialogue entre ces deux conceptions ne peut relever que d'une simple tolérance, sans qu'il soit possible de convaincre de quelque façon l'une ou l'autre partie.

    C'est ce que l'on peut dire en se plaçant strictement du point de vue d'une analyse de la situation de communication entre les partisans d'un clan ou de l'autre. C'est ce que l'on appelle communément un dialogue de sourds, ce que N. Hermann a bien démontré, sur une base scientifique. »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 22h03
    monsieur Albert Descôteaux et @ Grabriel Meunier
    « Vous n'avez rien compris, mais j'en prend le blame. Je n'ai pas dit que les athées sont sans morale, j'ai dit que les personnes offusquées quand certains vont la promotion de l'abstinence sont en fait des personnes qui ne veulent pas avoir aucune restriction.

    Quand j'ai parlé des personnes du mouvement laic, j'ai juste dit qu'ils ne sont pas de vrais partisans de la laicité, mais des athées qui font du prosélytisme.

    Gabriel Meunier et ça, c'est une source valide?

    "'We have found no consistent associations between condom use and lower HIV-infection rates, which, 25 years into the pandemic, we should be seeing if this intervention was working."

    So notes Edward C. Green, director of the AIDS Prevention Research Project at the Harvard Center for Population and Development Studies, in response to papal press comments en route to Africa this week.

    Benedict XVI said, in response to a French reporter's question asking him to defend the Church's position on fighting the spread of AIDS, characterized by the reporter as "frequently considered unrealistic and ineffective":

    I would say that this problem of AIDS cannot be overcome with advertising slogans. If the soul is lacking, if Africans do not help one another, the scourge cannot be resolved by distributing condoms; quite the contrary, we risk worsening the problem. The solution can only come through a twofold commitment: firstly, the humanization of sexuality, in other words a spiritual and human renewal bringing a new way of behaving towards one another; and secondly, true friendship, above all with those who are suffering, a readiness - even through personal sacrifice - to be present with those who suffer. And these are the factors that help and bring visible progress.

    "The pope is correct," Green told National Review Online Wednesday, "or put it a better way, the best evidence we have supports the pope's comments. He stresses that "condoms have been proven to not be effective at the 'level of population.'"

    "There is," Green adds, "a consistent association shown by our best studies, including the U.S.-funded 'Demographic Health Surveys,' between greater availability and use of condoms and higher (not lower) HIV-infection rates. This may be due in part to a phenomenon known as risk compensation, meaning that when one uses a risk-reduction 'technology' such as condoms, one often loses the benefit (reduction in risk) by 'compensating' or taking greater chances than one would take without the risk-reduction technology.""

    http://article.nationalreview.com/?q=MTNlNDc1MmMwNDM0OTEzMjQ4NDc0ZGUyOWYxNmEzN2E=

    L'abstinence, la fidélité et l'éducation sont beaucoup plus efficace, mais c'est valeurs, on les a rejeter, comme des imbéciles sous prétexte de liberté et de droit au plaisir.... sexuel.... »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 22h06
    Monsieur Racle
    « L'opposition à L'Église n'a souvent rien de scientifique, vous tentez de diviser les gens en deux camps, les émotionnels(religieux) et les rationnels (athée) La foi n'est certe pas rationnel, mais dire que les croyants ne sont pas rationnels, ça relève de la connerie.

    D'ailleurs, l'oppositon aux propos du pape sur la fidèlité et la chasteté démontre que ceux que vous qualifier de rationnel et de scientifique sont dans les patates. LA fidèlité et le l'abstinence est de beaucoup plus efficace que le condom pour lutter contre le SIDA, c'est une efficacité à 100%. »

  • Martin Dufresne
    Abonné
    mercredi 1 avril 2009 23h35
    Et si c'était vrai?
    « Dans un roman d'anticipation - Le maître du Haut-Château - l'écrivain Phillip K. Dick imagine un univers parallèle où les Nazis auraient remporté la Seconde guerre mondiale et manipuleraient notre propre univers.
    Et si c'était vrai...

    Nous le constaterions à certains signes.
    Des ex-membres des Jeunesses hitlériennes poursuivraient un travail de sape des institutions de notre monde.
    On peut penser qu'un d'entre eux aurait infiltré le château-fort idéologique du monde occidental - l'Église catholique romaine - et en aurait progressivement gagné le sommet.
    De cette position, il rétablirait la crédibilité des négationnistes qui tentent de nier l'Holocauste.
    Il s'en prendrait au monde arabe comme l'avait fait Hitler.
    Toujours au nom de la race aryenne, il tenterait de paralyser tout effort efficace face à une épidémie qui dévaste le continent africain.
    Il détruirait de l'intérieur la stabilité et la crédibilité de l'Église en multipliant les décisions et les déclarations outrancières...

    Est-ce une coincidence si tout cela semble se réaliser?
    Joseph Ratzinger, ex-artilleur dans l'armée Nazie et membre des jeunesses hitlériennes, est aujourd'hui devenu Benoît XVI, après avoir régné depuis 1981 sur la plus puissante institution du Vatican, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, et, depuis 2002, sur le Collège des Cardinaux.

    Poisson d'avril? Mais si c'était vrai... »

  • François M. Taisne
    Inscrit
    mercredi 1 avril 2009 23h38
    Apostasie et stats
    « 50 demandes d'apostasie en un mois et vous appelez cela un record? M. Côté, allez prendre un cours de statistiques 101.
    J'imagine que les demandeurs ont signé leur membership à l'église CSN?
    Bref, votre article est insignifiant. »

  • Hélène Dugal
    Inscrite
    jeudi 2 avril 2009 02h56
    Pensées en vrac pour les chrétiens de bonne volonté
    « J'ai pris connaissance des commentaires suscités par l'article vitriolique et erroné de Gil Courtemanche du samedi 29 mars, «Catholique, mais pas chrétien» et de ceux qui répondent à l'article d'aujourd'hui portant sur la «Hausse subite des demandes d'apostasie au Québec». J'aimerais partager quelques pensées en vrac qui se sont formées en moi. J'ai sursauté plus d'une fois à la lecture de tout cela et j'ai pu compter bien peu de commentaires sereins et raisonnables de croyants qui ont osé s'exprimer au milieu de ce forum qui ressemble étrangement à une fosse aux lionnes depuis quelques semaines. J'ai particulièrement apprécié les messages de MM Guay, Beaudet et Cortés, merci à vous, Messieurs.

    Mis à part les commentaires de ceux - ils se reconnaîtront - qui me font penser à des sacripants qui s'amusent à lancer des pierres dans un vitrail magnifique, j'ai perçu chez la majorité des commentateurs un ras-le-bol certain vis-à-vis de l'institution-Église, ce que je puis comprendre, tant celle-ci semble prendre une direction inquiétante depuis l'accession de Benoît XVI au siège de Pierre. Un journaliste français écrivait récemment avec humour et esprit que «la barque de Pierre est actuellement menée à coups de gaffe»

    Suivant les époques et les personnes qui composent la hiérarchie de l'Église, celle-ci revêt un visage tantôt conservateur, tantôt progressiste, ou bien dogmatique, ou plus évangélique. Mais la hiérarchie n'est pas toute l'Église. Le Concile Vatican II enseigne que l'Église n'est pas d'abord sa hiérarchie, mais le peuple des croyants branchés sur le Christ. Le temps vient pour le peuple des croyants de faire entendre sa voix.

    La hiérarchie est au service de la communauté des croyants. On pourrait presque dire que la hiérarchie dans l'Église est un mal nécessaire... On se trompe quand on réduit l'Église à sa seule hiérarchie, bien que je reconnaisse qu'au travers de ses nombreuses vicissitudes, l'Église hiérarchique a transmis fidèlement pendant de nombreux siècles l'Évangile du Christ et que, grâce à son ministère, c'est dans son sein qu'il est annoncé et vécu par une multitude de chrétiens dans le monde. Cela est immense !

    Les demandes d'apostasie actuelles au Québec émanent le plus souvent, à ce que j'ai compris, de personnes baptisées qui ont plus ou moins abandonné le contact avec l'Église et ne se reconnaissent plus dans l'institution. Il s'agirait donc pour la plupart de «chrétiens sociologiques».

    De la nécessité de respecter ses adversaires : on a le droit de ne pas être d'accord avec leurs positions, mais on n'a pas le droit d'insulter les personnes.

    La foi est un don et une force puissante, et elle peut et elle doit faire bon ménage avec la raison pour devenir adulte. La foi éclairée par la raison et la raison éclairée par la foi forment des esprits positifs, sains et libres.

    À ceux qui s'imaginent qu'il faut détruire l'Église, je dis que leur naïveté est grande. Comment détruire une institution telle que le christianisme, dont l'édifice spirituel repose sur vingt siècles de témoins, dont plusieurs ont payé de leur vie leur attachement à l'Evangile du Christ? Impossible.

    La crise actuelle est tout de même grave car il y a risque d'implosion... mais cette crise opère aussi un phénomène inédit, porteur d'espoir et d'espérance : grâce à internet, de plus en plus de gens s'expriment. Pour le moment, le ras-le-bol submerge tout, mais avec un peu de recul et de temps, il y aura place pour de vrais échanges sur l'essentiel de ce qu'est l'Église et sur le témoignage qu'elle peut apporter au monde aujourd'hui. Car l'Église ne se réduit pas à l'Église catholique. Il y a d'autres Églises chrétiennes et, même à l'intérieur de l'Église catholique, il y a place pour des sensibilités différentes.

    Il faut s'exercer à exprimer sa foi. »

  • Antoine Marc
    Inscrit
    jeudi 2 avril 2009 07h56
    M Charbonneau.
    « D'emblée, excusez-moi si je vous ai blessé, ce n'était pas mon intention. Quant au dialogue, on repassera. Je ne comprends pas pourquoi vous me prenez pour un imbécile (je le suis certainement) comme ça en me claquant une belle tarte dans le visage. Je ne suis pas chrétien sachez-le. Je connais très mal les missionnaires comme cette dame Yvonne Pierron et ce n'était pas le propos. Je voulais plus comprendre le sens de vos critiques mais elles sont infondées car il n'y a pas de substance dans ce que vous dites ni de recherches précises, stimulantes et, surtout éclairantes.

    « Moi aussi, mon bon Antoine, je m'interroge sérieusement sur votre bonne volonté louable à enclencher le dialogue, mais vous êtes de toute évidence resté trop limité à de l'humeur plutôt qu'à une réelle remise en cause fondée, oui fondée par l'histoire, les évènements et les écrits historiques, qui nous permettraient de mieux comprendre la réussite (???) de cette institution la plus perverse de l'humanité. » C'est de la paraphrase ça! Nous disions donc (la dernière partie est de vous) : « (...) oui fondée par l'histoire, les évènements et les écrits historiques, qui nous permettraient de mieux comprendre la réussite (???) de cette institution la plus perverse de l'humanité. » C'est justement là que je voulais en venir mais à défaut de répondre à ma critique, vous me balancez ce que je vous écrivais??? Sans répondre toutefois.

    Ce n'est que du blablabla sans l'ombre d'un doute, il semble. Vous aussi vous faites comme M Girard pour les extraterrestres hier dans ce journal, à défaut de répondre en termes de dialogue, c'est la gifle. Sans doute un dialogue postmoderne à la mode. Excusez d'avoir remué votre savoir éclairé et subtil. Alors, je m'interrogeais, c'est tout. Bonjour pour la qualité du dialogue. Je vous laisse dorénavant au vu de votre agressivité à votre monologue. »

  • Gérard Chagnon
    Abonné
    jeudi 2 avril 2009 11h16
    Toutes les femmes catholiques ayant subi un avortement devraient apostasier
    « J'ai pris connaissance des articles récents de ceux et celles qui ont décidé d'apostasier en réaction, notamment, à la position récente de l'Église sur l'excommunication de ceux qui ont collaboré à l'avortement de cette jeune Brésilienne.

    Je suis non seulement d'accord avec cette position mais je pense même que toutes les femmes catholiques qui ont subi un avortement et tous ceux qui y ont contribué devraient apostasier ou demander d'être excommuniés.

    En effet, s'il existe un dogme qui décrète qu'une femme ayant subi un avortement est passible d'excommunication, ce dogme doit s'appliquer égalemnt à tous puisque l'Église se prétend universelle et que sa loi est supposée s'appliquer à toutes et non seulement à celles qui sont démunies ou qui se trouvent à être dans des pays où la loi est appliquée dans toute sa rigidité.

    Je propose cette intervention non pas dans un esprit punitif à l'égard des femmes qui ont dû avoir recours à l'avortement mais bien pour dénoncer et mettre face à ses propres contradictions cette Église qui se prétend détentrice du message du Christ.

    Sans lien avec l'avortement, j'ai moi-même apostasié il y a plus de trente ans pour signifier clairement ma dissociation de cette Église qui n'en mérite mêm pas le nom et qui n'en finit plus de propager des messages qui s'opposent à une véritable prise en charge personnelle et libre de sa morale et de son destin.

    Si Dieu existe, aucun homme ne doit s'y substituer pour juger du bien-fondé des gestes que chacun pose du meilleur de sa conscience. »

  • A/s Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    jeudi 2 avril 2009 11h41
    @Huguette Marchand
    « Madame, votre bouffée d'oxygène pur fait du bien. Votre esprit n'a pas été contaminé, au contraire de plusieurs qui écrivent ici leurs commentaires farfelus. Merci. Union de prières. "Notre Rocher, notre Bouclier, c'est Dieu". »

  • A/s Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    jeudi 2 avril 2009 11h46
    formule adéquate ?
    « Charbonneau se débat contre la lance fine d'Antoine Marc. Charbonneau ne fait pas le poids; il fait le pitre !
    Il prétend employer une formule adéquate en écrivant cette expression loufoque qu'il croit empruntée sans doute à quelque liturgie improbable: que votre esprit soit avec vous. - Évidemment cela sent l'ironie ou le dérisoire. Mais enfin, un intellectuel du calibre de Charbonneau ne peut-il pas trouver mieux et plus prégnant. »

  • Richard Aubé
    Inscrit
    jeudi 2 avril 2009 11h50
    le formulaire est ici!
    « http://www.mlq.qc.ca/pdf/2007/apostasie.pdf »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    jeudi 2 avril 2009 12h29
    Monsieur Antoine! Mieux vaut en rire !
    « Mon cher Monsieur Antoine,

    La blessure que vous m'avez infligée n'est certainement pas plus profonde que celle que je vous ai faite.

    Cher Antoine, votre gentillesse et votre connaissance notable m'ont confondu et je vous ai pris pour un chrétien, ce que vous n'êtes pas!

    Vous connaissez si bien vatican 2, ainsi que la vie de plusieurs chrétiens alors j'ai conclu à une certaine appartenance religieuse. Peut-être êtes-vous témoin de jehovah? Qui sait?

    Moi, je suis ce que l'on peut appeler un athée.

    J'ai été baptisé sans mon consentement lorsque j'avais 3 jours.

    Contrairement aux miens, vos propos sont très éloquents et font vraiment avancer le débat religieux en cours.
    Je vous cite:

    « Ce n'est que du blablabla sans l'ombre d'un doute, il semble. Vous aussi vous faites comme M Girard pour les extraterrestres hier dans ce journal, à défaut de répondre en termes de dialogue, c'est la gifle. Sans doute un dialogue postmoderne à la mode. Excusez d'avoir remué votre savoir éclairé et subtil. Alors, je m'interrogeais, c'est tout. Bonjour pour la qualité du dialogue. Je vous laisse dorénavant au vu de votre agressivité à votre monologue.»

    C'est sûr que le postmoderne surtout lorsqu'il est à la mode, nous fait rapidement basculer vers l'extraterrestre.
    dieu était peut-être extraterrestre, surtout que son fils, d'après la description qu'on en fait, semble être parti en fusée après sa résurrection.

    Ne vous excusez pas mon cher Monsieur d'avoir remué mon savoir éclairé et subtil. Je remercie toujours tous ceux qui m'activent les neurones. Contrairement à vous, comme vous l'avez remarqué par mes blablablas, j'ai les neurones paresseuses. Je vous envie d'avoir une telle présence d'esprit.

    Surtout ne croyez pas que mes propos soient agressifs, ils ne sont que maladroits.
    Comme vous, j'ai beaucoup de difficulté à dialoguer, mais contrairement à vous, je tente de me corriger.
    Merci de m'offrir cette chance de rompre mon monologue et enfin de pouvoir écrire à quelqu'un qui me prend en considération.

    J'attends votre réponse pour poursuivre la discussion sur le fond.

    Au fait, avez-vous lu Yvonne Pierron "Missionnaire sous la dictature", ça touche la religion et la politique et même beaucoup l'Humain.

    Il y a aussi Mme Ayaan Hirsi Ali (Magan) "Ma vie rebelle"
    C'est un livre très intéressant pour faire avancer la réflexion sur la religion.
    Ça touche aussi beaucoup l'Humain.

    Moi, je n'ai pas lu vatican 2 et je ne lirai pas, je vais peut-être approfondir le monde extra-terrestre que vous me suggérez par la bande.
    Je suis tout de même un peu surpris que Monsieur Girard vous ait tant séduit.

    Êtes-vous, vous-mêmes, extraterrestre ?
    Qui sait ?

    Vos propos sont si étonnants et éclairants que je n'en serais pas du tout surpris.


    Bon, là-dessus,
    merci pour vos propos constructif
    et merci pour amener de l'eau si limpide dans ce débat si émotif.

    Salutations
    et que votre esprit soit avec vous.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Guillot Sophie
    Inscrite
    jeudi 2 avril 2009 13h02
    à Dominic Pageau : préservatif et gentille, pas condom et fine .
    « " LA fidèlité et le l'abstinence est de beaucoup plus efficace que le condom pour lutter contre le SIDA, c'est une efficacité à 100%."

    écrivez vous ...

    Oui à 100% à condition toutefois que votre partenaire soit aussi fidèle .... Or dans de nombreux couples, quand il y a infidélité, rares sont ceux qui le disent spontanément à leur conjoint ou conjointe. D'ailleurs, les Africains qui actuellement sont le plus de nouveaux cas de HIV sont .... des femmes fidèles, qui, écoutant sagement les consignes papales, n'auraient jamais osé demandé à leurs infidèles de maris de porter un préservatif. ( si elles ignorent les dites infidélités, pourquoi le feraient-elles me direz vous, puisque naturellement, les femmes africaines peuvent bien avoir un enfant par an comme autrefois les femmes de chez nous qui arrivaient épuisées à la 40 aine avec des ribambelles d'enfants pendus à leurs jupes). Pour celles là, le non-usage du présevatif a été efficace à 100% pour les contaminer. Pourtant elles sont fidèles.

    En occident, la situation est légèrement différente, mais dans le cas que vous citez c'est à dire d'un couple marié, imaginez l'espace d'un instant que les hétérosexuels étant maintenant aussi touchés que les homosexuels d'il y a 30 ans par la contamination, continuerez-vous à ne jamais porter de préservatif dans les relations sexuelles avec votre femme sachant que si d'aventure elle était infidèle, il est fort peu probable qu'elle rentre à la maison avec des préservatifs en vous disant d'un air enjoué qu'elle a envie d'essayer avec des préservatifs désormais parce qu'elle a eu une aventure extra conjugale et que le préservatif de son amant a cédé ou qu'ils n'en avaient pas et que leur rapport a été non protégé?...

    Voyez-vous en france, existent des centres anonymes et gratuits de dépistage pour que tout un chacun puisse se faire dépister au plus vite afin de protéger son ou sa partenaire sans peur d'être reconnu, diffamé et gratuit pour que les jeunes ou les plus démunis ne soient pas freinés par le prix du test. Or, je suis allée dans un de ces centres, je l'avoue sans fausse honte et la discussion avec le médecin portait à un moment sur ce sujet.

    Comment faire pour avoir une absolue certitude de la fidélité de son ou sa compagne? Cette femme médecin m'a dit qu'elle avait souvent des cas de personnes en couple depuis bien des années et qui arrivaient pour se faire dépister l'angoisse au ventre, parce que pour la première fois de leur vie conjugale au bout de plus de 20 ans de vie commune, elles avaient été infidèles, donc, n'ayant pas franchement l'habitude d'utiliser le préservatif, n'avait pas su s'en servir efficament et cragnant d'une part d'être contaminées mais d'autre part de contaminer leur conjoint(e). La durée à partir du moment où il y a un rapport à risques et le moment où un test négatif assure qu'il n'y a pas eu contamination est de 3 mois. Ces gens là tremblent pendant 3 mois de contaminer leur conjoint(e). Et ne se voient pas non plus proposer au dit conjoint(e) soudainement de porter des préservatifs lors des rapports, vu qu'en général le soucis de la contraception est réglé.

    C'est la réalité du terrain, pas de belles théories dont je vous parle là, et cette population n'est pas l'archétype de personnes ayant l'habitude d'avoir de multiples partenaires donc à risques en principes. Vous conviendrez avec moi que sans être un(e) incorrigible infidèle ou un(e) obsédé(e) sexuel(le), on peut imaginer que, tout en aimant sincèrement son(sa) conjoint(e), au bout de 10 , 20 ou 30 ans de vie de couple, il peut arriver que l'on se retrouve dans une situation un peu scabreuse sans l'avoir nécessairement recherchée ou provoquée. Tout humain est faillible. Les personnes dont je vous parle sont pétries de culpabilité, en plus d'être angoissées à l'idée de risquer de contaminer la personne qu'elles aiment avec laquelle elles partagent leur vie. Excusez-moi, mais dans ce cas précis, mieux vaut un préservatif avec une aventure passagère que ces 3 mois d'angoisse et une telle prise de risque pour son(sa) compagnon(e).

    L'infidélité est une chose qui est considérée de par justement les traditions millénaires du mariage comme honteuse, le mari ou la femme infidèle en général tente de le dissimuler. Comme on l'a si bien vu par le passé, la syphillis a fait en son temps son lot de victimes. Le sida risque fort d'être l'épidémie qui tuera encore plus de gens à l'avenir avec des propos tels que ceux que vous tenez, ou comme ceux que le pape a tenu.

    Pour moi qu'il conseille certaines moeurs quant à la façon de vivre sa sexualité en tant que catholique ne me pose pas de problème. Mais qu'il dise que l'usage du préservatif aggrave la pandémie, c'est tout autre chose.. surtout en Afrique. Et surtout ce n'est pas vrai dans une population où il y a de très nombreux cas de personnes séropositives qui l'ignorent elles-mêmes.

    C'est bien beau de prôner l'abstinence, mais très peu de gens sont capables de vivre l'abstinence sans frustrations aucunes, sans souffrances ou sans pulsions incontrôlables. Voyez comme, dans les rangs mêmes de l'église, de nombreux prêtres ou abbés ont commis des crimes abominables de pédophilies, ( les cas les pires à mon sens ) ou vivent une double vie secrète avec une femme et des enfants.
    A choisir, je préfère un prêtre qui vit sa sexualité librement en ayant une épouse, par exemple, qu'un prêtre qui vit son obligation d'abstinence avec une frustration telle que cela le conduit à des abominations comme les crimes pédophiles.

    Alors imaginez les simples humains, qui sont très loin d'avoir le cadre spirituel d'un prêtre.... Comment voulez-vous imaginer sérieusement qu'ils appliqueront à la lettre une telle chose ??
    Que cela soit leur objectif , c'est une chose, mais la vraie vie en est une autre, sans pour autant avoir des moeurs dépravées.

    Dans nos civilisations, de nombreux couples explosent et on ne peut non plus demander aux personnes de rester abstinentes à vie parce que leur femme ou leur mari les a quittés. Que croyez-vous qu'il se passe quand en plus de souffrir d'avoir été trompé, trahi ou abandonné, l'on se retrouve seul ?? Ne trouvez-vous pas tout à fait humain qu'à 30 ou 40 ans, on ait encore envie de partager autre chose avec un partenaire de sexe opposé que l'on aime et de se sentir aimé à nouveau ??

    Ces familles reconstituées ne se font pas sans difficultés, parce que en général quand on a déjà essuyé un échec cuisant, on est méfiant; donc la réalité de la vie veut que l'on fasse des tentatives. Cela n'a rien de dépravé ou malsain. Mais à chaque nouvelle tentative, inévitablement se pose le problème des MST. Ne pas se poser ce genre de questions relève de l'irresponsabilité, et dans ces périodes de nouvelles relations, il est quand même préférable de se protéger avec un préservatif.

    Dernière petite remarque linguistique, si vous permettez.

    Vous nous reprochez à nous français de faire des anglicismes, ce que je ne conteste pas. Mais pourquoi donc employez vous à tort et à travers ce mot anglais, condom, alors que le mot français existe, le préservatif ???Je veux bien dire courriel, et stationnement, mais dites donc préservatif et nous serons bons amis-:) »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    jeudi 2 avril 2009 13h34
    La rationalité Monsieur Pageau
    « C'est d'une évidence certaine que pour réduire le taux de mortalité des gens traversant les rues on peut les inciter à ne plus sortir de chez eux et ainsi nous sommes sûrs à 100% qu'il n'y aura plus de décès. Mais, ces imbéciles persistent à sortir et à traverser les rues, pas moyens de leur faire entendre raison.

    Le débat sur le condom est bien plus symbolique que sérieux et scientifique.

    Le réel débat tourne bien plus autour de l'imposture des religions et de ceux qui les mènent avec l'obligation de leur vouer respect et admiration, peu importe leurs déclarations imbéciles, disons-le, ou leur attitude grossièrement indécente vis-à-vis la dignité de tout Être humain égal en valeur.

    Vous dites M. Pageau:

    « La foi n'est certe pas rationnel, mais dire que les croyants ne sont pas rationnels, ça relève de la connerie.»

    Sans vouloir vous insulter, j'aurais envie de dire que vous-même vous dites là une connerie.

    Comment donc expliquer que des gens "rationnels" adoptent une attitude et des convictions si irrationnelles ?

    Vous avouez que la foi est certes irrationnelle alors, votre indignation est plutôt paradoxale.

    Vous conviendrez qu'il est plutôt illogique qu'une personne se disant rationnelle soit portée à avoir un comportement et des croyances totalement irrationnelles.

    On pourrait à la limite dire que les croyants sont "logiques". En partant de la certitude que dieu existe, qu'il les regarde constamment et que son représentant est en communication directe avec lui, il est tout à fait logique, même si c'est tout à fait irrationnel, que les croyants agissent logiquement avec des paramètres leur permettant de cimenter leur conviction et de justifier leurs agissements.

    Il est logique de dire si on se met une ceinture de chasteté, c'est plus sûr qu'un condom et le pape a raison et dieu est content.

    Mais dieu ?
    Il ne m'a pas encore foudroyé et ça fait des décennies que je le défie quotidiennement.
    C'est vrai qu'on dit de lui qu'il est infiniment bon même si le péché lui déplaît.
    Mais il est aussi vrai qu'il ne lèvera pas le petit doigt pour vous éviter l'enfer qu'il a créé dans son infinie bonté (il l'a forcément créé puisqu'il est infiniment puissant et que le péché lui déplaît).

    dieu est à la fois infiniment bon et infiniment chien parce qu'il peut vous envoyer au diable et il est infiniment puissant et infiniment faible parce que malgré son infinie bonté et son infinie puissance il n'a pas réussi à faire fermer l'enfer.

    Il a récemment fait fermer les limbes, ce n'est pas rien je l'avoue, mais on attend toujours pour l'enfer.


    Bon en attendant de me retrouver en enfer faute de condoms,
    je vous salue mon cher Monsieur Pageau
    et surtout ne me dites pas que mes propos sont irrationnels.

    Allez, que votre esprit soit avec vous.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    jeudi 2 avril 2009 22h04
    Pauvre Monsieur Beaudet
    « Pauvre Monsieur Beaudet, vous en êtes à l'insulte.

    Je les accepte et vous en remercie.
    Vous démontrez une fois de plus ce qu'est l'église.
    Un regroupement de gens tolérant, bon et affable envers leur prochain.

    Mon bon Monsieur Beauder,
    je vous dis:

    Que votre esprit soit avec vous.
    Et je lem souhaite vraiment, parce qu'à lire vos insultes éloquentes, je ne suis pas sûr du tout que votre esprit soit avec vous.

    Retrouvez votre esprit mon cher monsieur.
    Et vous avez bien raison, devant l'érudition d'un croyant qui ne sait pas mais qui croit, je ne fais vraiment pas le poids.

    Ça fait du bien, n'est-ce pas, hein, monsieur Beaudet, d'engueuler le faible que je suis? Ça vous grandit un peu?

    Voyons, mon cher monsieur, vous êtes bien assez grand! Nul besoin de vous grandir.

    Allez, mon bon monsieur, la prière devrait vous calmer un peu et peut-être que mon souhait se réalisera.

    Mon souhait c'est:

    Que votre esprit soit avec vous.

    Parce que parfois à vous voir insulter, on se le demande vraiment.


    Amicalement, mon cher monsieur,
    allez, croyez en dieu et cessez de m'importuner, mon brave.


    Serge Charbonneau
    Québec

    P.S.: dieu vous aime, il me l'a dit! »

  • Hélène Bourgeois
    Abonnée
    jeudi 2 avril 2009 22h34
    @Sophie Guillot : prendre les Africains pour des imbéciles
    « Non mais, ça devient lassant de lire ces commentaires condescendants d'occidentaux voilant à peine un racisme latent empreint de colonialisme.

    Lisez donc ce que pensent les Africains de vos idéologies franco-françaises sur la sacro sainte capote :

    PRISE D'OTAGE MÉDIATIQUE : POURQUOI DISTRAIRE L'AFRIQUE AVEC LE PRÉSERVATIF ?
    Par Jean de Dieu TAGNE, Camerounais - 02/04/2009

    Tentative de décryptage au moment où le pape appelle à la Justice et à la réconciliation

    Le tapage médiatique sur l'utilisation du préservatif qui a accompagné le voyage de Benoit XVI en Afrique, a été une manigance organisée de toute pièce par ceux qui pillent l'Afrique et veulent distraire l'opinion quand on veut poser les vrais problèmes. En tant que Camerounais fier de ma nation, je me sens trahi et insulté par ces hommes de média qui ont détourné mon attention sur les questions de Justice et de Réconciliation auxquelles le Pape veut inviter l'Afrique et le monde. Dans un premier temps, j'ai voulu laisser passer la question, la classant comme un malentendu quelconque mais l'insistance des média sur ce seul point m'a conduit au doute sur les intentions profondes des auteurs de la manipulation. En regardant de près, j'ai compris que ce n'est pas seulement le Pape, mais c'est l'Afrique et les Africains qui sont visés: on veut tout faire pour dénigrer l'Afrique, pour porter notre attention sur des sujets secondaires quand le Pape pointe la question de fond. Les manipulateurs ont utilisé la plus vieille technique: trancher des extraits de leur contexte original et puis les charger des contenus différents et erronés, et les branler en fin comme des paroles du Pape. Mais les Africains se sont rendus compte et ne cessent de réagir contre cet acte de sabotage tissé de mensonges et de manipulations de l'opinion. Il nous faut revenir au débat qui intéresse les Africains.

    1. Une erreur grave: L'oubli du texte intégral!
    Une vaste majorité de ceux qui épiloguent sur les propos du Pape ignorent qu'il répondait à une question de journaliste: nous reprenons ici la question et la réponse.
    Q - Votre Sainteté, parmi les nombreux maux qui affligent l'Afrique, il y a également en particulier, celui de la diffusion du SIDA. La position de l'Eglise catholique sur la façon de lutter contre celui-ci est souvent considérée comme n'étant pas réaliste et efficace. Affronterez-vous ce thème au cours du voyage?
    R - Je dirais le contraire: je pense que la réalité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte conte le SIDA est précisément l'Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses différentes réalités. Je pense à la Communauté de Sant'Egidio qui accomplit tant, de manière visible et aussi invisible, pour la lute contre le SIDA, aux Camilliens, à toutes les soeurs qui sont à la disposition des malades... Je dirais qu'on ne peut pas surmonter ce problème du SIDA uniquement avec des slogans publicitaires.

    Si on n'y met pas l'âme, si les Africains ne s'entraident pas, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs: au contraire, le risque est d'augmenter le problème. La solution ne peut se trouver que dans un double engagement: le premier, une humanisation de la sexualité, c'est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui apporte avec soi une nouvelle manière de se comporter l'un avec l'autre, et le deuxième, une véritable amitié également et surtout pour les personnes qui souffrent, la disponibilité, même au prix de sacrifices, de renoncements personnels, à être proches de ceux qui souffrent. Tels sont les facteurs qui aident et qui conduisent à des progrès visibles. Je dirais donc cette double force de renouveler l'homme intérieurement, de donner une force spirituelle et humaine pour un juste comportement à l'égard de son propre corps et de celui de l'autre, et cette capacité de souffrir avec ceux qui souffrent, de rester présents dans les situations d'épreuve. Il me semble que c'est la juste réponse, et c'est ce que fait l'Eglise, offrant ainsi une contribution très grande et importante. Nous remercions tous ceux qui le font. (Source: VIS)

    2. Réactions des jeunes camerounais: Les Africains ne sont pas dupes!
    Fotso Appolin, 32 ans, Doctorant en Biologie, Yaoundé: " J'ai l'impression que tout le monde se méprend sur les paroles du Pape y compris les Français qui boycottent sa visite au Cameroun en se focalisant uniquement sur sa déclaration sur le SIDA. D'après mon analyse, le Pape n'a pas dit que le préservatif était vecteur du SIDA, mais qu'elle aggravait la situation. Pourquoi? Vous êtes d'accord que le préservatif installe l'homme dans un confort immoral, dans une posture de sécurité qui le pousse à amplifier son spectre d'action puisque se dit-il, je suis protégé. Cette situation de pseudo totale confiance en son Protecteur débouche forcement sur un sentiment de toute puissance, et c'est quand on s'attend le moins que le pire arrive. Appliquez-le à toutes les situations de la vie et vous verrez que cela se justifie. Pourquoi refuse-t-on d'accepter que l'abstinence et la fidélité réduisent la transmission du SIDA.
    Bien sûr cela semble bien difficile au regard de tout ce qui se déroule autour de nous, mais il faudrait au moins commencer par l'admettre et demander à ceux qui le veulent bien de retourner aux valeurs morales qui n'exigent pas l'utilisation des condoms. En tant qu'autorité morale, le Pape a bien le devoir de prescrire à ceux qui veulent l'entendre la voix qui sauve. Pas de quoi en faire un procès d'intention. Il a délivré un message, que celui qui a des oreilles entende et si tu n'en as pas, bon pied la route!"

    Kengne Tchamou Gabriel, 34 ans, Prêtre et Enseignant, Bafoussam : " Très bonne analyse, Appolin! Et puis, dans la vie, il faut apprendre à rester dans le sujet. A mon avis, la nécessité ou non du port du préservatif n'était pas au coeur de son intervention. En insistant trop là-dessus, j'ai l'impression qu'on se laisse détourner de l'essentiel. Pourquoi oublie-t-on si facilement qu'il a prescrit la juste solution: UNE HUMANISATION DE LA SEXUALITE ? Voilà l'essentiel. Et puis, il faut se rendre compte que le taux de prévalence du VIH est très élevé dans les régions du monde où le préservatif est le plus distribué. Je me trompe ? Bien de choses à vous!"

    3. Pourquoi a-t-on si peur quand on veut parler justice?
    En lisant les réactions sur les grandes chaines de communication j'ai été sidéré: C'est vraiment surprenant que les propos du Pape aient suscité plus de polémique dans certains pays étrangers que sur le continent. Heureusement, les Africains ont bien perçu les astuces des détracteurs du Pape et de l'Afrique. Tout est fait pour détourner l'attention de l'opinion internationale sur la question de Justice et de réconciliation. La visite du Pape en Afrique et son message sont un acte de courage et d'amour pour la dignité des Africains. On ne peut pas prétendre sauver l'Afrique avec la publicité des préservatifs. Nous, Africains, avons besoin de respect, de justice et de réconciliation!

    Le Pape veut toucher les questions que l'on veut camoufler. Comment a-t-on si vite oublié que la maladie qui tue le plus en Afrique est bien le paludisme (malaria) et non le SIDA? Pourquoi ne travaillons-nous pas encore plus à l'éradication de la malaria en Afrique? Pourquoi ne rappelons-nous pas aux firmes thérapeutiques qui détiennent les brevets de faire que les traitements soient à la bourse des populations africaines? Je pense que les grands de ce monde ont peur de ce que l'Afrique pourra devenir avec une population nombreuse et forte. On ignore que le préservatif, longtemps avant le SIDA, est né pour le contrôle des naissances et donc de la population, et continue à jouer ce rôle, même en protégeant contre le SIDA. Pourquoi ne pas faire un vaste programme de soin des victimes du SIDA à des prix raisonnables?
    Il semble que la publicité de la misère en Afrique consolerait les masses démunies des autres continents. Les grands de ce monde ont peur de manquer de lieu où ils pourront de temps en temps détourner l'attention de leur propre population quand ils exigent un mieux être: il est plus facile de faire une publicité des sans papiers qui périssent en Méditerranée que de faire un reportage sérieux sur le pillage du diamant, de l'or, du pétrole et autres ressources des pays africains.

    Pouvons-nous avoir le courage de revisiter les questions douloureuses comme celle de la tentative d'enlèvement des enfants tchadiens qui a eu une issue biaisée à cause de l'intervention du gouvernement français? Pouvons-nous savoir ce qui s'est passé avec les infirmières bulgares qui étaient arrêtées en Lybie pour avoir inoculé le virus du SIDA aux enfants? ?
    Il y a un peu plus d'un an, quand le président français, en visite à Dakar, a voulu donner ses leçons à l'Afrique, il avait complètement oublié de souligner que son pays fait partie de ceux qui ont ruiné le continent. Toutes les puissances esclavagistes et colonisatrices doivent savoir que le temps de la vérité, de la justice et de la réconciliation est arrivé. Les Africains n'ont pas besoin de puissances extérieures qui doivent dire au Pape ce qu'il doit dire en Afrique. Que ceux qui se soucient de l'Afrique reconnaissent l'esclavage comme crime contre l'humanité et payent les réparations, qu'ils reconnaissent la colonisation comme crime contre la dignité humaine et source du déséquilibre mondial.

    Voulez-vous savoir ce dont l'Afrique a besoin ? Et oui, pas de la publicité de ceux qui cherchent à s'agrandir en montrant la misère des autres. L'Afrique a besoin d'un ordre économique mondiale juste, l'Afrique a besoin du rapatriement des capitaux qui sont engloutis dans les banques étrangers, l'Afrique veut que cesse le marché des armes qui alimente les guerres à odeur de petro-diamant, l'Afrique a besoin que les mercenaires étrangers qui déstabilisent les Etats sortent de l'ombre. L'Afrique veut que les multinationales pratiquent un commerce juste et que les biens du sol et du sous-sol bénéficient à tous y compris à ses propres enfants qui meurent sur le sentier de la quête d'un mieux être.
    Le message de l'Afrique au monde est le suivant: Ayons le courage d'accepter la justice et la réconciliation! Ne nous laissons par distraire par ceux qui poursuivent leurs intérêts inavoués en usant et en abusant des Africains. Le Pape a offert un instrument de travail pour la Justice et la Réconciliation: penchons-nous sur ce thème si nous avons le courage de le faire!

    Source : Journal du Cameroun http://www.journalducameroun.com/article.php?aid=1008 »

  • Hélène Bourgeois
    Abonnée
    jeudi 2 avril 2009 22h35
    @Sophie Guillot : prendre les Africains pour des imbéciles (2)
    « EGLISE ET SIDA
    Les chiffres de la vérité

    Lucetta Scaraffia

    La caractéristique de la mission de Benoît XVI est assurément la vérité. Et ce dans tous les domaines, également pour la question du sida et des préservatifs, un thème brûlant qui - on pouvait facilement l'imaginer - aurait été abordé au cours de son voyage en Afrique. Au milieu des polémiques suscitées par ses paroles, l'un des plus prestigieux quotidiens européens, le journal britannique "Daily Telegraph", a eu le courage d'écrire que, sur le thème des préservatifs, le Pape avait raison. "Certes - lit-on dans cet article -, le sida soulève la question de la fragilité humaine et, de ce point de vue, nous devons tous nous interroger sur la façon de soulager les souffrances. Mais le Pape est appelé à parler de la vérité de l'homme. C'est son métier: il ne peut pas faire autrement".
    Le problème du sida s'est immédiatement présenté, depuis que la maladie est apparue aux Etats-Unis au début des années 80, non seulement du point de vue médical, mais également du point de vue culturel: le déclenchement de l'épidémie a pris de court une société qui croyait avoir vaincu toutes les maladies infectieuses, et, dès le début, elle a touché un domaine, celui des rapports sexuels, qui venaient d'être "libérés" par la révolution sexuelle précisément. Avec une maladie qui remettait en question le "progrès" qui venait d'être obtenu et qui se diffusait rapidement, notamment grâce à la vague de cosmopolitisme qui se répandait, aidée par la rapidité des nouveaux moyens de transport.
    Il apparut bientôt clairement que cette pathologie était le fruit d'une modernité avancée et d'une profonde transformation des moeurs, et que la lutte pour la prévenir aurait dû sans doute prendre en compte également ces aspects. En revanche, dans le monde occidental, les campagnes de prévention se sont fondées exclusivement sur l'utilisation du préservatif, considérant comme évidente l'obligation de ne pas interférer sur les comportements des personnes. Le "progrès" ne devait pas être remis en question; pas même en Afrique, où il était évident - et où il est encore évident, si seulement on lisait avec honnêteté les statistiques de l'Organisation mondiale de la santé sur la diffusion du sida - que la distribution de préservatifs ne sert pas, à elle seule, à enrayer l'épidémie.
    En Afrique, le préservatif n'est pas utilisé d'une façon "parfaite" - la seule qui protège à 96% de l'infection - mais d'une façon "typique", c'est-à-dire à travers une utilisation non constante et non appropriée, qui n'offre que 87% de protection, et, qui plus est, il apporte un sentiment de sécurité qui peut être dangereux dans les relations avec les autres: comme on le sait, le sida ne se transmet pas uniquement à travers les rapports sexuels, mais également par le sang; il suffit donc d'une abrasion, de quelques gouttes de sang, pour permettre la contamination. Il faut également se rappeler, comme cela est mentionné dans les modes d'emploi détaillés des boîtes de préservatifs, que ces derniers peuvent facilement s'abîmer avec la chaleur - ils sont en latex! - et s'ils sont touchés par des mains calleuses, comme peuvent l'être celles des travailleurs manuels. Mais les industries pharmaceutiques, si précises lorsqu'il s'agit de signaler ces dangers, sont ensuite les mêmes qui soutiennent la légende selon laquelle la diffusion des préservatifs peut sauver la population africaine de l'épidémie: et on peut facilement imaginer que chaque idée visant à en diffuser l'utilisation est accueillie avec une véritable explosion de joie par leurs services commerciaux.
    Le seul pays qui ait obtenu de bons résultats dans la lutte contre l'épidémie est l'Ouganda, avec la méthode Abc, selon laquelle A représente l'abstinence ("abstain"), B la fidélité ("be faithful) et C le préservatif ("use condoms"), une méthode certes pas totalement conforme aux indications de l'Eglise. Même la revue "Science" a reconnu qu'en 2004, la partie la plus réussie du programme a été le changement de comportement sexuel, avec une réduction de 60% des personnes qui déclaraient avoir eu plusieurs rapports sexuels et une augmentation du pourcentage des jeunes de 15 à 19 ans qui pratiquaient l'abstinence sexuelle, au point qu'elle a écrit: "Ces informations suggèrent que la réduction du nombre de partenaires sexuels et l'abstinence parmi les jeunes non mariés, plutôt que l'utilisation du préservatif, ont été les facteurs importants dans la réduction de l'incidence du sida".
    De nombreux pays occidentaux se refusent de reconnaître la vérité des paroles prononcées par Benoît XVI aussi bien pour des raisons économiques - les préservatifs coûtent cher, tandis que l'abstinence et la fidélité sont évidemment gratuites - que parce qu'ils craignent que donner raison à l'Eglise sur un point central du comportement sexuel puisse signifier un pas en arrière dans la pratique de la sexualité purement hédoniste et récréative, qui est considérée comme un acquis important de notre époque. Le préservatif est exalté au-delà de ses capacités effectives à bloquer le sida, car il permet au monde moderne de continuer à croire en lui-même et à ses principes, et parce qu'il semble rétablir le contrôle de la situation sans rien changer. C'est précisément parce qu'il touche ce point névralgique, ce mensonge idéologique, que les paroles du Pape ont été autant critiquées. Mais Benoît XVI, qui le savait très bien, est demeuré fidèle à sa mission, celle de dire la vérité.

    (©L'Osservatore Romano - 31 mars 2009)



    Pour terminer, il faudra arrêter de citer le pape à tort et à travers. Ça fait plusieurs fois que nous postons la déclaration en entier et on continue de saboter ses paroles et sa pensée. La moindre des choses serait de la lire comme il faut et de ne pas lui prêter des paroles qu'il ne dit pas. Il ne dit nulle part que les personnes infectées ne doivent pas porter de préservatif (il n'a surtout pas interdit à personne de porter un préservatif - au contraire c'est un devoir moral de ne pas tuer sa partenaire, c'est ce que confirme Mgr Anatrella - et je ne vois pas pourquoi ceux qui ne veulent pas être « soumis » au pape pour demeurer fidèles à leur conjointe seraient soumis à ses paroles pour ne pas mettre la capote...il faut arrêter de prendre les gens pour des demeurés). Et il ne dit nulle part que le préservatif aggrave la situation. Il dit que LA DISTRIBUTION de préservatifs à grande échelle sans responsabilisation, sans éducation à une humanisation de la sexualité, sans une sensibilisation à la fidélité dans les couples, ne peut pas régler à lui seul la pandémie (il ne parle pas du préservatif en soi mais de la distribution « at large » sans éducation à une sexualité saine et responsable. Les preuves : où la distribution de préservatifs à augmentée, la pandémie est montée en flèche. Là où la sensibilisation à l'abstinence et la fidélité a été prônée comme par exemple l'Ouganda (avec l'usage du préservatif si la personne sait qu'elle est infectée), le taux d'infections a chuté de 25 % à 6 %. Est-ce si difficile à admettre l'évidence ? Pourriez-vous un instant arrêter de penser vos manières occidentales pour l'Afrique ?

    Hélène
    www.ephata.actifforum.com »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    vendredi 3 avril 2009 12h49
    Monsieur Charbonneau
    « "Samedi prochain dans Le Devoir, nous aurons sûrement droit à la revanche des crucifix, signé par la grande Denise Bombardier qui montera en Chaire pour nous lancer de grands jets d'eau bénite afin de purifier ce Québec décadent.

    Ce sera encore une fois, un discours très éloquent.
    La morale sera au rendez-vous.
    Sortez votre chapelet et agenouillez-vous, Denise s'en vient." (S. Charbonneau)

    Comme à votre habitude, vous allez sans doute foncer dans le tas, tête baissée, comme vous le faites toujours pour Denise, et passer chaque mot à la moulinette. Vous semblez vous en délecter et à vous en lécher les babines à l'avance.

    Ça promet d'être démentiel....! »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    vendredi 3 avril 2009 14h18
    Amour libre
    « J'ai une grande nostalgie pour les années'60 où nous pouvions pratiquer l'amour libre sans contrainte et sans capote....à la manière des existentialistes de l'époque; voilà donc où nous mène la liberté.

    Si j'étais issue de la présente génération, je crois que je préfèrerais m'abstenir plutôt que d'utiliser un préservatif, comme le dirait si inopinément notre linguiste, Mme Guillot, pour éviter les affres de l'incertitude.

    Je ne vois pas quelle jouissance peut procurer le sexe avec condom, autant utiliser un vibrateur....! »

  • A/s Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 15h44
    Ministère de l'immigration et des communautés culturelles du Québec
    « Gérard Chagnon transmet au Devoir par le site du micc. gouv.qc.ca son incitation aux femmes qui ont subi ou demandé (je suppose) avortement de demander leur retrait de l'Église.
    Encore une fois on trouve dans ces pages une personne qui ne comprend pas grande chose à la vie catholique. L'avortement cause la mort d'un enfant innocent qu'on n'a pas laissé venir à terme; il me semble que cette définition et acceptable. Le Ministère de l'immigration n'a pas à s'émouvoir de ce que les Québécoises se font avorter, on va faire venir des immigrés et le Ministère de l'immigration va être d'autant plus florissant, autant que les cliniques d'avorteurs. Mais il faut être inconscient pour prendre à la légère les méfaits des pratiques d'avortement. Il faut être ignorant aussi des valeurs de repentir pour ne pas considérer qu'une erreur de choix qui a causé un avortement peut se racheter. Ce n'est pas parce qu'on a fauté une fois qu'on va fauter toute sa vie. M. Chagnon a-t-il rencontré suffisamment de femmes qui ont regretté leur choix de s'être avorter. Ces femmes n'ont-elles pas rencontré la miséricorde et le pardon en avouant leur misère ? M. Chagnon vous êtes censé être compatissant. »

  • A/s Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 16h01
    Charbonneau logorrhée
    « Serge Charbonneau se plaint d'avoir été insulté parce que je l'ai désigné comme un intellectuel de calibre. C'est vrai qu'il aime bien tirer sur tous les clochers et leurs ombres.
    Charbonneau souffre de logorrhée. Je lui écris 5 ou six lignes. Il lui en faut trente pour rétorquer à tort et à travers. Et dès la troisième ligne sa logorrhée bave sur l'Église. C'est viscéral. Apprenez la concision; elle a bien meilleur goût| Et la circonspection qui va avec la sagesse. »

  • Guillot Sophie
    Inscrite
    vendredi 3 avril 2009 17h38
    Madame Bourgeois, encore une fois , la poutre ! (la charpente devrais-je dire )
    « Ne nous prenez pas nous non plus pour des imbéciles ! Décidément vous avez l'art de voir vos propres défauts chez les autres avec une accuité sans doute d'autant plus aïgue que vous les avez fortement marqués.

    1/ vous ne me répondez pas sous les articles sous lesquels je vous parle , mais sous d'autres, sous lesquels je parle à d'autres personnes mais passons je vous répondrai donc ici.

    2/ vous trouvez des liens qui disent que les Camerounais sont satisfaits de ce que le pape a dit ? Voici les deux liens que je vous mettrai donc sous le nez :

    http://www.france24.com/fr/20090318-Cameroun-pape-polemique-propos-Sida-prservatifs-benoit-XVI
    "Le médecin en charge du programme sida à l'hôpital général de Douala m'a indiqué que la seule solution pour que les malades n'infectent pas d'autres personnes, c'est le préservatif"

    http://www.avmaroc.com/actualite/preservatif-pape-a163140.html

    Dans ce second lien, il s'agit d'une ONG Camerounaise qui s'occupe des malades du sida tous les jours au Cameroun et qui est littéralement attérée que le pape tienne de tels propos. Je cite :

    "Préservatif: "Le pape vit-il au XXIe siècle?" s'interroge une ONG camerounaise
    YAOUNDÉ (AFP) - "Le pape vit-il au XXIe siècle?", s'est interrogée mercredi une ONG camerounaise après les déclarations de Benoît XVI estimant mardi que le préservatif "aggrave le problème" du sida.
    C'est la consternation. Le pape vit-il au XXIe siècle"?, a affirmé à l'AFP Alain Fogué, du Mouvement camerounais pour le plaidoyer à l'accès aux traitements (Mocpat).

    "Les gens ne suivront pas ce que le pape dit. Il vit au ciel et nous sur terre", a-t-il ajouté en réaction aux déclarations faites par le pape dans l'avion qui le menait vers Yaoundé pour son premier voyage en Afrique.

    "Prétendre que le préservatif "aggrave" le problème du sida va totalement à l'encontre de tous les efforts fournis ces dernières années par le gouvernement camerounais et les autres acteurs impliqués dans la lutte contre le sida au Cameroun", a poursuivi M. Fogué.

    "Qu'il le veuille ou non, sur 100 catholiques, 99 utilisent aujourd'hui le préservatif. Le pape doit savoir que la chair est faible. Le pape ne savait-il pas en arrivant au Cameroun que les personnes séropositives y représentent un nombre important de la population ?", s'est-il encore interrogé.

    "Aujourd'hui, en Afrique, les gens font la part des choses. La télévision leur a par exemple permis de comprendre dans quelles conditions le pape était élu: il n'y a plus de mystère, donc plus de fascination. Les représentants du pape, les prêtres, les évêques ont beau prêcher contre le préservatif, son taux d'achat est aujourd'hui élevé au Cameroun. En vendre est même une activité génératrice de revenus importants", a-t-il analysé.

    "L'Etat du Cameroun devrait réagir face à de tels propos en relançant après son départ des messages sur la prévention et l'usage correct du préservatif. Le VIH est un facteur de sous-développement pour nous, il ne faut pas l'oublier", a conclu M. Fogué.

    Mardi, l'association camerounaise SunAids avait déjà affirmé: "Nous sommes embarrassés par le refus (de l'Eglise) de l'implication du préservatif dans la vie sexuelle. Qu'on ne nous dise pas que ça n'a pas un impact sur la lutte contre le sida".

    Le pape Benoît XVI a déclaré mardi: "On ne peut pas régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs. Au contraire (leur) utilisation aggrave le problème".

    3/Autre remarque : votre citation d'un Camerounais qui dit "Pourquoi ne pas faire un vaste programme de soin des victimes du SIDA à des prix raisonnables?"

    Il y en a de vastes programmes de soin, notamment au Cameroun des ONG comme celles qui sont citées au début de mon commentaire; cependant les tri thérapies et autres traitements NE SOIGNENT PAS le sida, le sida est une maladie que l'on ne sait que contenir un peu quelques années, mais qui continue à tuer, même parmi les Occidentaux. Je recommanderai vivement par ailleurs à votre témoin (et à tous les Africains catholiques ou non) de visionner le dernier lien au bas de mon commentaire à propos de l'esclavage et de la traite des Noirs.

    4/ Comme par hasard votre source est encore une fois un catholique ( tiens comme c'est étrange ! Nous avions perdu l'habitude)

    5/ Vous me qualifiez de condescendante vis à vis des Africains et de colonialiste. Sachez que je suis à l'opposé de cela. Ce n'est pas parce que je suis Française que je soutiens les déclarations et actes d'un président que je subis puisque je n'ai pas voté pour lui. Vous trouveriez si vous aviez voulu vous en donner la peine des commentaires que j'ai posté dans le Devoir dénonçant la politique Africaine de Sarkozy qui effectivement ne reconnaît pas les torts que la France a fait subir en s'enrichissant comme malheureusement toutes les grandes puissances coloniales sur le dos des Africains. Je vais vous donner quelques liens de mes commentaires qui sont bien ultérieurs aux discussions que nous avons eues vous et moi à propos du pape. Je suis scandalisée que Sarkozy pas plus tard que la semaine dernière aile au Sénégal et déclare être intéressé à exploiter les mines d'uranium, par exemple, alors que la France n'indemnise même pas les anciens combattants d'Afrique que ce soit les Sénégalais ou les Algériens, Marocains, ou Tunisiens qui se sont pourtant battus pour elle lors des deux dernières guerres mondiales, au prétexte que ces combattants là ne vivent plus sur le territoire Français ( et pour cause, puisque depuis 1945, ces colonies ont repris leur indépendance ). Je prône même que les Africains fabriquent eux-mêmes leurs propres préservatifs et que si besoin est pour les populations les plus pauvres, les ONG occidentales paient ces entreprises africaines pour pouvoir distribuer gratuitement autant de préservatifs que nécessaire.

    Je suis outrée par ce qui se passe actuellement République Démocratique du Congo, ancienne colonnie en partie Belge en partie Française; depuis 2001 il y a eu madame 6 millions de morts (autant que la Shoah) dans un conflit sanglant entretenu par les grandes puissances occidentales ( dont mon pays et le vôtre ) qui ont intérêt à ce que les Africains s'entretuent (ils ont des vues sur les richesses du sous sol Africain notamment) . Je suis outrée de voir que les Occidentaux continuent de piller sans vergogne les immenses richesses de ce magnifique et si riche continent.

    Voici ce que j'ai écrit sous cet article le 11 février dernier à propos du discours de Sarkozy à Dakar :
    http://www.ledevoir.com/2009/02/07/232171.html?fe=6076&fp=394962&fr=131547

    http://www.ledevoir.com/2009/02/07/commentaires/0902111708556.html :

    "Je n'ai pas de respect pour Sarkozy, vu ses actes et ses paroles. Partout, dans le monde entier.(..voir les liens vidéos...) Le respect est quelque chose qui se mérite. Sarko ne le mérite pas."

    Là où je ne peux pas vous soutenir c'est que dans plusieurs de mes commentaires, j'ai écrit que je comprend que le pape conseille et encourage les chrétiens d'avoir une vie sexuelle en rapport avec leur foi, et donc que ils l'humanisent. Qu'ils serait aussi souhaitable que tout le monde soit plus responsable et respectueux dans l'exercice de sa sexualité, toutes confessions confondues. Mais que le préservatif par contre, encouragerait les personnes à avoir des comportements plus libertins, je suis au regret de vous dire que de très nombreux médecins et ONG sur le terrain affirment exactement le contraire, chiffres à l'appui. Que cela vous plaise ou non, ce sont les faits. Et que cela vous plaise ou non, de nombreuses oeuvres catholiques sur le terrain DISTRIBUENT DES PRÉSERVATIFS GRATUITEMENT. Vous dites vous-même que en Ouganda, le plan a marché parce qu'il y avait AUSSI le préservatif, même si cela ne correspond "pas tout à fait"(comprendre = pas du tout) à ce que le pape recommande. Et que le préservatif accompagné d'éducation contribue au contraire les jeunes à avoir leur premier rapport sexuel plus tard que leurs aînés, vous le dites vous-même dans votre commentaire.

    Là où Madame vous êtes VRAIMENT de mauvaise foi, et je pourrais chercher de nombreux extraits de vos commentaires passés qui l'attestent, c'est que vous avez dans vos deux derniers commentaires, très nettement nuancé vos propos. Enfin vous osez écrire l'impensable : "Là où la sensibilisation à l'abstinence et la fidélité a été prônée comme par exemple l'Ouganda (AVEC L'USAGE DU PRÉSERVATIF SI LA PERSONNE SAIT QU'ELLE EST INFECTÉE), le taux d'infections a chuté de 25 % à 6 %."
    Hypothèse : ET QUE DOIT ELLE FAIRE SI ELLE EST INFECTÉE MAIS NE LE SAIT PAS ? DOIS-JE COMPRENDRE QU'ELLE DOIT AVOIR DES RAPPORTS NON PROTÉGÉS ?

    Alors madame, permettez-moi de vous retourner le compliment :
    "Est-ce si difficile à admettre l'évidence ?"

    Parce que dans vos deux très longs commentaires, vous ne répondez en rien aux problèmes que j'ai posés dans le commentaire que j'ai posté précédement à l'attention de Dominic Pageau, à savoir :

    1/"LA fidèlité et le l'abstinence est de beaucoup plus efficace que le condom pour lutter contre le SIDA, c'est une efficacité à 100%."
    écrivait Dominic Pageau

    Oui à 100% à condition toutefois que votre partenaire soit aussi fidèle .... Qu'allez-vous dire aux femmes africaines ET fidèles contaminées par leurs maris volages infectés ? Qu'elles ont bien fait de ne pas exiger de leur mari de porter un préservatif ?

    2/Même dans le cadre du mariage, et de la fidélité observée, pour nous pauvres occidentaux, (grands pêcheurs devant l'éternel je le confesse, amen) comment faire pour avoir une absolue certitude de la fidélité de son ou sa compagne? Madame Bourgeois, si d'aventure votre mari était infidèle, il est fort peu probable qu'il rentre à la maison avec des préservatifs en vous disant d'un air enjoué qu'il a envie d'essayer avec des préservatifs désormais parce qu'il a eu une aventure extra-conjugale et que le préservatif a cédé ou qu'il n'en avait pas et que le rapport avec sa maîtressea été non protégé? Bien des femmes persuadées de l'absolue fidélité de leur mari se sont retrouvées infectées de cette manière. Même parmi des maris catholiques pratiquants, madame.

    Vous conviendrez avec moi que sans être un(e) incorrigible infidèle ou un(e) obsédé(e) sexuel(le), on peut imaginer que, tout en aimant sincèrement son(sa) conjoint(e), au bout de 10 , 20 ou 30 ans de vie de couple, il peut arriver que l'on se retrouve dans une situation un peu scabreuse sans l'avoir nécessairement recherchée ou provoquée. Tout humain est faillible. Faut-il dans un cas pareil ne pas utiliser de préservatif au risque de contaminer la personne que l'on aime et avec qui l'on vit ? Parce que le savez-vous madame, on peut céder au péché de chair sans aimer la personne avec qui l'on pêche ! Sisi je vous assure !!! Et par ailleurs aimer son mari ou sa femme !! (rien que de nommer cela péché, ça me fait sourire que voulez-vous!! )

    3/ L'abstinence :
    Mise à part pour les très jeunes gens qui débutent leur sexualité que l'on peut convaincre de pratiquer l'abstinence, convenez avec moi que la réalité est bien différente pour bien des adultes. C'est bien beau de prôner l'abstinence, mais très peu de gens sont capables de vivre l'abstinence sans frustrations aucunes, sans souffrances ou sans pulsions incontrôlables. Voyez comme, dans les rangs mêmes de VOTRE église, de nombreux prêtres ou abbés ont commis des crimes abominables de pédophilies, ( les cas les pires à mon sens ) ou vivent une double vie secrète avec une femme et des enfants cachés.
    A choisir, je préfère un prêtre qui vit sa sexualité librement en ayant une épouse, par exemple, qu'un prêtre qui vit son obligation d'abstinence avec une frustration telle que cela le conduit à des abominations comme les crimes pédophiles. Et il n'y aurait encore qu'un seul prêtre pédophile terrorrisant ses victimes en leur intimant le silence, que ce serait déjà un de trop.

    Je vous renvoie pour la suite à la fin de mon commentaire qui s'adressait non pas à vous mais à Dominic Pageau.

    Vous ne répondez à AUCUNE des questions que je soulève ici, vous nous ressortez indéfiniment les mêmes argumentaires en les nuançant sensiblement pour ôter l'impact que vos paroles hallucinantes ont provoqué ailleurs. Vous ne répondez à aucune de ces interrogations justifiées parce que vous ne vous placez que sur le plan théologique et sur le plan dogmatique. Je ne me place que sur le plan de la réalité du terrain et de ce que les humains vivent dans la vraie vie, je le reconnais c'est bien plus prosaïque mais ça a le mérite dans le cas de la pandémie d'être efficace et de faire ce que l'église devrait prôner : "sauver le plus de vies possibles "

    Pour rappel (surtout pour les lecteurs qui ne vous ont pas lue encore) à propos de la fillette au Brésil, vous avez quand même la "charité chrétienne" d'avoir pondu ce chef d'oeuvre :

    "le père de la fillette (et non le beau-père violeur à ne pas confondre) qui est contre l'avortement, a demandé à ce que la petite puisse porter encore quelques semaines (disons jusqu'à 22, 23 ou 24 semaines) les bébés puisqu'après cette date, les enfants auraient pu être viables et couvés puis donnés en adoption"

    puis

    "le témoignage du curé de la paroisse au Brésil (...) nous révèle entre autre que la mère - illettrée - a agi sous la pression d'une infirmière en particulier qui lui a fait mettre son empreinte digitale à défaut de savoir signer les papiers, lui brandissant le spectre de la mort de sa fille alors qu'elle n'était pas en danger de mort immédiat. "

    Je me demande, moi, si la mère de la fillette étant illétrée elle n'est pas une proie facile à évangéliser et à influencer sur son opinion soit disant défavorable à l'avortement, quitte à mettre les jours de sa propre fille de 9 ans enceinte de 15 semaines en danger. Et je me demande bien si le père n'est pas aussi ignorant pour avoir soi disant ces opinions là; car dans les liens dont vous nous avez abreuvés, vous passez littéralement sous silence que le prêtre, et tout un tas de personnes farouchement opposées à l'avortement ont suivi cette fillette et sa famille à la trace pour empêcher l'avortement. Ils disent qu'il n'y avait pas une vie à sauver mais trois, ne sont aucunement gynécologues ou pédiatres, ni psychiatres et ne se posent pas une seconde la question de ce qu'il y avait de mieux à faire pour la fillette en question, tant sa santé physique que mentale, ils n'ont pas examiné la fillette ( et encore heureux, ils ne sont pas compétents pour le faire ) mais ne se placent QUE sur le plan théologique du dogme qui est "tu ne tuera point". Madame, l'évêque de Réciffe a déclaré à la presse que la loi Divine est au dessus de toutes les lois humaines .... Vous rendez-vous compte un instant à quel point le dogme rend ces gens-là et vous-mêmes capables des pires monstruosités ou avez-vous de la merde (excusez-moi du peu) dans les yeux si épaisse que vous ne pouvez même pas le voir?

    à propos des colonies et de l'esclavage :

    Madame Bourgeois, vous n'êtes pas sans savoir que TOUTES les colonies ont été très rapidement habitées par des missionnaires qui avait comme devoir d'évangéliser les "bons sauvages". Pardonnez-moi encore une fois, mais votre sainte et apostolique église a favorisé les régimes colons, la meilleur preuve que j'ai sous la main figurez-vous, c'est le QUÉBEC ! L'église a joué et joue un très grand rôle dans votre pays, a maintenu les français en situation de joug face aux anglais avec des principes tels que "oui mais les pauvres exsiteront toujours, les riches aussi, alors récitez-moi deux pater et trois avé ma fille, je prierai pour votre âme."

    Lisez ou relisez la Sagouine d'Antonine Maillet. L'oppression que l'église a exercée sur les plus pauvres, les plus humbles, les plus ignorants est indéniable. Elle continue de plus belle en Afrique noire, au Brésil et ose même prétendre que les Québecois sont à 80% catholiques en omettant de dire qu'ils sont 80% à être baptisés mais 25% seulement à être pratiquants. En ce sens là, je comprend les baptisés qui demandent leur apostasie aujourd'hui, parce que il refusent d'être assimilés à ce qu'ils ne sont plus, et ne veulent plus cautionner par leur silence béat cette église dans la mouvance intégriste, rétrograde, réactionnaire dure et inhumaine que vous représentez, en bonne ambassadrice, à merveille.

    Pour conclure à propos du passé esclavagiste que les Occidentaux ont tristement commis en Afrique je vous recommande chaudement de regarder le lien suivant qui ne nie absolument pas que certains pays, villes et commerçants Européens se sont scandaleusement enrichis avec la traite des Noirs pendant des siècles ( plus de 12 millions d'Africains ont été déportés, maltraités, vendus vers les Amériques principalement )mais il dévoile l'horreur de tous ces 17 millions de Noirs oubliés mais vendus à l'esclavage depuis le 7ième siècle jusqu'au 20ième depuis l'Afrique noire ET PAR DES AFRICAINS EUX MÊMES vers les autres pays africains comme Joseph Kessel en a témoigné et vers les pays arabes. Les témoins chercheurs historiens dans ce documentaires sont majoritairement Africains, je précise.

    http://www.cite-u.info/mediacast?task=videodirectlink&id=416
    Les esclaves oubliés »

  • Maurice Roberge
    Inscrit
    vendredi 3 avril 2009 19h00
    Immaturité des Catholiques québécois
    « Cette vague d'apostasie me paraît symptomatique du manque de maturité qui semble caractériser bon nombre de Catholiques québécois à l'heure actuelle.

    Comme dit la chanson : Tout le monde veut aller au ciel, mais personne ne veut mourir...

    Il serait peut-être grand temps d'approfondir sa religion pour ne pas sombrer dans le ridicule...québécois. »

  • Huguette Marchand
    Inscrite
    samedi 4 avril 2009 08h31
    @Gilles Beaudet
    « Félicitations M. Beaudet pour votre analyse judicieuse du climat social au Québec. Il est donc vrai de dire que les vraies valeurs qui seules , donnent de la dignité à la personne humaine, sont de plus en plus en disparition dans notre monde.ce qui fait que notre société est en mode «survie». Malgré toute l'évolution de la science, de la haute technologie, plus rien ne la motive; alors, il y a comme recours,les anti-dépresseurs,les psychiatres,la drogue,le sexe....etc.
    Pourtant,, nous sommes des êtres avec une nature spirituelle et quand cette nature s'assèche, nous nous rapprochons davantage de l'animal et de tout ce qui s'en suit de destructeur.
    Il n'y a qu'un Chemin, n'en déplaise aux athés qui n'ont rien à prouver, sauf bien sûr, la culture de mort.
    Le Christ a dit: Le suis le Chemin, la Vériré et la Vie, qu'attendons-nous pour nous réorienter afin retrouver la Vie avant qu'il ne soit trop tard. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 4 avril 2009 12h36
    Bravo à Monsieur Beaudet
    « La concision.

    En effet, je manque de concision, je l'avoue.

    Mais une chose est aussi indéniable, c'est que l'insulte est toujours rapide et ne requiert que peu de mots.

    Le simplisme aussi n'a pas besoin de beaucoup de mots.


    Tandis que pour élaborer sa pensée, lorsqu'on en a une, nous avons toujours besoin d'au moins quelques phrases.

    Faire le tour d'un thème en s'efforçant de ne pas oublier certaines nuances peut prendre des pages. Pour ceux trop habitués au simplisme et aux médias superficiels, plus de dix lignes paraît toujours comme étant un discours interminable et confus. Lorsqu'on a l'esprit un peu paresseux, le simple fait de lire avant de conclure devient une torture.

    Par contre, comme nous le démontre Monsieur Beaudet, l'insulte et le simplisme ne nécessitent pas beaucoup de mots. La conclusion s'impose rapidement.

    Bravo, Monsieur Beaudet.


    Que votre esprit demeure avec vous, mon bon monsieur.


    Salutations,

    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Hélène Bourgeois
    Abonnée
    samedi 4 avril 2009 14h58
    Mme Guillot...
    « Écoutez, votre texte est tellement long qu'il m'est impossible d'y répondre. Depuis des semaines que ça part dans tous les sens et pour vous le dire honnêtement, je ne me reconnais nullement dans la perception que vous avez de moi : rigide, dure, réactionnaire, intégriste, "avec de la merde dans les yeux", etc. Au contraire, je suis une personne très sensible et toutes ces incompréhensions sont fort douloureuses. Je ne pourrai visiblement avoir aucun crédit à vos yeux ni les sources catholiques que je vous ai fournies (on croirait que l'Église est habiletée à parler de l'Église et que elle seule sait de quoi elle parle lorsqu'elle s'adresse au monde des choses de l'Église, de la foi et des moeurs.

    Vous m'accusez de ne jamais répondre à vos questions... c'est que madame, elles partent dans tous les sens et je n'arrive pas à répondre à tout. Vous me parlez comme si vous étiez l'Inquisiteur : "vous ne répondez pas aux questions". Ce sont les catholiques et le pape en première ligne qui sont mis en accusation par le monde (ça ressemble étrangement au procès de Jésus durant ce temps de carême)...je réponds avec le peu de temps que j'ai à consacrer. D'ailleurs, cette semaine, je vous avais préparé une très longue réponse mais je n'ai jamais eu le temps de la poster et plusieurs messages se sont accumulés depuis... ce qui rend la réponse plus ou moins perdue dans tout ce lot d'interventions. Ce n'est pas de la mauvaise foi mais un manque de temps. Je suis maman de deux enfants (dont un TDA/H/la Tourette), je bosse à temps plein dans une maison d'hébergement pour femmes immigrantes victimes de violence conjugale et leurs enfants, j'administre un forum, j'essaie de manger, dormir, me laver, donner du temps à ma famille et je m'implique ici et là...en essayant de ne pas mettre le Seigneur de côté durant que je suis une peu trop « Marthe » plutôt que Marie. Veuillez me pardonner de ne pas pouvoir vous répondre de manière satisfaisante. J'ai comme l'impression d'éteindre des feux depuis des semaines... je vous avoue honnêtement que tout cela me pèse et m'afflige et j'ai franchement hâte que la tempête se calme car elle n'est pas reposante. Je trouve que c'est difficile de répondre à tout car il y a plusieurs sujets en même temps et je n'arrive pas à répondre à tout, je ne suis pas omnisciente, au contraire... je suis bien terre à terre et limitée.

    Par ailleurs, si vous le désirez, car je trouve ces échanges quand même utiles et nécessaires, je vous invite à venir discuter sur le forum Ephata en prenant une question/un sujet à la fois, car ici, on s'y perd et la modération tarde beaucoup à poster les messages. Sur le forum, il n'y a pas de modération a priori. La seule règle est le respect de l'interlocuteur dans le dialogue et bien sûr, le respect de la foi. À part cela, tous les sujets peuvent être abordés. La seule censure qui pourrait être exercée serait un abus de langage (mais nous ne modérons que les propos insultants et jamais le message au complet).

    J'aimerais bien répondre à vos questions, ça me ferait vraiment plaisir, mais il faudrait les reprendre une à une pour ne pas tomber dans l'éparpillement.

    Voilà... désolée une fois de plus de ne pas répondre directement à votre dernier message. Enfin, vous êtes libre de venir dialoguer (c'est un forum de discussion, la formule est mieux appropriée pour dialoguer) mais je ne vais plus répondre ici dans ce sujet... ça ne sert à rien et en plus nous sommes "parasitées" par toutes sortes d'interventions plus ou moins charitables de la part de quelques intervenants...

    Cordialement,
    Hélène
    http://ephata.actifforum.com/forum.htm »

  • Venessa Opdekamp
    Inscrite
    mercredi 8 avril 2009 19h08
    Pauvres pratiquants
    « Je trouve dommage que des pratiquants soient les premiers à rire ou a pointer du doigt les gens qui désirent l'apostasie. Après tout, une bonne majorité des 5 milliards de personnes qui ne font pas parti de votre religion sont aussi capable d'être heureux, de faire le bien et d'avoir la foi en leur propre valeurs. Je crois que chaque être humain a une liberté de choix dans le respect et après tout, bon nombre d'entre vous n'étaient pas conscients lorsque vous avez eux le baptême. Il se peut qu'à l'âge de raison et de maturité, un nombre d'entre vous réalisez qu'avec tout les atrocités que la religion catholique à pu faire ou créer depuis des centaines d'années, la libération de ce poids honteux sur leur épaule était une simple logique. »

  • Michaël Lessard
    Inscrit
    mercredi 15 avril 2009 13h50
    Quitter l'église catholique, ce n'est pas quitter Dieu ni le message de Jésus
    « Je crois que mon titre dit tout. Sans méchanceté, je souhaite que l'institution catholique hiérarchique, et toutes les autres institutions des diverses religions, disparaissent pour laisser place à une humanité davantage capable de discuter et de partager ses spiritualités librement. On arrivera comme cela à des conceptions plus sensées et matures de la spiritualité-dieu en lien avec la vie.

    En quittant l'église catholique, je n'ai pas du tout l'impression de m'éloigner de cette force cosmologique nommée «Dieu» ni même de m'éloigner de l'esprit du message de Jésus.

    ciao »

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