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Une chronique pleine de fiel

Yves Houle - Trois-Rivières, le 29 mars 2009  1 avril 2009  Éthique et religion
Commentaires à la suite de la lecture de la chronique de Gil Courtemanche, parue dans Le Devoir du 28 mars: «Catholique, mais pas chrétien»

Quand nous lisons des articles comme celui de M. Courtemanche, nous concevons que leurs auteurs déversent leur fiel contre une Église et une religion en laquelle ils ne croient même pas. Ils prennent plaisir à la dénigrer en se référant à des cas exceptionnels dont nous-mêmes ne sommes pas trop fiers. Ils éprouvent de la satisfaction à la faire passer comme ignorante, comme ayant des solutions inadéquates. Cependant, je connais certains journalistes qui, à l'intérieur de leurs articles, disent qu'ils ne sont pas croyants. Ils ont la franchise de le dire. Serait-ce un besoin viscéral de la gent journalistique que de s'opposer à une religion en laquelle ils ne croient pas?

Quand le pape est allé en Afrique, il connaissait la situation du sida sur ce continent comme il connaît celle ailleurs dans le monde. À part de vous opposer au pape et à la religion catholique, qu'avez-vous proposé de valable et d'efficace? Le pape ne s'est pas appuyé sur une philosophie libertine véhiculée par les athées, les agnostiques et toute la grenouillère homosexuelle. Il a insisté sur la cause principale de toute cette catastrophe et de tous leurs maux.

Pas nécessaire d'aller en Afrique pour voir le mouroir africain et croire que le remède, c'est le condom. C'est trop simpliste comme solution. Quels ont été les propagateurs du sida? Je ne crois pas que Jésus se serait fait distributeur de condoms pour que continue cette perversion humaine. Ce n'est pas ça qui va guérir les millions d'infectés. Le pape a plus de vision. Je n'attaquerai pas l'Église parce qu'un cardinal ou un évêque n'a pas manifesté assez d'humanité.

Vous êtes fort sur le pointillisme de cas regrettables échelonnés sur des siècles. Pourquoi tant d'animosité à l'endroit d'une religion en laquelle vous ne semblez pas croire? Heureusement, ça vous préoccupe beaucoup. C'est un pas en avant. Si vous retournez en Afrique, n'apportez pas seulement votre boîte de condoms pour améliorer le sort des Africains infectés et la moralité de ceux qui les ont infectés. En revenant, vous pourriez écrire: je suis plus chrétien...
 
 
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