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Révolte chez les catholiques - Des scandales qui secouent l'autorité de Rome

Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a eu du mal à expliquer, la semaine dernière, la position du Vatican dans l’affaire de la réhabilitation des évêques de la Fraternité Saint Pie X, excommuniés par Jean-Paul II.
Photo : Agence Reuters
Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a eu du mal à expliquer, la semaine dernière, la position du Vatican dans l’affaire de la réhabilitation des évêques de la Fraternité Saint Pie X, excommuniés par Jean-Paul II.
Des événements dramatiques continuent de secouer le monde catholique. Non seulement le Vatican paraît-il dépassé par les réactions que suscitent de récentes décisions du pape, mais aussi, jusqu'au sein de la hiérarchie, des protestations s'élèvent ici et là, préfigurant peut-être des changements dans le pouvoir et la doctrine catholiques.

L'excommunication d'une mère brésilienne et d'une équipe médicale pour l'avortement d'une enfant violée aura, la presse mondiale aidant, suscité partout l'indignation. Mais que nombre d'ecclésiastiques, dont plusieurs évêques, aient aussi manifesté, modérément mais en public, leur désaccord est sans doute plus significatif encore.

Si l'évêque de Recife et un cardinal romain ont voulu, en sanctionnant des fidèles jugés coupables de meurtre d'enfants à naître, faire preuve de fidélité à la loi de l'Église, d'autres pasteurs, notamment en France, leur ont opposé, pour ainsi dire, la loi de l'Évangile.

Ainsi, un évêque trouve nécessaire de dire à son «frère l'évêque de Recife» et au cardinal qui l'a soutenu qu'il ne comprend pas leur intervention. «Devant un tel drame, devant la blessure d'une enfant violée et incapable même physiquement de mener à terme une grossesse, il y avait autre chose à dire...»

Un autre, tout en réitérant son opposition à l'avortement, fait état d'une situation difficile à juger. «Ce que je sais, écrit-il à l'évêque brésilien, c'est que, dans cette tragédie, vous avez ajouté de la douleur à la douleur, de la souffrance à la souffrance et du scandale chez beaucoup de personnes à travers le monde.»

Un autre encore, affirmant comprendre l'émotion du public, déclare: «Pourquoi n'avoir pas gardé le silence devant une telle détresse? Pourquoi avoir ajouté de la sévérité à tant de souffrance? Beaucoup se questionnent.»

Ces remarques ne sont pas aussi catégoriques que l'on pourrait le croire. Mais elles s'adressent néanmoins, quoiqu'indirectement, à Benoît XVI, puisque l'intervention du cardinal Giovanni Battista Re est celle d'un «ministre du pape». Ou bien, en effet, ce cardinal a obtenu l'aval du pape, ou bien il n'a pu compter sur sa sagesse en la circonstance.

Quoi qu'il en soit, ni l'évêque de Recife ni le vicaire de Rome ne sauraient être tenus responsables du Droit canon qui prévoit une excommunication automatique en cas de faute attachée à l'avortement. Une telle approche juridique n'est pas exclusive au catholicisme, il est vrai, mais pour s'en libérer ou y apporter des tempéraments, il faudrait une décision commune de l'Église.

Différente était l'excommunication prononcée sous Jean-Paul II contre les évêques de la Fraternité Saint Pie X. Ce qu'un pape avait noué, un autre pouvait le dénouer. Encore fallait-il que la cause soit jugée à son mérite. En levant aussi l'excommunication contre un évêque reconnu comme négationniste impénitent, sinon antisémite, Rome allait susciter une inévitable opposition.

Sur la ligne de feu

Plus récemment une autre affaire aura même provoqué une sorte de révolte contre le Vatican. Le mois passé, un prêtre que le pape avait nommé évêque auxiliaire de Linz, en Autriche, l'abbé Gerhard Maria Wagner, a dû remettre sa démission avant même d'occuper son poste.

L'ecclésiastique s'était déjà signalé pour avoir attribué aux «péchés» des habitants de La Nouvelle-Orléans la destruction de cette ville par l'ouragan Katrina. Ses idées sur l'homosexualité «guérissable» n'étaient pas, non plus, passées inaperçues. La nomination a suscité une telle tempête que les évêques d'Autriche ont dû tenir une réunion spéciale pour y faire face.

Partout dans le pays, des fidèles ont inondé les évêques de lettres, d'appels et de messages indignés, certains affirmant qu'ils allaient quitter l'Église. Toutefois, pour plusieurs catholiques, dit-on, l'enjeu dépassait la nomination de l'abbé Wagner. Le journal Die Presse écrira en une: «Son nom représente une lutte d'orientation: faut-il que Linz soi plus fidèle à Rome, ou que l'Église soit plus démocratique et plus ouverte?»

Qu'il s'agisse du scandale suscité par l'excommunication au Brésil ou par le retour au bercail d'un évêque hostile à toute modernisation, ou encore par le choix du pape en Autriche, le coup porté à la crédibilité de l'Église et l'indignation parmi les fidèles ont jeté les évêques sur la ligne de feu. Des épiscopats ont réagi, d'autres sont blâmés pour tarder à le faire. La crise du pouvoir est cependant manifeste.

Certes, dans certaines situations délicates, les Églises nationales feraient face à des dilemmes non moins difficiles à trancher. C'est pourquoi, du reste, en cas de division ou d'hésitation, elles pouvaient depuis longtemps trouver à Rome une autorité capable d'apporter quelque certitude dans la doctrine comme dans la conduite des affaires.

L'adage Roma locuta est, causa finita est (le pape a parlé, l'affaire est classée), attribué à saint Augustin, est admiré en certaines confessions protestantes, parfois minées par de tels problèmes. Sous Jean-Paul II, bien des catholiques étaient en désaccord avec le pape, mais savaient où il logeait. Depuis Benoît XVI, plusieurs ne savent plus s'ils doivent souhaiter que le Saint-Père parle ou qu'il se taise.

Au siècle passé, des catholiques ont quitté l'Église en silence, faute de s'y retrouver ou de pouvoir vivre sous une discipline jugée inflexible. Maintenant, parmi les fidèles qui restent, de plus en plus expriment, au besoin, leur opposition. En même temps, des évêques sont amenés, dans les circonstances, à remettre en question les positions de Rome. Le phénomène est nouveau. Reste à voir quelle réponse y sera apportée.

***

redaction@ledevoir.com

Jean-Claude Leclerc enseigne le journalisme à l'Université de Montréal.
 
 
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  • André Loiselet
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 02h43
    De profundis.
    Cher M. Leclerc, je peux toujours apporter mon humble contibution au questionnement posé, en y ajoutant le mien.
    Je suis un croyant non pratiquant et l'excommunication n'a plus de sens pour moi. Comment un être humain, même assisté de cardinaux aussi imparfaits et dogmatistes que lui, peut-il s'arroger tel droit divin?
    Et l'infaillibilité de l'hommerie? Quel orgueil, quelle manipulation outrancière de la naïveté publique!
    Les croyants pratiquants sont devenus des bonasses par la force des choses. L'angoisse s'est installée chez-eux.
    Les religions d'"amour du prochain", depuis qu'elles sont remises en question par massacres, injustices et abus, sont toutes devenues obsolètes et ridicules.
    Faudrait-il croire sur parole ce ramassis d'hypocites qui assassinent la vraie foi? C'est honteux!
    Nous ne retrouvons plus le message de Christ dans les agissements et les dires d'une Sainte Mère aveugle et sourde. Seigneur, ayez pitié de nous!
    "De profundis clamavit".
    Nous sommes au fond du baril et avons notre saint voyage!

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 05h03
    Q'uest-ce que le journalisme?
    M. Leclerc dit qu'il enseigne le journalisme. Il me semble qu'il doit y avoir, pour le public comme pour les journalistes, une distinction très nette entre la nouvelle, la chronique et l'éditorial.
    La nouvelle se doit d'être exacte et compréhensible, et ne pas contenir de commentaires de type éditorial.
    L'éditorial doit être fondé sur une information sûre et présenter le point de vue d'une équipe qui dirige le quotidien ou la revue.
    La chronique, il me semble, fait partie de la catégorie éditorial, mais son contenu n'a pas à être entériné par l'équipe qui dirige le journal.
    Donc, Jean-Claude Leclerc, dans sa chronique d'aujourd'hui ne nous a pas servi une chronique, comme on aurait pu s'y attendre, mais une série de nouvelles, déjà toutes connues, sans y mettre le moindre brin de point de vue ou d'opinion.
    Il ne faudrait pas mettre de tels textes dans la colonne des chroniques. Le lecteur ne s'y retrouve pas.

  • Denis Eschbach
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 05h55
    Je veux être excommunié
    Je ne veux pas quitter l'Eglise en silence, pas plus que je ne veux être pris pour un imbécile inféodé au guignol qui chapeaute le Vatican.
    Je demande donc à être excommunié.
    Bonne continuation, mais sans moi!

  • Serge Manzhos
    Inscrit
    lundi 16 mars 2009 07h02
    je commence a croire
    je commence a croire que certains des humains ont effectivgement vecu avec les dinausaurs

  • Hélène Bourgeois
    Abonnée
    lundi 16 mars 2009 07h08
    Si du moins vous disiez la vérité...
    M. Leclerc,

    Vous perdez toute crédibilité dès le deuxième paragraphe : la mère n'est PAS excommuniée...combien de fois faudra le dire pour que cesse l'intox ?

    L'Église n'est pas divisée, ce sont vous les médias qui fantasmez sur la division en projetant sur elle vos propres divisions mondaines et intérieures. Tous baptisés a droit à son opinion dans l'Église. Que les évêques Français aient donné leur avis vigoureusement et désapprouvé l'évêque de Recife démontre bien que la liberté d'expression existe bel et bien dans l'Église. Ça n'empêche pas l'Église d'être unie car c'est au Christ qu'elle est unie. Tout cela est du délire...

    Que c'est pénible toute cette désinformation...

    Pour ceux qui veulent apostasier : un jour vous verrez bien que ce sont les médias qui vous ont trompé.

    Hélène
    www.ephata.actifforum.com

  • Brun Bernard
    Inscrit
    lundi 16 mars 2009 07h15
    "Des clous des clous...
    ..je glisse" se mit à crier l'églised e cardinaux. Elle devrait se mêler de ce qui la regarde cette église sans amour. La honte c'est l'existence d'un monopole spirituel de l'amour qui a usurpé le christianisme qui ne le fut jamais du temps de Jésus. Il ne nous a jamais demandé de devenir chrétien. Mais l'église elle est crétine, ça c'est certain. Je propose une interdiction absolue de cette machine de mort...Y en a plein qui nous disent qu'ils ont la foi d'amour du Chrst mais qui refusent dur come fer dvivre avec autrui en communauté. En Occident la joie de la foi se fait en solitaire comme la masturbation. Ce n'est pas pour tendre la main avec un faux sourire.À Méditer.

  • oscar Fortin
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 08h13
    Lorsque le peuple prend la parole
    L'indignation du peuple de Dieu devant l'excommunication au Brésil de la mère et des médecins de la jeune fille de 9 ans, a été l'onde de choc qui a amené les autorités épiscopales à délaisser la langue de bois pour dénoncer pareille décision. Aujourd'hui ce sont l'Épiscopat brésilien et le Vatican lui-même qui annulent pareille excommunion qui n'avait rien d'évangélique.Le discernement de la foi du peuple de Dieu a encore tout son sens.

  • Hélène Bourgeois
    Abonnée
    lundi 16 mars 2009 09h06
    @ Serge Grenier
    Ne savez-vous pas lire ?!!

    La fillette n'a JAMAIS été excommuniée et sa mère ne l'est pas non plus. Zut combien de fois faudra-t-il le répéter, c'est pourtant si clair !

    Et le pape n'a rien à voir dans cette histoire.

    Ce sont des gens comme vous qui parlent à travers leur chapeau qui détruisent...c'est de la mauvaise foi (ou plutôt mauvaise volonté) pure et simple.

    Hélène
    www.ephata.actifforum.com

  • GERARD LAMONTAGNE
    Inscrit
    lundi 16 mars 2009 09h11
    La raison, qu'est-ce qu'on en fait?
    Au temps où l'Église du Québec contrôlait la population de concert avec le gouvernement, on nous répétait sans cesse :«C'est dieu qui a créé l'autorité», signifiant par là:Soumettez-vous, c'est la volonté de Dieu.

    Est arrivé un curé qui était sorti du Québec et avait étudié en Europe et en revenant il déclara:« Dieu a aussi crée la liberté».

    Ces paroles furent le germe de la révolution tranquille au Québec qui nous a libéré du joug écrasant de l'Église catholique.

    L'église catholique qui se déclare seule connaissante et fiduciaire des lois divines et la seule autorité à les interpréter oublie que parmi les éléments qui paticipent au processus de l'évolution de l'univers, Dieu a aussi inventé, la raison.Il faut se sevir de sa tête; ceux qui s'adonnent à des dogmes rigides sans discernement sont des fanatiques, des fondamentalistes ;ils ont l'esprit fermé.

    Jesus a dit: Bienheureux les pauvres en esprit, le royaume leur appartient. Les pauvres en esprit sont ceux qui sont dénués d'idées toutes faites , de préjugés , de dogmes; ceux-là peuvent recevoir un enseignement et changer d'idées si nécessaire.

    Les riches en esprit sont ceux qui sont surs d'avoir toujurs raison; ils ont leuts dogmes, leurs croyances et rien ne peut les ébranler. Il n'y a aucune discussion posible avec ces gens , ils ont l'espprit fermé. Ils pêchent contre la première béatitude.

    La deuxième rtemarque c'est que Jésus a dit que :«L'homme n'est pas fait pour le sabbat , mais le sabbat est fait pour l'homme».
    On pourrait interpréter ceci comme signifiant que les personnes humaoines sont plus importantes que la loi, les principes. S'il y a conflit entre les deux, la personne humaione passe en premier.

    C'est la raison , un cadeau de Dieu qui nous permettra d'analyser et de décider l'action à entreprendre.

    Si le tout est fait dans l'amour, alors soyons sans crainte, nous aurons accompli la volonté de Dieu peu importe ce que tous les autres diront.

    Laissez-vous excommunier, votre place n'est pas dans cette organisation sans âme.

  • Rodrigue Guimont
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 09h14
    Avis
    Je, ivan jobin, m'auto-excommunie de cette religion (catholique romaine) qui est, et a toujours été une église offensante et méprisante envers ses fidèles. De ce fait, j'exprime ma honte d'y avoir participé et dénie toute personne qui la représente. Enfin, je suis libre et me sent enfin laver de cette souillure. ivan jobin

  • Cécilien Pelchat
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 09h38
    Ni le premier...Ni le dernier C.Pelchat,,,,tahcl@axion.ca
    L'article de M.Leclerc reflète assez fidèlemnt les événements des dernières semaines et l'embarras causé à L'Église catholique.Mais,il aurait été aussi de mise pour faire un bon compte de parler de la lettre adressée aux évêques par le saint Père,pour exposer les motifs de ses gestes dans les deux affaires. Il est admis,même parmi les catholiques les plus authentiques,que dans les circonstances,le pape n'a pas agi avec la plus grande clarté.
    D'ailleurs,lui-même le dit dans sa lettre:``Il s'excuse pour l'embarras qu'il a causé à un grand nombre de personnes sincères,particulièrement pour ses frères de l'épiscopat..
    D'abord,à tous ceux qui lui reprochent,soit de la mollesse ou de la rigidité,ces derniers temps,je réponds qu'ils se gourent,puisqu.IL n'a pas été personnellement directement responsable de l'une ou l'autre des décisions qui lui sont tombées dessus,après-coup.Celà est tellement vrai qu'il le dit dans cette lettre:``des événements qui l'ont pris par surprise et qu'il n'avait pu prévoir...et qu'au moment où la grosse Presse mondiale(LE TORDEUR)s'en fut emparée...le mal était fait. Sur ce point,j'aimerais faire quelques réflexions.Depuis les années 1960 et surtout depuis le concile Vatican II,l'Église s'est presque tue en matière dogmatique.Alors qu'auparavant on la critiquait pour la longueur et la rigueur de ses sermons où abondaient les références au péché,aux fins dernières,Elle a depuis tournée sa veste avec des homélies (à l'eau de rose)sur l'amour,la bonté,etc..Toutes choses en elles-mêmes évangéliques.Mais,elle a semblé oublier que l'Évangile du Christ est un tout où doit
    d'abord prédominer la VÉRITÉ. Dans SPLENDEUR DE LA VÉRITÉ,son prédécesseur JEAN-PAUL II l'a bien exposé:``La première charité que le chrétien doit à ses frères,c'est celle de la Vérité,sans quoi,plus rien ne tient,ni en doctrine,ni dans la réalité.
    Et La VÉRITÉ même l'a dit:``Je ne suis venu abolir ni la loi,ni les commandements``.Si donc le commmandement perdure même dans la Nouvelle Alliance,nous ne pouvons en faire fi...et tuer son semblable demeure un meurtre(pardonnable devant Dieu),mais un péché grave qui conduit à la mort spirituelle et éternelle,si non regretté ou pardonné.
    On n'entends plus ce discours aujourd'hui et s'il est un reproche que je formule humblement à l'endroit de mon Église,c'est bien d'avoir complètement éclipsé les péchés de l'horizon chrétien pour s'être concentré exclusivement sur l'amour-Charité. Avec pour conséquence que les zouailles ne croient plus qu'ils pèchent.Prenez la désafection massive envers le sacrement de réconciliation. Pourquoi les catholiques iraient-ils raconter leur mauvais coups,à un autre pécheur de surcroit,si le peché n'existe plus. Ajouter à celà une complète disparition de l'enseignement de la dogmatique la plus élémentaire lors des homélies et vous avez là la recette gagnante pour un affaiblissement de la foi tel que le montre les trente dernières années,avec des églises qui ferment ou presque vides,aucune relève cléricale,etc.
    Enfin depuis longtemps;dès les débuts enfin,la Chrétienté avait compris que pour durer,toute organisation humaine a besoin de règles internes strictes,sans lsquelles la bisbille et la division s'installent.Aussi,a-t-elle dû par dure nécéssité,élaborer un texte de loi (le droit canon) qui fait office de garde-fou à tous ceux qui seraient tentés d,en prendre à leur aise avec la doctrine et des comportements contraires à la foi.L'avortement et l'excommunication y ont été stygmatisés dès les débuts,afin que les chrétiens sachent bien à quoi s'en tenir avec certains comportements anti chrétiens graves.Ceux-là se mettent automatiquement hors de la communion. Beaucoup,même parmi les catholiques, n'aiment pas cet automatisme.Mais c'est justement parce qu'Ils l'ignorent que celà les frustre.
    S'il l'avait à l'esprit au moment de poser ces gestes,beaucoup y renonceraient. On voit donc tout le poids
    qu'il faut accorder à la doctrine de Jésus-Christ qui n'est plus enseignée.La catéchèse depuis 1970 est presque risible..
    pas de substance,juste de l'approximation,de la légèreté...
    Des jeunes préparés à leur première communion ne sont absolument pas conscients de recevoir le Christ(Corps,sang,âme et divinité).Puis,on ne les revois plus à la messe.
    Finalement,il y a ce langage de bois que pratiquent allègrement les clercs,surtout les plus instruits.
    Les non-instruits des années cinquante en savaient trois fois plus sur leur religion que certains clercs d'aujourd'hui.Cherchez l'erreur ! A moins de plus de rigueur dans la clarté de sa doctrine,de sa gouverne,l'Église continuera de dériver vers des rivages sombres,pour la plus grande perte de l'humanité. C.Pelchat
    Lac-Mégantic

  • Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 10h24
    @Bernard Brun -
    Bernard Brun, écrit: "Jésus. Il ne nous a jamais demandé de devenir chrétien (1) . Mais l'église (2) elle est crétine, ça c'est certain. Je propose une interdiction absolue de cette machine de mort...(3)
    (1)En l'année 44, un apôtre du Messie Jésus,appelé Jacques frère de Jean fils de Zébédée Galiléen, est tué à Jérusalem. par ordre d'HÉrode Agrippa (cf Actes 12,2). Jacques a connu Jésus de son vivant, il l'a suivi, il a écouté ses enseignements, il a adhéré à son Église. Jésus avait demandé à Jacques et à Jean de devenir "chrétiens" c'est-à-dire de "marcher à sa suite",de devenir son disciple (Luc 5,10-11). C'est cela être chrétiens. Les premiers chrétiens (qui auront ce nom en l'an 42 à Antioche) furent les apôtres disciples du Christ. Avant le "chrétien" Jacques, on avait lapidé le diacre "chrétien" Étienne vers l'an 36.. Brun connaît mal l'histoire et l'étymologie. Il se prononce ex cathedra en toute ignorance !
    (2) "L'Église, est crétine ça c'est certain !"(Brun dixit) Un tel enfantillage de propos ne fait pas honneur à l'intelligence raffinée de Bernard Brun. Votre Voltaire n'a-t-il pas dit que le calembour c'est la fiente de l'esprit ? Retenez-vous par respect pour les lecteurs intelligents de cette rubrique.
    (3) "cette machine de mort". Nul sur terre ne cherche davantage la VIE que l'Église catholique. La désigner comme "machine de mort" c'est peut-être vouloir signifier que l'Église incite l'être humain à "mortifier" ses vices animaux et ses convoitises. D'autres groupements religieux, dont la Synagogue (terme général) respectueuse de la Bible
    travaillent aussi dans le sens de la Vie. tous ceux qui respectent la vraie Vie savent où sont les vraies machines de mort: sexe désordonné, cupidité, drogue, crime organisé, mensonge, haine dont certains commentaires de cette rubrique débordent.

  • Alain D'Eer
    Inscrit
    lundi 16 mars 2009 10h52
    Intégrisme Catholique
    Ou es passé la compassion et l'amour de Jésus? L'humilité et la foi doivent guider l'être spirituel. Le jugement doit être laissé pour le moment de la mort et à Dieu seul, tel que chacun le conçoit. Alors comportés vous comme tel, si vous êtes d'authentique pratiquant spirituel. Les "bonzes" des religions oublient parfois l'essence de leur fonction spirituel. Ils se nomment alors intégristes et deviennent une menace, un danger pour les êtres de ce monde.
    alain

  • Svetozar Vesic
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 11h15
    en déroute
    Encore une fois la preuve est faite de l'inutilité de l'Église en ce bas monde. Se contredire (tuer une vie pour en permettre d'autres), jouer aux dés avec la vie des autres, engendrer des guerres et des massacres en son nom (ainsi qu'avec toute religion), faire semblant de connaître LA Vérité alors que la science les désarme régulièrement, et j'en passe... s'accrocher à un pouvoir sur les hommes en profitant de leur ignorance (quand est-ce que l'Église va admettre la sienne ?) pour avoir droit de vie ou mort sur eux au nom d'une patente appelée Dieu, c'est criminel, tout simplement. Faudrait tous les ex...pulser de leur "Saint siège", afin qu'ils retombent sur terre (qui est ronde, en passant. Le savent-ils ?).

  • Hélène Dugal
    Inscrite
    lundi 16 mars 2009 11h27
    Retour de pendule ?
    Il apparaît, depuis le début du pontificat de Benoît XVI, en 2005, que l'aile ultraconservatrice de l'Église, quelque peu muselée depuis l'adoption du Concile Vatican II, soit, en ces temps tentés par la répression, en mesure de prendre sa revanche. Sa détermination à récupérer son pouvoir viendra-t-elle à bout du peuple des croyants? Tout en saluant l'humilité de l'évêque de Rome, qui n'hésite pas à reconnaître ses erreurs, comment ne pas être troublé par cet excellent théologien se montrant - il faut bien le dire - peu doué pour le gouvernement au titre de pape et de chef d'État, au XXIe siècle? Pourtant, la lettre qu'il a récemment fait parvenir aux évêques concernant l'affaire Williamson révèle que son projet de réconciliation mérite tout notre appui. Mais quelle image est offerte au monde par les crises successives qui secouent actuellement la communauté catholique, et qui ont été provoquées le plus souvent par la méconnaissance, par les plus hautes instances de l'Église, de l'homme occidental d'aujourd'hui! L'Église semble avoir perdu pour un temps son aura d'experte en humanité avec tout ce qui arrive, mais il faut tout de même prendre un certain recul, donc plus de temps, pour être en mesure de juger. Nous, fidèles du Christ, avons ici l'occasion de réfléchir et de nous situer par rapport à notre foi et notre conscience. Face aux évêques et aux prêtres qui, dans nos milieux, se réclameraient de la mouvance que nous voyons actuellement à l'oeuvre et dans laquelle nous avons peine à nous reconnaître, faut-il apostasier? Mais non! La bonne attitude n'est-elle pas celle de l'attente, en attendant que des jours meilleurs reviennent à l'horizon? Tenir bon et comprendre toutefois que nous avons le devoir de nous exprimer en toute conscience, de nous plaindre, de dénoncer la hiérarchie quand elle semble manquer d'un certain discernement, voilà ce qui me semble opportun car l'Église du Christ, c'est aussi l'ensemble de ses fidèles! Que le «sensus fidelium» s'exprime donc haut et fort! Il est «l'autre pouvoir» dans l'Église. J'en veux pour preuve le scandale des excommunications récentes au Brésil: des évêques, des prêtres, des fidèles scandalisés ont haussé le ton de par le monde, forçant ainsi la Conférence des évêques du Brésil à lever la récente sanction prononcée par l'évêque de Recife, à l'endroit d'une maman désespérée. Car «une excommunication ne peut être valide dans la controverse».

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 11h39
    Soyons clairs et précis. L'excommunication n'a été ni imposée ni retirée, elle est implicite et automatique.
    Soyons clairs. Le seul reproche que les évêques français, brésiliens, canadiens et italiens ont adressé à Mgr Sobrinho, archevêque de Recife, c'est d'avoir rendu publique cette excommunication que l'Église elle-même a rendu automatique dès lors qu'il y a interruption volontaire de grossesse.

    Le reste est affaire d'émotions, de retenue, de sensibilité. Il est bien connu que depuis plusieurs années, l'Église ne se prononce plus ex-cathedra sur les questions de discipline et de doctrine. Elle souhaite régler les questions relatives à ses relations internes et à ses dogmes et à l'application de sa doctrine dans la discrétion. C'est pourquoi Mgr Rino Fisichella, Président de l'Académie pontificale pour la Vie, a dit en termes clairs à Mgr Sobrinho, dans son texte paru dans l'Osservatore Romano du 15 mars, que rien ne pressait pour rendre publique cette excommunication qui de toute façon était automatique
    Donc ceux et celles qui tiennent à faire bouger quelquechose dans leur Église doivent à tout prix faire d'abord une bonne analyse de la situation, sinon la hiérachie ne discernera dans leurs revendications que du bruit et des caprices.

    Ce qui a sans doute ennuyé le plus la plupart des leaders religieux qui en majorité n'ont pas voulu commenter les derniers évènements, c'est que personne dans cet establishment ne souhaite ni ne peut modifier le code du Droit canon qui rend l'excommunication automatique dès qu'il y a interruption volontaire de grossesse, quelle qu'en soit la justification. Le reste est question de relations publiques et celle-ci sont généralement gérées par Rome. C'est pourquoi nos leaders religieux ne s'expriment pas, et même qu'ils doivent se demander si le Pape devrait ou ne devrait pas s'exprimer sur ces incidents.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    lundi 16 mars 2009 11h43
    Amen M Beaudet.
    Je ne suis pas là pour entrer dans les détails mais pour faire de l'ironie parce qu'il y en a marre des hypocrites déguisés en sains crétins. Oui, cette église usurpatrice de l'enseignement de Jésus est une machine de mort. L,'Histoire occidentale le dit : Mort de Giordano Bruno par le feu, mise à l'index de Galilée, Copernic, se tait et Descartes se cache en Suède, avant ça vous avez Molière dans la fosse commune. L'Église gueule contre les homosexuels mais participe en grande pompe pour les funérailles d'un homosexuel notoire, Yves St-Laurent, en laissant son amant et amour faire un discours dans l'église/cathédrale, Yves Bergé qui détient des oeuvres d'art volés en Chine dont Victor Hugo avait honte pour ces vols. Comme avec la Renaissance et els monstrueux cardinaux gros, gros comme une bulle financière. Lisez Boccacio, il en parle et de plus, il ya vivait en ces temps-là. Lisez Bartolomé de le Casas pour apprendre les techniques de mort par les conquistadors et les prêtres... Ne parlons pas de l'amour de l'église de Torquemada et de sa reconquista espagnole grâce à l'inquisition. Même ce génie et créateur du roman modern comme Cervantès, il a fallu qu'il soit subtil sinon...J'aime bien Jésus mais je ne vois pas ce qu'elle fait là l'Église entre nous et lui??? C'est depuis longtemps qu'on se met à penser la même chose. Les exemples d'excommunications avec le révisionniste malade mentale de Richardson ou les créationnistes ou les beaux-pères violeurs démontrent que c'est encore une machine de mort car le mensonge plait plus à l'église que la vérité. Quand il y a de l'amour, il n'y a pas de bûcher. Voir les Cathares aussi... des pages et des pages et du feu...Les autodafés ce ne sont pas les nazis les seuls spécialistes, c'es une longue tradition catholique...Jésus était très fatigué et irrité par les pharisiens, pas vous?
    « (...) tous ceux qui respectent la vraie Vie savent où sont les vraies machines de mort: sexe désordonné, cupidité, drogue, crime organisé, mensonge, haine dont certains commentaires de cette rubrique débordent. » Pas de cupidité avec le faste catho de Rome? Ce n'est pas très style Jésus avec ses sandales pour aller à la rencontre d'autrui en tendant sa main de pauvre homme/Dieu. Et la théologie de la libération en Amérique latine que l'église catho n'aimait pas une parce que justement trop proche du petit peuple... Non? Etc... etc... Amen....

  • Jean-Pierre Aubry
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 11h45
    Deux poids, deux mesures
    Il y a trois choses qui vont bien ensemble et que l'Église catholique a trop utilisé dans son histoire : le châtiment de l'excommunication, le châtiment et le concept de l'enfer et la vision selon laquelle hors de l'Église il n'y aurait point de salut. J'ai pensé à un moment donné que les hauts dirigeants de l'Église catholique avaient décidé de sortir de cette approche. J'avais tort. Cette façon de faire est toujours là et elle fait même un retour en force ces jours-ci.

    Est-on retombé dans cette noirceur pour punir des personnes responsables de crimes de guerres ou de génocide ? Non. Pour punir des évêques ou des cardinaux d'avoir pendant des années transféré des prêtres pédophiles actifs de paroisse en paroisse ? Non, ceux-là comme le cardinal Bernard Law ont droit à une retraite dorée.

    L'Église a usé de cette approche dernièrement pour punir une mère d'avoir voulu sauver la vie de sa fille de 9 ans qui avaient été violée et qui était enceinte. Il ne suffisait pas de dire à cette mère qu'elle avait commis une faute; il fallait en faire un exemple sur la place publique et lui dire qu'elle avait commis l'irréparable. « Malheur à celui par qui le scandale arrive. » Il fallait protéger le reste du troupeau. Il fallait lui dire qu'elle était ne faisait plus partie de l'Église et qu'elle était damnée. Comme Ève, elle devra souffrir le restant de ses jours et pour l'éternité.

    Quelle conception de la femme ! Quelle haine ! Où est le Dieu infiniment bon et aimable ? Quel silence de nombreux hauts dirigeants de l'Église qui ne sont pas d'accord avec cette façon de faire ! Comme cette approche est éloignée du grand message de Jésus !


    Jean-Pierre Aubry

  • Raymond Gravel
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 11h51
    Quelle tristesse!
    À lire les réflexions de madame Bourgeois et celles de monsieur Pelchat, je peux comprendre que l'Église catholique ne peut avoir la partie facile en appliquant l'évangile aujourd'hui. Madame Bourgeois défend l'indéfendable et le pire c'est qu'elle croit rendre service à notre Église, tandis que monsieur Pelchat voudrait d'une Église encore plus rigide et ce au nom de l'Évangile. J'ai l'impression qu'on ne vit pas sur la même planète. La chronique de monsieur Leclerc est tout à fait juste, et dénoncer ceux qui sont responsables de ces scandales à répétition, ce n'est pas être contre l'Église; au contraire, c'est parce qu'on l'aime l'Église, qu'on continue d'y croire et qu'on espère qu'elle puisse porter le message d'espérance du Christ...c'est pour toutes ces raisons qu'on dénonce ceux qui cherchent à la détruire. Au nom de l'Évangile, il faut cesser d'excommunier, d'exclure, de condamner, d'ostraciser, de blesser...il faut aimer! Et l'Amour ne se vit pas avec des dogmes et des articles du Droit Canon, l'Amour se vit dans la miséricorde, le pardon et l'acceptation de nos finitudes humaines. Madame Bourgeois, cessez de défendre l'indéfendable; ça devient indécent et ça nuit beaucoup plus à l'Église que ça ne l'aide. Dans les 3 cas soulevés par la chronique de monsieur Leclerc, la hiérarchie de l'Église s'est plantée...Ayez l'humilité de le reconnaître...C'est comme ça qu'on grandit et qu'on peut retrouver sa crédibilité. Quant aux lois et aux règles que voudrait ajouter monsieur Pelchat, il me semble qu'il y en a déjà trop de ces règles et de ces interdits dans l'Église! Donc, si le message de l'évangile ne passe pas, c'est peut-être parce qu'on ne sait pas l'actualiser aujourd'hui...et pour l'actualiser aujourd'hui, il faut faire preuve d'humanisme et de solidarité avec les hommes et les femmes d'aujourd'hui, au lieu de se mettre au-dessus ou à l'écart, parce que ce monde serait mauvais et en perdition. Je crois toujours en l'Église catholique et j'espère qu'elle saura se ressaisir pour annoncer l'Évangile du Christ, dont le monde a tant besoin. J'aurais le goût d'ajouter pour répondre à ceux qui se disent athée: Dieu n'existe probablement pas...C'est pour la raison que j'y crois; ma foi n'est pas une certitude; elle n'est qu'une espérance...Mais l'espérance me fait croire, même à l'impossible! Raymond Gravel ptre

  • Maurice Gauvreau
    Inscrit
    lundi 16 mars 2009 11h51
    Respirons par le nez
    Respirons par le nez! Des désaccords et des dissenssions il y en a toujours eus parmi les chrétiens, à commencer par Pierre et Paul (pour ceux et celles qui savent de qui je parle). L'erreur ou la bêtise sont malheureusement le lot des humains - y compris chez les gens de religion - et il peut m'arriver d'y succomber. Et puis? Le "phénomène" n'est pas nouveau quoiqu'en dise M. Leclerc. Restons calme. Malgré des dérapages inévitables je crois que l'Église catholique est l'organisation la plus farouchement engagée dans la défense de la vie humaine. Infiniment plus que nos sociétés qui tolèrent et encouragent avec les taxes de leurs citoyens la mise à mort délibérée de millions d'être humains parmi les plus vulnérables: ceux qui sont dans la phase intra-utérine de leur cheminement et qui n'ont pas droit de vote évidemment.

  • Zach Gebello
    Inscrit
    lundi 16 mars 2009 12h05
    Hommes de foi dépourvus de crédibilité
    Que d'hypocrisie que cette église qui excommunie une mère pour son choix déchirant d'avorter la grossesse aussi tragique de sa fille, en même temps qu'elle embrasse le lobby juif qui fait la promotion de l'avortement en Amérique pendant qu'il en fait la répression en Israel !

    Et que dire de nos curés de l'athéisme et de l'agnostisme qui déchirent leur chemise devant cette excommunication qui ne ne devrait rien dire pour eux ? L'église a bien droit de dire ce qu'elle veut ! Elle n'a pas de pouvoir sur le droit de cette femme à l'avortement !


  • Abonné
    lundi 16 mars 2009 13h16
    S'il y a un dieu, il nous ignore, alors, Vive la liberté !!!
    Un italien du nom de Luigi Casioli a écrit un livre 'La fable du christ' (voir sur Internet). Depuis que j'ai consulté son ouvrage, je ne suis pas capable de mettre des lettres majuscules aux mots église, pape, dieu, jésus, christ, sacrement, miracle, évangile, etc.. Tous les rites et croyances religieuses catholiques et chrétiennes, Musulmanes, Juives, Bouddhistes, et autres sont vraiment dépassées, ne servant que les pouvoirs sous toutes leurs formes pour contrôler les gens à des fins économiques.

    Il y a des lois bien établies dans nos sociétés laïques qui forment une base valable d'une moralité civique et chaque être humain dans son milieu complète en élaborant les raffinements d'une échelle de valeur personnelle satisfaisante.

    Les êtres humains ont toutefois besoin de bons chefs, de leurs discours et orientations, comme tout groupe, clan ou 'troupeau' et c'est là qu'il faut placer l'attrait des religions. Nous avons besoin de plus d'Obama pour inspirer nos sociétés.

    S'il y a un dieu, il nous ignore, alors, Vive la liberté !!!

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 14h43
    Cher rev. père Raymond Gravel, vous n'enseignez plus la doctrine de l'Église!
    Révérend père, quand vous dites: "Au nom de l'Évangile, il faut cesser d'excommunier" vous êtes en porte-a-faux avec votre Église, car c'est justement dans son interprétation de l'Évangile et des Commandements que l'Église rend automatique l'excommunication de ceux et celles qui pratiquent une interruption de grossesse. Il faut donc que votre revendication s'adresse directement à Rome, et pas à vos fidèles, car eux ils n'ont aucun poids dans les décisions de Rome. Comme vous savez, contrairement au gens de votre Comté, aucun des fidèles n'a un droit de vote à Rome.

  • D Poulin
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 15h02
    bravo
    Quelle belle occasion ratée par tous ceux et celles qui approuvent (tacitement ou ouvertement) la décision de l'évêque brésilien. Il aurait été si noble et si approprié de simplement dire: bravo! à la mère et aux médecins d'avoir pris la seule décision qui s'imposait dans les circonstances. Voilà une situation taillée sur mesure pour permettre un avortement: la grossesse était le résultat d'un viol; la victime de ce viol n'avait que 9 ans; sa santé était dangereusement en péril. L'Église, par la voix de sa hiérarchie, aurait pu féliciter ceux et celles qui ont agi lucidement et aurait dû accueillir cette fille et sa mère dans son sein, avec toute l'affection et la compassion requises dans un tel contexte.

  • Zach Gebello
    Inscrit
    lundi 16 mars 2009 16h17
    @M. Paradis
    Si ces croyances sont dépassées, vous ne dites pas qu'elles sont fausses.

    Vous ne le pourriez pas, car ce serait prétendre que vous n'avez pas vous-mêmes des croyances aujourd'hui en 2009.

    Ce n'est pas Dieu, mais l'homme qui s'ignore.

  • Roland Berger
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 16h28
    Culture punitive
    Les exemples cités par le chroniqueur de la chose religieuse au Devoir viennent souligner la culture punitive de l'Église, culture qu'elle tire de l'ancien testament, alors qu'elle met d'avant l'amour de ses semblables. Cette hypocrisie commence à agacer les âmes sincères, et il est bien qu'il en soit ainsi.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Roland Berger
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 16h30
    Apostasier
    Je suggère aux catholiques qui ont encore des doutes sur la nature de l'Église qu'ils servent de tenter une apostasie. Ils verront alors leur institution sous son vrai visage : arrogance et mépris.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Roland Berger
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 16h41
    Le véritable scandale
    Le véritable scandale dans cette affaire est que Giovanni Battista Re, du Vatican, est justifiée l'absence de blâme contre le beau-père violeur en affirmant que le viol est une faute moins grave que l'avortement. Se dessine derrière un tel propos une Église qui prétend défendre la vie alors qu'elle n'a d'autres soucis que l'augmentation de son troupeau.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Roland Berger
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 16h46
    À Denis Eschbach
    Je me permets de vous suggérer d'entreprendre une démarche d'apostasie. L'accueil qui sera faite à votre demande (oui, pour l'Église, vous devez demander la permission de quitter ses rangs) finira d'effacer les derniers doutes que vous pourriez entretenir au sujet de la mission de l'Église catholique.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario


  • Abonné
    lundi 16 mars 2009 17h02
    @ M. Zach Gebello
    Je ne cherche pas la chicane, alors j'utilise un langage doux, diplomatique si vous me permettez l'expression. Enfin, si une notion quelconque est dite dépassée, qu'elle n'est plus actuelle, considérant l'importance du rôle que les religions ont joué dans le passé et jouent encore aujourdhui, cela en dit certainement assez long, sauf possiblement pour un croyant.

  • Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 17h15
    Dieu et l'autorité
    Gérard Lamontagne s'est fait dire que c'est Dieu qui A CRÉÉ L'AUTORITÉ. Cela fait partie des notions mal comprises ou mal expliquées. Ce qui est exact c'est que L'AUTORITÉ dans la société ne peut avoir sa source qu'en Dieu qui est l'absolu, l'être premier et suprème.Même les rationalistes du 18e siècle reconnaissaient un être suprème. Alors que Gérard Lamontagne ne cherche pas où nous conduit la RAISON si ON S'EN SERT bien. Une autorité qui s'exerce abusivement à la place de l'autorité de Dieu est une fause autorité.Dans ce sens le Pape se désigne depuis des siècles comme le serviteur des serviteurs de tous. Le Christ qui sait que l'autorité n'a sa source qu'en l'être suprème a dit: "le plus grand parmi vous est celui qui se fera le plus petit".
    Néanmoins si vous êtes serviteur vous ne l'êtes pas à votre profit, mais à la gloire de Dieu; c'est pourquoi même un serviteur humble a le devoir de faire respecter l'Autorité de l'Être suprème et de réveiller les égarés qui enseignent des faussetés. Si M. Lamontagne se soumet à une autorité ce ne peut être que parce qu'elle sert l'autorité de Dieu, mais parce que L'autorité fait peur, parce que l'autorité c'est le patron qui peut me congédier, ou baisser mon salaire. Le Christ lui-même a désigné celui à qui il confiait la défense de l'Autorité divine: "Quand tu seras affermis, affermis tes frères" pour qu'ils soient serviteurs de l'autorité divine. Les vérités simples et claires ne sont pas nécessairement agréables à entendre.

  • Maurice Monette
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 17h28
    Pourquoi toujours s'imaginer Dieu comme un Être extérieur...?
    Dieu a été défini comme un Être mais, ce n'est pas le cas. Dieu est l'Énergie qui vient s'incarner dans le véhicule charnel(le) ou corps physique lorsqu'il devient autonome, après la naissance. L'esprit ou âme dont chacun(e) est nanti(e) et qu'il / elle doit tenter de faire Grandir en Grâces et en $age$$e (sagesse) en apprenant à bien utiliser son "libre-arbitre" tout au long de l'incarnation suivant cette naissance, c'est ÇA ce qui est désigné par passage incarné(e).

    La vie incarnée est le seul moyen pour acquérir des l'Expériences de partage d'Amour-Fraternel avec des Proches et moins proches, au sein d'une Communauté Humaine. Alors, les religions ne sont que des inventions humaines pour enrégimenter les gens dans un cadre plus ou moins restrictif de ce Libre-Arbitre et la religion cathololique est une religion initialement machiste mise branle par des mâles qui ont toujours voulus se croire les maîtres de leur monde, en niant toute les réalités des autres dimensions de l'incarnation.

    Dieu est l'Énergie divine qui est omniprésente dans tout ce qui NOUS entoure et c'est à NOUS de bien utiliser notre "LIBRE-ARBITRE" pour répandre la LOI DIVINE de l'Amour Fraternel. Ce que Jésus le Nazaréen était venu tenter de faire comprendre et qu'on avaient choisi d'essayer de mettre fin à ses jours, sans réussir toutefois et c'est ce que l'église CATHOLIQUE ROMAINE ne veut pas reconnaître.

    Pour VOUS instruire sur cette Réalité, je VOUS recommande de lire tous les volumes qui ont été écrit par un exégète, Monsieur Gérald Messadié, éditer par la Maison d'Édition ROBERT LAFONT. Il y a la série de "L'homme qui devint Dieu",qui se divise en cinq volume: -L'Homme qui devint Dieu: #1"le Récit" édité en 1988, #2"Les Sources" édité en 1989, #3"L'Incendiaire" édité en 1991 et #4 "Jésus de Srinagar" édité en 1995. Après avoir lus ces références, peut-être qu'on aura un autre avis sur notre condition d'esprit ou âme incarné(e) pour acquérir ICI-BAS de l'Expérience dans l'utilisation de notre "LIBRE-ARBITRE".

    Alors, tous les commentaires que les gens peuvent émettre, ne le sont qu'en fonction d'une religion qui a été fondé par les supliciés de Jésus. La religion Catholique ROMAINE, ce n'est qu'une invention humaine pour satisfaire les volontés humaines des "fomenteurs" qui l'ont mis au bois du suplice... autrement dit, la croix.

    Donc, pourquoi des gens s'indignent de la déconfiture de la religion catholique...?

    Merci de votre Attention & la naïveté cause des torts !

    Votre Ami, SAGE, lui,
    MAURICE MONETTE
    Biologiste #939
    Spécialité Écologie
    Grande Rivière

  • Guillot Sophie
    Inscrite
    lundi 16 mars 2009 18h10
    à Raymond Gravel et Georges Paquet
    Merci Raymond Gravel d'être ce que vous êtes et parmi l'Eglise d'avoir cette ouverture d'esprit qui est la vôtre. Merci de votre compassion, tolérance, et humanité.

    Parce que ce genre de commentaires de Georges Paquet à votre encontre, "vous n'enseignez plus la doctrine de l'Église!"sont très exactement les raisons pour lesquelles les églises se vident depuis plus de 40 ans. La doctrine dites-vous ? A mon avis, cela confirme tout à fait ce que j'ai écrit sous l'article de Marie Andrée Chouinard, "Vatican l'Eglise fracturée" d'il y a quelques jours. L'Eglise fonctionne exactement comme une secte et ses ministres sont chargés d'administrer sa doctrine !

    Que diable nous ne sommes quand même pas au Parti Communiste Staliniste des années les plus noires ! " Sa doctrine "! Mais ce qui est justement le plus choquant de toute cette triste affaire c'est que il s'agit de doctrine, de dogme, donc il n'y a pas de place pour autre chose que la pensée unique.

    A travers les siècles, l'Eglise a eu un pouvoir considérable sur un nombre non moins considérable de gens sur cette planète au nom de la fameuse doctrine qui n'a jamais été que dictée par des hommes au 4ième siècle qui cherchaient avant tout à avoir du pouvoir sur les autres justement. De ce point de vue là, il est bien évident l'Eglise est une secte, une vraie secte qui a fort bien réussi si on contemple l'étendue de ses biens et état de fortune! Le Vatican est l'Etat le plus riche au monde je le rappelle.

    Si on reprend l'affaire malheureuse de cette enfant au Brésil, j'ai lu attentivement les liens que Madame Bourgeois nous a donnés sous les différents articles dont il est question. Notamment le lien qui donne le témoignage du prêtre de la paroisse de cette petite fille.

    Il explique comment ayant appris son état, il est allé jusqu' à l'hôpital où cette enfant était pour tenter d'empêcher l'avortement de la fillette. Il est aussi explicitement dit que la maman de la dite fillette est analphabète et ne sait ni lire, ni écrire.
    Dans ce contexte précis, je dis que l'interprétation des catholiques que je qualifie d'intégristes est que "la mère a été influencée par les médecins" . Mais que de mon point de vue, et en connaissance du peu d'éléments dont je dispose sur l'état de santé précaire de cette fillette en état de malnutrition, je considère que justement cette famille si modeste et pauvre a sans doute été grandement été influencée par l'Eglise pour avoir des points de vue qui ont fait dire par exemple au père de cette enfant qu'il aurait préféré qu'on maintienne la grossesse jusqu'à 22 à 24 semaines pour tenter de sauver aussi les jumeaux, de les faire naître par césarienne, et de sauver aussi la petite fille.

    Et là, chers amis, je me dis, attendez, il y a VRAIMENT un truc qui ne colle pas. Comment ce père ignorant, illétré, et si pauvre pouvait savoir de lui même que l'on peut sauver des prématurés à 22 ou 24 semaines ( sait il seulement le nombre de semaines d'une grossesse à terme ? ) qu'en plus on peut même les faire naître par césarienne etc...?? Qui a donc donné ces informations au père ??? A mon avis, des personnes au Brésil qui sont farouchement opposés à l'avortement tout bonnement donc, ça serait des proches du prêtre en question que cela ne m'étonnerait guère.

    Comme nous le dit Madame Bourgeois, cette histoire est aussi l'enjeu de la légalisation de l'avortement au Brésil..

    Voyez vous, que vous soyez VOUS convaincus que l'avortement est un pêché et qu'il ne faut le commettre à aucun prix parce que vous avez une foi inébranlable dans le fait qu'un avortement est un acte qui interrompt une vie, cela je peux tout à fait le comprendre. Mais que vous manipuliez des pauvres gens au nom de votre dogme ou de votre doctrine, là, je ne peux l'admettre.

    Selon mon point de vue, et encore une fois, je respecte le votre, vous agissez exactement comme un médecin qui dans une pathologie quelconque vous impose un traitement sans :
    1/ vous informer des conséquences ou effets secondaires de ce traitement
    2/ vous dire qu'il existe peut être d'autres alternatives que ce traitement
    3/ et enfin vous laisse à VOUS le libre arbitre de décider ce que vous jugez bon selon votre conscience.
    Vous en conviendrez avec moi, les médecins agissent bien rarement comme cela, ils font en général plutôt exactement le contraire. ( ils vous affirment avec force qu'il n'y a aucune alternative que le traitement qu'ils vous proposent, ne vous parlent même pas des effets secondaires, et passent sous silence les autres traitements possibles)

    Vous jugez bon ce que vous voulez selon votre conscience à vous pour ce qui vous concerne personnellement, à savoir en ce cas précis votre intégrité physique personnelle et vos convictions religieuses et spirituelles, mais de quel droit et au nom de qui ou de quoi devriez vous imposer ce même choix à quiconque ???

    Il est quand même assez sidérant de constater que dans cette histoire, certes la mère de l'enfant et les médecins sont automatiquement excommuniés de par la DOCTRINE de l'Eglise, mais pourquoi donc l'évêque de Récife s'est il cru obliger de faire une déclaration publique à ce sujet ???? Pour pointer du doigt encore plus cette famille abattue dans l'épreuve ?????
    Ou pour satisfaire son respect absolu et inébranlable du dogme et de la doctrine ???

    Heureusement que l'excommunication a été levée pour la mère de la fillette, le seul regrettable fait est que cela n'ait pas été fait de façon plus discrète et plus immédiate de la part du Vatican.

    Quelle image donne en effet l'Eglise ? Elle donne l'image d'une institution enfermée dans des dogmes ( une secte ) rétrograde et passéiste et surtout surtout , une institution dans laquelle le sort de l'humain importe peu , seul compte ... la DOCTRINE ! Le temps de réaction très lent du Vatican donne aussi une très mauvaise impression : cela donne l'impression que le Vatican hésite. Alors que franchement, vu le dossier ....

    Alors je remercie encore une fois Raymond Gravel de nous montrer pour le moins un visage de son ministère plus humain que les plus intégristes des pratiquants.

  • David Boutin
    Inscrit
    mardi 17 mars 2009 02h02
    Quelle tristesse M. Gravel
    « À lire les réflexions de madame Bourgeois et celles de monsieur Pelchat, je peux comprendre que l'Église catholique ne peut avoir la partie facile en appliquant l'évangile aujourd'hui. »

    Cette phrase ne veut strictement rien dire, elle n'est qu'une attaque personnelle odieuse qui n'a de fondement qu'un préjugé grossier et extrêmement indécent pour un prétendu prêtre...

    « Madame Bourgeois défend l'indéfendable et le pire c'est qu'elle croit rendre service à notre Église, tandis que monsieur Pelchat voudrait d'une Église encore plus rigide et ce au nom de l'Évangile ».

    La preuve que vous en avez fait une affaire personnelle, c'est que les propos d'Hélène sur ce fil précis n'est en rien indéfendable. Vous pourriez au moins avoir la décence de répondre dans les fils appropriés. Pour ce qui est de l'indéfendable, bon, ça commence à faire de jouer des vierges offensées... quand on sait si bien que vous n'avez rien ni d'une vierge ni d'une offensée!

    « J'ai l'impression qu'on ne vit pas sur la même planète ».

    Tout le monde doit-il comprendre le monde dans le prisme de l'Abbé Gravel pour être pertinent et juste? L'altérité, ça vous sonne une cloche? Pouvez-vous considérer des positions différentes sans traiter vos adversaires d'extra-terrestres? J'espère, de tout coeur que vous n'êtes pas le vrai Raymond Gravel, parce que si c'est le cas, vous avez un esprit des plus lamentable, monsieur.

    « Dénoncer ceux qui sont responsables de ces scandales à répétition, ce n'est pas être contre l'Église »

    Encore faut-il s'entendre sur ce qui est un vrai scandale et ce qui n'en est pas un. Que dit saint Paul déjà sur le scandale de la croix? Pourquoi n'en serait-il pas autant de la croix des disciples du christ, encore aujourd'hui?

    « au contraire, c'est parce qu'on l'aime l'Église, qu'on continue d'y croire et qu'on espère qu'elle puisse porter le message d'espérance du Christ... »

    Église et espérance dont vous êtes le nouveau magistère?

    « c'est pour toutes ces raisons qu'on dénonce ceux qui cherchent à la détruire ».

    Se souvenant que l'Église est autant l'ensemble des baptisés que son organisation, il me semble que ceux qui cherchent à détruire l'Église ne sont pas nécessairement ceux qui excommunie. Que dites-vous de Saint Paul qui avertit que celui qui s'avance à la table sans discerner le corps et le sang du christ mange et boit sa propre condamnation? Il me semble que considérant ce passage de Saint Paul, l'excommunication n'est pas une punition, mais un rappel. Un rappel d'une limite considérée comme infranchissable sans trahir le sens de la communion... Ce n'est pas détruire l'Église que de rappeler ce qui est contraire à sa tête, le Christ.

    « Au nom de l'Évangile, il faut cesser d'excommunier, d'exclure, de condamner, d'ostraciser, de blesser ...il faut aimer »!

    Mais pourtant, quelle miséricorde peut atteindre un coeur qui n'a pas conscience d'être à côté de lui-même? Si aucun rappel n'est fait en ce que concerne le péché et le refus de participer à la Pâque du Christ, comment le coeur se rendra-t-il à la contrition, dites-moi? Il y a ceux qui s'excusent, il y a ceux qui se corrigent. Et un Père aimant, qui demande que nous soyons parfaits comme Il est parfait, désire aussi que nous nous corrigions et nous que nous nous excusions. Je suis d'accord qu'il ne sert à rien de faire souffrir inutilement, mais de cacher la lumière sous prétexte qu'elle pourrait faire mal aux yeux ne me semble pas non plus relever de la miséricorde...

    « Et l'Amour ne se vit pas avec des dogmes et des articles du Droit Canon, l'Amour se vit dans la miséricorde, le pardon et l'acceptation de nos finitudes humaines ».

    Les dogmes et le droit canon ne sont pas là comme une recette à suivre pour obtenir le gâteau des anges promis du paradis... Ils sont plutôt là comme boussole. J'admet qu'ils ne peuvent être utilisés à tort et à travers pour élever des bûchers... Mais la correction de nos frères, même sous la menace selon Saint Paul, encore, fait bien parti du devoir du chrétien envers son frère. Et encore, en Ézéchiel, il est affirmé que si nous n'avertissons pas sérieusement notre frère qui va se jeter de la falaise du danger qu'il court, que nous en répondrons...

    « Madame Bourgeois, cessez de défendre l'indéfendable; ça devient indécent et ça nuit beaucoup plus à l'Église que ça ne l'aide ».

    Encore contre madame Bourgeois? Encore dans ce fil? Avez-vous au mois lu ce qu'elle a répondu sur ce fil avant de lui répondre?

    « Dans les 3 cas soulevés par la chronique de monsieur Leclerc, la hiérarchie de l'Église s'est plantée... »

    Elle s'est plantée à quel niveau? Que tout ne soit pas parfait, que du travail soit encore à faire, pourquoi pas... Que du débroussaillage soit à mettre dans un agenda à courte échéance, pourquoi pas. Mais est-ce pour autant la mauvaise direction? Que des membres de la hiérarchie est frappé de sérieux noeuds dans ces affaires, soit. Mais cela dit, ça ne justifie pas pour autant un changement de cap.

    « Ayez l'humilité de le reconnaître...C'est comme ça qu'on grandit et qu'on peut retrouver sa crédibilité ».

    En face de qui, pour qui et au service de qui? J.sus devait faire très crédible sur sa croix...

    « Quant aux lois et aux règles que voudrait ajouter monsieur Pelchat, il me semble qu'il y en a déjà trop de ces règles et de ces interdits dans l'Église! »

    Régles et interdits... Pour un prêtre, que vous ne sachiez pas encore reconnaître que celles-ci cherchent et désirent ardemment le salut des âmes, même si l'articulation pour les incarner sont difficiles, j'avoue que me jète à terre. Qu'un prêtre voit là un contrôle, là où il y a plutôt un chemin défriché pour mieux permettre aux âmes d'avancer dans la sainteté, ça me sidère... Comment donc, le christ a bien dit qu'il n'était pas venu abolir la loi, mais l'accomplir et la parfaire... Maintenant que la loi condamne, c'est le propre de la loi de le faire, et c'est juste qu'elle le fasse. Mais avec la loi qui condamne se fait aussi l'appel à la repentance et la promesse de salut pour l'esprit brisé qui reconnaît son Seigneur et son Dieu et qui s'y abandonne dans la foi et l'espérance.

    « Donc, si le message de l'évangile ne passe pas, c'est peut-être parce qu'on ne sait pas l'actualiser aujourd'hui... »

    Interprétation beaucoup trop facile... Que le message passe moins, soit, qu'il ne passe pas, c'est faux, mais s'il passe moins, ce n'est pas seulement une question d'actualisation. C'est aussi une question de culture, une question de disponibilité. Les gens sont étourdis par les plaisirs de ce monde et considèrent leurs vies en ce monde comme si celle-ci devrait perdurée à jamais. Les gens ne savent plus que la vie ne leur est que prêtée, et que des fruits en sont attendus. Toute la culture contemporaine occidental est aux jeux, aux confort, à la facilité. De ne mettre que sur l'actualisation le problème des difficultés de transmission de la foi est une bêtise pure et simple.

    « et pour l'actualiser aujourd'hui, il faut faire preuve d'humanisme et de solidarité avec les hommes et les femmes d'aujourd'hui, au lieu de se mettre au-dessus ou à l'écart, parce que ce monde serait mauvais et en perdition ».

    Pourtant le christ a bien dit : « Éloignez-vous de cette génération perverse ». Non pas au sens où cette génération soit à bannir ou à fuir comme la peste, mais au sens où le chrétien est appelé à prendre une distance par rapport à son temps pour mieux lui répondre. Il y a deux façons d'être de son temps. Il y a la façon chiffe-molle, qui se laisse promener aux gré des caprices de son époque et il y a la façon vraiment humain, c'est-à-dire la façon de l'homme qui s'assume et assume son époque, qui arrive oui à reconnaître ce qui est de son temps, mais qui a aussi le discernement de le critiquer dans ses maladies et ses misères et aussi à exhorter. Certainement pas de se mettre au-dessus, ni à l'écart, mais certainement pas non plus de se faire les complices de ce qui est mauvais pour se faire « solidaire ».

    « Je crois toujours en l'Église catholique et j'espère qu'elle saura se ressaisir pour annoncer l'Évangile du Christ »

    En cette phrase seulement, vous dévoilez bien votre visage. Vous espérez qu'elle se ressaisisse, vous vous mettez déjà vous-mêmes au-dessus d'elle. Si elle doit se ressaisir, c'est que vous considérez qu'elle faillit présentement dans son annonce de l'Évangile. Mais si c'était plutôt que vôtre présomption vous fait donner une interprétation de l'Évangile que vous auto-authentifier de façon unilatérale? C'est un phénomène psychologique courant que de penser que notre version est la bonne et la meilleure et que ce sont les autres qui ne comprennent pas...

    « J'aurais le goût d'ajouter pour répondre à ceux qui se disent athée: Dieu n'existe probablement pas...C'est pour la raison que j'y crois; ma foi n'est pas une certitude; elle n'est qu'une espérance...Mais l'espérance me fait croire, même à l'impossible »!

    C'est très touchant... mais comme Dieu n'existe probablement pas, c'est dans l'homme que vous mettez votre espérance... Alors le salut doit être de ce monde... C'est bien le matérialisme que je lis dans la majorité de vos interventions...

  • Richard Rousseau
    Inscrit
    mardi 17 mars 2009 21h22
    Réflexions sur l'attitude de l'Église catholique
    C'est dans les moments difficiles qu'un individu ou un organisme nous livre sa vraie nature. Excommunier la mère et les médecins qui ont pratiqué un avortement sur une fillette de 9 ans violée par son beau-père révèle bien la nature de ce que l'Église catholique a toujours été : un organisme qui profite des faiblesses humaines pour mieux les exploiter, accumuler POUVOIR et RICHESSE et qui n'a aucun respect de la femme.

    Toute femme devrait avoir le droit de disposer de son corps comme elle l'entend. C'est à elle de décider de ce qu'il convient de faire dans des circonstances données. C'est ce qu'on appelle le libre arbitre. Ce n'est pas à des hommes qui ont fait voeux de chasteté, qui connaissent donc très mal les femmes, de décider pour elles de ce qui est bien ou mal. D'ailleurs, l'Église n'a pas de leçon à donner à personne. Elle possède une longue feuille de route de tout le mal qu'elle a pu faire tout au long de son histoire : guerres « saintes », massacres, Inquisition, meurtres religieux, croisades, esclavage, intolérance, etc., qui ont fait environ 100 millions de morts pendant un millénaire (de l'an 700 environ à 1700).

    Tous ceux qui malgré tout continuent à supporter l'Église catholique deviennent des complices de toute ce mal passé et actuel. Tous ceux qui continuent à croire à l'ensemble des croyances de l'Église, à tous ceux-là je leur dis continuer votre chemin, aller en paix, mon message n'est pas pour vous.

    Par contre, ceux qui sont choqués par l'attitude de l'Église, ceux qui ont envie de quitter la religion de leurs parents, qui a été apprise de force dans leur enfance alors qu'ils étaient trop jeunes pour comprendre, mais qui tout simplement ne savent pas à quelles nouvelles croyances adhérer; ceux qui ont été élevés dans une religion quelconque, qui ne les rend pas heureux, à laquelle ils ne croient plus; ceux qui se questionnent sur la religion, qui doutent, qui cherchent des réponses, qui trouvent que les anciennes religions ne comblent plus leurs besoins spirituels et qui aimeraient croire en quelque chose de valable; ceux qui sont indifférents à toute pratique religieuse, mais qui croient encore vaguement à un Dieu quelconque, créateur de l'univers, qu'ils vont retrouver après la mort; ceux qui se préoccupent de tout le mal qui est fait dans ce bas monde sans qu'Il intervienne; ceux-là je leur suggère de demander l'apostasie, à être excommunié à votre tour, de vous éloigner de cet organisme rétrograde et de tous ses dogmes archaïques, ou encore mieux, devenez athée tout comme moi. Devenez humanisme où le respect de la femme et de la famille seront vos premières priorités. Dans ce cas, toute croyance à un dieu fictif devient superflue. La preuve, voici un exemple de dix commandements de tout humanisme tel que présenté par Richard Dawkins dans son livre « Pour en finir avec Dieu » :

    · Traite tout être humain avec bonté, amitié, honnêteté, justice et respect. Sois toujours prêt à venir en aide à toute personne dans la mesure de tes moyens.
    · Ne ferme pas les yeux sur le mal, peu importe la source, et n'hésite pas à le dénoncer et à essayer de le supprimer dans la mesure de tes moyens.
    · Vis ta vie dans la joie et l'émerveillement et fais de la qualité de vie une priorité.
    · Cherche toujours à apprendre du nouveau.
    · Teste tout; vérifie toujours tes idées à la lumière des faits, et sois toujours prêt à les remettre en question suite à de nouvelles connaissances.
    · Ne cherche jamais à censurer ceux qui ne pensent pas comme toi, ou à te couper d'eux; respecte toujours le droit des autres à être en désaccord avec toi.
    · Fais-toi des opinions indépendantes en te fondant sur ta raison et sur ton expérience; ne te laisse pas conduire aveuglément par les autres.
    · Trouve du plaisir dans ta vie sexuelle (dans la mesure où elle ne fait pas de tort à personne) et laisse les autres jouir de la leur en privé quels qu'en soient les penchants, ce qui ne te regarde pas.
    · N'exerce pas de discrimination et d'oppression fondées sur le sexe, la race, la langue ou la religion.
    · N'endoctrine pas tes enfants. Apprends-leur à penser par eux-mêmes, à évaluer les faits, à développer une pensée critique et à ne pas être d'accord avec toi.

    Richard Rousseau
    Xray.rousseau@videotron.ca

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