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Benoît XVI - Pardon sélectif

Guy Taillefer   6 février 2009  Éthique et religion
Il est invraisemblable que le pape Benoît XVI n'ait pas su que Mgr Richard Williamson était un négationniste notoire quand il a levé son excommunication, en même temps que celle de trois autres évêques intégristes de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. Les positions de l'évêque ultratraditionaliste sont pourtant connues depuis très longtemps. Mgr Williamson prononçait un sermon en 1989, à Sherbrooke, dans lequel il déclarait que les «Juifs ont fabriqué l'Holocauste». Ailleurs, il avait fait l'éloge du négationniste Ernst Zundel, condamné en 1988 à Toronto pour propagande haineuse. Le 21 janvier dernier, trois jours avant la levée de l'excommunication, il a affirmé à une télévision suédoise: «Je ne crois pas qu'il y a eu de chambres à gaz.»

Le responsable au Vatican du dialogue avec les autres confessions, le cardinal allemand Walter Kasper, voulait faire croire, mercredi, que le débat était attribuable à «des erreurs de gestion de la Curie». Notre foi en cette explication est chancelante. Par ce qu'elle dit de la direction que ce pape dogmatique imprime à l'Église catholique, la polémique qui court depuis deux semaines égale, sinon dépasse en gravité celle que Benoît XVI a soulevée en septembre 2006 à l'université bavaroise de Ratisbonne en assimilant l'islam à la violence. Comble de maladresse, l'annonce de la réhabilitation de l'évêque négationniste est survenue en même temps que les commémorations, en Allemagne, de la libération du camp d'Auschwitz...

Plus plausible, et plus inquiétant est le fait que l'initiative papale paraît procéder d'une volonté de refaire, à n'importe quel prix, l'unité de l'Église catholique, rompue dans les années 70 par la dissidence de groupes minoritaires antisémites, dont celui regroupé au sein de la Fraternité Sacerdotale autour du défunt archevêque Marcel Lefebvre, une minorité viscéralement opposée à l'oeuvre modernisatrice du concile Vatican II (1962-65) en ce qui a trait à la liberté religieuse et à l'ouverture aux autres confessions.

Pour récupérer 150 000 brebis, le pape est prêt à en perdre combien, s'interrogeait un prêtre parisien dans les pages du Monde. À vouloir de façon obsessionnelle panser une blessure interne,

Benoît XVI risque d'en avoir créé de nouvelles, autrement plus préjudiciables au dialogue. Théologiens, journaux et prêtres catholiques de partout ont critiqué la décision de faire une place à ces voix obscurantistes. D'autant que le pardon papal est sélectif: mis à l'index par Rome, les théologiens de la libération ne mériteraient-ils pas, eux aussi, qu'on leur tendent la main?

Dans l'espoir d'éteindre les feux, le Vatican a exigé mercredi de Mgr Williamson qu'il prenne ses distances «sans équivoque» de ses déclarations négationnistes et que les quatre prélats intégristes reconnaissent «pleinement» Vatican II. Qu'ils le fassent, et il y aura lieu de douter de leur sincérité. Il vaut infiniment mieux que ces infréquentables restent confinés à leur marginalité. Jouxtée à ses propos controversés tenus à Ratisbonne, la décision prise par le pape étale, voilà le pire, ses propres réserves sur la modernisation de l'Église catholique.
 
 
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  • Lacaille
    Abonné
    vendredi 6 février 2009 01h07
    Destituer le pape?
    C'est la première fois qu'on entend publiquement la suggestion de destituer un pape. Cette insinuation a été faite par le théologien Hans Küng dans une entrevue au journal "Frankfürter Rundschau" reproduite sur les ondes de Deutsche Welle samedi le 31 janvier.



    Dans l'entrevue au "Frankfurter Rundschau", Hans Küng a dit que le pape "d'abord a mis en doute le fait que les Protestants forment une Église, puis lors de son malheureux discours à Ratisbonne, il a qualifié d'inhumains les Musulmans et maintenant il offense les Juifs en permettant le retour à l'Église d'un négationniste de l'Holocauste, en ajoutant ensuite "qu'il est temps de le remplacer."



    Thomas Armbrüster, de la station Deutschlandfunk, a demandé à Hans Küng si la polémique se terminait avec les excuses que l'évêque Richard Williamson a présenté au pape pour les inconvénients qu'il lui a causés.



    Hans Küng a répondu : "En aucune façon. Williamson ne s'est pas excusé auprès de qui il devait des excuses, les Juifs, mais auprès du pape. Et cela de façon vague. Par ailleurs, il ne s'agit pas seulement du thème de l'Holocauste, mais de tout ce qui touche le Concile Vatican II, avec lequel la Fraternité Pie X déclare ne pas être d'accord sur des points essentiels, comme la liberté religieuse, le décret sur les Juifs, l'oecuménisme et d'autres sujets.



    Sur la raison pour laquelle le pape a levé l'excommunicatin de cet évêque lefebvriste, Küng a émis l'opinion suivante: "il dit naturellement qu'il veut contribuer à la réconciliation. Mais si c'était là son premier objectif, il pourrait d'abord s'être réconcilié avec les théologiens de la libération latino-américains et les autres théologiens réformistes. Pour lui, en substance, ils s'agissait de se réconciler avec ces gens-là, avec qui il ressent d'une certaine manière une secrète sympathie, parce que ce sont des personnes qui ont des affinités avec l'Église pré-conciliaire, avec la liturgie pré-conciliaire. En ce sens, le fait que le pape ait accueilli précisément ces évêques schismatiques le jour où 50 ans auparavant était convoqué le Concile, au lieu de prononcer un discours en hommage à Jean XXIII qui l'a convoqué, cela constitue une provocation pour l'Église catholique."



    Pourquoi le papa n'a-t-il pas prévu qu'il allait y avoir une provocation? Fut-il simplement mal conseillé? Ce fut l'autre question de Thomas Armbrüster, ce à quoi le théologien suisse a répondu catégoriquement : "Non, il n'a pas été simplement mal conseillé, bien que cela aussi soit arrivé tout naturellement, mais le pape a perdu le contact avec l'extérieur."



    "Il voit tout à partir des fenêtres du Vatican et ne peut pas s'imaginer quel effet peut causer chez les Catholiques du monde entier le fait qu'il ait choisi une date comme celle-là pour accueillir ces évêques qui continuent à s'opposer à la liberté religieuse, à l'amélioration des relations avec les Églises évangéliques, sont contre les Juifs, contre les Musulmans et qui n'acceptent pas les réformes du Concile Vatican II. En résumé: Comment peut-on accepter ces gens s'ils ne s'identifient en rien avec le Concile?



    En élaborant ses déclarations, Küng a affirmé de Benoît XVI "On ne peut pas dire qu'il est une figure particulièrment heureuse... Nous espérons toujours quelqu'action de réforme par rapport aux divorcés, aux femmes et aux évangéliques. Mais rien de cela ne se produit. Au contraire, il s'occupe de ce groupuscule qui n'a pas d'importance pour la totalité de l'Église avec ses presque mille millions de personnes alors que ces quelques milliers s'accrochent à l'ancienne liturgie. " En faisant référence à ce que le Vatican est comme une cour "dans laquelle le numéro un est maître absolu", l'ancien professeur de Tübingen a montré la différence avec le président des États-Unis.



    "Le pape n'a pas à ses côtés un Congrès, ni au-dessus de lui, une Cour suprême. Il est par ce fait chef de gouvernement, législateur, et juge suprême en même temps. Il peut faire tout ce qu'il veut. Par conséquent, s'il le voulait, il pourrait faire beaucoup de choses positives, il pourrait ordonner des théologiens laïcs, mariés ou non, il pourrait introduire l'ordination sacerdotale des femmes, il pourrait permettre aux femmes de prendre la pilule... Mais s'il ne veut pas le faire, personne ne peut l'y obliger."



    Küng a ajouté que le pape "curieusement, a célébré avec Bush - ce promoteur de guerres- son 81ième anniversaire. Il a beaucoup en commun avec lui en ce qui concerne le rejet du contrôle des naissances, de la contraception, de l'avortement. Il n'est pas porté aux réformes et, par le fait même, il a également cette façon de penser en termes d'ami ou d'ennemi, ou de 'qui n'est pas avec nous est contre nous', etc"



    A partir de ce commentaire, l'interviewé est allé jusqu'à dire que le pape "devrait apprendre du changement qui se produit actuellement aux États-Unis. Il devrait laisser Obama lui servir d'inspiration. Obama mis un terme immédiatement à cette forme de guerre au terrorisme, a dit que nous devions parler avec les autres, que nous ne pouvons pas voir tous les conflits avec ce schéma d'ami et d'ennemi. Obama s'est adressé aux Musulmans, essaie de trouver une solution au conflit du Proche Orient. Il a parlé aussi ouvertement de la crise à l'intérieur des États-Unis. Ce devrait être la première chose à faire. Le pape devrait voir que l'Église catholique vit une crise grave, qu'il y a des milliers de paroisses qui n'ont plus de curés, que le clergé célibataire est en extinction... que les églises sont chaque jours plus vides. Tout cela constitue une situation critique. Obama, dans son discours inaugural, a parlé ouvertement des problèmes et maintenant il essaie de montrer une vision d'espérance et d'adopter les mesures concrètes pour faire face à la crise. Ceci devrait se produire aussi dans l'Église catholique."



    09/02/04 - PreNot 7935

    Agencia de Noticias Prensa Ecuménica
    598 2 619 2518 Espinosa 1493.
    Montevideo. Uruguay
    www.ecupres.com.ar

  • Pierre-Paul Roy
    Abonné
    vendredi 6 février 2009 04h02
    Lire Hans Küng
    Le théologien Hans Küng, contemporain de Benoît XVI écrit sur ce dernier: « Ce fils de policier qui a grandi dans un poste de police et qui après la retraite de son père vit dans une modeste maison et suit un séminaire du clergé à l'âge de douze ans grandira de façon bien différente [de la majorité de la jeunesse de son temps.]»
    Ce qui explique peut-être le fait qu'il a été pendant vingt-quatre années préfet de la congrégation pour doctrine de la foi (Pendant une certaine période, Inquisition).

  • François Tremblay
    Inscrit
    vendredi 6 février 2009 04h56
    Pour le meilleur et pour le pire, L'Église ne peut plus ignorer le mouvement traditionalistel
    J'ai lu qu'en France le tiers des séminaristes reçoivent leur formation dans un séminaire traditionaliste. De plus, même si ils ne sont qu'une goûte d'eau parmis les catholiques français (à peu près 150 000/45 millions), ils forment à peu près 15% des catholiques pratiquants en France. C'est sans doute pour ces raisons que l'Église cherche autant à plaire aux traditionalistes.

    Dans une Église catholique mourante où les diocèses ressemblent à des syndics de faillite, la vue des églises et séminaires pleins de la Fraternité Saint-Pie X fait envie.

    Les nombreuses vocations parmis les traditionalistes explique les gestes d'ouverture faites à leur endroit. Tout le contraire des progressites qui eux n'ont guère de postérité. Ce catholicisme militant, fondé sur la promotion du laïcat, ne s'est pas soucié de la promotion du clergé. Il s'est donc condamné à dépérir.

    Il faut espérer qu'en se raprochant de Rome, la Fraternité St-Pie X s'éloignera de ses dérives intégristes et anti-sémites.

  • André Binette
    Inscrit
    vendredi 6 février 2009 05h10
    l'intolérance de Benoît XVI
    Au début de 2009, Benoît XVI a déclaré que l'homosexualité était un fléau aussi grave que le changement climatique. A ce rythme, il passera pour un pape réactionnaire, et peut-être l'un des derniers. Le christianisme sincère peut survivre sans le Vatican.

  • Marcel (Fafouin) Blais
    Inscrit
    vendredi 6 février 2009 06h26
    En passant ! Ti-Ben lit-Il ce qu'Il SIGNE ?
    Bon Jour Honorable tout le Monde !

    Grands mercis pour ce Mot sur le "Pardon sélectif" de Ti-Ben !

    De quel "Pardon" parle-t-on ?

    La Décision papale de lever l'Excommunication de certains Prélats (lien avec l'Église de Mgr Lefebvre),

    dont un qui, moyennant le "Révisionnisme", NIE tout autant l'Existence des Chambres à Gaz que l' "Horreur" de la Shoah en Elle-même,

    N'ÉTONNE PERSONNE bien qu'Elle fasse RÉAGIR la Communauté Juive ainsi que les AmiEs du Judaisme et d'Israël !

    En effet, l'Église, constituant une grosse MACHINE politico-religieuse, "HUILÉE" à souhaits, savait TRÈS-BIEN ce qu'Elle faisait lorsqu'Elle a procédé à la Levée d'excommunication (le "pardon" ?) du "Négationniste", en particulier, surtout en contexte de Commémoration Internationale de la SHOAH (27 janvier dernier)!

    Et que ses "Tentatives d'Explication" d'Après le "Coup", même empreintes de profondes "Honnêtetés" et "Charités", ne convainquent PERSONNE, même pas "nousôtes" !

    En passant ! Ti-Ben lit-Il ce qu'Il SIGNE ? - 6 février 2009 -

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 6 février 2009 06h28
    Le danger de la niaiserie
    Quand donc va-t-on accorder moins d'importance à ces bouffons de la religion?

    Ces profiteurs du désarroi, ces emberlificoteurs de la crédulité, ces exploiteurs de la peur de l'au-delà !

    On accorde toujours trop de sérieux à ces charlatans aux grands airs.
    Jouisseur de l'obscurantisme et du pouvoir intouchable.

    Je blasphème... Si nous étions quelques siècles plus tôt, c'est le bûcher qui m'attendrait.
    Si je parlais contre celui dont il ne faut pas dire le nom (Mahomet), c'est la mort à l'horizon, même actuellement.

    Parler contre la religion, c'est un des plus grands dangers. De tous les sujets, c'est celui qui soulève le plus les imbéciles. Au nom de dieu, on peut vous tuer. Souvent, au nom de dieu, on DOIT vous tuer.

    On n'a pas le droit d'insulter le prophète ou dieu, ce personnage INFINIMENT bon.

    Le pape, tab... (bon voilà que je glisse vers le grossier) !

    Le pape dans son palais doré peut se permettre de dire n'importe quelle imbécillité, on le respecte le messieu. Un plus que sonseigneur.
    Le pape, les papes, nos imans catholiques, dans leur palais... ils ont même un mini pays à eux!
    Est-ce que l'on s'insurge contre leur présidence à vie?
    Est-ce que l'on s'offusque qu'il ne soit pas élu par un scrutin universel ?
    Et la condition de la femme dans ce vatican?

    Les religions: les organismes les plus sexistes du monde entier.
    La femme considérée par toutes les religions comme étant le péché, l'impureté.
    Les religions considèrent qu'elles doivent être soumises, même battues selon le coran.

    Alors lorsqu'on nous parle des pirouettes du pape... vraiment, je trouve que nos bons journalistes sont trop respectueux.

    De la niaiserie, de la niaiserie... qui donc oserait la dénoncer?
    Un suicidaire probablement.
    Heureusement pour moi, la laïcité a progressé, la chrétienté s'est émoussée et je ne suis pas suffisamment connu pour recevoir une fatwa.


    Serge Charbonneau
    Québec

    Pour compléter le sujet, il y a toujours le film de Costa-Gravas, «Amen»
    http://www.aidh.org/Racisme/shoah/Actu_01.htm

    http://www.commeaucinema.com/film=amen,4289.html

    Pour connaître le danger des religions, il faut lire Ayaan Hirsi Ali (Magan), «Ma vie rebelle»

    http://www.mondesfrancophones.com/espaces/Politiqu

    L'histoire invraisemblable de Mme Ali (Magan) est bouleversante. Une réalité qu'on a peine à imaginer.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ayaan_Hirsi_Ali

    Au Pays-Bas, le 2 novembre 2004:
    Lors de l'assassinat de Theo van Gogh, Mohammed Bouyeri lui a tiré dessus sept fois, l'a égorgé et lui a planté un couteau dans la poitrine. Il fut arrêté sur place peu après. Sur le manche de son couteau était accroché un texte menaçant adressé à la députée Ayaan Hirsi Ali
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Theo_van_Gogh

  • Zach Gebello
    Inscrit
    vendredi 6 février 2009 08h37
    La culpabilité institutionalisée par le mythe
    Sarkozy pratique la politique d'Israel qui consiste à faire la morale contre le sectarisme, les nationalismes, les identitaires ethniques, pendant qu'Israel se réserve toutes ces choses pour elle. Cette même politique, la diaspora israélienne l'impose aux États occidentaux, tels le fédéral canadian mais aussi l'État québécois, par ses lobbies bien financés.

    Cette stratégie idéologique tire sa force et son succès de la culpabilité institutionalisée envers les peuples de l'occident par le mythe de l'holocauste.

    C'est de cette même culpabilité dont souffre le peuple Québécois et qui le retient de se lever debout pour ses droits et sa liberté. Elle est imbriquée dans toute la propagande de "tolérance" du fédéral et maintenant au coeur de la réforme du Ministère de l'Éducation du Québec dont le piveau central est le cours imposé d'Éthique et Culture Religieuse.

    Ce conditionnement de culpabilité est plus puissant que la plus forte des armées, de tout parti politique ou mouvement social.

    La liberté est derrière ce mythe. Tant que l'on ne se lève pas pour aller toucher soi-même ce mur qu'on nous fait croire est impénétrable et mortel au touché, nous demeurons leurs esclaves.

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 6 février 2009 08h54
    Mgr Williamson dans le texte
    Avant d'écrire n'importe quoi, avant de dire n'importe quoi, allez donc écouter ce qu'il dit sur l'Holocauste et les chambres à gaz.

    http://www.youtube.com/watch?v=l7vjmHjbpRc

  • Pierre Tremblay
    Inscrit
    vendredi 6 février 2009 08h56
    En effet
    "De tous les sujets, c'est celui qui soulève le plus les imbéciles." En effet.

    Pierre Tremblay

  • Zach Gebello
    Inscrit
    vendredi 6 février 2009 09h10
    Croire sans voir
    Le Pape va t'il prendre exemple sur les juifs et exiger aux États une loi anti-négationiste de la résurection de Jésus ?

  • Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    vendredi 6 février 2009 09h47
    Taillefer propose
    Dans son commentaire plus ou moins discutable Taillefer propose ceci: "
    "...mis à l'index par Rome, les théologiens de la libération ne mériteraient-ils pas, eux aussi, qu'on leur tendent la main? " Je pense que les théologiens de la libération n'ont pas été excommuniés. Il faudrait que Taillefer puisse les identifier d'ailleurs. Sont-ils 150,000 ? Ont-ils refusé Vatican II ou ont-ils été plus ou moins placé l'Église sous la bannière marxiste ? Taillefer fait un amalgame qui demanderait quelques nuances. Si les Théologiens de la libération n'ont pas été excommuniés, ils sont dans la même situation que les évêques dont l'excommunication a été levée, c'est-à-dire qu'ils sont appelés à accepter les positions doctrinales et sociales de l'Église qui est maître de sa régie interne, car Pierre (à qui succède Benoît XVI légitimement) s'est vu confié le mandat d'affermir dans la foi ses frères et d'être le Pasteur des agneaux et des brebis, comme bon Pasteur qui doit faire ceci et ne pas omettre cela, ou, comme disait Pascal le génial Pascal, "joindre les deux bouts de la chaîne" Ce que ne peuvent réussir, semble-t-il, beaucoup de commentateurs de la façon d'agir de notre savant et subtil Pape Benoît XVI.

  • Diane Cadieux
    Inscrite
    vendredi 6 février 2009 10h42
    combien de sectes?
    je tombe des nues!
    après l'Opus Dei,la Fraternité Sacerdotale Saint PieX et quoi encore?
    J'avais appris à l'école que l'Église catholique était "UNE, UNIVERSELLE,APOSTOLIQUE".
    Combien y-en-a-t-il au juste, des Églises dans l'Église?

  • Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    vendredi 6 février 2009 11h40
    Chafouin FInfinaud
    Nous avons notre prophète, notre Cassasndre, notre Marcel Blais qui fait d'excellents procès d'intention avec l'assurance d'un oracle. Grand ami du doute, sans doute, Fafouin Finfinaud ne doute pas de lui, hélas! Quel excellent conseiller il ferait pour Benoît XVI !!!!!!!!

  • Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    vendredi 6 février 2009 11h54
    voltairoïde Charbonneau
    Nous sommes habitués au type de propos de Charbonneau. On n'est pas surpris. Néanmoins avec toute la finesse (!) de ses argumentations se rend-il bien compte qu'il confond mal à propos Islamisme (de tous crins) et catholicisme. Charbonneau souffre d'indigestion chronique de concepts qui le dépassent. Pierre Tremblay a bien relevé en une phrase l'attitude injustement agressive et maladivement hypertrophiée de Charbonneau (cf ci-dessus). Charbonneau manque d'objectivité toute simple et il manque aussi d'informations suffisantes. Ennemi de la guerre dont il fait porter le poids sur les religions, lui, laïque --- supposément neutre par définition --- tire à boulets rouges sur le supposé "palais doré" du Pape et régurgite les bobards éculés qu'on nous sert depuis Voltaire et même avant contre la religion. Charbonneau se réjouit de n'être pas brûlé hic et nunc. Il peut se dire peut-être qu'un jour un sort "heureux" lui sera réservé, car Charbonneau n'est pas le maître pour l'éternité.

  • Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    vendredi 6 février 2009 11h57
    Hans Küng cogne dur - Küng cogne !
    Kûng jouit d'une certaine réputation. Je l'estime même pour certaine approche. Mais pas pour ses propos sur Benoît XVI. Il me semble ne pas être expert en bienséance. Küng a été aimablement reçu par Benoît XVI à l'automne ou l'été dernier.
    Si les propos qu'on lui attribue sont véridiques, il donne vraiment le coup de l'âne ! J'aurais pensé qu'il savait voler plus haut !

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 6 février 2009 13h59
    le procès de Zundel en 1988
    A l'époque on avait rien su. On avait tout censuré. Un procès qui a coûté des millions de dollars aux contribuables. Dieu merci avec l'internet vous pouvez l'avoir en un clic de souris.
    15 min de lecture qui vont transformer votre vision de la plus grosse histoire du 20e siècle...

    http://www.vho.org/aaargh/fran/archFaur/1986-1990/

    "La victoire d'E. Zündel

    E. Zündel avait promis que son procès serait "le procès du procès de Nuremberg" ou "le Stalingrad des exterminationnistes". Le déroulement de ces deux longs procès lui a donné raison, et cela même si le jury, "instruit" par le juge et sommé de tenir l'Holocauste pour un fait établi "que nulle personne raisonnable ne peut mettre en doute", en est venu à le déclarer coupable. E. Zündel a déjà gagné. Il lui reste à le faire savoir au Canada et au monde entier. Pour le procès de 1988, le black-out des médias a été à peu près complet. Les organisations juives avaient fait campagne pour obtenir ce black-out et avaient été jusqu'à dire qu'elles ne voulaient pas d'un compte rendu impartial. Elles ne voulaient d'aucun compte rendu. Le paradoxe est que la seule publication qui se soit fait l'écho du procès dans des conditions relativement honnêtes soit l'hebdomadaire The Canadian Jewish News"

  • Jocelyne Brunet
    Inscrite
    vendredi 6 février 2009 14h24
    Ah mais, le pape n'est plus infaillible alors?
    Ça fait longtemps que j'ai quitté le giron de l'église catholique, mais je me souviens très bien d'avoir appris, toute petite, que le pape était infaillible.

    Ça fait sourire...

    Jocelyne Brunet
    Gatineau

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 6 février 2009 16h36
    Danger pour le dialogue interreligieux
    Des prêtres s'inquiètent de la levée de l'excommunication des évêques ennemis de Vatican II. Ils craignent pour le dialogue interreligieux. Belle naïveté ! Leur grand boss ne veut de ce dialogue qu'à la condition que les autres religions, pour lui toutes dans l'erreur, reconnaissent la suprématie de la religion catholique.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    dimanche 8 février 2009 19h20
    Merci Jacques Noël
    Merci pour le document que vous proposez aux lecteur. Ceux qui y référeront seront éclairés. Je suppose qu'un Dan Brown qui s'est plu à inventer de supposées cachettes du Vatican trouverait dans cette histoire matière juteuse. Mais osera-t-il ? On peut dénigrer le Vatican à tour de bras, mais peut-on mettre en doute les dogmes de la Shoah ? À ceux qui s'indignent de l'Inquisition d'il y a 15 siècle, l'histoire que Jacques Noël met au jour apprendra que l'Inquisition Juive en vaut peut-être d'autres !!! qu'en dirait Notre ineffable Roland Berger ? notre Serge Charbonneau si fougueux à condamner l'Église ?

  • Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    dimanche 8 février 2009 19h31
    le mélasse de Jocelyne Brunet
    Jocelyne Brunet affiche sa pensée confuse sur sa notion d'infaillibilité papale. Elle est dans la mélasse qu'elle s'est fabriquée, la chère Dame. Qu'elle puisse parler aussi doctement de ce qu'elle ignore est absolument époustouflant. Et ces gens-là se vantent d'avoir quitté le giron de l'Église. Et ça vient parler d'obscurantisme alors qu'ils vivent dans les ténèbres d'une ignorance suffisante ! L'infaillibité papale n'est pas du tout en cause dans le sujet qui nous occupe: la levée d'excommunication. Jocelyne Blouin est-elle infaillible quand elle annonce la température ? Le pape qui parlerait du temps qu'il fera, ne serait pas infaillible dans un tel cas. Il ne faut pas tout mêler, sinon on tombe dans la "mêlasse".

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    lundi 9 février 2009 08h41
    M. Beaudet
    M. Beaudet, je ne condamne pas l'église qui s'écrit avec un grand É, mais les religions, quelles qu'elles soient.

    Allez, priez-moi votre dieu mon cher Monsieur, baisez la bague de ses prédicateurs infaillibles et adorez-les.

    Voyons M. Beaudet, c'est toutes les religions qui reposent sur... pas seulement votre sainte l'église, l'islam aussi, le judaïsme aussi, etc.


    Serge Charbonneau
    Québec

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