Intégrisme - Le Vatican tire les leçons de la crise
6 février 2009
Éthique et religion
La vague d'émotion provoquée par la levée de l'excommunication d'un évêque négationniste a contraint le Vatican à clarifier les conditions d'une pleine réintégration dans l'Église catholique des quatre prélats intégristes, au grand soulagement du «peuple catholique».
Le journal catholique français La Vie, qui avait lancé une pétition contre la réhabilitation de l'évêque négationniste, a salué hier la «volte-face» au sommet de l'Église après dix jours d'une crise qui a compromis les relations du Vatican avec le judaïsme et brouillé l'image du pape, particulièrement dans son pays natal, l'Allemagne.
Cet épisode, par l'ampleur de ses répercussions, rappelle la crise avec le monde musulman qui avait suivi les déclarations de Benoît XVI sur l'islam en septembre 2006 à Ratisbonne (Allemagne).
La secrétairerie d'État, la plus haute instance de gouvernement du Vatican, a précisé mercredi que Richard Williamson, l'évêque qui a nié l'existence des chambres à gaz, «devra prendre ses distances d'une manière absolument sans équivoque et publique» par rapport à ces déclarations. Jusqu'à présent, le nom de ce prélat par qui le scandale est arrivé n'avait pas été prononcé au Vatican. Le 28 janvier, Benoît XVI avait fermement condamné le négationnisme, mais sans aucune référence à cet évêque qu'il venait de réintégrer.
La secrétairerie d'État a précisé en outre mercredi que pour être admis comme évêques catholiques, les quatre prélats devront reconnaître «pleinement» le concile Vatican II (1962-65) dont ils contestaient jusqu'à présent la validité.
Ils doivent aussi accepter tous les enseignements des papes qui se sont succédés depuis Jean XXIII, qui a convoqué Vatican II.
En clair, ils doivent accepter le principe de la liberté religieuse, abandonner leurs préventions contre les juifs, «déicides» selon les intégristes, admettre la notion des droits de l'homme, le dialogue avec les musulmans, bref tout ce à quoi ils s'opposaient.
Le journal catholique français La Vie, qui avait lancé une pétition contre la réhabilitation de l'évêque négationniste, a salué hier la «volte-face» au sommet de l'Église après dix jours d'une crise qui a compromis les relations du Vatican avec le judaïsme et brouillé l'image du pape, particulièrement dans son pays natal, l'Allemagne.
Cet épisode, par l'ampleur de ses répercussions, rappelle la crise avec le monde musulman qui avait suivi les déclarations de Benoît XVI sur l'islam en septembre 2006 à Ratisbonne (Allemagne).
La secrétairerie d'État, la plus haute instance de gouvernement du Vatican, a précisé mercredi que Richard Williamson, l'évêque qui a nié l'existence des chambres à gaz, «devra prendre ses distances d'une manière absolument sans équivoque et publique» par rapport à ces déclarations. Jusqu'à présent, le nom de ce prélat par qui le scandale est arrivé n'avait pas été prononcé au Vatican. Le 28 janvier, Benoît XVI avait fermement condamné le négationnisme, mais sans aucune référence à cet évêque qu'il venait de réintégrer.
La secrétairerie d'État a précisé en outre mercredi que pour être admis comme évêques catholiques, les quatre prélats devront reconnaître «pleinement» le concile Vatican II (1962-65) dont ils contestaient jusqu'à présent la validité.
Ils doivent aussi accepter tous les enseignements des papes qui se sont succédés depuis Jean XXIII, qui a convoqué Vatican II.
En clair, ils doivent accepter le principe de la liberté religieuse, abandonner leurs préventions contre les juifs, «déicides» selon les intégristes, admettre la notion des droits de l'homme, le dialogue avec les musulmans, bref tout ce à quoi ils s'opposaient.
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