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Seulement 16% des Québécois préfèrent un enseignement religieux à l'école

Sébastien Lévy s’est accordé un moment de recueillement hier après-midi, à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal.
Photo : Jacques Nadeau
Sébastien Lévy s’est accordé un moment de recueillement hier après-midi, à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal.
Qu'est-ce que réussir sa vie? Sa carrière? Ses amours? Jusqu'à samedi, l'équipe du Devoir vous présente une synthèse d'observations fascinantes recueillies sur sept volets d'un même thème: qu'est-ce qu'une vie réussie? Afin d'alimenter la réflexion, nous avons demandé à la firme Léger Marketing de sonder le coeur des Québécois dans une grande enquête nationale. Aujourd'hui, ce sont les valeurs qui sont au coeur de notre question: qu'est-ce qu'une vie morale et civique réussie?

Le nouveau cours d'éthique et de culture religieuse passe la rampe dans l'opinion publique. Une majorité de Québécois sont en accord avec le programme qui initie à la réflexion éthique et aborde les grandes religions — avec un accent particulier sur les traditions chrétiennes — d'un point de vue culturel et sociologique.

Plus de la moitié des répondants au sondage Léger Marketing-Le Devoir (52 %) jugent préférable que les enfants suivent le nouveau cours d'éthique et de culture religieuse au secondaire. De façon étonnante, les répondants qui auraient préféré que les jeunes ne soient pas exposés du tout à la religion à l'école arrivent au deuxième rang, avec 29 %.

Enfin, alors que l'opposition au cours la plus médiatisée provient de lobbys de parents chrétiens, on constate que cette opinion est plutôt minoritaire: seulement 16 % des répondants au sondage auraient préféré une éducation religieuse confessionnelle.

«Les gens sont prêts à donner une chance au nouveau cours. Ils ne sont pas prêts cependant à faire disparaître complètement toute trace de religion à l'école», analyse celui qui a coordonné la réalisation du sondage chez Léger Marketing, Mathieu Gagné.

Avec l'introduction du nouveau cours, la société québécoise parachève en quelque sorte la Révolution tranquille. C'est un peu le dernier vestige du mariage entre la religion catholique et les services publics qui disparaît en cette rentrée scolaire. Or, selon les détracteurs du cours, la forte majorité de parents qui choisissaient auparavant l'enseignement religieux au primaire (de l'ordre de 80 %) plutôt que les cours d'enseignement moral témoignait d'une opposition à la déconfessionnalisation et à un enseignement culturel des religions. À la lumière du sondage, on constate maintenant que cet argument ne tient plus la route.

Le philosophe Georges Leroux, qui a collaboré à l'élaboration du nouveau programme, rappelle que la résistance au mouvement de déconfessionnalisation du système scolaire prend sa source dès les années 1960. «Les lobbys très minoritaires de parents catholiques [...] étaient déjà opposés dans les années 1960 à la création du ministère de l'Éducation, qui signait le premier acte de la fin de la tutelle de l'Église catholique sur l'éducation. Ils se sont ensuite manifestés à toutes les étapes du processus de la déconfessionnalisation pour tenter de maintenir leurs privilèges. Nous vivons aujourd'hui le dernier acte de cette séparation», constate M. Leroux, qui a fait paraître l'an dernier l'essai Éthique et culture religieuse, dialogue. Arguments pour un programme.

Outre l'appui assez important au nouveau cours, le sondage fait ressortir la vigueur de la position athéiste, qui aurait préféré sortir complètement la religion de l'école, y compris d'un point de vue culturel. Le professeur Leroux, qui enseigne à l'Université du Québec à Montréal, s'en étonne: «Je suis surpris de la résistance à la culture religieuse en elle-même, même lorsqu'elle est présentée dans un cours qui lui associe l'éthique. Cela représente un contingent important de personnes pour qui la religion, même comme objet social, comme système de représentation et de normes et comme objet de connaissance, doit être refoulée de l'école.»

Le «problème» religieux?

Faut-il y voir une réminiscence de la rupture d'une portion de la génération du baby-boom avec la culture catholique, le fait de ces anciens servants de messe qui ont par la suite rejeté en bloc l'Église, voire la religion? Cette hypothèse d'un rejet d'une forme d'«oppression historique du catholicisme» pourrait être doublée, selon M. Leroux, d'une difficulté à dissocier la religion comme objet d'adhésion, de confession — «qu'on a raison de refuser dans le cadre scolaire» — de la religion comme «fait social».

Au-delà de cette trame de fond sociologique, il ne faut pas perdre de vue que l'enquête Léger Marketing-Le Devoir a été menée à la suite des travaux de la commission Bouchard-Taylor et de son lot de débats sur la place de la religion dans la société. «Ça a été très médiatisé et ça a donné l'impression aux individus que la religion est un problème, analyse Micheline Milot. Au-delà d'une certaine indifférence à la religion, il faut peut-être voir dans les résultats une perception que la religion est en soi problématique.»

Cette perception s'observe lorsque l'on interroge les Québécois sur l'influence de la religion dans la politique mondiale. Selon les résultats du sondage, 63 % d'entre eux croient en effet qu'elle a un effet néfaste. «À chaque fois qu'on entend parler de religion dans des contextes politiques, c'est toujours pour des mauvaises nouvelles: terrorisme, intégrisme, mauvais traitements envers les femmes. Dans ce contexte, les gens ont immédiatement l'idée que la religion ne peut qu'empirer les choses. Au mieux, pour certains [20 % des répondants], il n'y aura pas d'influence», explique Mathieu Gagné.

Si la religion fait peur sur la scène internationale, elle est néanmoins perçue tantôt avec un brin d'indifférence, tantôt comme ayant un effet bénéfique dans la sphère privée. Quelque 38 % des Québécois jugent en effet que la religion est bénéfique dans leur vie personnelle, contre seulement 8 % qui la voient comme étant négative. Une mince majorité, soit 51 %, considère cependant qu'elle n'a «aucune influence» dans leur quotidien.

Micheline Milot, qui a réalisé plusieurs études sur le sujet, estime que les résultats s'expliquent en partie par le sens généralement donné au mot «religion». «Le terme "religion" est très connoté. Quand on parlait de religion dans les années 1980, les gens disaient: "non, moi je n'en ai pas". Mais quand on commençait à parler de spiritualité ou de croyances, eh bien là, ils parlaient. Ils avaient beaucoup de choses à dire. La religion est connotée comme un ensemble de dogmes, de pratiques, d'obligations morales. Or, si le répondant entend le terme religion de cette façon, il va dire que cela n'a pas d'influence dans sa vie.» Selon elle, si l'on avait plutôt traité de «spiritualité», une majorité de personnes auraient répondu par l'affirmative.

Comprendre le monde... et son coin de pays

Cette contradiction traduit peut-être le paradoxe des Québécois. Ils ne vont pratiquement plus à l'Église, mais se disent encore catholiques. Ils ne veulent plus d'un enseignement confessionnel pour leurs enfants, mais se réjouissent de voir ces derniers exposés à un enseignement plus culturel, non seulement de la religion majoritaire, mais aussi des grandes religions.

Pour Micheline Milot, cet apparent paradoxe traduit en fait le souhait de fournir aux enfants des clés de compréhension du monde. «Peut-être que la religion comme système n'a pas d'influence dans ma vie, la spiritualité oui, certaines valeurs issues de la religion oui. Mais je ne peux pas faire fi que c'est un fait social, que mes enfants entendent des bulletins d'information qui parlent des musulmans, des juifs, etc. On veut qu'ils comprennent en quoi ça consiste.»

En somme, le nouveau cours permet à l'école de rattraper une société de plus en plus laïque, qui voit dans la religion un patrimoine culturel à transmettre beaucoup plus qu'une série d'obligations strictes à respecter. Pour Georges Leroux, il ne faudrait cependant pas se cantonner dans une perspective nostalgique et n'y voir que la transmission culturelle de la religion catholique. La formation en éthique et culture religieuse permet plutôt de dépasser le modèle strictement laïque républicain, à la française. «Les sociétés qui, comme la France, ont appliqué un républicanisme strict, nous indiquent les écueils à éviter: rigidité, fermeture, intolérance. En ce sens, le nouveau cours prend acte des défis de la laïcité et fait un pas de plus pour l'ouvrir vers le pluralisme», croit M. Leroux.

Il reste maintenant à voir si le nouveau cours répondra effectivement aux attentes. L'épreuve des faits demeurera à examiner dans quelques années.






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  • Pierre Zwngli
    Inscrit
    mardi 16 septembre 2008 02h50
    LE Devoir si partial en faveur du cours d'ECR!
    « J'adore quand vous écrivez des choses comme « Le nouveau cours d'éthique et de culture religieuse passe la rampe dans l'opinion publique. Une majorité de Québécois sont en accord avec le programme qui initie à la réflexion éthique et aborde les grandes religions -- avec un accent particulier sur les traditions chrétiennes -- d'un point de vue culturel et sociologique. »

    C'est tellement partial et ambigu : c'est quoi un accent particulier ? Majoritaire ? Bin non, mais on le laisse penser. Et le volet éthique est vraiment relativiste et en rien avec un accent particulier pour le christianisme.

    Enfin, il y a plein de gens croyants qui préfèrent encore aucune religion plutôt qu'un cours concocté par des gens comme M. Leroux (collaborateur du Devoir) ou Fernand Ouellet
    (hindouiste relativiste).


    La langue de bois d'un Leroux quand il dit « En ce sens, le nouveau cours prend acte des défis de la laïcité et fait un pas de plus pour l'ouvrir vers le pluralisme» me fait tout simplement hurler.

    On impose à tous un seul cours obligatoire pondu par des gens comme M. Leroux et c'est s'ouvrir sur le pluralisme ! Le pluralisme certifié conforme MELS et seul celui-là est acceptable. Sidérant.

    Assez de partialité! »

  • roger girard
    Abonné
    mardi 16 septembre 2008 09h23
    De bien beaux chiffres
    « Enfin, du solide : une enquête vient prouver que le nouveau cours Éthique et culture religieuse rallie une majorité de la population.Il faut admettre que 52% représente effectivement plus de la moitié. Dans l'article, sur une autre question, l'appréciation s'avère par contre toute différente : «une mince majorité, soit 51 %, considère cependant qu'elle n'a «aucune influence» dans leur quotidien». Vraiment, il n'y a pas que l'opinion publique qui soit volatile, l'interprétation des sondeurs et des journalistes l'est également... On y présente des commentaires de nature à relativiser les réponses sur certaines questions mais évidemment pas sur l'adhésion majoritaire au nouveau programme qui, selon ses promoteurs et selon la commission Bouchard-Taylor, constitue la voie royale pour donner au Québec l'ouverture qui lui manque. Sans avoir pris une connaissance détaillée de cette formidable enquête, je note que le 52% s'applique au secondaire seulement, où le cours est déjà décrété pour le 2e cycle avec la loi 118 en 2000 : les réactions négatives portent surtout au primaire. Il faut par ailleurs admettre qu'avec cette majorité serrée, on est loin de ce qu'énonce le ministère de l'Éducation sur son site, à savoir que le programme Éthique et culture religieuse est «largement souhaité par une majorité de Québécois» (voir le blogue «éthiqueetculturereligieuse», 10 février 2008ss). Oui, vraiment, de «bien beaux chiffres», qui mériteraient une analyse un peu moins partiale pour rendre compte de la réalité et pour clarifier un débat social encore chaud.
    Roger Girard »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    mardi 16 septembre 2008 09h56
    Éthique et spiritualité oui, religion non !
    « Depuis mon enfance en Gaspésie, le monde autour de moi s'est tellement transformé, que j'ai le sentiment d'être passé en soixante-dix ans du Moyen-âge à l'Ère post moderne. Enfant, je transportais durant l'hiver l'eau du ruisseau dans une glacière à l'extérieur de la maison pour garder au froid nos aliments durant l'été. Je faisais le même trajet pour, cette fois-là, transvider l'eau du ruisseau dans une sorte de gouttière qui traversait le mur de la maison pour s'accumuler dans un grand tonneau à l'intérieur. C'est là que nous puisions ensuite l'eau de tous nos besoins. Je tondais aussi les moutons, lavais la laine près du ruisseau et la faisais sécher sur l'herbe. Avec ma mère, je la cardais ensuite, en faisais des écheveaux et des pelotes, la passais au rouet. Là s'arrêtaient mes compétences : ma mère et mes grandes soeurs prenaient la relève. Nous cultivions aussi le lin et faisions boucherie tous les automnes pour mettre en boites, avec une «sertisseuse», aussi bien la viande que les fruits et légumes pour l'hiver.

    Certains diraient que c'était le bon vieux temps. Et ce l'était à beaucoup d'égards. Mais c'était aussi le temps de la grande noirceur, du règne de l'Église et de l'État qui se donnaient la main pour garder les gens ignorants et crédules. Déjà avant la mort de Duplessis, les gens commençaient à se révolter, surtout à Montréal et à Asbestos, contre une telle chape de plomb sur leur vie entière. Les syndicats et les intellectuels ont fait beaucoup pour libérer le peuple québécois de ces deux tutelles amalgamées. La domination politique fut la première à céder et à libérer ainsi la vie sociale et économique des Québécois. La domination religieuse fut plus difficile à secouer. Elle garda des tentacules importantes contre un Mgr Charbonneau exilé dans l'Ouest canadien, avec un Cardinal Léger grand seigneur encore dans les années cinquante et surtout avec le mouvement des Parents catholiques faisant encore en 2008 une féroce lutte d'arrière-garde, heureusement vouée à l'échec.

    J'ai déjà fait part ici de mes interrogations sur cours d'Éthique et de culture religieuse. Non pas sur son contenu, mais sur la formation de ceux qui devront conduire à bien un programme aussi exigeant. Le monde a changé et nous devons en prendre acte. Une vie spirituelle me semble toujours la valeur la plus importante, loin devant l'économie ou même l'éthique au sens strict du terme, avec tous ses détails parfois difficiles à gérer. Mais la spiritualité, elle, c'est la vie intérieure, c'est le retour sur soi qui nous permet le recul nécessaire pour respecter son prochain et choisir l'être avant l'avoir ou le paraître.

    La jeunesse d'aujourd'hui me semble mieux outillée à bien des égards que nous à leur âge. Mais les choix importants pour leur avenir, ils sont moins bien préparés que nous l'étions pour les réaliser à long terme, sollicités qu'ils sont par tant de miroirs aux alouettes. Comment se retrouver intérieurement dans un monde où presque toutes les sollicitations se jouent dans le paraître, l'avoir et le pouvoir ? Comment développer adéquatement des valeurs fortes et stables dans un monde si changeant ? Comment s'ouvrir à l'autre dans sa différence, alors que tout nous incite à nous tourner vers notre réalisation individuelle et même égocentrique ? Le défi est immense. Ni les anciens cours de religion, ni les cours de morale ne préparaient vraiment le jeune à relever un tel défi. Le nouveau cours d'Éthique et de culture religieuse y arrivera-t-il davantage ? Je le souhaite de tout coeur. Et je voudrais reproduire ici en conclusion l'avis de Micheline Milot et de Georges Leroux :

    «Micheline Milot, qui a réalisé plusieurs études sur le sujet, estime que les résultats (du sondage) s'expliquent en partie par le sens généralement donné au mot «religion». «Le terme "religion" est très connoté. Quand on parlait de religion dans les années 1980, les gens disaient: "non, moi je n'en ai pas". Mais quand on commençait à parler de spiritualité ou de croyances, eh bien là, ils parlaient. Ils avaient beaucoup de choses à dire. La religion est connotée comme un ensemble de dogmes, de pratiques, d'obligations morales. Or, si le répondant entend le terme religion de cette façon, il va dire que cela n'a pas d'influence dans sa vie.» Selon elle, si l'on avait plutôt traité de «spiritualité», une majorité de personnes auraient répondu par l'affirmative. Pour Mcheline Milot, cet apparent paradoxe traduit en fait le souhait de fournir aux enfants des clés de compréhension du monde. «Peut-être que la religion comme système n'a pas d'influence dans ma vie, la spiritualité oui, certaines valeurs issues de la religion oui. Mais je ne peux pas faire fi que c'est un fait social, que mes enfants entendent des bulletins d'information qui parlent des musulmans, des juifs, etc. On veut qu'ils comprennent en quoi ça consiste.»

    «Pour Georges Leroux, il ne faudrait cependant pas se cantonner dans une perspective nostalgique et n'y voir que la transmission culturelle de la religion catholique. La formation en éthique et culture religieuse permet plutôt de dépasser le modèle strictement laïque républicain, à la française. «Les sociétés qui, comme la France, ont appliqué un républicanisme strict, nous indiquent les écueils à éviter: rigidité, fermeture, intolérance. En ce sens, le nouveau cours prend acte des défis de la laïcité et fait un pas de plus pour l'ouvrir vers le pluralisme», croit M. Leroux.» »

  • Tony Patoine
    Abonné
    mardi 16 septembre 2008 11h42
    Réponse à M. Zwngli
    « Cher Monsieur,

    Que vous éprouviez des troubles intestinaux avec la mise en place du cours ECR, c'est bien votre affaire. Mais de grâce, ne tomber pas dans les sophismes ridicules d'attaques personnelles envers Georges Leroux! S'il y a un citoyen québécois capable de comprendre les enjeux et les défis de la laicité et ceux du pluralisme, en passant, incontournable de notre époque c'est bien lui!

    Je crois que ce cours, malgré l'ampleur du défis qu'il représente du côté des enseignants et des élèves, vise une ouverture sur le monde, il vise et une compréhension de l'Autre et en même temps de soi-même.

    Peut-on être contre cela de A à Z? What kind of evil could it bring to the world?

    M. Zwngli, laissez la chance au coureur et cessez vos attaques personnelles, peu importe ce qui les motive. »

  • Simon Vincent
    Abonné
    mardi 16 septembre 2008 13h26
    Quand est-ce qu'on va finalement considérer la religion à titre d'élément social dont il faut tenir compte ?
    « Le cours d'éthique et de culture religieuse ne sera pas un cours de glorification des religions. Si vous voulez vraiment que les jeunes entament leurs réflexions éthiques par eux-mêmes sans qu'on leur impose quoi que ce soit, commençons par ne pas leur imposer un athéisme primaire. Dans le contexte d'une société de plus en plus pluriel au plan moral, il faut se rappeler que les principales sources morales des différentes composantes de la société proviennent de la religion, que vous soyez athées ou pas, chose assez bien démontrée par Charles Taylor dans son ouvrage "Les sources du moi". Le dialogue entre les différentes sources morales de nos sociétés en mutation est nécessaire afin d'en assurer la cohésion à long terme, sans tomber dans l'intolérance. »

  • Benoît Tremblay
    Abonné
    mardi 16 septembre 2008 13h34
    Enseignement religieux à l'école?
    « Le dialogue sur cette question repose sur des systèmes de référence incomplets. La religion catholique est-elle devenu problématique? Oui, parce qu'elle n'avait pas toujours de sens pour les pratiquants. Beaucoup d'éléments n'étaient pas expliqués clairment. De ce fait la majorité l'a rejeté en bloc. Pourtant une partie de ce qui en fait partie est essentielle à la vie d'un individu dans une communauté pour en assurer une évolution saine.
    Dans les faits toute religion ne devrait être qu'un outil d'orientation pour l'être humain dans un langage culturel clair des lois naturelles de la vie (éthique). La pratique de ces lois se faisant au quotidien à travers chacun de nos gestes et de notre évolution. C'est cela la spiritualité: vivre selon les lois naturelles que devaient nous faire connaître les religions.
    Nous avons besoin de points de repère clairs. Ce n'est pas le cas. Peut importe la forme nous devons en retrouver. Le débat est donc sur la mauvaise voie. Nous aurons toujours des règles de vie à assumer et à vivre pour être en santé dans une société saine. On peut appeler cela Dieu si on veut mais cela ne change rien à nos obligations d'Être humain. Revenir à un enseignement clair de ces obligations ne veut pas dire revenir en arrière. Au contraire est un important pas en avant pour se libérer des erreurs du passé.
    Une fois les points de référence clairs rétablis, nous aurons à évaluer où on en est par rapport à ces idéaux pour tenter de s'en rapprocher tout au long de notre vie. La plus grosse erreur de l'Église catholique ayant été de nous obliger à être des "saints" si non nous condamnaient à être exclus. La réalité est tout autre. Retrouvons l'essentiel des lois de la vie que toute religion ou non propose au lieu de se battre pour en favoriser une plutôt qu'une autre car toutes ont le même message dans des mots différents. »

  • Guylaine Nolin
    Inscrite
    mardi 16 septembre 2008 18h33
    Inquiétante dérive
    « La raison principale pour laquelle il y a de fortes réactions au programme ECR est qu'il est imposé : aucun échappatoire, aucune exemption, aucune option, aucun choix.

    Je ne connais personne qui n'aie pas grimpé dans les rideaux dès qu'il a compris cela.

    Pour un programme qui doit enseigner le vivre ensemble et la tolérance on est mal parti.

    Étant donné que les média refusent systématiquement de traiter la question fondamentale (perte du choix, perte de l'autorité parentale par la modification de la Charte québécoise), les gens qu'on questionne se fient à ce que le MELS et les média (où est la différence ...?) leur disent. Dans cette perspective tronquée, bien sûr, ce cours a l'air inoffensif et respecteux des différences

    Or, c'est faux. ECR vise à détruire les différences et en ce sens il s'attaque directement à la liberté de conscience et d'expression. Duplessis était plus pluraliste que pourrait l'être Leroux !

    Que je sois musulman, bouddhiste, péquiste, ou un simple être humain, voilà ce que j'en pense ! »

  • Dany Leblanc
    Abonné
    mardi 16 septembre 2008 21h07
    Éthiques!
    « Je ne suis pas d'accord avec Simon Vincent, lorsqu'il dit que les principales sources morales proviennent de la religion.

    Disons que la société, depuis que l'espère a atteint une certaine intelligence, a eu besoin d'une certaine éthique pour vivre en harmonie. Ne pas tue, ne pas volé, ne pas mentir, s'entretue et j'en passe, sont des règles propres à toutes sociétés, peu importe leurs religions.

    Par contre, certaines règles éthiques sont propres à la religion catholique mais qui font rarement consensus dans la société, comme l'abstinence pour les prêtres et les gens non mariés, la condamnation de l'homosexualité, la hiérarchie des sexes, tabous sexuels, interdiction de l'avortement et j'en passe.

    Alors, si j'ai à critiquer le nouveau cours, ce serait de mettre éthique et religions dans le même cours, car ces dernières n'ont pas d'éthique qui fasse consensus. »

  • Paul Germain
    Inscrit
    mardi 16 septembre 2008 21h38
    Pour une spiritualité libérée de toute religion organisée
    « Je suis totalement pour une éthique telle que celle proposée par Benoît Tremblay - soit de connaître clairement et de s'harmoniser avec les lois naturelles de la vie. Pour ceux qui voient en Dieu le créateur de toute vie, ces lois sont aussi les lois divines. Mais, pour les connaître, les apprécier, et avoir le goût d'en tenir compte de manière responsable, il n'est pas nécessaire de les attribuer à un Dieu formel. Que les religions tendent à faire connaître et observer ces lois naturelles, est aussi une partie de la vérité. Mais je vois que les religions font aussi un tort immense par leurs effets pervers. Simplement les nommer prendrait trop de place ici. Toute personne tant soit peu lucide peut en faire une liste noire. Né et éduqué moi-même dans le milieu très catholique de Québec 20 ans avant la révolution tranquille (plus tranquille que révolutionnaire), je vois ces effets pervers tout au long de ma vie personnelle, et dans celle de tous les gens d'ici que je connais, et de toute la société qui m'entoure. Même lorsqu'on prétend s'en être libéré. Depuis nombre d'années, je ne pratique aucune religion. Ma spiritualité passe par l'amour des lois de la nature, de leur beauté, de leur harmonie, et de leurs exigences éthiques. Tenir compte de ces exigences dans ses actes rend possible une vie intérieure saine, l'équilibre de la personne, l'harmonie avec les autres et avec l'environnement. Par contre, l'adhésion à une religion et à ses fables et préceptes souvent abusifs et déconnectés des lois naturelles, aveugle l'esprit et le coeur plus souvent qu'elle n'éclaire. Elle encourage la soumission à l'autorité, laquelle presque toujours en vient à abuser de ce couple morbide : autorité-soumission. Les contradictions et conflits engendrés par cette négation de la liberté et l'infantilisation des « fidèles croyants » sont des terreaux fertiles de l'hypocrisie, du mensonge, de la fausse bonne conscience, de la dissociation entre les valeurs déclarées (en famille, à l'église, au travail, en politique), et les comportements réels des individus et des groupes. Il me semble que malgré tout, comme fait social et culturel, la religion (quelle que soit sa dénomination) est un chemin qui peut être salutaire pour beaucoup de personnes. Mais je souhaite à toutes ces personnes de se libérer un jour de la tutelle de toute religion et de découvrir dans leur propre coeur les fondements des lois naturelles, ou si on préfère, des lois divines, et pourquoi pas, la parole même de Dieu dépouillée de toutes les fables devenues inutiles et encombrantes.

    Si le nouveau programme Éthique et culture religieuse favorise l'apprentissage et la découverte par les jeunes de cette richesse qu'ils portent en eux-mêmes et qui leur est si souvent déniée, je dirai : Alleluia !!! »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mardi 16 septembre 2008 23h12
    Dissocier morale et éthique et religion
    « Quant on observe les pratiques superstitieuses, magiques ou difficilement justifiables par la raison humaine véhiculées par plusieurs sinon toutes les religions (par exemple interdiction de manger du porc, obligation de porter un turban, un voile ou un kirpa, etc), il est regrettable de présenter la morale et l'éthique comme nécessairement associées à la religion, alors qu'il s'agit de valeurs simplement humaines.

    À force d'associer l'éthique et la morale à la religion, le danger est qu'en rejetant la pratique religieuse à cause de ses incohérences, des gens en viennent aussi à rejeter la morale et l'éthique.

    Point n'est besoin de se référer à un Dieu que l'on doit prier et craindre pour agir de façon morale et éthique. Il faudrait dissocier l'éthique et la morale de la religion. »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mardi 16 septembre 2008 23h15
    Trop et trop tôt
    « Savez-vous combien d'heures d'enseignement seront dispensées (gaspillées?) aux élèves du primaire et du secondaire pour le cours d'éthique et culture religieuse?

    On ne devrait pas parler de religion(s) aux enfants âgés de moins de 14 ans. On n'a pas le droit de laver le cerveau des enfants qui n'ont pas encore développé suffisamment leur pensée propre ni leur sens critique.

    L'école doit se concentrer sur autre choses que des croyances (farfelues dans la plupart des cas) . Par exemple, enseigner: la langue, les mathématiques, les sciences, l'histoire, l'éthique (pas la religion), le savoir-vivre, les habiletés artistiques, manuelles, sportives.

    L'étude de la sociologie des religions (il existe plus de 40000 religions!) et des différents courants philosophiques pourra venir plus tard au niveau collégial ou universitaire, pour ceux qui en ressentent le besoin comme adultes.

    P.S. Au Québec, l'article 248 de la Loi sur la protection du consommateur stipule que sous réserve de ce qui est prévu par règlement, nul ne peut faire de la publicité à but commercial destinée à des personnes de moins de 13 ans. Faudrait-il avoir moins de respect pour le cerveau des enfants que pour le porte-feuille de leurs parents? »

  • Helmer Never
    Inscrit
    mardi 16 septembre 2008 23h23
    "Cours de Religion" ou "cours de religions" ?
    « La Religion ne se définit pas au pluriel. La Laïcité, c'est justement de pouvoir parler des religions au pluriel, pour en faire de l'éthique, de la culture, de la philosophie, voire de la religion. »

  • Tony Patoine
    Abonné
    mercredi 17 septembre 2008 10h34
    Réponse à Guylaine Nolin
    « Il y a de ces phrases qui ne vous honnore pas.

    Par exemple, dire que ''Duplessis était plus pluraliste que pourrait l'être Leroux !'' Dupplessis pluraliste. Pas mal oui: ''Le ciel est bleu, l'enfer est rouge''. ''Misère'', comme disait Charlie Brown.

    Leroux est un de nos intellectuels les plus attentionnés, soucieux de tout, géréreux et OUVERTS que nous avons au Québec. Le connaissez-vous personnellement pour dire de telle chose sur lui? Le jour ou Georges Leroux claquera la porte à une personne, peu importe qui elle est, je vous donnerai raison. Mais ce jour n'arrivera pas.

    Vous dites ensuite que ''les ECR vise à détruire les différences et en ce sens il s'attaque directement à la liberté de conscience et d'expression.''

    Il y a donc un immense complot derrière tout ça. Vous avez compris tout la patente. N'auriez vous pas dû prévenir le Québec avant que cette plaie nous tombe dessus ''comme la misère sur le pôvre monde''?

    Enfin, vous dites aussi ceci: La raison principale pour laquelle il y a de fortes réactions au programme ECR est qu'il est imposé : aucun échappatoire, aucune exemption, aucune option, aucun choix.

    ''Bonjour Pierrot, mon beau petit chou, qu'est-ce que tu veux manger aujourd'hui? Une crème de brocoli ou des hot-dogs?''

    ''Ahh, ehh, des hot-dogs en avant de la TV maman.''

    Des fois dans la vie c'est aux personnes éclairées, qualifiées et responsables de prendre des décisions pour les autres.

    Sinon, comme ça, après deux cafés, qu'est-ce vous proposez de mieux afin que tous conserve ses différences tout en sachant accepter celles de l'Autre? »

  • poisson marie-michelle
    Inscrite
    mercredi 17 septembre 2008 20h47
    détournement de sens
    « Mme Milot est tellement déconcertée ( ou déçue ?!) par les résultats qu'elle suggère de changer le terme "religion", trop connoté négativement selon elle, pour un terme plus consensuel tel "spiritualité" afin d'obtenir des résultats plus conforme à ses souhaits. Voilà une attitude bien étrange pour une scientifique. Or les gens ont été sondés au sujet de la religion et on doit présumer ( sauf si on est quelque peu condescendant...) qu'ils savent de quoi ils parlent quand ils disent que la RELIGION n'a aucune influence dans leur vie, que la RELIGION a un effet néfaste en politique, que les jeunes ne devraient pas être exposés du tout à la RELIGION à l'école. Le terme "spiritualité" n'est évidemment pas interchangeable avec le terme "religion" dans aucun de ces énoncés ce qui rend d'autant plus flangrante la tentative bien naïve et somme toute malhonnête de Mme Milot de détourner le sens des résultats de ce sondage. »

  • poisson marie-michelle
    Inscrite
    mercredi 17 septembre 2008 21h14
    Réponse à M. Vincent - répéter le faux ne crée pas le vrai
    « Il faut toujours se méfier des appels à l'autorité. Charles Taylor prétend que "les principales sources morales des différentes composantes de la société proviennent de la religion". Il le pense, mieux il le croit dur comme fer mais cette proposition est FAUSSE. Pire, cet "éminent philosophe d'envergure internationale" commet un terrible anochronisme puisque ( tout bon philosophe devrait le savoir) la philosophie, qui remonte à l'antiquité, est bien antérieure à la religion catholique. Dites-moi, est-ce que l'Éthique à Nicomaque d'Aristote provient de la religion? »

  • Richard Rousseau
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    jeudi 18 septembre 2008 23h39
    Réflexion sur toute croyance divine
    « Réflexions sur toute croyance divine

    On ne voit bien qu'avec le coeur.
    L'essentiel est invisible pour les yeux.
    C'est le temps que tu as perdu pour ta
    rose qui fait ta rose si importante.
    Le Petit Prince de Saint Exupéry

    Ayant reçu une formation de physicien, cela m'a permis d'étudier l'infiniment grand, l'univers, et l'infiniment petit, l'atome. J'y ai vu une grande beauté, une évolution extraordinaire depuis le Big Bang [1,2,3] jusqu'à l'homme d'aujourd'hui, mais rien de divin. Tout n'est qu'évolution, tout s'explique, sauf que ça prend du temps, beaucoup de temps. En fait, 13,7 milliards d'années. C'est long, très long. Avez-vous une idée de la durée de 13,7 milliards d'années? Si Dieu existe, on peut dire qu'il a pris son temps, qu'il n'est pas tellement efficace! On est bien loin d'Adam et Ève. Alors pourquoi l'être humain, depuis toujours, à toutes les époques, et à tous les endroits sur notre planète, a-t-il toujours cru au divin, ce magnifique conte de fées? Pourquoi l'être humain a-t-il toujours cru à un Dieu tout-puissant créateur de tout? Pourquoi a-t-il ce besoin? Toute théorie pour expliquer l'origine du divin doit tenir compte de cette réalité. Voici mon explication. Disons au préalable que mes convictions reposent avant tout sur une argumentation logique, basée sur des évidences, qui deviennent en fin de compte des preuves.

    À sa naissance, le bébé a trois besoins essentiels à combler : amour, chaleur, nourriture. Si l'un de ces besoins n'est pas satisfait, il risque d'être perturbé le reste de sa vie. Pourtant, ses parents n'ont aucune difficulté à satisfaire ses besoins si importants aux yeux de l'enfant. Il n'a qu'à pleurer et son besoin est comblé. Déjà avant sa naissance, le foetus est comblé par sa mère, à condition qu'elle soit une adulte épanouie, mature, équilibrée, heureuse et satisfaite de sa grossesse. Il a déjà été logé, nourri, chauffé, bercé, cajolé sans qu'il ait à faire d'efforts. Mais à sa naissance, le bébé veut continuer cet état de bonheur parfait. Qui comble ce besoin? Ses parents, des GÉANTS aux yeux de l'enfant. Cette image de géants capables de satisfaire TOUS ses besoins essentiels s'imprègne dès son jeune âge dans son subconscient pour le reste de sa vie. Sigmund Freud a démontré l'importance des souvenirs inconscients, l'impact qu'ils peuvent avoir sur le comportement adulte. Lorsque l'enfant devient adulte, il a toujours les mêmes besoins essentiels, en plus de quelques autres, mais cette fois-ci, il n'a plus à sa portée de géants capables de les combler facilement. Il ne faut pas oublier que cette image de géants capables de combler tous ses besoins est fortement imprégnée dans son subconscient. Alors que fait l'adulte dans cette situation pour combler son besoin? Il se crée de toutes pièces des géants fictifs capables de combler ses moindres besoins. Les statues de l'île de Pâques en sont un bel exemple. Et l'adulte y croit fortement... Voilà l'origine de toute croyance à un concept divin. Elle est universelle dans le temps et l'espace parce qu'elle provient de l'enfance de chaque être humain. Toute croyance divine est donc de la FICTION, créée de toutes pièces par l'imaginaire humain, et tout ce qui en découle n'est que pure SPÉCULATION : toute croyance divine, toute religion, Bible, Coran, Torah, etc.

    Il y a ensuite l'éducation reçue. Toute croyance à un Dieu quelconque, peu importe son nom, commence toujours par l'enseignement de concepts religieux très abstraits à de jeunes enfants qui sont incapables de comprendre tout ce qu'on leur explique. Pour que la foi se développe, il suffit de répéter, répéter et encore répéter, sans cesse, jusqu'à ce que leur jeune cerveau devienne tellement imprégné de concepts religieux abstraits et incompréhensibles, qu'ils n'ont plus le choix : ils croient! Un monumental lavage de cerveau prodigué à de jeunes enfants sans défense. Voilà l'origine de la foi.

    À titre d'exemple, dans les années 50, au Québec, dès l'âge de 6 ans, on a commencé à m'enseigner le catéchisme. Ça consistait à apprendre par coeur 992 questions et réponses échelonnées sur une période de 6 ans. Même après 60 ans, je me souviens encore de la première question : « Qu'est-ce que le catéchisme? » Et la réponse est : « Le catéchisme est le livre dans lequel nous apprenons tout ce qui nous est nécessaire pour aller au Ciel. » Quel beau lavage de cerveau pour un jeune enfant incapable de comprendre l'ensemble des mots qu'il apprend par coeur! Puis à l'âge de 12 ans, on te forçait à faire une communion solennelle en chantant « Je m'engage aujourd'hui librement à... ». Voilà comment les catholiques acquièrent leur foi : par un lavage de cerveau..., par la répétition excessive de concepts trop abstraits pour le cerveau de jeunes enfants.

    Le lavage de cerveau par des termes abstraits prodigué à de jeunes enfants est vrai également pour l'ensemble des autres religions. L'approche reste toujours la même. Qu'on pense par exemple à l'enseignement de croyances telles que l'existence d'un Être suprême, pur esprit, créateur et responsable de tout sur Terre, invisible et partout en même temps, les anges, le bien, le mal, le péché, la prière, l'âme et la vie après la mort. Déjà tous ces concepts abstraits ne sont pas faciles à comprendre pour l'adulte, imaginez pour l'enfant... Encore là, la répétition à outrance de croyances non vérifiables, basées sur des affirmations gratuites, à de jeunes enfants reste la méthode d'enseignement privilégiée des religieux.

    En Occident, il existe un livre sur lequel reposent plusieurs religions : la Bible. Ce livre est censé nous enseigner la morale divine. Il est censé contenir une histoire inspirée par Dieu, guidée par Dieu, par laquelle Dieu enseigne sa pédagogie à l'humanité. Cependant, comme dans les autres mythologies, il y a dans la Bible des hommes qui tuent, qui pratiquent des sacrifices humains, qui font la guerre, qui volent, qui violent, qui commettent l'inceste, qui réduisent en esclavage, qui sont misogynes, qui infériorisent la femme, qui massacrent, qui « génocident », qui pratiquent l'intolérance, le fanatisme, la persécution et la polygamie. Le train-train habituel de l'humanité, quoi! La Bible est un livre proprement immoral et on peut même dire blasphématoire puisqu'elle nous révèle un Dieu qui se conduit comme un tyran sanguinaire. La morale religieuse, tel qu'elle est dictée dans la Bible, est abominable. Il suffit de savoir par exemple que la loi de Moïse impose la peine de mort aux homosexuels, aux adultères, aux incestueux, aux jeunes filles qui perdent leur virginité, aux blasphémateurs, à ceux qui ne respectent pas le sabbat. Jésus lui-même a été condamné à mort en vertu de la loi de Moïse. Cette loi n'est pas une loi du talion, mais tout simplement une vendetta. Si vous n'êtes pas convaincus, je vous recommande la lecture de la référence [4].

    Depuis très longtemps, je trouve que la Bible est immorale, bien loin d'être d'inspiration divine. Ce livre a plutôt été rédigé par un peuple ignorant, barbare et fanatiquement religieux, à une époque où l'ignorance et les superstitions régnaient en maître. La Bible ne mérite pas toute l'attention qu'on lui accorde. Je trouve même très dommage qu'on lui accorde autant d'importance. Toute personne bien pensante, objective, équilibrée, intelligente et bien informée devrait rejeter ce livre. C'est ce que j'ai fait depuis fort longtemps.

    Ce livre n'a aucune crédibilité en proposant par exemple la création de l'univers en six jours. On est bien loin du Big Bang; la Bible prétend que la terre est le centre de l'univers. À une certaine époque, on brûlait sur un bûcher ceux qui prétendaient le contraire; la Bible prétend que l'humanité a été créée à partir d'Adam et Ève, le créationnisme dans toute sa beauté plutôt que l'évolution.

    Ce livre n'a aucune crédibilité parce qu'il ne respecte pas la femme. Par exemple, il culpabilise la femme, en affirmant que Ève est la responsable de tous les malheurs de l'humanité; que la mère de Jésus-Christ a été fécondée par le St-Esprit, alors qu'elle a été tout simplement violée; en refusant de faire de la femme une déesse en l'excluant de la célèbre Trinité : le Père, le Fils et le St-Esprit. Imaginez, dans cette trilogie familiale, on remplace la Mère par le St-Esprit, une colombe! C'est fort, très fort, dans le manque de respect envers des personnes, les femmes, créées par Dieu lui-même!

    Quand est-il des pseudo ou prétendus miracles? Lorsqu'on parle de miracles, on sous-estime le cerveau humain. Il est capable d'autosuggestion, de motivation, de ténacité, de détermination, de créer de l'adrénaline, et plusieurs autres drogues pour assurer le bon fonctionnement du corps humain. Il n'y a rien de miraculeux dans tout ça. La perception de miracle provient d'une seule chose : l'ignorance! La preuve, c'est qu'aucun soi-disant miracle n'a jamais fait repousser une jambe ou un bras coupé. Si vous croyez avoir vécu une de ces expériences miraculeuses, et que vous croyez qu'elle est réelle, ne comptez pas sur moi pour vous croire sur parole, surtout lorsqu'on connaît la puissance du cerveau. Tout s'explique de façon naturelle, il suffit de chercher un peu.

    Pour ce qui est des apparitions, pourquoi le divin n'apparaît-il qu'à des peuples fanatiquement croyants? Pourquoi n'apparaît-il pas aux Chinois, aux noirs ou aux Amérindiens des Amériques? Pourquoi apparaît-il seulement à quelques personnes à la fois, à des enfants, à des illettrés, dans des endroits isolés, et non pas à des foules? Son message serait plus convaincant! Pourquoi n'apparaît-il pas à Hitler et à tous les dictateurs pour les empêcher de commettre des crimes? L'explication est simple. Les gens qui « voient » des manifestations divines sont victimes d'hallucinations, troubles psychiques bien connus des psychologues, dans lesquels ils ont la conviction de percevoir des objets ou des faits qui n'existent pas réellement. Leurs propos sont complètement hallucinogènes et proviennent d'un imaginaire délirant.

    D'autres faits qui m'amènent à nier l'existence d'un Dieu tout-puissant, créateur de l'univers, sont les suivants. Par exemple, si Dieu existait, l'être humain n'aurait pas connu autant de souffrance depuis son apparition sur notre petite planète. Dieu n'aurait pas créé Adam et Ève, et sa descendance, pour prendre plaisir à les torturer par la suite. Comment accepter la souffrance des innocents, comme celle des nourrissons, des enfants? Peut-on imaginer un dieu tout-puissant qui puisse tolérer le mal une seule seconde, mal qu'il ne veut absolument pas, mais qu'il permet constamment? Il n'aurait pas envoyé son fils pour racheter les péchés du monde, en le faisant mourir d'une façon aussi barbare et cruelle sur une croix, une croyance que je trouve en passant absolument extravagante. Seul un peuple ignorant, barbare et fanatiquement religieux peut inventer de telles histoires aussi absurdes. Comment Dieu peut-il permettre la croissance démographique, l'augmentation des besoins économiques, d'énergie, de nourriture, l'augmentation de maladies mortelles, de dommages écologiques, etc., au point de menacer la survie de l'espèce humaine? La seule conclusion qui s'impose, encore une fois, est que tout concept divin, infiniment bon, mais qui prend un malin plaisir à faire souffrir l'humanité, ne peut être que le fruit de l'imagination humaine, une pure FICTION, tout comme le Père Noël.

    Si un vrai Dieu existe, il ne peut être responsable tout au plus que de l'origine de l'univers, soit le Big Bang, et des forces fondamentales qui gouvernent l'univers. Tout le reste n'est qu'évolution, échelonné sur une période de 13,7 milliards d'années. Mais vous allez me rétorquer : « Qui a créé dans ce cas toute l'énergie initiale du Big Bang? » Ce qu'il y avait avant le Big Bang, présentement nous l'ignorons. Nos capacités intellectuelles actuelles ne nous permettent pas d'imaginer ce qu'il y avait avant. Même le temps n'existait pas, comme l'explique Einstein lui-même dans sa théorie de l'espace-temps. Essayer d'imaginer l'avant Big Bang, c'est comme essayer d'enseigner le fonctionnement du moteur automobile à un chien. Le mélange essence, air et feu est un concept trop abstrait pour son cerveau. Ça dépasse sa capacité à comprendre. L'avant Big Bang est la même chose pour l'humain. Ça dépasse sa capacité intellectuelle. De là à imaginer un être suprême capable d'exister avant cela, créateur de tout, est vraiment trop facile. À moins que Dieu fût tanné d'être nulle part... Je préfère croire que le cerveau humain a ses limites et que nous ignorons ce qui s'est passé avant le Big Bang. De plus, si tout ce qui existe doit avoir été créé par un dieu tout-puissant, alors qui a créé Dieu lui-même? That's the question!

    De plus, ce Dieu cosmique, créateur de l'univers et des lois fondamentales qui le gouverne, n'est pas très interventionniste, ne se préoccupe pas du quotidien des êtres humains, sinon il n'y aurait pas tant de méchanceté et de cataclysmes sur notre planète. Je ne pense pas qu'Il réponde aux prières, pardonne ou punit les péchés, intervient dans le monde en opérant des miracles, se préoccupe des bonnes et des mauvaises actions, et sait quand nous les effectuons (et même quand nous pensons les effectuer). Si ce vrai Dieu existe, il est très discret. Il ne s'est pas encore révélé. Il s'est contenté de créer l'univers et a pris sa retraite... [6]. Il ne s'est jamais plus manifesté. J'ai bien peur qu'Il soit encore une fois que le fruit de notre imagination, une illusion.

    Revenons maintenant à l'autre Dieu « fictif », celui de la Bible, et à son supposé Fils, Jésus-Christ, venu sur Terre pour sauver l'humanité. Comme si un Dieu tout-puissant avait besoin d'un Fils pour faire ses messages... Enfin, tant qu'à nager dans la fabulation, pourquoi ne pas en rajouter? Toujours est-il, qu'il me semble que ce Fils aurait pu se forcer un peu plus pour aider l'humanité. Il a manqué de courage et de détermination. Il aurait pu mettre la priorité sur la SURVIE de l'espèce humaine dans des conditions favorables et non sur la croyance, encore une fois farfelue, en ce qu'il faut faire pour aller au royaume des cieux après la mort. Il aurait dû nous enseigner le respect de la femme, du couple, de l'amour, de la famille, des enfants, de la tendresse, la non-violence, de tout ce qu'il faut faire pour que nos enfants puissent être heureux et équilibrés à l'âge adulte. Il aurait dû nous enseigner comment vivre en société, la démocratie, les droits humains, le respect de la personne, l'égalité homme-femme. Il aurait dû nous enseigner comment l'être humain peut se reproduire : la rencontre du spermatozoïde et de l'ovule lors de la période de fécondation chez la femme. Il aurait dû nous enseigner la théorie de l'évolution. Il aurait dû nous enseigner que la terre est ronde, tourne autour du soleil et qu'elle est toute petite dans l'univers. Il aurait dû nous enseigner qu'il existe d'autres peuples sur cette petite Terre, encore inconnus à son époque, et qu'il faut les aider. Il aurait dû nous enseigner à lutter contre la maladie, à bien nous nourrir, comment être heureux. Voilà ce qu'il n'a pas fait. Pourquoi? Parce qu'il fut une victime de son époque, un homme comme tous les autres qui a eu le malheur de croire à l'Ancien Testament, lequel est une partie de la Bible, ce livre écrit par un peuple ignorant, barbare et fanatiquement religieux. Ce personnage n'a aucune crédibilité. Au lieu de se comporter en véritable Sauveur de l'humanité, d'être innovateur en favorisant l'implantation d'une morale internationale avec des chartes et des droits, il a préféré se disputer continuellement avec les pharisiens à propos du sabbat. Quelle futilité! En plus, sa prétendue mort sur la croix et sa résurrection ne sont que des légendes sans fondement. L'évangile de Juda [5] démentit ces faits.

    Il faut faire attention pour ne pas confondre MESSAGER et MESSAGE. Je ne sais pas ce qui est le plus important aux yeux du lecteur. Si c'est le messager, il ne m'impressionne pas. Jésus fut une victime de son époque, un messie parmi tant d'autres, en ne faisant que répéter les messages de l'Ancien Testament, par exemple : « un sauveur, un Messie, viendra racheter les péchés du monde » ou encore promettre « le royaume des cieux après la mort », croyances provenant d'un peuple ignorant, belliqueux et fanatiquement religieux. Jésus n'a aucune crédibilité en s'abstenant de prêcher tout ce qui aurait pu être utile à l'humanité comme mentionné dans le paragraphe précédent. Si c'est le message qui est le plus important pour le lecteur, c.-à-d. la croyance à un Dieu tout-puissant ayant tout créé, encore là c'est facile de démontrer que c'est uniquement le fruit de notre imagination, tout comme le Père Noël ou Superman, donc sans intérêt.

    De plus, les croyances de toute religion sont basées sur l'IGNORANCE, sur des connaissances d'il y a plusieurs milliers d'années, plutôt que sur des connaissances de notre monde actuel. Ces croyances plus que millénaires ne sont que des mythes, des superstitions, de petites « histoires » fictives, invraisemblables, de la fabulation qui est l'une des grandes capacités du cerveau humain. Par conséquent, toute croyance religieuse (telle qu'enseignée par la Bible, la Torah, le Coran, etc.) n'est que pure SPÉCULATION.

    Les croyances de toute religion, peu importe laquelle, ont toujours été néfastes à l'être humain. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder l'histoire de l'humanité. Au cours des siècles passés, il suffit de rappeler les nombreuses guerres « saintes », les massacres, l'Inquisition et ses bûchers de sorcières, les meurtres religieux, les croisades, l'esclavage, l'intolérance, etc., qui ont fait environ 100 millions de morts pendant un millénaire (de l'an 700 environ à 1700) [4]. À titre d'exemple, il suffit de rappeler quelques guerres récentes, où l'Église n'a rien fait pour calmer les esprits : la guerre entre les protestants et les catholiques d'Irlande, le génocide du Rwanda et celui de Bosnie-Herzégovine dans l'ex-Yougoslavie. L'Église a également soutenu des régimes fascistes comme ceux de Pinochet, de Franco, de Mussolini et d'Hitler qui ont été responsables de millions de morts. Et je ne parle pas du Darfour au Soudan, où l'Église encore une fois n'apporte aucune aide humanitaire. C'est une vraie honte.

    Sur le plan personnel, en cas de problèmes, la croyance à une aide divine « magique » risque d'en décevoir plus d'un. C'est une distraction qui empêche d'avoir recours à de vraies solutions. Par exemple, un bon médecin est beaucoup plus efficace pour guérir un cancer, lorsque c'est possible, que la prière. En cas de problèmes psychologiques, la force intérieure de chacun est beaucoup plus utile que l'imploration divine qui n'est rien d'autre qu'une chimère, de la fiction, une illusion. C'est comme si un athlète olympique, pour gagner une médaille d'or, se mettait à prier au lieu de s'entraîner...

    Finalement, il faut rappeler que toute conviction religieuse sincère et honnête mène la plupart du temps, pour ne pas dire toujours, à l'intolérance, au dogmatisme (dans le langage populaire, on dit que les gens sont bornés), au fanatisme, et à la violence. Plutôt que de croire à toutes ces croyances mythologiques dépassées, je préfère supporter et défendre les vraies valeurs humaines, telles que l'amour entre un homme et une femme, le couple, la famille, les enfants, et la non-violence qui apportent de grandes satisfactions à la vie, et en fin de compte, le bonheur. Il faut donc faire le ménage, se débarrasser des vieilles mythologies archaïques et désuètes, des superstitions, conçues il y a 3 ou 4 000 ans dans l'ignorance la plus complète de l'époque, provenant d'un peuple ignorant, barbare et fanatiquement religieux.

    Mais si on se débarrasse de toute croyance divine, vous allez me demander : « Et la mort dans tout cela? ». Il est facile de s'imaginer la vie après la vie. On n'a qu'à fermer les yeux, et voilà on peut s'imaginer ce que l'on veut. Le ciel, l'enfer, une véritable justice, l'équité entre les riches et les pauvres, côtoyer 72 jeunes vierges, être réincarné sous la forme que l'on veut, etc. Personne ne veut mourir. Si on avait le choix, toute personne aimerait vivre éternellement. L'une des grandes capacités du cerveau humain est qu'il est capable de fiction, d'imaginer n'importe quoi : Le Père Noël ou Superman. Alors, il suffit d'un petit effort d'imagination, et oups!, nous voilà éternels à tout jamais, surtout si l'on est croyant... Malheureusement, la merveilleuse organisation de tous nos atomes est très fragile et aussitôt après la mort, notre corps commence à se détruire, le bel engrenage de notre cerveau ne fonctionne plus, l'imaginaire si fertile disparaît et les belles histoires de vie après la mort aussi. Si on se fait incinérer, il ne reste plus qu'une poignée de cendre, d'atomes de carbone principalement. Si lancés au vent du sommet d'une montagne, ces atomes peuvent servir à engraisser le terrain où elles retomberont, et peut-être, je dis bien peut-être, peuvent se retrouver dans un brin d'herbe, une fleur, un arbre, un fruit, un légume ou tout autre produit biologique. Ils serviront tout au moins à prolonger la vie sur la planète Terre.

    De plus, Hubert Reeve [2] disait que nous sommes tous Poussière d'Étoiles. Ce qui veut dire qu'il y a très longtemps, dans une lointaine galaxie, une étoile s'éteignit faute de carburant, l'hydrogène, et explosa. Ses débris se répandirent dans l'espace et quelques-uns servirent à créer une nouvelle planète, la Terre. Quelques atomes de cette planète Terre servirent à créer la vie et... l'humanité!

    Malheureusement, cette vie, chef-d'oeuvre de beauté et d'architecture, est aussi très complexe et par conséquent très fragile et très éphémère; elle peut durer à peine une centaine d'années. À l'échelle de l'univers, ce n'est rien! La vie n'est qu'une très courte étape dans l'évolution de la planète Terre. La mort de toute vie est aussi une étape dans le processus d'évolution. Puis commence alors le long processus de recyclage des atomes sous une autre forme. Par exemple, les atomes de carbone des arbres de jadis, matière bien vivante, après des millions d'années de fossilisation, deviennent du... pétrole! Et finalement, dans quelques milliards d'années, la Terre, en même temps que le soleil, se détruira elle-même et toute cette vie redeviendra à nouveau Poussière d'Étoiles. C'est notre destin à tous. Nous ne pouvons pas y échapper. Soyez-en convaincu!

    Projetés dans l'espace, les chances que tous nos atomes se rencontrent à nouveau sur une autre planète pour former l'être humain que nous sommes sont nulles. Par contre, il est possible que quelques-uns de ces atomes, après avoir voyagé des milliards de milliards de km, se retrouvent sur une autre planète, dans une autre galaxie, et reprennent vie à nouveau sous la forme d'une substance biologique quelconque ou d'un extra-terrestre... Ainsi, on peut dire que la vie est éternelle puisque nos atomes peuvent reprendre vie sous une forme quelconque, sur une autre planète, à nouveau pour un très court laps de temps. Voilà ce qui nous attend après la mort, croyance basée sur nos connaissances actuelles, et pour moi c'est une évidence, donc une vérité. Par contre, il est beaucoup plus difficile, sinon impossible, de démontrer, hors de tout doute, la vie après la mort. Pour moi, ce n'est que de la fabulation, de la spéculation basée sur l'ignorance.

    Aujourd'hui, au Québec, et probablement dans plusieurs pays du monde, les croyants, non pratiquants, sont légions. On ne croit plus aux petites histoires désuètes des religieux. C'est l'indifférence totale. Par contre, les lavages de cerveau de notre enfance laissent des traces indélébiles. On se croit libéré, mais nous restons fortement imprégnés par les valeurs chrétiennes. On continue à fréquenter l'Église, une organisation criminelle, pour les mariages, les baptêmes et les enterrements. C'est comme s'ils désavouaient le terrorisme, mais continuent à fréquenter Oussama Ben Laden... On se rappelle l'existence d'un supposé Dieu uniquement sur notre lit de mort, par peur, parce qu'on refuse de mourir, parce qu'on s'accroche désespérément à ce monde qui nous a vus naître. En ce moment, on s'accroche à un Dieu quelconque, non par convictions religieuses, mais à cause de ce vieux réflexe de notre première enfance, qui consistait à pleurer pour attirer l'attention de géants, les parents, capables de satisfaire tous nos besoins. Est-ce mal, est-ce dommageable pour le mourant? Non, mais inutile. Ça ne donne rien de remplacer la vérité par le mensonge.

    Certains diront : « Ça donne au moins l'espoir! ». Peut-être, mais c'est payer très cher pour si peu. En effet, pour pouvoir mourir avec l'espoir de la continuité de la vie après la mort, pour pouvoir oublier les quelques instants tragiques qui précèdent la mort, il a fallu subir, endurer pendant toute une vie l'oppression religieuse. D'abord, il a fallu subir un lavage de cerveau pendant l'enfance, endurer une éducation religieuse intensive, assister à des milliers de cérémonies religieuses plus ennuyantes les unes que les autres, construire au cours des siècles toutes ces immenses églises, découvrir avec stupéfaction toutes les horreurs, massacres et crimes commis par les religieux au cours des siècles passés, pour finalement mourir avec l'espoir de voir enfin un Dieu tout-puissant qui a pris plaisir à faire souffrir l'humanité. À bien y penser, je ne comprends pas ceux qui ont hâte de rencontrer ce Dieu diabolique. Donc, pour pouvoir s'offrir le luxe de quelques heures d'espoir avant la mort, il a fallu vivre toute cette oppression, supporter une institution qui a encouragé la violence, qui a commis tous ces crimes, qui a ramassé des richesses énormes en exploitant les pauvres, qui fait le commerce des reliques et des indulgences pour mieux contrôler l'être humain, qui encourage la discrimination des femmes, etc., etc. C'est donc payer très cher, très, très cher. À ce prix, l'espoir, je préfère m'en passer. Je préfère remplacer ça par la beauté de la continuité de la vie, sous une autre forme, quelque part dans l'univers.

    Quant à y être, pour obtenir une guérison miraculeuse, pourquoi ne pas négocier, marchander avec Dieu, habitués que nous sommes à vivre dans une société de consommation, pourquoi ne pas promettre un pèlerinage à l'île de Pâques pour aller honorer ses immenses statues de pierre? Elles ont peut-être des pouvoirs miraculeux? À une certaine époque, des milliers d'êtres humains y ont cru. En passant, le peuple qui a sculpté toutes ces statues a disparu, ils sont tous morts [7], personne n'a survécu...

    De tout temps, l'homme possède deux instincts fondamentaux. Il est chasseur, pour se nourrir, et guerrier, pour se défendre. Dans les deux cas, c'est un tueur. Par contre, le rôle premier de la femme, son corps comme son esprit, est de mettre des enfants au monde, de créer la vie. L'homme et la femme ont donc des instincts opposés, ne sont pas faits pour vivre ensemble. Mais si l'homme accepte de freiner ses instincts meurtriers, de respecter la femme, elle qui ne recherche qu'une chose : la qualité de vie de sa progéniture, alors la qualité de vie de l'homme se trouvera également améliorée, la violence disparaîtra, ou tout au moins diminuera certainement beaucoup, et hommes et femmes pourront vivre ensemble, en harmonie, et heureux. Il suffirait de si peu : de remplacer les mitraillettes AK-47 par le biberon. Dans ce cas, Dieu deviendrait superflu.

    Si on ne croit pas à toute forme de religion proposant la croyance à un Dieu tout-puissant, créateur de tout, croyance qui à mon avis a toujours été néfaste à l'être humain à cause de son caractère fictif, on remplace ça par quoi? L'être humain a toujours eu le besoin de croire en quelque chose. Voici ce que je propose.

    « Imaginez, un monde sans religion... », chanson de John Lennon. Il faut se débarrasser des reliques d'un lointain passé où l'ignorance et les superstitions régnaient en maître. Pour ce faire, il faut promouvoir l'athéisme, pour que les gens puissent enfin se libérer complètement de l'emprise de toute religion. Il faut essayer de convaincre les gens à devenir athées et qu'ils soient fiers de l'être, car l'athéisme est presque toujours la marque d'une saine indépendance d'esprit, d'un esprit sain capable de réfléchir [6].

    En plus de l'athéisme, je propose un humanisme laïc très riche basé sur les droits humains, la justice, le respect de la femme, le couple, l'amour, la famille et la non-violence. Les gens cherchent aussi des modèles à suivre. Je leurs propose Martin Luther King, Nelson Mandela, Gandhi et le Dalaï-Lama, tous des disciples de la non-violence. J'ai même un symbole à leur proposer. Je propose de remplacer tous les crucifix de la planète, symbole d'une violence barbare représentant un homme crucifié sur une croix, par l'image d'un homme et d'une femme marchant sur un sentier, en tenant par la main, entre eux, un enfant. Ça apporterait un message de non-violence qui ferait tellement de bien à l'humanité.

    En plus, il faut dénoncer toute religion, cette forme de superstition la plus répandue sur la planète, reflet de l'ignorance d'il y a plusieurs millénaires, en s'appuyant sur des démonstrations scientifiques, des connaissances d'aujourd'hui. Il faut que ce soit les scientifiques qui apportent des réponses aux questions de religion. Seulement eux ont les compétences nécessaires pour expliquer l'origine de l'univers, de la Terre et de la vie sur Terre sans le recours à une intervention divine. Il ne faut surtout pas laisser ça entre les mains des théologiens, prêtres, mollahs ou rabbins, qui eux sont biaisés dans leurs convictions par leur prétendue foi. Il faut dénoncer également le fait que les religieux sont d'immondes profiteurs qui exploitent les faiblesses humaines dans un seul but : accumuler POUVOIR et RICHESSE. Cette stratégie d'exploitation fonctionne particulièrement bien chez les peuples les plus démunis et illettrés de la planète.

    Ensuite, pour réellement changer les mentalités, les parents devraient cesser d'imposer leurs croyances religieuses à leurs enfants. Ce sont des idées trop abstraites pour qu'ils puissent comprendre. Pendant la jeune enfance, les parents devraient se contenter d'enseigner à leurs enfants des principes moraux purement humains, sans faire appel à aucune conviction religieuse. Les parents devraient attendre que leurs enfants deviennent de jeunes adultes avant de leur enseigner leurs opinions religieuses, pour que ceux-ci puissent juger par eux-mêmes de la pertinence des convictions de leurs parents. Les parents devraient comprendre les méfaits de la religion en enseignant à leurs enfants que la foi inébranlable est une vertu. Ça mène au fondamentalisme, au fanatisme et au terrorisme.

    Ce faisant, les religions devraient graduellement être remplacées par une morale internationale avec des chartes et droits de la personne, luttant contre la violence, l'injustice, la discrimination des femmes et supportant l'égalité homme-femme. Nous sommes sur la bonne voie. Déjà, la Déclaration universelle des droits de l'Homme de l'ONU existe depuis 1948. Je sais, je sais, elle est respectée à peu d'endroits, elle n'est même pas respectée par les plus grands pays du monde au nom de la lutte contre le terrorisme. Mais 60 ans c'est court comparé aux trois ou quatre millénaires d'intoxication religieuse. Il y a quand même de l'espoir, des progrès. Déjà, il existe le tribunal pénal international de l'ONU pour traduire en justice et condamner les criminels de guerre. Dans le futur, des dictateurs comme Augusto Pinochet, Saddam Hussein, Slobodan Milosevic, etc., auront la vie plus difficile. Il existe aussi des organismes internationaux humanitaires, tels que la Croix-Rouge, Care, Green Peace, etc., toujours prêts à aider l'humanité là où le besoin se fait sentir et le prix Nobel de la paix qui récompense ceux et celles qui prêchent la non-violence. Évidemment, il reste beaucoup à faire. Tant que l'extrême pauvreté, la faim, la violence, les religions fondamentalistes seront présentes sur la planète, il est difficile de penser à une morale internationale. Mais un jour, lorsque chaque être humain aura reçu amour, chaleur et nourriture dès son enfance, alors il y aura beaucoup moins de violence dans le coeur de chaque homme et la paix universelle sera possible. Mais ce ne sera surtout pas à cause des religions...

    Le futur? Que deviendra l'humanité dans un million d'années? Je suis optimiste. L'homo sapiens aura survécu. Pour régler les problèmes de surpopulation, de pollution et d'alimentation, l'homme aura appris à voyager d'une planète à l'autre. Nous découvrirons probablement d'autres êtres intelligents dans l'univers et malheureusement... nous ferons encore la guerre. L'être humain est fondamentalement violent. Ça fait partie de ses gènes. Mais il y aura toujours un Martin Luther King, un Gandhi, un Nelson Mandela ou un Dalaï-Lama pour nous calmer. Toutes les petites histoires de Moïse, Jésus-Christ, Mahomet ou Bouddha auront disparu depuis longtemps.

    L'être humain actuel est le fruit d'une longue évolution de 4,5 milliards d'années, sur une petite planète, la Terre. C'est le fruit du hasard. Il suffit de réunir les conditions favorables, air, eau, chaleur et nourriture, à un endroit donné, et certaines réactions chimiques se produisent automatiquement et pas d'autres. Il est fortement improbable que la vie apparaisse sur une planète. C'est même plus qu'improbable, tellement c'est complexe. Cependant, sur les milliards de planètes de l'univers, cette vie très improbable est apparue malgré tout, par « accident » sur l'une d'entre elles, la nôtre, la Terre. La preuve, c'est que nous sommes là à vaquer à nos activités quotidiennes. Tout le reste, la suite, n'est qu'évolution par sélection naturelle [8].

    Pour ce qui est de l'évolution du cerveau humain, est-ce que l'homme sera plus intelligent dans le futur? Probablement pas, mais surtout plus connaissant à cause des ordinateurs qui, eux, seront devenus capables de penser. Il aura survécu à cause de son intelligence, de sa capacité à s'adapter, contrairement aux dinosaures. Sur d'autres planètes, la vie est apparue également, possiblement sous d'autres formes biologiques, et possiblement ces extraterrestres sont plus intelligents que nous. Encore une fois, c'est le fruit du hasard. Il suffit de réunir les conditions gagnantes... Est-ce qu'il y aura un nouveau Dieu cosmique? Sûrement pas, en supposant que l'humanité aura apprise de ses erreurs du passé.

    En terminant, comme on disait dans un film célèbre et récent, « que la force soit avec vous », force créée par le cerveau humain, qui est au fond de tout individu, un véritable trésor [9]. Il dépend de chacun de l'utiliser ou pas pour atteindre l'équilibre entre le rationnel et l'émotionnel, et finalement le bonheur ultime : aimer et être aimé.

    Références :
    1. Bill Bryson, Une histoire de tout, ou presque..., Payot, 2007.
    2. Hubert Reeves, Patience dans l'azur, l'évolution cosmique, Québec Science Éditeur, 1981.
    3. Simon Singh, Le roman du Big Bang, JC Lattès, 2005.
    4. Normand Rousseau, La Bible immorale, Louise Courteau, éditrice, 2006.
    5. Gérald Messadié, Judas, le bien-aimé, JC Lattès, 2007.
    6. Richard Dawkins, Pour en finir avec Dieu, Robert Laffont, 2008.
    7. Jared Diamond, Effondrement, Gallimard, 2006.
    8. Charles Darwin, On the Origin of Species: By Means of Natural Selection, Dover Thrift Editions, 2006.
    9. Paulo Coelho, l'Alchimiste, Éditions Anne Carrière, 1994.

    Richard Rousseau
    28, rue de Montmagny
    Cantley, QC, J8V 3J1
    Canada
    T : 819-827-1692
    E : xray.rousseau@videotron.ca
    Juillet 2008 »

  • Hélène Bourgeois
    Abonnée
    vendredi 19 septembre 2008 16h03
    @Richard Rousseau
    « Belle tartine... dommage, tant de "savoir" mais si peu de connaissances vraies. Vous avez aussi été bien brainwashé par les imposteurs antichrétiens. Vous avez rejoints les rangs de la maçonnerie dernièrement ?

    Votre ignorance des Écritures et vos (quelques) sources douteusement nouvelâgeuses vous trahissent.

    C'est sûr que c'est vrai puisque l'Évangile de Judas le dit ! Vous êtes prêt à prêter une crédibilité à ces écrits apocryphes (déjà dénoncés en 180 par Irénée de Lyon dans son traité "Contre les hérésies") ainsi qu'à Dawkins plutôt de d'essayer de comprendre les Écritures canoniquement reconnues parce que votre vision blessée de la religion de votre enfance embrouille votre raison. Sous forme de faux raisonnements, vous vous êtes convaincu d'être sorti des ténèbres et d'avoir trouvé la lumière. C'est comme cela qu'on se bâti un petit dieu en soi... une idole redoutable sans pitié pour quiconque la menace de prendre sa place. Le surmoi pharaon est sans pitié. Il faut donc éliminer toute figure qui représente Dieu... spécialement, lui, le Miséricordieux qui vous écrase comme un mégot sous son talon. Vous avez bien appris Nietzsche, je vous félicite. Vous avez sûrement aussi lu le récit de Sartre lorsqu'il parle de son expérience de l'oeil qui le surveille et dont il doit se venger d'un tel voyeur.

    J'ai relevé plusieurs appels antisémites et totalitaires dans votre discours. Votre libération passera par la mise à mort des juifs et des chrétiens ? Beau projet que le vôtre. Ça ressemble étrangement au discours des tenants du Nouvel Âge (Blavatski, Bailey, Olcott et cie) : (je cite de mémoire) « il faudra bien qu'un jour tous les Hommes nous rejoignent dans notre construction d'un gouvernement mondial, d'une économie mondiale, d'une religion mondiale. L'opération charme est déjà commencée. Les Hommes devront nous rejoindre de gré... ou de force. Les derniers résistants seront ceux des religions du Livre (Juifs, Chrétiens et Musulmans) »... quoique le christianisme n'est pas une religion du Livre mais une religion de la Parole : du Verbe de Dieu incarné. Elle s'appuie sur une Personne et non sur un livre, qui ne demeure qu'un objet, un moyen mais qui n'est pas une fin en soi.

    Ah mais heureusement que vous êtes là pour enfin nous sortir de la grande noirceur. Enfin un vrai sauveur, un libérateur !

    Il faudrait reprendre votre argumentaire point par point et je n'ai pas le courage de m'y atteler mais sachez que votre discours, je l'entends quotidiennement et il sent le souffre à plein nez.

    Rien de ce que vous dénoncez de la Bible n'est la réalité de son message. Vous êtes intoxiqué par les idéologies ambiantes nouvelâgeuse... et vous voulez détruire toute croyance. Vous êtes vous mêmes endoctriné par la police de la pensée idéologique avec ses diktats anticléricaux. Sans compter le n'importe quoi historique non fondé quant aux crimes qu'auraient commis l'Église et ses complicités avec les dictatures. Rien de plus « culture Internet » que ces calomnies véhiculées dans les bouquins sauce Da Vinci Code.

    Votre discours sent la franc-maçonnerie. Vous êtes endoctriné tout autant et même pire que ce que vous avez vécu dans votre enfance. Je vous souhaite bonne chance dans votre grande libération.

    En attendant, je vais prier pour que vous cherchiez la vérité car elle se laisse trouver...

    Cordialement,
    Hélène
    www.ephata.actifforum.com »

  • Richard Rousseau
    Inscrit
    vendredi 19 septembre 2008 23h05
    Dieu, quelle belle fumisterie!
    « Devant la réaction de certaines personnes à mon texte intitulé « Réflexions sur toute croyance divine », je me dois d'apporter certaines précisions. Le texte publié remet en question la croyance à toute divinité. Il est basé sur une argumentation logique s'appuyant sur des évidences, sur une démarche scientifique qui élimine toute affirmation gratuite non vérifiable. Il propose plutôt de remplacer toute forme de religion par un humanisme laïc basé sur la famille. Cependant, il ne s'adresse pas à tout le monde. Examinons les personnes susceptibles d'être intéressées. Ceux qui croient aux idées suivantes :
    Du temps de nos lointains ancêtres, un homme est né d'une vierge sans l'intervention d'un père biologique.
    Le même homme sans père a appelé un ami du nom de Lazare pour le faire sortir de sa tombe, lequel était mort depuis suffisamment longtemps pour sentir mauvais, et Lazare est aussitôt revenu à la vie.
    Cet homme sans père est lui-même redevenu vivant après être mort et avoir été enterré depuis trois jours.
    Quarante jours plus tard, l'homme sans père est monté au sommet d'une colline et a disparu dans le ciel avec son corps.
    Si vous formulez dans votre tête des pensées secrètes, l'homme sans père, avec son « Père » (qui est aussi lui-même), entendra vos pensées et il pourrait répondre à tous vos désirs, tout en étant capable d'entendre en même temps les pensées de toute autre personne dans le monde.
    Si vous faites quelque chose de bien ou quelque chose de mal, le même homme sans père qui voit tout, mais que personne ne peut voir, peut vous récompenser ou punir en conséquence, même après votre mort.
    La mère vierge de l'homme sans père n'est jamais morte. Elle est plutôt montée au ciel avec son corps par « assomption ».
    Lorsque le pain et le vin sont bénis par un prêtre (lequel doit absolument être un homme), ils « deviennent » le corps et le sang de l'homme sans père.
    Tous ceux qui croient à cet ensemble de croyances, à ceux-là je leur dis continuer votre chemin, aller en paix, mon message n'est pas pour vous.

    Par contre, ceux qui ont envie de quitter la religion de leurs parents, qui a été apprise de force dans leur enfance alors qu'ils étaient trop jeunes pour comprendre, mais qui tout simplement ne savent pas à quelles nouvelles croyances adhérer; ceux qui ont été élevés dans une religion quelconque, qui ne les rend pas heureux, à laquelle ils ne croient plus; ceux qui se questionnent sur la religion, qui doutent, qui cherchent des réponses, qui trouvent que les anciennes religions ne comblent plus leurs besoins spirituels et qui aimeraient croire en quelque chose de valable; ceux qui sont indifférents à toute pratique religieuse, mais qui croient encore vaguement à un Dieu quelconque, créateur de l'univers, qu'ils vont retrouver après la mort; ceux qui se préoccupent de tout le mal qui est fait dans ce bas monde sans qu'Il intervienne; ceux-là je leur dis, vient et suis moi je vais te faire découvrir un véritable trésor, ta force intérieure, provenant de l'équilibre entre ton rationnel et ton émotionnel, et l'ultime bonheur : aimer et être aimé. Dans ce cas, toute croyance divine devient superflue.

    Richard Rousseau
    xray.rousseau@videotron.ca »

  • Richard Rousseau
    Inscrit
    vendredi 19 septembre 2008 23h07
    Dieu, quelle belle fumisterie!
    « Devant la réaction de certaines personnes à mon texte intitulé « Réflexions sur toute croyance divine », je me dois d'apporter certaines précisions. Le texte publié remet en question la croyance à toute divinité. Il est basé sur une argumentation logique s'appuyant sur des évidences, sur une démarche scientifique qui élimine toute affirmation gratuite non vérifiable. Il propose plutôt de remplacer toute forme de religion par un humanisme laïc basé sur la famille. Cependant, il ne s'adresse pas à tout le monde. Examinons les personnes susceptibles d'être intéressées. Ceux qui croient aux idées suivantes :
    Du temps de nos lointains ancêtres, un homme est né d'une vierge sans l'intervention d'un père biologique.
    Le même homme sans père a appelé un ami du nom de Lazare pour le faire sortir de sa tombe, lequel était mort depuis suffisamment longtemps pour sentir mauvais, et Lazare est aussitôt revenu à la vie.
    Cet homme sans père est lui-même redevenu vivant après être mort et avoir été enterré depuis trois jours.
    Quarante jours plus tard, l'homme sans père est monté au sommet d'une colline et a disparu dans le ciel avec son corps.
    Si vous formulez dans votre tête des pensées secrètes, l'homme sans père, avec son « Père » (qui est aussi lui-même), entendra vos pensées et il pourrait répondre à tous vos désirs, tout en étant capable d'entendre en même temps les pensées de toute autre personne dans le monde.
    Si vous faites quelque chose de bien ou quelque chose de mal, le même homme sans père qui voit tout, mais que personne ne peut voir, peut vous récompenser ou punir en conséquence, même après votre mort.
    La mère vierge de l'homme sans père n'est jamais morte. Elle est plutôt montée au ciel avec son corps par « assomption ».
    Lorsque le pain et le vin sont bénis par un prêtre (lequel doit absolument être un homme), ils « deviennent » le corps et le sang de l'homme sans père.
    Tous ceux qui croient à cet ensemble de croyances, à ceux-là je leur dis continuer votre chemin, aller en paix, mon message n'est pas pour vous.

    Par contre, ceux qui ont envie de quitter la religion de leurs parents, qui a été apprise de force dans leur enfance alors qu'ils étaient trop jeunes pour comprendre, mais qui tout simplement ne savent pas à quelles nouvelles croyances adhérer; ceux qui ont été élevés dans une religion quelconque, qui ne les rend pas heureux, à laquelle ils ne croient plus; ceux qui se questionnent sur la religion, qui doutent, qui cherchent des réponses, qui trouvent que les anciennes religions ne comblent plus leurs besoins spirituels et qui aimeraient croire en quelque chose de valable; ceux qui sont indifférents à toute pratique religieuse, mais qui croient encore vaguement à un Dieu quelconque, créateur de l'univers, qu'ils vont retrouver après la mort; ceux qui se préoccupent de tout le mal qui est fait dans ce bas monde sans qu'Il intervienne; ceux-là je leur dis, vient et suis moi je vais te faire découvrir un véritable trésor, ta force intérieure, provenant de l'équilibre entre ton rationnel et ton émotionnel, et l'ultime bonheur : aimer et être aimé. Dans ce cas, toute croyance divine devient superflue.

    Richard Rousseau
    28, rue de Montmagny
    Cantley, QC, J8V 3J1
    Canada
    T : 819-827-1692
    E : xray.rousseau@videotron.ca »

  • Hélène Bourgeois
    Abonnée
    samedi 20 septembre 2008 08h48
    Suivons Richard Rousseau... il recrute !
    « Allons, venons et suivons Richard Rousseau, le nouveau messie de la voie intérieure. Il nous montrera la vraie voie. Hors de sa voie point de salut ! Venez découvrir le petit dieu en chacun de vous...

    Je le cite : "Il est basé sur une argumentation logique s'appuyant sur des évidences, sur une démarche scientifique qui élimine toute affirmation gratuite non vérifiable. Il propose plutôt de remplacer toute forme de religion par un humanisme laïc basé sur la famille."

    Quelle démarche scientifique ? Vous ne faites que caricaturez ce que vous ne comprenez pas. Non basé sur des affirmations gratuites non vérifiables ? C'est certainement vérifiable : votre démarche est issue des littératures nouvelâgeuses. Je vous invite à consulter ce site : http://www.final-age.net/

    L'argument d'autorité ne marche pas. La science n'expliquera jamais la foi. Elle explique le comment mais jamais elle n'expliquera le pourquoi. Fides et ratio cher ami...

    Il n'y a strictement aucun argument scientifique raisonnable dans votre démarche. Il s'agit plutôt d'un cri de révolte.

    Bon courage avec vos disciples !

    Hélène
    www.ephata.actifforum.com »

  • Richard Rousseau
    Inscrit
    dimanche 21 septembre 2008 11h32
    Les incroyants sont encore ignorés au Québec !
    « Hélène Bourgeois a raison. Je tente de faire du recrutement. Nous les incroyants, il faut se regrouper pour faire valoir notre point de vue. Il faut profiter de la moindre occasion pour se faire entendre. Par exemple, il faut se prononcer sur le nouveau cours d'Éthique et Culture Religieuse enseigné dans nos écoles primaires et secondaires. C'est un cours obligatoire. À ce sujet, il faut sensibiliser les gens aux faits suivants :

    · Vouloir enseigner un cours d'Éthique et Culture Religieuse à l'école n'est pas mauvais en soi, si on veut apprendre à vivre en société dans un milieu multiculturel. Cependant, vouloir enseigner un tel cours à de jeunes enfants du primaire est insensé. Ils n'ont pas la maturité d'esprit nécessaire pour pouvoir juger de la pertinence des concepts abstraits qu'on leur enseigne. À mon sens c'est encore un cours de religion déguisé et on retombe à nouveau dans la fiction, la spéculation et le lavage de cerveau. Je vois mal de jeunes enfants essayer d'absorber toutes les nuances entre le bouddhiste, le catholicisme, le judaïsme, l'islam, etc. Pas facile..., déjà qu'il n'est pas facile d'essayer de comprendre la personnalité propre de chacune de ces religions.

    · À l'intérieur de ce cours, aucune place n'est faite à l'athéisme, à l'évolution basée sur la sélection naturelle. Les incroyants sont complètement ignorés. Mon texte intitulé « Réflexions sur toute croyance divine » tente de combler cette lacune.

    · Le fait d'associer l'Éthique à l'enseignement religieux laisse supposer dans l'esprit de jeunes enfants que pour avoir des principes moraux, on ne saurait se passer de convictions religieuses. C'est faux. L'Éthique n'a pas besoin de la religion pour qu'elle puisse s'épanouir. Je trouve même qu'il est immoral d'essayer de jumeler l'Éthique à la religion. En effet, comment faire comprendre à de jeunes enfants qu'un Dieu tout puissant, créateur de l'univers, puisse faire tant de mal dans ce bas monde et pas eux?

    Aussi, j'invite les gens à protester auprès du gouvernement pour dénoncer ces trois faits par tous les moyens possibles et aussi souvent que possible. À la longue, devant un tollé de protestations, le gouvernement sera bien obligé d'apporter des modifications à son programme. D'où l'idée de se regrouper ensemble telle que suggérée par Hélène Bourgeois pour obtenir le maximum d'impact.

    Richard Rousseau
    E : xray.rousseau@videotron.ca »

  • Michel Virard
    Inscrit
    dimanche 21 septembre 2008 16h48
    Les incroyants sont encore ignorés au Québec !
    « Pour répondre à Richard Rousseau, il n'est pas exact de dire que les incroyants soient complètement oubliés au Québec (présumé représenté par le MELS). Des échantillons "d'incroyants" ont été formellement contactés au début de 2008. Un réunion où j'ai reconnu des membres de l'Association humaniste du Québec (athée), de la Fondation humaniste du Québec (athée), du Mouvement laïque québécois et aussi des Sceptiques du Québec, a été organisée avec des représentants du CAR (Comité sur les affaires religieuses) le 16 avril 2008. Nous avons pu y faire état de nos doléances en particulier en présentant des mémoires personnels.

    Attention louable, peut-être, mais bien évidemment de dernière minute: il y avait belle lurette que le MELS avait fait son lit et nous n'avons aucunement l'impression que le MELS a changé quoique ce soit suite à nos recommandations.

    Mon évaluation est que le MELS, via le CAR, a décidé très tard de solliciter l'opinion des non-croyants, justement pour éviter des reproches, mais que les croyants conservent fermement des positions clefs au MELS et que leur opinion sur les athées n'a pas changé d'un iota. »

  • Richard Rousseau
    Inscrit
    lundi 22 septembre 2008 22h09
    Réponse à Hélène Bourgeois à propos de la foi
    « Hélène Bourgeois déclarait dans son article du 20 sept. 2008 08:00 que « La science n'expliquera jamais la foi. Elle explique le comment, mais jamais elle n'expliquera le pourquoi. » Je ne pense pas. Je pense qu'on peut expliquer assez facilement le comment et le pourquoi de la foi sans même avoir recours à la science. Voici.

    Le comment de la foi s'explique de la façon suivante :

    Toute croyance à un Dieu quelconque, peu importe son nom, commence toujours par l'enseignement de concepts religieux très abstraits à de jeunes enfants qui sont incapables de comprendre tout ce qu'on leur explique. Pour que la foi se développe, il suffit de répéter, répéter et encore répéter, sans cesse, jusqu'à ce que leur jeune cerveau devienne tellement imprégné de concepts religieux abstraits et incompréhensibles, qu'ils n'ont plus le choix : ils croient! Un monumental lavage de cerveau prodigué à de jeunes enfants sans défense. Voilà l'origine de la foi.

    Pour ce qui est du pourquoi de la foi, ça s'explique de la façon suivante :

    À sa naissance, le bébé a trois besoins essentiels à combler : amour, chaleur, nourriture. Si l'un de ces besoins n'est pas satisfait, il risque d'être perturbé le reste de sa vie. Pourtant, ses parents n'ont aucune difficulté à satisfaire ses besoins si importants aux yeux de l'enfant. Il n'a qu'à pleurer et son besoin est comblé. Déjà avant sa naissance, le foetus est comblé par sa mère, à condition qu'elle soit une adulte épanouie, mature, équilibrée, heureuse et satisfaite de sa grossesse. Il a déjà été logé, nourri, chauffé, bercé, cajolé sans qu'il ait à faire d'efforts. Mais à sa naissance, le bébé veut continuer cet état de bonheur parfait. Qui comble ce besoin? Ses parents, des GÉANTS aux yeux de l'enfant. Cette image de géants capables de satisfaire TOUS ses besoins essentiels s'imprègne dès son jeune âge dans son subconscient pour le reste de sa vie. Sigmund Freud a démontré l'importance des souvenirs inconscients, l'impact qu'ils peuvent avoir sur le comportement adulte. Lorsque l'enfant devient adulte, il a toujours les mêmes besoins essentiels, en plus de quelques autres, mais cette fois-ci, il n'a plus à sa portée de géants capables de les combler facilement. Il ne faut pas oublier que cette image de géants capables de combler tous ses besoins est fortement imprégnée dans son subconscient. Alors que fait l'adulte dans cette situation pour combler son besoin? Il se crée de toutes pièces des géants fictifs capables de combler ses moindres besoins. Les statues de l'île de Pâques en sont un bel exemple. Et l'adulte y croit fortement... Voilà l'origine de toute croyance à un concept divin. Elle est universelle dans le temps et l'espace parce qu'elle provient de l'enfance de chaque être humain. Toute croyance divine est donc de la FICTION, créée de toutes pièces par l'imaginaire humain, et tout ce qui en découle n'est que pure SPÉCULATION : toute croyance divine, toute religion, Bible, Coran, Torah, etc.

    Voilà l'origine de la foi et son pourquoi. C'est simple, c'est beau et tellement humain... Cette théorie est tellement vraie, qu'elle a été observée partout sur la planète et à toutes les époques. Maintenant, est-ce mal de croire à des divinités fictives? Non, pour certaines personnes c'est même un réel besoin. Cependant, ces personnes risquent d'être déçues. L'illusion n'est pas la réalité. Il vaudrait mieux remplacer toute forme de religion par un humanisme laïc basé sur la famille : un homme, une femme, un enfant. Ça, c'est bien réel et ça peut apporter tellement de bonheur.

    Pour plus d'information sur le sujet, j'invite les gens à relire mon article « Réflexions sur toute croyance divine » publié le 18 septembre 2008 23:00.

    Richard Rousseau
    E : xray.rousseau@videotron.ca »

  • Sophie Houde
    Inscrite
    mardi 23 septembre 2008 14h52
    Soyons honnêtes!
    « Tout est une question de perspective. Il ne s'agit pas ici d'un vote électorale mais d'un choix personnel familial. Dans ce cas, est-ce qu'on doit observer le pourcentage de personnes favorables ou le nombre élevé d'opposants (45% contre)? Il me semble qu'il faudrait plutôt se demander combien de parents seraient en faveur de retirer le cours ou d'accorder une exemption à ceux qui la demande; là, on aurait l'heure juste! Ne pensez-vous pas? »

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