Bush prêche la liberté de religion dans une église de Pékin
11 août 2008
Éthique et religion
Photo : Agence Reuters
Le président américain, George W. Bush, à sa sortie hier d’un temple protestant de Pékin.
Pékin — Le président américain, George W. Bush, s'est livré hier à un nouveau plaidoyer pour la liberté de culte en Chine, en assistant à un service religieux à Pékin et en disant à son homologue chinois, Hu Jintao, que le gouvernement n'avait rien à craindre de la religion.
«Laura [son épouse] et moi venons d'avoir la grande joie et le grand privilège de pratiquer ici, à Pékin, en Chine», a dit M. Bush, après avoir prié avec plusieurs dizaines de fidèles et écouté un choeur d'enfants chinois chanter «Amazing Grace» en anglais et en chinois, dans le temple protestant de Kuanjie.
«Cela montre simplement que Dieu est universel, que Dieu est amour et qu'aucun État, aucun homme ou aucune femme ne devrait avoir peur de l'amour de la religion», a-t-il dit dans un message à mots couverts lancé au gouvernement chinois.
Quelques heures plus tard, M. Bush a plaidé la cause de la liberté de culte et des droits de l'homme lors de ses entretiens avec M. Hu, a indiqué un haut responsable de l'administration, Dennis Wilder.
«Il a dit au président Hu qu'il s'agit d'un aspect important du dialogue entre les États-Unis et la Chine et que la Chine peut s'attendre à ce que tout président américain à venir en fasse aussi un aspect important de notre dialogue», a-t-il dit, dans l'éventualité où la Chine espérerait que l'occupant de la Maison-Blanche serait plus conciliant à partir de janvier 2009.
Les problèmes nord-coréen et iranien
Les deux dirigeants ont aussi discuté des importants échanges commerciaux des deux pays et des défis nucléaires nord-coréen et iranien.
M. Wilder a admis que les États-Unis attendaient toujours que la Corée du Nord tienne ses engagements dans le processus devant la conduire à abandonner ses armes et activités nucléaires, en échange de contreparties. M. Bush pourrait théoriquement retirer la Corée du Nord de la liste américaine des États terroristes à partir d'aujourd'hui. Mais, dans ces conditions, «je crois raisonnable de dire que la journée de demain va probablement passer sans que cela arrive», a dit M. Wilder. Selon la Maison-Blanche, M. Bush a mis un «accent particulier» sur le nucléaire iranien avec M. Hu. Mais la Maison-Blanche n'a fait état de rien d'autre, entre Washington et Pékin, qu'une communauté «d'objectifs stratégiques».
Cet entretien était le point d'orgue politique d'un séjour de quatre jours en Chine que M. Bush, passionné de sport, a largement consacré à partager la fièvre olympique. Après être allé l'église et avant d'être reçu par M. Hu, M. Bush est allé, avec sa femme et sa fille, agiter la bannière étoilée au spectacle du nageur Michael Phelps, leur compatriote, qui a remporté sa première médaille d'or. En se partageant entre l'église et la piscine,
M. Bush poursuivait un délicat exercice diplomatique.
Depuis plusieurs mois, il est pris entre les appels des défenseurs des droits de l'homme pour qu'il exploite la formidable exposition médiatique des Jeux afin d'adresser un message fort aux autorités chinoises, et ceux des dirigeants chinois pour ne pas politiser les Jeux. M. Bush assure qu'il ne confond pas les genres. Il préconise une diplomatie plus discrète et plus payante, selon lui.
«Laura [son épouse] et moi venons d'avoir la grande joie et le grand privilège de pratiquer ici, à Pékin, en Chine», a dit M. Bush, après avoir prié avec plusieurs dizaines de fidèles et écouté un choeur d'enfants chinois chanter «Amazing Grace» en anglais et en chinois, dans le temple protestant de Kuanjie.
«Cela montre simplement que Dieu est universel, que Dieu est amour et qu'aucun État, aucun homme ou aucune femme ne devrait avoir peur de l'amour de la religion», a-t-il dit dans un message à mots couverts lancé au gouvernement chinois.
Quelques heures plus tard, M. Bush a plaidé la cause de la liberté de culte et des droits de l'homme lors de ses entretiens avec M. Hu, a indiqué un haut responsable de l'administration, Dennis Wilder.
«Il a dit au président Hu qu'il s'agit d'un aspect important du dialogue entre les États-Unis et la Chine et que la Chine peut s'attendre à ce que tout président américain à venir en fasse aussi un aspect important de notre dialogue», a-t-il dit, dans l'éventualité où la Chine espérerait que l'occupant de la Maison-Blanche serait plus conciliant à partir de janvier 2009.
Les problèmes nord-coréen et iranien
Les deux dirigeants ont aussi discuté des importants échanges commerciaux des deux pays et des défis nucléaires nord-coréen et iranien.
M. Wilder a admis que les États-Unis attendaient toujours que la Corée du Nord tienne ses engagements dans le processus devant la conduire à abandonner ses armes et activités nucléaires, en échange de contreparties. M. Bush pourrait théoriquement retirer la Corée du Nord de la liste américaine des États terroristes à partir d'aujourd'hui. Mais, dans ces conditions, «je crois raisonnable de dire que la journée de demain va probablement passer sans que cela arrive», a dit M. Wilder. Selon la Maison-Blanche, M. Bush a mis un «accent particulier» sur le nucléaire iranien avec M. Hu. Mais la Maison-Blanche n'a fait état de rien d'autre, entre Washington et Pékin, qu'une communauté «d'objectifs stratégiques».
Cet entretien était le point d'orgue politique d'un séjour de quatre jours en Chine que M. Bush, passionné de sport, a largement consacré à partager la fièvre olympique. Après être allé l'église et avant d'être reçu par M. Hu, M. Bush est allé, avec sa femme et sa fille, agiter la bannière étoilée au spectacle du nageur Michael Phelps, leur compatriote, qui a remporté sa première médaille d'or. En se partageant entre l'église et la piscine,
M. Bush poursuivait un délicat exercice diplomatique.
Depuis plusieurs mois, il est pris entre les appels des défenseurs des droits de l'homme pour qu'il exploite la formidable exposition médiatique des Jeux afin d'adresser un message fort aux autorités chinoises, et ceux des dirigeants chinois pour ne pas politiser les Jeux. M. Bush assure qu'il ne confond pas les genres. Il préconise une diplomatie plus discrète et plus payante, selon lui.
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