lundi 23 novembre 2009 Dernière mise à jour 01h03


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Benoît XVI rend hommage aux «martyrs canadiens»

Des ecclésiastiques venus de partout se trouvaient hier parmi la foule réunie sur les plaines d’Abraham malgré un temps exécrable pour assister à la messe de clôture du Congrès eucharistique international de Québec.
Photo : Agence Reuters
Des ecclésiastiques venus de partout se trouvaient hier parmi la foule réunie sur les plaines d’Abraham malgré un temps exécrable pour assister à la messe de clôture du Congrès eucharistique international de Québec.
Québec — Le pape Benoît XVI a profité hier de la messe de clôture du Congrès eucharistique pour rendre hommage aux héros religieux de l'histoire du Québec et du Canada, tout en demandant à Dieu de l'exaucer en destinant davantage de garçons à la prêtrise.

«Il nous faut demander au Seigneur de faire à son Église le don de nouveaux prêtres», a déclaré le pape en français à la fin de son homélie télédiffusée depuis Rome. «Je vous invite aussi à transmettre l'appel au sacerdoce aux jeunes garçons pour qu'ils acceptent avec joie et sans peur de répondre au Christ.»

Un peu avant, le pape avait bien pris le temps de saluer le cardinal Marc Ouellet et le cardinal Jozef Tomko qui célébrait la messe à sa place sur les plaines d'Abraham. Après avoir longtemps laissé planer le suspense concernant la venue de Benoît XVI au Congrès eucharistique, Mgr Ouellet avait dû annoncer en janvier qu'il ne serait finalement pas présent. Hier, le souverain pontife a révélé que le prochain Congrès se tiendrait à Dublin en 2012, mais il n'a pas précisé s'il y serait ou non.

Des milliers de personnes s'étaient rendues sur les Plaines hier matin pour assister à cette messe de clôture du Congrès eucharistique international. Une foule honorable étant donné le mauvais temps, quoique nettement inférieure aux 250 000 personnes que prévoyaient attirer les organisateurs si le pape avait été présent en personne.

Malgré la distance, le souverain pontife a montré hier qu'il connaissait bien le passé religieux du Québec en rendant hommage aux «martyrs canadiens», aux saints et aux béatifiés. «Ils appartiennent à la génération des hommes et des femmes qui ont fondé et développé l'Église au Canada», a-t-il déclaré, en énumérant les noms de Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, Marguerite Bourgeoys, Marguerite D'Youville, Marie de l'Incarnation, Marie-Catherine de Saint-Augustin, Mgr François de Laval, Dina Bélanger et la première amérindienne à avoir été béatifiée, Kateri Tekakwitha.

Hier, les fidèles interrogés semblaient avoir trouvé une heureuse compensation dans la télédiffusion de l'homélie. Bien avant que le pape n'intervienne, on pouvait l'apercevoir sur l'écran, assis confortablement dans un fauteuil doré, face à sa télévision. Pendant ce temps, sur la scène, des croyants de toutes les nationalités participaient à la liturgie, récitant tour à tour des prières en français, en anglais, en allemand, en italien, en sesotho (un idiome africain), en arabe et en espagnol.

Plusieurs personnalités politiques participaient à l'événement d'hier. Installé au premier rang, le premier ministre, Jean Charest, la gouverneure générale, Michaëlle Jean, le maire de Québec, Régis Labeaume, et le lieutenant-gouverneur, Pierre Duchesne, ainsi que leurs conjointes et conjoint ont suivi eux aussi la cérémonie sous leurs parapluies.

Même si l'homélie portait essentiellement sur l'eucharistie, le pape a fait un lien entre le sacrement de la communion et son opposition à l'avortement et à l'euthanasie. Après avoir soutenu que l'eucharistique pouvait contribuer à «faire de la planète un lieu où il fait bon vivre», il a déclaré qu'il fallait «pour cela sans cesse lutter pour que toute personne soit respectée depuis sa conception jusqu'à sa mort naturelle.»

Ironie du sort, c'est justement au moment de procéder au saint Sacrement qu'une pluie torrentielle s'est abattue sur les Plaines, forçant la majorité des pèlerins à partir pour se mettre à l'abri.

Après l'averse, plus d'un catholique voyait dans la météo un bon présage, voire la preuve de la grâce divine. «C'est vraiment un signe de bénédiction que la pluie ce matin. Ça nous donne l'espérance, ça nous donne la joie», nous disait Doris Dubreuil, une résidente de Sault-Sainte-Marie venue passer la semaine au Congrès eucharistique. Trempés jusqu'aux os, de jeunes Africains s'étaient rassemblés tout près avec leurs tam-tams en chantant: «Élie a prié et la pluie est tombée !»

Ainsi, malgré les caprices de la nature — quelle que soit leur cause —, les croyants paraissaient tous ravis par cette célébration et par l'ensemble du Congrès eucharistique. «Ça fait du bien de voir d'autres jeunes, des gens de partout dans le monde. On se sent moins seul», nous disait François Brissette, un jeune Montréalais de 21 ans. «Au Québec, on se rend compte qu'il n'y a pas tant de jeunes que ça dans les églises et, ici, il y en avait beaucoup.»

Messe «alternative»

Plus tôt en matinée, dans le Vieux-Québec, l'Église unie accueillait une quarantaine de personnes exclues de la communion pour une raison ou pour une autre. «À l'occasion de ce 400e, une seule confession chrétienne accapare tout l'espace», a déploré dans son sermon le pasteur Gérald Doré. M. Doré s'est fait connaître à Québec, il y a quelques années, en abritant dans son église le réfugié algérien Mohamed Cherfi. À l'occasion du Congrès eucharistique, il avait organisé une messe spéciale «alternative» pour les chrétiens à qui l'Église romaine refuse la communion parce qu'ils sont divorcés ou homosexuels, par exemple.

Mettant en doute la cohérence des chefs de l'Église, M. Doré a notamment rappelé que c'est à la Samaritaine, «une femme qui ne satisfaisait pas aux critères moraux de l'époque» que Jésus offrait «l'eau qui donne la vie» dans l'évangile selon saint Jean.

Parmi les exclus des années 2000 qui se réfugient à l'Église unie, se trouvait Nicole Hamel qui a perdu son travail d'animatrice de pastorale en 2002 parce qu'elle a quitté la foi catholique pour l'Église unie. Amoureuse d'une femme et partisane du sacerdoce des femmes, Mme Hamel a dit trouver chez les protestants la souplesse qu'elle cherchait. «J'ai réalisé que le ménage que je revendiquais depuis trente ans dans l'Église avait été commencé dans une Église protestante que je ne connaissais pas.»

Même si ce courant n'attire pas les foules (à Québec du moins), il ne semble pas laisser le cardinal Ouellet indifférent. Interrogé cette semaine par le quotidien français La Croix sur la popularité du Congrès eucharistique au Québec, il a répondu que la population le ressentait «très positivement» et que «seuls quelques petits groupes s'y opposent». «La moitié des participants viennent de notre province», a-t-il ajouté. «Ils vont rapporter ce qui est vécu en congrès, et [...] les voix discordantes se trouveront fatalement marginalisées.»
Des ecclésiastiques venus de partout se trouvaient hier parmi la foule réunie sur les plaines d’Abraham malgré un temps exécrable pour assister à la messe de clôture du Congrès eucharistique international de Québec. Des milliers de personnes ont écouté l’homélie du pape Benoît XVI retransmise depuis Rome.
 






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • André Chamberland
    Inscrit
    lundi 23 juin 2008 08h17
    En 2008, étonnante misogynie du catholicisme
    « Et si l'Église s'ouvrait un tout petit peu et décidait de vivre au 21e siècle plutôt que dans le lointain passé ? »

  • andré michaud
    Inscrit
    lundi 23 juin 2008 09h30
    martyrs???
    « Imaginez que vous vivez dans un village éloigné. Un jour des gens habillés en noir arrivent. Ils lèvent le nez sur les femmes autochtones, mais tournent autour des enfants!!! Ils disent aux femmes qu'elles doivent être soumises à leur mari, donc de rejeter l'égalité des sexes qui existaient bel et bien (dans certaines communautés les femmes choisissaients les chefs).Ils disent qu'Il faut battre les enfants non obéissants, ce qui était un crime pour les autochtones.. De plus, après le départ de ces gens en noir, il y a toujours de la maladie... En conclusion , ce sont des individus de sexe douteux, qui crachent sur leurs valeurs et laissent la maladie sur leur passage...Ces gens sont comme le DIABLE!!

    Ceux qui ont lu l'Exellente autobiographie de Radisson, (un vrai libre penseur inféodé ni à la France, ni à l'angleterre) savent que les autochtones mettaient à l'épreuve le courage des prisonniers. Radisson a subi ces mises à l'épreuve avec succès et a été accepté dans la communauté. Mais lui, il respectait les valeurs autochtones.. »

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 23 juin 2008 11h11
    La fin de Jean de Brébeuf
    « "Le père Jean de Brébeuf subit alors une des plus horribles et atroces tortures des annales de la chrétienté. Ces tortures furent rapportées par le donné Christophe Regnault qui put observer le cadavre. Le corps avait été sauvagement battu et avait reçu au moins 200 coups de bâtons. On avait arraché la chair des bras et des jambes de Brébeuf jusqu'aux os et on l'avait aspergé d'eau bouillante pour ridiculiser le sacre du baptême. Les Iroquois avaient également placé un collier de haches incandescentes autour de son cou et de son ventre et lui avaient arraché les lèvres parce qu'il ne cessait de parler de Dieu alors qu'ils le torturaient. Finalement, il fut scalpé et on lui arracha le coeur de la poitrine, probablement pour le dévorer (les Iroquois croyaient ainsi absorber les qualités de leurs ennemis)."

    http://www.republiquelibre.org/cousture/MARTYRS.HTM »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    lundi 23 juin 2008 11h42
    Le Woodstock d'un théisme rock'n'roll !
    « Ça ressemblait davantage à une fête et à des parades de dieux incompatibles, icônes d'un paganisme aux panachages émergents. Le congrès eucharistique 2008 a plutôt donné lieu à de grandes contradictions ainsi qu'à des interrogations sans réponse. La toute première contradiction qui n'a échappé à aucun observateur est venue du fait de voir autant de riches, autant de bien nantis, autant de princes pourprés, autant de gouvernants ministres et panachés royalistes, représentant les pouvoirs de l'argent et de l'impérialisme mondialisateur, venir à Québec, y vivre en pachas pendant une semaine, tout en prenant bien soin de dire AUX AUTRES qu'il leur fallait, EUX, partager leurs richesses avec les pauvres dont ils parlent constamment, mis qu'ils n'en veulent rien connaître ni savoir. C'est tristement loufoque et désespérément risible.

    Par ailleurs, la toute première interrogation venait de tous ceux et de toutes celles qui questionnaient l'intrigante absence très remarquée du senior de la catholicité romaine, au Québec, celui que snobe si pompeusement l'empourpré et empesé polyglotte de la Curie romaine ayant trône au palace basilical de Québec. L'absence du très respecté et hautement estimé Cardinal Claude Turcotte, ce crédible consacré dont l'humanisme, l'ouverture d'esprit et l'ouverture de coeur contrastent tellement avec le cléricalisme rigide ainsi que, les étroitesses et les fermetures de celui qui bénit de la main droite, mais qui swing l'excommunication et les autres ex cathedra de ses humeurs théologiennes, de la main gauche.

    Les Québécois auront appris, de visu, que dans les terreaux de la pauvreté universellement tiers-mondiste de l'Amérique latine, du Mexique et de certains pays d'Asie, entre autres, les vocations religieuses sont florissantes, comme aux débuts du vingtième siècle, au Québec. Depuis cette époque mémorable du siècle dernier, on a jamais vu à Québec autant de jeunes hommes portant col romain et de jeunes femmes portant coiffes et robes élégantes témoignant de leur identification et de la fierté de leur choix de vie et appartenances religieuses. Aux premiers coups d'oeil d'un second regard, il semblait y avoir aussi nombre de défroqués qui y sont venus pour renouveler leurs demandes du pardon que n'osera leur refuser le Dieu de tous les pardons et de toutes les miséricordes! Pas très loin dans le tableau, sur les Plaines comme à la Place d'Youville ou ailleurs, en cette ville des libertés, nombre de gais et lesbiennes témoignant publiquement leurs «amours défendues», étaient probablement venus implorer Celui qui avait tout pardonné à Marie-Madeleine et à Jean, de les libérer des chaînes du séquestre du Pontife du Vatican, cette Douma de tous les terrorismes spirituels sans frontières. Après tout, les curés et religieux pédophiles n'ont-ils pas tous reçu et bien accueilli les absolutions de leurs solidaires confrères confesseurs ?

    Ça n'a surpris personne de constater que ce dimanche 22 juin ait pu donner lieu, tout d'abord, à une démonstration très claire de l'incompétence des autorités de Labeaumeville et de celles du RTC, spécialisé dans les petites voiturettes à batteries, tous parfaitement incapables de planifier autre chose que des rassemblements qui attirent moins de 5 000 personnes. En reprise et continuité, ça complétait le triste et gênant portrait du 31 décembre 2007, à la Place d'Youville. De plus, ce même jour du Seigneur a permis AU SOUVERAIN PONTIFE, SA SAINTETÉ BENOÎT XVI, (confortablement installé sur le Trône présidentielle de la Banque qui recèle, dans ses coffres secrets, les plus grandes richesses du patrimoine mondial de récoltes qui durent depuis plus de 2008 ans, récoltes qu'ont permises les croisades légionnaires, les guerres saintes ainsi que toutes les inquisitions religionnaires tout aussi hautement historiques que sauvages), DE S'ADRESSER ET DE PONTIFIER, devant tous ces touristes eucharistiques du 400e de Québec qui ont envahi les hôtels, les restaurant et les boutiques les plus chics et BCG de la Capitale, DE S'ADRESER, dis-je, à tous les «AUTRES PACHAS» de ce Monde, TOUS LES PACHAS AUTRES QUE LUI-MÊME, SES PRINCES ET LES LEURS, les enjoignant d'avoir la condescendance de partager les miettes de leurs tables avec les pauvres, les démunis, les mendiants, les jetés à la rue, les laissés pour compte, les itinérants de la misère et les loques humaines, ces héritiers de la plus insolente des indifférences publiquement professées, mais privément confessées et secrètement pardonnées. Partager des miettes déductibles d'impôts, avec cette cohorte de la miséreuse déchéance humaine, qui fourmille à ciel ouvert et qui constitue la caution morale d'un tel prêchi-prêcha si gazeux et dont les carbures si polluants font en sorte que la chrétienté authentique n'en décolère plus et que les éléments les plus prometteurs de la relève spirituelle et religieuse, la jeunesse authentique du Québec, s'en détournent en permanence, exception faite aux moments venus de se taper un beau petit voyage, loin de la présence parentale.

    Quant on voit de ses yeux vu, dans un très chic restaurant de la Cité de Champlain, un empourpré de l'église des pompes romaines et ses 18 prêtres et religieuses invités, portant tous les costumes de leur identification et de leurs dénominations respectives, commander, "en espagnol", une succession les meilleurs plats et un enlignement des meilleurs vins, on a un peu de misère à comprendre et surtout à vivre le prêchi-prêcha au centre duquel se retrouvaient, quelques heures auparavant, les pauvres de ce bas Monde, ce «beau prétexte» des aumônes, des dons, des capitations, des dîmes, des ristournes et autres pots de vin qui servent à défrayer les envolées eucharistiques, qui servent à défrayer de telles bombances, qui servent à payer les autos luxueuses du haut clergé et des abbesses ayant placé la «pauvreté» au centre des «voeux» de leur consécration religieuse, mais loin derrière les paravents de leurs pratiques libérales...

    Pour mieux comprendre l'hommerie qui colle aux Hommes de la terre et qui gêne ce qui, en principe, distingue l'homme de l'animal si savant soit-il, il suffirait de savoir ce qui est advenu des fils et des filles à papa, cette progéniture des richards et des pachas, qui se sont payé les plaisirs et les luxes du grand rendez-vous des JMJ de Cologne et que rien au Monde n'aurait empêché l'allemand Josef Ratzinger, numéroté XVI, de s'y précipiter; que rien au Monde n'aurait bousculé ses empressements de s'y trouver pour y allumer tous les feux et artifices de son autorité papale, nouvellement acquise ? Depuis cette XXe foire des JMJ, au Woodstock de Cologne, en 2005, qu'est-ce que ce million de jeunes bougies ont fait de concret et qu'ont-ils apporté de constructif, en regard du renouveau dynamique de la foi chrétienne, en regard du soulagement de la misère humaine, au seul regard de la continuation de l'oeuvre du Christ, la raison centrale et le «beau prétexte» de leur mémorable happening en Allemagne ?

    Très très loin de la foi profonde et de la plus sincère des dévotions qui justifiaient la procession de la FÊTE-DIEU de mon jeune temps, j'ai vu et cru observer des parades bariolées de noir, de blanc et de pourpre, des déploiements ponctués de carnavalesques banderoles, pancartes et méga marionnettes costumées représentant des symboles du passé des fondateurs du Québec catholique, des rassemblements hétéroclites de toutes confessions et orientations, des discours d'occasion truffés d'enguirlandages et tenus par les nouveaux dieux ou théistes des estrades d'un royaumes explosé, discours et sentences creuses que la vérité franche et la réalité cruelle font mentir.

    Même si, sous la douche d'une pluie froide, le jour de la clôture, le premier des commandements de Dieu en a pris pour son rhume, les racines de la Foi, à mon humble avis, sont encore très profondes et trouveront les sources de leur vivacité, définitivement ailleurs que dans ces tombolas et bacchanales de ce genre dont les bombances et leurs coûts sont scandaleux, FACE À LA PAUVRETÉ. En raison de la montée désespérante de l'exhibitionnisme ecclésiastique et des pavoisements artificieux d'une catholicité hors de son Axe, le Christ, et en complète déroute, au Québec, il faut continuer à faire appel à tous les efforts d'intériorisation et à vivre concrètement l'amour de son prochain, comme le pratique et le vit quotidiennement «l'apôtre» de l'amour inconditionnel des pauvres, Gilles Keagle, cette vivante illustration masculine, à Québec, de Mère Theresa, la sainte femme de Calcutta, ce grand bidonville de la misère indienne qui indiffère encore et toujours la Présidente Pratibha Patil et le Premier ministre Manmohan Singh, comme c'est le cas au Québec et partout ailleurs.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    lundi 23 juin 2008 11h57
    Rompre la solitude
    « J'ai assisté à la messe de clôture, mais pas au Congrès. À prime abord, ce genre de "gros" événement ne m'attire pas, ayant une conception plus intimiste et discrète de la foi. Mais comme me disait hier un congressiste québécois, ce congrès lui permet de se sentir moins seul à vivre sa foi dans son milieu. C'est tout à fait vrai pour plusieurs catholiques du Québec. Ce qui fait certainement un net plus pour ce Congrès. Mais j'aurais cependant une grande réserve pour l'homélie du pape. Je crois que ces congressistes méritaient et attendaient plus que cela. Peu ou pas d'empathie ou de chaleur humaine se dégageait de son message destiné à des personnes venues de partout. Tout cela était plutôt triste. D'ailleurs les applaudissements en fin d'homélie furent tièdes. Tout ceci dit, comme l'écrivait André Frossard, après l'exhaltation, vient le bithume(l'asphalte) ou le quotidien... Et toute foi ne peut se vivre que dans le quotidien. Et celui-ci inclut le pape, Raymond Gravel, le "Tournant vert" et le toit qui coule! »

  • Richard Wallot
    Inscrit
    lundi 23 juin 2008 18h01
    Toujours la petite bête noire
    « Les médias de Montréal exercent une censure remarquable sur tout ce qui concerne l'Église et les catholiques au Québec. Oubliant que les Québécois s'identifient toujours(malgré les médias) à l'appartenance catholique, pratiquement aucun n'a couvert convenablement le Congrès eucharistique international de Québec où beaucoup d'intervenants ont décoiffé les préjugés et clichés tenaces des journalistes, dont celle du Devoir qui donne pratiquement autant d'importance à un groupuscule de Québec qu'au Congrès lui-même.
    Les médias de Montréal faut-il le redire, sont essentiellement "montréalocentristes" et anticatholiques.
    Richard Wallot
    L'île-Perrot »

  • Loïc Roussel
    Inscrit
    mardi 24 juin 2008 01h50
    plaisante homélie
    « reconnaissons-le, même si la comission Bouchard-taylor semble avoir soulevé le fait que les églises soient vides, c'est peut-être un peu eux qui ont contribué à attirer du monde sur les Plaines... 60 000 personnes, à Québec, ça représente pas mal de gens et je suis aussi soulagé de savoir que c'est pas tous des plus vieux! Gilles Vigneault le disait lui-même, les églises ont un si beau son, qu'il y voulait bien son mot... moi qui n'y vais que de façon sporadique, j'apprécie quand même n'entendre que le bruit de mes pas. »

  • Roger Lapointe
    Abonné
    mardi 24 juin 2008 05h55
    Le Pape et le primate Ouellet vivent dans leur bulle du passé honteux de l'Église...
    « et feignent de ne pas s'en rendre compte.Cautionner le passé honteux de cette Église répressive contre les nations autochtones de ce continent, relève de l'ignortance et du mépris le plus total.Les jeunes hommes du Québec ne seront pas dupes de ce discours passéiste et raciste. »

  • benjamin prudhomme
    Inscrit
    mardi 24 juin 2008 14h52
    Aimer son prochain..?
    « Faut-il rappeler que l'Église - tout comme une plusieurs autres grandes religions - est l'une des causes majeures de la discrimination faite auprès des femmes.. Quand j'entends le Pape remettre en question le droit à l'avortement et prier le Seigneur pour que plus de GARÇONS joignent ses rangs.. Qu'en est-il des femmes? Force est d'admettre que l'Église contribue encore aujourd'hui au maintien de l'infériorisation des femmes, des homosexuels, etc. Après, on se creuse la tête au Vatican à trouver des explications à la chute de popularité de la religion catolique en Occident. Faut pas chercher la réponse dans ta boîte de céréales, Benoit..! »

  • Gedeon Hurtin
    Inscrit
    mercredi 25 juin 2008 19h21
    Cynisme ou sénilité ?
    « Rendre hommage aux martyrs catholiques du Québec quand on lui demande de demander pardon aux autochtones ? Cynisme ou sénilité ?
    Demander à Dieu de destiner plus de garçons à la prêtrise alors qu'on vient d'être condamner aux USA pour des abus sexuels et homosexuels ? Cynisme ou sénilité ?
    Que cent fleurs s'épanouissent : d'une certaine façon, on comprend la réticence des dirigeants chinois à donner la moindre autonomie à la hiérarchie catholique en Chine. »

  • Hélène Bourgeois
    Abonnée
    samedi 28 juin 2008 14h32
    Fantasme collectif ?
    « J'étais au Congrès Eucharistique. Je suis passablement jeune (39 ans) et rien de ce qui se dit ici (dans les réactions) n'est même proche de la réalité du Congrès, ni de la vérité historique ni de la réalité philosophique et spirituelle de l'enseignement de l'Église (accusations de misogynie, asservissement, etc.).

    Ce qui est triste est de voir comment les médias (pour le peu qu'ils ont couverts) ont traité la nouvelle. Ce texte du Devoir en dit long... mais surtout les réactions hallucinantes. La diatribe de monsieur Gerry Pagé en dit long sur le décalage entre la réalité et le fantasme. André Michaud, relisez votre histoire à commencer par les ouvrages de Jacques Lacoursière. Les fantasmes historiques concernant les autochtones sont injustifiés. Ce ne sont pas les catholiques ni les missionnaires qui étaient leurs ennemis mais les britanniques protestants qui ont exercé une inculturation sauvage. Lâcher les livres de Dan Brown et informez-vous... d'ailleurs, beaucoup d'autochtones sont venus au Congrès et ont même pris part aux célébrations et aux discussions dans les ateliers... c'est dire qu'ils ne sont pas tous blessés par cette Église que vous imaginez méchante.

    Il y a comme un décalage entre la réalité (que j'ai vécue ainsi que tous ceux qui étaient là) et le fantasme collectif de ceux qui - évidemment absents de l'événement - fondent leur jugement sur leur imaginaire à partir de la lunette embrouillée de leurs blessures et leur surmoi nourris par le biais des médias de masse... qui bien sûr, disent toujours et toute la vérité...

    Mais le peuple n'est pas si dupe que de croire à la sacro-sainte vérité des médias : la plupart des gens que nous croisions (jeunes et vieux) lors de la procession qui a réunie près de 20 000 personnes (certains disent jusqu'à 25 000) nous saluaient allègrement et notre joie était partagée.

    C'est plutôt désolant de lire ce qui se trouve ici...

    La réalité est que le message du Christ continue toujours de trouver écho dans les coeurs des hommes et des femmes. Mais il y aura toujours des pharisiens bien-pensants de la police des idées préconçues pour dénigrer. Vive l'éternelle jeunesse du message du Christ !

    Pour ceux qui veulent en discuter plus en profondeur et dans le respect des convictions, vous êtes bienvenues : www.ephata.actifforum.com

    Hélène »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
11 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009