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    Jean Vanier au Congrès eucharistique de Québec - Appel pour un véritable engagement chrétien

    Jean Vanier
    Photo: Agence France-Presse (photo) Jean Vanier
    Québec — Dans un témoignage vibrant, en marge du Congrès eucharistique de Québec, l'humaniste Jean Vanier a fouetté la foule des pèlerins au Colisée, hier, en leur rappelant que, s'ils voulaient être à l'image du Christ, ils devaient se tourner vers les pauvres, non pour créer des institutions qui s'occuperont d'eux, mais pour s'engager à être en relation avec eux.

    Jean Vanier est le fils de l'ancien gouverneur général du Canada George Vanier. Il oeuvre depuis 44 ans auprès des plus démunis de la société dans la Communauté de l'Arche, qu'il a fondée en France, en 1964.

    Parmi les délégués qui ont adressé une longue ovation à la suite de son témoignage, plusieurs étaient émus. «C'est tellement vrai et tellement émouvant», a dit une femme croisée à la sortie. «Il y a peu d'hommes, peu de prêtres qui lui arrivent à la cheville», ont déclaré quelques autres délégués dans les corridors du Colisée, qualifiant l'homme de prophète des temps modernes. «Son message, son témoignage est tellement fort qu'il nous transporte», ont ajouté quelques autres pendant qu'ils discutent des passages qui les ont touchés.

    «Mon espérance, a dit Jean Vanier à la fin de son allocution, c'est que des gens suivront l'exemple de Jésus et s'engageront auprès des petits, des délaissés de la société. Mon désir pour ce congrès est que les chrétiens puissent connaître les profondeurs du mystère eucharistique, qu'ils soient unis pour faire le faire connaître afin que le monde croie!»

    Il a commencé son témoignage en affirmant qu'il voulait être la voix des millions d'hommes et de femmes exclus et vivant dans l'angoisse dans un monde où l'écart entre les pauvres et les riches continue de s'agrandir parce que les engagements sont intellectuels. «Les petits, les démunis, les angoissés, les coeurs fragiles veulent entendre ceci: "Je t'aime et je m'engage à ton égard".» La seule réponse, selon lui, pour transformer un monde profondément blessé demeure la capacité d'entrer en relation en aimant les gens pour ce qu'ils sont et surtout comme ils sont.

    Pour lui, le monde fait preuve d'une grande générosité, comme on le constate lors des tragédies, mais l'humanité doit passer maintenant à l'étape de la relation, à celui d'être une présence réelle, compatissante et aimante, comme Jésus l'a vécu en prenant parti pour les plus petits et que l'on commémore à chaque eucharistie.

    Un peu plus tôt en matinée, un autre conférencier, Mgr Donald William Wuerl, archevêque de Washington, D.C., aux États-Unis, avait affirmé que le Christ n'était pas qu'un personnage historique, c'était un compagnon de vie. Rappelant les 2000 ans de tradition du christianisme et l'histoire du peuple juif à travers l'Ancien Testament, Mgr Wuerl a souligné que pour diffuser la foi, les gens devraient faire l'effort d'inviter des amis à la messe pour qu'ils puissent goûter dans l'eucharistie à cette foi qui transforme les coeurs par l'intérieur.












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