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En bref - Discréditer n'est pas diffamer

Le Devoir   15 mai 2008  Éthique et religion
Des membres montréalais du Falun Gong ont été déboutés en Cour d'appel dans une poursuite en diffamation intentée contre Les Presses chinoises, son éditeur Crescent Chau et une dame du nom de Bing He qui avait fait paraître à ses frais une publicité critiquant vigoureusement le mouvement religieux dans les pages du périodique.

À l'origine, 232 membres du Falun Gong avaient intenté ce recours, mais 214 d'entre eux se sont désistés après avoir essuyé un premier revers en Cour supérieure. La publicité en litige assimilait le Falun Gong à une organisation terroriste et reprochait à son leader, Li Hong Zhi, de pousser ses adeptes au suicide et de se livrer à des actes de bestialité. Aucun des requérants n'était mentionné dans la publicité. Quant à Li Hong Zhi, il ne faisait pas partie de la longue liste de plaignants. Dans une affaire de diffamation, les plaignants doivent prouver qu'ils ont subi directement un préjudice réel et sérieux, réaffirme la Cour d'appel dans cette décision. En d'autres mots, les discussions violentes et passionnées au sujet d'une corporation, d'un mouvement religieux ou d'une association ne constituent pas un propos diffamatoire. S'il avait fallu donner raison aux adeptes du Falun Gong, explique la Cour d'appel, des dizaines de milliers d'autres membres du mouvement dans le monde aurait pu poursuivre Crescent Chau et Bing He.






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  • Noé Chartier-Chapdelaine
    Inscrit
    jeudi 15 mai 2008 23h45
    Incitation à la haine
    « Comme il est étrange qu'avec des événements comme le Rwanda, où les radios et autres médias ont joué un rôle central dans le génocide en diffusant de la propagande de haine, nos Cours supérieure et d'appel soient totalement inaptes à comprendre l'essentiel du problème dans cette affaire. Les Presses Chinoises sont intimement liées au régime communiste chinois et diffuse sans relâche de la propagande de haine contre le Falun Gong. Les juges avaient accès à toutes les preuves, dont des articles des Presses Chinoises appelant à "lutter" sans relâche contre le Falun Gong.
    Puis multiples articles publiés par le journal mentionnent clairement certains membres de la communauté Falun Gong. Si ce n'est pas de la diffamation, qu'est-ce que c'est??? De tels propos dirigés envers n'importe quelle autre communauté à Montréal provoquerait un tollé démesuré. Tristement, les juges de la Cour d'appel ne comprennent rien à la Chine, donc encore moins à la persécution qu'y subit le Falun Gong.
    De tels jugements démontrent la faiblesse de notre système judiciaire, incapable dans ce cas de faire la balance entre la liberté d'expression et la propagande de haine. Au final, c'est un régime chinois ultra-oppresseur qui se réjouit, et un Crescent Chau, sinistre personnage, qui pourra continuer de publier sans embûche ses mensonges (ceux du régime) visant clairement à isoler certains membres de la communauté chinoise pour ainsi participer à la persécution. Un individu comme Chau aurait dû être expulsé du Canada il y a longtemps. »

  • Félix-Antoine Plante
    Inscrit
    vendredi 16 mai 2008 13h05
    Que se passe-t-il avec les juges du Québec?
    « En Chine, les pratiquants de Falun Gong sont victimes d'un génocide depuis juillet 1999 . Le Parti communiste chinois désire éradiquer cette pratique spirituelle. Il a créé le bureau 610, au dessus des lois et des instances de l'état pour arriver à ses fins. Pour anéantir les pratiquants, le régime communiste a adopté trois moyens: les ruiner financièrement, salir leur réputation et les briser physiquement dans des camps de travaux forcés, des hôpitaux psychiatriques où ils subissent d'horribles tortures. Le nombre de décès documentés sous la persécution s'élève à plusieurs milliers, depuis le début de la répression . Selon le rapport de deux canadiens, MM Kilgour et Matas, les organes des pratiquants sont également prélevés alors qu'ils sont encore vivants et vendus lucrativement. Ces informations sont validées par des enquêtes téléphoniques.

    Heureusement, à Montréal, les pratiquants ne sont pas victimes d'une pareille persécution physique. Cependant les organismes affiliés au Parti communiste ne manquent pas de salir leur réputation dans la commauté chinoise. Nos juges, ne sont-ils pas capables de voir clair? On accuse les pratiquants de bestialité, d'incitation au suicide. En réalité, ces sont des accusations mensongères, une incitation à la haine. Le rôle des juges est de défendre la justice et de protéger les victimes. Comment peuvent-ils tolérer qu'on salisse sans retenu une pratique, dont l'initiateur à été nominé comme prix Nobel de la paix en 2001, et dont les bienfaits sont reconnu dans plus de 40 pays à travers le monde, lettres de différents gouvernement à l'appui.

    Vérité, Compassion, Tolérance sont les trois principes que les pratiquants s'efforcent de mettre en pratique dans leur quotidien. Cette persécution au niveau internationale est reconnu par Amnesty international, les Nations Unies, Human Rights Watch et Reportères sans frontières. Cependant nos juges, par leur verdict, permette à cette persécution crimille de continuer, à Montréal et ailleur, par leur décision.

    Peut-on continuer à fermer les yeux sur ce génocide? »

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