Les fêtes de Pâques - Benoît XVI évoque le Tibet, le Moyen-Orient et la liberté religieuse
25 mars 2008
Éthique et religion
Cité du Vatican — Le pape Benoît XVI a appelé dimanche à la paix au Tibet, au Moyen-Orient et au Darfour dans un message au monde lancé depuis le Vatican qui a conclu des fêtes de Pâques placées sous le signe de la liberté religieuse.
Après la veillée pascale marquée par le baptême de sept adultes dont un ancien musulman, c'est sous une pluie diluvienne que le chef de l'Église catholique a célébré place Saint-Pierre la messe de Pâques et donné sa bénédiction urbi et orbi (à la ville et au monde) retransmise par les télévisions de 67 pays.
Devant la marée de parapluies des fidèles rassemblés sur la place, il a adressé ses voeux de bonnes fêtes de Pâques en 63 langues, dont l'arabe et le chinois.
Protégé des intempéries par un vaste dais installé sur le parvis de la basilique Saint-Pierre, Benoît XVI a dit que Pâques, qui célèbre la résurrection du Christ, était pour les chrétiens «un appel à se convertir à l'amour», «une invitation à vivre en refusant la haine et l'égoïsme».
«Comment ne pas penser en ce moment à certaines régions africaines, telles que le Darfour et la Somalie, au Moyen-Orient tourmenté, et spécialement à la Terre sainte, à l'Irak, au Liban et enfin au Tibet, régions pour lesquelles j'encourage la recherche de solutions qui sauvegardent le bien et la paix», a-t-il dit.
Le pape avait déjà lancé mercredi un appel au «dialogue» et à la «tolérance» réciproque au Tibet, mais un porte-parole du gouvernement chinois a répliqué jeudi que la tolérance «ne peut exister pour les criminels qui doivent être punis selon la loi».
La Chine, où la petite Église catholique est déchirée entre une branche clandestine fidèle au pape et une officielle soumise aux autorités politiques, était au coeur du traditionnel chemin de croix du Vendredi saint présidé par Benoît XVI au Colisée, dans le centre de Rome.
Les «méditations» rédigées à la demande du pape par le cardinal de Hong Kong Joseph Zen Ze-Kiun ont mis l'accent sur les «martyrs vivants du XXIe siècle», victimes de «tous ceux qui détiennent l'autorité comme instrument de pouvoir et ne s'occupent pas de la justice».
Un baptême
Mais l'événement le plus imprévu de ces célébrations pascales a été le baptême par Benoît XVI durant la veillée pascale de Magdi Allam, un journaliste italien d'origine musulmane connu pour ses polémiques contre l'islamisme. Magdi Allam, né en Égypte en 1952, éditorialiste au Corriere della Sera, a pris le prénom de «Cristiano» (Christian en italien).
Dans son rapport avec l'islam, le Vatican insiste sur l'importance de la liberté religieuse et notamment sur le respect du droit à changer de religion. L'apostasie (le fait de renier sa religion) est interdite dans l'islam tel qu'il est professé par la plupart des théologiens musulmans, et peut être punie de mort dans certains pays.
Dans le Corriere della Sera, Magdi Allam a remercié le pape d'avoir «lancé un message explicite et révolutionnaire à une Église qui jusqu'à présent a été trop prudente dans la conversion des musulmans», «par peur» de réactions violentes.
Après la veillée pascale marquée par le baptême de sept adultes dont un ancien musulman, c'est sous une pluie diluvienne que le chef de l'Église catholique a célébré place Saint-Pierre la messe de Pâques et donné sa bénédiction urbi et orbi (à la ville et au monde) retransmise par les télévisions de 67 pays.
Devant la marée de parapluies des fidèles rassemblés sur la place, il a adressé ses voeux de bonnes fêtes de Pâques en 63 langues, dont l'arabe et le chinois.
Protégé des intempéries par un vaste dais installé sur le parvis de la basilique Saint-Pierre, Benoît XVI a dit que Pâques, qui célèbre la résurrection du Christ, était pour les chrétiens «un appel à se convertir à l'amour», «une invitation à vivre en refusant la haine et l'égoïsme».
«Comment ne pas penser en ce moment à certaines régions africaines, telles que le Darfour et la Somalie, au Moyen-Orient tourmenté, et spécialement à la Terre sainte, à l'Irak, au Liban et enfin au Tibet, régions pour lesquelles j'encourage la recherche de solutions qui sauvegardent le bien et la paix», a-t-il dit.
Le pape avait déjà lancé mercredi un appel au «dialogue» et à la «tolérance» réciproque au Tibet, mais un porte-parole du gouvernement chinois a répliqué jeudi que la tolérance «ne peut exister pour les criminels qui doivent être punis selon la loi».
La Chine, où la petite Église catholique est déchirée entre une branche clandestine fidèle au pape et une officielle soumise aux autorités politiques, était au coeur du traditionnel chemin de croix du Vendredi saint présidé par Benoît XVI au Colisée, dans le centre de Rome.
Les «méditations» rédigées à la demande du pape par le cardinal de Hong Kong Joseph Zen Ze-Kiun ont mis l'accent sur les «martyrs vivants du XXIe siècle», victimes de «tous ceux qui détiennent l'autorité comme instrument de pouvoir et ne s'occupent pas de la justice».
Un baptême
Mais l'événement le plus imprévu de ces célébrations pascales a été le baptême par Benoît XVI durant la veillée pascale de Magdi Allam, un journaliste italien d'origine musulmane connu pour ses polémiques contre l'islamisme. Magdi Allam, né en Égypte en 1952, éditorialiste au Corriere della Sera, a pris le prénom de «Cristiano» (Christian en italien).
Dans son rapport avec l'islam, le Vatican insiste sur l'importance de la liberté religieuse et notamment sur le respect du droit à changer de religion. L'apostasie (le fait de renier sa religion) est interdite dans l'islam tel qu'il est professé par la plupart des théologiens musulmans, et peut être punie de mort dans certains pays.
Dans le Corriere della Sera, Magdi Allam a remercié le pape d'avoir «lancé un message explicite et révolutionnaire à une Église qui jusqu'à présent a été trop prudente dans la conversion des musulmans», «par peur» de réactions violentes.
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