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Devront-elles toujours lutter ?

Une société égalitaire ne garantit pas à toutes, comme à tous, un traitement équitable

Est-il question de condition féminine que le Québec peut déclarer qu'il est au Canada un État modèle. La chose dite, il ne faudrait cependant pas pour autant en déduire que, dans ce coin d'Amérique, la femme s'y retrouve à l'égal de l'homme. Les lois ne transforment pas au lendemain de leur adoption des perceptions façonnées par des habitudes millénaires.

Les femmes se doivent d'être vigilantes. Qu'un parti d'opposition du Québec achète à coups de 100 $, voire de 50 $, par semaine leur retour au foyer, il n'y a pas pour elles de quoi se réjouir. Une telle mesure serait-elle mise en application que les conséquences créeraient une situation désastreuse. Christiane Pelchat, présidente du Conseil du statut de la femme, dénonce d'ailleurs les dangers d'initiatives de cette sorte: «On dit aux femmes: "Ne contribuez pas à un régime de retraite, ne contribuez pas au Régime des rentes du Québec." Donc, on leur enlève toute possibilité de développer leur autonomie économique. Quand on sait qu'un ménage sur deux finit par un divorce, on condamne bien des femmes à devenir dépendantes de l'aide sociale, et ce n'est vraiment pas ce qu'il y a de mieux pour vivre. "Vous allez être encore plus pauvres", c'est ça qu'on dit aux femmes.»

Et un discours dit de «droite» n'est pas propre à l'ADQ. Qu'on se tourne vers Ottawa et revient alors en mémoire que le gouvernement Harper a coupé l'an dernier les vivres aux organismes désignés comme «féministes».

Inégalités

Québec pourtant agit. Un projet de loi actuellement à l'étude inscrit dans la Charte des droits la complète égalité entre les hommes et les femmes. Une législation passée allait dans le même sens et voulait garantir l'équité salariale: 10 ans après son adoption, cette équité salariale n'est en vigueur que dans la moitié seulement des entreprises québécoises. Les PME sont des lieux de résistance où les vieilles valeurs conservatrices sont maintenues au profit du «profit»! Aussi, en 2008, le salaire annuel des femmes sera moindre, de 11 000 $, que celui des hommes. Une «job» de femme vaut donc toujours moins qu'un travail d'homme.

De plus, rares sont les hommes qui se définissent comme des aidants naturels. Moins nombreux sont aussi ceux qui s'affichent comme chefs d'une famille monoparentale, ou encore qui ont un emploi à temps plein qui ne leur assure, en bout d'année, qu'un revenu les obligeant toujours à vivre en deçà du seuil de la pauvreté.

Et pendant ce temps, qu'offre-t-on comme modèle aux jeunes filles accrochées aux téléviseurs et autres sites destinés aux pré-adolescentes? D'être une «top modèle», une «pussy girl», comme aux beaux jours d'Hugh Heffner.

Pourtant, dans un monde équitable, les choix devraient être multiples. Sûr qu'au Québec, il est possible de rêver à une vie autre que celle de simple femme au foyer, le sort de plus d'une mère, mais cela pourra cependant s'avérer difficile pour qui quitte trop tôt l'école ou connaît un parcours de vie plus raboteux.

La marche des femmes vers demain suppose une société ouverte, qui fonctionnerait à la hauteur de leurs espérances.
 
 
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  • Dominic Pageau
    Abonné
    samedi 8 mars 2008 01h37
    La femme à la maison, la bête noire du féminisme
    Le féminisme n'a rien à voir avec la liberté de la femme, mais tout à voir avec une société unisexe, où la famille n'a plus aucune valeur et où l'enfant est un obstacle à l'épanouissement de la femme et seulement le travail rénumér peut favoriser cet épanouissement. D'ailleurs, c'est l'essence du message du CSF, les conditions du travail doivent s'améliorer pour les femmes afin des incités à quitté la vie misérable de femme au foyer.

    Et en passant, les pussy girls, c'est issu de la révolution sexuelle, de la libération de la femme, du girl power.....

    Et vive le féminisme, ce mouvement aveugle qui est incapable de voir les incohérences et les dangers de leurs idéologies.

    Tant et aussi longtemps que le féminisme va dénigrer les femmes qui veulent rester à la maison et qu'elle vont tout faire pour qu'on leur mette des batons dans les roues, je vais m'opposser à se féminisme.

  • benjamin prudhomme
    Inscrit
    jeudi 13 mars 2008 21h28
    Pour une meilleure interprétation du féminisme
    Il est dommage de voir à quel point les mouvements féministes ont été mal interprétés au Québec. D'ailleurs, nombreuses sont les jeunes femmes d'aujourd'hui qui redoutent de s'affirmer féministes, sous peine d'être perçues comme ''brûlant leur soutien-gorge sur la place publique''!

    Pourtant, il est indéniable qu'une majorité de gens se trompe sur les revendications réelles des féministes. D'abord, il faut comprendre que ces dernières ne parlent en aucun cas du rôle de femme au foyer comme d'un rôle misérable, et il est bien dommage que certaines personnes l'interprètent ainsi.

    Mais surtout, si les féministes, hommes et femmes, (car détrompez-vous, les hommes peuvent également être féministes!) prônent l'adoption de meilleures conditions de travail pour les femmes, ce n'est pas en raison d'un dédain envers le métier de femme au foyer, mais bien dans le but d'atteindre une égalité en termes de conditions entre hommes et femmes, chose qui s'avère être nécessaire.

    Et surtout, pourquoi parle-t-on continuellement de femmes au foyer, M. Pageau? Croyez-vous que les femmes soient biologiquement faites pour être au foyer et les hommes pour agir comme pourvoyeurs? Évidemment cette hypothèse est d'un ridicule incomparable. Dans un contexte où le taux de divorce ne cesse d'augmenter et où les gouvernements refusent d'octroyer un salaire aux femmes au foyer, comment ce choix pourrait-il représenter une option gagnante pour les femmes? Pour que ces dernières s'appauvrissent encore plus et perdent leur autonomie financière et personnelle? Car sachez que les femmes sont toujours, en moyenne, moins rémunérées que les hommes, en 2008. Alors, si ce poste de ''femme au foyer'' est si attrayant, pourquoi celui de père au foyer n'en semble pas un grandement convoité?

    De plus, les féministes ne prônaient pas l'hypersexualisation du corps, il s'agit une fois de plus d'une des interprétations ô combien simplistes que certains font de l'idéologie. Elles prônaient la prise de contrôle de leur corps par la contraception et l'avortement, la fin du rôle de dominées, de subordonnées aux hommes. Alors ceux qui voient en l'idéologie féministe la raison de l'hypersexualisation des jeunes filles sont définitivement loin de la réalité.

    L'erreur ne vient pas des féministes, loin de là. L'erreur vient de tout ceux qui présentent leur mauvaise interprétation du féminisme comme la seule et unique explication. Il faut lutter pour une meilleure interprétation du féminisme, pour aider tous ces gens qui semblent avoir laissé leur sens critique au placard...

  • Dominic Pageau
    Abonné
    samedi 15 mars 2008 18h59
    Monsieur prudhomme encore hier, madame payette disait qu'une femme qui désire retourné à la maison est un retour en arrière
    Philippe Couillard a dit que la mesure proposé par Dumont risque d'avoir comme conséquence NÉGATIVE que la femme veule rester à la maison! Donc venez pas me dire qu'on ne dénigre pas la femme à la maison.

    Et pour l'hypersexualisation de la femme, c'est la conséquence de la liberté TOTALE revendiquée lors de la révolution sexuelle et par rapport au monde de la mode, du cinéma etc etc etc, c'est une conséquence de la normalisation du travail pour les femmes.

    Et pour l'écart entre la représentation des femmes dans certains emplois et leur salaire, c'est du en grande partie à l'approche de la femme face au travail qui est différente

  • benjamin prudhomme
    Inscrit
    jeudi 20 mars 2008 11h35
    Pour en finir avec ces détournements de l'idéologie féministe
    Ce n'est pas le rôle de femme au foyer qui est dénigré, M.Pageau, mais ses conséquences qui sont négatives dans les cadres politique et économique actuels. Avec l'augmentation croissante des taux de divorce - plus de la moitié des unions se termineront ainsi - il est aisé de comprendre que le rôle de femme au foyer - non rémunéré - ne représente pas une avenue positive d'accession à la liberté économique et personnelle de la femme.

    Sans revenu, comment peut-elle être en mesure de répondre à ses besoins - et à ceux des autres individus de son ménage - dans un monde capitaliste? Et c'est en ce sens que le rôle de femme au foyer devient négatif, puisque le contexte économique et politique (qui n'accorde pas le statut de métier rémunéré à la femme au foyer) nuit à son indépendance financière et personnelle. Du même coup, cette indépendance qu'a fortement accrue le mouvement féministe, s'en trouverait sapée.

    Quant à votre exemple de M.Couillard, le Ministre a bien raison. Comme il est expliqué ci-haut, les conséquences pour les femmes du rôle de mère au foyer sont toujours fort désavantageuses pour leur statut économique. C'est donc dire que dans le CONTEXTE ACTUEL, le rôle de mère au foyer n'est pas particulièrement avantageux pour la femme. Ceci dit, l'idéologie féministe n'a jamais affirmé que ce rôle, de par sa définition même, soit négatif. Il affirme plutôt d'une part qu'il ne devrait pas être uniquement féminin (voir l'enfant comme responsabilité maternelle seulement). D'autre part, il affirme qu'il n'est pas positif dans le cadre actuellement en vigueur de non rémunération et reconnaissance de cette fonction.

    (Je vous cite) : «Et pour l'écart entre la représentation des femmes dans certains emplois et leur salaire, c'est du en grande partie à l'approche de la femme face au travail qui est différente». Bien sûr ! Mais à quoi est due cette approche différente selon les sexes ? Au fait que les femmes acceptent moins de postes de direction et font moins d'heures de travail que les hommes. Et pourquoi cela ? Parce que la conciliation emploi-famille est toujours perçue comme une responsabilité relevant de la femme. Du même coup, ces dernières ont une double identité de mère et de travailleuse qui les pousse à refuser des promotions et des postes mieux salariés, qui leur demanderaient différentes concessions impossibles à réaliser dans le cadre de leur ''double identité''. Je vous invite en ce sens à consulter «Espaces et temps de la maternité», de Francine Descarries et Christine Corbeil.

    Finalement, vous affirmez que l'hypersexualisation serait «la conséquence de la normalisation du travail pour les femmes». Vraiment ?
    En quelle mesure l'intensification de la présence de la femme sur le marché du travail serait responsable de l'hypersexualisation ? Éclairez-moi, M. Pageau, car j'y vois jusqu'à maintenant qu'une incompréhension totale des enjeux féministes actuels. Vous avez tissé une relation de causalité entre deux variables qui n'ont aucun lien entre elles.

  • Dominic Pageau
    Abonné
    lundi 24 mars 2008 19h29
    La hausse incroyable du taux de divorce est une conséquence directe des dérives féministes
    Quand les deux parents travaillent, les deux parents sont brulés par leur journée et ni un ni l'autre n'a le gout de faire des taches ménagère et s'occuper des enfants. Les deux parents sont en permanence stressé et l'interdépendance des membres du couple est anéantie.

    Donc, le haut taux de divorce est une conséquence du féminisme et de la nécessité pour les femmes de travailler que cette idéologie a implanté.

    Les deux parents qui travaillent c'est une source de stress et de divorce, donc de dire que le travail rénuméré protege la femme contre les inconvénients du divorce est faux, puisque c'est une cause de tension qui mène au divorce.

    Pourquoi c'est les femmes qui s'occupent des enfants en bas age? Parce que contrairement aux hommes, elles sont plus attentive à ses besoins et ont plus de facilité à comprendre ce dont il a besoin. Et venez pas me dire que c'est social, que c'est acquis pour la simple et bonne raison qu'il y a pas de cours pour ça.

    Ils me font rire les idéologues de votre genre qui disent que tous les différences de comportement entre les hommes et les femmes acquises.

    On se rend rapidement compte qu'on discute avec des dogmatiques.

    Coté hypersexualisation des femmes, et bien, le féminisme a décrété que les femmes devaient être épanouies sexuellement et libérées. Qu'elle pouvait se vêtir comme bon lui semblait et aussi que travailler est bon pour elle, donc si elle si son travaille s'est de poser dévêtue ou dans des positions suggestives, c'est une des conséquences des revendications et de l'idéologie féministe.

    Et pour terminer, c'est pas parce que les féministes ont affublées les femmes d'un double fardeau (travail et famille) que les hommes se doivent de faire pareil. Il faudrait peut-être sortir de votre logique binaire et anti liberté.

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