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Lettre d'un incroyant

Christian Rioux   21 décembre 2007  Éthique et religion
On calomnie son temps par ignorance de l'histoire, écrivait Gustave Flaubert. Essayons donc de terminer cette année un peu moins ignorants que quand nous l'avons commencée. Avant que l'actualité ne suspende son vol, il est peut-être temps, à l'approche de Noël, de vous parler d'un livre qui traîne sur mon bureau depuis des mois. Difficile à mon avis de faire plus actuel.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    20 décembre 2007 23 h 39
    Les Québécois sont de culture chrétienne
    Oui, c'est vrai que les Québécois sont de culture chrétienne, et non pas catholiques au sens de catholiques romains. Ils sont attachés à la tradition chrétienne d'amour, de partage, de pacifisme, mais pas dans un contexte d'obéissance aveugle aux idées passéistes de Rome.
    À vrai dire ils pratiquent une religion qu'on pourrait qualifier de laïque.
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  • Georges Paquet - Abonné
    21 décembre 2007 06 h 48
    La croix et la bannière...
    Cher M. Rioux,
    Avec un peu de recul, vous constaterez que c'est en s'associant au Pouvoir que l'Église a assis son pouvoir. C'est une bonne façon de s'imposer...
    Constantin, était empereur de la plus grande puissance de l'époque. Par sa victoire sur Maxence le païen au Pont Milvio en 312, Constantin a fait du christianisme la religion d'État. Et, plus tard, Constantinople devenait le siège de la chrétienté en Orient. Virent ensuite les Croisades.
    Pour dire le moins, l'incroyant ne jouissait pas de la tolérance d'aujourd'hui.

    Georges Paquet
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  • Robert Mainville - Abonné
    21 décembre 2007 08 h 06
    Dubitatif...
    ... je suis. De deux choses l'une : ou bien le livre de Veyne est plus nuancé et ce résumé ne lui rend pas justice; ou bien ce résumé lui rend bien justice et c'est le point de vue de Veyne qui est fort discutable.

    En peu de mots, j'inviterai les lecteurs de ce commentaire à lire le roman "Constantin le Grand ou l'Empire du Christ" de l'historien, et maintenant Académicien, Max Gallo.

    Il montre un Constantin calculateur, manipulateur, qui use de la religion, chrétienne comme paienne, comme d'un outil politique. Sa conversion n'est motivée que par des raisons politiques. Gallo montre aussi les Romains qui détestaient ces premiers chrétiens en raison de leur fanatisme fou de souffrance, de mutilation et de sang. Ce n'est pas tant la mort qu'ils méprisent que la vie, inutile et fastidieux passage terrestre d'une âme vouée à l'amour perpetuel du Dieu du paradis.

    Dire de la religion en Occident qu'elle fut le terreau de la laicité, revient à dire que c'est seulement le feu qui donne son sens à l'eau qui l'éteint. D'ailleurs, que je sache, la laicité existe ailleurs que dans l'Occident chrétien...
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  • Yvon Montoya - Abonné
    21 décembre 2007 09 h 10
    Réponse d'un incroyant...
    Après tout le christ prêchait à des juifs pas à des romains. Paul est loin d'être un juif et le contexte historique de Paul n'a ni à voir avec la Palestine du Christ ni à voir avec notre époque. Paul avait mesuré la capacité d'absorption religieuse du monde romain, et sans doute l'extraordinaire pénétration d'une religion étrangement proche de ce que serait le christianisme primitif, le mithraïsme, avec ses fonts baptismaux, son héroïsme et le culte d'un dieu rédempteur. Ses chances de succès étaient grandes. Le monde romain ne se satisfaisait plus de la religion de l'empire; celle-ci était une collection de rites qui entretenaient la cohésion de la cité, mais qui ne répondait pas au besoin de transcendance inné dans l'être humain. Paul Veyne est un grand intellectuel et il nous fit un cadeau immense avec son livre René Char en ses poèmes, paru en 1990. Il connaît fort bien la pensée et la civilisation tant grecque que romaine.

    La religion romaine avait perdu sa charge politique; l'initiative religieuse individuelle qui eût été réprimée au temps de la République est désormais tolérée. Le vide ainsi créé fait le succès de religions « exotiques » au sein même de l'empire, comme le mithraïsme, le culte d'Isis et, dans une certaine mesure le judaïsme, à cette différence près que celui-ci est associé à un peuple rebelle, ce qui n'est pas le cas des 2 premières religions citées. L'Astrologie aussi fait fureur à cette époque ce que la République n'aimait pas. Bref, Rome est une éponge qui absorbe toue les religions. Les efforts de Jésus ne sont pas fondés sur la foi, mais sur les actes. L'individualité à ce moment est en germe et pour que le message de Paul passe, il a fallu que cela devienne effectivement « une religion « affaire » de tous les hommes ». C'est plus de l'ordre politique que religieux. Il en allait de la survie de cette nouvelle religion. Mais rien ne dit dans les Évangiles, de la volonté de Jésus de fonder une nouvelle religion et une Église, et encore moins d'en confier la direction à Pierre, cette «pierre» décidément bien friable de l'aveu même de Jésus, qui lui prédit le célèbre reniement avant que le coq chante trois fois. Une preuve supplémentaire que Jésus n'a jamais projeté de nommer Pierre chef de cette très hypothétique Église indépendante : après son énigmatique départ d'Emmaüs, quand il a raccompagné les apôtres jusqu'à Béthanie et s'en est allé son chemin, épisode qui conclut l'Évangile de Luc, les apôtres rentrent à Jérusalem et vont louer Dieu au temple. Les apôtres en effet se considèrent toujours comme juifs. Paul, lui était romain et il fut décapité comme tout citoyen romain avait droit.
    Pour dire que le Catholicisme est une usurpation du christianisme. Que la notion d'individualité est tardive et non seulement chrétienne et en aucun cas catholique. On n'a pas eu besoin du christianisme pour l'individualité mais plus du stoïcisme, d'épicurisme (voir la belle étude de Paul Nizan le grand ami de Sartre et al.). De là à faire une moquerie du paganisme comme quoi on faisait commerce des petits dieux est mal comprendre l'époque ou avoir mal lu Veyne. « Une société laïque, où il peut donc se proclamer incroyant, il le doit en partie à la chrétienté » dit l'auteur Veyne, certes mais c'est « en partie » non « le tout ». Pour plus d'objectivité, il faut parler aussi des autres « parties ». On ne peut prendre une telle étude pour justifier et le catholicisme identitaire québécois ni son nationalisme. D'ailleurs, l'individualisme constitué à fini par entrer en lutte contre le catholicisme. Un héritage dont il fallait se débarrasser pour l'émancipation à venir. Ce qui permet de dire à M Rioux qu'il est incroyant car avant on ne pouvait pas. Il faut être de bonne foi à ce sujet. Ce qui fait dire à Nietzsche que « Les religions sont détruites par la foi en la morale ».
    Quant à dire « On ne trouve pas beaucoup de nations dont la courte existence ait été autant façonnée par les idées chrétiennes. C'est en partie sur elles que fleurit notre laïcité. » C'est absolument incompréhensible.IL n'y a jamais eu de Kierkegaard, ni d'Unamuno, ni de Huysmans, juste en passant car il y a foule dans l'histoire, au Québec. L'Héritage québécois est un héritage de frustration et de coupeur d'âmes splendides à cause de la présence inquisitoriale de l'Église ultramontaine québécoise. Comment est-ce possible qu'un esclave puisse faire l'apologie de ses anciens maîtres? Pour justifier une identité qu'on ne veut pas nouvelle? Mais alors, on est contre l'avenir. Le Québec n'est pas le seul pays « autant façonnée par les idées chrétiennes », il y a l'Amérique Latine et Pinochet mais aussi la France de Pétain, l'Espagne de Franco et on en passe. D'où la douleur actuelle de s'émanciper en Espagne du fascisme à cause de la présence de cet héritage catholique. Il y a des données objectives, politiques, culturelles et historiques qui nous permettent facilement de le comprendre. Le Québec devrait plutôt regarder vers l'avenir et ne plus confondre les plages océaniques avec des bénitiers vides. Comme je suis incroyant et plus paysan (i.e. Païen) parce que Noël c'est la fête du soleil romain toujours invaincu, Sol Invictus. Et bien, je vous souhaite païennement Joyeux Noël.
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  • Claude Guay - Abonné
    21 décembre 2007 09 h 50
    Réponse d'un incroyant.
    Bonjour,

    Je suis tout à fait d'accord avec l'idée que le Christianisme a joué un rôle important dans le développement de la pensée laïque contemporaine. Mais il ne faudrait pas oublier que les grecs et les romains ont joué aussi des rôles tout aussi essentiels dans ce domaine.
    Par exemple, l'idée qu'il y a un seul Dieu, donc une seule loi qui s'applique pour tout et pour tous, est indéniablement à l'origine du développement scientifique d'une part, et, d'autre part, de l'élaboration des lois qui gouvernent actuellement les pays démocratiques. Mais la démocratie existait en Grèce et certaines des idées qui ont été reprises dans le catholicisme vivaient déjà chez Platon et Aristote. On peut donc dire qu'au pouvoir démocratique que conférait la majorité des voix chez les grecs, le christianisme a ajouté l'égalité, l'acceptation de l'autre, le respect des minorités.
    Il ne faudrait pas non plus oublier que le souverain pontife. c'est le "pontifex maximus" des latins et que l'Église catholique a trouvé dans l'habillage de l'empire romain les vêtements qui lui convenaient pour assurer son universalité. L'Église catholique n'est d'ailleurs devenue vraiment universelle que dans les limites de ce que fut l'empire romain.

    Il est clair que la très grande majorité des autres religions n'étaient pas et ne sont toujours pas en mesure de fournir l'encadrement idéologique nécessaire au développement de la pensée scientifique et de la pensée tout court. Par contre, le christianisme n'aurait pas donné les fruits qu'on lui attribue si cette religion n'avait pas profité d'un contexte historique idéal et propice. La religion grecque orthodoxe, par exemple, qui est d'origine chrétienne, ne me semble pas avoir produit beaucoup de fruits dans le domaine de la libération des consciences.

    Ceci dit, l'incroyant que je suis pense tout de même que tout être humain a besoin d'espérances ou, à défaut, d'explications simples, ce que les religions et quelques idéologies (tel le communisme et le capitalisme) leurs fournissent. Je pense aussi que la plupart des grandes religions actuelles sont égales entre elles. Pour ce qui est des idéologies, c'est question d'appréciation, de gouts et de couleurs. Je ne sais pas, par exemple, si le communisme est mieux que le capitalisme. Je sais, par contre, que le capitalisme a fait le malheur de plusieurs être humains et que le communisme à fait le bonheur de plusieurs autres. L'inverse est aussi vrai...


    Joyeux Noël.


    Claude Guay.
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  • André Roy - Abonné
    21 décembre 2007 09 h 55
    Petite précision et commentaire
    Bonjour! J'aime bien votre texte incroyant... Je pourrais par contre ajouter que le christianisme n'a rien inventé au sujet d'englober toutes les sphères de la vie humaine. Pour les animistes, les "religions" autochtones, le bouddhisme, etc. bref, pour certains anciens systèmes de croyances, la religion faisait parti de toutes actions du quotidien, un certain holisme obligatoire. La laïcité n'existait pas, les esprits nous entouraient toujours, les forces de la nature agissaient sur notre vécu : ce système était tout à fait normal. Que ça soit la politique, la guerre, la vie sociale...
    En fait, oui la tolérance ne s'apprends pas nécessairement à l'école par le biais d'un cours d'éthique religieuse, mais bien par l'enseignement de l'histoire, cette science humaine souvent banalisée (on a qu'à regarder l'opinion des jeunes et du publique face aux cours de sciences humaines au Cégep...). Je crois sincèrement que le cours de religion n'est pas destiné aux plus jeunes d'entre nous, qui n'ont pas la base de la compréhension complexe du phénomène religieux (car, encore une fois, il englobe toutes les sphères de la vie! politique, société, économie, éthique, etc.) On va leur donner les munitions, sans les armes.

    Bonne journeé!
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    21 décembre 2007 10 h 08
    Quelle religion est à la mode cette année?
    «la mode consiste à dénigrer tout ce qui ressemble à un catholique»

    Je me demande bien où vous avez pris ça!

    Il n'y a pas de mode, il y a l'expérience du passé et une lucidité sur les travers des religions.

    Bien sûr, au Québec, on réfère au catholicisme, que voulez-vous, nous n'étions pas juifs ni musulmans, nous étions "catholiques". Si nous nous étions sortis de l'islamisme, nous dénoncerions les abus de l'islamisme, mais, que voulez-vous, c'est du catholicisme que nous sommes sortis.

    La mode, si vous persistez à appeler cette évolution, "une mode" consiste à dénoncer les abus des religions, de toutes les religions, non pas seulement la catholique.

    Aucune religion n'est meilleure qu'un autre. Toutes ont eu des passages macabres. La catholique a peut-être été la plus puissante, en occident du moins.

    Il n'y a pas du tout de mode de dénigrement du bon catholique, par les temps qui courent, s'il y a une mode de dénigrement, on pourrait dire que c'est plutôt le dénigrement de l'islamisme.

    De tout temps cette mode de dénigrement des autres façons de pensée a existé. Par définition une mode qui a toujours existé, n'est pas une mode.
    Au Royaume-Uni, les protestants ont toujours dénigré les catholiques et vice versa.
    En Inde, le Pakistan et le Bangladesh ne sont pas nés pour rien.
    Les chiites dénigrent les sunnites et vice versa, etc., etc., etc.


    Votre propos façonne la perception des gens.
    Comme s'il y avait une puissante mode de dénigrement du catholicisme!

    Lorsque l'on accuse les médias de faire les modes et de provoquer les courants de pensée...

    J'en profite pour lancer une mode:
    La nouvelle mode consiste à dire que le catholicisme est la meilleure religion et que même les incroyants la défendent contre les intégristes athées.

    Un intégriste athée qui vous souhaite "Joyeux Noël!"
    Fête de l'Amour, de la Paix et... du commerce.



    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Roland Berger - Abonné
    21 décembre 2007 11 h 34
    Merci à Monsieur Rioux
    Merci à Monsieur Rioux d'avoir utilisé l'historien français Paul Veyne pour nous amener à croire que les progrès de la laïcité au Québec sont dus à son passé chrétien encore bien présent selon lui. Cette manipulation intellectuelle a provoqué les solides réparties des Guay, Montoya, Mainville, Paquet et autres à lire ci-dessus.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Andrée Ferretti - Abonnée
    21 décembre 2007 14 h 52
    émerveillement
    Je me réjouis de tous les commentaires exprimés suite à cet article de monsieur Rioux, autant de ceux qui expriment mon opinion que de ceux qui la contredisent,puisque chacune me fait voir l'étendue de la culture des lecteurs du Devoir. Or, pour moi,la culture est depuis toujours, et plus que jamais, le fer de lance de l'indépendance du Québec.
    Nous ne pouvons qu'y arriver.
    Andrée Ferretti.
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  • Yvon Montoya - Abonné
    21 décembre 2007 15 h 04
    @M. Berger. Quelle belle intuition.
    Vous avez raison M Berger de dire « manipulation intellectuelle » parce que dans ce livre magistral, Paul Veyne récuse avec force le lieu commun selon lequel l'Europe devrait au christianisme le fait d'avoir séparé politique et religion. Séparation qui est et je le cite : « Belle découverte, mais due au césarisme et non au christianisme...Les païens n'ont pas eu à apprendre à séparer leurs dieux et César : ils ne les confondaient pas... Avec le triomphe du christianisme...Dieu et César ont cessé d'agir chacun de leur (sic) côté. Dieu s'est mis à peser sur César, il fallait que César rendît à Dieu ce qui était dû à Dieu ". Dans son dernier chapitre, l'Europe a-t-elle des racines chrétiennes ? » Paul Veyne balaie cette idée reçue des racines : « l'Europe n'a pas de racines, chrétiennes ou autres. Elle s'est faite par étapes imprévisibles. Elle n'est pas préformée par le christianisme. Elle n'est pas le développement d'un germe, mais le résultat d'une épigénèse.» De ce point de vue, votre intuition est bonne si vous n'avez pas lu le livre. Chapeau. À moins que le Québec ait reçu des faveurs de l'Église catholique.
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  • Yvon Bureau - Abonné
    21 décembre 2007 15 h 21
    Être des croyants et des incroyants raisonnables
    Sous l'angle de la raison, toute religion n'habite pas le pays du réel, du vrai. Autrement dit, toute religion est fausse. Ce qui est réelet vrai, c'est que des personnes croient ou ne croient pas

    Vaut mieux garder une saine distance de nos croyances.
    Vaut mieux philosopher pour nous approcher le plus possible du vrai, du réel, de la vérité, sachant très bien que l'on y arrivera jamais. Trouver la vérité, c'est la chercher.
    Vaut mieux aller chercher nos valeurs communes tirées de l'immanence de la vie, de toute vie; cela peut apporte la paix.
    Une religion qui promet un royaume autre, un ciel, et pire, un enfer possible, et pour l'éternité, brouille toute sagesse et est porteuse de bien des violences, à commencer par celle fait à la nature et à ses habitans.
    Le royaume est ici, et seul le présent est éternel.
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  • Maurice Monette - Abonné
    21 décembre 2007 23 h 08
    Des inventions humaines
    Les religions sont des INVENTIONS HUMAINES pour se personnifier un DIEU à QUI on doient OBÉDIENCE mais, CE n'est pas ce que l'humanité doit mettre en application pour progresser en ÂGE et en SAGESSE. Donc, plutôt de s'imaginer un DIEU extérieur tel que toutes ces religions humaines prodiguent à profusion, pourquoi ne pas finir par comprendre que, NOUS sommes toutes & tous de dignes véhicules charnels(les) ou corps physiques qui comportent une parcelle DIVINE que NOUS avons à faire GRANDIR en SAGESSE par les EXPERIENCES de VIE transcendées tout au long d'un PASSAGE INCARNÉ(E), soit dans un corps physique de femme ou d'homme, selon NOS LIBRES-CHOIX de vivre telles ou telles EXPÉRIENCES de MATURATION de notre ENTITÉ...?

    Aucune religion n'a véritablement expliquée cette VÉRITÉ de l'INCARNATION mais, c'est de ÇA qu'il est question quand on essaient d'expliquer ce qu'est la vie incarnée. AUCUNE RELIGION HUMAINE n'en fait mention mais, CELLES-CI ont été inventées par l'humanité pour qu'on soient capable de se personnifier un DIEU AUQUEL NOUS devrions obeir pour ne pas "aller brûler en enfer.

    Mais, dans les faits, DIEU est la PARCELLE DIVINE ou ESPRIT ou ÂME qui est incarné(e) en chacune & chacun d'entre NOUS et NOUS devons AFFINER la MAÎTRISE de notre CERVEAU pour pouvoir faire les meilleurs LIBRES-CHOIX possibles, en fonction d'un AMOUR FRATERNEL de nos PROCHES & moins proches. L'utilisation de ce LIBRE-ARBITRE est ce que chacune de nos INCARNATIONS SUCCESSIVES doit NOUS permettre de mieux MAÎTRISER, en observant un CODE de VIE COMMUNAUTAIRE qui correspond à ce qu'on appellent les "COMMANDEMENTS de DIEU".

    Toutes les interprétations qui ont été faites depuis environ 2000 ans tournent autour de cette VÉRITÉ sans jamais LA révéler telle qu'ELLE est. Pourtant, si on finissaient par comprendre cette LOI UNIVERSELLE de l'AMOUR FRATERNEL de ses PROCHES & moins proches, on comprendraient que LA SEULE LOI qui permet de GARDER ou RETROUVER un ÉTAT de SANTÉ PHYSIQUE tel que notre CONDITION SPIRITUELLE devrait NOUS permettre de TRANSCENDER.

    Pour PREUVE, par cet AMOUR FRATERNEL, j'ai personnellement pu m'affranchir d'une condition d'hémiplégique causée par un GRAVE accident d'automobile subit le 16 décembre 1982. Soit, après plus de vingt ans d'excercices et de GESTES d'AMOUR FRATERNEL de mes PROCHES & moins proches, GRATUITS, j'ai pu recouvrer TOUTES mes CAPACITÉS PHYSIQUES et même, j'ai pu affiner CERTAINES pour augmenter ma RÉSISTANCE. Dans le même espace de temps, j'ai pu aussi développer de multiples FONCTIONS dites ÉSOTÉRIQUES mais, que NOUS possédons toutes et tous sans LES exploiter ou, si peu. CELLES-CI, ce sont ce qui a permis à JÉSUS le NAZARÉEN à faire ce les gens croyaient des miracles mais, ce n'était que CELUI-CI savait utiliser toutes ces facultés dont NOUS sommes toutes et tous NANTIS(ES) au départ mais, qu'on aiment mieux associer à des MÉDECINES NATURELLES ou CHINOISES ou de la RÉFLEXOLOGIE ou du TANTRISME ou etc., etc., etc... Pourtant, ce ne sont que des manipulations de nos différents CORPS soient, le corps physique, le corps émotionnel/intellectuel et le spirituel.

    Bref, je pourrais en écrire encore et encore mais, sans la FOI que cela exige, il est difficile d'en prendre CONSCIENCE et selon les Réactions qui précèdent la mienne, peu de gens sont prêts(es) à CROIRE ces ARGUMENTS alors, j'aime mieux me limiter aux RÉVÉLATIONS qui précèdent...
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  • Yvon Montoya - Abonné
    22 décembre 2007 15 h 33
    Andrée Ferretti.
    Comme vous le savez sans doute, la pensée est une responsabilité et elle se doit d'être signée aussi avec détermination. Je doute d'avoir exprimé ou contredit votre opinion puisque pour moi, la culture est un arrachement à l'opinion. Un en-deçà de l'opinion, une pensée et aussi une liberté d'expression que je n'ai pas vu chez vous. Vous ne dites rien quant au partage de votre "opinion". Excusez ma rigueur culturelle. Ma question et mon étonnement sont de comprendre ce que peut bien vouloir dire «culture» et «indépendance?» N'entrainez-vous pas quelques uns à ce sujet contre leur volonté?
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