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À dépasser l'entendement

Denise Bombardier   1 décembre 2007  Éthique et religion
L'éducation religieuse d'antan accordait au diable un rôle prépondérant dans nos vies. Le maléfique nous tendait tous les pièges, se lovait à l'intérieur de nos âmes et a fortiori de nos corps. Certains y croyaient dur comme fer, d'autres s'en moquaient comme de l'an 40 et la plupart des gens en éprouvaient une peur secrète dont l'intensité variait selon la sensibilité et la fragilité de leur personnalité.

En sortant de ces années à l'eau bénite, on pouvait croire que les Québécois d'alors abandonneraient cette culture de la diabolisation. Or il semble bien, si on se fie aux réactions très nombreuses et très passionnelles que nous avons reçues depuis la semaine dernière, que ceux qui se disent victimes de cette diabolisation transmise par leur éducation religieuse non seulement n'en sont pas libérés mais la perpétuent à leur tour quand il s'agit de répondre à l'intervention du cardinal Marc Ouellet.

Parmi les centaines de courriels reçus, une majorité considère le cardinal et plus largement l'Église comme des propagandistes de haine, d'asservissement intellectuel et de fourberie, quand ce n'est pas d'immoralité. L'Église du Québec, aussi marginale qu'elle soit devenue dans la réalité, demeure pour les baby-boomers une institution diabolique dont le cardinal Marc Ouellet semble l'incarnation la plus haïssable.

Ressentiment

Il y a un refus chez plusieurs d'envisager la moindre contribution bénéfique de l'Église et de ses clercs à l'évolution du Québec. Une partie des catholiques ne semble guère plus nuancée que les non-croyants affichés qui, ayant abandonné tous ces «mythes» et ce «système de pensée magique», devraient plutôt s'en ficher.

Il est aussi surprenant que des gens apparemment instruits et se prétendant libérés semblent incapables d'admettre qu'on puisse à la fois défendre le droit d'une personne à exprimer sa vision des choses sans partager cette même vision avec elle. En fait, pour plusieurs, l'héritage religieux suscite une colère, voire une rage tendant à prouver que nous sommes en quelque sorte condamnés à vivre dans le ressentiment.

Dans ces conditions, aucune analyse intellectuelle de la société actuelle n'est éclairante pour l'avenir. Nous sommes embourbés dans des préconceptions, des préjugés, des a priori peu propices à la seule posture qui vaille, à savoir la distance critique. Entre l'indigence intellectuelle d'une certaine éducation religieuse d'antan et la diabolisation actuelle d'une institution, l'Église du Québec, contestée de l'intérieur autour d'un vrai débat d'idées entre les conservateurs et les progressistes, peut-il exister une position lucide et libre?

Ces religieux extrémistes qui ont choisi le Québec saisissent notre fragilité identitaire et savent, avec une habileté surprenante pour les néophytes qu'ils sont, utiliser nos chartes. Ces religieux, en vérité, n'ont pas fini de nous hanter. En y réfléchissant bien, ils s'insèrent dans nos failles et exploitent nos complexes.

Les Québécois de la Révolution tranquille sont des gens qui ont tendance à douter. De leur passé, d'eux-mêmes, de ce qu'ils croient. Cela explique qu'ils aiment à s'enfermer dans leurs nouvelles certitudes, de peur de les perdre au premier coup de vent. Plusieurs estiment que l'Église est une institution à abattre alors qu'elle n'est plus ici qu'un lobby parmi d'autres, aussi impuissants qu'elle.

Il faut en effet reconnaître qu'il existe de nos jours chez nous quelques lobbys plus redoutables. L'erreur majeure de l'Église est sans doute de ne pas avoir compris qu'en s'opposant à la laïcité, elle devenait l'alliée objective des fondamentalistes qui sévissent parmi nous. Lors d'un débat télévisé l'an dernier à TVA, on pouvait se surprendre que le cardinal Jean-Claude Turcotte ait accepté de faire cause commune avec le peu regretté imam Saïd Jaziri et le rabbin ultraconservateur Silverstein, si peu représentatifs de leurs communautés respectives. Cela ne démontre-t-il pas que, catholiques ou pas, laïcs ou clercs, les Québécois dits de souche sont incapables d'assumer clairement ce qu'ils sont?

A-t-on déjà vu un imam, un juif hassidique ou un sikh enturbanné battre sa coulpe publiquement comme l'a fait le cardinal de Québec? L'Église catholique actuelle possède-t-elle des sections armées qui terrorisent la Terre entière? Les évêques font-ils l'apologie du meurtre? Existe-t-il des théocraties catholiques dans quelque pays du monde? À lire et à entendre ce qui s'est écrit et dit depuis une semaine dans les médias, on pourrait le croire.

Le révisionnisme historique qu'on croyait réservé aux totalitarismes de tout acabit nous menace aussi. Qu'a donc fait l'Église lorsqu'on l'a tous bousculée dans les années 60? Elle s'est retirée dans ses sous-sols et a adopté une attitude bien discrète. Certains clercs ont même été parmi les artisans les plus actifs de la Révolution tranquille.

C'est un prélat, Mgr Alphonse-Marie Parent, qui a présidé la commission du même nom, où siégeait une religieuse et dont les recommandations ont révolutionné le système d'éducation. C'est un dominicain qui a présidé la commission qui a aboli la censure au cinéma. A-t-on enseigné cela aux jeunes?

À continuer de diaboliser le passé du Québec catholique, on va finir par rendre attirante pour les jeunes cette Église dont ils finiront par découvrir que malgré toutes ses faiblesses et sa morale discutable, particulièrement en matière de moeurs, elle est l'institution qui a appris à lire et à écrire à leurs ancêtres, eux qui sont en train de désapprendre la lecture et l'écriture, comme nous le démontrent les enquêtes récentes.

denbombardier@videotron.ca






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Vos réactions

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  • Pierre Zwngli
    Inscrit
    samedi 1 décembre 2007 01h13
    Même le Devoir publie des contresens historiques
    « Même le Devoir publie des contresens historiques

    Lu une ânerie énorme passée comme une lettre à la poste sur Valladolid preuve du racisme de l'Église et cause du commerce triangulaire de la part de la vp du mouvement laïc québécois. Alors que Valladolid prouve l'humanité de l'Église catholique (les Indiens ont une âme, ils ne doivent pas être traité en esclave chez eux!) et que le commerce triangulaire vait déjà commencé 30 ans avant cette controverse animée par Las Casas!


    Le Devoir a laissé passer cette énormité au milieu d'un tissu de propos convenus sur l'hypocrisie des religions et la supériorité d'une prétendue morale humaniste universelle que l'on chercherait en vain (surtout en matière de moeurs sexuels sur lesquels l'Évangile moderne, la Déclaration universelle des droits de l'homme de l'ONU, est totalement muette). Bien sûr l'article ne prouvait en rien en quoi cette morale humaniste universelle serait supérieure à celle de l'Église, si ce n'est pas un raisonnement circulaire (parce qu'à l'aune de la morale humaniste universelle l'Église a des doctrines rétrogrades en matières de moeurs, enfin tout cela sans jamais dire ce qu'est cette morale humaniste prétendument universelle! Faut le faire!) »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 1 décembre 2007 04h32
    Et l'enfer ?
    « Faudrait bien demander à nos clercs catholiques, principalement Monseigneur Ouellet, si l'enfer où le pécheur allait brûler pour l'éternité dans les pires souffrances, principalement de ne pas voir Dieu en plus d'être brûlé vif, existe encore et ce qu'il faut faire au minimum pour y être précipité. Si non, qui l'a démantelé, en qu'elle année, sur l'ordre de qui et pourquoi.

    Faut pas oublier que ça prenait seulement d'un pensée impure "sexuelle", conservée plus que quelques secondes, pour obtenir automatiquement, un péché mortel qui était suffisant, dans le temps "il y a 50 ans", pour gagner l'enfer éternel et ses horribles conséquences sauf, si on avait le temps de s'en confesser à condition de regretter le tout, ce qui rendait la chose pas mal plus difficile.

    Combien de Catholiques, l'église a traumatisés avec ce genre d'affaires là ? Ça a bien l'air que dans les religions juive et les musulmane sont encore pires sur les affaires défendues, ce qui ne donne pas l'absolution à la catholique pour autant.

    On n'a pas à trop se demander s'il y a de bons côtés aux religions, même les Hell's Angels ont les leurs. Faut juste se demander si les mauvais sont plus élevés que les bons. Les incroyants et les athées nme font pas automatiquement foncièrement mauvais.

    Est-ce qu'il y a quelqu'un pour me répondre ? »

  • l poisson
    Inscrit
    samedi 1 décembre 2007 05h16
    Cohérence pharisienne
    « Madame Bombardier a bien raison d'écrire:
    "Le révisionnisme historique qu'on croyait réservé aux totalitarismes de tout acabit nous menace aussi." Son texte d'aujourd'hui en est un pompeuse illustration.

    Adepte de la polémique pour le plaisir auto-gratifiant de la polémique, son argumentation rhétorique assimile d'abord à un simple "ressentiment" le tollé soulevé par la lettre fourre-tout du cardinal Ouellet et ce, jusqu'au sein de l'Association des évêques du Québec. Psychologisation trop facile destinée à cacher vite la poussière sous le tapis. Sans parler des squelettes encore dans le placard.

    Ensuite notre voltairienne de service reproche à ses contradicteurs d'être incapables d'"admettre qu'on puisse à la fois défendre le droit d'une personne à exprimer sa vision des choses sans partager cette même vision".

    Est-ce bien cette même défenderesse de la liberté d'expression qui, juste auparavant dans son texte, excluait autocratiquement du débat les opposants au prince de l'Eglise en les invitant à s'auto-exclure: "Une partie des catholiques ne semble guère plus nuancée que les non-croyants affichés qui, ayant abandonné tous ces «mythes» et ce «système de pensée magique», devraient plutôt s'en ficher."

    Cette cohérence pharisienne (pour ne pas faire de publicité gratuite à d'autres pages éditoriales) s'incarne enfin dans ce passage: "C'est un dominicain qui a présidé la commission qui a aboli la censure au cinéma. A-t-on enseigné cela aux jeunes?"

    Il semblerait qu'avant l'encyclique "Vigilanti cura" du pape Pie XI parue en 1936, notre bonne Eglise catholique favorisait une sévère censure cinématographique(1). J'ignore si on devrait enseigner cela aux jeunes, mais Mme Bombardier a choisi aujourd'hui de ne pas faire mention de ce fait...
    Ex-actrice ne le serait-elle pas encore ?



    (1)"Entre 1910 et 1940, des centaines de brochures, articles de revues ou de quotidiens, conférences et sermons explicitent les motifs pour lesquels l'Eglise s'oppose si radicalement au cinéma. On y trouve une véritable "démonologie" du cinéma, tout à fait opposée à la "théologie" que les intellectuels des ciné-clubs tâcheront d'en faire à compter des années 50. Elle s'articule sur deux qualificatifs généraux attribués au cinéma: corrupteur et dénationalisateur." (Extrait d'un article paru dans Cap-aux-Diamants , no, 38, été 1984). »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 1 décembre 2007 06h45
    Ça dépasse, effectivement, l'entendement!
    « Votre titre est bien choisi. Effectivement, vous dépassez l'entendement!

    Reconnaître la stupidité de la religion, de toute les religions (de raël jusqu'au pape) n'est pas du tout de la diabolisation.
    Il est tout simplement choquant d'avoir à courber l'échine et se faire dire de se frapper la coulpe avec une roche, tout simplement parce qu'on ose remettre à leur place ces êtres qui se croient investis d'une mission divine.
    Ces êtres pompeux qui s'arrogent LA morale, comme si LA morale leur appartenait.

    Voyons, il faut reconnaître les subterfuges, les richesses et la puissance acquise par ces illuminés du ciel et de l'enfer qui exploitent la crédulité du monde.
    Mme Bombardier, il faudrait un jour que vous sortiez de votre bassine d'eau bénite.
    Prenez quelques gouttes de ce liquide qui vous semble béni et qui n'est en fait que de l'eau bien ordinaire, faites-les analyser dans un laboratoire scientifique et on vous confirmera que ce n'est que du H2O avec quelques contaminants recueillis au passage.

    Du H2O que vous persistez à considérez "béni"!

    Au lieu d'accuser vos semblables de ne pas partager vos croyances et de leur attribuer tous les torts et les pires intentions, vous devriez plutôt vous regarder comme il faut dans un beau grand miroir.

    Relisez vos attaques avec attention, votre jugement dernier est bien sévère et vous considérez les arguments des gens "de mon espèce" comme d'un ridicule et d'une barbarie méritant la condamnation éternelle.

    Si ce n'avait été de votre provocation, ce sujet béni à vos yeux, ce sujet qui mène vers les cieux, vers le tout-puissant, était pour moi et sans doute pour plusieurs, bien clos!
    Mais, de votre côté, malgré un éventail épouvantable de sujets bien plus sérieux, vous persistez à vouloir parler de ce clown manipulateur qu'est ce bon sonseigneur Ouelet (malheur à ceux qui le traitent de clown!). À ce bon sonseigneur, comme à tous ces bons sonseigneurs, nous sommes obligés de lui donner le bon dieu sans confession!
    Obligé!

    On peut traiter de tous les noms qui que ce soit dans la société, comme ce con de Maritineau a lancé à la caméra que la premier ministre Charest était un trou-de-cul, ou quelque niaiserie du genre, mais toucher aux soutanes est formellement interdit par la loi divine. Nous leur devons le respect le plus total et absolument pas l'inverse, damnés que nous sommes.

    Votre plume a encore une fois été guidée par la main de dieu. Il faut dénoncer sans relâche ces hérétiques qui profanent la parole divine et qui insultent les représentants de dieu.
    Quand donc allez-vous sortir de votre eau bénite?
    Nous avons tous eu des enfances où l'on nous y baignait. Pourtant, bien des gens s'en sont sortis. Pourquoi pas vous, qui me paraissez, cultivée, intelligente et capable de logique chirurgicale.
    On va probablement me traiter de misogyne parce que mes mots sont trop durs à votre égard, je regrette que vous ne soyez un homme. Il faut avoir l'esprit tourné vers le ciel pour me voir misogyne lorsque j'attaque des idées, comme si j'attaquais votre sexe. On me verra aussi obsédé, parce que je viens d'utiliser ce mot qui attire le plus l'attention, dans les médias, dans les publicités et même dans la vie courante et qui est le plus remarqué de tout le dictionnaire.

    « Une majorité considère l'Église comme des propagandistes de haine, d'asservissement intellectuel et de fourberie, quand ce n'est pas d'immoralité »

    De mon côté, je ne vois absolument pas l'Église et ses représentants comme des propagandistes de haine. Je les vois comme des propagandistes de stupidité et des exploiteurs de la crédulité. Leurs excès, dans bien des cas, pousse à la haine. La religion pousse à la haine. Votre logique chirurgicale devrait en arriver à cette constatation.
    Ne remarquez-vous donc pas ces fous de dieu, toutes religions confondues.

    Vous accusez les Québécois qui sont vraiment sortis de la bassine d'eau bénite, de tenir des propos haineux! Avez-vous bien lu les nombreux commentaires et êtes-vous vraiment sûre d'avoir bien conclu de quel côté la haine se trouve vraiment?

    La haine fait aussi partie des religions. Chaque religion hait ceux qui ne partagent pas leur croyance. Chaque religion doit convertir la planète. Chaque religion a raison et véhicule les meilleures valeurs. Nier cet état de choses est faire preuve de malhonnêteté intellectuelle.
    Tous les représentants de religion, font preuve, un jour ou l'autre, de malhonnêteté intellectuelle. Ils se réfugient alors derrière lois et principes divins absolus et incontestables rationnellement.

    Je ne dénonce pas la haine de sonseigneur, je ne vois pas de haine dans sonseigneur, je vois de la prétention, de la grande prétention, à en faire rougir de honte Jésus-Christ en personne, je vois aussi une volonté d'asservissement intellectuel en limitant la connaissance et bien sûr de la fourberie qui utilise une moralité à géométrie variable.

    De dire que l'église est devenue une institution diabolique est légèrement exagérer. Vous avez la diabolisation facile. Parce qu'on refuse de s'agenouiller devant ses tuniques flamboyantes et qu'on refuse de leur sucer la bague, on diabolise! Voyons, on ridiculise, voilà le terme exact. Il me semble qu'en tant qu'observatrice chevronnée, vous devriez distinguer la diabolisation et la ridiculisation. Sonseigneur Ouellet n'est quand même pas Castro, Chavez ou Poutine pour être diabolisé!
    Il n'est qu'un prétentieux ridicule (bon, je vous l'accorde, disons que moi aussi, contrairement à vous, je suis aussi un prétentieux ridicule, mais moi, je n'ai pas d'église. Du moins, pas encore!)

    Sonseigneur Ouellet n'est pas haïssable, comme vous le dites, il est tout simplement insultant par sa honteuse prétention dissimulée derrière son grand masque de repentir et d'humilité. S'il était humble et repentant, il prendrait son trou et se fermerait la ... comme tout être repentant et humble. Il se tiendrait loin des micros et des caméras.
    Vous accusez aussi les gens de nier l'Histoire et de ne pas reconnaître tout ce monde qui a oeuvré dans ces organismes religieux. Que voulez-vous, la religion catholique a contrôlé toute la colonisation française, la politique, les institutions pendant des siècles. Tous autres types d'organismes n'étaient pas tolérés. D'ailleurs, seule la religion catholique avait les reins économiques assez puissants et des méthodes de collecte assez évoluées pour être capable de construire palais de dieu, hôpitaux, écoles, etc.. Bien sûr qu'ils nous ont élevés et qu'ils nous ont soignés. Bien sûr que ces gens, laïques ou religieux oeuvrant dans ces institutions, étaient des bonnes personnes et qu'on doit, avec raison, les remercier et leur garder toute notre reconnaissance. Mais, ce n'est pas une raison pour nous empêcher de dénoncer l'obscurantisme de cette période et l'obscurantisme sur lequel toutes les religions fondent leur base.

    Le ressentiment n'est peut-être pas le bon terme pour décrire la réaction de tous ces athées fanatiques, dont je suis. Le ressentiment implique un désir de vengeance. Voyons, soyons honnêtes, qui donc veut mettre au bûcher ce sonseigneur prétentieux? Voyons, signifier à un être prétentieux qu'il prône des sottises n'est pas de la vengeance et du ressentiment.
    C'est seulement dire que ces idioties ne fonctionnent plus, qu'on ne nous culpabilisera pas une fois de plus, nous les coupables, les damnés qui ne reconnaissent pas dieu tout puissant et surtout son représentant, lui aussi, tout-puissant.
    Vous présumez des sentiments des gens Mme Bombardier. Probablement que ceux qui ont vraiment souffert de leur traitement, comme les orphelins Duplessis, ont du ressentiment et je crois que ça se comprend, mais la population baby-boomer en générale, n'ont pas de ressentiment, ils sont juste sortis du bénitier, ils sont maintenant bien au sec et il n'est pas question pour eux de se faire remettre tête première dans ce liquide qui baptise!

    Dans votre condition, Mme Bombardier, aucune analyse intellectuelle de la société actuelle ne peut vous éclairer sur l'avenir, parce que vous rangez avec grands soins votre intellect dans le fond du confessionnal et vous fermez les yeux en priant pour demander pardon d'avoir tant parlé de sexe et d'eau bénite.

    Vous êtes embourbés dans vos préconceptions falotes et vous démontrez, éloquemment, que vous êtes incapable de prendre une distance suffisante du bénitier pour avoir une approche critique.
    Vous tombez dans ce racisme élémentaire en attaquant «Ces religieux extrémistes qui ont choisi le Québec» et en défendant les nôtres (nos religieux) qui eux sont les garants de notre identité et de nos valeurs. Eux seuls peuvent nous protéger du mal qui traverse nos frontières! Non, mais... sérieusement Mme Bombardier! Ces religieux, en vérité, n'ont pas fini de vous hanter, vous devez vous sentir bien faible sur vos convictions pour avoir peur que le mal pénètre vos failles.

    « Les Québécois de la Révolution tranquille sont des gens qui ont tendance à douter »
    Eh! Que vous pouvez dire des niaiseries! Les Québécois n'ont pas plus de doute que le monde entier. On ne doute absolument pas de notre passé, la preuve, l'accueil qu'à eu le vibrant repentir de sonseigneur!
    On ne doute pas de nous-mêmes. Nous voulons accueillir la terre entière à bras ouverts comme nous l'avons toujours fait, tout en mettant clairement nos valeurs inconditionnelles qui se sont forgées à travers notre Histoire, notre révolution et notre évolution. Nous ne vivons plus dans l'eau bénite, mais dans le XXIe siècle.

    Il est temps que vous nous lâchiez un peu avec l'Église. Il est peut-être aussi temps que vous vous étendiez en confiant vos tourments intérieurs. Votre analyse maladive de ces pauvres Québécois qui se cherchent est pathétique.
    Vous voyez des fondamentalistes qui sévissent parmi nous.

    Je crois qu'avant de dire que les Québécois dits de souche sont incapables d'assumer clairement ce qu'ils sont, vous devriez assumer ce que vous êtes. Encore une fois, ressortez le grand miroir et regardez-vous bien.
    Mon cardinal est meilleur que ton imam, ton rabin, ou ton enturbanné, car lui il se bat la coulpe publiquement et à grands coups ! Non, mais... Mme Bombardier! Un peu de sérieux! Quelle ferveur pour votre religion! On dirait qu'il en faudrait peu pour que vous preniez les armes.

    Vous avez aussi la manie de confondre la condamnation de la religion et des méthodes religieuses, avec la condamnation des gens! Encore là, votre logique chirurgicale est dans le champ, vous déraillez une fois de plus.
    Va-t-on effacer de nos livres d'Histoire, les noms de Mgr Parent, de Lionel-Groulx, de Marguerite Bourgeois et de tant d'autres, voyons, encore une fois, soyez juste un brin sérieuse.
    Dénoncer la stupidité des religions, n'est pas nier l'Histoire. Ce n'est pas parce que l'on évolue que le passé change! Voyons soyez logique! L'évolution, vous connaissez?

    « C'est un dominicain qui a présidé la commission qui a aboli la censure au cinéma.»
    Mais qui donc avait imposé la censure au cinéma? Doit-on rayer de nos livres d'Histoire qui avaient imposé la censure au cinéma? Va-t-on toujours enseigner ce qui était censuré ? Ou, doit-on ne conserver que ce dominicain (peut-être excommunié, comme ces prêtres de la théologie de la libération de l'Amérique latine) dans nos livres d'Histoire?

    Vous avez la diabolisation facile Mme Bombardier. C'est le reflet de votre petit côté paradoxal. Tant d'érudition, de logique, de connaissances historiques et cette ferveur à défendre votre religion natale, la plusse meilleure des religions.
    Comment ne pas admettre que toutes les religions fonctionnent sur les mêmes principes, l'obscurantisme et l'exploitation de la crédulité.

    Votre conclusion concernant les ratés des nombreuses réformes scolaires est tout ce qu'il y a de plus démagogique et vous en êtes sûrement consciente.
    Quelle est donc la définition de démagogie déjà: "Politique par laquelle on flatte, excite les passions populaires pour accroître sa popularité."



    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Georges Allaire
    Inscrit
    samedi 1 décembre 2007 07h41
    Le diable dans la cabane
    « Une piste qui préfère l'inconscience à la conscience: Épouse et pute font généralement mauvais ménage; mère et avorteuse de même. »

  • France Boisvert
    Inscrite
    samedi 1 décembre 2007 08h35
    L'Oraison de la Raison (que le coeur ne connaît plus...).
    « Mme Bombardier n'a pas tort quand elle dit que c'est l'institution qui est à l'origine de la conservation de la langue au Canada français. Mais il faudrait de nouveaux outils pour inciter les jeunes à étudier et parfaire leur maîtrise de la langue. Je propose aux éditeurs scolaires de rédiger de nouveaux types de manuels pour les petits (et les grands) Québécois postmodernes portés sur l'humour, le jeu et les divertissements virtuels, des manuels en ligne (le e-learning est à nos portes).
    I. Le français sans forcer;
    II. Le français sans effort;
    III. Le français comme par magie;
    IV. Le français pour les nul-le-s;
    V. Le français pour le monde ordinaire;
    VI. Le franglais sans l'anglais;
    VII. La langue de chez nous.
    De la sorte, OUI, collectivement, nous y arriverons tous, j'en ai l'infime conviction.
    France Boisvert, prof. de français et littérature depuis 20 ans. »

  • Raphaella Robitaille
    Inscrite
    samedi 1 décembre 2007 09h18
    Accepter notre passé et nos racines.
    « Madame Bombardier,
    Je suis de la génération des 60ans et plus . Je suis allée à l'école de mon village dirigée par les Soeurs de l'Assomption et j'ai recu une éducation de haute qualité.De plus, cette communauté d'enseigantes compétentes et dévouées ne comptait pas les heures passées avec nous dans les activités para-scolaires. Elles nous ont apppris la musique et le chant et nous ont fait aimer la culture. Je reconnais l'apport précieux de l'église- institution qui a assuré notre éducation et notre instruction.Qu'avons-nous les québécois à vomir sur cette église? Certains de mes compatriotes sont devenus allergiques à tout ce qui est religieux et aveuglés comme vous le dites par leur rage accusent l'église de tous les péchés du monde. Mgr Ouellet ne méritait pas d'être rabroué comme le pire malfaiteur. Il avait le droit de s'exprimer en toute liberté. La charte des droits et libertés s'applique aussi pour le prélat. Le traiter d'arrogant et d'hyppocrite était plus qu'exagéré.Nous les québécois , avons besoin de réfléchir et de retourner dans notre chambre.Il est important à mon avis que nous faisions un examen de conscience( ce que nous ne faisons plus souvent sans doute).Nous ne faisons pas la part des choses et nous mettons tout le monde dans le même panier.Le jugement a foutu le camp...
    Il ne sert à rien de renier notre passé dit religieux, une époque qui a marqué notre histoire.Pourquoi ne pas ouvrir nos yeux sur ce qui a été bénéfique et accepter notre histoire et nos racines. C'est à nous de faire le ménage dans nos valeurs et garder de notre héritage dit religieux ce qui a contribué à notre évolution et à notre mieux-être. Nous n'avons pas besoin de jeter à terre toute la maison, quelques pierres à remplacer dans l'édifice de notre passé suffisent sans doute à accepter que rien n'est parfait.
    La société laique que nous prétendons bâtir sera-t-elle meilleure? En rejetant l'aspect religieux de notre vie, on dirait que l'on a cessé de réfléchir...
    Je vous remercie d'ouvrir les yeux de nos compatriotes et de poser les bonnes questions qui nous ramèneront à la raison et au savoir-vivre dans nos propos.
    Les québécois, nous ne savons pas ce que nous voulons et nous cherchons encore qui nous sommes.Arrêtons de frapper sur ceux qui nous le rappelle et faisons une pause de réflexion. Acceptons notre passé et nos racines,ensuite nous pourrons mieux nous redéfinr dans le présent et l'avenir.
    Raphaella Robitaille, La Sarre. QC »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    samedi 1 décembre 2007 09h24
    Je ne bois pas de cette eau bénite...
    « Pourquoi ne pas y mettre de la réflexion dans ce que vous écrivez? Vous défendez l'indéfendable. On a consacré Saints et Martyrs des prêtres et religieuses espagnoles qui furent du côté de Franco, ils étaient contre le progrès et étaient presque à assassiner Miguel de Unamuno. Ce dernier était un maître digne et fier, courageux qui a su se battre contre l'obscurantisme fasciste et religieux, lui qui écrivit en 1912 Le sentiment tragique de la vie et cela sent le christianisme à chaque page, lui qui dit face aux prêtres pompiers extincteurs d'espoirs : « Je suis né à Bilbao au milieu des bombardements de la seconde guerre carliste. Plus tard, j'ai épousé cette ville de Salamanque, tant aimée de moi, sans jamais oublier ma ville natale. L'évêque, qu'il le veuille ou non, est catalan, né à Barcelone. On a parlé de guerre internationale en défense de la civilisation chrétienne, il m'est arrivé jadis de m'exprimer de la sorte. Mais non, notre guerre n'est qu'une guerre incivile. Vaincre n'est pas convaincre, et il s'agit d'abord de convaincre ; or, la haine qui ne fait pas toute sa place à la compassion est incapable de convaincre...On a parlé également des basques et des catalans en les traitant d'anti-Espagne ; eh bien, ils peuvent avec autant de raison dire la même chose de nous. Et voici monseigneur l'évêque, un catalan, pour vous apprendre la doctrine chrétienne que vous refusez de connaître, et moi, un Basque, j'ai passé ma vie à vous enseigner l'espagnol que vous ignorez. » Il y a de cela au Québec avec ses traitres de prêtres.
    Connaissez-vous Jean-Marie Deguignet, ce fabuleux breton? Il écrivit Les Mémoires d'un breton paysan et il dit de lui-même : « en politique, [...] un républicain des plus avancés, et en religion, libre penseur, philosophe ami de l'humanité, de la vraie, et ennemi déclaré de tous les dieux qui ne sont que des êtres imaginaires, et des prêtres qui ne sont que des charlatans et des fripons [...] » (p. 298). Lisez et vous comprendrez enfin les réactions de ceux qui vous répondirent. Vous comprendrez aussi pourquoi « Il y a un refus chez plusieurs d'envisager la moindre contribution bénéfique de l'Église et de ses clercs à l'évolution du Québec. » On s'en est débarrassé, ce n'est pas pour rien.
    Dire que vos lecteurs ont des « préjugés » c'est dire que vous ne savez pas à qui vous vous adressez ou alors vous le prenez pour des idiots : « Dans ces conditions, aucune analyse intellectuelle de la société actuelle n'est éclairante pour l'avenir. Nous sommes embourbés dans des préconceptions, des préjugés, des a priori peu propices à la seule posture qui vaille, à savoir la distance critique. Entre l'indigence intellectuelle d'une certaine éducation religieuse d'antan et la diabolisation actuelle d'une institution, l'Église du Québec, contestée de l'intérieur autour d'un vrai débat d'idées entre les conservateurs et les progressistes, peut-il exister une position lucide et libre? » Pour sur que OUI. C'est le prix que nous avions à payer. C'est très chrétien de mettre dehors les Pharisiens pour la liberté de vivre, de penser et d'aimer. L'exemple fut donné par le Christ en premier. N'oubiez pas qu'à cette époque les pharisiens n'aient pas du tout aimé la domination culturelle grecque et qu'ils étaient contre la vie hédoniste de ces païens de grecs.
    Oui, nous sommes lucides et libres puisque nous pouvons critiquer le critiquable et l'ignoble. Je n'ai jamais aimé ces prêtres qui visitaient les pauvres et qui se faisaient embrasser leur bagues à chaque fois qu'ils entrèrent dans une demeure. Comme ces prêtres dans les écoles privés sous Franco en Espagne qui faisaient de même dans les couloirs où passaient les petites filles et les petits garçons. Tout ceci en vrac, pour vous, puisqu'à vous entendre, vous n'aimez pas la conscience libérée de tous préjugés Votre problème n'est pas le mien. Vous êtes une femme d'avant le Siècle des Lumières, pour sûr.
    Vous croyez que vos lecteurs sont des imbéciles? « Les Québécois de la Révolution tranquille sont des gens qui ont tendance à douter. De leur passé, d'eux-mêmes, de ce qu'ils croient. Cela explique qu'ils aiment à s'enfermer dans leurs nouvelles certitudes, de peur de les perdre au premier coup de vent. Plusieurs estiment que l'Église est une institution à abattre alors qu'elle n'est plus ici qu'un lobby parmi d'autres, aussi impuissants qu'elle. » Ça ne veut rien dire du tout. C'est de la phrase superficielle et cela manque de profondeurs pédagogiques.
    Vous nous sommez de choisir ente différents lobbys, je ne comprends pas : « Il faut en effet reconnaître qu'il existe de nos jours chez nous quelques lobbys plus redoutables. L'erreur majeure de l'Église est sans doute de ne pas avoir compris qu'en s'opposant à la laïcité, elle devenait l'alliée objective des fondamentalistes qui sévissent parmi nous. » Ridicule, L'Église dans sa violence dans l'Histoire n'a jamais eu besoin de ce qui se passe dans nos temps modernes pour être ce qu'elle est encore. Elle n'est pas capable d'aller au-delà de ce qu'elle est. Si on s'est débarrassé de l'église, c'est qu'il y a une raison, non? Sitôt un être naît qu'elle lui saute dessus pour le baptiser. Jésus Christ n'a jamais fait ce genre de choses. Vous voulez défendre quoi, Madame Bombardier?
    Ce n'est pas grâce à l'Église que nous avons appris à lire et à écrire même si ce sont les prêtres qui prient la charge de l'enseignement. Il n'y avait pas encore de structure pour ce faire. C'est grâce au Siècle de Lumières que cela est devenu un impératif catégorique pour l'émancipation. L'Église a sauté sur l'occasion comme pour le baptême mais en France, elle a perdu la bataille. La société a vite compris qu'il fallait s'en débarrasser pour comble d'anti liberté. Expliquez moi pourquoi l'Église fut de tout temps avec les rois, les Princes et par la suite avec les fascistes? Luis Bunuel serait donc un imbécile ou Dali ou Picasso?
    La liberté ce ne sont pas les curés qui nous la donnèrent. Nous l'avons prises contre eux et ce sont Giordano Bruno qu'on brula en 1600 parce qu'il désirait que les prêtres arrêtent de parler et d'écrire en latin, c'est aussi Rimbaud, Baudelaire, Flaubert, Breton, Kant, Spinoza, Nietzsche, Freud, Rousseau, Voltaire, Cervantes, Sade etc qui nous l'apprirent.
    Que vous soyez contre la laïcité c'et votre affaire. Que vous soyez contre la nature humaine tant bafouée par l'Église, c'est votre affaire; que vous soyez contre l'émancipation des hommes et des femmes, c'est votre affaire. Mais de grâce ne prenez pas les québécois pour des imbéciles et lisez leurs brillants commentaires car il y en a et, de plus, ils sont sincères. »

  • Pierre Tremblay
    Inscrit
    samedi 1 décembre 2007 09h27
    Laïcité
    « "L'erreur majeure de l'Église est sans doute de ne pas avoir compris qu'en s'opposant à la laïcité...". Je suis surpris de cette affirmation de votre part. Vous dites très bien: "Certains clercs (il faudrait dire: de très nombreux clercs) ont même été parmi les artisans les plus actifs de la Révolution tranquille." La laïcité n'est évidemment pas la disparition totale de la religion de l'espace public, mais la distinction claire des rôles de l'État et de l'Église. Cela a été dit abondamment et on doit espérer que la commission Bouchard-Taylor saura le redire. Cependant vous mettez en évidence un état d'esprit peu réceptif à des propos rationnels en cette matière. »

  • loiselet
    Abonné
    samedi 1 décembre 2007 09h48
    Sainte mère
    « C'est très vrai qu'en s'opposant à la laïcité, l'église devient l'alliée des fondamentalistes. Mais en a-t-elle le choix? Elle a aussi été la sainte mère des dictateurs de droite depuis Jésus qui penchait plutôt vers la gauche.
    Il est aussi vrai qu'elle ait été indispensable à l'intérieur des services communautaires pendant des décennies et qu'il n'y ait pas eu de théocratie depuis Constantin mais cela ne l'a pas empêchée de stagner, de s'installer dans un dogmatisme rassurant pour elle et de ne pas avoir eu l'audace de promouvoir l'humanisme qui est, pourtant,le véritable prosélytisme.

    Je me demande par quelle gymnasique M.Ouellette peut dater au carbone 14 l'année 1960 comment étant celle où les erreurs de l'Église ont cessé? On la connaît bien et c'est diablement prétentieux de sa part.

    Je crois en Dieu mais j'ai perdu la foi dans toutes les Églises et toutes les chapelles. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 1 décembre 2007 10h01
    Bravo M. Montoya
    « Bravo M. Montoya,

    C'est toujours très enrichissant d'avoir le vécu d'ailleurs.

    Mucho Gracias, pero disculpa no conosco el Basque! Es lástima!


    Serge Charbonneau
    Québec

    P.S.: Il faut lire Gil Courtemanche qui tient des propos plus sensés. »

  • Pierre Zwngli
    Inscrit
    samedi 1 décembre 2007 10h40
    Laïcité, laïcisme et le retour du politique
    « Au sujet de : "L'erreur majeure de l'Église est sans doute de ne pas avoir compris qu'en s'opposant à la laïcité".

    1) De quelle Église parlez-vous ? D'un courant ultramontain, mais pas de toute l'Église pour sûr. Il faut vraiment différencier l'Église éternelle et ses erreurs temporelles.

    2) Le christianisme est la source laïcité (Rend à César) alors que dans la Rome antique par exemple l'Empereur est Dieu, Rome même une divinité.

    3) Il ne faut pas confondre laïcité avec le laïcisme hargneux et intolérant de tant de Québécois qui se disent progressistes alors que leur système de valeurs est sans doute la cause de tant de maux de la société : 40 % de drogués occasionnels dans les écoles secondaires, suicides des jeunes, avortements, violences, natalité catastrophique, etc.

    4) Notez l'hypocrisie de ces ministres et politiciens qui tout à coup se mêlent des actes et doctrines de l'Église et disent que l'Église catholique devrait faire plus de chemin dans le dossier des femmes (des femmes prêtres ? en quoi cela peut-ils concerner nos "élites" athées?, des homosexuels, etc.). Tout à coup plus de neutralité de l'État envers les Églises, les politiciens athées et progressistes (qu'ils leur soit beaucoup pardonné) se mêlent de religion... Ah, l'hypocrisie de ces athées (pas tous bien sûr) qui enfoncent le Québec dans la disparition démographique et le déboussolement : l'Église ne doit pas avoir de place publique au nom de la séparation de l'Église et de l'État (ce qui est déjà différent), elle devrait presque se taire, mais l'État et ses ministres pourraient sermonner l'Église... »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 1 décembre 2007 10h53
    Chrétiens, et non pas catholiques
    « Les Québécois sont chrétiens, et non pas catholiques au sens de catholiques romains. Ils sont attachés à la tradition chrétienne d'amour, de partage, de pacifisme, mais pas dans un contexte d'obéissance aveugle aux idées passéistes de Rome.

    En ce qui concerne les cours d'éthique et culture religieuse à être dispensés dès l'école primaire, les heures prévues à cet effet sont des heures qui risquent d'être gaspillées sinon nuisibles. On ne devrait pas parler de religion(s) aux enfants âgés de moins de 14 ans. On n'a pas le droit de laver le cerveau des enfants qui n'ont pas encore développé suffisamment leur pensée propre ni leur sens critique.

    L'école primaire et secondaire doit se concentrer sur autre choses que des croyances plus ou moins raisonnables. Par exemple se concentrer sur la langue, les mathématiques, les sciences, l'histoire, l'éthique (pas la religion), le savoir-vivre, les habiletés artistiques, manuelles, sportives. L'étude de la sociologie des religions et des différents courants philosophiques pourra venir plus tard, pour ceux qui en ressentent le besoin comme adultes. »

  • Fernande Trottier
    Abonnée
    samedi 1 décembre 2007 11h08
    Je suis entièrement d'accord...
    « Mme Raphaella Robitaille a entièrement raison.. il faut se rappeler comment cela se passait dans certaines familles
    pour cesser de blâmer l'Église, on ne donne pas ce que l'on a pas..les religieux-ses ns ont donné ce qu'ils avaient de bon, et sans eux que serions-nous devenus.. Nous sommes des adultes,à nous de faire le ménage et de garder ce qui est bon..l'homme ayant besoin de croire, on s'est tourné vers la réincarnation, les OVNI, le nouvel âge, les sectes, etc., notre foi peut être "bougonneuse" parfois, je préfère croire et me tromper, cela ne me nuit pas, que de ne pas croire et que cela soit vrai.. Dites, si c'était vrai !!
    L'Église est faite d'humains comme nous..on a avantage à leur pardonner les erreurs faites tout en leur faisant confiance pour l'avenir.. Comme dans une famille où il y a un "mouton noir".. on continue de l'aimer..!! »

  • Rousseau Suzanne
    Inscrite
    samedi 1 décembre 2007 11h10
    Diabolique, mon oeil !
    « Quelle diatribe que ce texte!
    Madame Bombardier, votre appel à la lucidité et à la liberté serait pertinent si vous n'en démontriez pas le contraire par la suite.
    Il y a quelques années vous avez étalé sur la place publique vos contentieux contre l'Église et réglé vos comptes avec ce passé éducationnel frustrant dans votre "Mal de l'âme" et votre "enfance à l'eau bénite". Vous a-t-on alors diabolisée!
    Laissez maintenant les autres le faire et à leurs manières.

    Accusateur diabolisant, votre texte fait preuve d'un manque d'objectivité et de subtilité bien décevant pour la femme intelligente que vous êtes.
    Suis-je par ailleurs surprise? Non! Ce n'est pas la première fois que je constate votre fougue à condamner l'autre parce qu'il ne pense pas comme vous.
    Lors du fameux débat de l'an dernier à TVA, dont vous faites mention en accusant Mgr Trucotte de ne pas avoir été assis du "bon bord", je vous ai vu confondre sans aucune nuance port du voile et soumission béate des femmes. Attention aux jugements à l'emporte-pièce!
    Parfois, excusez mon arrogance, je suis tentée de vous comparer au Doc Mailloux qui dit blanc un jour et noir le lendemain dans son besoin incontrôlabe d'opposer son opinion à celle de son interlocuteur.
    Votre nostalgie de l'enseignement de la langue française de jadis serait-il pas le moteur inconscient de votre "montée de lait" contre tout propos qui refuse de "donner le Bon Dieu sans confession" à l'Église d'hier et d'aujourd'hui?
    Subtilité, objectivité, relativisation, s.v.p.!
    Une baby boomer qui doute parce qu'elle a la foi,
    Suzanne Rousseau »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    samedi 1 décembre 2007 11h12
    Vous aimez les dégelées
    « Ma foi, oui, on dirait que vous aimez les dégelées et que vous en faites votre combustible. Le cardinal Ouellet me semble un homme sincère et digne de respect, comme tout être humain d'ailleurs. Mais de là à défendre ses positions comme vous le faites à vos propres dépens, il y a une marge que vous franchissez allègrement. Demandez-vous sincèrement si les propos déraisonnables et émotifs qui font écho à vos articles ne sont pas en grande partie issus de vos propres dérapages et manques de lucidité. Pourquoi ne trouve-t-on pas ici les réactions des gens d'Église instruits et équilibrés ? Tout simplement parce que vous ne les rejoignez d'aucune manière, tout comme vous laissez indifférents les incroyants sereins et depuis longtemps installés dans leurs propres convictions, respectueux de celles des autres. Prenez quelques bonnes respirations par le nez et essayez de quitter ce sujet qui, décidément, ne vous réussit pas. »

  • Réjean Beaulieu
    Inscrit
    samedi 1 décembre 2007 11h42
    Pourquoi déraper dans cette chronique?
    « Mgr Ouellet n'aurait pas dû associer sa demande de pardon avec sa demande d'éducation religieuse. Je ne me rappelle pas d'être allé à la confesse et d'avoir demandé le pardon en même temps qu'une faveur. Mgr Ouellet a fait une *grave* erreur et il me semble domage que Mme Bombardier ne le reconnaisse pas davantage. D'accord avec le reste de son propos. »

  • A/s Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    samedi 1 décembre 2007 12h55
    Mal formé mal informé
    « Dans une des lettres qui commente Denise Bombardier, je relève une des racines du ressentiment des anciens catholiques; je le cite: "Faut pas oublier que ça prenait seulement d'une pensée impure "sexuelle", conservée plus que quelques secondes, pour obtenir automatiquement, un péché mortel qui était suffisant, dans le temps "il y a 50 ans", pour gagner l'enfer éternel et ses horribles conséquences sauf, si on avait le temps de s'en confesser à condition de regretter le tout, ce qui rendait la chose pas mal plus difficile." Voilà le type même d'une conscience mal informée et mal formée. Ce n'est pas 50 ans après qu'il faut en parler, c'était il y a 50 ans qu'il aurait fallu éclairer cette conscience et ce cerveau qui avait mal compris l'enseignement et qui a vécu avec son auto-déformation.Combien de Québécois sont restés des illettrés et veulent le demeurer en n'ayant pas renouvelé ni rajeuni leur bagage de connaisssances religieuses datant d'avant leur adolescence. Que d'années obscures sur le plan des connaissances religieuses dans trop de catholiques qui n'ont pas l'effort de se tenir à jour. Et qui font grief à l'Église à partir de leur désinformation ou de leur malformation ? Il est toujours temps de se reprendre. Jean-Claude Guillebaud vient de publier "Pourquoi je suis redevenu
    chrétien" et qui montre le rôle majeur que la raison peut jouer dans une démarche d'approfondissement de sa foi. Pourquoi s'en tenir à renâcler ? à égratigner l'Église alors qu'on n'a pas levé le petit doigt pour s'améliorer soi-même?
    Pourquoi juger et condamner les autres à partir de ses propres "bébites" mal contrôlées ? »

  • claire dufour
    Abonnée
    samedi 1 décembre 2007 13h10
    Ce qui vient d'ailleurs est-il meilleur?
    « À suivre la Commission Bouchard-Taylor depuis le début et constater le cheminement qu'elle prend, je suis en train de penser qu'être québécois dans notre culture, nos valeurs, notre religion n'est plus bien vu. Oui, je suis catholique, oui je considère que l'Église, malgré ses manques est mon point de référence. Je ne mettais jamais questionné sur la place que tout un chacun devait occuper. Il me semblait qu'il y en avait pour tout le monde. J'ai travaillé avec des gens de différentes origines et chacun de nous faisait les concessions tout naturellement.
    Mais avec ce débat et tout ce qui implique, on est en train de se tirer dans le pied (à commencer par les 2 animateurs de la Commission). À ne plus vouloir faire de concessions, ne sommes-nous pas en train de nous détruire? »

  • A/s Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    samedi 1 décembre 2007 13h15
    Mal formé mal informé
    « Dans une des lettres qui commente Denise Bombardier, je relève une des racines du ressentiment des anciens catholiques; je le cite: "Faut pas oublier que ça prenait seulement d'une pensée impure "sexuelle", conservée plus que quelques secondes, pour obtenir automatiquement, un péché mortel qui était suffisant, dans le temps "il y a 50 ans", pour gagner l'enfer éternel et ses horribles conséquences sauf, si on avait le temps de s'en confesser à condition de regretter le tout, ce qui rendait la chose pas mal plus difficile." Voilà le type même d'une conscience mal informée et mal formée. Ce n'est pas 50 ans après qu'il faut en parler, c'était il y a 50 ans qu'il aurait fallu éclairer cette conscience et ce cerveau qui avait mal compris l'enseignement et qui a vécu avec son auto-déformation.Combien de Québécois sont restés des illettrés et veulent le demeurer en n'ayant pas renouvelé ni rajeuni leur bagage de connaisssances religieuses datant d'avant leur adolescence. Que d'années obscures sur le plan des connaissances religieuses dans trop de catholiques qui n'ont pas l'effort de se tenir à jour. Et qui font grief à l'Église à partir de leur désinformation ou de leur malformation ? Il est toujours temps de se reprendre. Jean-Claude Guillebaud vient de publier "Pourquoi je suis redevenu
    chrétien" et qui montre le rôle majeur que la raison peut jouer dans une démarche d'approfondissement de sa foi. Pourquoi s'en tenir à renâcler ? à égratigner l'Église alors qu'on n'a pas levé le petit doigt pour s'améliorer soi-même?
    Pourquoi juger et condamner les autres à partir de ses propres "bébites" mal contrôlées ? »

  • Denise Robillard
    Abonné
    samedi 1 décembre 2007 13h17
    C'est désolant à reconnaître, mais vous avez tellement raison!
    « Je contresignerais votre chronique. J'en suis à me demander, face aux inepties anticléricales incultes qu'on nous sert à longueur de semaine - Odile Tremblay vient d'en commettre une autre dans cette même livraison du Devoir - , que j'en suis à me considérer de plus en plus étrangère à ce qu'on veut nous faire prendre pour notre culture. Les humoristes immigrants en sont venus à croire que pour s'inculturer à notre supposée culture, il fallait sacrer à tour de bras - comme Victor Lévy Beaulieu qui ne peut aligner deux phrases sans les scander d'un tonitruant «Calvaire»! J'ai de moins en moins de liens avec cette culture du ressentiment et du mensonge...
    Denise Robillard - deniserobillard11@videotron.ca »

  • Jean-Guy Poisson
    Inscrit
    samedi 1 décembre 2007 13h27
    Que de frustrations!
    « Je suis très surpris de voir le nombre élevé de frustrés qui me précèdent. Il me semble qu'à un certaine âge on doit être
    capable de faire la part des choses. Tout n'est pas blanc ou noir. On ne peut renier une époque sans se renier soi-même.
    J'ai une sainte horreur du dogmatisme sous toute ses formes.
    Le prosélytisme, sous toutes ses formes, est détestable.

    Guy Vertueux. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    samedi 1 décembre 2007 13h38
    @Serge Charbonneau...Bitte schön!
    « J'allais faire de même vous concernant. Merci à tous les autres comentateurs aussi...C'est absolument passionnant, cela donne espoir.

    Madame Bombardier a une difficulté avec son enfance. La maturité est un processus bien long. Je reste même sous le choc de voir une telle incapacité à être du monde dans le monde sans y être. C'est souvent la difficulté que j'ai avec certains éditorialistes dont on se pose la question pourquoi avec cette misère ils écrivent encore? les voies du seigneur sont insondables et inpénétrables.
    Merci pour votre merveilleux texte. J'ai aussi adoré celui de texte de Courtemanche. »

  • A/s Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    samedi 1 décembre 2007 13h46
    martyrs des républicains espagnols
    « Les martyrs de la guerre d'Espagne ont été tués par les républicains parce qu'ils étaient religieux ou catholiques, mais pas parce qu'ils étaient amis de Franco. Certains d'entre ces martyrs étaient des enseignants aimés de leurs élèves et de la population. Leur crime, unique crime, aux yeux des miliciens républicains c'était d'être des religieux. Le cas particulier de chaque martyr a été étudié depuis plusieurs années pour qu'on s'assure qu'il n'était pas une victime d'idéologie politique, mais une victime du fanatisme anti-religieux aussi virulent que celui qui anime Yvon MONTOYA auteur d'un commentaire sur le texte de Mme Bombardier.
    Je vais citer un exemple parmi des centaines de la conduite des ennemis de Franco vis-à-vis les religieux. Nous sommes le 18 novembre 1936,un chef milicien républicain appelé Avelino, donne ordre, à 5 heures du matin, de tirer de la prison deux prêtres et cinq frères enseignants.On leur attache les bras, on les pousse dans un camion,on leur dit qu'on les transporte dans un autre lieu pour faire déposition de leurs griefs. Mais de fait c'est en dehors de la ville qu'on les conduit, vers une mine de soufre ayant un puits profond de plus de 100 mètres. Arrivés là, on leur ordonne de s'asseoir en grappe, et de prier. Un peloton se place derrière eux et fait feu sur eux, au commandement. Puis on achève chacun par une balle dans la tête Des miliciens se mettent à sauter de joie, et à fouler au pied les cadavres. Ils les délient, et les traîne un à un vers le puits, où ils sont jetés: "C'est assez profond pour que personne ne sache qu'ils sont ici, et au cas où les catholiques triompheraient, ils ne viendront pas vénérer leurs restes." Ce fut la déclaration d'un des hideux miliciens. Ce puits porte aujourd'hui le nom de "Puits des martyrs". - Ils sont morts en haine de la religion, pas en tant qu'amis ou supporteur de Franco. Je pourrais vous détailler ce cas, et vous rappeler le cas d'une soixantaine d'autres martyrs des "grandioses Lumières" appréciées d'un généreux humain comme Yvon Montoya. Pas de quoi être fier des fruits des Lumières à ce compte-là!
    Les lecteurs seraient édifiés du rapport anti-religieux produit par le basque Manuel de Irujo, ministre du gouvernement républicain, au début de 1937; "PAR MILLIERS, des prêtres, des religieux,,, ont été fusillés sans aucun procès." C'est la beauté d'un certain intégrisme laïque déshumanisant. »

  • Mme et M. JMR et IJ
    Abonné
    samedi 1 décembre 2007 14h02
    Le petit chaperon rouge
    « Quand je vois un cardinal tout vêtu de rouge (l'homme et non l'oiseau) je ne sais pas mais, cela me fait toujours penser au chaperon rouge du conte. Enfant de dieu à l'époque, nous avions toujours peur de nous faire manger par le gros loup habillé de noir. Que penser des moutons noirs religieux qui ont amorcé la révolution tranquille dans le système d'éducation que louange avec raison Mme. B. dans son papier?

    En ce temps là, toutes soutanes défroquées passaient impurs et subissaient la honte de la cohorte des purs, si elles osaient. Souvenez-vous mes frères, c'était l'époque de l'enfer est rouge et le ciel est bleu, alors pour jouer ses cartes nous n'avions pas d'autre choix que le purgatoire. ivan jobin »

  • Irène saint-pierre
    Inscrite
    samedi 1 décembre 2007 14h34
    Trop de généralisation...
    « J'aime bien vous lire Madame Bonbardier mais cette fois-ci, vous y allez un peu fort, vous parlez au nom des Québecois et ne mesurez pas la teneur de vos propos. Je fais partie des babyboomers et je n'ai pas eu d'enfance à l'eau bénite. Ça vous surprend?.. Etonnant, je sais aussi reconnaître le bien que certains religieux on fait mais je me tiens loin des religions. C'est par choix...Je n'ai honte de rien, je m'assume et par le fait même, je ne crois pas qu'il soit nécessaire de confier sa foi à une religion. Je me souviens avoir lu un de vos livre où vous vous vantiez de vos prouesses d'amour avec un prêtre...Etait-ce de la fiction? Cet amour interdit vous aurait-il plongé dans l'eau bénite? Si c'est le cas, il vous sera difficile d'en sortir.

    Diabolisation et eau bénite, l'expression même de la peur et de l'ignorance.


    J'ai infiniment plus de plaisir à lire Monsieur Carbonneau. »

  • Fernando Abbruzzese
    Abonné
    samedi 1 décembre 2007 15h22
    Ouf!!!
    « En lisant le Devoir aujourd'hui je pensais répondre mais tout ce qui m'est venu à l'esprit est:"OUF!"

    Excusez-moi madame Bombardier de plagier vos titres. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 1 décembre 2007 16h46
    Un peuple unique au monde.
    « Mme Bombardier, qui d'autre qu'un représentant de l'église catholique les Québécois pourraient'ils diaboliser puisque le diable est à cette église ce que le hamburger est à MacDonald. Inutile de tenter de diaboliser celui qui ne croit pas au Diable.

    "Une partie des catholiques ne semble guère plus nuancée que les non-croyants affichés qui, ayant abandonné tous ces «mythes» et ce «système de pensée magique», devraient plutôt s'en ficher."(D. Bombardier)

    Il n'y a pas une seule personne au monde qui est cappable d'abandonner les mythes et symboles qui sont inscrits au plus profond de la psyché humaine. Celui qui prétend pouvoir s'en "ficher" est soit un menteur ou un ignorant. Ce que les athées ou croyants reprochent à l'église est son exploitation intéressée de ces affects de la psyché chez les plus faibles. Il n'est pas différent de la responsabilité du psychanaliste envers ses patients.

    "Ces religieux extrémistes qui ont choisi le Québec saisissent notre fragilité identitaire et savent, avec une habileté surprenante pour les néophytes qu'ils sont, utiliser nos chartes."(D. Bombardier)

    Fragiles, les Québécois? Identité fragile? Bein voyons! Les Québécois ont mit à genoux la plus puissante institution religieuse au monde. Vous croyez qu'un peuple fragile et qui doute est cappable de celà ? C'est bien plus les imams et rabbins qui se sentent fragiles devant le peuple Québécois! Ce sont eux qui se débattent comme des diables dans l'eau bénite ! Ils en tremblent de voir ce peuple exprimer si clairement ce qu'il est !

    "A-t-on déjà vu un imam, un juif hassidique ou un sikh enturbanné battre sa coulpe publiquement comme l'a fait le cardinal de Québec?"(D. Bombardier)

    Ils sont les prochains sur la liste, rassurez-vous!

    "Le révisionnisme historique qu'on croyait réservé aux totalitarismes de tout acabit nous menace aussi."(D. Bombardier)

    Nous menace? Mais nous baignons dedans depuis des lustres !

    "Certains clercs ont même été parmi les artisans les plus actifs de la Révolution tranquille."(D. Bombardier)

    Le bas clergé, nos curés, qui ont été actifs dans la Révolution Tranquille, c'est en opposition à cette église qu'ils l'ont été. Ce sont nos frères, nos cousins, devenus curés parce qu'il en fallait un dans chaque famille, car là était le seul pouvoir accessible. Il en est de même pour nos religieuses et leur sacrifice immense qui bien loin d'être le mérite de l'église est plutôt celui des FEMMES !!

    "C'est un prélat, Mgr Alphonse-Marie Parent, qui a présidé la commission du même nom, où siégeait une religieuse et dont les recommandations ont révolutionné le système d'éducation. C'est un dominicain qui a présidé la commission qui a aboli la censure au cinéma. A-t-on enseigné cela aux jeunes?"(D. Bombardier)

    Enseigner celà à nos jeunes serait du révisionnisme en effet. C'est après soixante ans de combat contre l'école publique gratuite et laïque que l'église a finalement laissée du "lousse". Soixante ans perdus! Quel mérite d'avoir aboli la censure qu'elle pratiquait elle-même? Est-ce qu'on donne une médaille à un bourreau qui cesse de frapper ?

    Quel mérite a l'église pour avoir "accordé" une âme à des Amérindiens qui bien longtemps avant s'en étaient non seulement donnés une eux-même mais aussi à tous les animaux et chaque arbre ! Ils n'avaient vraiment pas de leçon de générosité à recevoir de l'église, eux-autres, et ils la rejetèrent en bloc aussi, jusqu'à ce qu'ils les y forcent en les enfermant dans des enclos à bêtes qu'on appelle des "réserves" !

    Oui, l'État se prépare à jouer au Pape avec ce cours d'éthique et cutures religieuses. S'il persite dans sa folie, il ira rejoindre Ouellet et les autres.

    Parole des Québécois. »

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 1 décembre 2007 17h17
    Le pouvoir religieux
    « La repentance affichée de Marc Ouellet n'a qu'un seul but : culpabiliser suffisamment les Québécois et Québécoises pour qu'ils reconnaissent à son église un droit que lui a fait perdre la Révolution tranquille, celui d'utiliser le système scolaire public pour répandre sa doctrine et sa morale. En clair, ce que Marc Ouellet veut, ce sont des bâtiments bâtis et entretenus par l'État pour que ses catéchètes, payés par ce même État, puissent conduire la jeunesse vers la soumission à son pouvoir religieux. Et pour atteindre son but, il menace le gouvernement de lui barrer la route s'il ose aller de l'avant avec son programme d'éthique religieuse. En 1950, je me disais que l'obscurantisme religieux finirait bien par être dissipé. Le voilà qui revient...
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Hélène Bourgeois
    Abonnée
    samedi 1 décembre 2007 20h00
    Des diables dans l'eau bénite ?
    « Merci Mme Bombardier pour cette chronique lucide. Il semble que vous touchez à une corde sensible à en lire les réactions hargneuses de certains. On dirait des diables qui se débattent dans l'eau bénite... particulièrement ceux qui vous accusent de baigner dedans. Nous sommes peut-être encore tous dans le même bénitier mais certains y nagent et flottent doucement avec délectation tandis que d'autres s'agitent vraiment comme de beaux diables tout en vomissant leur haine viscérale.

    Merci également à M. Gilles Beaudet pour cette mise au point historique...la culture poubelle véhiculée dans les Da Vinci Code n'a pas fini d'intoxiquer les consciences.

    La grande noirceur, c'est maintenant.

    Cordialement,
    Hélène
    www.ephata.actifforum.com »

  • Marc Lavallée
    Inscrite
    samedi 1 décembre 2007 22h18
    L'apport des religieux québécois, et puis après
    « Madame Bombardier a sa manière bien à elle de se vautrer dans la nostalgie d'un Québec qui n'est plus, et d'accuser les québécois qui ne s'y reconnaissent pas de le faire évoluer malgré tout. Et ces derniers seraient effectivement stupides de renier que les religieux ont fait avancer le Québec.

    Parce que c'est bien le minimum auquel on pouvait s'attendre d'une classe dominante; il n'y avait une bonne manière d'être un intellectuel actif pendant cette époque bénite, c'était d'être un religieux. Il y avait une bonne manière de faire évoluer la société québécoise, c'était de s'appuyer sur le pouvoir religieux.

    Maintenant que le pouvoir catholique québécois n'est plus important, pourquoi chercherions-nous à le raviver, à l'invitation d'un cardinal mandaté par un pouvoir central? Comme moyen de s'opposer aux pouvoirs religieux excessifs de communautés culturelles? Si la religion est une ceinture de force ethnique, il faut apprendre à s'en libérer. Le "Québec de souche" le fait, les "accomodés" qui s'appuient sur les chartes canadiennes le feront aussi, ce n'est qu'une question de temps. La religion reste un ciment identitaire, mais son pouvoir varie; l'extrémisme catholique a existé au Québec à cause de raisons historiques. Toutes les mauvaises choses ont une fin. »

  • Maurice Gauvreau
    Inscrit
    samedi 1 décembre 2007 23h01
    Divertissant mais un peu déprimant
    « Je viens de lire quelques commentaires au texte de Mme Bombardier et je me suis diverti avec des propos qui illustraient on ne peut mieux son sujet. Mais c'est déprimant de voir comment des gens sensés et qui s'expriment très bien ont la couenne si sensible et fragile.

    Maurice Gauvreau »

  • Louise Johnson
    Abonnée
    dimanche 2 décembre 2007 00h38
    Une position lucide et libre demandez-vous?
    « Même si j'ai été marquée dans mon enfance par des relents de jansénisme...je dois admettre ma reconnaissance à l'Église, surtout aux religieuses qui m'ont éduquée et formée et qui ainsi m'ont permis de gagner honorablement ma vie. Tout ce débat suscité par la demande de pardon du Cardinal Ouellet m'a fait prendre conscience de tout ce que l'Église a fait pour moi...Elle m'a appris l'amour du plus faible,(par des témoins comme Mère Térésa et Jean Vanier) le sens de l'éthique, le respect du code de déontologie, le sens du devoir et des responsabilités, en plus de développer un esprit ouvert à l'autre tout en m'exortant à sauvegarder mon identité propre. Et même si comme plusieurs, j'ai aussi été témoin d'erreurs monumentales de la part de clercs et de religieuses, je peux honnêtement dire aujourd'hui que j'aime cette Église formée d'humains comme vous et moi, toujours debout malgré ses 2,000 ans et qui ne cesse de transmettre malgré ses faiblesses, le message évangélique d'amour, de paix, et de joie. Si seulement ceux et celles qui n'ont que le fiel de la haine et de la violence verbale ou écrite dans le coeur pouvaient sortir de leurs cachots sombres et humides de rancoeur pour respirer la liberté que donne le pardon... notre Québec se porterait beaucoup mieux. Merci Denise ! »

  • Stéphan Gauvin
    Abonné
    dimanche 2 décembre 2007 09h20
    Le crédo n'est plus la solution.
    « D'après moi le temps du crédo est fini. Le je crois en Dieu ou je ne crois pas en Dieu va être dépasser. Viens le temps du témoignage, qui dit vrai, qui a raison, c'est le témoignage qui va établir cette vérité. Faut pas oublier que Dieu a témoigner en faveur de Jésus Christ et il va le refaire. Il l'a toujours fait depuis plus de 2000 ans. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    dimanche 2 décembre 2007 12h10
    @M Baudet..
    « Vous pensez en termes qualitatifs. Ces tueries, ces meurtres sont meilleurs ou pires que les autres etc. je ne fais pas ce genre de commerce de comparer la mort avec une autre mort. Tout crime est ignoble, l'Église le sait et pourtant... Je pense en terme quantitatif et cela prend du temps pour vous le dire puisque cela dure depuis 2000 ans grosso modo avec des détails. Vous ne connaissez pas l'Histoire d'Espagne à ce que je perçois de votre missive. N'oublions pas non plus que nous avons trouvé dans les murs d'églises espagnoles des corps de l'époque inquisitoriale parce que l'Église les avait enterrés vivants. Le ressentiment était énorme contre les religieux et cela datait de plusieurs siècles. Il faut mettre en contexte ce phénomène dont vous parlez. Notre Pape quotidien n'a sanctifié que des catholiques qui ne furent pas du côté républicain, étrange? Je devrai un jour vous dire tout ce que mon grand et vénéré ami, chef de la milice espagnole de Barcelone à l'époque, m'a raconté lorsque je me voyais fréquenter les républicains espagnols à Paris ainsi que Castillo le chef du Parti communiste espagnol. C'est anecdotique. Il faut tout simplement prendre l'Histoire de la culture Occidental, ses Éloïse et Abélard, La Religieuse Portugaise et ses lettres brûlantes de passion, Avila et bien entendu TOUTE la littérature des siècles où vous trouverez des témoignages en puissance du travail ecclésiastique. Vous avez aussi la magistrale étude d'Henri Charles Lea, Histoire de l'Inquisition au Moyen-âge et aussi de connaître la vie, entre autre, du Dominicain pour lequel je voue une passion sans bornes, Maître Eckhart. Ce dernier écrivit un jour : « que ce ne sont pas les actes qui nous sanctifient mais nous qui sanctifions les actes » Comme Antonin Artaud l'écrivit, il faut « en finir avec le jugement de Dieu ». Pour le reste, loin des menteurs et des hypocrites, on pourra se mettre à l'écoute véritable de Jésus-Christ, une écoute que l'Église ne nous empêchera plus de mettre en marche. »

  • Robert Mayrand
    Abonné
    dimanche 2 décembre 2007 12h16
    Un pays à bâtir!
    « Très intéressant tous ces commentaires. Tout le monde se souvient, mais les souvenirs varient. Difficile de séparer l'ivraie du bon grain, la sauce du spaghetti. Il me semble que si on essayait de regarder vers l'avenir plutôt que de s'engluer dans le cloaque du passé, on aurait plus de chance d'aller quelque part. Si les oiseaux volent, c'est qu'ils ont coupé leurs racines. Pourrait-on remplacer sur les plaques d'immigration le Je me souviens par Un pays à bâtir? Ce serait plus structurant, plus rassembleur, plus promotteur. On peut quand même se souvenir que l'histoire c'est quelque chose qui ne s'est jamais passé, raconté par des gens qui n'étaient pas là! Il faut dire également que c'est très utile pour préparer les prochaines guerres. »

  • LINE SIMARD
    Inscrite
    dimanche 2 décembre 2007 12h52
    la liberté ou la dictature, quel est notre choix ?
    « Depuis quelques mois, certains commentaires de Québécois de souche, sont sont intolérants et voire blessants. C'est à croire que certains voudraient effacer une partie de nos racines, qui sont à la fois francaise et catholique.
    Est-ce le début d'une autre période de grande noirceur ? L'intégrisme n'a pas sa place dans une société démocratique, qu'il soit laique ou soi-disant inspiré par une religion.
    Je suis convaincue que le prix à payer pour continuer de vivre librement, c'est justement d'accorder des droits à ceux qui ne pensent pas comme nous! »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    dimanche 2 décembre 2007 13h04
    @Hélène Bourgeois
    « Pourquoi voulez-vous que nous nagions dans la même bassine que la vôtre? Pourquoi nous insulter de la sorte? M. Beaudet se trompe puisqu'il fait du marketing avec des morts. Il ne met rien en perspective. Cela permet pourtant de mieux y voir clair. Le diable, le diabolon, le Sheitan, le tentateur, le libre (hérésie en grec veut dire « choix). Voulez-vous nous empêcher de respirer comme tous ces gens malheureux et si pauvres pour savoir lire et écrire que les curés d'ici et d'ailleurs (comme en Espagne, M Beaudet) ont frappé et martyrisé. Ne connaissez-vous pas l'histoire humaine en relation avec l'histoire de l'Église? Je n'ai jamais lu le Da Vinci Code et je m'en passe. Par contre à Rennes-le-Château, ce sont bien les nazis qui y sont venus pas moi. Il y a d'autres sources, allez le demander à Jean Cocteau le poète. Vous dites que nous sommes dans de l'eau bénite et que nous avons lu le Da Vinci Code. C'est faux. Dans ce sens votre argumentation est fausse puisque les mobiles sont faux. Il faut penser avec des éléments qui font justice à la réflexion pas avec des fantasmes.
    Si je peux avoir une haine car cela m'est si difficile, si vous saviez tant j'aime l'humanité, je vous dirai que ce serait celle de haïr la trahison. Oui, cette trahison faite à Jésus. Oui, c'est lui qui nous dit de crier et de hurler, fouet à l'appui, contre les gardiens du temple et tous ces pharisiens. Mon anticléricalisme vient de lui seul. Cela fait 20 siècles qu'il est mort pour rien. La curaille d'aujourd'hui demande pardon à l'homme. Elle se trompe, c'est à Dieu qu'il faut le lui demander. Voyez-vous, elle ne sait plus à quel sein, pardon saint, se vouer. Je ne pense pas que votre culture soit une poubelle alors aimez-nous comme vous vous aimez. Ce serait plus chrétien et, charitable. Vous voyez pourquoi nous sommes en colère depuis 2000 ans, c'est à cause de ce manque de charité. La chair du Christ, c'est ce manque qui fait scandale. »

  • henri gabrysz
    Inscrit
    dimanche 2 décembre 2007 13h44
    un monstre à deux têtes: la Révolution Française
    « je peux vous apparaître un peu hors sujet, mais les nombreux commentaires à saveur guerre d'Espagne me forcent à dévoiler la Racine du Mal

    La France! en effet elle a aidé à la révolution américaine, avant de faire la sienne


    puis la manière dont elle a fait la sienne a donné son pire enfant, la révolution russe (ainsi que tous ses clones)

    ce qui nous donne aujourd'hui au moins l'Amérique pour défendre la liberté

    en France, la liberté est souvent bafouée, mais pas autant qu'ailleurs »

  • Fernando Abbruzzese
    Abonné
    dimanche 2 décembre 2007 14h45
    Ouf!!!
    « En lisant certaines réactions c'est ce que je réponds cette semaine.
    Pardonnez-moi madame Bombardier de plagier un de vos titres, »

  • Hélène Bourgeois
    Abonnée
    dimanche 2 décembre 2007 16h01
    @Pascal Barrette
    « J'entends votre cri de douleur et je vous offre ma plus grande compassion pour des blessures que vous avez pu recevoir dans votre enfance face à une Église rigide (et peut-être à un milieu parental rigide). Je vous inviterais en toute amitié à vivre une guérison intérieure et à pardonner à ceux qui vous ont fait du mal...

    Par ailleurs, je me permets de vous inviter à faire la nuance entre vos blessures et les faits historiques inventés de toute pièce.

    Je me permets également de vous dire que pour être historienne de l'art (mon champ d'étude), il faut une grande rigueur intellectuelle et une honnêteté historique afin de ne pas induire le chercheur ou le lecteur en erreur. Le révisionnisme historique n'a pas sa place pour l'historien. C'est pourquoi je me fais un devoir, par curiosité naturelle, de vérifier chaque source qu'on me présente, particulièrement celles véhiculées dans les médias de masse. J'apprends avec stupéfaction de jour en jour combien l'Église est à ce point haïe qu'elle fait l'objet d'une campagne inouïe de désinformation fallacieuse ainsi que d'une volonté ferme militante de débarrasser le monde de cette institution bimillénaire qui dérange comme le Christ son Époux dérangeait. Pour avoir été athée durant une bonne quinzaine d'années, tout comme vous, je croyais à ces soi-disant documentaires chocs, ces révélations de secrets bien gardés, ces théories de complots d'une Église qui tenait le peuple dans l'obscurantisme jusqu'à ce que le Christ m'invite radicalement à le suivre sur son Chemin... À ma grande surprise, je suis revenue à cette Église Catholique que j'avais rejetée violemment durant de longues années de révolte. Et puis, je me suis mise à lire les textes du Magistère, à étudier ses enseignements, à lire les écrits des Pères de l'Église, à tenter de comprendre son histoire mais surtout à vivre ma foi à l'intérieure de ses murs (et non à partir de mes préjugés ou mes états d'âmes blessés). J'apprends avec étonnement que rien de ce que les médias nous en disent ne concorde avec la réalité de ce qu'elle est, des réels documents, des vraies déclarations du pape, les réels faits historiques. Pour cela, le Vatican met à disposition du monde tous les textes du Magistère sur son site : www.vatican.va Pas de secrets, pas de complots... juste les textes claires et nets.

    Je vous invite à faire de même afin de ne pas vous laisser berner par des entités anti-catholiques qui n'ont d'autres ambitions que sa chute.

    Pour vous aider un peu, je vous signale que Vision TV (qui est le diffuseur et producteur de « Secret Files of the Inquisition ») s'est déclarée ouvertement anti-catholique (alors que ses fonds proviennent en partie d'instances catholiques, dont le diocèse de Toronto pour la diffusion de la Messe dominicale ! C'est ce qu'on appelle cracher dans la main de celle qui te nourrit) alors qu'elle s'affichait au départ comme la Télévision ouverte à toutes les cultures et les croyances religieuses, elle frappe de plein fouet avec un documentaire choc pseudo-historique.

    Pour tout vous dire, c'est le révisionnisme historique triomphant digne des plus grands tyrans despotiques (c.f. le président de l'Iran) de notre époque qui est en marche. Après la négation de la Shoah, l'Église en est maintenant la principale responsable ! C'est du délire pur jus... alors que se sont nos frères juifs rabbins qui doivent venir au secours de l'Église pour dénoncer ce mensonge et que l'Église était la prochaine sur la liste du Führer, cette accusation est très grave et devrait faire l'objet d'un procès pour diffamation. Lisez les écrits d'Édith Stein et de Maximilien Kolbe, tous deux martyrs de la folie d'Hitler pour vous en convaincre. On est prêt à croire tous les Costas Gavra, Michel Onfray et Dan Brown de ce monde mais pas l'Église qui ne peut se défendre devant de telles attaques diffamatoires. Le pire est que toutes ces théories du complot se contredisent les unes les autres et personne ne voit le mensonge. Aucune source historique sérieuse ne vient appuyer les délires de ces pseudos-écrivains, cinéastes et philosophes hostiles à l'Église et militants pour la détruire et surtout pour éteindre la mèche qui fume encore dans le coeur des baptisés. Tout pour la grande apostasie...

    Alors que, à l'aube du Jubilé de l'an 2000, le Vatican ouvrait toute grande les portes de ses archives secrètes et de sa bibliothèque au public, à la critique, aux historiens, croyants ou non-croyants, on continue d'inventer des complots historiques et des crimes les plus effroyables que l'humanité n'ait pu jamais commettre en l'accusant de tous les maux du monde ! C'est de la mauvaise foi dans sa plus pure hargne. On réussit à faire avaler ces couleuvres à un public peu avisé et crédule ou encore qui a subit un moindre accrochage avec le curé... et c'est la démesure du procès qui est en cour.

    On accuse maintenant l'Église d'être la Grande Prostituée de l'Apocalypse et le pape d'être l'AntéChrist...rien de moins ! Alors que c'est cette même Église qui a fixé le canon des Écritures dès les premiers siècles de la jeune Église (donc l'Apocalypse !). Ne voyez-vous pas l'absurdité de la chose ? Elle aurait révélé la Prostituée qu'Elle est et se vanterait d'être l'AntéChrist ! Bonjour le bon sens...

    Les pharisiens aussi accusaient Jésus de chasser les démons par Beelzéboul... rien de nouveau sous le soleil.

    Vous pouvez prendre connaissance de ce qu'en dit un média catholique de ce soi-disant documentaire.

    http://www.lifesite.net/ldn/2006/feb/06020203.html

    http://www.lifesite.net/ldn/2006/jan/06010905.html

    L'Inquisition, il faudrait arrêter de fantasmer. Il y a eu deux Inquisitions. La première était un tribunal qui s'apparente à l'actuelle Congrégation pour la doctrine de la foi et une seconde, cette fois-ci, par le bras séculier. C'est cette dernière qui a fait le plus de victimes car impitoyable. L'Inquisition doctrinale de l'Église aurait fait une cinquantaine de victimes sur mille ans concluent les historiens (non-croyants)... ce qui est déjà de trop me direz-vous mais autre temps autres moeurs. Maintenant dites-nous donc combien de millions de victimes les régimes étatiques athées ont pu faire juste au XXe siècle ?

    Je vous invite également, concernant la Shoah, à visiter ce lien et de prendre le temps de lire avec bienveillance tout ce qui a trait à ce sujet :

    http://ephata.actifforum.com/philosophie-f10/le-fuhrer-chretien-t83.htm

    Cordialement,
    Hélène
    www.ephata.actifforum.com »

  • henri gabrysz
    Inscrit
    dimanche 2 décembre 2007 21h21
    mon dieu, dieu de dieu!
    « .. alors ni al quaida ni israel n'ont visé le Vatican, mais pourquoi?

    en effet plusieurs juifs peuvent en vouloir au Vatican

    et aussi plusieurs musulmans

    ... comment expliquer que Rome qui possède son quartier papal ne soit jasmais menacé?

    ... moi je crois que les catholiques peuvent en apprendre sur l'AMOUR »

  • henri gabrysz
    Inscrit
    dimanche 2 décembre 2007 21h24
    un forum
    « ... pour faire plaisir à Montoya, faudrait que ce truc vire au forum... et que ça saute! »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    lundi 3 décembre 2007 08h02
    @henri gabrysz...
    « Que voulez-vous, l'obscurantisme même "savant" est encore bien vivant. Il y a encore beaucoup de travail à faire. À ce que j'en sais, Jésus n'était pas catholique. C'est tout dire. L'Église catholique l'a crucifié maintes et maintes fois et voilà que l'Église met sa maman en plein mileu de l'affaire.
    Je voudrai dire que les peintres font de la peinture, les musiciens de la musique et les hommes de la spiritualité. Celle-ci est un art dévolu a tès peu. Si je fais une peinture, je ne suis pas autant un génie de peintre. De même pour la spiritualité. Le catholicisme est une usurpation de la spiritualité. En dehors de l'inquisition, ele a exterminé les Cathares et même elle a fait des Bulles avignognesque et romanesque à Maître Eckhart et aux Béguines. On nous parle d'art et on ne parle pas du bordel, oui du bordel, qu'on nous a offert avec "La Querelle des images". Le mensonge est une denrée coriace, allons le demander à Bush, le "born again" lui aussi. La lumière se trouve au bout du tunnel. J'ai connu personnellement le ressentiment du grand philosophe Emmanuel Levinas à l'égard du catholicisme. Sans doute était-il lui aussi un idiot?
    Je tenais encore à signaler le beau titre du merceilleux et miraculeux commentaire de Pascal Barrette, "L'Éloge du Cri" qui me fit penser, là c'est étonnant, au philosophe majeur que fut Max Loreau pour son essai "CRI", lui le grand spécialiste de l'art, je le cite: "silence, cri il y a eu cri, étourdissement de cri". »

  • Pierre Zwngli
    Inscrit
    lundi 3 décembre 2007 10h22
    @Montoya, la guerre d'Espagne, "martyrs" catholiques
    « M. Montaya n'a pu s'empêcher de sortir l'argument de la méchante Église catholique qui réhabilite des réactionnaires morts pendant la guerre civile espagnol. (Vieil air connu et usé jusqu'à la corde, mais qui réconforte tant de gens).

    Petit rappel des gentils "progressistes" espagnol pendant cette période.

    Voici le témoignage du ministre républicain sans portefeuille
    (1936-1938), membre du Parti nationaliste basque, Manuel de Irujo y Ollo, extrait d'un Mémoire présenté en Conseil des ministres, le 7 janvier 1937 : « En dehors du Pays basque, la situation de fait de l'Église est la suivante : Tous les autels, images et objets de culte ont été détruits sauf rares exceptions [...]. Toutes les églises ont été fermées au culte qui a été totalement suspendu [...]. Les organismes officiels ont reçu les cloches, les calices, les chandeliers et tous les autres objets de culte qui ont été fondus et transformés à des fins militaires ou civiles [...]. Des édifices et des biens de toutes sortes ont été incendiés, pillés, occupés ou détruits [...]. Les prêtres et les religieuses ont été arrêtés, emprisonnés et fusillés sans procès par milliers [...]. On est allé jusqu'à interdire la détention privée
    d'images et d'objets de culte. La police, qui effectue des
    perquisitions, cherche et détruit avec violence et acharnement tous les objets qui se rattachent au culte. »

    Le délégué espagnol au congrès des Athées, qui se tient à Moscou en pleine guerre civile, peut déclarer triomphalement : « L'Espagne a surpassé de loin l'oeuvre des soviets, parce que l'Eglise a été totalement annihilée. » Et le communiste Jésus Hernandez, ministre de l'Instruction publique du gouvernement de Largo Caballero, saisit cette occasion pour envoyer un télégramme d'adhésion enthousiaste : « Votre
    lutte contre la religion est aussi la nôtre. Nous avons le devoir de faire de l'Espagne une terre d'athées militants. La lutte sera difficile, parce que dans ce pays il y a beaucoup de réactionnaires qui refusent la culture soviétique. Mais toutes les écoles d'Espagne seront transformées en écoles communistes. »

    L'historien libéral, ministre de la Justice et de l'Instruction publique (1934) Salvador de Madariaga, écrira après la guerre : «Personne de bonne foi et bien informé ne peut nier les horreurs de la persécution [...]. Pendant des mois et même des années, le simple fait d'être prêtre suffisait pour mériter la peine de mort. »

    Et pour finir, un fraude dénoncée par Pio Moa (je vous recommande la lecture de ses Mythes de la Guerre d'Espagne, énorme succès de librairie en Espagnol qui attend toujours une traduction en français) : celle d'oser dire que les victimes du franquisme ont été négligées en Espagne alors que c'est exactement l'inverse depuis la fin du franquisme. On a oublié de la gauche contre la gauche (purges) et on a attribué ces morts au franquisme.


    Un tercer fraude: "Las víctimas del franquismo han estado olvidadas o se ha menoscabado su dignidad". Desde finales del franquismo, casi las únicas víctimas recordadas y homenajeadas han sido las de izquierda.

    Valga como modelo el caso de García Lorca (reivindicado por las izquierdas como si fuese de los suyos, cosa dudosa), comparado con los de Maeztu, Muñoz Seca y tantos más, sometidos al olvido y al menosprecio sistemáticos. Tal insistencia desvergonzada ha obligado, finalmente, a
    recordar también los muchos asesinatos del Frente Popular.

    Las únicas víctimas realmente olvidadas han sido las causadas por las izquierdas a las izquierdas. Hubo torturas, detenciones ilegales, asesinatos. Es hora de ir recordándolo, por el bien de la veracidad histórica.

    Otro más: la identificación de todos los fusilados de posguerra como "víctimas del franquismo". Ello significa meter en el mismo saco a los inocentes que sin duda cayeron y a los culpables de crímenes terroríficos, que también abundaron entre los ajusticiados. Esta
    identificación ya revela todo el carácter y contenido de semejante "memoria histórica".

    Bon, j'allais oublié Paracuellos. À Paracuellos, environ 5.000 personnes furent fusillées et enterrées
    dans de gigantesques fosses communes, en novembre 1936. Il s'agit par conséquent d'un antécédent direct des massacres réalisés par les staliniens à Katyn contre les Polonais. Le seul "crime" commis par les personnes assassinées à Paracuellos, était souvent d'être étudiants d'un collège catholique ou d'appartenir à une famille de médecins ou d'avocats.

    Ce fut, et de loin, le plus grand massacre réalisé pendant toute la guerer civile dans l'un ou l'autre des deux camps. Il ne faut pas oublier que Madrid, où le Frente popular gouverna pendant la guerre, fut la province la plus touchée par la répression et que le nombre de personnes assassinées par le Frente popular dans la capitale approche les 15 000.
    Les responsables de Paracuellos sont plus particulièrement le député socialiste Margarita Nelken (qui fut la première à demander à faire "évacuer" de force les prisonniers pour les fusiller), le directeur général de la Sécurité Múñoz, le socialiste Galarza et, surtout, Santiago Carrillo, qui fut par la suite secrétaire général du PCE. Il était responsable de l'ordre public dans le Comité de défense de Madrid.
    À la fin 1936, le Dr Henny représentant de la Croix-Rouge décida de faire un rapport sur les massacres et de le communiquer à Genève, mais son avion fut abattu le 8 décembre par les pilotes soviétiques Chmelkov et Sakharov qui combattaient dans l'aviation du Front populaire. L'ordre
    en avait été donné par Alexandre Orlov, un des agents de Staline, afin que personne ne prenne connaissance des agissements du /Frente popular/ en Espagne.
    (voir César Vidal, /Paracuellos-Katyn/ (2005)). »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    lundi 3 décembre 2007 14h04
    @Pierre Zwngli
    « Oui, je connais ce texte en espagnol et je connaissais bien la police franquiste d'alors. Je ne parle pas de la police franquiste à la guerre d'Espagne mais celle de l'après la guerre, plus exactement vers les années 1965 à 1975. J'ai connu des prêtres qui se cachaient chez l'habitant à Madrid et qui n'avaient aucune église puisqu'ils étaient trop du côté populaire. Même à l'époque de Franco dans les années 1970. Leurs apostolats se faisaient dans la clandestinité, c'était des hommes remarquables et forts courageux. Pendant ce temps-là, vous aviez d'autres prêtres qui prêtaient main forte à la police au cours d'interrogatoires musclés et entre 2 coups mortels portés à un adolescent dit « progressiste », ils y mettaient un Pater Noster, comme ça en passant.
    Vous faites dans l'indignation mais vous oubliez le contexte politique, culturel, économique. Je vous conseille de voir le film de Buñuel que personne ne voit et qui est significatif de l'État économique de la terre espagnole, « Terre sans Pain ». Vous avez aussi Viridiana. La Révolution Française fut terrible aussi et la lutte pour la laïcité de même. Les droits des ouvriers furent acquis par le Front populaire en France au risque et péril de leurs vies. C'est le prix de l'utopie humaine, l'émancipation parla force plutôt que la mort par la prière des prêtres. Concernant l'Espagne, je vous conseille en toute objectivité de lire Maria Zambrano mais aussi tous les poètes/écrivains de cette terre depuis le Moyen-âge jusqu'à la génération 98 et j'en passe et ceux qui suivirent. Il faut comprendre que la marmite espagnole a explosée en 1936 et si vous lisiez le discours de Miguel de Unamuno, vous comprendriez mieux à quel degré elle chauffait cette marmite. Je crois aussi que vous ne prenez pas suffisamment de recul pour sentir et comprendre le profond ressentiment des pauvres/illettrés parmi les républicains, bien entendu au même titre que les franquistes, qu'ils avaient à l'égard des exactions de l'Église espagnole depuis des siècles. Toute l'intelligence, la sensibilité et la culture espagnole en témoignent. C'est de cela dont il s'agit parce qu'à vous entendre, on va se mettre à regretter les Romanov et Staline en Russie. Il y a un philosophe qui disait qu'il tenait « l'indignation pour plus grand pêché que le mensonge ». Il n'a pas tout à fait tord car il me semble ridicule en oubliant les contextes de la poudrière humaine, de dire : « Oui mais ces morts, et cela et ceux-ci. Sont-ils morts pires ou moins pires ». Il ya des connaissances OBJECTIVES comme un scalpel chirurgicale qui peuvent nous permettre de dire que cela n'est pas arrivé pour rien et je serai très déçu de savoir l'humanité de refaire l'apologie de la terreur sous prétexte que les opprimés de la terre ont fait pire. Faites l'effort de prendre la place de ces opprimés et après écrivez-moi. Vous savez que les français, mes chers compatriotes, ont érigé un « mur des martyrs » pour les morts du colonialisme d'Algérie. Peut-être qu'un jour érigerons-nous un mur pour la mort des tortionnaires, des usurpateurs, des non-démocrates et des non-laïques espagnols. Ce serait un mur de la honte. L'Église espagnole est la honte du christianisme, pourquoi la défendre? Je tressaille de frissons à repenser et à ressentir le désarroi de ma famille et de tant d'autres à ce sujet et vous voulez me faire entende raison à ce propos? Vous ne pouvez pas avoir ce que cela veut dire que d'être arrêté par les franquistes et si vous le saviez, vous n'écririez pas ce que vous écrivez. Merci pour votre partage qui est fort apprécié. »

  • . Les Pères Capucins d'Ontario
    Abonné
    mercredi 5 décembre 2007 05h37
    Bravo Madame Bombardier!
    « Bravo à madame Bombardier, une des rares journalistes qui osent dire la vérité au peuple québécois.
    Et Dieu sait pourtant que ses romans ne sont pas écrits avec de l'eau bénite! »

  • Michel Thibault
    Abonné
    mercredi 5 décembre 2007 11h44
    Une église ultra-conservatrice
    « Mgr Ouellet peut être sincère dans ses propos de réconciliation, l'histoire nous le dira. De toute façon nous n'avons pas à le juger. Il ne peut assumer seul toute la responsabilité de l'Église. Celle-ci a toujours cherché à se protéger comme Institution. De Giordano Bruno, brûlé sur le bûcher par l'Inquisition, au XVIe siècle à Eugen Drewermann auquel notre sainte (sic) Église retira la chaire d'enseignement au début des années 90, les hautes autorités ont toujours fait preuve d'un grand conservatisme. De plus, les clercs du Québec, eux-mêmes mal à l'aise dans leur propre Église, l'ont quitté en grand nombre ces dernières décennies. Les témoignages de messieurs Charbonneau et Barrette qui paraissent fort blessés par l'église, en sont des exemples éloquents. Alors que celle-ci aurait pu changer dans les années 90 sous l'impulsion de Drewermann, prêtre catholique qui se voyait aussi comme un thérapeute au service de ses fidèles. Son interprétation des écrits religieux m'a touché et raffermit ma foi envers Dieu laquelle est demeurée toutefois chancelante envers l'Institution. Ce pasteur fait appel à plusieurs disciplines pour étudier la religion catholique et pour critiquer notre sainte (sic) église catholique: exégèse biblique, histoire des religions, théologie morale, romans et contes, philosophie, éthologie, paléontologie et psychiatrie. Il avait le souci du bien-être de ses fidèles avant tout. L'église catholique a sûrement usé de tout son poids pour l'écarter alors qu'il aurait pu contribuer à sa réforme. Alors quoi penser des déclarations de mgr. Ouellet ? sincère ? intéressé ?

    Réf. : Clé pour comprendre DREWERMANN, L'actualité religieuse dans le monde ARM, hors-série no 1, 68 p.

    La parole qui guérit, Cerf, 1991, 330 p.

    Psychanalyse et morale, en trois volumes, Cerf, 1992 :
    La peur et la faute, 151 p.
    L'amour et la réconciliation, 184 p.
    Le mensonge et le suicide, 129 p.

    Fonctionnaires de Dieu, Albin Michel, 1993 , 638 p.

    L'évangile de Marc, Cerf »

  • henri gabrysz
    Inscrit
    mercredi 5 décembre 2007 23h43
    guerre
    « peter sloterdijk ne cesse de critiquer la gauche qui se réclame d'un droit de verser le sang au nom de la révolution

    edward o wilson ne s'étonne jamais qu'aux USA il y a mille fois moins de P.H.D que de membres de l'Église Évangéliste

    (il explique mais c'est clair, que croire est plus facile que de comprendre)

    une guerre civile s'est déclarée en Europe vers 1936, d'abord en Espagne mais qui s'est étendue en une déflagration énorme en 39

    guerre entre le bien contre le mal
    contre le communisme
    pourtant bien d'intellos occidentaux ont rejoint les rangs des républicains espagnols

    c'est sans doute le même pattern qui a conduit des jeunes occidentaux (gavés comme des oies par la surconssomation ) à joindre Ben Laden

    la guerre qui a toujours eu lieu entre les classes sociales, qui dure cette guerre depuis les temps les plus ténébreux, cette guerre multifaces multiformes... elle ne finira jamais


    aussi insidueuse et infectueuse... avec souche résistante à TOUT »

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