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Collines sacrées

Odile Tremblay   1 décembre 2007  Éthique et religion
Je suis revenue cette semaine d'Israël, après excursions à Jérusalem, au lac de Tibériade et en d'autres hauts lieux de la chrétienté, pour entendre parler à mon retour... de religion. Quoi d'autre?
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  • Denise Robillard - Abonné
    1 décembre 2007 13 h 02
    Épargnez-nous «votre» mépris de «notre» culture religieuse!
    Votre liste de clichés éculés me donne la nausée. Épargnez-vous votre mépris d'inculte et prenez un peu de temps pour recycler vos connaissances superficielles et partiales. Cessez donc de nous ressasser ad nauseam les orphelins de Duplessis et demandez-vous donc pourquoi ils ne parlent jamais de leurs PÈRES pour les condamner???? Demandez donc à Bruno Roy qui a payé ses études doctorales??? Je me contente de cela pour me vider le coeur. Et donnez-vous la peine de lire l'ouvrage publié sur le sujet par un groupe d'historiennes.
    Denise Robillard, historienne
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  • Roland-Roch Martin - Abonné
    3 décembre 2007 14 h 05
    La baleine et les simples d'esprit
    Madame Temblay,
    Cela aurait été une bonne idée de profiter de votre séjour en Israël poui rafraîchir vos connaissances religieuses tout au moins sur deux points :
    1) Ce n'est pas une baleine qui a avalé Jonas mais un gros poisson.
    2) En prétendant citer une béatitude ("Bienheureux les simples d'espri...", vous faites deux erreurs; un contesens d'abord, car le texte dit - dans les traductions actuelles - les pauvres de coeur (en latin : pauperes spiritu, c'est-à-dire les pauvres selon l'esprit) et, en aucun cas, il ne s'agit des simples d'esprit; de plus vous confondez deux béatitudes : la première qui promet le "Royaume des cieux" aux pauvres de coeur; et la sixième qui se formule comme suit : "Bienhaeureux les coeurs purs, ils verront Dieu."
    Il n'est pas mauvais, à l'âge adulte, d'aller un peu au-delà des connaisances acquises au cours de l'enfance.

    Roland-Roch Martin
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  • . Institut Marie-Guyart - Abonné
    4 décembre 2007 14 h 53
    Des clés culturelles pour décoder notre patrimoine
    Mme Odile Tremblay

    Dans votre article intitulé «Collines sacrées», vous avez dit l'essentiel: «Quand donc pourrons-nous distinguer l'héritage culturel du catholicisme des abus du clergé?»

    Cet héritage culturel, vous l'avez souligné fort à propos, «doit pouvoir s'enseigner sans imposer la foi». Je crois, comme vous, que les nouveaux cours d'éthique ne creuseront pas grand-chose ! D'où la conclusion du mémoire que nous avons soumis à la Commission Bouchard-Taylor, sous le titre «La petite histoire d'une grand inquiétude» :

    «Une inquiétude que calmerait le respect le plus élémentaire des droits des parents en matière d'enseignement religieux. Pourquoi, par exemple, ne pas offrir, dans nos écoles publiques, un régime d'options ? Et si cette approche - normale et démocratique - est devenue impossible au Québec, du moins que l'on impose un programme de type culturel qui rende justice à notre histoire et à notre héritage chrétien.»

    Le cinéaste Bernard Émond en est arrivé à la même conclusion quand il se dit : «athée de culture chrétienne». Dans l'entrevue qu'il a accordée à la revue Présence (Volume 16, no 125, novembre 2007), il insiste : «Il existe une nécessité de la transmission sans laquelle on est mort !».

    En instaurant un cours de type culturel, nous transmettrions à tous les jeunes Québécois, de souche et nouveaux arrivants, «les clés culturelles (...) pour décoder notre patrimoine.»

    Et nous n'y arriverons sûrement pas en remplaçant une religion... par six religions !

    Émile Robichaud, directeur général
    Institut Marie-Guyart
    institutmg@videotron.ca
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