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Les Chinois veulent plus de ressources pour mieux s'intégrer

Les Chinois de Montréal réclament plus de ressources pour s'intégrer à la société québécoise.

Ces Chinois qui veulent s'intégrer à la société québécoise se butent à un apprentissage laborieux du français, à un accès parfois difficile aux soins de santé à cause de l'absence d'interprète et à un chômage plus fréquent que dans la société d'accueil.

C'est ce que le Service à la famille chinoise du Grand Montréal est venu dire hier à la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables.

Selon sa porte-parole, Xixi Li, quelque 80 000 Chinois sont installés au Québec, dont 80 % sont des immigrants récents.

Environ 45 % d'entre eux ne parlent pas le français, une langue particulièrement difficile à apprendre pour eux. Mêlés à des hispanophones dans les mêmes classes, par exemple, les Chinois n'apprennent pas aussi vite. Mme Li a donc demandé une pédagogie différente pour que les Chinois puissent mieux apprendre le français, ainsi que davantage de ressources.

Musulmanes

Le groupe Présence musulmane Montréal a dénoncé le fait qu'avec l'islamophobie ambiante, «le musulman devient ce que le juif était dans les années 1940».

Mmes Asmaa Ibnouzahir et Leïla Bdeir ont soulevé la nécessité de redéfinir le féminisme d'aujourd'hui et le concept d'émancipation de la femme, pour cesser de voir automatiquement une opposition entre le féminisme et le port du foulard islamique.

Il existe en effet certaines musulmanes qui portent le foulard et se disent à la fois féministes. «C'est un féminisme qui revient même à la source du féminisme, qui est l'opposition au patriarcat et à l'attitude paternaliste qu'une société peut avoir envers des femmes. C'est le même principe que les premières féministes dénonçaient, que nous dénonçons également aujourd'hui», a déclaré Mme Ibnouzahir.

Le coprésident de la commission Gérard Bouchard s'est demandé lui-même si une nouvelle forme de féminisme n'était pas en train de naître au Québec, acceptant que le port du foulard peut être le choix d'une femme, non une contrainte.






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