Lettres: La sainte maladresse de l'archevêque de Québec
Les propos publics tenus deux fois en un mois environ par le Cardinal Ouellet sont sous plusieurs rapports contradictoires et témoignent d'une rare maladresse. En particulier, dans sa dernière intervention, le prélat paraît battre sa coulpe sur la poitrine de toute la nation québécoise, cédant par là à une maladie infantile de notre époque, celle de demander sinon de quémander «pardon».
À travers l'histoire des temps modernes, toutes les nations ou presque, toutes les communautés humaines ou presque, ont posé des actes ou même institué des systèmes, des régimes qui jugés à l'aune de l'éthique d'aujourd'hui ou des canons actuels des droits de l'homme, sont condamnables à divers égards et dans des mesures variables. Faut-il pour autant instruire sans cesse le procès de son propre passé, le dénoncer, en avoir honte, ce à quoi nous inciteraient les professionnels de l'auto-dénonciation, les super-Torquemada de notre temps? Que non pas. Et tout au contraire. Les Canadiens français en général, les Québécois d'aujourd'hui en particulier, ont non seulement le droit mais le devoir d'être fiers de leur passé, de leur histoire, de leur résistance, bref de leur héritage. C'est non seulement un devoir de respect envers les générations qui nous ont précédés, mais plus encore envers les générations futures auxquelles il nous faut léguer cet admirable héritage, notre langue en particulier.
À travers l'histoire des temps modernes, toutes les nations ou presque, toutes les communautés humaines ou presque, ont posé des actes ou même institué des systèmes, des régimes qui jugés à l'aune de l'éthique d'aujourd'hui ou des canons actuels des droits de l'homme, sont condamnables à divers égards et dans des mesures variables. Faut-il pour autant instruire sans cesse le procès de son propre passé, le dénoncer, en avoir honte, ce à quoi nous inciteraient les professionnels de l'auto-dénonciation, les super-Torquemada de notre temps? Que non pas. Et tout au contraire. Les Canadiens français en général, les Québécois d'aujourd'hui en particulier, ont non seulement le droit mais le devoir d'être fiers de leur passé, de leur histoire, de leur résistance, bref de leur héritage. C'est non seulement un devoir de respect envers les générations qui nous ont précédés, mais plus encore envers les générations futures auxquelles il nous faut léguer cet admirable héritage, notre langue en particulier.
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