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Catholiques malgré nous?

Les Québécois plus attachés à la religion qu'ils ne le croient

La commission Bouchard-Taylor avait déjà révélé ce paradoxe: les Québécois demeurent sensibles quand on parle de religion. Et malgré les apparences, ils ne sont pas prêts à couper tous les ponts avec leur héritage chrétien, loin de là.᜿
Photo : Pascal Ratthé
La commission Bouchard-Taylor avait déjà révélé ce paradoxe: les Québécois demeurent sensibles quand on parle de religion. Et malgré les apparences, ils ne sont pas prêts à couper tous les ponts avec leur héritage chrétien, loin de là.᜿
Compliquée, la relation des Québécois «de souche» avec le catholicisme. D'un côté, les églises ont trop de bancs alors que les paroisses n'ont pas assez de prêtres, faute d'intérêt de la population. De l'autre, on tient mordicus à la croix du mont Royal et au crucifix de l'Assemblée nationale, en plus de réagir au quart de tour aux excuses présentées par l'archevêque de Québec pour des actes qui remontent à 50 ans.

La commission Bouchard-Taylor avait déjà révélé ce paradoxe: les Québécois demeurent sensibles quand on parle de religion. Aussi, malgré les apparences, ils ne sont pas prêts à couper tous les ponts avec leur héritage chrétien, loin de là.

Cette année, comme rarement depuis longtemps, les catholiques ont ainsi exprimé un attachement certain à cette part de l'identité collective. Qu'il soit d'appartenance ou de référence, ce lien subsiste chez bien des gens. Ils ne vont jamais à la messe mais ne veulent pas pour autant qu'on balance par-dessus bord tout ce pan de leur culture, un peu comme un vieux couple qui s'aime plus ou moins sans se détester pour autant.

«Il y a un attachement plutôt cordial à l'Église», note l'auteur et conseiller politique Jean-François Lisée, qui aborde la question dans son essai intitulé Nous. Il évoque l'idée d'une «religion soft», où on refuse la pratique quotidienne mais où on célèbre encore plusieurs rites importants à l'église, notamment les funérailles et les baptêmes. Ainsi, de nos jours au Québec, plus de la moitié des nouveaux-nés sont baptisés.

Pourquoi? Parce qu'un nombre croissant de Québécois n'ont pas connu l'Église des années 50, celle qui a été largement rejetée pendant la Révolution tranquille. «Ceux qui étaient adultes à ce moment-là ont fait le travail essentiel de se libérer du joug de l'Église, explique M. Lisée. Et ils ont développé une sorte d'allergie à la religion et au culte. Mais cette relation de rébellion après la sujétion se pacifie et se dépassionne aujourd'hui. Alors, on se rend compte que la religion catholique fait partie de nous, à différents degrés.»

«Le catholicisme demeure extrêmement important comme marque identitaire, approuve Louis Rousseau, sociologue et théologien à l'UQAM. Peu importe comment on pratique, quand on a plus de huit personnes sur dix qui se disent catholiques lors du recensement alors qu'elles ont tous les choix devant elles, c'est parce qu'on considère qu'il y a une part de nous-mêmes là-dedans.»

Chose certaine, «les gens ne sont pas indifférents au catholicisme», notait déjà Gilles Routhier trois jours avant que Marc Ouellet ne publie sa lettre. Le théologien de l'Université Laval exprimait alors que «même s'ils sont parfois fâchés ou déçus de l'Église, il n'y a pas d'indifférence dans la relation des Québécois au catholicisme». Les réactions pour le moins abondantes et variées à la lettre du cardinal (même la ministre des Finances s'est sentie interpellée) semblent lui donner raison.

À la limite, dit M. Routhier, chacun porte en soi la formule du cinéaste Bernard Émond, qui se définit comme un «athée de culture catholique». Les deux volets cohabitent en chaque Québécois. Une relation trouble, un peu à leur insu.

Or cette relation a toujours existé, croit l'évêque Martin Veillette, président de l'Association des évêques catholiques du Québec (AECQ). Il suffit de gratter un peu le vernis des modes. «Pour exprimer ce qui se trouve en profondeur, ça prend une occasion. Et la commission Bouchard-Taylor a fourni cette occasion», croit-il. «C'est une corde qui ne vibre pas toujours, mais quand on la réveille, on se dit: tiens, elle est encore là.»

Oui, mais...

Même les chiffres en font état: quelque chose de mystérieux subsiste dans le lien qui unit les Québécois à la religion de la majorité d'ici. Ainsi, le dernier recensement de Statistique Canada indique que plus de 80 % des Québécois se disent catholiques. S'il n'en manque jamais pour se dire athées dans les discussions, moins de 6 % de la population se considère officiellement sans aucune appartenance religieuse.

D'autres études montrent que trois Québécois sur quatre croient toujours en Dieu, et les chiffres révèlent qu'à Montréal, plus de 30 000 jeunes du primaire fréquentent les sous-sols des églises pour suivre la catéchèse, ce qui représente plus d'un enfant sur quatre. On célèbre Noël et Pâques et on baptise toujours près d'un enfant sur deux. De quoi se croire croyants.

Pourtant, la messe ne touche que 25 % de la population (sans compter que la vaste participation de plusieurs communautés culturelles gonfle les chiffres de la majorité québécoise non immigrée). Entre 1993 et 2001, cette proportion a chuté de 13 points.

De même, le nombre de baptêmes accuse une baisse marquée (74 000 en 1989, 48 000 l'an dernier), de même que celui des premières communions (de 54 000 à 34 000 pour la même période) et des confirmations (de 70 000 à 38 000).

La faible popularité de la religion au Québec se mesure aussi par la pénurie de prêtres: cette année, le décompte de l'AECQ indique qu'il y a 2100 prêtres actifs dans la province (sans le diocèse de Gatineau, qui n'a pas pu fournir ses chiffres) et quelque 1700 prêtres retraités.

Pour qu'ils suffisent à la tâche, il a fallu regrouper environ 300 paroisses en dix ans (près de 1500 aujourd'hui). Et la situation ira en s'aggravant... On ne compte que 72 prêtres en formation à l'heure actuelle au Québec alors qu'on recense un nombre record de prêtres dans la tranche des 75-79 ans.

Devenir chrétien

Il est toutefois difficile de déterminer à quel point exactement les Québécois sont pratiquants et de quelle manière ils le sont. Au fil des ans, la pratique religieuse s'est transformée pour se faire plus discrète, moins encadrée. La messe du dimanche avait l'avantage de montrer une pratique bien visible; c'est différent de nos jours et, par conséquent, plus difficile à cerner.

«On est devant des formes de pratique moins voyantes, plus fluides, dit Gilles Routhier. Il n'y a plus d'itinéraire de groupe. L'individu s'inscrit de lui-même, librement, sans que ce soit obligatoire comme ce pouvait l'être auparavant.»

M. Routhier avance qu'on ne «nait plus chrétien, on le devient», au terme d'une démarche de réflexion sur l'appartenance, les racines, la foi, l'engagement. «Plus personne ne fait ça pour épater la galerie», dit Alain Mongeau, 44 ans, curé de la paroisse Saint-Louis-de-France, sur le Plateau Mont-Royal. «Exprimer sa foi aujourd'hui, c'est quelque chose qui se fait par conviction, peu importe l'intensité.» Après la quantité, on mise maintenant sur la qualité.

Au Grand Séminaire de Montréal, là où on forme les futurs prêtres, on remarque la même chose: les étudiants ont en moyenne 36 ans et une première carrière derrière eux. S'ils se présentent aux portes du séminaire, c'est à la suite d'une longue réflexion personnelle. C'est par choix.

Mais le degré d'adhésion des gens qui font quelques pas plus affirmés dans le catholicisme varie grandement, dit Alain Mongeau, qui anime les activités de la Bande FM, qui réunit chaque semaine dans une église une centaine de jeunes de 18 à 35 ans.

Pour les mariages ou les baptêmes, c'est toujours la même chose: environ la moitié le font par respect pour une tradition familiale — une sorte d'obligation de transmettre à nos enfants un héritage reçu, note Louis Rousseau — alors que l'autre moitié répond davantage à une démarche personnelle.

«Je ne pense pas qu'il y ait un portrait type du catholique pratiquant en 2007, croit le curé Mongeau. Tous les dimanches, on offre le café et parfois des repas communautaires après la messe. Il y a en a beaucoup qui sont là pas tellement pour encourager l'Église mais plus parce qu'ils font une démarche intérieure quelconque, parce qu'ils veulent partager quelque chose, contrer l'isolement parfois.»

Transformation

D'autres s'engagent dans des activités communautaires ou sociales, font un peu d'entraide, d'écoute ou simplement de la réflexion en petit groupe. «On parle beaucoup d'une crise pour l'Église québécoise, dit Gilles Routhier. Mais nous sommes aussi, à mon avis, dans une période de surgissement, pas seulement de disparition. Il n'y a pas de mouvements de masse mais de nouveaux phénomènes apparaissent, des communautés se créent où cohabitent des hommes, des femmes, des laïcs, des religieux... »

M. Routhier fait un parallèle avec la désinstitutionnalisation qui a touché le secteur de la santé mentale il y a une trentaine d'années: de nos jours, le catholicisme québécois se vit de plus en plus à l'extérieur de l'Église. Et ce phénomène ira croissant, estime Louis Rousseau.

«Il y a vraiment une mutation structurelle importante de l'Église qui s'opère et qui va s'accentuer au cours des 30 prochaines années, dit-il. La démographie ne ment pas: dans dix ans, l'Église catholique cléricale n'existera plus. Le catholicisme dépendant d'une structure hiérarchique dont le représentant vit une vie un peu à part des autres, ça va être fini.»

Impossible toutefois de prévoir de quoi sera faite la relation entre les Québécois et le catholicisme à ce moment-là. Elle sera sûrement quelque peu nébuleuse et contradictoire mais peut-être aussi davantage libérée du poids des années d'affrontement. Une forme d'accommodement raisonnable de l'intérieur.
La commission Bouchard-Taylor avait déjà révélé ce paradoxe: les Québécois demeurent sensibles quand on parle de religion. Et malgré les apparences, ils ne sont pas prêts à couper tous les ponts avec leur héritage chrétien, loin de là.᜿ La commission Bouchard-Taylor avait déjà révélé ce paradoxe: les Québécois demeurent sensibles quand on parle de religion. Et malgré les apparences, ils ne sont pas prêts à couper tous les ponts avec leur héritage chrétien, loin de là.
 
 
 
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  • Normand Chaput - Abonné
    24 novembre 2007 01 h 08
    peut-on etre contre l Histoire?
    Certains, comme note bon cardinal voudraient passer a l histoire et en passant sauver le monde y compris les femmes et les homos. Mais l eglise de mon vllage, ce n est pas lui qui l a constuite. Ce sont mes aieux avec leurs dimes et leurs mains. Et c est la qu ils sont enterres. On peut tres bien etre anarchistes dans nos coeurs et payer nos taxes a la mairie!
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  • Monsieur B. - Inscrit
    24 novembre 2007 08 h 45
    Le culte de la haine et de la rancoeur
    Quand on a diffusé la lettre de Marc Ouellet cette semaine dans le devoir, il y a eu une forte réaction de haine de la part des gens. Il s'agissait d'une haine contre l'Église catholique au Québec. On explique cette haine en pointant du doigt les prêtes pédophiles, les bourreaux des enfants duplessis, les discours intolérants, etc. Ce serait pour cette raison que la génération baby boom aurait rejeté en blog l'Église catholique, et la haïrait jusqu'à leur dernier souffle. C'était apparemment pour le bien de tout le monde qu'on a chassé l'Église...

    Mais étrangement, il y a eu des cas de tortures en Irak, des cas de violations des droits de l'homme incroyables et peu de gens sont sortis dans les rues. Il y a aujourd'hui des enfants qui prennent de la drogue avant de sortir de l'école primaire, des jeunes filles qui sont enceintes à douze ans, des gens qui vivent dans la pauvreté extrême partout dans le monde et au Québec. Ces baby boom restent indifférents en ne font rien pour chasser les nouveaux ennemis de la liberté et du bien-être collectif...

    Le constat? Si en partie cette lutte contre l'Église était réellement pour libérer l'homme de l'emprise du mal être collectif, il y a eu une motivation plus forte qui a poussé les gens à ce battre à cet époque, une motivation qui n'est plus là et qui ne les pousse pas de sortir de leur salon confortable, sauf quand c'est pour crier contre les maux du passé. Il y a une motivation qui les pousse à se battre exclusivement contre l'Église et à laisser tomber les autres combats.

    Cette motivation, ne nous le cachons nous pas, ne faisons pas d'obscurantisme : c'était à la base, la BAISE. S'envoyer en l'air, baiser sans contrainte, sans engagements, se foutre de la famille, du couple, des responsabilités personnelles. Si c'était réellement l'altruisme et le mieux-être collectif, les autres maux qui sont apparus par la suite auraient été combattus avec autant de vigueur.

    Les enfants des parents divorcés, les enfants qui baignent dans une commercialisation de la sexualité, les jeunes à qui on propose de la drogue, les enfants dans le lit de leurs parents peace and sex dans les années 70 dont on ne parle jamais, ce sont ça les maux qui sont survenus après le passage de la génération baby boom irresponsable, la génération qui est plus baby que boom.

    Mais il ne faut pas généraliser non plus. Il y a eu des acquis sociaux, de bonnes personnes lors de cette génération. Il y a eu des gens qui se sont battus pour une réelle liberté, un bien être collectif, qui ne pensaient pas juste à la baise. Mais de là à béatifier toute cette génération, ce serait stupide, autant que de béatifier toute la génération de prêtres qu'il y a eu avant.

    Mais justement, il faudrait avancer peut-être et renouveler, pour ceux qui le souhaitent, leur rapport avec la religion. Avoir des rapports plus normaux, moins traumatisés. Il faut arrêter justement de rester figer dans le passé et il faut savoir aller de l'avant. Chers baby boom, un jour, ce sera votre tour. Ce sera contre vous que la prochaine génération criera toute la haine que vous criez aujourd'hui contre les religieux. Ce sera vous que la prochaine génération traînera dans le purin.

    Ce sera dommage si ça fait cela, car je crois que vous avez apporté quelques points positifs à la nation québécoise, comme je crois que l'héritage religieux en a apporté aussi. Je crois qu'on devrait faire la paix. Pas vous, vous en êtes incapables et vous êtes bornés. Mais la prochaine génération. J'ai espoir qu'on trouvera le moyen de renouer les deux générations qui se haïssent tant, et qu'on ira au juste milieu. J'ai espoir d'une nouvelle génération qui aura un rapport plus sain avec le corps et avec la religion.
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  • Yvon Montoya - Abonné
    24 novembre 2007 09 h 04
    Athée grâce à Dieu...
    Alors le réel que nous côtoyons n'est pas du réel? La masse de personnes rencontrées qui ne croient pas en Dieu même si un jour leurs parents ont plongés leur bobines dans un bénitier sans qu'ils le veuillent, sont des cathos qui s'ignorent? Les données sociologiques disparaissent comme les données des citoyens britanniques pour les impôts, comme ça par enchantement! Comme Mouloudji le chantait, « athée grâce à Dieu ». Il y a des personnes qui aimeraient que Dieu existe, rien que pour lui casser la gueule. Je vois si peu de personnes qui lisent et étudient la Bible. Si peu qui en connaissent les textes et leur archéologie. Si peu qui comprennent Kafka, Péguy, Kierkegaard, Simone Weil, Husserl ou Rosenzweig parce qu'ils sont si loin de cette connaissance essentielle de la source grecque et juive. Un jour le Québec crie qu'il est laïc et un autre, qu'il est catholique. C'est gros comme un camion de dire que l'Occident possède un héritage judéo-chrétien. C'est comme si un enfant me disait que dans les boulangeries, étrange, il y a du pain. Je voudrais dire avec Ossip Mandelstam cette terreur du l'être nouveau face à la religion et aux temps sombres à venir pour cause de généalogie chrétienne : « Les voix des hébreux/ Ont sonné sur ma mère/ je me suis éveillé au berceau/ Dans l'éclat du soleil noir. » ce poème daté de 1916 alors que les juifs avaient connus les pogromes dans un récent passé et à ce moment-ci de l'écriture du poème le monde dit civilisé ou à héritage judéo-chrétien étaient guerre. Avoir une étiquette n'autorise nullement le fait d'être ce que la dite étiquette exprime. La contrefaçon est naturelle chez l'homme. L'Église catholique est une contrefaçon du christianisme.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    24 novembre 2007 09 h 13
    La carotte et le bâton religieux
    L'humain ne trouvant pas trop de sens à sa vie, devient un bon candidat pour une religion ou l'autre qui lui promet le ciel à la fin s'il en prend les moyens, genre...écouter son pasteur et payer ce qu'il faut pour maintenir l'organisation. "C'est le besoin qui produit le service qui y répond."

    Inversement, l'enfer est promis au fidèle qui devient infidèle par "les péchés divers qu'il peut commettre. "Les les pires étaient sexuels en pensées et en actions, il n'y a pas si longtemps. Ensuite, venaient le meurtre, se révolter contre l'autorité civile et religieuse etc..."

    Le ciel était un endroit de délices où on voyait Dieu 24H par jour. L'enfer était tout le contraire. On y brûlait vif éternellement, privé de la vue de Dieu ce qui, au dire de la religion catholique, faisait encore plus mal que les affreuses brûlures, ce qui incitait fortement le fidèle à se ranger.
    Questions aux diverses autorités religieuses actuelles ou aux simples croyants : Est-ce que le CIEL existe encore et est-ce aussi intéressant de s'y diriger qu'avant ? Est-ce que l'ENFER est encore disponible ? Est-ce aussi brûlant ? Combien de degrés celcius en moyenne ? Est-ce qu'on a réussit à y installer l'air climatisé depuis ?

    Si les religions deviennent des lieux de rassemblements pour fraterniser sans trop tenter de faire peur, elles vont pouvoir résister à la modernité vu le besoin de spiritualité de l'humain qui questionne son but sur terre.
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  • Moi - Abonné
    24 novembre 2007 09 h 19
    Monsieur Blais...
    Salutations!

    Votre réaction monsieur Blais est tellement condescendant et mélange tout qu'il en vaut peu la peine d'y répondre point par point, mais êtes-vous réellement un lecteur du Devoir? Le Journal de Montréal vous siérait beaucoup mieux!
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    24 novembre 2007 10 h 15
    De culte à culture
    Nous devons garder en mémoire, que ce germe de catholicisme d'avant les années 60 s'est transformé petit à petit en une culture tant patrimoniale que statuaire. ivan jobin
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  • Guimont Rodrigue - Inscrit
    24 novembre 2007 10 h 38
    De culture mais non plus de religion
    Pendant des siècles, les guerres interminables, les grandes épidémies et autres peurs et calamités collectives ont été de grands pourvoyeurs de fidèles. À la moindre catastrophe annoncée, les gens se précipitaient dans les églises aux pieds des statues pieuses.
    Jeanne Mance Rodrigue


    Aujourd'hui il en va autrement, on cherche des explications sinon scientifiques du moins rationnelles aux bouleversements qui nous entourent. On peut donc affirmer sans trop se tromper qu'il est impensable, voire même inimaginable, d'assister à une recrudescence de la religion catholique au Québec. Nos églises demeureront désertes.

    Je ne peux cependant oublier que c'est par la sueur et le labeur des citoyens et des «habitants» que s'est constitué le patrimoine religieux du Québec. Lorsque je visite la plus humble de ces églises je ne fais que constater «l'huile de bras», de privation et de souffrances que recèle chaque objet de culte.

    Agnostique voire même athée (c'est selon...), je revendique cependant cette mienne culture chrétienne comme étant nôtre, comme un héritage ancestral que reflète bien ce que nous sommes depuis plus de 400 ans.

    Par contre, qui dit culture chrétienne ne dit pas nécessairement religion chrétienne. Nous pouvons très bien accepter, expliquer et comprendre, nos origines chrétiennes occidentales sans excuser ni justifier historiquement ses délires, innocenter ses intolérances et défendre son credo. La religion est aujourd'hui affaire de culture et dépasse largement le domaine religieux.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    24 novembre 2007 12 h 35
    Un reportage très pertinent
    Les très nombreuses et diverses réactions suscitées par les travaux de la Commission Bouchard-taylor, le projet de cours d'histoire des religions du ministère de l'Éducation ainsi que la publication de la fameuse lettre aux journaux du cardinal Marc Ouellette nous ont permis de constater que beaucoup de Québécois de souche, même s'ils disent le contraire, restent sensibles ou attachés à la religion catholique. Le reportage très fouillé de Guillaume Bourgault-Côté publié dans Le Devoir d'aujourd'hui, nous le démontre aussi de façon éloquente tout comme l'excellente chronique de Christian Rioux (Des catholiques qui s'ignorent) parue dans le numéro d'hier du même journal.
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  • Caroline Laplante - Inscrite
    24 novembre 2007 13 h 26
    Hé oui, catholique malgré moi
    Je n'ai pas décidé de me faire baptiser. C'était la décision de ma famille à une époque où ne pas faire baptiser un enfant ne se faisait tout simplement pas dans les milieux ruraux. Je pense depuis plusieurs années à l'apostasie, mais c'est une décision difficile, car elle renierais mon appartenance familiale et culturelle. Et cela est sans compter les difficultés administratives liées à cet acte.
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  • Hélène Bourgeois - Abonnée
    24 novembre 2007 14 h 44
    Eric Blais...
    En référence à la réaction de Paulo Raposo :

    Vous avez osé toucher à la sacro-sainte génération des baby boomers... à leur tour, enfermés dans leur dogme de la pseudo-libération soixante-huitarde (ils ont cru libérer la sexualité mais ils ont plutôt libéré l'instinct libidinal - regardons où cela nous a mené - la sexualité étant belle et sacrée), ils vous enverrons directement en enfer... pour hérésie contre l'ordre établi.

    Votre texte me rejoint tout à fait. Merci d'oser exprimer ce que je suis sûre bien des gens de notre génération pensent tout bas.

    Hélène
    Fille de babyboomers...
    www.ephata.actifforum.com
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  • Etienne Sepulchre - Inscrit
    24 novembre 2007 15 h 40
    Rester soi-même, fidéle à nos traditions
    Plusieurs artcles de ces dernieres semaines réduisant l'identité québecquoise réduite au français m'avaient déplu. Je cite entre autres un article disant qu'il faudrait suprimer la croix qui domine le Mont-Royal et fermer l'hopital juif
    j'ai réagi vis-à-vis de mes fils en leur disant que si le québec voulait s'identifier aux idées amméricaines ou seul l'argent et le succès de carrière, je pensais qu'il serait plus simple de laiiser tomber la langue française.
    La langue est le moyen d'exprimer ses sentiments et ses traditions québecquoise la langue,est le moyen de communiquer sa pensée, une langue est liée à l'identité de celui qui parle d'abord de respecter ses traditions.
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  • Paul-Émile Lecavalier - Inscrit
    24 novembre 2007 22 h 33
    Je suis fier d'être catholique.
    À force de répéter la même formule, on en vient à croire qu'elle est vraie: il est faux de prétendre que les églises sont vides; il y a un reste, dont je fais partie. C'est juste de dire qu'il y a moins de gens qui pratiquent mais ceux qui continuent à le faire sont, je crois, beaucoup plus convaincus et profondément attachés, enracinés dans la personne du Christ.
    Quant à évaluer les chances de l'Église catholique pour l'avenir, je crois que le Canada a bien plus de chances de disparaître qu'elle. Elle en a vues d'autres depuis 2007 ans!
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  • Monsieur B. - Inscrit
    25 novembre 2007 08 h 11
    Madame Bourgeois, Monsieur Raposo
    Merci madame Bourgeois. Moi aussi je suis convaincu que plusieurs personnes pensent cela.

    Monsieur Raposo : je lis le Devoir presque tous les jours. Je vote Québec Solidaire, j'ai un point de beauté dans le dos et j'ai les cheveux bruns! Dans la discussion actuell, c'est ça qui est le plus important ou le contenu de mon message?
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  •  
  • Marcel (Fafouin) Blais - Inscrit
    25 novembre 2007 10 h 59
    Le
    Salutations d'entraide honorables tout le Monde,

    De notre naissance à la libération, le "catholicisme" d'avant la Révolution culturelle demeurait une Question de choix imposée plutôt que proposée... .

    Et, de l'exercice de la Modernité jusqu'à ce-jour d'aujourd'hui, le "catholicisme" tend à devenir une Question de choix... d'abord et avant tout... libre, volontaire, éclairée... .

    De plus, et d'expérience, la lettre d'excuse du MGR requiert aucun accusé de réception de notre personne !

    Marcel (Fafouin)
    Enfant de Duplessis
    (Décret 1198-2006)
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    25 novembre 2007 18 h 57
    Chrétiens, pas catholiques
    Les Québécois sont chrétiens, pas catholiques au sens de catholiques romains.
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