vendredi 10 février 2012 Dernière mise à jour 15h27
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

Le Québec vindicatif

Denise Bombardier   24 novembre 2007  Éthique et religion
Qui eût cru que tant d'émules de Maurice Duplessis aient survécu au chef autoritaire? Sa célèbre phrase — «Toé, tais-toé!» — lancée à un de ses ministres, des milliers de Québécois aveuglés par la rancune et la colère l'ont reprise à leur compte pour apostropher le cardinal Marc Ouellet. À ce dernier, on attribue les pires desseins, dont celui de ramener la religion à l'école, comme s'il était criminel pour un catholique militant de tendance conservatrice de s'opposer à la laïcité scolaire. Le débat en cours est chargé de tant de préjugés, de mauvaise foi, de demi-vérités et d'esprit de vengeance qu'il ne permet plus à quiconque de prétendre que la société québécoise s'est libérée et affranchie de son passé.

La diabolisation de l'histoire religieuse, la glorification de la révolution sexuelle, l'éloge de l'amoralité nous plongent dans un gouffre qui emporte toutes les balises dont une société a besoin pour s'analyser. Le cardinal, en rendant public son texte, n'en a sans doute pas mesuré l'intensité provocatrice.

Toutes les rancoeurs sourdes, les blessures non cicatrisées, tous les rêves revanchards de très nombreux Québécois face à l'horrible temps d'une catholicité reproduite à peu d'exemplaires dans l'Église du XXe siècle ont éclaté au grand jour. Les tribunes téléphoniques, les lettres aux journaux, les blogues, les chroniques journalistiques ont débordé d'attaques, de procès d'intention, de propos cinglants et haineux sur une Église honnie et parfois vomie.

Même des jeunes qui n'ont rien subi de cette période à l'eau bénite ont entonné le même air. L'Église n'a plus de pouvoir, depuis quarante ans, sa hiérarchie gère la décroissance, les communautés religieuses sont en train de disparaître définitivement: alors, sur quoi repose donc cette fureur incontrôlable sinon sur des souvenirs qui sont en partie une reconstitution mentale de la réalité?

Le cardinal a demandé pardon pour des péchés commis par le clergé, et Dieu sait que les pécheurs étaient légion. Mais ce clergé et ces religieux, c'était NOUS dans le Québec ancien. Les abus sexuels, la maltraitance, l'humiliation des femmes, le racisme, l'antisémitisme sévissaient aussi chez les laïcs, toutes classes sociales confondues. Il n'a pas existé une telle chose que l'Église, sorte de corps étranger atterri d'on ne sait où et qui soumettait une collectivité totalement endoctrinée, sans libre arbitre.

Cette vision est aussi déformée qu'injuste. Tous ceux qui ont battu leurs enfants, en ont abusé sexuellement, les politiciens qui se sont opposés au droit de vote des femmes, les moralisateurs pervers qui dénonçaient la sexualité ne se confinaient pas au clergé haut et bas ni aux communautés religieuses.

Ce côté sombre de la société québécoise d'antan appartient à notre histoire, celle d'un peuple marqué par la pauvreté matérielle et culturelle et son repli identitaire. Les péchés de l'Église, sa responsabilité dans une forme de malheur collectif, sont indéniables. Mais cette institution, aujourd'hui minoritaire, pour ne pas dire marginale, avait aussi des vertus. Les hôpitaux dirigés par des religieuses «tyranniques», pour parler comme le veut la tendance, les établissements d'enseignement, ces «prisons» selon des détracteurs hypnotisés par la hargne, ont soigné et instruit des générations aujourd'hui fielleuses qui se sont autoproclamées libérées. Hélas, encore aujourd'hui, la religion rend fous les Québécois. C'est peu dire qu'elle en fait délirer plusieurs.

Parmi ceux qui accablent l'Église et voudraient la voir se transformer, combien y en a-t-il qui souhaiteraient y retourner? Ceux qui attaquent sa doctrine, contestent ses dogmes et exècrent sa morale devraient savoir que cette institution n'est contraignante que pour ceux qui y adhèrent. On ne peut tout de même pas exiger du pape qu'il se prononce en faveur de l'avortement, du mariage gai ou du divorce.

On s'attend à ce que l'Église ne juge pas ceux qui ne partagent pas sa morale, qu'elle diffuse le message évangélique, mais l'Église n'est pas soumise aux lois qui régissent les États modernes. Toutes les religions s'accommodent mal de la sexualité, qu'elles répriment avec plus ou moins de force, toutes les religions, par extension, ont de la femme une représentation discriminatoire. C'est pourquoi l'égalité des sexes ne se déploie véritablement que dans les démocraties laïques par définition.

Le traitement qu'on a fait subir cette semaine au cardinal de Québec, les accusations de fourberie, de mauvaise foi dont on l'a taxé même parmi les catholiques qui se définissent comme ses adversaires, les demi-mots de certains membres du haut clergé, les silences chargés des autres, indiquent que le primat du Canada dérange.

On ne peut pas reprocher à ce catholique conservateur, prince de l'Église, son manque de conviction. Même en désaccord avec lui, on s'incline devant son courage. Que ceux qui sont sans péché, parmi tous ceux auprès desquels il s'est excusé, lui jettent la première pierre.

***

denbombardier@videotron.ca
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Fernand Turbide
    Inscrit
    samedi 24 novembre 2007 07h09
    La Religion...
    C'est le fanatisme des religions qui dérange, celle qui était la notre comme celle des autres. C'est de s'être fait mentir effrontément qui nous a tant blessés et laissés tant de cicatrices. On nous demandait de croire sans poser de questions sur des sujets qui nous préoccupaient. Cela a laissé des traces et les interrogations de notre adolescence ont fait place a la certitude d'avoir été trompé sur plusieurs questions restées sans réponse.
    Pour ma part je continue de croire a une partie de cet enseignement. Je crois aujourd'hui que le Christ est probablement le plus grand poète de la terre; que son message d'amour est grand et j'espère qu'il continuera a nous influencer. Cependant il ne m'est plus possible de croire a toute les légendes créées autour de lui. Celle de la vierge Marie par exemple; en ce qui me concerne si Joseph ne savait pas que Marie était enceinte c'est qu'il était cocu, ce n'est ni le premier ni le dernier dans l'histoire de l'humanité.
    C'est la dimension Dieu qui dérange et je suis d'accord avec Voltaire qui disait :
    L'homme a inventé Dieu, le contraire reste a prouver.

    Fernand Turbide
    Ville Saguenay

  • Lison Miro
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 08h19
    Mgr Ouellet et les médias
    Encore une fois, les media ont fait leur semaine sur le dos des auditeurs en donnant à la lettre de Mgr Ouellet une importance démesurée. Il doit en être très fier. La population québécoise a ses torts et n'est pas encore "sortie
    du bois" pour utiliser une expression populaire mais elle n'est pas pire que d'autres. À force de la scruter à la loupe sous ses plus mauvais angles, elle se dévalue à ses propres yeux et aux yeux des autres. C'est très "colonial" anglais ça. Inculquer au coeur même de chacun, le "parasite" qui fait qu'il se détruit lui-même. Plus besoins de colonisateurs, ni d'ennemis pour le faire. Pendant ce temps, ce "beau monde" qui n'appartient pas au "peuple" comme de bien entendu, se montre condescendant envers le "bon peuple". Qu'est-ce que vous voulez, il ne faut trop leur en demander? Attitude paternaliste on ne peut plus. J'ose espérer qu'un jour nous deviendrons des adultes "non parfaits" comme partout ailleurs et que nous "botterons le c..." de tous ces condescendants "pure laine" ou non.
    Lise Chayer

    Lise Chayer

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 08h21
    sonseigneur et l'éloge de l'amoralité
    L'éloge de l'amoralité

    Qui eût cru que tant d'émules de Maurice Duplessis aient survécu au chef autoritaire?

    La moralité... l'escouade de la moralité... Mme Bombardier en ferait une excellente chef!
    Qui eut cru que tant de fidèles aient survécu à la libération de l'emprise du clergé, en soit encore si profondément imprégné? La glorification de la révolution sexuelle, l'éloge de l'amoralité nous plonge dans un gouffre qui emporte toutes les balises dont une société a besoin pour s'analyser.
    Mme Bombardier nous démontre de façon claire, nette et précise que la société québécoise qui fornique à qui mieux mieux et qui a perdu tout sens moral, s'en va tout droit dans le gouffre de l'enfer.
    Oui, l'enfer mes amis! À cause de cette maudite Êve, la vicieuse, qui aimait croquer des pommes et s'amuser avec le long serpent...
    On regrette le temps où la société avait une certaine morale bien guider par ces êtres en lien direct avec le tout-puissant. Guidé par l'infaillibilité papale, il ne pouvait rien nous arriver, si on payait généreusement sa dîme, nous avions une place assurée au ciel. Nous étions assurés de voir au passage ce Darwin brûler en enfer, lui qui a eu l'affront de remettre en question la création. Heureusement un gouvernement responsable, au sud. tente de rétablir les faits. Nos voisins ont ouvert un musée du créationnisme.

    Sonseigneur Ouellet, se repend et veut sincèrement sauver notre âme. Sa soeur Denise en est obnubilée et dégoûtée devant tant de mépris, de méchanceté, de ..., aaahhhhh! je ne trouve plus les mots pour signifier cette douleur terrible de voir et d'entendre tant de méchanceté à l'égard de cet être pur, cet élu de dieu, peut-être même ce futur pape. Oui futur pape, il le mériterait bien, lorsque l'on voit toute l'énergie qu'il déploie pour cette croisade du bien, de la morale et cette lutte contre ce sexe qui a perdu sa fonction principale, c'est-à-dire, servir à la procréation d'enfants de dieu.

    Comment est-ce possible de dire: «Toé, tais-toé!» à ce Sonseigneur. On devrait plutôt s'empresser d'aller lui baiser la bague qu'il nous tend.
    Sonseigneur priez pour nous, pauvres pêcheurs!

    Comment est-ce possible, nous, les gens de plus de cinquante ans et qui avons eu une enfance à l'eau bénite, comment est-ce possible que nous voulions expliquer les mystères, jouir du sexe, et dire «Toé, tais-toé!» avec cette immoralité qui nous pousse à la science plutôt qu'à la croyance. Comment osons-nous remettre la parole de dieu en question?
    Force est de constater, que Satan lui-même nous contrôle. Pour preuve, notre diabolisation, sans aucun fondement, de cette religion et même de toutes les religions, (quoique, raël est bien tentant avec ses promos de jambes en l'air!).

    Délaisser la religion pour la science!
    Délaisser la croyance pour la connaissance!
    Mais dans quel monde va-t-on se retrouver?
    Je commence vraiment à avoir peur d'aller brûler en enfer, mais j'oubliais l'enfer n'existe plus depuis que dieu s'est rappelé qu'il était infiniment bon, depuis qu'il a vu dans le dictionnaire la définition de "infiniment", il a fermé l'enfer. Ce fut facile parce qu'il est tout-puissant.
    dieu infiniment bon, tout comme sonseigneur Ouellet. sonseigneur cet être, mi-homme mi-dieu qui veut à tout prix nous sauver avant le jugement dernier qui approche à grands pas.

    Il est encore temps de demander pardon, vous, les milliers de Québécois aveuglés par la rancune et la colère et qui avez apostrophé sonseigneur Marc Ouellet.
    Une personne pure et sans vice à qui on attribue les pires desseins, dont celui de ramener la religion à l'école, comme s'il était criminel pour un religieux militant de tendance conservatrice de s'opposer à la laïcité scolaire et de vouloir le crucifix, le kirpan, le voile scolaire. On devrait tous se faire des écoles religieuses, dans chaque ghetto et après avoir bien imprégné nos enfants des croyances divines, ils se feront une guerre sans merci pour gagner leur ciel et vaincre le mal qui jailli de partout comme une éjaculation mondiale.

    Il faut permettre le libre-choix des cours de religions sans pour autant risquer de contaminer notre morale avec les croyances d'importés (vous savez, les importés...).
    Il faut éviter à tout prix d'offrir trop de connaissances à nos enfants. Nous savons pertinemment qu'un excès de connaissance favorise la masturbation mentale.
    Si on ne veut pas que nos jeunes gens deviennent des éjaculateurs précoces, il faut rapidement les imprégner de croyances divines, l'unique solution à ce mal de tous les temps.

    Effectivement, et comme le démontre avec éloquence Mme Bombardier, le débat en cours est chargé de tant de préjugés, de mauvaise foi et de demi-vérités qu'il ne permet plus à quiconque de prétendre que la société québécoise s'est libérée et affranchie de son passé.

    Le Québec vindicatif! Vindicatif n'est peut-être pas adéquat comme choix de terme. Le Québec libéré, ouvert et résolument tourné vers le futur serait plus adéquat.
    Les réactions solides, sans ambiguïté, réfléchies, fondées, que Mme Bombardier qualifie de fureurs incontrôlables reposent simplement sur la réalité?

    Une réalité que ces oeillères à l'eau bénite lui empêchent de voir.

    Dans le Québec ancien, le clergé et ces religieux, c'était NOUS. Plus maintenant. Nous avons perdu notre naïveté d'ingénu. Le Québec s'est tourné vers l'ouverture et la modernité. Le repli xénophobe sur soi-même avec les fortifications des croyances religieuses est chose du passé. Nous voulons accueillir à bras ouverts le monde entier, comprendre et respecter leurs religions tout en affirmant sans l'ombre d'un doute nos valeurs fondamentales humaines.

    Les valeurs ne sont pas l'apanage des religions. La morale laïque existe. Une morale exempte de l'hypocrisie des deux poids, deux mesures.
    Par ce texte, on constate que hélas, encore aujourd'hui, la religion rend folle Mme Bombardier. C'est peu dire qu'elle est en plein délire.
    Tout en dénonçant les multiples travers des religions, dogmatique, autocratique, tordu sur la sexualité, abaissant les femmes, elle soutient à bout de bras cette sainte morale qui manque à tous ces impies.
    Sonseigneur Ouellet, prince (sic) de la morale, par son repentir pleurnichard a lui-même, le premier, lancé des cailloux à tous ceux qui ont des convictions autres que religieuses. De sa grande hauteur de sonseigneur, comme si on lui devait obligatoirement le plus grand respect, lui qui démontre clairement qu'il ne respecte nullement la laïcité, est venu nous remettre dans le droit chemin en prêchant par l'exemple. Quelle intelligence pour rapatrier ses brebis égarées!
    Mme Bombardier qui s'incline devant son courage...
    Moi je m'incline devant le courage de ceux qui disent à sonseigneur: «Toé, tais-toé!», parce qu'il faut beaucoup plus de courage pour défier une autorité, même en déclin, que de s'incliner bien docilement devant sa prétention.


    Serge Charbonneau
    Québec

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 08h28
    Bombardier vs Ouellet
    Vous avez droit à votre point de vue. Mais il existe d'autres points de vue aussi qui sont différents des vôtres.
    Alors que la conférence des évêques pensent que la religion est l'affaire des paroisses et que l'école est laïque, voilà que le conservateur "romain" veut le contraire. Il fait bande à part. Il ne connaît pas l'évolution du Québec, lui qui a reçu un lavage de cerveau durant sa mission à Rome.

    Prendre sa défense demande du courage de votre part mais vous aussi, vous faites preuve d'un manque de connaissance de la situation actuelle.

    Les religions divisent le monde et sont à l'origine de la commission Bouchard-Taylor.

  • Marie Murray
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 08h48
    Prendre le taureau par les cornes
    Bravo pour votre courager mme Bonbardier de demontrer toutes ces facettes des maladies de cette église ou plutôt de notre église catholique. Oui, c'est vrai que notre église est et a toujours été malade de cancer, de cangrène,de maladie cardiaque......oui, c'est aussi vrai que nous avons besoin de ce lieu de rassemblewment, de notre communauté chrétienne qui se développe et qui se vit autour de cette institution. Nous en avons besoin pour continuer de croire en nous et de continuer de croire que ce qui nous reste d'années à vivre se déroulera dans l'ordre de la dignité humaine auquelle nous avons droit.Il faut continuer de dire les maux qui nous ont fait mal et de le dire en des mots que tous somprennent.

    mariemurray@onlink.net
    Ontario nord, franco-ontarienne

  • L'ex-Canard
    Inscrit
    samedi 24 novembre 2007 09h01
    La Charité et la hargne
    A titre d'observateur de la scène québécoise l'ayant quitté il y a près de trentes ans, j'ai vraiment été étonné moi-aussi par le venim craché par tous les détracteurs du Prélat. L'Eglise nous a après tout appris à lire, écrire, penser et ... critiquer, pour les esprits tordus. Je leur en suis énormément reconnaissant. Qu'elle ait reconnue certaines fautes de son passé aurait certes mérité que nous démontrions plus de Charité. Pas la hargne!

  • Stéphan Gauvin
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 09h26
    La fin d'une génération
    Je redis la même chose car pour le moment je n'ai pas vue d'autre perspective. Vous baby boomer vous aller bientôt disparaître de ce monde, que va t-il rester de votre héritage. Qu'avez-vous laisser en héritage aux prochaines générations pour qu'elles puissent vivre en paix et joie? C'est une vrai question donnez moi la réponse afin que je puisse voir clair car pour le moment, je ne comprends pas, quel est votre but. Donnez moi des faits, pas des idées ou hypothèses, montrez moi à quoi ressemble les fruits de votre générations, voir s'ils sont bons pour la survit d'un peuple et sa culture.

  • Yvon Montoya
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 09h29
    Vive les pierres...Bâtissons.
    « Que ceux qui sont sans péché, parmi tous ceux auprès desquels il s'est excusé, lui jettent la première pierre. » On a eu raison de dire qu'à la Révolution Tranquille, les curés on changé d'uniforme pour celui du journalisme. On pourrait changer les mots Québec et québécois par Espagne/espagnols, Pologne/polonais, Russie/russes et ce serait la même chose. Ce n'est pas une réflexion, c'est de la doxa, une réaction. C'est de l'Orgueil mal placé. Vous voulez tel le prêtre nous faire un sermon et nous demander si nous avons le courage de lancer la 1ère pierre. Vous n'avez pas vu que ces milliers de mains se sont mues en une seule pour lancer la pierre qui tomba afin de signifier que Le Québec a de nouvelles fondations avec de nouvelles pierres. Êtes-vous si aveugle de la modernité québécoise pour nous ouvrir ainsi la porte de L'église pour que nous fassions repentance comme vous nous le demandez? Je n'ai pas de péché et je n'ai pas besoin de faire du mal pour m'exprimer. Parlez-nous moderne car on ne vous écoutera pas avec ces mots et syntaxes sanctifiés. Nous sommes libres d'être ou de ne pas être, voilà la réponse.

  • Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 09h38
    Charbonneau et le Chef....
    Le texte de Charbonneau reproduit dans ces commentaires décrit bien la personne qu'il est et qui a quelques clones dans la société bien-pensante, pseudo-cultivée, d'aujourd'hui. Charbonneau surf sur l'ironie, qui ne véhicule pas adéquatement la vérité puisque l'ironie est en soi un miroir déformant. Charbonneau, on le contaste, carbure à l'obsession sexuelle: noter ses allusions, son vocabulaire. C'est son choix...
    Il fait partie de la laïcité qui ne vole pas haut, tout en prétendant qu'elle a SES valeurs. La logique chirurgicale de Mme Bombardier le met sur les épines, pas surprenant qu'il jette les hauts cris.

  • André Gagnon
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 10h00
    Les sépulcres blanchis
    Je suis de ceux qui ont réagi aux propos du Cardinal Ouellet et que Mme Bombardier associe de façon méprisante au 'Toé, tais-toé' de Maurice Duplessis, comme si on ne pouvait pas dans une société démocratique réagir aux propos d'une personnalité publique.
    Ce faisant, je ne lui ai aucunement nié le droit de parole, juste pris le mien. Et on conviendra que devant la couverture médiatique démesurée que recevaient les propos du primat d'une Église qui prétend parler au nom de plus de 80% des Québécois et Québécoises, c'est bien la moindre des choses qui nous ayons ce droit.
    Prouvant encore une fois son homophobie, Mme Bombardier ne mentionne pas parmi les torts reconnus par M. Ouellet et qu'elle impute aussi à la société québécoise, la discrimination envers les homosexuels pourtant reconnue par l'auteur lui-même et abondamment citée dans les médias.
    C'est justement sur ce point que je suis intervenu. Et je réitère ce que j'ai dit: comme Jésus Christ avait lui-même qualifié les pharisiens de son époque, les propos du Cardinal Ouellet sont ceux d'un sépulcre blanchi et ils méritent PLEINEMENT d'être dénoncés et même avec vigueur.

    L'homme qui, après avoir reconnu du bout des lèvres les torts causés pendant des siècles aux femmes et aux hommes homsexuels, revendique le droit à l'enseignement religieux dans nos écoles publiques, est le même qui a alimenté et encouragé l'opposition à la reconnaissance de l'égalité en droits de ces personnes ces dernières années. Il ne reconnaît aucunement le tort ainsi causé. Au contraire, il voudrait maintenant que les deniers publics servent à perpétuer sa propagande homophobe, contraire à nos lois et chartes de droits.
    S'il y a un once de sincérité dans la contrition du Cardinal Ouellet que celui-ci aille donc, à l'instar de l'homme dont il prétend suivre les enseignements, à la rencontre de ceux et celles que son Église a dénigré et dénigre encore. Qu'il aille entendre les souffrances des jeunes gais et lesbiennes qui subissent encore et toujours le rejet dans nos écoles, pendant qu'on attend toujours une politique nationale de lutte contre l'homophopbie tel que recommandé par la Commission des droits de la personne et de la jeunesse. Bien souvent, ils et elles n'ont pas encore fait l'expérience de l'homosexualité, mais ils et elles sont déjà exclues, tournées en dérision, taxées et discriminées.
    Je lui recommande aussi vivement à cet égard la lecture de l'essai 'Mort ou fif', sur le suicide des jeunes gais qui relate plusieurs cas vécus dans la région de Québec, dans son diocèse. Personnellement, je n'ai pas pu me rendre plus loin que la page 4 tellement j'étais troublé et en larmes devant une telle souffrance, une souffrance qui est encore aujourd'hui très largement alimentée par les préjugés religieux fondés sur les dogmes que M. Ouellet voudrait pouvoir enseigner librement dans nos écoles.
    En l'absence de gestes concrets de 'contrition', mais au contraire d'une manifestation claire et nette de vouloir continuer dans la même voie en utilisant les fonds publics pour combattre notamment les droits des personnes homosexuelles, les propos du Cardinal Ouellet ne sont rien d'autre que ceux d'un sépulcre blanchi. Et ils méritent d'être dénoncé comme tels et avec vigueur.

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    samedi 24 novembre 2007 10h27
    Tant qu'à monter aux barricades !
    Dans tout ce psychodrame des accommodements et de la place de la religion dans la société, je demeure sidéré par le fait que, pas une âme n'ait relevé l'aspect crucial et pour ma part fondamental que constitue l'accommodement déraisonnable originel soit, le fait que les religions sont exemptes de taxes !

    Serait-il impossible d'en glisser un traître mot sans se faire "pitcher" de l'eau bénite ?

    Face à la mort, nous sommes tous dépourvus. C'est compréhensible. On ne demande pas à un poisson d'expliquer la structure moléculaire de l'eau.

    La notion de Dieu s'avère donc la rationalisation qui apaise le mieux les angoisses métaphysiques. C'est pourquoi la majorité défend la liberté de pratique religieuse comme un plancher de l'accomodement démocratique.

    Jusque-là, ça va !

    C'est l'inclusion de ces opinions dans l'appareil et les démarches de l'état qui pose problème.

    Chris Hedges vient de mettre le doigt sur le bobo théologique avec "American Fascism : The Christian Right And The War On America."
    Le mix de politique et religion engendre le bordel. Son entrevue à l'excellente émission de la CBC 'The Hour' est une pièce d'anthologie. Visionnement obligatoire. http://www.cbc.ca/thehour/video.php?id=1357

    La définition de croyance religieuse est tellement large que toute prétention à la rigueur a foutu le camp. Preuve à l'appui : la personne responsable de votre sécurité au Canada, Stockwell Day, affirme le plus sérieusement du monde que... "Il y a 6,000 ans, les humains vivaient en paix avec les dinosaures ." No joke ! http://www.sceptiques.qc.ca/SD/creation.html

    Que cet incroyable aveu d'obscurantisme ne soit pas relevé jusqu'a ce que ce guignol soit ridiculisé hors de son poste est une hérésie en soit.

    Cet angle mort de la raison relève des croyances " Born Again", dont notre élite conservatrice fédérale se réclame.

    L'obscurantisme crasse relève de la charte des droits maintenant ?

    Selon nos sinistres rigolos, l'armagedon et "The Rapture" se concrétiseront de leur vivant. http://www.iraqwar.org/ArmageddonUpdates.htm et http://www.raptureready.com

    Pourquoi s'en feraient-ils avec l'écologie ou la bombe atomique à Jérusalem ? Plus ces cataclysmes se font éminents, plus ils se rapprochent du Seigneur !

    La rationalisation qui a la cote est l'affirmation : "J'ai le droit à mon opinion ! " En effet, on a tous le droit à notre opinion stupide. Mais réécrire Descartes et le siècle des lumières au grand complet me semble, pour le moins, exagéré !!!??? http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Des et http://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8cle_d

    Malheureusement pour ces extrêmes libertaires de la calotte, la science s'est protégé des abus de pratiquants sans éthiques par une méthode. http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thode_

    Ouaip ! La méthode scientifique, môsieur ! C'est une démarche logique et raisonnée qui permet d'aboutir à un résultat qui est possible de dupliquer afin d'en prouver l'universalité.
    Ce n'est pas plus une opinion de dire que l'univers a été créée il y a 14,000 ans (une autre perle "Born Again" que d'affirmer que la terre est platte. C'est de l'obscurantisme qui contredit tous les efforts de la pensée rationnelle et scientifique. Et on gueule contre les Talibans !

    Je voudrais que l'on m'explique par quelle gymnastique de l'esprit, des aberrations mentales, telles que colportés par la moindre secte, méritent à leurs leaders de se soustrairent au devoir du citoyen corporatif le plus basic ?

    Depuis quand est-ce que le sauvetage des âmes est subventionné ?

    C'est quoi ce passe-droit cosmique ?

    Que les cathos se soient abrogé la clé du ciel bleu pour protéger la populasse de l'enfer rouge du temps de la grande noirceur, passe encore ; le niveau d'éducation était abysmal. Mais, que l'on recourre encore à ce voile d'obscurantisme en plein 21ième siècle est aberrant.

    Info-secte rame à contre courant alors que n'importe quel illuminé n'a qu'à se réclamer d'une mission divine pour jouir des grâces du gouvernement... Allo la terre ? www.math.mcgill.ca/triples/infocult/phenomene/book
    Le pire, c'est que l'argent ainsi épargné sert à alimenter les plans de marketing et de défense de ces organismes aux aspirations douteuses. C'est la preuve par l'absurde que le concept de société laïque n'est que de la poudre aux yeux.

    Que les deniers publics financent l'aliénation religieuse du peuple en général et des victimes des sectes en particulier demeure ahurissant !
    L'arnaque cosmique est-elle, elle aussi, protégée par la charte des droits ?

    Faut dire que l'exemple vient de haut...
    "God bless Canada", clame Harpeur !

    Remarquez que, je n'ai aucun problème avec les concepts de base de Jésus ou de la procession de prophètes non violents et pacifistes qui sont généralement à l'origine des religions. C'est ce que l'homme en a fait au cours des siècles qui est passablement mois sympa.
    Je ne suis même pas athée. J'ai l'humilité d'être agnostique. Je ne crois, juste pas, aux religions des hommes car quiconque affirme savoir ce qui se passe après la mort est un fieffé menteur qui est à la veille de vous demander une donation déductible d'impôt.
    Par contre, j'abonde dans le même sens que Michel Onfray dans son Traité d'athéologie quand il définit la morbide collégialité des grandes religions...

    « Les trois monothéismes, animés par une même pulsion de mort généalogique, partagent une série de mépris identiques : haine de la raison et de l'intelligence ; haine de la liberté ; haine de tous les livres au nom d'un seul ; haine de la vie ; haine de la sexualité, des femmes et du plaisir ; haine du féminin ; haine des corps, des désirs, des pulsions. En lieu et place de tout cela, judaïsme, christianisme et islam défendent : la foi et la croyance, l'obéissance et la soumission, le goût de la mort et la passion de l'au-delà, l'ange asexué et la chasteté, la virginité et la fidélité monogamique, l'épouse et la mère, l'âme et l'esprit. Autant dire la vie crucifiée et le néant célébré... »

    Un bûcher ou une fatwa avec ça ?

    La position de la femme en occident est la pierre d'achoppement du rapprochement des civilisations. Que ce soit en Chine, en Inde ou dans la mouvance islamique ; les femmes ne sont tout simplement pas l'égale de l'homme.
    On prendra plaisir à souligner les aberrations de la condition féminine en occident avec la mini-guidounne comme mascotte, mais la femme jouie, tout de même, d'un statut et d'une liberté que ses consoeurs ne devraient qu'envier. C'est cette dichotomie qui rend le recul des victoires féministes aussi navrant.

    "Les femmes qui deviennent enceintes à la suite d'inceste ou d'un viol ne devraient pas avoir droit à l'aide gouvernementale pour se faire avorter tant que leur vie n'est pas en danger." - Stockwell Day

    Une société laïque semble être le terrain d'entente le plus souhaitable pour une harmonie sociale. C'est une réalité culturelle à laquelle le Québec contemporain était parvenu le plus tranquillement du monde. Son ouverture sur le monde et son niveau de tolérance peu commun est, pourtant, en train de se transformer en auto-flagellation dirigée qui ne semble servir que l'assimilation des valeurs locales au profit du multiculturalisme de Trudeau.

    Il est grand temps de foutre un coup de pied au cul à tout ceux qui veulent ralentir le Québec moderne dans sa démarche pacifique et démocratique à se définir comme une des sociétés les plus évolués de la planète.
    La laïcité de nos institutions devrait être un plancher non-négotiable. C'est à ce prix d'admission que le Québec pourra vraiment bâtir une société de droit ou tous et chacun pourront évoluer librement en misant sur ce qui nous unis en non ce qui nous divisent.

    La longue marche de la laïcité est aussi celle de l'humanité délivrée de ses peurs et limitations.

    "If you wind up with a boring, miserable life because you listened to your mom, your dad, your teacher, your priest or some guy on TV telling you how to do your shit, then YOU DESERVE IT. Stupidity has a certain charm, ignorance does not." - Frank Zappa

    Vu que l'humour passe pour la politesse du désespoir ; je vous suggère ces quelques clips sur les aléas d'être le bon Dieu des judéos-chrétiens...

    Mr. Deity : Almightiness one day at the time http://www.mrdeity.com/

    « Man will never be free until the last king is strangled with the entrails of the last priest. » - Thomas Jefferson

    Ah, the pursuit of happiness ;)

  • Dany Leblanc
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 10h27
    Le cardinal a le droit de caller jusqu'au cou
    Moi, je lui jetterai pas la première pierre. Au contraire, je lui encourage de se caller davantage, ce qu'il fait si bien.

    Il a le droit de s'excuser pour les errreurs du passé, tant mieux! Je préfère ces excuses que la négation ou le révisionnisme de certains croyants font actuellement. Au moins, il les reconnaît. S'il est impossible de réformer l'église pour permettre plus de justice, qu'il le dise haut et fort. De cette façon, les gens vont savoir à quoi s'attendre.

    Il a aussi le droit d'avoir le culot de prétendre que l'état n'a pas la compétence en matière religieuse et qu'il faut laisser l'église donner les confessionnelles à l'école. Après toutes les erreurs du passé qu'il a lui-même mentionné, ça ne va pas dans la tête! Allons nous leur permettre d'endoctriner nos enfants comme à l'époque de nos grands parents? Jamais!

    Mais il a le droit à cette opinion!

    Il faut apprendre aux jeunes à développer leur esprit critique avant de recevoir un endoctrinement religieux ou philosophique. Il faut leur apprendre à comprendre avant d'adhérer à une croyance et non à se laisser guider aveuglément. Essayer d'être conforme aux lois de la nature connue et éviter de se conformer à des croyances surréalistes comme celle de la résurrection et les autres miracles.

  • Jean Lapointe
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 10h37
    Une spiritualité sans Dieu c'est possible.
    Il semble y avoir bien des Québécois et bien des Québécoises qui pensent que ce sont les religions qui font que nous avons un sens moral, c'est-à-dire un sens de ce qui est bien et de ce qui est mal.

    Pour eux, et pour elles, quand on décide de ne pratiquer aucune religion, on n'a plus alors de sens moral. On s'autoriserait alors à faire n'importe quoi.

    Pourtant la morale c'est différent de la religion et on n' abandonne pas toute morale du fait qu'on devienne athée.

    A ce propos je me permets de suggérer la lecture d'un livre qui nous éclaire beaucoup à ce sujet. Ce livre c'est: L'ESPRIT DE L'ATHÉISME, Introduction à une spiritualité sans Dieu, Albin Michel, 2007.

  • emeri
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 10h48
    Le cardinal a couru après!
    Chère madame coup de gueule. Il me semble, après avoir lu
    votre long papier de ce matin, que vous y avez oublié un point crucial
    dans cette affaire du cardinal Ouellet. Premièrement, personne
    ne lui à rien demandé et deuxièmement, il à bien couru après
    ce qui lui arrive. Si nous nous insurgeons sur les tentatives des islamistes de nous imposer leur religion,
    c'est que nous nous souvenons trop bien de la main mise
    du clergé catholique sur l'ensemble du peuple québécois.
    A soixante treize ans j'ai eu à subir les excès des curés et des frères et ce fut avec un énorme soulagement que j'ai vécu
    la fin de cette trop longue époque. Alors, je prend les
    excuses et point final.

  • Denis Paquette
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 10h54
    Les tetes couronnés et le peuple
    Madame comme vous méprisez le peuple et trouvez les têtes couronnées nobles
    Peut etre qu'il fut un temps ou le peuple se conduisit en bigot , mais que vouliez-vous qu'il ait fait de plus,Il n'avait pas choisi ses maitres et était occupé a survivre
    S'il fallait jugé de la noblesse des gens, je ne suis pas sur que ce serait votre approche qui l'emporterait
    La noblesse n'est pas toujours ou on croit qu'elle est
    De toutes facons c'est l'histoire qui jugera et nous, et vous, nous serons mort depuis longtemps et nous serons qu'un vague souvenir
    A bon entendeur je vous salue

  • IFA
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 11h15
    Les excuses de Monseigneur Ouellet
    Après avoir entendu les excuses de Monseigneur Ouellet, je me suis demandé pourquoi elles faisaient autant réagir . Il me semble que nous devrions considerer le clergé d'une façon plus détachée. En aucun moment, même si j'ai été une victime directe de l'éducation que les Jésuites et autres religieux ont transmise à nos pères au sujet de l'instruction des femmes, je ne me suis sentie visée. Je n'élaborerai pas ici car celles qui ont vécu leur jeunesse dans les années quarante et cinquante comprendront. Depuis que j'en suis "revenue" je pense qu'il est heureux que la société québecoise ait évolué. Je suis agnostique donc non pratiquante je l'assume et ne garde aucune rancoeur envers ces religieux qui nous ont donné que ce qu'ils pouvaient nous offrir de mieiux dans ce temps-là. La seule chose précieuse dont j'ai bénéficiée c'est d'avoir une famille qui ne renforçait les diktats de la religion . Ai-je vraiment une eu une enfance à l'eau bénite? En tous cas je dois dire que la plupart du temps je suis d'accord avec vous madame Bombardier. C'est dangeureux ce que je viens d'écrire-là.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 24 novembre 2007 11h33
    @Serge Charbonneau
    Quelle manie de vouloir vous substituer à tous les journalistes, surtout féminins, avec vos longues diatribes moralisatrices également, comme vous le reprochez aux autres.

    Si vous désirez avoir le crachoir pour vous tout seul, pourquoi ne pas offrir vos services de chroniqueur au Journal de Montréal qui serait peut-être bien aise de vous compter parmi eux pour grossir sa panoplie de potineux mysogines, à la Martineau, dès qu'une femme exprime son opinion car, ne vous en déplaise, c'est le métier de Mme Bombardier d'exprimer son opinion, comme journaliste accréditée au Devoir, et sans doute pas le vôtre. Si vous désirez le faire, faites-le donc à ce titre et fichez-nous donc patience avec vos épîtres....

  • Valdor Lagacé-Gallant
    Inscrit
    samedi 24 novembre 2007 11h43
    Un peu de psychologie évolutionnaire !
    La parole est vibration.

    L'Homme craignant sa Grandeur s'est créé un dieu à l'extérieur de lui qu'il peut adorer, prier,et envoyer chier si ça lui tente.

    Ce qui dérange les religieux avec NOUS,les québécois,c'est que l'on connaît le jeu et comme on dit icitte,ça se joue à deux !!

    Pourquoi payer pour un intermédiaire ?
    Branchez-vous directement à la source !

    C'est gratuit ! Et c'est en-dedans que ça se passe.

    Le marketing de la religion a déjè été florissant au Québec. Il pourrait y avoir un sursaut de catholicité provenant de la peur des changements climatiques. C'est l'argent de la peur noire.

    Nous avons crevé les yeux de dieu,nous nous sommes libérés.Il nous obstruait la vue .

    Nous passons l'examen et nous nous dirigeons vers une autre destination,détachés de ces vieilles structures de pensée aspirées dans l'entonnoir.

    L'Amour doit servir les Hommes et la haine doit le protéger contre ses dieux !

    Seul,l'Homme vivant dans la chair peut être le libérateur de la conscience endormie.

    Pour la première fois de son Histoire, l'Homme s'opposera aux forces invisibles qui lui ont donné naissance et ont contribué à la transformation et à la déformation de sa conscience planétaire.

    Valdor Lagacé-Gallant

  • alain audet
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 11h48
    vous etes l'exemple.
    Mme Bombardier, vous etes le meilleur exemple des dommages causés par ces années de domination.
    en effet malgré votre carrière flamboyante, malgré toutes les causes que vous ayez défendues,on voit que acculée au pied du mur, dans la dernière ligne de votre vie, votre dernière pensée est pour votre petit Jésus,vous avez peur de l'enfer, tout à coup...et si c'était vrai...pourquoi prendre une chance...
    Dans votre profond intérieur vous etes toujours dominée, comme nous tous d'ailleur, nous avons eu le cerveau lavé, et nous devons vivre avec ça jusqu'à notre mort, nous sommes nés pecheurs, et nous nous sentirons coupables jusqu'à notre mort.je ne souhaite ça à personne, j'aimerais croire que nous ne laisserons pas cette héritage de soumis à nos enfants.
    vous savez Mme Bombardier, vous avez beau utilisé vos mots du Dimanche, on s'aperçoit bien que vous aussi avez peur de l'enfer.

  • François Deux-Mille
    Inscrit
    samedi 24 novembre 2007 11h51
    Pourquoi s'excuser?
    Pourquoi Leurseigneur Ouellet s'est il pathétiquement excusé? La société toute entière devrait s'excuser: les juges qui condamnaient des êtres humains à la torture (le fouet) ou au supplice extrême (la pendaison), les policiers qui battaient les détenus comme plâtre, les parents qui approuvaient les sévices imposés à leurs enfants, quand ils ne les "dompaient" pas eux même dans les orphelinats-prisons, les médecins complices de ces comportements etc etc.
    Alors, pourquoi l'église est-elle la seule à s'excuser. Nous attendons avec angoisse la repentance de tous les corps (ou plutôt les cadavres) intermédiaires d'alors et de maintenant.

  • Denise Tremblay
    Inscrite
    samedi 24 novembre 2007 12h50
    Merci Denise de votre vraie liberté !
    Chère Denise,
    Même si parfois je trouve que vous avez tendance à parler
    " ex-cathédra " comme le pape et que ça m'agace ... je suis cependant toujours frappée par la liberté de votre parole et je vous admire réellement dans cette facette de vous-même.

    Une parole de liberté toujours en contact avec la réalité sous tous ses aspects, une parole de liberté saine et exprimée clairement dans une langue belle, une parole de liberté qui n'a pas peur, étant ce qu'elle est , de foncer tête et coeur et intelligence dans le sujet !

    Nus sommes de ces générations qui baignaient dans l'eau bénite comme vous le dites si bien. Pour ma part, j'ai quitté depuis plus de 15 ans l'Église sans pour autant jeter le bébé avec l'eau du bain. Vous soulignez la nécessité de reconnaître que nous avons été partie prenante de cette communauté religieuse appelée " l'église ", c'est cela qui nous donne la permission de parler comme des êtres engagés ,responsables et non des victimes.

    Je vous aime de vous mouiller avec tant de courage et de globalité ! je vous remercie de donner la parole aux hommes et aux femmes qui veulent rester de ce pays sans tomber dans le fanatisme ou l'idéologie, sans vivre de déni comme d'illusions. Je vous lis toujours avec intérêt parce que vous incarnez la femme éprise de vérité que je suis en même temps que celle , passionnée par la vie, qui demeure présente au monde et à la vie.

  • poisson marie-michelle
    Inscrite
    samedi 24 novembre 2007 13h30
    L'enjeu : quelle morale doit-on enseigner à l'école?
    Pourquoi Marc Ouellet ( et vous madame Bombardier) veut-il maintenir l'enseignement religieux à l'école? Parce qu'il a la conviction que tout autre enseignement moral ( ayant par exemple de fondements philosophiques, rationnels ou humanistes) ne pourrait que mener notre belle jeunesse à la perdition voire au suicide ( sic) ( cf mémoire de M. Ouellet déposé devant la CBT). Or, M. Ouellet se fait rappeler par bon nombre d'intervenants sociaux que l'église n'a pas toujours été et n'est toujours pas un exemple à suivre quant au respect des droits humains fondamentaux et que certains crimes commis au nom des dogmes catholiques sont tout simplement inexcusables. Devant un tel paradoxe, comment peut-on justifier le maintien de l'enseignement moral catholique à l'école autrement qu'en essayant de se composer artificiellement un visage respectueux des droits humains? De tous les humains sans exception; autochtones, femmes, gais et lesbiennes, enfants nés hors du mariage, divorcés, filles mères, victimes actuelles de prêtres pédophiles, etc Est-ce que l'Église a eu un comportement moral envers ces personnes? M. Ouellet vient de l'admettre. Est-ce que l'Église a rectifié ses comportements en profondeurs envers ces personnes? Non, au contraire, car le nouveau pape se veut encore plus conservateur. Nous sommes nombreux à penser que l'Église manque à ces devoirs moraux les plus élémentaires et que par conséquent l'Église officielle est bien mal placées pour donner des leçons de morales à qui que ce soit. Parcontre cela n'enlève rien à toutes les personnes vertueuses, croyantes ou agnostiques, qui placent les respects des droits humains avant toute chose et qui le prouvent au quoitidien dans chacuns de leurs actes. C'est cette morale humaniste et sincère qu'on l'on veut enseigner à nos enfants.

  • Pierre R, Gascon
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 14h16
    Le Québec vindicatif: réponse à Jean François Couture
    Commentaire du jour :

    Théodore de Mopsueste (?-428), évêque et théologien
    Commentaires sur St Jean, livre 2, ; CSCO 116, p. 55 (trad. Orval rev.)

    Naître à la nouvelle création


    « Baptisés dans le Christ Jésus, c'est dans sa mort que tous nous avons été baptisés. Nous avons été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions aussi dans une vie nouvelle. Si, par une mort semblable à la sienne, nous sommes devenus un seul être avec lui, nous le serons aussi par une résurrection semblable à la sienne » (Rm 6,3-5). Saint Paul nous montre ainsi clairement que notre nouvelle naissance par le baptême est le symbole de notre résurrection après la mort. Celle-ci se réalisera pour nous par la puissance de l'Esprit, selon cette parole : « Ce qui est semé dans la terre est périssable, ce qui ressuscite est impérissable ; ce qui est semé n'a plus de valeur, ce qui ressuscite est plein de gloire ; ce qui est semé est faible, ce qui ressuscite est puissant ; ce qui est semé est un corps humain, ce qui ressuscite est un corps spirituel » (1Co 15,42s). Ce qui signifie : de même qu'ici-bas notre corps, tant que l'âme est présente, jouit de la vie visible, de même alors il recevra la vie éternelle et incorruptible par la puissance de l'Esprit.

    Il en est ainsi de la naissance qui nous est donnée au baptême et qui est le symbole de notre résurrection : nous y recevons la grâce par le même Esprit, mais avec mesure et à la manière d'un gage. Nous la recevrons en plénitude quand nous ressusciterons réellement et que l'incorruptibilité nous sera effectivment communiquée. C'est pourquoi, lorsque l'apôtre Paul parle de la vie future, il veut rassurer ses auditeurs par ces mots : « Non seulement la création, mais nous aussi qui avons les prémices de l'Esprit, nous gémissons en nous-mêmes, attendant la rédemption de notre corps » (Rm 8,23). Car si nous avons reçu dès à présent les prémices de la grâce, nous attendons de l'accueillir en plénitude quand nous sera donné le bonheur de la résurrection.

  • Bruno Déry
    Inscrit
    samedi 24 novembre 2007 14h36
    Conseils d'experts
    Conseils d'experts...

    Si je voulais vivre le reste de ma vie frustré, je demanderais les conseils d'experts en la matière, c'est-à-dire les conseils de ceux que l'on entend japper leur hargne contre le cardinal Ouellet, les conseils de ceux qui vivent frustrés, prisonniers d'eux-mêmes et de leur passé depuis plus de 40 ans.

    Non, je n'ai pas vécu l'avant Révolution tranquille, mais je ne crois pas que j'ai besoin de l'avis d'experts dans l'art de vivre frustré pendant des décennies, mais j'ai besoin de l'avis de ceux qui sont capables de vivre AUJOURD'HUI, tourné vers demain et en paix avec leur passé. C'est ce qu'incarne très bien la démarche du cardinal Ouellet.

    Non, je ne veux pas vivre le reste de ma vie frustré, alors avis aux donneurs de conseils...

  • Yvon Thivierge
    Inscrit
    samedi 24 novembre 2007 15h11
    L'apologie de l'obscurantisme ecclésial
    "On ne peut tout de même pas exiger du pape qu'il se prononce en faveur de l'avortement, du mariage gai ou du divorce", écrivez-vous ? Et pourquoi pas ? Ou plutôt, on ne lui en demande pas tant. Seulement de cesser de menacer les filles de prison si elles avortent (sic), d'ostraciser et de diaboliser les gais qui s'affichent (sic) et de refuser la communion aux divorcés-remariés ! Vous ne faites déjà pas dans la nuance, madame élevée dans l'eau bénite devenue maudite ! Mdr !

  • IFA
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 16h26
    La religion catholique notre culture, pas notre vie quotidienne
    La religion catholique fait partie de notre culture, elle ne fait plus partie de notre vie quotidienne pour la plupart d'entre nous­. J'ai été une petite fille durant les années quarante et cinquante j'ai subi les préjugés des Jésuites et autres religieux qui ont formé les adultes qui nous éduquaient. Les études supérieures des filles étaient soi-disant un danger pour la famille donc pour la société. J'en suis revenue, j'y pense parfois, je constate le changement, et ne tiens pas rigueur à ces personnes auprès desquelles on aurait pu s'attendre à plus d'ouverture en grandissant. Je ne suis pas athée, je suis agnostique donc non pratiquante je l'assume. Je ne comprends pas le tollé que les propos d'un Monseigneur soulèvent. Peut-il vraiment allez plus loin et réprouver ce qu' son Eglise était en ce temps-là. Décidément la religion tient encore beaucoup de place. Je dis bien religion. Un peu de détachement nous aiderait à voir plus clair.

  • Marc Lavallée
    Inscrit
    samedi 24 novembre 2007 17h01
    Le crime
    Madame Bombardier, vous écrivez: "comme s'il était criminel pour un catholique militant de tendance conservatrice de s'opposer à la laïcité scolaire".

    La spiritualité fait certainement partie de l'identité culturelle, et celle des québécois "de veille bûche" est marquée d'une brisure d'avec l'emprise de la religion catholique. Et c'est très bien comme ça. On ne peut pas se surprendre que la sortie médiatique du cardinal Ouellet soit critiquée; il représente encore un pouvoir institutionnel et politique qui fut jadis important au point d'être abusif.

    On voudrait nous faire croire que les québécois aimeraient soudainement revenir en arrière, sous le prétexte qu'ils seraient assiégés d'immigrants avec de fortes pratiques religieuses aux pouvoirs menaçants, et donc que notre meilleure défense serait de faire comme eux... C'est assez médiocre comme procédé.

    Pourquoi faut-il constamment rappeler que le Québec francophone a porté un jugement sans équivoque sur la religion catholique il y a plus d'une quarantaine d'années déjà? Pendant combien de temps encore les manifestations des cultures immigrantes vont inciter les "de souche" à dégainer leurs crucifix poussiéreux? Après la "révolution tranquille", pourquoi faut-il se taper cette "dévolution bruyante"?

    J'ai hâte que cette commission idiote soit terminée et tablettée, parce que pendant ce temps là, il y bien d'autres choses plus importantes qui échappent au faisceau radar très obtu des québécois.

  • Godefroy Hardy St-Pierre
    Inscrit
    samedi 24 novembre 2007 17h16
    Les soubresauts de l'histoire
    C'est réellement fascinant de s'observer à ce point en tant que société et de passer tant de temps à se décortiquer, s'auto-critiquer, se disséquer pour tenter de décerner le pourquoi du comment du qui/quand/quoi et où.

    Nous ne serons probablement jamais en mesure de nous réconcilier complètement avec notre histoire, puisque pour une fois nos plaques d'immatriculation n'ont peut-être pas tort. Cette relation amour-haine que nous entretiendrons toujours avec la religion catholique est imprimée au fer rouge dans notre mémoire et notre inconscient collectif. Elle indique simplement que nous fûmes et restons un peuple capable d'énormément de spiritualité et d'introspection, qui à la mesure de ses autres de ses autres excès, pencha jadis avec une fureur tout latine dans l'embrigadement religieux.

    Ces soubresauts indiquent probablement la fin d'une époque où le seul peuple symbolisant véritablement l'essence de l'aventure américaine termine son éveil. Nous seuls avons été en mesure de préserver cette capacité d'abstraction toute européenne et cette faculté de rêver à quelque chose de plus tout en la couplant avec un pragmatisme définitivement nord-américain. Un mélange pour le moins explosif, et difficile à gérer! D'où toutes ces hésitations avant de finalement prendre notre élan collectivement.

    Allons simplement nous endormir de nouveau? Allons nous, comme vous le suggérer Mme Bombardier, sombrer entièrement dans le consumérisme et être entraînés dans le déclin inexorable des sociétés occidentales actuelles? Probablement pas. Nous allons être beaucoup trop occupés à nous chicaner entre nous à propos d'un sujet quelconque! Jusqu'à la prochaine fois...

  • Danny Garant
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 20h35
    Le Québec? Libéré? Une vrai farce!
    Je crains être en fort désaccord avec les apostolat du droit de parôles et d'opinion qui réagissent à cette affaire. J'ai fort apprécier la démarche de Mgr Ouellet. J'ai fort apprécier ces commentaires émis par Mme. Bombardier. J'apprécie d'ailleurs l'ensemble de sa chronique.

    Voyez-vous, mes chèrs, je déduis de vos réactions que la place de la religion catholique est un sujet tabou dans la société québécoise. Lorsqu'on s'élance sur un sujet tabou, on se fait lapider. C'est ce que vous tous, réactionnaires qui s'opposes car vous vous devez de vous opposer, accomplissez en ce moment.
    VOUS n'êtes pas en paix avec le passé. VOUS n'êtes pas libéré. VOUS êtes toujours des victimes, pleurnichards qui utilisent le droit de paroles, la liberté d'expression afin de traîner dans la boue ceux qui attaque vos illusions.

    Or, la démarche de Mgr Ouellet est totalement légitime. Elle est totalement dans l'esprit même du sacrement de base des religions chrétiennes : Le Pardon. VOUS réactionnaires, vous ne savez plus pardonner. Que ce soit des reconnaissances de fautes, des excuses publiques et des dédommagement monétaires, VOUS ne pardonnez point.
    VOUS préférez vivres avec vos illusions de victimes. Ainsi, VOUS muselez toutes tentatives de dialogues avec ce qui symbolise un sentiment qui devrais appartenir à l'histoire. Or, VOUS alimenté continué d'alimenter ce sentiment par votre rancune et ainsi pratiqué un grand dénie de démocratie en n'accordant pas la liberté d'expression à Mgr Ouellet et Mmm Bombardier. VOUS brandissez le drapeau de la liberté d'expression pour proférez des insultes, faire des procès d'intention, pour diaboliser, pour diffamer, trainer dans la boue ceux qui représente un spectre de douleur. Cette liberté vous ne la méritez point, car vous n'acceptez point son obligation intrésèque : celle d'écoutez et d'entretenir le dialogue.

    Pourquoi voir de la malveillance derrière la proposition de Mgr Ouellet qui, en désirant offrir des cours réligieux en OPTION, ne cherche qu'à réparer le déséquilibre dans l'éducation induit par les artisans de la révolution tranquille.* Oui, absolument! Ce sont les artisans des la révolution tranquille qui ont reléguer le savoir-être aux oubliettes et qui désirent en finir en abolissant les cours de philosophies. Ce sont les artisans de la révolution tranquille qui on mis en marche le renouveau pédagogique qui "flush" le savoir.

    *NB: La révolution n'a de tranquille que le fait que vous ayez occulté la réalité de la crise d'octobre et du FLQ, une des premières organisations terroristes de la société occidentale. Était-ce vraiment tranquille?

    Le Mgr Ouellet est bien plus conscient de la réalité sociétale du Québec que VOUS réactionnaire qui se cache derrière des oeuillère. Il veut rétablir l'équilibre dans la pratique de l'éducation en présentant cet homme plus grand que nature que fut Jésus. Qu'on me présente aussi Mohamet par un Immam, Boudha et Bodidharva par un moine Shaolin, etc. Tous des êtres humain plus grand que nature.

    JE le lui en rend grâce.

    Cependant, ce n'est pas le raz-de-bol que j'exprime ici qui vous fera changer. Car vous croyez détenir la Vérité, vous qui n'êtes point libérés et en paix. Seulement votre mort et la fin de votre génération reléguera enfin ces vieux sentiments à l'histoire et permettra au Québec d'évoluer, enfin. Pauvre de nous qui devrons vivre avec votre héritage : le Québec moderne. Une coquille vide.

    J'ai honte de vous!

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 21h24
    Charbonneau et le sexe
    Merci pour votre commentaire me concernant, M. Beaudet.
    Charbonneau, c'est sans doute moi. Il y en a eu de plus célèbres...

    Pour le sexe dont je suis obsédé, force est de le constater, c'était pour faire plaisir à Mme Bombardier. Elle l'utilise fréquemment et c'est précisément son texte qui m'inspira cet élan, on peut presque dire: cet ébat sexuel.
    Mme Bombardier m'a vraiment excité lorsqu'elle a dit: "la glorification de la révolution sexuelle, l'éloge de l'amoralité".

    Vous avez raison, la laïcité ne vole pas haut. Elle a les deux pieds sur terre. Effectivement, en plus de m'exciter (obsédé que je suis), Mme Bombardier me met sur les épines, mais non pas par sa logique chirurgicale, mais plutôt par son manque de logique.
    Elle énumère sans broncher toutes les failles religieuses (qui ne sont pas seulement catholiques, il n'y a pas que les catholiques qui soit religieux) et persiste à défendre l'obscurantisme et à vénérer les "princes" (sic) de la bonne parole.

    L'ironie comme des lunettes déforme. Parfois, c'est le seul moyen de bien faire comprendre son point de vue. On utilise l'ironie comme on utilise un verre correcteur pour offrir une bonne vue à ceux qui ne voient pas. Mais tout verre correcteur a ses limites, certains sont tellement myopes qu'ils ne verront jamais.

    Comme bien des choses, on peut définir l'ironie de bien des façons. Pour Gilles, c'est un miroir déformant. J'en prends bonne note et je tenterai de m'y regardai de plus près.

    En effet, je vole bas et si mon langage, mon choix de mots provocateur vous choque, demandez à Mme Bombardier de vous donner un peu d'eau bénite pour me la lancer avec votre pierre. Peut-être ainsi sauverez-vous mon âme, vous assurant le ciel où nous aurons le plaisir de nous rencontrer et de fraterniser.

    La lumière jaillit du choc des idées. Je suis heureux que vous ayez su partager vos étincelles.

    Il faut lire les commentaires de M. Jean-François Couture, de M Yves Saint-Pierre (St-Pierre! Quel nom pour un tel propos!) qui, sans employer mon langage ordurier, disent le fond de ma pensée.

    En plus d'être obsédé sexuel, Mme Raymond me trouve misogyne. Pourquoi la contredire, il faut lire mon attaque faite à Mme Payette hier ( Qui aime bien châtie bien - http://www.ledevoir.com/2007/11/23/commentaires/07 ) pour ce qui est de Martineau, je le trouve bien pire qu'une femme!
    Je vous ferais remarquer, Mme Raymond, que vous n'êtes pas obligée de lire mes commentaires disgracieux (vous perdrez cependant, de bonnes occasions de vous bousculer l'esprit!)

    Il faut remercier M. Bruno Déry pour ses précieux conseils.


    Merci,


    Serge Charbonneau
    Québec


    P.S.: C'est bien vrai que je suis un peu obsédé par le sexe, mais ici, c'était vraiment pour faire plaisir à Mme Bombardier.

  • Yvon Dionne
    Inscrit
    samedi 24 novembre 2007 23h12
    Pensons à l'avenir
    J'ai été élevé dans une famille très catholique, fermée à toutes les idées de l'extérieur. Certes, ce passé appartient à notre histoire, mais c'est une histoire dont il faut dégager les leçons pour mieux préparer l'avenir. Ce que Mgr Ouellet veut c'est le retour à l'enseignement clérical, pour toutes les religions, dans les écoles. Non seulement ce n'est pas faisable, mais que pensez-vous du droit des enfants d'avoir les faits et de pouvoir en juger ? Moi, j'ai été mis de force dans la religion catholique, de même que le sont les Musulmans. Que pensez-vous de notre liberté ?

    J'ai envoyé cette note au Devoir cette semaine:

    «La lettre ouverte de Mgr Ouellet m'apparaît comme une manoeuvre (intelligente, mais nous ne sommes pas niais) pour demander le maintien de l'enseignement confessionnel dans les écoles. Sur ce point, je suis très réticent à ce que des jeunes, même sous le couvert de la volonté des parents, reçoivent de l'enseignement dogmatique et sectaire, y compris celui qui vient de l'État. C'est la liberté de penser et de choisir que l'on doit enseigner à la jeunesse, la liberté d'apprendre toute la connaissance accumulée, en particulier par les sciences, la liberté de ne pas être soumis dès son jeune âge à un lavage de cerveau, provenant soit de l'État ou des diverses sectes religieuses, grandes et petites. La liberté ne peut se justifier par un collectivisme religieux ou étatique.

    Mgr Ouellet revendique la liberté, mais c'est pour l'abolir, comme le font d'ailleurs les Musulmans au Canada et ailleurs. C'est le cas aussi de tous les autres dogmatismes, qu'ils soient de gauche ou de droite.

    Ceci dit je suis quand même bonasse et je suis prêt à pardonner à l'Église même lorsque son Inquisition de la pensée m'a mis à la porte d'une école technique pour enseignants (une «école normale») en 1962. C'était encore du temps du Département de l'instruction publique. Car l'Église, à ce moment, m'a fait un bien.»

    Évidemment, comme je m'y attends du Devoir, cette note n'a pas été publiée. C'est son droit.

    Mme Bombardier, il n'est pas question ici de détruire les églises car elles se détruisent d'elles-mêmes, mais de savoir si l'on doit enseigner les sciences ou des dogmes. Ceci dit, Mgr Ouellet est certes une personne que je respecte, en tant qu'athée, mais que je ne voudrais pas enseigner aux enfants (quoique je sois d'accord, avec des bémols, avec certaines de ses idées, sur l'avortement sur demande par exemple).

    Yvon Dionne
    http://www.yvondionne.org/

  • France Lafontaine
    Abonné
    dimanche 25 novembre 2007 00h43
    Bravo Madame Bombardier !
    Un prêtre ose demander pardon et on lui tombe dessus!
    Quand les représentants de l'Église ne disent rien "on" dit qu'ils se cachent. Quand il y en a un qui parle, c'est trop ou pas assez... Branchons-nous, on est en 2007 !!! N'eût été des religieux et religieuses on ne parlerait plus français depuis longtemps... et on serait protestant!!
    Durant ces années de "grande noirceur" il y avait beaucoup d'incestes, est-ce qu'on blâme tous les pères ? Beaucoup d'enfants étaient battus et travaillaient dur pour aider leurs parents, est-ce qu'on accuse tous les parents ???

    Il y a eu beaucoup de "vocations forcées", mais il ne faut pas les mettre tous dans le même panier.Pensons aux communautés enseignantes où il y avait des cours de musique ,de théâtre, du sport en plus du catéchisme, du français des mathématiques ,de la géographie, de l'histoire et de la "bienséance"( et aujourd'hui on pense de tout réinventer parce qu'on introduit les sports et les arts dans les écoles!!) Pensons aux communautés hospitalières, elles soignaient même les plus pauvres .... "Ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain". Tout n'est pas tout blanc ou tout noir.
    On "fait dur" comme québécois de souche , on ne peut même pas analyser notre courte histoire sans nuances....
    L'Église catholique fait partie de notre histoire et de notre patrimoine, acceptons-le une fois pour toutes !(Héritage de nos chers cousins les Français!)
    Voilà !

    France

  • Laurette Drouin
    Abonnée
    dimanche 25 novembre 2007 01h17
    À quand la prochaine entrevue ?
    Chère madame Bombardier
    Il n'y a pas si longtemps, je crois, vous interviewiez Sa Sainteté le cardinal Ouellet. C'était à la télé dans le cadre d'une émission où des célébrités venaient se raconter. Je me souviens fort bien à quel point vous aviez enferré le pauvre homme tout empourpré. Décidément, me disais-je, voilà une femme qui n'a pas frette aux yeux et qui sait manier le ridicule de belle façon voltairienne.
    Mais voilà ! Expliquez-moi. Quelle mouche tsétsé vous aura piqué pour vous retrouver si vite à Canossa? Est-ce parce que ce saint homme sait manier l'humilité à la manière de Tartuffe que vous tombez ainsi en pamoison ?
    Mais, madame, personne ne lui reproche de battre sa coulpe et que je sache, là n'est pas l'enjeu. Il est derrière l'ineffable cardinal qui s'expliquait à la télé devant la mansarde de son chef. Ah! le Vatican. Ce lieu d'indulgences où la curie romaine n'a de cesse de dicter ses commandements.
    Il fallait un cri de ralliement à la veille de ce Congrès eucharistique de 2008 qui se prépare avec une certaine inquiétude. Il serait indécent, en effet, que la visite de Benoît XVI n'attire pas les foules de son illustre prédécesseur. ëtre ou ne pas être là, telle est la question ! Dépêchons-nous de cacher de cacher cette école laïque qu'on ne saurait voir et arborons fièrement ces drapeaux jaunes et blancs. Car c'était et ça doit rester comme ça. Comme à l'époque du triomphalisme romain.
    Quand vous entendra-t-on parler de ces projets avec le cardinal Ouellet? Ce sera pour bientôt, j'espère. Le temps presse... Je sens déjà que ce sera très édifiant.

  • Gérard Lépine
    Abonné
    dimanche 25 novembre 2007 07h58
    encore!!!
    Vous ne saurez jamais vous taire!!!
    Le cardinal veut peut-être effacer des décennies de révolution dite tranquille: on verra.
    De toute façon, ce n'est pas vous qui allez faire la différence, n'est-ce pas?
    Ou alors vos psys?

  • Gérard Lépine
    Abonné
    dimanche 25 novembre 2007 08h02
    Toé tais-toé
    C'était dirigé contre son secrétaire gouvernemental, Jean Bruchési, le frère de l'autre, qui voulait se faire appeler BruKési, en le pronoçant à l'italienne, à qui "le" Maurice avait aussi dit en pleine assemblée alors législative, "Tu me fais Kiér, BruKési"...

  • Robert Caron
    Abonné
    dimanche 25 novembre 2007 09h28
    Pauvre Canada!
    Pauvre Canada

  • Irène saint-pierre
    Inscrite
    dimanche 25 novembre 2007 09h45
    La paix et la joie...
    @stéphan gauvin

    Que la paix et la joie soient avec toi! Tout comme l'amour, ça se cultive. Je suis baby boomers et fière de l'être. Mes 2 enfants qui sont peut-être de ton âge connaissent la paix et la joie. Jamais ils n'ont de ces discours culpabilisants envers ma génération et leurs ancêtres. Ils ne cherchent pas de coupables, ils avancent parfois difficilement mais en sachant aimer. Les "autres" peuvent être un paradis ou un enfer, L'amour n'est pas le miracle né d'une religion ou de la politique, il est jour après jour ce que l'on veut qu'il soit.

    Il n'y a pas de recette miracle, tu trouveras toi-même ta route. Dans la bonté et les gestes de tes parents et leur amour surtout se trouve les faits que tu cherches...

    Bonne route!

  • Claude Guay
    Abonné
    dimanche 25 novembre 2007 11h04
    Réponse à M. Stéphan Gauvin.
    M. Gauvin,

    Vous nous posez un bien grand défi dans votre commentaires en le terminant comme suit: "...montrez moi à quoi ressemble les fruits de votre générations, voir s'ils sont bons pour la survit d'un peuple et sa culture."

    Nous avons hérité de nos pères et mères une culture, c'est à dire une langue, un système de pensée, des croyances et des valeurs morales ainsi que des biens et des richesses. Nous avons tenté plus ou moins maladroitement d'améliorer le tout en dotant le Québec d'institutions diverses, en tentant vaille que vaille de reprendre et de redistribuer les richesses et les pouvoirs politiques et économiques. Nous avons été cherché ailleurs, de part le vaste monde, des hommes, des femmes et des matériaux nouveaux ou différents afin de les ajouter à ce que nous avions déjà. Nous avons, avec ces hommes et ces femmes, avec ces matériaux anciens et nouveaux, tenter d'occuper davantage et mieux notre espace.

    Nos tentatives de rénovation n'ont pas toujours été heureuses et il nous est parfois arrivé de scier la branche sur laquelle nous étions assis. Le Québec était à faire et il l'est toujours. Nous n'avons pas résolus tous les problèmes et nous savons que nos enfants et nos petit-enfants devront reprendre le marteau et la scie et s'atteler à la tâche de reconstruire le Québec. L'illusion, c'est de croire qu'une génération enfin y parviendra, qu'il y aura un grand soir, que tous les problèmes seront résolus, qu'on pourra vivre éternellement en paix...

    L'histoire nous attend tous au tournant, l'histoire nous rattrape et nous force à payer le prix de nos erreurs. Pourquoi y a-t-il eut une première guerre mondiale? Pourquoi y en-a-t-il eu une deuxième? Non, ce n'est pas par hasard, c'est que des actes répréhensibles avaient été commis avant par des empereurs, par des rois, par des marchands, par des hommes et des femmes dont nous sommes les lointains héritiers et à qui nous ressemblons traits pour traits.

    Nous avons fait notre possible pour changer le monde. Nous vous passerons la main d'ici peu: Ce sera à vous de jouer. Nos fruits valent ce qu'ils vaudront entre vos mains. Comment corrigerez-vous nos erreurs et que retiendrez-vous de nos bons coups? Que ferez-vous du monde pendant la courte période où il vous appartiendra? Non, je n'ai pas la réponse: C'est vous qui la donnerez en temps et lieu. Aurez-vous appris de nos erreurs? Pas plus, sans doute, que nous avons appris des erreurs de nos pères. Pas moins non plus. Vous aussi, vous ne saurez pas toute la vérité et vous aussi, vous connaitrez le mensonge.

    Le défi sera le vôtre, il est déjà le vôtre. C'est à vous, déjà, de le relever. Vous ferez des erreurs et vous ferez de bons coups. Et vos enfants vous poseront un jour la même question qu'à nous vous posez: "Qu'avez-vous fait avec l'héritage?"


    Bon travail.

    Claude Guay.

  • Pierre Brousseau
    Inscrit
    dimanche 25 novembre 2007 11h32
    La christianophobie québécoise
    Mgr Ouellet n'a pas à porter tous les péchés de l'Eglise québécoise sur ses épaules, pas plus qu'il ne doit demander pardon aux québécois.
    Chaque croyant, qu'il soit prêtre ou laic, doit rendre compte de ses actes à Dieu seul et améliorer sa conduite en conséquence.
    Cette christianophobie tire son origine du mouvement laique, qui prend sa source parmi les francs-maçons d'Europe. Présents dans les différentes sphères d'activités au Québec, il faudrait qu'ils s'affichent plus ouvertement pour simplifier le débat, comme c'est le cas en Europe. Et que cette réalité soit expliqué aux québécois afin qu'ils puissent mieux comprendre les changements qu'ils vivent.

  • Nicole Ouellette
    Abonnée
    dimanche 25 novembre 2007 11h57
    Ici comme ailleurs
    Si l'Eglise perd des fidèles même dans les pays d'évangélisation au profit des évangélistes américains, il y a des choses qu'elle ne comprend sûrement pas,ailleurs.
    L'Eglise est un système de pouvoir qui même en déclin ici(30 séminaristes plutôt que le 300 des belles années)essaie d'en sauvegarder ce qu'elle peut. Peut-être y a-t-il des choses qu'elle ne comprend pas ici comme ailleurs?

  • Parti Pris
    Inscrit
    dimanche 25 novembre 2007 12h16
    Je partage votre opinion, mais...
    ... vous qui, je le sais, respectez la langue française, vous qui avez beaucoup publié, vous qui vous désolez quotidiennement de la façon dont les Québécois traitent notre langue, je sais que vous serez intéressée par ce que j'ai à vous dire.

    Le terme abus sexuel est un calque de l'anglais. J'en parle ici : http://partipris.blogspot.com/2007/11/le-devoir-de

    Vous constaterez qu'il y en a de bien pire que vous et quoique je préfère demeurer anonyme pour l'instant, mon blogue devrait vous intéresser.

    Parti Pris

  • henri gabrysz
    Inscrit
    dimanche 25 novembre 2007 16h58
    la langue portée comme le hijab
    ... enfin, finalement le voile est levé. Après tout ce temps à défendre la langue française et combattre tout ce qui la pollue, voici le temps de défendre la religion catholique. En effet, comme le soulignait aujourd'hui Lafferière dansa son ultime chronique (La Presse), le Québec a farouchement défendu son identité à la fois religieuse et linguistique (dans une mer anglo et protestante).

    La langue française m'apparaît alors comme masque, maquillage, voile, hijab ou hibab ou même quibab, ouistiti ma parole... un MASQUE devant le seul et unique important fait, la vraie réalité du Québec... la religion catholique.

    C'est vrai, la langue française n'a jamais été très protestante. Ceux qui l'ont été, furent égorgés ou brûlés...

    ... La chose la plus pénible que les immigrants doivent endurer icitte c'est le VOUS autres.

  • Hélène Bourgeois
    Abonnée
    dimanche 25 novembre 2007 17h35
    L'Église du Québec est sur la Croix
    À en lire les propos hargneux voire haineux de certains contre l'Église, les catholiques commencent à se rendre compte que l'Église d'aujourd'hui est sur la croix avec son Époux pour recevoir les coups...même si beaucoup d'entre nous n'étaient même pas nés au moment des événements pour lesquels on accuse l'Église. Notre génération paiera pour celle qui nous a précédée et ce, dans toutes les sphères de notre vie humaine (spirituelle, économique, politique, etc.).

    Toute cette haine contre l'Église n'est pas étonnante. Le Christ nous a bien avisé qu'Elle serait haïe de tous dans les derniers temps. Les propos de Serge Charbonneau qui se donne un air de pseudo-intellectuel mais dont le manque de maîtrise de ses passions déchaînées trahissent qu'il ne s'agit pas d'un raisonnement humaniste voire philosophique mais d'une révolte contre un rival jaloux (on baigne en plein Genèse 3) jusqu'à s'en prendre à tout ce qui le renvoi à ses blessures (possiblement devant une image d'autorité paternelle et maternelle qu'il projette sur l'Église et contre Mme Bombardier) me fait penser à lever les bras vers le ciel dans cette lamentation du psalmiste devant l'adversité que Mgr Ouellet subit :

    "Ils affutent leur langue comme une épée,
    ils ajustent leur flèches, parole empoisonnée,
    pour tirer en cachette sur l'innocent;
    ils tirent soudain, sans rien craindre.

    Ils se forgent des formules maléfiques,
    ils dissimulent avoir soin leurs pièges;
    ils disent : "Qui les verra ?"

    Ils machinent leur crime:
    Notre machination est parfaite;
    le coeur de chacun demeure impénétrable !" (Psaume 63, 4-7)

    Et encore, on a envie de dire comme le psalmiste :

    "Seigneur, au secours ! Il n'y a plus de fidèle !
    La loyauté a disparu chez les hommes.
    Entre eux la parole est mensonge,
    coeur double, lèvres menteuses.

    Que le Seigneur supprime ces lèvres menteuses,
    cette langue qui parle insolemment,
    ceux-là qui disent : "Armons notre langue !
    À nous la parole ! Qui sera notre maître ?" (Psaume 11, 2-5)

    Merci Mme Bombardier pour la justesse de vos propos. Le mépris que certains ont à votre égard devrait vous donner des ailes car :

    « Si l'on vous insulte à cause du nom du Christ, heureux êtes-vous, puisque l'Esprit de gloire, l'Esprit de Dieu, repose sur vous. » (1 Pierre 4, 14)

    Quant à ce monsieur Jean-François Couture, qui se nourrit du mensonge des prophètes de l'anticléricalisme primaire (à chacun ses prophètes), les Onfray, Gavras et Brown de ce monde qui ont tirés leurs « thèses » au café de commerce du coin, je l'invite à se procurer « L'Anti traité d'athéologie : le système Onfray mis à nu » de Matthieu Beaumier.

    L'auteur démolit avec brio et justesse historique le système de Michel Onfray.

    "En quelques années, Michel Onfray est devenu le principal promoteur d'un antichristianisme militant sans équivalent dans le paysage intellectuel français. Campant sur des positions équivoques définies arbitrairement comme un "nietzschésime de gauche", l'auteur du Traité d'athéologie fait de l'hédonisme le stade ultime d'une civilisation du plaisir et de la jouissance. Son opposition radicale violente aux trois monothéismes fondateurs de civilisations - le judaïsme, le christianisme et l'islam - constitue l'armature d'un mode de pensée dont les failles sont ici découvertes, mises à nu.
    Avec rigueur et minutie, Matthieu Baumier démonte le système Onfray point par point, thème par thème, argument par argument. L'aveuglement militant et les approximations d'Onfray - dont les méthodes et les références relèvent ici plus du sophisme que de la philosophie -, apparaissent alors une évidence qui ne peut laisser insensible.

    Presses de la Renaissance, Paris, 2005. 252 p.

    Ainsi, pour sa plus grande culture personnelle, je l'invite également à lire « Les impostures antichrétiennes » de Joseph-Marie Verlinde (Presses de la Renaissance)

    Plus que jamais, le christianisme se doit de répondre aux défis qui lui sont lancés, notamment au New Age et aux thèses développées dans le Da Vinci Code, ou encore au gnosticisme, à l'occultisme et à la « magia sexualis».

    Les adeptes du New Age adhèrent en effet à l'idée d'une Tradition primordiale dont les religions ne seraient que des expressions plus ou moins dévoyées. Joseph-Marie Verlinde démontre le caractère fantaisiste de cette théorie, prenant forme chez Dan Brown dans le culte à la « Grande Déesse » qui a supplanté le Dieu paternaliste judéo-chrétien. En déconstruisant une à une les thèses de l'écrivain américain - sur la Révélation, le mythe du Graal, la soi-disant diabolisation de la sexualité par l'Église, sa prétendue misogynie -, il nous donne les clés pour comprendre la véritable teneur de l'« oeuvre » de Dan Brown. Et c'est aussi pour lui l'occasion de répandre la Bonne Nouvelle pour contrer ses effets.

    Le dragon rouge feu de l'apocalypse est en furie... on dirait qu'il perd les pédales car son règne achève...

    Et puis, c'est sans compter la confusion qui règne concernant les religions qu'on flanque toutes dans le même panier pour en tirer des conclusions abusives faisant l'amalgame terrorisme/nazisme/catholicisme/créationnisme/sectes... alouette !

    Pour l'information de tous, l'Église Catholique ne soutien pas la thèse du créationnisme. Ça ce sont les évangéliques fondamentalistes.

    Cordialement,
    Hélène
    www.ephata.actiforum.com

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    dimanche 25 novembre 2007 19h50
    Voilà encore le «taser» de vos ex cathedra !
    Vous voilà tout aussi véhémente qu'un juge qui, du très haut de son perchoir, se fonde sur une justice par lui seul définie et dont il ne se satisfait que de l'apparence, pour distribuer les diatribes déchaînées de ses jugements et les sentences péremptoires qu'autorisent ses tables de sa loi, celles des absolus sans appel du dernier jugement, comme ceux qu'a subi, entre autres, Wilbert Coffin ...

    Le Québec vous connaît particulièrement intelligente, Madame Bombardier, mais aussi et surtout tranchante, vindicative et allergique aux nuances qui, selon vos humeurs, ne sont que des fleurs des tapis sur lesquels vous essuyez vos sabots. À l'instar des Michel Vastel de ce bas monde, vous n'hésitez surtout pas à recourir aux verdicts tranchoirs et hachoirs, pour retrancher de votre vue à sens unique, tous ceux et toutes celles qui ne pensent pas comme vous, quitte à flirter, sans la moindre hésitation, avec la contradiction.

    Quand vous attaquez tout ce qui bouge dans le sens inverse et/ou contraire des boulevards que vous croyez être seule à avoir les moyens de fréquenter, vous vous réclamez sitôt de tous les droits et de toutes les libertés.

    Au risque de subir une volée du bois vert des accusations de misogynie dont vous timbrez habituellement les hommes qui osent vous affronter, permettez-moi de vous rappeler que vous n'avez surtout pas la propriété exclusive de la vérité et qu'en aucun temps ainsi qu'en aucun titre, ne pouvez-vous aussi facilement et grotesquement conjuguer vos mépris à l'endroit de ceux et de celles qui s'expriment librement et sans complexe, mais que vous expédiez à la potence de votre morgue, vous gratifiant des pouvoirs du très haut perchoir des pigeonniers médiatiques.

    Vous et les Vastel, Falardeau, Bourgault et semblables scribes, aux encres si noires et indélébiles, cessez donc d'éclabousser et de noircir tous ceux et toutes celles qui vous contredisent (toujours à tort, à vos yeux et au seul regard de vos idées fixes ou à raison, aux regards et seconds regards d'une majorité plus silencieuse que graffiteuse), de déverser sur ceux et celles qui, tout aussi et souvent davantage éduqués, scolarisés et expérimentés que vous ne l'êtes, les pluies torrentielles des vocables de vos complexes de supériorité, de distribuer les pamphlets que dictent les plus hautains de vos mépris, les flux de vos agressions verbales et pamphlétaires, empesées et amidonnées, habituellement guindées et pompeusement affectées ainsi que les billets sentencieux de vos idées reçues que vous pondez avec la vitesse de l'éclaire et par lesquels vous vous procurez les plaisirs ostentatoires de juger tout le monde, de les écraser et de les accabler de vos procès d'intention, en les accusant sans vergogne de vengeance, d'étroitesse d'esprit, de jugement aléatoire et de tout ce qui ressemble tellement à ce que vous vous autorisez sans scrupule, dans tous les domaines de l'activité humaine de vos choix et surtout de vos humeurs, de ces humeurs qui tiennent davantage de l'agression que del'agressivité.


    Gerry Pagé
    Ville de Québec

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    lundi 26 novembre 2007 08h44
    Tout droit sortie des bénitiers desséchés !
    Voici un bref de ce qu'il vous faut entendre, sans qu'il ne vous soit demandé de le comprendre, sans qu'il ne soit espéré que vous puissiez l'admettre.

    Que vous nous bombardiez, à tout moment, encombrante déesse isolée derrière les tours de la citadelle de vos sacrés complexes alambiqués et maquillés de vos prétentions de devineresse, de prophétesse, de prêtresse et de femme de toutes les ivresses, sachez, sans plus, que ce dernier de vos coups de gueule ne vient que s'ajouter à vos innombrables coups d'épée dans la marre de vos grenouillages pseudo-intellos, vous qui semblez maintenant voir des «vaches en ciment» et qui, pire encore, tentez de les traire sur la place publique. C'est disgracieux et ça donne lieu à des montées d'un lait caillé.

    La succession de vos arrêts gratuits, de vos ex cathedra plus atrabilaires qu'arbitraires, de vos bulles démesurément soufflées, de vos verdicts sentencieux et châtiments apocalyptiques exaspérants qui couvrent ce dernier de vos pâtés brûlés, sortis du four de vos pamphlets surchauffés, cette succession, dis-je, n'est qu'une tentative de basses prouesses et de plaisirs solitaires, c'est à dire de petitesses que s'autorise une seigneuresse sur son déclin, celles d'une gonzesse icônisée par les médias et loggias sensationnalistes de l'insulaire acropole des statuettes montréalaises.

    Ce trop grand swing du goupillon rose de la pontife ego-théiste de la «rétropole» montréalaise n'aura servi qu'à éclabousser davantage un passé religionnaire et sectaire désastreux auquel l'intelligentsia québécoise de ce peuple d'incorruptibles a su et pu résister de toutes ses forces.

    Quelle est glorieuse et promise à une paradisiaque éternité, cette victoire de l'intelligence des humains québécois sur la concupiscence des cléricaux romains, cette victoire de la raison et de la droiture des Québécois sur les passions et les tartuferies des impuissants cuirassés de l'hégémonie plénipotentiaire de la Rome vaticane !

    Gerry Pagé
    Ville de Québec

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    lundi 26 novembre 2007 11h57
    @gerry pagé
    Ma foi, quel verbe....j'en suis encore toute époustouflée....et essouflée...!!!

  • Paul Bouchard
    Abonné
    mardi 11 décembre 2007 11h36
    Ce que je n'ai pu dire à la Commission Bouchard-Taylor
    Chère madame Bonbardier, je me suis inscrit pour être entendu devant la Commission Bouchard-Taylor. Regrettablement, mon témoignage a été refusé en raison, m'a-t-on expliqué, du grand nombre d'intervenants. Les candidatures étaient pourtant ouvertes au moment où j'ai soumis ma demande de participation aux sessions de Montréal à la fin de novembre. Le témoignage que j'aurais voulu livrer publiquement confirme la lucidité de votre analyse en lui ajoutant la perception d'un croyant convaincu.
    Paul Bouchard paul_bouchard@spirimedia.com

    Je suis né à St-Bruno du Lac St-Jean. À 12 ans, mes parents ont émigré en Alberta. Je peux dire que je connais bien la situation des immigrants pour en avoir été un dans mon propre pays.
    Adolescent, j'ai refusé consciemment de m'adapter à la culture anglophone. Elle ne répondait pas à mes aspirations. J'étais poète dans une langue qu'elle ne reconnaissait pas alors. Je suis le seul de ma famille à être revenu au Québec.
    Mon refus de m'intégrer à la société albertaine m'a alors amené à me révolter contre l'Église. À 15 ans, je me voulais athée. Pendant de longues années, j'ai été plongé dans une épaisse noirceur intérieure. J'ai vécu sans feu ni lieu, en bohème existentialiste qui se trimbale d'un pays à l'autre pour mieux conclure à l'absurdité de l'existence, tout en vivant à fond la liberté illusoire que procure le rejet de toute contrainte morale et religieuse.
    Et puis un jour, il s'est fait en moi un éclair qui a tout fait basculer. Je suis passé de l'athéisme à la foi, de la poursuite des fausses valeurs à la quête de la vérité, de l'absurdité de toutes choses à la connaissance universelle, d'une existence futile à une vie pleine de "bon sens". En un instant j'ai transité du mépris de la religion à l'amour de l'Église.
    Avant, je la voyais de l'extérieur au travers de ma culpabilité et je l'avais en horreur. Subitement, j'ai découvert de l'intérieur sa beauté. J'ai apprécié l'oeuvre magnifique du Christ qu'elle est, sa mission de bénir et guérir l'âme humaine, son rôle d'éducatrice de l'humanité, le trésor de sagesse dont elle dispose gratuitement pour la libération de l'homme.
    Du coup, j'ai retrouvé mes racines humaines. J'ai aimé mon peuple et l'aime encore mais je suis angoissé pour son devenir.
    Vous allez peut-être vous demander pourquoi je raconte mon périple personnel à votre Commission. C'est que je reconnais dans la vie publique de notre peuple la même noirceur qui a hanté ma jeunesse. Je le vois évoluer au bord du gouffre d'amertume dans lequel je me suis jadis enfoncé.
    Peut-être que cela ne vous paraîtra pas évident, mais j'estime que nous touchons ici en profondeur au débat qui a cours. Nous avons besoin de faire ce débat parce que nous éprouvons de l'insécurité face à l'avenir. Notre identité comme peuple francophone d'Amérique nous semble fragile.
    Mais notre inquiétude provient en bonne part du fait que nous avons oublié qui nous sommes en rejetant la foi qui nous fonde. La devise que nous mettons en pratique actuellement, ce n'est pas «Je me souviens» mais «Je ne me souviens plus».
    Comme l'adolescent contestataire que j'ai été, notre société prétend faire son chemin d'avenir sans Dieu. Mais notre peuple devient infidèle à lui-même en mettant le Christ et son Église au rancart de sa vie publique.
    Certes, historiquement, il était nécessaire de clarifier les rôles respectifs de l'Église et de l'État dans l'évolution de notre société. À cet égard, la "révolution tranquille" a été utile. Elle a suscité certaines réalisations positives mais qui n'avaient toutefois pas besoin d'une profession de foi athée pour réussir.
    En fait, la plupart de nos réussites ont été inspirées initialement par l'esprit religieux de nos pères. Mais on attribue injustement ces progrès à une laïcité intégriste, bientôt totalitaire, dont la propagande sert de paravent pour masquer les conséquences néfastes d'une apostasie collective, de plus en plus explicite, orchestrée par les médias.
    Mais l'heure présente est opportune pour faire la vérité. Notre déplorable vérité. Celle d'une société en décadence sur la route de tous les records négatifs de l'histoire. Nous emportons la palme des suicides, des divorces, des unions libres, des avortements, de la criminalité, des victimes de la drogue, des sans-abri.
    N'est-il pas paradoxal de constater, dans une société qui promeut très justement l'égalité des sexes -une politique dont la racine remonte à l'enseignement de la Bible-, que la violence contre les femmes s'amplifient et que les injustices contre les hommes pris d'assaut par un féminisme excessif soient à la hausse? N'est-il pas inquiétant à l'extrême que dans une société d'abondance, une proportion croissante de nos enfants souffrent d'insécurité, tant psychologique que matérielle, et sont de plus en plus maltraités, victimes d'abuseurs -souvent leurs propres parents- qui ont éteint en eux la voix de la conscience morale et religieuse?
    Ce sont là des conséquences, parmi tant d'autres, de l'égarement de notre collectivité. Notre peuple québécois tourne en rond dans un même sillon d'amoralité... en trouvant ça drôle. Il erre sans but "juste pour rire". Il ne sait plus qui il est ni où il va. Il a beau se donner l'illusion de progresser, la vérité est qu'il se décompose. Au tournant de son histoire, il n'a pas su choisir de vivre, tiraillé qu'il demeure entre le oui et le non à lui-même.
    Autour des travaux de votre Commission, notre peuple est à nouveau parvenu à la croisée d'un chemin déterminant à l'extrême. Avec ou sans Dieu? Voilà le fin fond du choix de l'heure.
    S'il choisit Dieu, il n'y aura plus besoin de débat sur les accommodements à accorder à la religion sur la place publique. Car tous les humains savent s'accommoder de l'amour. L'amour qui respecte et vénère le prochain, l'amour qui sait reconnaître en tout être humain, de quelque pays, culture, civilisation ou religion qu'il soit, un frère à accueillir.
    L'amour, c'est le coeur même de notre religion, c'est la racine de notre histoire, c'est la valeur suprême de notre identité. L'amour est convaincant. Il réunit ce qui est distinct. C'est la clef pour réussir l'intégration des immigrants.
    S'il choisit au contraire de mettre Dieu à la porte de notre vie publique, s'il continue à mettre en place une laïcité athée qui opprime ce que notre peuple a de plus profondément humain en prétendant reléguer son incontournable dimension religieuse au domaine privé, alors il n'en finira plus de récolter les fruits de mort qu'il aura semé. En poursuivant la logique aveugle de son orientation délétère -qu'il qualifie de progrès et de modernité-, il court à la déstructuration sociale et marche à grands pas vers l'extinction de notre culture. Propulsé par une laïcité matérialiste, qui domine actuellement tant l'administration publique de notre province que les médias francophones, il "évoluera" de son anticléricalisme primaire actuel jusqu'à un totalitarisme politique qui passe par la persécution des "enfants" de Dieu.
    J'exagère? Le mépris, la hargne, et même la haine qui ont déferlé sur la "belle province" à la suite des interventions de monsieur le cardinal Marc Ouellet donnent un avant-goût amer de ce qui s'en vient. Bien loin de se réconcilier avec l'Église -dont je suis en tant que croyant laïc et père de famille- les médias québécois ont profité de la demande de pardon du cardinal pour enfoncer davantage le clou des accusations non fondées, faisant de l'Église le bouc émissaire de nos déboires historiques.
    Mais en regard des crimes contre l'humanité perpétrés par la laïcité à la remorque de l'athéisme militant, les fautes de l'Église sont de la peccadille. L'histoire récente prouve dans les faits que cette idéologie ne demeure pas en reste dans l'organisation de tueries par millions. À combien pourrait-on chiffrer les victimes du nazisme? Le régime soviétique sous Staline a fait quelque vingt millions de morts. On estime entre 40 et 60 millions celle de la révolution chinoise, depuis Mao-Tsé-Tung jusqu'à la révolution culturelle. Sur une population de 8 millions, l'«humanisme» athée des Khmers rouges du Cambodge a fait massacrer plus de 3 millions de personnes, sélectionnées parmi les plus instruites du pays.
    Les régimes athées, d'hier et d'aujourd'hui, oppriment unanimement la foi chrétienne qu'ils considèrent l'ennemi numéro un de leur hégémonie totalitaire. Au siècle dernier, il y a eu plus de victimes catholiques des persécutions que dans les 19 siècles précédents de l'histoire de l'Église.
    L'on n'est peut-être pas aussi loin que l'on serait porté à croire de faire parti du club des nations qui emprisonnent, torturent et mettent les chrétiens à mort. Dans notre Québec chéri, à en juger d'après le climat actuel autour des leaders catholiques et des laïques qui osent se dire fidèles à l'enseignement de l'Église, on peut estimer que l'on est déjà entré dans cette néfaste mouvance. Tout comme la Rome antique, notre société réclame haut et fort "du pain et des jeux" cependant que dans l'arène publique, les nouveaux lions et bêtes féroces de tous acabits, qui trônent dans leurs imprenables forteresses médiatiques, déchirent des frères humains dont la seule faute est d'aimer Dieu et le prochain.

  • Rémi Catafard
    Abonné
    jeudi 7 août 2008 15h01
    Le Qébec vindicatif/ votre chronique du 24 novembre 2007.
    J'arrive un peu en retard avec mes commentaires.
    Mais cela m'a permis de prendre connaissance de façon plus
    calme et peut-être plus objective des quelques 55 commentai-
    res, virulents pour la plupart, qui vous ont été adressés
    sous le coup de l'émotion. Tout de même, 55 réponses à votre chronique, c'est rassurant: on vous lit!..
    Ce qui est inquiétant par contre, c'est la hargne, la colère
    la méchanceté même de tous les "antis". Il semble bien que
    le fait d'avoir abandonné toute religion (surtout la catholi-
    que) ne leur pas apporté beaucoup de détente, de paix, de sens de la fraternité, mais plutôt une agressivité, une rage,
    une méchanceté même, qui constrastent drôlement avec le bien-
    heureux état que devrait leur procurer la vie sans Dieu, dans
    un athéïsme paisible et confortable et rempli d'amour...
    Comme si tout ce qu'ils prétendent avoir jeté par dessus bord, toutes les absurdes croyances dont ils ont cru s'être
    enfin débarassés, revenaient les hanter sournoisement et trou
    bler leur quiétude si chèrement acquise. Étrange, pas vrai?

    Sans compter que leurs écrits comportent de nombreuses fautes. Peut-être n'ont-ils pas bien retenu les cours de
    français et de littéature donnés par ces méchants religieux
    (moines, prêtres et frères enseignants) qui ont empoisonné
    leur enfance et leur jeunesse. Ah! quelle misère !

    Quant à vous, Madame Bombardier, continuez votre travail
    d'éducation "vers le haut", ce n'est pas perdu. Je ne suis
    pas toujours d'accord avec vous, mais je vous aime bien.
    RémiCat.

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
48 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012