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La Commission Bouchard-Taylor dans Côte-des-Neiges - La tolérance colore le premier forum montréalais

Stéphane Baillargeon   25 septembre 2009 06h38  Éthique et religion
La flèche a frappé le centre et elle était attendue. La Commission Bouchard-Taylor tenait hier soir son premier forum montréalais dans le quartier Côte-des-Neiges, le plus multiethnique du Québec. Pendant près de deux heures, les citoyens y ont pris la parole à tour de rôle pour mettre en lumière les tensions et les rapprochements entre les immigrants et leur société d’accueil.

Alain Berger habite le quartier. «Je suis entouré de gens dont j’admire les valeurs», a dit le jeune homme en parlant de son coin du monde où vivent des dizaines de milliers de personnes venues d’une centaine de pays, parlant autant de langues. «Je suis fier de vivre parmi eux.»
Il a ensuite proposé une lecture générationnelle de la situation conflictuelle actuelle. «L’inquiétude exprimée par rapport aux accommodements, surtout par la génération qui me précède, j’aimerais y répondre en disant: votre combat est fait. Maintenant, nous, on va s’occuper de l’intégration. On a une façon de faire qui est accommodante, justement. Je demande donc à la commission d’accorder un plus grand poids à notre génération. Aux autres, accommodez-vous du temps qui vous reste!»

Sa déclaration a été reçue par les plus chauds applaudissements de la soirée. Plus de 180 personnes étaient inscrites à l’exercice public. Yolande James, ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec, était du nombre. Elle a fait une courte apparition et n’a cependant pas pris la parole. Amir Khadir, de Québec solidaire a vibré un vibrant hommage à la tolérance et à la générosité de sa société.

Sibel Atogul, née en Turkie, a aussi chauffé positivement et humoristiquement la salle en rappelant son premier contact avec la société québécoise, dans un parc où jouaient d’autres enfants. «Ils m’ont demandé si je parlais français et j’ai dit non. Ils m’ont demandé si je parlais anglais et j’ai dit non. Alors, on a commencé à jouer ensemble.»

La jeune avocate a ensuite tenu à parler identité. «On veut nous imposer une loi d’identité québécoise, comme si l’identité pouvait s’imposer par une mesure législative. L’identité varie d’un groupe à l’autre, d’une classe à l’autre. L’identité québécoise ne m’a pas été imposée par la force. J’invite nos politiciens à avoir confiance en nous.»
Quelques participants s’exprimaient en anglais. Un petit groupe a organisé une manifestation en faveur des réfugiés avant et après les travaux.

Les critiques sévères de la société d’accueil ont été assez rares et concentrées au début du forum. Elles portaient notamment sur l’inégalité des chances par rapport à l’emploi, mais rarement sur les manifestations d’intolérance. Après tout, Côte-des-Neiges donne l’exemple d’une vie en commun paisible et pacifique.

«Je n’ai jamais lapidé ma femme», a ironisé en français Abdul Muttalib, originaire du Bangladesh en faisant rire la salle. Il a ensuite plaidé pour la liberté de porter le hidjab, la kippa ou le kirpan, à l’école ou dans les activités sportives. Il a également recommandé l’apprentissage du français par les immigrants. «Dix millions de baby-boomers vont mourir bientôt, nous allons devoir les remplacer par des immigrants de toutes les races et couleurs, peu importe.»

La rencontre d’hier soir a été ajoutée in extremis au programme de la commission, le gros des travaux montréalais devant se faire dans les deux prochaines semaines. Ce soir, demain et vendredi, les présidents reçoivent à Sherbrooke.






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  • Driss Mbirkou
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 00h34
    Sa voir raison garder
    « L'inflation verbale et émotionnelle causée par Hérouxville et certains media sensationnalistes est tombée. Même l'un des champions du "parler vrai" pour le "vrai monde" est resté coi!
    L'exercice de l'expression populaire lors des forums de la Commission Bouchard-Taylor n'aura pas été vain non plus. Il aura permis, à tout seigneur tout honneur, que le Québec profond s'exprime. Et, pour continuer dans la même veine, il donne la parole aux "sans voix", à ces milliers de personnes qui ne demandent qu'une chose: un accès équitable aux droits et ressources nécessaires à la dignité, emploi au premier chef.
    Nous allons tous devoir reconnaître qu'il y a eu tempête certes, mais probablement dans un verre d'eau! La société québécoise, dans son immense majorité est et reste ouverte et accueillante; les immigrants, dans leur écrasante majorité ont choisi de venir, puis de rester au Québec pour sa quiétude et son accueil. Ces derniers ne sont pas à confondre avec la caricature esquissée à grands traits qu'on nous présente parfois en mettant de l'avant évènements et personnages risibles si on ne leur accordait pas tant d'importance.
    Les dérives, d'où qu'elles viennent, ne peuvent représenter notre société. Restons vigilants certes, mais faisons-nous confiance et sachons raison garder. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 21 novembre 2007 04h27
    Les juifs au pouvoir ?
    « Il y a un des intervenant qui faisait remarquer qu'il y a 3 juifs su 9 à la Cour Suprème du Canada, ce qui fait 33 % quand ils sont moins de 2 % au Canada. M. Bouchard a manqué de s'étouffer comme il le fait toujours quand une personne parle des juifs etou d'Israël et de la Palestine qu'ils occupent.

    Comme juif est une religion, une nation et une race en même temps, le monde a inventé un mot spécial, en plus de raciste qui est trop limitatif, pour humilier comme il faut ceux qui les critiquent : ANTISÉMITE. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 21 novembre 2007 05h56
    Tolérance? Vs voulez rire?
    « On a entendu un Chinois nier l'existence de notre peuple
    Une Anglo dire que nos ancêtres avaient volé le pays aux Indiens.
    Un Magrébin s'en prendre aux médias francophones responsables de la crise
    Des Indiens et des Pakistanais, ici de puis 30 ans, incapables de s'exprimer en français. Et j'en passe!

    Seul moment de plaisir de la soirée: lorsqu'un intervenant a souligné, à juste titre, que la crise a été déclenchée par un jugement loufoque de la Cour suprême sur le port du kirpan à l'école. L'intervenant a mentionné que 3 des 4 dernières nominations à la Cour Suprême avaient été des juifs, nommés par un ministre de la Justice juif. Le pauvre Bouchard l'ignorait. Sur quelle planète vit-il? »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 07h29
    Et la lumière fut...
    « Voilà ce que le Parti de Madame Marois et son conseiller du Prince, Monsieur Lisée, doivent savoir, la réalité. Ma patrie est là où je peux avoir un lieu de travail intellectuel ou non, poétique ou non, prosaïque ou non en tant qu'être libre. Qu'importe s'il y a des palmiers ou des érables. Nous sommes les invités de la vie. Sur cette planète en péril, nous nous devons d'être hôtes! N'oublions jamais que nous sommes les pèlerins du possible. C'est juste une question de générosité. Un concept mais aussi une attitude humaine plus rare que le pétrole et l'air qui nous entoure. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 07h45
    Ah! la jeunesse...
    « Bravo, c'est ce que je me tue à dire en permanence. La jeunesse sait ce que tout le monde refuse. Mais la jeuness c'est l'avenir et le futur, faisons lui confiance.
    «L'inquiétude exprimée par rapport aux accommodements, surtout par la génération qui me précède, j'aimerais y répondre en disant: votre combat est fait. Maintenant, nous, on va s'occuper de l'intégration. On a une façon de faire qui est accommodante, justement. Je demande donc à la commission d'accorder un plus grand poids à notre génération. Aux autres, accommodez-vous du temps qui vous reste!» »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 21 novembre 2007 08h10
    @ Jacques Noël
    « M. Jacques Noël écrit : «L'intervenant a mentionné que 3 des 4 dernières nominations à la Cour Suprême avaient été des juifs, nommés par un ministre de la Justice juif. Le pauvre Bouchard l'ignorait. Sur quelle planète vit-il?»

    Je suis d'accord avec votre réaction sauf que je crois que M. Bouchard connaissait probablement très bien cette affaire de nomination de juifs mais, comme son frère Lucien, dès qu'il entend le mot juif ou casher dans la bouche d'un intervenant, il perd les pédales et voit poindre à l'horizon, le vilain mot : ANTISÉMITISME qui lui donne quelques boutons, avant de comprendre ce qui se dit. Il aime mieux couper, en cas. »

  • Michel Leclaire
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 09h23
    Le respect de celui qui vous reçoit
    « Je suis Québécois de naissance, mes ancêtres se sont établis au Québec en 1662. Ils ont quitté une société où les couches sociales étaient imperméables. Ils ont fraternisé d'égal à égal avec les nations autochtones. Ils ont mélangé leur sang et adopté une bonne partie de leurs coutumes et mode de vie. Aujourd'hui il faudrait que les nouveaux arrivants, qui fuient leur pays d'origine pour les mêmes raisons que l'on fait mes ancêtres, acceptent les valeurs fondamentales que notre société porte.
    Il y a des principes non négociables, à savoir la langue d'usage commune, le français, le bien-être commun avant celui de l'individu, l'égalité entre les sexes et enfin une société laïque ou les services publics sont rendus de façon neutre.
    Sans cela, s'installera un climat de confrontation menant à terme à la violence. »

  • Normand Chaput
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 09h29
    comment-ca mon combat est fait?
    « Desole mais ce n est pas le jeune qui va decider quand ce sera le temps d arreter de me battre pour ma langue mon pays, mon existence. »

  • Denis Paquette
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 09h56
    Un Québec non-violent
    « Il m'apparait bizarre que toujour que la premiere motivation n'apparait pas,celle qui permet une intégration réussie et harmonieuse, malgré toutes les contraintes qui sont inévitables lorsque l'on émigre. Le mobile le plus important,selon moi c'est celui de vivre dans une société non-violente. C'est a mes yeux la principale catéristique de la société québécoise, celle ce pourquoi le Québec est choisi comme terre d'accueuil, et ce pourquoi la plupart de nos ancetres ont choisis le québec. Remarquer bien que je ne parle pas du Canada, car je ne suis pas tout a fait sur que cette qualité est véritablement partagée Les traditions c'est quelque chose de complexe et peut etre d'historiques. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 21 novembre 2007 11h29
    @gilles bousquet
    « Toute cette crise a été déclenchée par un jugement de la Cour suprême qui a renversé le jugement de NOTRE cour d'appel sur le port du poignard, alias le kirpan à l'école.

    C'est Julius Grey, avocat juif anglophone, qui avait mené un combat hystérique contre la Loi 101 dans les années 70 et 80 (remember ses échanges avec Josée Legault) qui a poussé ce dossier jusqu'à la Cour Suprême. Cette dernière, qui ne carbure que par la sacro-sainte charria Trudeau, a donné raison au porteur du couteau. C'en était trop. Le bon peuple s'est enfin réveillé et a inondé le cyberpresse au point qu'André Pratte a dit à Bon baiser de France: "on ne l'avait pas vu venir celle-là"! (c'est dire à quel point nos élites sont déconnectées du peuple).

    Charest, qui tient au pouvoir grâce au vote ethnique, et Boisclair qui vit sur une autre planète, ont choisi de faire l'autruche. Dumont, toujours bien groundé lui, a sauté sur l'occasion et a fait une modeste sortie sur le sujet. The rest is history...

    Les Juifs font 1% de la population canadienne. Les chances d'avoir un juge à la Cour suprême sont donc d'une sur cent à chaque fois qu'on fait une nomination. Je défie nos braves journalistes d'aller demander à Irwin Cutler pourquoi il a nommé 2 juifs de suite? Et pourquoi 3 des 4 dernières nominations étaient des Juifs? Mathématiquement c'est impossible. »

  • Valdor Lagacé-Gallant
    Inscrit
    mercredi 21 novembre 2007 12h35
    La commode du Berger, Alain !
    « Comme forme d'intégration, ce jeune esprit, semble s'y mal connaitre.

    L'Esprit étant toujours au travail,il ne saurait être question de tout laisser aux jeunes et de les regarder faire cette intégration. Il est bien naif le p'tit pit. S'il est devenu ce qu'il est, c'est qu'il lui faut intégrer que le monde ne commence pas avec lui.

    Ce n'est pas en vivant en paquets tricotés serrés sur la côte des neiges que ces gens vont s'intégrer.On connaît l'histoire de d'autres qui s'enclavent sur cette montagne.

    Pour voir clair, il ne faut pas croire !

    Et les croyances, elles sont toutes là, étalées devant NOUS. Avec leurs craintes et leurs souffrances. Vous n'en avez pas assez ?

    S'intégrer, ce n'est pas se tasser pour laisser la place aux autres,c'est d'abord et avant une question de libération.
    Ces gens doivent se libérer du poids de leur culture religieuse qui ne leur permet plus de parler d'eux-mêmes sans s'y soumettre.

    C'est ici qu'ils ont choisi de le faire.

    C'est avec NOUS qu'ils le feront !

    Cela n'a rien à voir avec la raison, c'est à une ouverture de la conscience qu'ils sont invités à vibrer.
    C'est dérangeant de reconnaitre notre grandeur,elle ne doit pas nous effrayer, ni nous inquiéter.

    Valdor Lagacé-Gallant »

  • Murielle Beaulieu
    Inscrite
    mercredi 21 novembre 2007 13h01
    Accommodement raisonnable?
    « "Accommodement raisonnable" est un vocable attribué d'une manière fausse: Un accommodement raisonnable est une plainte règlée en cour avec une solution accommodante. Ex: le port du Kirpan à lÉcole de Ville La Salle.
    Cette Commission est, à mon avis une situation crée pour faire défouler nos Québécois insécures devant des étangers qui ont eux aussi une belle culture et de fortes valeurs et, tout en tentant de s'intégrer, ils continuent à vivre "debout" car ils se sont forgés une personnalité dans leur pays d'origine. Ils ne se sentent pas démobilisés dans leur être profond mais, ils se sentent prêts à vivre autrement... ce qui fait toute la différence!
    Murielle Beaulieu »

  • coté carol
    Inscrit
    mercredi 21 novembre 2007 13h48
    @montoya yvon
    « Vous dites:c'est juste une question de générosité,mais excusez-nous on a été tres généreux et notre générosité a été prise pour de la faiblesse.En parlant de générosité,la Birmanie présentement tres accueillante si cela vous dit quelque chose. »

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    mercredi 21 novembre 2007 14h08
    Un bel Afghan change mes pneus
    « Je voulais m'exprimer, hier, à ce forum de la Commission Bouchard-Taylor dans Côte-des-Neiges. Témoigner de 20 ans de présence harmonieuse d'immigrants -en majorité des musulmans- dans ma vie. La liste des intervenants était si longue, j'ai passé mon tour.

    Je viens de faire changer mes pneus dans un garage de Côte-des-Neiges, sur Bates. Huit mécaniciens en provenance du Vietnam, du Chili, de l'Afghanistan, du Sri Lanka, de Chine et du Mali. Mon mécano afghan parlait un français impeccable. Les autres que j'ai entendus se débrouillaient bien. Inutile de préciser que le travail a été professionnel et le prix payé (40$)convenable à mes yeux sinon j'aurais été dans un garage de mon quartier.

    Voilà un visage de Côte-des-Neiges qui ne fait pas souvent la manchette: les Nations-Unies au travail, en français quand la situation l'exige.

    Aveu: il était beau et fin en ti-Jésus, mon mécano afghan. Si j'étais une femme infidèle, je l'aurais laissé mettre ses sandales en-dessous de mon lit...

    Ben quoi? Pas le droit d'avoir du plaisir maintenant? »

  • Alain Berger
    Inscrit
    mercredi 21 novembre 2007 15h11
    @ Normand Chaput
    « Mon choix de mots était volontairement provocateur...

    Je suis loin de vouloir empêcher votre génération de vous battre pour vos idéaux... C'est seulement que je commence à être tanné de vous regarder taper sur des clous qui sont déjà bien enfoncés... Ce n'est plus produtcif, vous obstruez le chemin de ceux qui vous suivent...

    Et puis, c'est noble de se battre pour sa langue, son pays et son existence (collective)... Mais au nom de qui et de quoi le faites-vous? Est-ce au nom de ceux qui vous suiverons?

    Si oui, alors je trouve que vous auriez anavntage à demander leur avis. Histoire de s'assurrer que le chemin que vous leur tracez fait leur affaire, non? »

  • Alain Berger
    Inscrit
    mercredi 21 novembre 2007 15h39
    @ Valdor Lagacé-Gallant
    « Vous dites: « Ce n'est pas en vivant en paquets tricotés serrés sur la côte des neiges que ces gens vont s'intégrer. »

    Pourtant, c'est exactement ce qu'il se passe... venez faire un tour dans mon coin et vous constaterez que les enfants (très nombreux dans ce cartier) parlent tous exactement la même langue que vous parliez à leur age... (même peut-être mieux) et qu'outre la forme de leur yeux et la couleur de leur peau on ne peut les distinguer de leurs amis "de souche"...

    Quand à ma "naïveté" en matière d'intégration, je vous réfère à un texte que j'ai écrit sur le sujet il y a peu de temps: http://emerillon.niala.net/2007/11/prsence-du-franais-agir-dune-position_02.html

    On ne peut vivre à Cote-Des-neiges sans développer une profonde compréhension des mécanismes et des dynamiques d'intégration. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 16h19
    @Coté Carol...
    « Le peuple birman est généreux. Quel peuple ne l'est-il pas ? Qu'entendons-nous par générosité? Lorsque je parle de générosité comme attitude, c'est le fait de dire que ce que je possède ne m'appartient pas. C'est un bien commun que nous avons le devoir de partager. Rappelez-vous la fille de Churchill, Sarah, qui lui écrivit dans une lettre datée du 5 juin 1945 (du courage dans tous les sens du terme surtout contre le père) après une de ses allocutions radiophoniques où il déclara sa haine du socialisme et du culte de l'État, je la cite : «le socialisme, tel que pratiqué pendant la guerre, n'a fait de mal à personne et a fait du bien à beaucoup de gens. Les enfants de ce pays n'ont jamais été aussi bien nourris ni en bonne santé ; tout le lait dont nous disposions a été équitablement partagé, les riches ne sont pas morts du fait que leurs rations de viande n'étaient pas plus grosse que celles des pauvres, et il ne fait aucun doute que ce partage et ce sens collectif du sacrifice ont été l'un des liens les pus forts qui nous aient unis. Pourquoi donc, disent beaucoup de gens, ce sens collectif du sacrifice ne réussirait-il pas à agir avec la même efficacité en temps de paix ?» Le cynisme à ce niveau n'est pas de rigueur. »

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