samedi 21 novembre 2009 Dernière mise à jour 23h40


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le cardinal Ouellet confesse certaines fautes de l'Église

Les réactions vives au témoignage du cardinal Ouellet à la commission Bouchard-Taylor ont fait réfléchir le principal intéressé: il publie aujourd'hui une lettre ouverte dans laquelle il invite les Québécois au dialogue et demande pardon pour certaines fautes commises par l'Église.

Le cardinal Marc Ouellet passe à la confesse. Dans une lettre ouverte publiée aujourd'hui en page Idées (A 9), il demande «pardon pour tout [le] mal» causé par certains catholiques et des autorités épiscopales québécoises dans le passé, notamment en ce qui concerne les abus sexuels ainsi que la discrimination à l'égard des femmes et des homosexuels.

S'exprimant à titre d'archevêque de Québec et de primat du Canada, Mgr Ouellet reconnaît dans ce texte que des «erreurs ont été commises» dans le passé, qu'elles «ont terni l'image de l'Église» et qu'il faut en conséquence «demander pardon». Selon le cardinal, l'occasion de «témoigner publiquement de [cette] repentance» se présentera lors du prochain carême.

Il aborde plusieurs points: notamment les «attitudes étroites de certains catholiques» qui ont favorisé avant 1960 «l'antisémitisme, le racisme, l'indifférence envers les Premières Nations et la discrimination à l'égard des femmes et des homosexuels».

Le cardinal exprime également des regrets envers «le comportement des catholiques et de certaines autorités épiscopales relativement au droit de vote, à l'accès au travail et à la promotion de la femme».

Mgr Ouellet poursuit en affirmant que «des abus de pouvoir» ont «terni» chez plusieurs Québécois «l'image du clergé, et nui à son autorité morale: des mères de famille ont été rabrouées par des curés sans égard pour les obligations familiales qu'elles avaient déjà assumées; des jeunes ont subi des agressions sexuelles par des prêtres et des religieux». Résultat? Ces scandales ont «ébranlé la confiance du peuple envers les autorités religieuses».

La sortie de Marc Ouellet sur ces sujets semble être une première au Québec: hier, personne du milieu ecclésial n'avait autrement souvenir d'un semblable chapelet d'excuses présenté par la plus haute autorité religieuse au pays.

L'Église québécoise s'est déjà excusée pour son attitude passée envers les femmes lors du 50e anniversaire de l'obtention du droit de vote, en 1990. La question des agressions sexuelles n'a par contre jamais fait l'objet d'une déclaration officielle, chaque diocèse gérant chaque cas individuellement. Même chose pour les orphelins de Duplessis, qui font encore pression pour obtenir des excuses officielles.

À l'Assemblée des évêques catholiques du Québec, le président Martin Veillette précisait hier que la lettre du cardinal est une initiative personnelle et non une position officielle de l'ensemble des évêques ou de l'Église québécoise. «Chaque évêque a le droit de s'exprimer librement», a-t-il mentionné.

Témoignage

Et si Marc Ouellet a senti le besoin de le faire, c'est que son passage devant la commission Bouchard-Taylor a soulevé plusieurs critiques qui l'ont laissé songeur. Disant avoir entendu les critiques, le primat du Canada offre en réponse cette lettre pour «dissiper les incompréhensions et inviter à une écoute réciproque».

Le 30 octobre, Mgr Ouellet avait livré un vibrant plaidoyer pour le retour de l'enseignement religieux à l'école et une «nouvelle évangélisation» du Québec, tout en dénonçant «l'intégrisme laïque». Il avait aussi associé au vide spirituel des Québécois la chute des mariages, le faible taux de natalité ainsi que le nombre élevé d'avortements et de suicides.

Il ne renie pas ses positions aujourd'hui, mais il apporte quelques précisions. «Je ne demande aucunement à la société québécoise de revenir en 1950. Du point de vue sociologique et culturel, le pluralisme et la laïcité se sont installés à demeure au Québec», admet Mgr Ouellet.

Selon lui, la «quête de spiritualité [des Québécois] languit», ce qui «compromet l'avenir du Québec». C'est pourquoi il invite à établir un dialogue sérieux pour «redonner espérance et foi à l'âme québécoise»... chose qui serait ardue si l'Église ne s'excusait pas pour certaines erreurs du passé, croit-il.

«La société québécoise traîne une mémoire blessée dont les mauvais souvenirs bloquent l'accès aux sources vives de son âme et de son identité religieuse», pense M. Ouellet.

Ce dernier n'était pas disponible pour commenter son texte hier.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 21 novembre 2007 04h17
    Et l'enfer ?
    « Notre cardinal Ouellet, le nez à terre pour demander pardon au nom de l'église catholique. Le pape Jean-Paul 2 n'arrêtait pas, lui aussi de s'excuser, au nom de la même église et aimait aussi, embrasser le sol.

    Péché avoué est à moitié pardonné disait nos pasteurs catholiques mais il en restait une moitié qui avait besoin de plein de contrition pour être complètement effacé.

    Notre monseigneur n'a pas parlé des traumatismes engendrés par leur description de l'enfer où le pécheur "principalement sexuel" allait brûler éternellement dans les souffrances les plus atroces "sans pouvoir voir son Dieu" qui l'avait ainsi condamné, autre souffrance supplémentaire. Un Catholique pouvait y être précépité seulement pour avoir commis un seul péché mortel comme de conserver une pensée impure "du genre sexuel" plus que quelques secondes, sans la regretter et avoir le temps s'en confesser avant d'aller rejoindre son sauveur pour se faire juger. Ça a beaucoup favorisé la pureté des pensées dans le temps. "Il y a toujours un bon côté à tout".

    Faudrait demander à M. Ouellet si, à son idée, l'enfer est aussi souffrant que dans le temps ou s'ils y ont fait installer l'air climatisé. »

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 07h16
    Le cardinal Ouellet
    « Vraiment le cardinal semble avoir décroché de la réalité. Pour réparer ses gaffes, il écrit aux Québecois pour se repentir. Le mal est fait et il se penche sur la femme, alors qu'elle est encore exclue de la prêtrise.

    Il a encore du chemin à parcourir pour s'approcher de la réalité. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 08h40
    Je pleure presque
    « Dans sa magnifique tunique rouge, bague au doigt, le bon cardinal me fait presque pleurer!
    Quel mea-culpa! Quelle sincérité! Quelle bonté! Presqu'une bonté divine!
    Comme disait ma grand-mère pour exprimer tout son étonnement:: "Bonté divine de divine bonté!"

    Dans son vibrant mea-culpa, ce seigneur de dieu, sous-entend: laissez venir à moi toutes ces brebis égarées, même les femelles, les gays et les moutons noirs. Il les attend, avec sa toute patience cardinalesque, presque divine, il les espère, en faisant le rêve un peu inavouable, qu'ils accourent, portefeuille en main, pour récolter une quête prometteuse et pour se faire baiser la bague qu'il sent délaissée.

    Ah! Ces fous de dieu. Les nôtres paraissent moins fous. Ils ne tuent plus. Leur croisade sanguinaire s'est terminée il y a seulement quelques siècles. Aujourd'hui ils jouent au repentir.

    Les médias en sont friands. Pour un cardinal, juste un petit bruit de tunique, un petit raclement de gorge et tout le monde accourent pour écouter ce que ce grand personnage doté d'une sagesse divine et oeuvrant selon des valeurs incontestablement irréprochables.
    Il y a moins de monde autour de sa chaire paroissiale, mais sa chaire médiatique est toujours bien efficace. Vite, allons nous abreuver à ses paroles.
    J'aurais envie de dire comme le roi d'Espagne a dit à Chavez: Porque no te callas? Pourquoi tu ne te fermes pas, mon cardinal?
    Pour qui tu te prends? Pour qui tu me prends?
    Si tu veux qu'on t'écoute, présente-toi aux élections et si tu es élu, on t'écoutera. Entre temps, retourne à ton autel et dis des prières avec tes fidèles pour sauver mon âme et ton église.

    Moi, je me prépare à recevoir les pierres que ne manqueront pas de me lancer tes apôtres pour me faire au plus vite aller brûler en enfer pour avoir osé insulter ton éminence.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Denis Paquette
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 08h41
    Un autre vendeur du temple et pas des moindres, celui-ci est appellé un prince de l'église
    « Croyez-vous vraiment qu'il suffit seulement de s'excuser pour que tout soit pardonner
    Croyez-vous vraiment que les gens soient assez naif pour croire a votre répentir
    croyez-vous vraiment que nous sommes toujours aussi ignorant pour ne pas voire dans votre discours vos propres intérets
    croyez-vous vraiment que nous ne voyons pas votre panique et votre désarroi monsieur le prince de l'église
    Croyez-vous vraiment que le québec est perdu si nous vous faisons pas confiance
    Est-ce que vous penser que les québécois vous croit, qu'ils voient dans votre message un message d'amour »

  • andré michaud
    Inscrit
    mercredi 21 novembre 2007 09h10
    Larmes de crocodiles
    « L'église catholique a été le plus grand nid de pédophiles et abuseurs d'enfants au monde.Elle n'est plus assurable aux USA. Pourquoi? Tout d'abord le fait que l'église soit anti-femmes faisait qu'un prêtre qui aimait mieux les enfants que les femmes n'était pas suspect.C'était donc l'endroit idéal pour un pdédophile. De plus, systématiquement, les abuseurs d'enfants étaient PROTÉGÉS plus que les enfants par le clergé.On refusait de livrer à la justice ces criminels,ce que tout bon citoyen aurait fait.Jésus, celui qui parlait toujours de tendre l'autre joue disait des abuseurs d'enfants:mieux vaudrait leur mettre une meule autour du cou et les jeter dans l'océan" c'est ti assez clair? Pourtant l'église a fait exactement le contraire!!!

    Sans parler des livres à l'index, du mépris des homosexuels et des femmes, du fait que l'église était contre le vote des femmes, contre l'instruction obligatoire etc...Vivement au poubelle de l'histoire l'église catholique!!! Jésus lui-même renierait cet organisme qui a trahi sa pensée. »

  • Normand Chaput
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 09h11
    des excuses
    « Le bon cardinal s excuse mais il parle d autorite religieuse, de judeo-chretiens, et du manque d exemple pour nos enfants. Je pense qu il n a pas compris que nos reactions a son temoignage etaient dirigees vers lui et non pas a ce qu il pretend representer. »

  • Marc Gendron
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 09h13
    Une moitié de mea culpa
    « Mgr Ouellet bat sa coulpe pour les injustices à l'égard des juifs, des femmes, des enfants, des autochtones, sans compter les scandales et les nombreuses dérives, sexuelles notamment, du clergé et de certaines communautés religieuses. Oublier, pardonner, se réconcilier. Amen.

    Pas si vite! Le bilan de l'Église sur ces questions épineuses depuis la Révolution tranquille est fort mitigé. Difficile d'embarquer dans le scénario angélique du primat de l'Église canadienne avant que le sacerdoce des femmes, le mariage de prêtres, les excuses aux orphelins de Duplessis, entres autres, n'aient fait l'objet d'un débat.

    Et se départir de cette attitude dogmatique, paternaliste, hautaine, voire méprisante à l'égard de toute remise en question des « commandements de l'Église » comme on disait dans mon temps »

  • Mme et M. JMR et IJ
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 09h22
    Monsieur Ouellet
    « C'est un beau geste de la part du cardinal Ouellet d'exprimer ainsi son pardon envers les offensés. Mais si on regarde de près l'histoire de la chrétienté depuis son institution par ce fabuleux Paul de Tarse, nous constatons que ce n'est qu'une suite de gestes qui se sont manifestés de la barbarie à son crime le plus grave l'inquisition, son infaillibilité, sa pédophilie et j'en passe. Il en sera de même, dans un futur proche, d'excuses pour avoir fait obstruction à la théologie de la libération en Amérique du Sud. Alors le geste le plus noble que l'Église pourrait accomplir c'est tout simplement de se dissoudre et de laisser les âmes en véritable paix et dialogue avec leur Créateur, sans la moindre interférence. ivan jobin »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mercredi 21 novembre 2007 09h37
    Ça ressemble à une désespérante méprise.
    « Le pardon que réclame le prince de l'Église romaine, le plénipotentiaire et papable Marc Ouellet, le très haut de Québec, n'est-il pas un astucieux et très naïvement abusif déni de la devise des Québécois : «JE ME SOUVIENS»? Croit-il que les générations qui sont la mémoire vive de tous ceux et de toutes celles qui ont été victimes des abus fondamentalistes et de l'extrême intégrime, sont mandatées pour accorder un pardon aussi facilement acquis, aux attentes béates et niaise? Demandera-t-il au groupe religieux qu'il vient d'excommunier, de le lui pardonner? Quand le pompeux et pourpré pope de Québec descendra de ses échasses romaines et qu'il acceptera de payer le prix concret des abus de ses consacrés, la sagesse de ceux et de celles qui se souviennent, se manifestera possiblement. Quand le bijouté de pierres précieuses et grand berger à la crosse d'or versera des millions par centaines, c'est à dire une bonne part de ce que sa confrérie religionnaire québécoise a engrangé dans les comptes secrets de la banque vaticane, pour venir en aide directe et concrètement visible aux abusés, aux démunis, aux nobles pauvres et aux abandonnés qui souffrent silencieusement de tous les abus qu'ont exercés et qu'exercent encore et plus que jamais les forces du mal capitaliste, ces forces que multiplient les richards parvenus, cette caste de ses commettants et semblables, ces co-célébrants de ses «grand-messes d'actions de grâce» en considération reconnaissante des altitudes que leurs gros lots leur ont permis d'atteindre, il y aura peut-être le début d'une démonstration de sincérité, en regard d'une compensation, juste et équitable, historiquement sans précédent, des torts, préjudices et dommages causés aux individus québécois ainsi qu'en réparation des maux infligés à la société québécoise. Qui d'autre que l'État, avec les argents de nos taxes, a payé pour les dommages causés par les prêtes, religieux et religieuses, aux enfants de Duplessis ainsi qu'aux enfants, adolescents et jeunes hommes, notamment, qui ont subi et qui ont dû sublimer les horreurs d'abus sexuels, physiques et psychologiques inqualifiables?

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Guy Lemieux
    Inscrit
    mercredi 21 novembre 2007 09h42
    Je refuse vos excuses
    « Il est trop tard pour des excuses Ouellet étant victime de vos blessures intentionnelles , vous irez sûrement , a la fin de votre vie vers vos croyances c. a d béelzebuth »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 21 novembre 2007 11h04
    Plus il va s'excuser, plus il va se caller
    « Si on se fie aux nombreuses réactions négatives ici, il aurait mieux valu que monseigneur ne s'excusat ou ne s'excusit point et aurait oublié simplement la délicate affaire.

    Les suggestions à l'effet que l'église se fasse hara-kiri sont bonnes pour le Québec mais il y a plein de crédules ailleurs, sur la terre, pour ne pas qu'ils se résignent à la chose, à moins qu'elle ne se fusionne avec la musulmane qui est en nette progression, ce qui est excellent pour les ventes de tapis et la construction des mosquées incluant les mises-en-place de la charia qui fait fouetter les femmes.

    Les curés ne sont pas sortis des presbytères mes vieux ! »

  • Jacques Gauthier
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 11h09
    Le malaise religieux au Québec
    « Les réactions précédentes au repentir de Mgr Ouellet montrent deux choses. Les blessures sont très profondes, et il est toujours difficile au Québec de faire un retour serein sur ce que fut notre passé catholique, comme je l'écrivais dans la page Idées du Devoir du lundi 19 novembre. (Le texte complet se trouve dans le site Web du Devoir, carnet d'enquête d'Hervé Fischer). Je sais bien qu'il faut que ça sorte, même si c'est tout croche, mais il faudra bien un jour voir aussi le bon côté de ce que fut et de ce qu'est le christianisme d'ici. Quand serons-nous capables de dialoguer sans "diaboliser", de respecter l'autre et de l'accueillir, même si on est pas d'accord avec sa manière de croire? L'Évangile et son appel au pardon restera toujours d'actualité. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 11h26
    Monsieur Ouellet a enlevé son Vouaille...
    « Faudra-t-il aussi jeter le passé chrétien tant revendiqué par J-F Lisée? À ce que je remarque, l'overdose catholique a fait des émules. Juda na pas demandé pardon, il est allé se pendre sans qu'on le lui demande, tout seul comme un grand. Le faible demande pardon pour rester en vie encore un peu alors que le cadavre est presque froid. Dire que les québécois manquent de spiritualité fait rire. Icitte, on est taôiste, bouddhiste, apostolique, manitOUbin, musulman, hindou, et tout le tintouin qui fait croire en des esprits commandeurs, à la Molière. L'Église se meurt et le Pape se paye de vacances dignes des rois. Mea culpa non tardif puisque Dieu le savait depuis toujours. Comment être coupable quand le Grand Seigneur savait à l'avance ce qui allait se passer? C'est se moquer du monde. Enlevez votre uniforme monsieur Ouellet, vous n'avez aucun droit de parler de la sorte. Le problème dans tout ça, c'est que la pensée catholico-chrétienne a envahi toutes les sphères physiques et mentales des sociétés occidentales. On ne s'en sort pas. Elle a même inventé l'individualisme effréné par notre ami saint Augustin, entre autres. De plus, elle a envahi la planète entière en enlevant sa soutane par la globalisation, son fameux Katholicon en grec s'il vous plaît et qui signifie, universel.
    Ce qui est bien, c'est que si Jésus avait l'envie de refaire un petit tour de par chez nous (de plus il ne parle pas français tout comme la curaille qui parlait latin (qui pour beaucoup est du chinois), les médiacres plutôt que les diacres (serviteurs), l'ignoreraient. Pas une caméra ni un micro pour aller faire une entrevue avec notre araméen qui serait un immigrant peu recommandable puisqu'il ne suit que les voies non plus recommandables de notre Seigneur et non celles de la société d'accueil. Ici comme ailleurs. Quelle valeurs désormais Monsieur Lisée au vu de tous les commentaires lus dans ce site? »

  • Stéphan Gauvin
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 11h55
    Baby boomer un jour Baby boomer toujours
    « Je crois que la réconciliation se fera seulement lorsque les babyboomers seront 6 pieds sous terre. Je n'ai pas connu ce que cette génération a connu, mais ils m'ont appris a haïr l'église catholique, les curés, et ridiculisé ses valeurs. Un jour j'ai décidé d'ouvrir mon esprit à les valeurs de mes ancêtre qui ont fondé le Québec avec une culture religieuse et essayé de comprendre au lieu de critiquer. Les curés de ce temps on pris leur responsabilité face à la situations qu'ils vivaient. Ils ont fait des erreurs et ont essayés de les corrigés. Aujourd'hui la génération babyboomer ne prennent pas leur responsabilité et mets celà sur le dos des autres, leurs erreurs sont pire que ce qu'aurais fait un curé ou l'Église. Des viaducs tombent et pas de coupable, nous sommes en train de perdre notre identité et pas de responsable. La situation du Québec va commencer à redevenir normale lorsque la génération babyboomer ne sera plus là. Ce ne sera pas les homosexuels qui vont aider à la dénatalité, et les orphelins Duplessis ont oubliés qu'ils étaient orphelins. Pour les abusés sexuellement on serait très surpris de voir qui à abusé le plus des enfants, et ce ne sont pas les religieux. Pour la question des traumatismes, la situation actuelle des jeunes n'est pas comparable avec celle que vous avez vécu dans votre temps. Aujourd'hui elle est pire et vous en êtes responsable vous la génération baby boomer irresponsable incapable d'assumer vos erreurs. »

  • Yvon Sylva Aubé
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 12h13
    L'enfer est pavé de bonnes intentions...
    « L'église catholique est une secte qui a réussi. Ils se sont servi de Jésus,l'ont emprisonné dans une ostie,caché dans un ciboire en or et embarré dans un tabernacle.Kalisss.
    Fermez-moi ça tout de suite...trop tard pour les excuses.Mettez donc un peu de conscience à votre spiritualité
    monsieur l'archevèque. »

  • Eric Blais
    Inscrit
    mercredi 21 novembre 2007 12h18
    Des excuses non reçues...
    « J'espère que les excuses ont bien été reçues par certaines personnes. À lire les commentaires haineux écrits ici, j'ai l'impression que les excuses ont passé dans le vent.

    Des gens accusent la religion d'intolérance, mais quand on lit leurs commentaires, ce sont des généralisations et des intolérances que l'on trouve justement. Mais ce sont des intolérances "laïques", ça doit être correct dans ce cas...

    C'est quand même dommage que des excuses soient si mal comprises et que par la suite, on accusera toujours l'église de ne pas d'excuser! L'église a beaucoup de défauts, mais contrairement aux gens ici, elle a ces temps ci le pardon un beaucoup plus facile.

    L'intolérance est quelque chose de vraiment mauvais. Répondre aux excuses par la haine plutôt que par le pardon ou au moins un début de dialogue (et non un cri de haine), je ne crois pas que ce soit sain...

    Je crois que la société est tout aussi intolérante qu'avant, mais les maîtres aujourd'hui qui crient la haine et qui détiennent le bon bout du bâton, ce ne sont plus les curés mais les gens qui n'acceptent pas les excuses des églises, même s'il y a des gens bien corrects dans les églises.

    Les curés autoritaires et intransigeants d'hier portent aujour'hui un autre habit et se trouvent probablement parmi certaines personnes ayant écrit des commentaires ici... Le problème de base, ce ne sont pas les curés ou l'église, mais les personnes intolérantes, qui dans chaque phases historiques se trouveront parmi les élites dirigeantes, curés hier et autres aujourd'hui...

    Les fidèles pouvaient se faire laver hier la cerveau par certains curés et aujourd'hui par des nouveaux curés qui ont simplement changé d'habits...

    Les gens se trompent de cible et visant la religion ou l'église. Le problème de base, c'est la haine et l'intolérance. Il y a des milliers de bons curés et de bonnes soeurs... Une forte majorité! »

  • Guy Lemieux
    Inscrit
    mercredi 21 novembre 2007 12h28
    Un certain courage
    « Pour faire suite à mon refus de pardonner ... Je reconnait un certain courage a Ouellet d impliquer l Église dans le tort du passé . Si par hasard Fabienne Larouche lisait cet article ou ce témoignage de ma part ...elle pourrait écrire un roman absolument (véridique) sue ce quoi a été la vie sous ces Cieux catholique . »

  • Dany Leblanc
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 13h25
    Quand le cardinal nous propose la ségrégation des religions
    « Jusqu'à cette année, nous avons eu l'enseignement confessionnel catholique ou protestant. Cette situation a permis aux églises d'endoctriner des enfants de 6 à 17 ans avec nos fonds publics. Cette situation était injuste pour les incroyants et les membres des autres religions. L'année prochaine à septembre, le nouvel enseignement culturel des religions va permettre d'éliminer cette injustice.

    Ce nouveau cours est un dur coup pour les catholiques pratiquants. Jusqu'à datte, des élèves de parents non-pratiquants se faisaient inculquer la croyance catholique ou protestante grâce à l'école. Ces mêmes parents vont-ils prendre la peine de reconduire leurs progénitures à l'église pour leur donner un enseignement confessionnel que ne donnera plus l'école? Ce n'est pas évident. Certains parents travaillent ou ont d'autres préoccupations. Si un des deux parents se fout complètement de la religion, il ne coopéra tout simplement pas et s'ils sont séparés, ça rendra la tâche impossible au deuxième parent.

    Tant qu'à tout perdre, certains catholiques, dont le cardinal Ouellet, sont prêts à accorder le droit aux autres religions d'offrir l'enseigne confessionnel à l'école là où le nombre d'inscription le permet. Leurs discours mettent l'accent sur le libre-choix des parents en accusant le nouveau cours d'être justement une atteinte au libre-choix puisqu'il est imposé à tous les élèves. Ce raisonnement aurait du sens seulement si tous les cours étaient dus aux libres choix des parents. Or, les mathématiques, le français, l'éducation physique, les sciences etc. sont imposés aux élèves et personne ne crie à l'injustice.

    Cette proposition est dangereuse pour la cohésion sociale. Étant donné que les différents groupes ethniques ne sont pas répartis également sur le territoire, seulement certaines écoles pourront donner le cours pour les Musulmans, certains pour les Juifs, certains pour le chrétien orthodoxe et ainsi de suite. C'est évident que les parents pratiquants vont vouloir vivre près d'une école qui donnera déjà le cours de leur religion. Cette situation risque de ghettoriser davantage les minorités ethniques. Il est peut-être possible que les Témoins de Jéhovah et les Raëliens fassent de même. Nous pouvons même imaginer que dans certaines écoles, le nombre d'enfants de parents catholiques ou protestants ne serait plus assez élevé pour justifier un cours de ces confessions.

    Cette situation risque de nuire à l'intégration de nos immigrants. Elle risque aussi de créer des contorsions à la démocratie comme lors du référendum de 1995. Nous avons aucun avantage de créer des multitudes de solitudes au Québec et de créer une situation propice à la xénophobie. Nos jeunes Québécois de souche doivent côtoyer et fraterniser avec les nouveaux Québécois pour un jour s'accoupler et faire une progéniture commune. Pour cela, il faut sortir l'endoctrinement religieux des écoles pour enlever toutes barrières.

    La loi 101 a permis aux jeunes québécois de souche de jouer avec des enfants dits de la loi 101. Allons-nous détruire ce gain pour des questions religieuses? Allons-nous créer une ségrégation basée sur la religion des parents? À vous de répondre à cette question. »

  • Charles Gagnon
    Inscrit
    mercredi 21 novembre 2007 14h06
    Commentaires illustratifs
    « Ces commentaires, pour la plupart, illustrent à quel point l'inconscient religieux ou la mémoire spirituel personnelle et collective des Québécois(e)s a été blessé par l'interventionnisme souvent outrancier de l'Église.

    En fait, des excuses, tous les catholiques du Québec en auraient besoin. Et l'Église du Québec doit passer à l'action pour montrer sa bonne volonté... ne serait-ce qu'en rétablissant la célébration pénitentielle communautaire par laquelle se manifestait le Dieu des miséricordes et en demandant à Rome que des laïcs mariés puissent être ordonnés prêtres. »

  • Huguette Marchand
    Inscrite
    mercredi 21 novembre 2007 14h08
    Qui êtes vous pour juger?
    « Qui êtes-vous pour douter de la sincérité du Cardinal Marc Ouellet ?Qui êtes-vous pour le juger? Au nom de qui vous obtenez ce droit ? Personne n' a le droit de juger et si vous revenez à l'évangile, vous vous rappellerez que vous serez jugés comme vous l' avez fait vous-mêmes.

    Une personne n'a-t-elle pas le droit à un bon sentiment? Qui peut se permettre de sonder le coeur et les reins, si non Dieu.
    Retournez tout simplement à vos consciences avant d' entrer dans celle des autres.

    Les erreurs du passé de l'église, oui il y en a eu,c'est d'ailleurs la raison de demande de pardon du Cardinal tout est imprégné de dignité.

    Laissons à Dieu seul le soin de juger les consciences. »

  • André Audette
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 14h36
    Qu`en disent les femmes?
    « Que des réactions masculines à date, j`ai toujours dis à mes filles que je ne les avais pas fait baptiser parce que cette religion avait toujours bafoué les femmes .Que dire du sort réservé aux orphelins qui demandent et qui méritent plus que des excuses.Que de mal,que de méchancetés,commises au nom de dieu.Je souhaite que tout le monde trouve l`accès aux sources vives de son âme,et ce,sans identité religieuse. Linn Pelletier »

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 14h49
    Il est rendu bien bas....
    « Libre à ceux et celles qui croient au Pere Noël de s'endoctriner ou d'endoctriner leurs enfants, mais qu'ils payent ces cours de leurs poches et qu'ils le fassent dans un lieu privé. Pas question que mes taxes et impôts servent à propager des sornettes dans les écoles publiques. Alors le monsieur Ouellet, à qui je ne dois rien et ne demande rien, il peut bien raconter ce qu'il veut à qui veut bien l'entendre. Mais s'il ne veut pas déclencher les hostilités, qu'ils se tienne loin des écoles. Cela vaut pour tous les autres Grands Néons de la Foi, peu importe la divinité qu'ils vénèrent (en vain). »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 17h01
    Précisions sur la haine pour M. Blais et Bravo à M. Leblanc
    « Le problème de base n'est pas la haine et l'intolérance comme l'entend M. Blais.
    Le problème est l'obscurantisme et l'hypocrisie.

    Je suis intolérant vis-à-vis l'obscurantisme, cette opposition à la diffusion du savoir et du progrès.
    La religion ne fait qu'exploiter les tourments de l'ignorance. Les directeurs de sectes, les papes, les curés, les imams, les rabbins et les prêcheurs de tout acabit, profitent de l'ignorance du monde tout en savourant et se délectant de leur pouvoir artificiel qui est, malheureusement, bien réel.

    Tout comme on ne peut pas se permettre de tapoter la calotte de l'Éminence Raël, on ne peut pas tapoter la calotte du saint pape. De belles saintetés qui ne font rien d'autre qu'encaisser la dîme tout en rassurant les pauvres esprits égarés. Si le pape ou ses cardinaux hypocrites et pompeux avaient de réelles valeurs et de solides convictions, ils n'hésiteraient pas à se mettre en première ligne pour éviter les bombardements.
    Si sa sainte sainteté avait autant de couilles que de fatuité, il trouverait le moyen de faire avancer la paix et de juguler les guerres.

    Quand tu vois le clergé supporter le coup d'État, heureusement raté, contre le gouvernement démocratiquement élu du Venezuela, lorsque tu vois traiter un évêque de la libération comme si c'était un pestiféré (Nicaragua 1983), quand tu vois le pape appuyer Hitler parce qu'il tue aussi les communistes et tant d'autres exemples, je deviens intolérant devant ces princes de l'hypocrisie et ces manipulateurs de gens tourmentés.

    Lorsque leurs voeux de pauvreté deviendront apparents, lorsque leurs actions seront conformes à leurs bonnes valeurs, lorsqu'ils défendront vraiment les démunies plutôt qu'être au service des exploiteurs, alors là, peut-être, je me laisserai aller au pardon. Mais pour l'instant, l'hypocrisie et le pouvoir vaniteux mènent leurs actes. Ils ont à démontrer leur franche humilité. Ils ont à se salir un peu la soutane et à suer un peu pour sauver leur âme.

    Il se promènent dans la Cadillac de dieu, regardez-les bien. Ces gens méritent le respect? Voyons! Et nous, la haine nous sort par les oreilles? Voyons!

    Ce n'est pas de la haine, c'est de la dignité. Nous sommes tous égaux en tant qu'Êtres Humains et ce n'est pas un saint qui peut noircir du haut de sa prétention nos valeurs humaines, nos connaissances et notre dignité.

    Voilà!


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Claude Gilbert
    Inscrite
    mercredi 21 novembre 2007 17h21
    On n'a rien vu, rien su et rien entendu
    « Voilà ce qui devrait être la devise des Québecois. Le cardinal s'excuse mais tous les québecois savaient ce qui se passaient et ont laissé faire. La faute est collective. Dans trente ans quelqu'un s'excusera pour le sort que nous avons fait subir à nos enfants aujourd'hui en ne fournissant pas les ressources à l'école, aux réserves indiennes, aux démunis, etc. On dira alors: on n'a rien vu, su etentendu...Notre seule excuse, finalement c'est notre lacheté collective.Je trouve cela choquant que le cardinal s'en empare. Est-il masochiste? »

  • Réjean Beaulieu
    Inscrit
    mercredi 21 novembre 2007 17h31
    Un oubli important par le primat du Canada
    « Beaucoup de courage a été démontré par le Cardinal Ouellet! Mais puisqu'il signait cette lettre à titre de primat du Canada, aurait-il oublié tous ces francophones dans le hors-Québec qui ont été victimes de ces bavures au point d'abandonner *toute* appartenance franco, incluant la langue sous laquelle ils ont été abusés. Le diocèse de Québec n'envoyait-il pas en exode des multitudes de prêtres qui avaient des problèmes énormes en toute connaissance de cause? Les séquelles de ces actions persistent dans l'inconscient collectif des minorités franco à ce jour.

    Une lettre écrite en anglais par ce prélat n'est-elle pas nécessaire pour implorer le pardon et inviter tous ces francos à se réapproprier leur appartenance linguistique, culturelle et spirituelle d'origine? »

  • Claude Gendron
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 17h47
    Un "cardinal" demande pardon! Non mais... pour qui nous prend-il?
    « L'archevêque Marc Ouellet de Québec, selon la tradition, primat de l'Église canadienne, demande pardon aux Québécois pour « le mal » passé et les « attitudes étroites de certains catholiques, avant 1960 ». Non mais... pour qui nous prend-il ? Et après 1960... ?

    Remettons le pendule à l'heure. Je ne doute certes pas de la bonne intention de M. Ouellet. Sa démarche me paraît cependant dépassée dans le monde d'aujourd'hui.

    D'abord, au nom de quelle « Église » parle-t-il ? On m'a toujours enseigné que l'Église était d'abord et avant tout « l'assemblée des chrétiens » qui en font pleinement partie. Or, je ne crois pas que les chrétiens de sa propre Église diocésaine aient autorisé M. Ouellet à parler en leur nom. Pas plus d'ailleurs que ses collègues de la hiérarchie catholique du Québec et du Canada qu'il n'a pas consultés auparavant. Devrait-on alors voir dans sa démarche personnelle un relent de tradition romaine et royaliste qui s'accroche toujours, plus de 40 ans après le Concile Vatican II, à des structures et des interprétations doctrinales dépassée et incomprises dans la société du 21e siècle ?

    L'évêque invite ses lecteurs à chercher des « chemins de réconciliation » et à s'offrir « un dialogue vrai sur les valeurs spirituelles et religieuses qui ont façonné l'identité québécoise ». Or, il y a 40 ans que la voie de l'avenir de l'Église catholique a été tracée et le dialogue, amorcé. Mais, ceux qui devaient aller de l'avant et guider la communauté ont fait la sourde oreille et freiné la démarche, se cramponnant à leurs certitudes et à leurs traditions. Pris dans le tourbillon d'une société en pleine révolution culturelle et voyant que les propos de leurs pasteurs ne collaient plus à la réalité de la vie d'aujourd'hui, les fidèles ont décroché. Ils ont cessé la « pratique religieuse », mais ils ont gardé leur foi dans leur coeur, même s'ils appartiennent à une société laïque.

    Trois ans à peine après le concile, une équipe sacerdotale de la banlieue montréalaise lança un cri d'alarme. À la suggestion des paroissiens, trois prêtres publièrent les propos qu'ils avaient tenus dans leurs homélies, sous le titre "L'Église s'en va chez le diable", éditions de l'Homme, 1968. Constatant les bouleversements qui s'amorçaient au Québec et la lenteur, sinon l'immobilisme, des autorités religieuses à donner suite aux orientations du Concile et à rajuster le tir, les auteurs remarquèrent avec tristesse : « On s'était installé dans un vieux temple et demain il n'en restera peut-être pas pierre sur pierre. » Nous y sommes.

    Quant à la foi qui demeure, ils avaient aussi vu juste : « La foi est une sève aux apparences fragiles, inoffensives, mais, méfiez-vous d'elle, elle a la force de ce qui est vivant. Si c'était elle qui était en train de renverser la confiance dont on avait investi ces pierres d'un passé glorieux mais révolu ? » Les trois prêtres présentèrent alors une foule de perspectives d'avenir et de voies nouvelles à explorer pour l'Église, engageant tous les chrétiens à assumer librement leurs responsabilités au sein de l'Église et à témoigner de leur foi dans la réalité même de la vie au sein de la société civile et laïque. Le livre a été étouffé. Ce fut loin d'être un succès de librairie. Il n'a pas plu à la hiérarchie ni à une bonne majorité du clergé d'alors bien à l'aise dans le confort de ses immenses presbytères.

    C'est surtout pour ce qu'elle n'a pas fait après le Concile Vatican II et pour sa lenteur à revoir en profondeur ses interprétations, ses doctrines et ses dictats, bref pour son impuissance à faire voir le Christ dans la société d'aujourd'hui, que la haute hiérarchie ecclésiastique doit s'excuser. Non ?

    Heureusement qu'avec l'accord de certains évêques à l'esprit ouvert, on voit poindre aujourd'hui des communautés chrétiennes où les laïcs assument pleinement leur rôle d'adultes et d'éducateurs de la foi, dans leurs propres locaux plutôt qu'à l'école publique, et où les prêtres se font animateurs plutôt qu'administrateurs de la foi et de l'être chrétien. Puis, si l'homme et la femme sont égaux et forment les deux volets de l'humanité voulue par Dieu dans l'acte d'amour de la création, c'est pour quand nos prêtresses, monsieur le cardinal ?

    Claude Gendron, simple chrétien
    Rosemère »

  • Pourcher Jordi
    Inscrit
    mercredi 21 novembre 2007 18h09
    Bravo Mgr Ouellet
    « Bravo Mgr Ouellet. Dommage que vous serviez(encore) d'exutoire aux frustrations de ceux qui se croient libres par la consommation 'a outrance et l'ostentation d'un MOI rempli par la spiritualite des marques de grandes entreprises... Meme si je ne suis pas en accord avec vous sur la necessite de maintenir dans les ecoles l'enseignement religieux, je pense que les reactions que suscitent votre lettre montre une chose... que les baby boomers n ont pas changer de tactique. Ils preferent soutenir que la tradition qui les precedait etait du cote obscur de la force plutot que de montrer en quoi eux sont dans la lumi'ere. »

  • Guy Boucher
    Abonné
    mercredi 21 novembre 2007 18h50
    Ce qui est bon pour la société ne le serait-il pas aussi pour l'Église ?
    « Sexisme, homophobie, abus sexuels, abus de pouvoir, antisémitisme : une demande de pardon certes attendue, recevable en partie et, malgré qu'elle ratisse large, incomplète.
    Le cardinal Ouellet omet de parler des diverses formes de discriminations qui continuent d'avoir cours au sein de l'Église (notamment sur toutes les questions concernant la morale sexuelle et l'égalité homme/femme). Tant que l'Église ne fera pas un réel examen de conscience, un réel acte d'humilité et d'ouverture, comme l'aurait fait un certain nazaréen il y a deux mille ans (et de qui elle se réclame) elle ne pourra prétendre éclairer, voire guider la société et, parmi la population, les quelques chrétiens qui demeurent. Ce prélat est-il sincère ou aveugle ? »

  • Martin fortin
    Inscrit
    vendredi 23 novembre 2007 02h34
    Trop peu trop tard
    « Bien que m'evoque une certaine humanité par votre sortie lors de vos excuses, c'est encore dans votre groupe perçu comme étant une démarche personelle. Vous êtes vu comme l'anarchie de ce que vous représentez. j'aime bien me faire une idée positive sur vos intentions mais ce qui est le plus déplorable c'est de voir à quel point vous êtes soutenus dans cette démarche par vos pairs.

    Pour ce qui est de ma situation, Je viens juste de digérer le gros mensonge que l'on m'a gavé alors que je n'avais pas la capacité de raisonnement ou la pensée critique que j'ai aquise lors de mon éducation. Je sais bien que l'objectif premier de votre croisade pour le retour de gavage intensif de jeunes cerveaux a pour but ultime de voir un certain retour de l'agenouillisme de masse. Peu importe ce qui va en résulter je peut vous affirmer que Jamais je n'imposerai une croyance à mes enfants , c'est un choix personnel que se fait avec une certaine critique. L'enfant dans son apprentissage commencera t'il a douter des math? De la physique? des sciences? Ou on va la..? »

  • Marie Laplante
    Inscrite
    vendredi 23 novembre 2007 11h20
    Il faut changer les choses!
    « Si les prêtres avaient eu le droit de se marier, moins de pédérastes et d'homosexuels auraient revêtu le robe sacerdotale. Un prêtre marié aurait mieux compris les besoins des familles et ceux des femmes. La femme du prêtre, comme chez les protestants, aurait pu aider aux diverses oeuvres de la paroisse et aurait secondé son mari. Ceci est encore actuel et sauverait l'Église d'aujourd'hui. Jésus n'a jamais été contre le mariage des prêtres. Tous les apôtres étaient mariés, sauf saint Paul qui n'a jamais connu le Christ. Au Moyen Âge,on a exigé le célibat des prêtres afin de pouvoir récupérer l'argent de leur héritage.
    Aujourd'hui, il faudrait aller plus loin, comme Jésus en son temps est allé plus loin que ce qui était généralement admissible dans sa société. Aujourd'hui, il faut reconnaître l'égalité de la femme et lui donner accès au sacerdoce.
    Enfin, il est généralement admis par les neurologues et autres spécialistes que l'homosexualité est génétique. Pourquoi alors bannir des gens qui n'y peuvent rien et que Dieu, en somme, a créés ainsi?
    L'Église devrait passer des excuses aux actes et au vrai repentir. Il faut changer, admettre l'égalité des hommes et des femmes, accueillir les homosexuels (c'est différent dans le cas des pédérastes qui doivent se contrôler)et cheminer dans ce bel enseignement d'amour qu'est celui du Christ. Jésus, lui, n'a jamais dit : Allez tuer ceux qui ne pensent pas comme vous! Il a dit : Si on vous frappe la joue gauche... »

  • Jose Elysee
    Inscrit
    vendredi 23 novembre 2007 12h47
    Monsieur le cardinal, je salue votre courage
    « Monsieur le Cardinal, je salue votre courage !

    Voilà des lustres qu'une lettre pastorale n'avait éveillé tant de réactions, aussi bien du côté du fidèle que de ceux qui ont remisé leurs convictions religieuses dans les genizah de la laïcité. N'est-il pas surprenant qu'une demande de pardon éveille tant de passion ? Force est d'admettre que selon les thèmes abordés, la hache de guerre est enterrée, le tranchant tourné vers soi ou tourné vers l'autre!

    La virulence des propos des opposants à l'enseignement religieux à l'école laisse croire que le temps n'a pas permis à l'herbe de repousser sur les sillons de leurs blessures. Qui pourrait être autorisé aujourd'hui à demander pardon aux premières nations de l'ensemble du Nouveau Monde pour le mal fait par les immigrants de tous bords? Nous nous drapons dans notre légitimité de 5 siècles de présence sur ce continent pour oublier volontiers que ces dits sauvages n'étaient ni alcooliques, ni vérolés avant que nous ne les ayons initiés à la culture occidentale!

    Refuser au Primat de l'église canadienne le droit de demander pardon, c'est ignorer que le pardon est propre à ceux qui ont une conscience morale. Les lions ne demandent pas pardon aux gazelles qu'ils s'apprêtent à dévorer !

    Bien qu'appartenant à une minorité religieuse protestante, j'ai passé mon enfance dans une école catholique romaine. Je n'y ai pas été endoctriné. Plus de cinquante ans après l'école primaire, je continue de dénoncer avec la même vigueur les excès de l'institution catholique sans pour autant renier mes racines catholiques. Certes, l'Église officielle a été, à la manière des amis de Job, très maladroite dans sa défense du christianisme, mais quel occidental ne serait pas reconnaissant à Charles Martel d'avoir arrêté les Arabes à Poitiers ? Sans ce rempart de la chrétienté contre l'Islam, vous et moi serions nés musulmans tout comme les 400 millions d'Européens! Et le Curé Labelle ne s'est pas fait le défenseur d'une religion-opium-du-peuple quand il s'écriait: 'L'émigration nous dévore. Nos ressources restent inertes dans les entrailles de la terre. Notre bois pourrit sur le sol. Allons-nous périr au milieu de l'abondance? Non, Messieurs! Pour développer notre pays, il nous faut des industries, il nous faut des chemins de fer.'

    À la réflexion, on pourrait se demander si la source du quiproquo ne se trouverait pas dans la peur des gens d'église d'affirmer, à contre-courant du politiquement correct, que leur foi repose sur un impératif catégorique. À savoir la révélation biblique. Ce langage, l'église ne pourrait le retrouver que dans la mesure où elle ferait sienne la philosophie d'un certain Jésus-Christ qui inventa la notion de laïcité en déclarant : 'Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu'.

    Défendre la laïcité, notion à laquelle je suis également profondément attaché, n'est-ce pas aussi respecter l'engagement de fidélité d'un homme à son église lorsqu'il parle de pardon? Notre société laïque a désespérément besoin aujourd'hui du pardon. Qu'elle ne croit plus pouvoir le trouver dans un confessionnal mais plutôt dans le confortable divan d'un psychothérapeute ne change rien à la problématique. Répondre aux excuses par la haine c'est oublier l'accueil et le respect de l'autre même si on ne croit pas à sa manière.

    José Elysée. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 08h26
    Pardon, Monsieur Élysée...
    « Quelle fatigue à vous lire. Pourquoi faire la comparaison d'un être humain avec des lions? En Allemagne nazie, les SS considéraient aussi les juifs comme des chiens, des sous-hommes (voulez-vous des références). Ces protestaions,ce ne sont que simple réaction des brebis éclairés qui retrouvèrent leur chemin véritable sans l'aide du berger qui les fourvoya depuis 2 mille ans. Ne comparez pas les brebis avec les lions, vous manquez aux connaissances de la science de la nature. Le pardon exige du respect, avant toute chose. « La philosophie d'un certain Jésus-Christ », était-il grec celui qui soi-disant inventa la laïcité? Si jésus vivait au Québec, il aurait aussi écrit une lettre de protestation contre l'église catholique. Relisez les évangiles et non seulement ceux de la Vulgate, ceux apocryphes qui ont autant de valeurs que ceux autorisés par l'église sans que nous ayons un mot à dire là-dessus. Sachez que les Arabes ne furent jamais arrêtés à Poitiers, c'est une histoire inventée. Demandez-le aux historiens. Moralité, ce n'est pas aux hommes que l'Église doit demander le pardon mais à Dieu lui-même et à son supposé fils, Jésus-Christ. Mais le Monseigneur Ouellet ne l'a pas fait parce qu'il sait qu'on ne demande pas pardon à celui qu'on a consciemment trahi depuis 2000 ans. »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
32 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009