samedi 28 novembre 2009 Dernière mise à jour 23h41


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Un refus massif des accommodements raisonnables

Une «écrasante majorité» de Québécois souhaite imposer des limites aux accommodements raisonnables. Une forte majorité n'en veut tout simplement pas.

Plus de deux adultes du Québec sur trois refusent toute forme d'accommodements culturels ou religieux dans les lieux publics comme les écoles, les hôpitaux et édifices gouvernementaux (64 %), les lieux de travail (65 %), les centres de loisirs ou le sport amateur (72 %). Dans tous ces cas de figure, moins d'un Québécois sur cinquante (1,7 %) se dit favorable au «plein accommodement».

Les autres Canadiens adoptent une position plus conciliante, mais tout de même assez critique des passe-droits. Un Canadien des autres provinces sur deux ne veut «aucun accommodement» dans les institutions, au travail ou dans les loisirs.

Un sondage de l'Institut de recherche en politiques publiques, dont Le Devoir a obtenu copie, met en évidence cette autre distinction de la société québécoise. Les données sont divulguées aujourd'hui dans le numéro de septembre de la revue Options politiques. Le think thank montréalais lance sa publication lors d'un déjeuner-causerie organisé à la Grande Bibliothèque. On y retrouve plusieurs textes d'analyse du contexte ayant mené à la formation de la commission Bouchard-Taylor, en travaux cette semaine dans la couronne de Montréal. Le sondage en ligne, avec une marge d'erreur de trois points de pourcentage, a été réalisé auprès de quelque 1083 personnes par la firme SES Research.

«L'opposition aux accommodements raisonnables est plus tranchée au Québec qu'ailleurs», résume Sarah Fortin, rédactrice adjointe de la revue. Les Québécois demeurent cohérents en refusant les aménagements en bloc dans les institutions, les écoles, les hôpitaux ou au travail.» Elle note qu'un Québécois sur dix se dit favorable (3 %) ou plutôt favorable (9 %) à «l'aménagement gratuit de lieux de prière dans les installations collectives pour accommoder les minorités religieuses». Par contre, seulement un Québécois sur quatre désire «ne jamais tenir compte» des exigences alimentaires des groupes religieux ou culturels.

Le sondeur Nik Nanos tire une leçon politique très large de ce panorama. «Les Québécois semblent adhérer plus fortement à la vision d'un Canada reposant sur deux peuples fondateurs et deux communautés linguistiques», dit le président de SES Research dans le texte de la revue Options politiques accompagnant les résultats du sondage. «Et c'est sous cet angle qu'ils envisagent un débat comme celui des accommodements raisonnables. Car ils estiment que cette vision des peuples fondateurs est en voie d'érosion.»

La rédactrice adjointe Sarah Fortin n'ose pas aller jusqu'à ce point d'affrontement entre une vision fondatrice et une vision multiculturelle du Canada. «Moi, je comprends surtout que le Québec parle plus des accommodements raisonnables et qu'on y retrouve des positions plus fermes qu'ailleurs au pays, dit-elle. Je ne suis pas convaincue que les résultats auraient été les mêmes si on avait mené l'enquête il y a trois ans.»

Dans tout le pays, 64 % des répondants ont eu connaissance du débat sur ce sujet. La proportion grimpe à 90 % au Québec. C'est là aussi que l'on retrouve la plus forte majorité (77 %) des répondants en faveur de l'option disant que «les immigrants devraient s'adapter pleinement à la culture canadienne». Cette proportion tombe à 36 % dans les provinces de l'Atlantique et à 50 % en Ontario. À peine 5 % des Québécois (mais le quart des gens de l'Ouest) jugent qu'il est «raisonnable de s'adapter dans toute la mesure du possible aux minorités religieuses et culturelles».

***

L'enquête met aussi en évidence une division nette entre les jeunes et les vieux répondants, et ce, partout au Canada. Dans toutes les réponses, la tranche d'âge des 18 à 24 ans s'avère beaucoup plus tolérante et conciliante que les différentes catégories regroupant des gens âgés de 35 ans et plus. En même temps, un jeune Canadien sur deux (48 %) n'a pas entendu parler des accommodements raisonnables. Les jeunes Québécois n'ont pas été sondés à part sur cette connaissance.

Dans le dossier de la revue Options politiques, la professeure Marie McAndrew du département d'études en éducation de l'Université de Montréal se désole de la tournure des débats actuels, en particulier de la «dichotomie nous/eux» ravivée par le débat sur l'intégration et l'identité. «On a parfois l'impression de vivre un mauvais rêve éveillé, comme si on était transporté dans le Québec d'avant 1977 où la nation canadienne-française se concevait comme homogène et vivait son rapport à l'Autre sur le mode de la menace identitaire», écrit l'experte de l'éducation interculturelle, membre du comité d'experts de la commission Bouchard.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Micheline Trépanier
    Inscrite
    mardi 25 septembre 2007 01h37
    Les Québécois ont décidé de s'affirmer !
    « Je pense que monsieur Nick Nanos a raison de penser que les Québécois adhèrent plus fortement à la vision d'un Canada reposant sur deux peuples fondateurs et sur deux communautés linguistiques. Et il s'adonne que l'un de ces deux peuples et une de ces deux communautés linguistiques se trouvent majoritairement au Québec. L'avions-nous oublié ? Il fallait enfin le faire voir clairement. Les Québécois l'ont fait sans équivoque. Bravo! Attention... il ne faut pas conclure pour autant qu'ils méprisent la religion ou la culture des québécois issus de l'imigration.Il ont juste commencé par se respecter eux-mêmes dans ce qu'ils sont. L'ouverture à l'autre ne peut se faire sans l'assurance première du respect de sa propre identité.
    Micheline Trépanier
    Longueuil »

  • Sophie Chauvineau
    Inscrite
    mardi 25 septembre 2007 06h23
    Déroulons le scénario
    « Les exemples d'intégration réussie des 'communautés islamiques, hassidiques' dans les pays européens sont pratiquement inexistantes. Soyons réaliste. Ce n'est pas de rendre service aux enfants de ces classes d'immigrants que de leur permettre de vivre leur religion dans tous les aspects de leur vie, dans des pays aux racines catholiques encore vertes. Cela ne facilitera pas leur intégration. Et comme nous l'a démontré la commission Taylor- Bouchard, tout passe et par l'école et par le travail. Les immigrants qui choisiront le Québec, doivent savoir que leur terre d'accueil permet le culte mais dans le privé. Le 1.5% de notre population qui pratique leur religion dans tous les aspects de leur vie (travail, études, soins de santé etc) ne doivent jamais avoir préséance sur la majorité de la population du pays qui les accueilles. Je n'aime pas penser que ces communautés religieuses qui ne permettent pas cette liberté qu'ils exigent tant ici, dans leur propre pays d'origine, nous demande cela. Ne soyons pas gêner d'être ce que nous sommes !! On doit mieux choisir nos immigrants car il est possible, si nous déroulons le scénario jusqu'au bout, de vivre ce que vivent certains pays européens. La paix sociale a un prix. Nous avons relevé beaucoup de défis au cours des dernières décennies au Québec pour en arriver aujourd'hui ou nous en sommes. Nous avons envoyés nos enfants dans les écoles que nous avons fondés (les universités francophones québécoises), nous avons pris les commandes des moteurs économiques de notre province à forte majorité francophones (révolution tranquille), les femmes sont maintenant dans toutes les sphères du monde moderne. Ces immigrants qui ne vivent pas dans le même siècle que nous, ne peuvent que générer des conflits. A savoir pourquoi ils immigrent dans des pays où ils connaissent le degré
    De 'dégénérescence' de nos sociétés, demeurent un mystère pour moi. Et que nos gouvernements acceptent ces catégories d'immigrants qui ne désirent même pas s'intégrer est un plus grand mystère encore ! »

  • Michel Chayer
    Inscrit
    mardi 25 septembre 2007 07h24
    Je ne me sens pas comme une mixture folklo-ethnique
    « L'experte en «éducation interculturelle» (sic) et membre du comité d'experts de la commission Bouchard, Mme Marie McAndrew, a beau claironner qu'elle a «l'impression d'être transporté dans le Québec d'avant 1977 où la nation canadienne-française se concevait comme homogène», chose certaine, en mon fort intérieur, je me sens «nous» plutôt que «eux».

    En fait, je ne me sens ni Papou, ni Lapon, ni Moldo-slovaque, ni Japonais, pas plus que je ne me sens comme une mixture folklo-ethnique. Même si je conchie Céline Dion, je me sens à 110% Canadien-français, i.e. pour les amateurs de sémantique, je me sens Québécois de souche. (Calice!). »

  • Louise Hurteau
    Inscrite
    mardi 25 septembre 2007 07h46
    Les accomodements raisonnables OK, par contre l'abus religieux, non merci.
    « En tant qu'athéiste, j'en ai comme soupé honnêtement de la bétise religieuse qui de tout côté tente de s'imposer. Que ce soit pour les catholiques, protestants, islamiques, ou hassidiques, et j'en passe, une religion se pratique dans la vie privée. Les lois et les règles qu'on impose à tous, doivent être observées par tous et aucune exception n'est justifiable sous des préceptes religieux. La laïcité de nos lieux publics se doit d'être conservée.

    Sous un ordre personnel, je comprends mal que certains immigrants tentent de répliquer ce qui grugent la démocracie de leur pays. Il n'y a rien de démocratique dans la théocracie. Le dogme est néfaste à l'ouverture d'esprit, l'avancement; le dogme religieux est l'anti-thèse de la liberté et de l'équité sociale. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 25 septembre 2007 07h59
    Allez prier chez-vous
    « Est-ce qu'un contrôleur aérien musulman qui ne veut pas interrompre une de ses prières au travail, ce qui serait à l'origine d'un grave accident d'avions pourrait être remercié de ses services ? Il pourrait invoquer le droit de pratiquer sa religion et/ou la discrimination basée sur la religion, pour faire canceller son licenciement ?

    Bonne question ! La réponse ? »

  • Jean Lapointe
    Abonné
    mardi 25 septembre 2007 08h38
    Les jeunes il faut les instruire.
    « Si être tolérant et conciliant est fondé sur l'ignorance et l'inconséquence, ce n'est plus de la tolérance. C'est être irresponsable.

    Je ne suis pas surpris d'apprendre que certaines enquêtes montreraient que les jeunes seraient davantage enclins à accepter ce qu'on appelle les «accommodements dits raisonnables» .

    S'ils le sont est-ce que ce n'est pas parce que c'est «politically correct»?

    Nous les adultes est-ce que nous n'avons pas la responsabilité de leur faire voir que c'est plus compliqué qu'ils ne le pensent et qu'il y a très probablement des aspects du problème qu'ils n'ont pas vus? »

  • Max Roujeon
    Abonné
    mardi 25 septembre 2007 08h50
    Ouf ! Tout n'est peut-être pas perdu!
    « Je me sens moins seul tout à coup.
    Je pense moi aussi que si l'on veut supprimer, des droits à un groupe (les québécois) pour se les octroyer au nom de ses croyances et que l'on habite chez ce groupe que l'on dépouille pacifiquement, soit sans l'usage de la force; c'est une forme de conquête et d'asservissement et de rejet du groupe en question.
    Les accommodements raisonnables c'est un «cheval de Troie». Je fais référence à celui d'Achille dans la guerre du même nom, pas aux virus d'aujourd'hui, quoi qu'ils portent bien leur nom, car sous une apparence bénigne, ils détruisent tout.
    Le meilleur moyen d'asservir et de conquérir le pays d'accueil c'est ces petites demandes insignifiantes apparemment.
    On accorde, on accorde et tout à coup du jour au lendemain, on se réveille et on se rend compte trop tard que l'on est plus chez nous, que le pays est chambardé et inhabitable pour celui qui y est né.
    Car le problème, c'est que ce qui est octroyé à l'un est retiré à l'autre ou le brime.
    Se baigner dans une piscine aux ouvertures camouflées n'est pas très agréable quand le soleil brille dehors. Il n'y a là aucune forme d'exhibitionnisme ostentatoire.
    Pourquoi vouloir bénéficier des journées fériées de sa religion quand on a quitté le pays de cette religion?
    Je concevrai à la rigueur que leur foi étant si forte, tout pratiquant prend à ses frais la journée «off» en signe de profonde adoration, le sacrifice n'en sera que plus grand, mais vouloir se faire payer... c'est se payer gentiment notre fiole, désolé.
    Lors d'une comparution à Hull, une fonctionnaire qui «en avait pas mal plus» que beaucoup de gars a demandé à récupérer son «party de Noël» car, pour ne pas faire de peine à certains, il est devenu (je ne le savais pas) une «activité festive d'hiver» ou un truc du genre. Quelle bêtise!
    Tout pratiquant qui se respecte accepterait que «les autres» aient un party de Noël et si cela choque ses convictions religieuses s'abstiendrait, en s'en excusant, d'y assister.
    Si sous le prétexte «d'intégrer on désintègre celui qui intègre», est ce bien la bonne façon de faire les choses?
    Mais le problème, est-ce nous? Ou sont-ce les gouvernements qui, pour plaire à tous, déplaisent à tous en fin de compte?
    En tout cas, la commission semble ne pas révéler ce que le gouvernement en attendait...
    Cela prouve que quand c'est assez, c'est assez et que même la passivité légendaire des québécois a ses limites. »

  • Denis Paquette
    Abonné
    mardi 25 septembre 2007 10h08
    Auront-ils le courage
    « La question est-ce que les commissaires auront le courage de définir en terme clair, ce qui est publique,de ce qui est privé. Auront-ils seulement le courage d'aborder la question ,ou décideront-ils comme trop souvent nous l'avons vus, d'avoir une approche mi-chevre, mi-choux, permettant a n'importe qui d'interpreter les accomodements raisonnables selon leur convenance, a l'origine de cette crise »

  • Dany Pelchat
    Abonné
    mardi 25 septembre 2007 10h12
    Refus massif des accomodements raisonnables
    « Je ne suis pas surpris que tant de gens au Québec soient contre toutes formes d'accommodements raisonnables. Cependant, il faudra vite se rendre compte que même si nous choisissons massivement de refuser les accommodements dits "raisonnables", il y aura toujours des gens qui iront se plaindre en cours suprême et ils obtiendront gain de cause et ce parce qu'un de nos petit québécois (Trudeau le père) nous a enfermé à tout jamais dans un carcan dont nous ne pourrons nous débarrasser qu'en devenant un pays souverain. Pendant se temps, nous devrons subir, que ça nous plaise ou non, tous les accommodements qui nous seront imposés par la cour suprême de nos voisins de l'Est et de l'Ouest. »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 25 septembre 2007 11h02
    Question biaisée
    « Il était troublant d'entendre monsieur Bouchard demander aux participants s'ils considéraient inquiétant qu'un si petit pourcentage de la population québécoise puisse être menaçant pour la majorité, comme si des accomodements pour un petit groupe ne serait pas demandés par d'autres et que ces accomodements (pour conserver leurs différences) n'étaient pas un affront à notre propre identité nue dans sa laîcité! Accomodants, faudrait-il se ceinturer de la ceinture fléchée pour affirmer notre prépondérance, notre majorité?

    Claude L'Heureux »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mardi 25 septembre 2007 11h14
    Laicité quand tu nous tiens..
    « C'est une bonne nouvelle puisque cela permettra de mettre les pendules à l'heure. Les québécois ont bien réagi et je suis heureux de leur réaction. Que l'on ne dise pas encore que c'est par racisme ou intolérance qu'ils rejettent ces "incommodités déraisonnables". C'est la laicité qui s'exprime et elle se doit d'être protégée. »

  • francis batt
    Inscrit
    mardi 25 septembre 2007 11h24
    Déboulonnons le scénario
    « 1) C'est "sur Tous les Peuples" que s'appesantit "la menace identitaire" (par le moyen notamment de "la doctrine marxiste-mondialiste des Universités", et de leur réseau coordonné, lequel distille cette doctrine matérialiste dans le monde entier).
    C'est précisément "ce scénario de guerre civile généralisé" qu'il s'agit de "déboulonner" ; scénario de "mauvais rêve éveillé" que le système voudrait à toute force imposer partout...

    2) Ayons Confiance ! Si "le diable poursuit un but", c'est "par ce but que poursuit le diable", que "Dieu poursuit son propre But", lequel "est tout Autre", et que l'on peut chercher à deviner.. C'est ce que G.W.F.Hegel appelle : "La Ruse de la Raison dans l'Histoire"...

    En réalité, ce sont Tous les Peuples qui attendent une Résurrection face à l'oppression, et pas seulement le Peuple Québécois...
    Francis Batt »

  • Jasette
    Abonné
    mardi 25 septembre 2007 11h26
    La tolérance a bien meilleur goût en autant que tout le monde veulent bien mettre un peu d'eau dans son vin.
    « La nation canadienne-française ne se conçoit pas comme homogène au Québec. Mais, la nation canadienne-française au Québec ne cherche pas à imposer ni sa ou ses religions, ni sa culture aux autres communautés établies au Québec. D'où son refus, en terme de statistiques et en admettant qu'elles sont représentatives de la réalité québécoise, des accommodements raisonnables. Par contre, la nation canadienne-française ne veut pas non plus se faire imposer ni la religion, ni la culture des autres communautés établis au Québec.

    D'autant plus que ce qui ressort de tout ça, c'est que, semble-t-il, ce sont des "minorités" des autres communautés établis au Québec qui "donnent l'impression" de chercher à nous imposer sa religion ou sa culture en faisant l'étalage de leurs croyances et/ou de leurs principes à la vue des autres. La nation canadienne-française n'a fort probablement rien contre les croyances et les principes des autres communautés établies au Québec, en autant que ces dernières ne cherchent pas à leurs imposer quoi que ce soit de ce point de vue.

    Pour moi, accepter les accommodements raisonnables au nom de la tolérance envers les autres communautés québécoises, en principe, ce serait idéalement la bonne attitude à adopter. Mais, ce serait comme d'ouvrir une boite de Pandore. Surtout, quand on sait que ces accommodements raisonnables, à ce qu'il semble, résultent de des gestes posés par des "minorités" des autres communautés établies au Québec. D'ailleurs, on entend souvent des témoignages informels de des gens des autres communautés établies au Québec qui ne demandent qu'à vivre en paix avec tout le monde. En ce sens qu'ils veulent bien vivre leurs croyances et leurs religions en harmonie avec tout le monde et dans l'intimité de leur milieu et de leur foyer.

    En somme, refuser les accommodements raisonnables, ce n'est pas un signe ni un gage d'intolérance. C'est plutôt le reflet que la nation canadienne-française veut vivre en paix avec toutes les autres communautés établies au Québec, pour autant que ces dernières font la même chose avec eux. Tout le monde voudrait vivre idéalement en harmonie avec tout le monde. C'est à la nation canadienne-française et à chaque communautés établies au Québec à faire sa part dans ce but. En définitive, les frontières de la tolérance commencent par l'acceptation des autres mais aussi par le refus de s'en faire imposer par les autres. »

  • Mastaki Bayange
    Inscrit
    mardi 25 septembre 2007 11h47
    Des accommodements raisonnables, la presse fait-elle son travail?
    « Bonjour à toutes et à tous!

    Eh bien, la question qui me vient à l'esprit, quand je regarde tout ce débat autour de la notion d'accommodement raisonnable qui fait rage au Québec, est celle de savoir si tous les intervenants pensent à la même chose. Et, c'est là ma question de savoir si la presse fait bien son travail de conscientisation de la masse ou se laisse un peu aller aux émotions.

    Depuis l'affaire Mailloux à "tout le monde en parle", je suis encore, comme par accident, revenu revisiter l'émission dimanche dernier. Monsieur Lapage interviewait un musicien bi-culturel qui vit en Gaspésie. Au passage, comme souvent, il lui a demandé son opinion sur "ce qui se passe au Québec en ces jours". Sous des applaudissements nourris de la salle, j'ai entendu l'heureux invité s'attaquer justement aux accommodements raisonnables. L'animateur n'a pas cherché à fixer son interlocuteur, un peu comme s'il laissait quelqu'un d'autre dire tout haut ce qu'il pense tout bas. Et ils sont nombreux de ces hommes et femmes du Québec qui influencent les opinions qui se comportent de cette façon. Il ne sert alors à rien de se questionner sur la statistique très élevée, au Québec, des personnes qui sont opposées aux accommodements raisonnables.

    Mais, c'est quoi ça les accommodements raisonnables?

    Le débat sur des accommodements raisonnables, à mon humble avis, ne datent pas d'aujourd'hui. Il prend sa naissance avec la construction étatique canadienne et façonne, à travers des décennies, les mêmes valeurs canadiennes que certains veulent couler dans du bêton armé. Chaque société évolue...

    Allons-y avec quelques cas pour illustrer mon propos. Ici et là au Canada, il y eut un moment où un vendeur pouvait refuser de vendre la boisson à une personne racialisée, soit-elle "indien" ou "noir". Dans les premiers cas, la Cour suprême du pays jugea que le vendeur était libre d'accueillir qui il voulait dans son bar... Puis, il est arrivé un moment où une femme a voulu devenir avocate. Cela n'a pas été accepté à l'époque par la même sorte d'individus qui manipulent le concept simple d'accommodement raisonnable. En 1999, c'est à une femme qu'on a réfusé de garder son métier de pompier qu'elle faisait déjà depuis trois ans pour cause de son incapacité à courir autant que ses collègues masculins. Pourtant, un autre choix de test(l'endurance psychologique face aux dangers du métier, par exemple) lui aurait peut-être favorisé. Peu avant elle, je crois, c'était le turban des Singh au sein de la GRC. Depuis 1969, on peut voir comment a évolué tout le débat sur l'homosexualité et les homosexuels. Que dire du débat autour de la question relative à la peine capitale en 1976, etc... Tous ces cas ont soulevé le tollé au sein de la majorité mais l'érection des valeurs démocratiques et la société en sont sorties gagnantes.

    Aujourd'hui, c'est la femme musulmane voilée qui veut voter; une expression démocratique à encourager plutôt! En quoi le fait qu'elle soit voilée enfreint-il à mon droit de vote en tant que citoyen? Par contre, quand arrive le moment de prendre un vol international, j'aimerais qu'une femme douanière nous rassure que c'est ma voisine de l'élection qui voyage. Donc cas par cas, contexte par contexte!

    Bref, je suis porté à croire que la presse québécoise fait mal son travail... Soit dit en passant, regardé les émissions de télévision qu'il y a au Québec, on peut compter les minorités racialisées travaillant à ce medium au bout des doigts. Tout ceci vient prouver pourquoi, à mon avis, la statistique de personnes opposées au concept même d'accommodement raisonnable est très élevée.

    Mastaki »

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    mardi 25 septembre 2007 11h56
    Mourez en paix, les purs
    « Un pays vivant évolue et se transforme lentement sinon il meurt de sclérose. C'est comme une langue, un pays. Prenons le latin par exemple: une langue morte qui survit toujours à travers les langues romanes dont elle est la mère.

    Pour subsister, il nous faut nous renouveler. Nous sommes à la croisée des chemins: mourir purs ou survivre en s'oxygénant à de nouvelles sources.
    . .

    Ce pays du Québec m'étouffe. Donnez-moi de l'oxygèèèène!! »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    mardi 25 septembre 2007 12h07
    Culture canadienne?
    « La différence de perception entre les québécois et le reste du Canada (ROC) au sujet des « accommodements raisonnables » n'est pas du tout étonnante. Québécois de souche, ça fait presque 20 ans que je vis au Canada anglais et j'ai bien du mal à comprendre la différence entre les cultures canadienne-anglaise et américaine (je conviens que c'est peut-être parce que je ne les comprend pas). Les soit-disant « accommodements » viennent souvent de pair avec le statut d'immigrant (alors que ce n'est pas nécessairement vrai) et les immigrants en général parlent l'anglais et vivent en nord-américains dans le ROC. Par contre, il est évident qu'il existe une culture québécoise forte, qui imprègne aussi la culture canadienne-française du ROC et sa situation est toujours relativement précaire, particulièrement dans le ROC. Les « accommodements » pourraient avoir pour conséquence d'affaiblir encore plus la culture québécoise, la diluer, et de fait poser une éventuelle menace à l'identité québécoise comme telle et, par extension, à l'identité franco-canadienne. Éventuellement, il est possible qu'à un moment donné, il soit impossible à un québécois de souche de vivre dans un milieu qui reflète complètement sa culture, ce qui va nécessairement lui enlever un niveau de confort. Si je suis issu d'une autre culture, je pourrais toujours retourner dans mon pays ou ma région d'origine pour me ressourcer mais si l'identité québécoise elle-même se dilue et se perd, où vais-je pouvoir me tourner?

    La question ancillaire est le fait que ces « accommodements » sont généralement dans un contexte religieux et cela vient en conflit avec un élément important qui fait partie maintenant de la culture québécoise, à savoir la séparation entre l'Église (dans le contexte de la révolution tranquille, on réfère à l'Église catholique) et l'État. En d'autres termes, l'État n'a rien à voir avec les pratiques religieuses de qui que ce soit et ces dernières doivent demeurer un choix personnel, exercé en privé. Si d'une part l'État se doit d'éviter d'affecter la pratique religieuse, d'autre part, les pratiques religieuses personnelles n'ont pas leur place dans le domaine public et, dans ce contexte, tout « accommodement » est non seulement inutile mais aussi contraire à la spécificité de la société québécoise. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 25 septembre 2007 12h54
    le mépris de la McAndrew pour les Tremblay d'Amérique
    « La McAndrew fait un "mauvais rêve éveillé, comme si on était transporté dans le Québec d'avant 1977 où la nation canadienne-française se concevait comme homogène"

    Comme si les Landry de Gaspésie et les Lavoie de St-Foy, les Dumont de Rosemont et les Tremblay du Saguenay avaient disparu de la carte! Comme si le Québec français était devenu comme une annonce de Wall Mart ou de Canadian Tire avec 30% de minorités visibles. »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    mardi 25 septembre 2007 13h25
    Jean Lapointe, éduquez-moi, mais avant, lisez ceci!
    « Nous entendons des discours de personnes qui sont pour et d'autres qui sont contre les accommodements raisonnables. Je n'ai absolument aucun problème avec ça.

    Où j'ai un problème, c'est avec les gens qui sont à la fois des fédéralistes ou des autonomistes et qui sont contre les accommodements raisonnables. En tant que fiers Canadiens et Canadiennes ilest totalement absurde de pouvoir se prononcer concernant ce sujet. La Charte canadienne des droits et libertés existe justement pour que l'on ait pas à se prononcer, et même Charest et les gens à la tête de la Commission le savent que cette dernière ne va absolument RIEN changer.

    Pourquoi ne pas plutôt donnez des cours d'histoire à la population? Ah oui, c'est vrai, c'est plus le fun Pénétration Double et ça pourrait éveiller leur conscience.

    Si ces imbéciles (moi je ne vais pas faire dans le politiquement correct) je le répète, si ces ignares de Québécois (plutôt Canadiens-français) ne sont pas conscient que cette charte existe et qu'en plus elle a été annexé à la Loi de 1982, laquelle n'a pas été signée par le gouvernement du Québec, et bien MERDE.

    Enfin, moi je parle 4 langues, je suis éduqué, ouvert sur le monde, indépendant depuis l'âge de 17 ans et politisé. Ce que je voudrais dire à monsieur Jean Lapointe c'est qu'il avait juste à faire l'indépendance s'il est souverainiste, et s'il est fédéraliste, et bien je n'ai pas de leçon à recevoir de lui, peu importe son âge, surtout si je parle au Sénateur visage à deux face!

    Les souverainistes devraient (BQ, PQ et QS) devraient aborder la souveraineté en parlant d'histoire. Pas besoin de remonter à 1837, il suffit de parler de la Charte de PET et la Loi de 1982, et on va en ramener plusieurs au bercail. Dumont ne pourra pas rester autonomiste bien longtemps. »

  • Langlois Denis
    Inscrit
    mardi 25 septembre 2007 14h15
    L'incontournable égalité
    « À mon avis, en écoutant les audiences de la commission Bouchard/Taylor, ce n'est ni la vision fondatrice du Canada ni les aléas de l'opinion publique québécoise qui expliquent la position actuelle des Québecois. C'est plutôt une conviction, construite et passablement assumée, de l'égalité: hommes/femmes et catholiques/musulmans/juifs... Se peut-il que les Québécois aient saisi, avant d'autres (!) la portée de ce que veut dire vivre dans un État laique pour l'espace public?! Il y a bien sûr de l'intolérance qui s'exprime, voire du racisme à l'occasion, mais c'est cet acquis, issu de la Révolution tranquille, que les Québecois tiennent à préserver je crois. Et je ne suis ni nationaliste, ni indépendantiste!
    Denis Langlois »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 25 septembre 2007 14h23
    Une majorité minoritaire
    « L'essentiel de la réflexion que suscite la commission Bouchard-Taylor se fait comme si le Québec était un pays souverain et que, en tant que tel, il devait sans crainte ouvrir son coeur aux cultures et religions que lui amène l'immigration. Le Québec est une province, qui n'a le contrôle complet ni sur l'appareil de sélection des immigrants ni sur les demandes que font certains de ces derniers pour retrouver ici la culture et la religion de leur pays d'origine. Les Québécois qui ont participé au forum de St-Jérôme ont dit être très inquiets pour leur identité. Et les intellos de l'élite, Bouchard en tête, tentent de les ridiculiser à coup de statistiques.
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Michaël Lessard
    Inscrit
    mardi 25 septembre 2007 14h46
    Je suis un idiot comme les autres, avec ma culture et ma religion
    « Ma culture, mes croyances et valeurs inspirées de la religion chrétienne, et même mes conceptions politiques (gauche, droite et compagnie), ne sont évidemment pas des Vérités et elles sont aussi idiotes que celles des autres.

    Pourquoi mes vacances issues de la religion catholique, comme Noël ou Pâques, seraient jugées quelque chose de fixe par rapport aux fêtes religieuses des autres cultures? Un accommodement raisonnable dans une entreprise (qui doit se négocier avec l'employeur et être viable pour le travail demandé), ça peut être qu'un Musulman ait ses vacances à un moment différent. Ça change quoi dans votre vie?

    Certains jeunes seront jugés ignorants pour leur respect des différences, or c'est peut-être simplement qu'ils et elles ont le sentiment d'appartenir à une Humanité qui doit apprendre à co-habiter; au lieu de n'être que Québécois-es ou Canadien-nes.

    Mais, en conclusion, il est IMPOSSIBLE pour la tendance humaniste ou multiculturelle et pour la tendance nationaliste identitaire d'arriver à un consensus. DONC, il faut s'entendre sur des principes clairs. Par exemple, aucune salle de prière pour toutes les religions, ni pour les Chrétien-nes, point. En autant que nos lois s'appliquent à tout le monde, dans les institutions publiques, sans exception pour nos propres trucs d'origine chrétienne.

    Par contre, tout être humain a le droit de s'habiller comme il ou elle le veut et de porter tous les symboles souhaités. Il y a des libertés fondamentales qui ne sont pas négociables. Si une majorité au Québec devient oppressante pour les minorités, je vais faire la chose honorable et me placer avec les minorités.

    C'est quoi nos valeurs québécoises au juste? Si c'est défendre les droits et libertés de tous les êtres humains, d'accord.

    - Michaël Lessard, être humain de 36 ans, travailleur communautaire,

    qui, jadis, était fier de sa culture québécoise moins conservatrice que la culture anglophone.
    --

    Sur le site de la commission, il y a un questionnaire intéressant avec des exemples de cas où vous pouvez choisir ce qui vous semble acceptable ou non. Cliquez sur le lien Votre avis.
    http://www.accommodements.qc.ca/votre-avis/ »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mardi 25 septembre 2007 15h37
    @Mastaki Bayange ...
    « Je suis d'accord avec vous. La presse québécoise (Mis à part quelques exceptions...) est opportuniste et sans authenticité morale. Tout est bon pour une "réussite". C'est comme si les journalistes jouaient à être journaliste. C'est tout simple, il n'y a qu'à lire leurs éditos ou leurs papiers pour mieux s'en rendre compte. D'ailleurs, ils invitent rarement ou jamais (mis à part Le Devoir et VOIR) de vrais intellectuels parce qu'ils ont peur de montrer l'étendue de leur ignorance ou le manque de dialogue qu'ils pourraient avoir avec eux. Il en existe pourtant des intellectuels de haut niveau au Québec. La télévision n'est pas un lieu d'information et à cause de leurs incompétences, ces journalistes préfèrent faire semblant de savoir ce qu'ils disent et voilà que le populisme frappe. Je ne crois pas que le peuple québécois soit comme ça mais je crois dur comme fer que le principal danger ici, au Québec, c'est l'ignorance absolue et totale d'une bonne partie de la classe journalistique qui écrit par-ci et par-là des inepties à mourir de honte pour un pays.
    Mais il est difficile de remettre en question tout ceci car ils ont le monopole de l'information. Donc vous avez raison de dire : « Bref, je suis porté à croire que la presse québécoise fait mal son travail... Soit dit en passant, regardé les émissions de télévision qu'il y a au Québec, on peut compter les minorités racialisées travaillant à ce medium au bout des doigts. Tout ceci vient prouver pourquoi, à mon avis, la statistique de personnes opposées au concept même d'accommodement raisonnable est très élevée. »
    C'est une affaire de confrontation de connaissance, de politique et d'éthique. N'oublions pas que c'est petit Montréal et le reste de la Province. Les places sont chères. C'est dommage car vous voyez disparaitre des géants comme Robert Lévesque ou Stéphane Lépine pour la littérature, Jean Larose et consorts...Nous avons Dieu merci encore George Leroux pour la philo et Cornellier pour les essais et quelques autres, seulement ils se comptent sur les doigts de la main. Ce n'est pas à cause d'eux que nous ne les voyons pas ni des québécois mais des journalistes à la petite semaine. Quand l'Opportunisme tue. »

  • Claire Gauthier
    Inscrite
    mardi 25 septembre 2007 20h32
    C e s t ... Faux !
    « La plupart des "accommodements" supposément "raisonnables" médiatisés sont en fait des concessions, faveurs, ou passe-droits DÉraisonnables. C'est ce qui est en réalité DÉraisonnable et INjuste qui irrite les gens... Les gens n'ont rien contre ce qui est réellement raisonnable... »

  • André M. Laforest
    Abonné
    vendredi 28 septembre 2007 11h01
    Les retombées du débat sur les accomodements raisonnables
    « Il ressort du débat que les accomodements sur l'égalité des sexes, sur les accomodements religieux dans l'aire publique et le laxisme pour ne pas respecter la langue française ne passent pas. Il resort de ce débat que nous sommes une minorité fragile et que nos gouvernants gouvernent en peureux et que le laissez-faire est la règle. La sentence sur le kirpan fait loi et si un couteau ou poignard est admis dans les écoles laïques alors que son port est refusé dans les avions et les cours de justice, tous ont compris que les droits individuels ont priorité sur toutes nos façons de vivre du moins dans l'état actuel de la législation. Qu'attend le gouvernement du Québec pour invoquer la clause nonobstant sur la décision de la Cour suprême sur le kirpan? Ce sont des politiciens de paille ou pleutres que nous avons à Québec. De là naît l'insécurité collective qui justifie les levées de boubliers sur les accomodements déraisonnables. Honte au gouvernement Charest qui est sanctionné par sa chute libre dans les sondages. Des jours meilleurs à venir pour les partis libéraux et du Québec et du Canada sont lointains et peu probables de revenir. André-M. Laforest Saguenay »

  • ntet mitond
    Inscrit
    samedi 29 septembre 2007 03h00
    meilleure solution aux acommodement raisonnable.
    « La fille d'un prédicateur réputé a été interviewée dans un talk-show télévisé et l'animatrice lui a demandé « Comment Dieu a pu laissé une telle horreur se produire ? (La dernière tuerie au campus de viginia tech )

    Cette jeune fille a donné une réponse aussi profonde que perspicace..

    « Je crois que Dieu a été profondément attristé par tout ça, au moins autant que nous, mais depuis des années nous lui disons de sortir de nos écoles, de sortir de nos gouvernements et de sortir de nos vies. En tant que'gentleman', Il s'est calmement retiré.

    Comment pouvons-nous espérer que Dieu nous donnera sa bénédiction et sa protection si nous insistons pour qu'il nous laisse seuls ? »

    Concernant les récents évènements, attaques terroristes, tuerie dans les écoles, guerres, etc. Je crois que cela a commencé avec Madeleine Murray O'Hair (elle fut assassinée ) qui s'est plainte de ne plus vouloir la prière dans les écoles, et nous avons dit OUI.

    Puis un autre a dit que nous ne devrions pas lire la Bible à l'école la même Bible qui enseigne 'Tu ne tueras point, tu ne voleras point, et aime ton prochain comme toi-même et, nous avons dit OUI.

    Ensuite, le Dr. Benjamin Spock a dit que nous ne devrions pas taper nos enfants quand ils agissent mal car leur petite personnalité serait faussée et nous pourrions altérer leur estime personnelle. (Le fils du même docteurs'est suicidé).

    Ils disent qu'un expert devrait savoir de quoi il parle peu importe ce qu'il nous dit et nous avons dit OUI.

    Maintenant, nous nous demandons pourquoi nos enfants n'ont pas de conscience, pourquoi il ne font pas la différence entre le bien et le mal, pourquoi ils peuvent sans émotions tuer des étrangers, des parents ou eux-mêmes.

    Probablement qu'à force de profondes réflexions, nous en viendrons à la conclusion que cela a à voir avec le principe de 'récolter ce qu'on a semé' ?!

    C'est drôle de voir à quel point il est simple pour les gens de rejeter Dieu et se demander ensuite pourquoi leur monde devient un enfer, à quel point nous croyons tout ce que les journaux disent et remettons en question tout ce que la Bible dit.

    C'est drôle de voir que nous pouvons envoyer des 'jokes' par mail qui se répandent comme un feu de paille mais lorsqu'on envoie des messages à propos de Dieu, les gens y pensent à deux fois avant de les partager.

    C'est drôle de voir que des articles impudiques,grossiers, vulgaires et obscènes se propagent si facilement et librement mais des discussions publiques sur Dieu sont supprimées des écoles et des entreprises.

    C'est drôle de voir que quand vous allez lire ce mail, vous ne l'enverrez probablement pas à beaucoup de gens de votre carnet d'adresse parce que vous ne savez pas en quoi ils croient ou ce qu'ils penseront de vous.

    C'est drôle de voir que nous nous préoccupons plus de ce que les gens pensent de nous que de ce que Dieu pense de nous.

    Partagez ce message si vous croyez qu'il en vaut la peine, si non jetez-le? Personne ne le saura ! Mais si vous jetez ce processus de réflexion, ne vous plaignez pas du mauvais état du monde dans lequel nous vivons !

    BONNE MEDITATION. »

  • Luc Connolly
    Inscrit
    lundi 1 octobre 2007 08h48
    L'accommodement passe par le respect réciproque
    « L'accommodement passe par le respect réciproque

    Nous, peuple premier regardons du fond de notre réserve le débat sur qui va céder sur l'autre. Rappelons-nous l'imposition de l'Église pour rendre croyants sur la base des trois « c », commerce, christianisme et civilisation.

    Nous avons vue s'installer sur notre territoire la religion des colons qui mut par le commerce ont affirmé haut et fort par méconnaissance que nous étions moins brillants parce qu'on ignorait leur coutume, mais que dire de vos connaissances barbares et destructrices génocidienne.

    Quel est donc ce monde qui se sert d'idéologie comme se sont servis les dictateurs pour maitriser leur peuple et les asservir à la voix du monisme exprimer par la propagande.

    Sachez-le créer le débat constitue une forme de sondage auprès de l'électorat pour connaître sa sensibilité et imposer une dictature idéologique sur le maintien rigide des traditions coloniale. N'est-ce pas ce qui est arrivé en Amérique. D'abord colonie française, puis anglaise avec une majorité francophone catholique obligé de faire serment à la couronne pour accéder à des hauts postes. Non! ce n'est pas un cour d'histoire. Donc, les canadien français se sont battus pour leur religion et encore aujourd'hui lutte pour freiner l'expansion islamique qui s'étend sur la surface de globe comme le christianisme l'a été auparavant.

    En conclusion.

    La diversité biologique de la terre est à conserver, tous en conviendront. Un chef a dit « Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Ce n'est pas l'homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu'il fait à la trame, il le fait à lui-même.» donc conservons nos richesse préservons là des pollueurs d'esprit, respectons notre prochains. Recueillons-nous dans un lieu privé et respectons notre être. Les démonstrations sont les manifestations de la société rassemblée et unis. Prier en son coeur est le point fort de notre méditation. Soyons discret et en famille transmettons ce que l'on a de plus précieux.



    Luc Connolly
    Mashteuiatsh »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
26 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009