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Commission Taylor-Bouchard: entrée en scène des experts

Les experts entrent en scène cette semaine à la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables. Le comité-conseil, formé essentiellement d'universitaires, se réunira pour la première fois vendredi. D'ici là, quatre groupes de recherche auront déposé les analyses que la commission leur a commandées, selon les informations obtenues par Le Devoir.

Cet encadrement intellectuel des travaux de la commission vise à mieux la préparer pour les séances de consultations publiques réparties sur tout le territoire au cours des trois prochains mois. La première rencontre, avec présentation de mémoires, aura lieu à Gatineau mardi prochain, le 11 septembre.

Par contre, il n'est pas encore acquis que la quinzaine de membres du comité d'experts soient appelés à assister aux débats publics. La question sera tranchée cette semaine. Le mandat des savants vise essentiellement à stimuler et à appuyer les réflexions des commissaires. «Ce sont des experts et ils fournissent de l'expertise», résume Sylvain Leclerc, porte-parole de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodements reliées aux différences culturelles.

Le groupe savant rassemble surtout des professeurs de l'Université de Montréal (sept) et de l'UQAM (quatre). Tous proviennent des départements de science politique, de sociologie, de philosophie, de religions et d'éducation. Très peu semblent ouvertement associés à la mouvance souverainiste. Les deux commissaires, eux-mêmes historien et sociologue (Gérard Bouchard) et philosophe (Charles Taylor), ont donc minimisé le recours à des éminences grises provenant des milieux constitutionnels et juridiques, malgré l'importance des décisions en cours dans la «crise» actuelle.

«Le mandat de la commission, tel qu'il a été défini, pouvait être abordé de deux manières: dans un sens large ou dans un sens plus étroit, résume d'ailleurs le texte de présentation des objectifs de la démarche. Le sens plus étroit consistait à s'en tenir à la dimension proprement juridique de l'accommodement raisonnable. [...] La seconde façon consistait à voir dans le débat sur [ces accommodements] le symptôme d'un problème plus fondamental concernant le modèle d'intégration socioculturelle qui a cours au Québec depuis les années 1970. Cette perspective invitait à revenir sur l'interculturalisme, l'immigration, la laïcité et la thématique de l'identité québécoise. C'est cette deuxième voie que la commission a choisi d'emprunter.»

Par contre, cette large perspective n'explique pas la composition quasi exclusivement savante du comité d'experts. La sélection aurait pu diversifier ses ressources, ne serait-ce qu'en faisant appel à plus de membres des groupes associatifs (il n'y en a qu'une, Aïda Kamar, de Vision Diversité), voire à d'autres penseurs de la culture, de la diversité culturelle ou de l'intégration sociale, un romancier ou une cinéaste par exemple. M. Leclerc, le relationniste de la commission, refuse de commenter cet aspect, comme d'autres questions concernant la composition précise du comité.

Il ne veut pas non plus s'étendre sur les enquêtes commandées à différents groupes de travail. Les contrats conclus avec des centres de recherche universitaires portent sur des thèmes précis en rapport avec les grands enjeux sociopolitiques identifiés par la définition du mandat, dont l'intégration, la laïcité et l'identité. Les chercheurs avaient jusqu'à la fin de la semaine dernière pour se décider. «Nous recevons des rapports, mais nous ne les diffuserons pas avant la fin du mandat, avertit M. Leclerc. Nous ne révélerons même pas à qui nous les avons commandés.» Pour lui, ce secret découle d'un «légitime droit de réserve».

La commission entend faire réaliser un sondage national sur les questions centrales de son mandat et en diffuser les résultats cet automne. Le rapport final de MM. Bouchard et Taylor est attendu le 31 mars prochain.
 
 
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  • Robert Henri
    Inscrit
    mardi 4 septembre 2007 06h14
    Des experts dans une commission consutltative, pour nous convaincre?
    Un commission consultative au début de laquelle un commissionnaire s'en va dire qu'il a le mandat de convaincre du bien fondé du multiculturalisme. Maintenant, un panel d'experts tous ou quasiment tous fédéralistes pour interpréter ce qu'on a à dire. Il y aurait donc deux sortes de citoyens, certains plus égaux que d'autres. C'est de la foutaise occupationnelle que cette commission. Rein d'autre!

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 4 septembre 2007 06h29
    Que des Montréalais: personne du Québec profond
    Les 15 experts retenus sont tous montréalais. Ils font tous dans l'industrie de l'immigration. Personne ne représente le Québec profond. Personne ne remet en question le discours multiculturel.
    Représentativité du Québec réel? Zéro.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 4 septembre 2007 07h01
    Beaucoup d'intellectuels paralysés
    Que d'experts-intellectuels pour échanger sur des choses protégées par la charte canadienne des droits et libertés de notre PET Trudeau qui voulait nuire ainsi à la loi 101 qui protégait le français au Québec.

    Si les juges décident qu'au Québec, c'est bien correct d'exciser, d'utiliser la loi coranique et de "scrapper" la loi 101, ILS n'y pourront strictement rien.

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    mardi 4 septembre 2007 07h37
    Interculturel et non pas multiculturel
    Laissez tomber le mot 'multiculturel' désuet depuis 20 ans et parlez plutôt d'interculturel, monsieur Noel. Faites vos devoirs: une petite recherche sur Google, peut-être pour commencer ?

  • Sébastien Marcoux
    Inscrit
    mardi 4 septembre 2007 07h56
    C'est ok des savants!
    Si vous allez vous faire soigner, vous espérez trouver 'un savant' pour vous aider à régler des questions de santé complexes. Je ne comprends pas le mépris de plusieurs québécois envers leurs 'savants' sociologues, politologues, etc.
    De plus, ce n'est pas parce que les 'savants' viennent d'universités montréalaises "qu'ils sont de Montréal". Ces centres de recherche regroupent des chercheurs ayant grandit un peu partout, mais à Montréal. Par exemple, les joueurs du Canadien de Montréal, ne sont pas tous de Montréal!
    Je trouve que cette commission a de très bonnes prémices. On veut écouter tout le monde, qu'ils soit simple travailleur manuel, ou simple travailleur intellectuel.
    Allez les Québécois! Cessez un peu votre paranoïa. C'est dans la multitude de la discussion que la lumière jaillit

  • poisson marie-michelle
    Inscrite
    mardi 4 septembre 2007 08h11
    les grands absents sont les gestionnaires
    En ne nommant que des intellectuels la commission s'éloigne de la demande qui lui a été faite de trouver des solutions claires et pratiques pour ceux et celles qui, au quotidien doivent gérer les demandes d'accommodements raisonnables. Directeurs d'école ou de CLSC, présidents de PME ou préposé à la clientèle, toutes ces personnes ont des problémes pratiques à gérer et ne pourront pas s'accomoder de bons sentiments quand sur le terrain ce sont les rapports de forces qui jouent. Pris entre deux feux, piègés de part et d'autre entre les menaces de poursuite devant les tribunaux d'un côté si les accomodements sont refusés et la crainte de susciter un autre scandale médiatique si les accomodements sont trop facilement accordés, les gestionnaires veulent qu'on trace la ligne collectivement; ils ne veulent plus être les seuls à décider ni être les seuls à subir le mécontentement de tous les côtés. Les intellectuels sont excellents pour inventer des nouveaux concepts vides empreints d'angélisme et totalement inopérants. La proposition faite dans le document de consultation de la commission de remplacer le concept désormais trop émotivement chargé "d'acommodement raisonnable" par le concept "d'ajustement concerté" ( page V)en dit long sur la l'ignorance ( ou le mépris ?) des intellectuels pour les enjeux réels. On est loin des solutions pratiques souhaitées par les gens qui, de par leurs responsabilités, sont sur la ligne de front!

  • Bruno Giroux
    Abonné
    mardi 4 septembre 2007 08h55
    Aucune confiance en cette commission
    La commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables n'a déjà, à mes yeux, aucune crédibilité. Que ce soit à cause de ses co-présidents ou de son cocktail de savant-experts, tout laisse croire que l'on prépare un trip de «logues» déconnectés de la réalité et loin des idées du peuple au sens le plus noble du terme.

    Monsieur Taylor, avec les millions reçus de groupes religieux, devrait même avoir la décense de démissionner immédiatement. Ça sent les enquêtes américaines de Bush à plein nez.

    Les savants-experts peuvent bien vouloir apporter leur lumière au peuple ignare mais il faudrait se rappeler que ce sont de tels savants-experts qui ont conduit le ministère de l'Éducation dans les méandres où il est présentement : déconnecté de la réalité, déconnecté des besoins.

    Heureusement qu'il y a des maires de Hérouxville et des Mario Dumont pour parler des vraies choses au vrai monde.

  • Normand Laporte
    Abonné
    mardi 4 septembre 2007 08h56
    Le petit peuple
    Nos intellos nous voient d'en haut et se disent. Non nous ne pouvons nous adresser au "petit peuple" ils ne comprendrons rien surtout ceux qui s'informent à TQS et TVA. Nous intellos, savons ce qui est bon pour le "petit peuple".
    Je suis du "petit peuple" et avec mes 77 ans bien sonné j'en aurais beaucoup à vous raconter, partant des années 30 jusqu'au début des années 60 avec sa Révolution Tranquille. Très bien vos grandes théories, mais que faites vous de la pratique, dans quel milieu avez vous vécu? Que connaissez-vous du "petit peuple"? Je vous donne la réponse RIEN.
    Théorie oui mais pratique encore beaucoup mieux.

    Un membre du "Petit Peuple" et fier de l'être.
    normand.marcelle@videotron.ca

  • Pierre Bonbeau
    Inscrit
    mardi 4 septembre 2007 08h59
    Commission : un exercice sincère et large
    Nous espérons que cette commission soit la plus sincère et la plus large possible car si elle échoue, cela signifiera un échec pour MM. Bouchard et Taylor. Pour une fois, on pourra voir vraiment comment des intellectuels règlent des problèmes concrètement.

    Je ne pense pas qu'il est possible d'éliminer les préjugés et les idées préconçues qui sont malheureusement véhiculées d'une manière abusive à travers différents médium, mais ... Je vous souhaite un bon travail et une vison la plus large pour que ce rapport soit constructif et puisse aider les québécois et plus largement les pays occidentaux qui vivent actuellement le mouvement des populations d'un pays à l'autre et d'une ville à l'autre.

  • pierre minville
    Inscrit
    mardi 4 septembre 2007 09h14
    Point de vue d'un artisan, un manuel, une "chousse".
    Souvenons-nous que ce sont des activités sportives amateures de fin de semaine (soccer intérieur et tae kwon do)qui ont fait éclater cette "crise des accomodements" quand elles furent fortement médiatisées.
    Or, les médias ne couvrent jamais le sport amateur de ce niveau. Comment ont-ils pu assister à ces chicanes de gymnases?
    D'autre part, la laïcisation des lieux publics n'a conservé que fort peu de signes du catholicisme qui a pendant des siècles dominé la pensées individuelle et collective chez nous, pour le meilleur comme pour le pire.
    Qui donc a tant d'intérêt à chasser ces derniers repères d'un pan important de notre histoire? Qui veut vraiment détruire ces derniers repères traditionnels qui, de ce que nouys avons été, permet de nous situer dans ce que nous sommes devenus?
    Pourquoi vouloir éliminer ces repères? Pour mieux nous perdre?

    NOS "néos" ne nous ont jamais demandé ça.

  • Normand Chaput
    Abonné
    mardi 4 septembre 2007 09h21
    c est quoi un intellectuel?
    Un gars qui pense a ce qu il ne fera pas par opposition a un capitalisse qui agit sans reflechir? surtout que l intellectuel est tellement plus intellectuel qu il a peur que le niveau de discussion ne soit pas a sa hauteur! Alors pas de danger avec le rapport parce que, de toute facon, on va pas comprendre

  • Guy Lafond
    Abonné
    mardi 4 septembre 2007 10h25
    L'autonomisation de l'éthique et du religieux
    Suite à la révolution tranquille que le Québec a connue dans les années 60, suite à la séparation de l'Eglise et de l'Etat - certains ont toujours cette nostalgie de l'enseignement de nos religieuses - nos prêtres ne disposent plus d'une exposition et d'une visibilité qu'on leur avait connu. Les églises se sont vidés le dimanche, mais pas pour les mariages ou pour les enterrements. Nous vivons une époque insoucieuse de religion pour reprendre les mots de Michel Onfray.

    D'autre part, nous accueillons des immigrants de plus en plus nombreux, de toutes provenances religieuses et culturelles. Des gens qui ont grandi bien autrement dans leur pays. Parmi s'en trouvent beaucoup avec cette ferveur religieuse qu'ont connue nos parents et grand parents.

    À la lumière de ce constat, la commission se posera sûrement la question suivante : dans quelle direction voulons-nous aller maintenant? Accepterons-nous le retour du religieux dans la sphère publique et politique ou voulons-nous encourager un modèle laïc laissant les pratiques religieuses s'accommoder de nos lois et nos structures et être essentiellement sous le ressort des familles et d'organisations communautaires à caractère culturelle?

    Nous avons déjà deux politiques distinctes concernant l'intégration de nos immigrants : la politique du multiculturalisme mise de l'avant par notre gouvernement fédéral et celle de la convergence culturelle encouragée par notre gouvernement provincial. À ce sujet, il importe aussi que le message soit clair aux yeux de ceux que nous accueillons. Autrement, ils choisiront le modèle qui leur convient le mieux.

    La chose ne sera pas facile et fait partie de notre évolution. Ne rions-nous pas des propos du pape sur la condamnation du préservatif (qui est devenu une nécessité pour contrôler l'augmentation effrénée de la population mondiale)? On se marie encore beaucoup à l'église, pourtant.

  • Magali Malenfant
    Abonné
    mardi 4 septembre 2007 10h55
    Monsieur Noel c'est ok
    On a compris le sens de votre intervention.

  • andré michaud
    Inscrit
    mardi 4 septembre 2007 13h25
    Prix Templeton pro-religion
    Mr. Taylor vient de recevoir près de 2 millions de cet organisme qui veut que l'on considère les superstitions religieuses comme faits scientifiques...Gageons que M.Taylor aura un fort parti pris pour les superstitions religieuses qu'il nous dira de respecter...Quel gâchi cette commission!!

  • Magali Malenfant
    Abonné
    mardi 4 septembre 2007 14h53
    juge=intellectuel?
    Est-ce qu'un juge est un intellectuel? Qui voulait permettre la charia en Ontario? Est-ce qu 'un intellectuel pourra comprendre qu 'on ne veut pas faire de place à l"Islam?

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 4 septembre 2007 15h21
    Et Daniel Baril ?
    Je me demande bien pourquoi les Taylor et Bouchard n'ont pas retenu Daniel Baril, président du mouvement laïc québécois comme expert ? Il sera pourtant beaucoup question de laÏcité à cette commission.
    Roland Berger
    London, Ontario

  • Fanny Samson
    Inscrite
    mardi 4 septembre 2007 19h32
    Je ne leur fais pas confiance!
    Comment pourait-on leur faire confiance? Après ce qu'ils ont dit...Il dit que la population ne sait pas que la diversité est un enrichissement!Que les "Grand intéllectuel comme lui n'ont pas su montré cette valeur au vrai peuple. Vous savez, ceux qui travaillent comme chauffeur de taxi ou dans un usine de je sais pas quoi...des gens normaux, vous voyez? Donc, ce ne sont pas " ses gens normaux" qui eux ce pose des questions sur les accomodements déraisonnables ( oh pardon!Je voulais dire raisonnable bien entendu...) c'est plutôt lui ,en disant de tel propos, est fermé d'esprit! Ce n'est pas parce que je suis en désacord avec les accomodements raisonnables, qui ne sont pas du tout raissonable,( car moi si j'irais dans leur pays je suivrais leur régle sans enffreindre la loi, mais eux leur religion passe par dessus NOS loi!!!) ce n'est pas parce que je sus en désacord avec cela que je suis raciste et fermé d'esprit!

    Ps: Désolé...je crois que je me suis un peu emporté.Donc, désolé pour les fautes d'ortographes et de frappe.

  • Julien Beauregard
    Inscrit
    mardi 4 septembre 2007 21h14
    Le commentaire de Bruno Giroux est un modèle de l'abrutissement de la population
    Dans son échelle de valeur, Mario Dumont et le maire d'Hérouxville sont de grands savants modernes. Charles Taylor et Gérard Bouchard ne sont que des "pelleteux de mots". Sachez monsieur que Charles Taylor sera un des philosophe moderne qui fera la prospérité de notre héritage moderne. Si vous avez des complexes intellectuels, faite preuve d'humilité et ouvrez vos esprits. Vous nous faites honte à tous et chacun.

  • Richard Vaillancourt
    Inscrit
    mardi 4 septembre 2007 21h44
    Avec un comité d'experts, des savants, on a fermé le zoo!
    La commission Boucher-Taylor annonce que :"Les experts entrent en scène...." "Le comité-conseil formé uniquement d'universitaires...", "des savants...".
    Y paraît que le gouvernement du Québec a fait une démarche semblable, il y a quelques années pour orienter,diriger, donner un visage nouveau,un visage plus moderne, plus intéressant au Jardin zoologique de Québec.
    Le zoo est fermé!

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mercredi 5 septembre 2007 00h30
    Une ère de pitres et paillasses.
    L'itinérante Commission dévidoir Taylor & Bouchard ressemble à un dépotoir ou à un site d'enfouissement d'insupportables débordements, comme la Commission Gomery fut un panier percé par où sont passés les millions qu'ont empochés les commanditaires de l'apparence de justice. Aux chapitres de la forfanterie et de l'effronterie, les propos des commissionnaires de Jean Charest sont la caricature grossière du «TOÉ, TAIS-TOÉ» d'un duplessisme dont la reprise est éhontée. Bouchard et Taylor, sont des pantins dont l'insolente jactance éclabousse certains pitres libéraux minoritaires et certains paillasses robots intellos des labos de certaines sphères universitaires virtuelles. Leurs manques de savoir-faire et de savoir-être donnent un choc aux ethnies qui ont si bien su s'intégrer à la Communauté Québécoise et l'enrichir de leurs potentiels diversifiés. Ces deux parachutés risquent, sans doute, de donner un coup fatal à la crédibilité déjà effilochée du politique provincial et un croc-en-jambe aux universitaires qui s'investissent dans l'acquisition de connaissances, dans le développement d'habiletés spécifiques et dans la consolidation de compétences devant un jour servir à la communauté québécoise. Ce bizarroïde duo mérite rien de moins qu'un boycott des plus systématique.

    Par ailleurs, il faut qualifier du dernier des mépris, l'indifférent silence et l'incongru refus d'intervenir du premier ministre Jean Charest, à la suite de l'irrévérence des propos hautains et tout aussi grossièrement qu'indécemment dédaigneux du co-président Gérard Bouchard, à l'égard des Québécois et des Québécoises qui, sur toutes les tribunes qui leurs sont encore accessibles, disent haut et fort qu'ils n'en veulent plus de ces estafettes commissionnaires et porteurs d'eau des pachas autocrates d'une gouvernance qui carbure à l'éther.

    Toutes voiles déployées, cette Commission plate-forme Bouchard-Taylor, sans étoile ni gouvernail, dérivera très coûteusement, quitte à provoquer tornades et typhons pour expliquer ce qui s'avère un échouement. Elle contribuera à miner et à faire exploser la confiance dont les Québécois et les Québécoises souhaitent et recherchent la restauration, par tous les moyens.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mercredi 5 septembre 2007 00h35
    L'heure des leurres a sonné.
    L'identité québécoise n'est pas le fait ni le lot de quelques Québécois virtuels et de prétentieux intellos, les nouveaux tzars des Commissions subsidiaires qui s'éternisent et noient le poisson, qui pigent sans scrupule dans les poches des contribuables surtaxés et qui se substituent sans vergogne aux irresponsables décrocheurs élus, déchargés des responsabilités de la gouvernance, ce pour quoi ils sont rémunérés.

    Le discours sur la question identitaire, au Québec, prenait l'allure d'une tempête tropicale, alors que l'outrecuidant co-président Gérard Bouchard semble avoir décidé d'en faire son typhon personnel. Au regard de la position de Mario Dumont et au constat du vide total d'opinion, au PLQ comme au PQ, cette question donnera moult lieues à des parades sans précédent de m'as-tu-vu, d'intellos et d'accros d'un multiculturalisme pluriel, soutenant diverses thèses d'un pluralisme théorique et d'un universalisme verbeusement ténébreux, tout en s'improvisant dessinateurs des balises d'une société québécoise virtuelle, c'est à dire d'un agglomérat intangible et incolore, inodore et insipide.

    Dans notre province-nationale ou nation-provinciale, comme ailleurs dans un monde aux frontières secouées et fort agitées, une mouvance certaine de l'islamisme d'affrontement, provocateur et guerroyeur, excessif et extrémiste, nous conduit au sommet des inquiétudes. Cette mouvance, faite d'implosions et d'explosions, est une menace concrète de Fatah et de Djihad ainsi que la cause du plus grand nombre des afflictions qui déséquilibrent et baraquent la planète. Les accommodements très caustiquement qualifiés de raisonnables par les Julius Grey et autres accros des avocasseries payantes auxquelles donnent lieu les revendications-causes religionnaires les plus saugrenues que formulent certaines ethnies, constituent une menace pour le Québec qui a fait de l'immigration une panacée, en prothèse et cataplasme à une dénatalité endémique. Au chapitre pointilleux de certaines avancées dont il faudrait que l'on s'accommode, il s'agit précisément d'ethniques bénéficiaires connues et riches, occupant les premières places des lobbies du Parti Libéral du Québec et les loggias corporatives de l'«overground» capitaliste montréalais. Il est de notoriété publique que les polonais, les allemands, les italiens, les espagnols et combien d'autres composantes de notre riche potentiel humain, au Québec, se sont intégrés de façon remarquable, contribuant ainsi et de façon positive, aux progrès de leur terre d'accueil ainsi qu'à la réalisation harmonieuse et appréciable de leurs idéaux.

    En large partie, l'immigration lâchement latitudinaire et bassement laxiste, chez-nous, en ce Québec des affrontements agressivement et inutilement séparatistes et en ce même Québec du laisser-aller aveuglément et obligeamment fédéraliste, a multiplié des effets négatifs, similaires à ceux de l'immigration contre laquelle la France, aux prises avec les déversements et débordements migratoires, est maintenant obligée, à son corps défendant, de construire des barrages. Nicolas Sarközy a eu le courage de s'y attaquer, avant son élection à la présidence. Le mandat 2007 qui lui a été dévolu par l'électorat français, est très clair, à l'effet d'un virage â 180e. La corvée qui les attend, lui et ses collaborateurs, sera gigantesque. Mais, forts du courage et de l'intelligence pratique qui les honorent, ils y arriveront «ensemble» et non pas au moyen de Commissions bourrées de thuriféraires.

    Ce n'est certainement pas avec de hautains et insolents acteurs qui se titrent d'intellos et dont la jactance est à l'égal du plus obèse des ego, que le Québec arrivera à faire consensus sur les frontières que définit son identité propre qui ne peut être autre que celle du peuple, non plus que sur les paramètres d'une intégration conditionnelle institutionnalisée dont les réussites seront mesurables et systématiquement mesurées. À cet effet, c'est de toute urgence que le Québec a besoin d'un courageux leader. Le Québec a besoin d'un Chef d'État. Le temps des politicailleries et des chamailleries, celui des ergoteurs et des naufrageurs est éculé. Les flux pluriels, émergeant de la mondialisation et de l'extrémisme singulier auquel elle donne justifications et motivations tout aussi brusques qu'impondérables, auquel elle donne également lieux et espaces tout aussi ponctuels que soudainement mouvants, font appel à la maturité des 400 ans d'histoire qu'il ne faudra pas se contenter de célébrer. Le temps des transfuges et des parachutés, comme celui des aventuriers et des itinérants consommateurs du pouvoir et des argents du pouvoir, est bel et bien révolu. Alors que la récréation n'a que déjà trop duré, l'heure de la rentrée a sonné. Le Québec est engagé sur la rampe de son lancement et tout recul ne sera que catastrophe. L'actuel personnel de la capitainerie ne répond plus aux signaux des exigences de la mission distinctivement québécoise, singulièrement francophone, particulièrement canadienne et potentiellement internationale.

    Dans l'immédiat, les accommodements tous azimuts doivent faire l'objet de reconsidérations et de révocations, au besoin. Cette pratique abusive et sérieusement problématique qui est un avorton du laxisme politique et de l'opportunisme de certaines ethnies, est indissociablement liée à une immigration dont les portes à battants et hublots du faux humanisme et de la complaisance, doivent se retrouver sous la garde serrée de la «police de l'identité québécoise», les gardiens de notre histoire, de nos valeurs particulières, de notre culture distinctive et du potentiel humain qui imposent tous les respects.

    Le jour est arrivé, celui de bien cerner et de clairement définir la stature québécoise, cette carrure distinctive et singulière qui n'a besoin d'aucun statut particulier. Le chantier de cet exercice doit accueillir tous les Québécois. Il ne saurait être question de portes closes, derrière lesquelles certains sbires de l'émirat libéral minoritaire se complaisent à filtrer la nation, à travers le prisme de leurs prétentions ainsi qu'au gré d'agendas et de diktats commanditaires.

    Dans le respect intégral de la reconnaissance de la Nation québécoise et en raison des particularités d'une société dont la distinction est incontestablement sacrée, le gouvernement fédéral doit immédiatement cesser toute pratique d'ingérence et/ou tout recours à quelque astuce s'y rattachant, en regard des composantes d'une immigration recherchée et définie comme telle, dont les élus s'établiront sur le territoire québécois, de quelque provenance qu'ils, qu'elles soient, de quelque problématique humanitaire soient-ils, soient-elles en fuite.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    mercredi 5 septembre 2007 08h25
    Taylor chez Bazzo
    Marie-France Bazzo reçoit le philosophe et politicologue de l'Université McGill, nommé un des 25 grands penseurs du monde entier par Le Nouvel Observateur, en janvier 2005.

    36 minutes pour découvrir un homme: http://www.radio-canada.ca/radio/indicatifpresent/

  • Denis Paquette
    Abonné
    mercredi 5 septembre 2007 11h31
    pour que les accomodements raisonnables ne soient pas de vains mots
    En ce qui concerne les accommodements raisonnables au-delà de la vision de Pierre Eliot Trudeau ou de Robert Putnam, , le sentiment d'appartenance est conditionné plus par la perception que les gens en ont,que par l'hétérogénéité raciale, a propos ce que l'on appelle « le capital social » paradoxalement, au Canada,les amérindiens sont peut être les gens qui se sentent les moins concernés, en fait ce qui compte; ce ne sont pas tellement le nombre que les mesures favorisant l'intégration, ce qu'il faut combattre c'est la ghettoïsation,les réserves et l'exclusion

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mercredi 12 septembre 2007 10h17
    Un agenda de payantes bouffonneries
    Le jour approche, celui du sommet du risible, où une musulmane intégriste et un juif hassidique joindront les rangs de la t`res libérale police de Montréal. Voilà donc que la policière au visage complètement voilé et que le policier portant chapeau et boudins noirs, nous feront «rire jaune», de ce jaune que déclenchent les pisseux des cabinets du pouvoir des aisances et complaisances ou «rire aux larmes», de ces larmes dont les souffrances de la honte provoquent les gênant débordements et intarrissables déversements. Cette première décennie du troisième millénaire nous démontrent que la planète, de toute évidence, se réchauffe, mais qu'un nombre grandissant d'habitants qui y transitent, au Québec, sont très certainement surchauffés.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec

  • France Chaloux Robert
    Inscrite
    samedi 13 octobre 2007 09h21
    nous sommes un peuple trop bon ou naif
    depuis des années que nous acceuillons les emigrants les bras ouvert sans dire un mot,parce que avant les emigrants resprctait nos valeurs et notre religions(.mais quand tu donne un oeuf et qu'il prenne un boeuf).ils se demande pourquoi.nous leur avons presque tout donnés et maintenant,il veulent tout.il faut faire attention,car certaine communauter religieuse comme les musulman ,moi je pense que leur chef religieux devrais evoluer.ils vivent comme dans le temps de jesus.il serait peut-etre temps qu'il se reveille. je crois que c'est ca qui choque le plus.ils viennent ici et nous oblige presque as se rebeller contre eux..je ne suis pas raciste pour autant. mais je crois que nous devont mettre un terme a tout cela avant qu'il soit trop tard.avec l'argent qu'ils possede il vont finir par diriger notre pays. et il sera trop tard.c'etait mon opinion.merci beaucoup. p.s. certain musulman on evoluer et son de bon amis

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