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Des centaines de personnes ont assisté aux funérailles de soeur Estelle Lauzon

20 août 2007  Éthique et religion
Des centaines de personnes ont rendu un dernier hommage samedi à soeur Estelle Lauzon, qui a été battue à mort lundi dernier dans un couvent du boulevard de Maisonneuve Est, à Montréal. Les funérailles de la religieuse de 80 ans se sont déroulées à la Chapelle de la Maison de la Providence, voisine de l'édifice où soeur Lauzon a été tuée.

Soeur Claire Houde, la supérieure provinciale des Soeurs de la Providence, a indiqué que soeur Lauzon était une soignante attentionnée pour les jeunes hommes souffrant de maladie mentale, de dépendance à la drogue ou d'alcoolisme qui vivaient au pavillon Saint-Vincent.

Les religieuses parlaient même des «garçons» d'Estelle. Martin Rondeau, accusé du meurtre de la religieuse, était l'un d'eux. Il souffrait de troubles psychiatriques.

Trente roses rouges sur le cercueil de soeur Lauzon représentaient les Soeurs de la Providence qui vivaient dans le couvent, tandis qu'une dernière, blanche, symbolisait le pardon pour le meurtrier.

«Nous devons nous élever au-dessus des événements parce qu'il y a plusieurs autres personnes dans la société qui ne sont pas assez aimées et nous voulons promouvoir l'affection, a dit soeur Houde. C'est notre rôle de donner de l'affection à ceux qui ne sont compris par personne. Si ces gens se sentent aimés, ils seront capables d'aimer les autres.»

Soeur Lauzon, qui aurait eu 81 ans la semaine prochaine, prenait la mission de la congrégation vraiment à coeur, a fait valoir soeur Houde. «Soeur Estelle a donné sa vie et son sang aux pauvres et aux marginaux, a dit le père Armand Girard durant son sermon. Il y a rien de plus grand que nous puissions faire que de donner notre vie.»

La nouvelle de la mort de la religieuse a suscité des messages de condoléances des quatre coins de la planète, a dit la porte-parole de la congrégation Valérie Boire. Certains de ces messages provenaient d'hommes dont elle s'est déjà occupé. Soeur Houde a précisé que soeur Lauzon travaillait souvent seule avec les résidants du pavillon. La congrégation prévoit réévaluer ces mesures pour assurer la sécurité dans l'édifice, a-t-elle ajouté.






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