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Mur de préjugés

Une clôture érigée autour d'un complexe appartenant à la communauté juive hassidique servira-t-elle à nous enfermer une fois de plus dans un faux débat?

Les faits: ayant récemment acquis un complexe touristique à Saint-Adolphe-d'Howard, une communauté juive orthodoxe a érigé un grillage autour du domaine, apparemment par mesure de sécurité. Cette protection apparaît alors que des juifs hassidiques d'un village voisin, Val-Morin, ont été la cible d'actes répétés de vandalisme et d'incendies perpétrés dans une colonie de vacances. Ces affaires font toujours l'objet d'une enquête et rien encore n'a permis de conclure à une violence nourrie d'antisémitisme, mais cette grave question est sérieusement soulevée.

Dans cette enclave touristique, les tensions sont vives depuis quelque temps: les autorités municipales de Saint-Adolphe-d'Howard ont confié leur crainte de voir l'hôtel récemment acquis par des investisseurs de la communauté juive hassidique se transformer en véritable ghetto. L'enceinte de métal matérialise carrément leurs pires appréhensions.

La dernière année, riche en rebondissements à saveur d'accommodements raisonnables, aura permis de comprendre que, sur ce délicat terrain où différences culturelles et religieuses se côtoient, mieux vaut traverser les apparences et fuir les préjugés.

Le débat est à peine amorcé au Québec mais, déjà, certaines évidences se profilent: d'un hidjab à un kirpan en passant par Hérouxville, par l'absence de porc à la cabane à sucre et par un couloir de piscine interdit aux femmes, d'essentielles questions ont été noyées sous une gibelotte médiatique qui a gommé les véritables enjeux. La commission Bouchard-Taylor, qui a déjà commencé à démêler cet écheveau, permettra certainement de pointer les dérapages et d'esquisser de nouveaux repères. Ces balises seront les bienvenues!

À Saint-Adolphe-d'Howard, la communauté hassidique — qui ne compte que pour un petit pourcentage de la grande collectivité juive, on a tendance à l'oublier — a choisi de s'emmurer pour, selon toute vraisemblance, éviter une incursion violente. Mû par une communion entière avec Dieu, ce groupe minoritaire très visible en raison de certains signes distinctifs n'aspire à aucun mariage avec la modernité et la différence. Loin de projeter quelque intégration que ce soit, il entretient le souhait d'évoluer reclus.

À la manière des carmélites qui se cloîtrent, les hassidims ne souhaitent donc pas entretenir de contacts avec leurs compagnons de trottoir. Installés depuis des lustres au Canada, ils cheminent dans un univers quasi parallèle, en apparence indifférents aux diktats de notre société laïque, guidée par un idéal d'égalité entre hommes et femmes. Jouissant de certains accommodements qui ont renforcé leur exclusion, ils vivent à l'écart de la population, en vase clos.

Triste constat: le refus de l'autre en provoque assurément un autre. Il s'agit du nôtre, à l'endroit de cette communauté. Muraille métallique ou pas, elle s'est enfermée dans une telle négation d'autrui qu'elle bâtit autour d'elle un mur d'incompréhension.

machouinard@ledevoir.com
 
 
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  • Pierre Samuel
    Abonné
    vendredi 6 juillet 2007 01h22
    Les hassidims et les autres...
    Et combien d'autres "se cloîtrent" de façon différente et tout aussi néfaste pour eux et leur "société d'accueil" envers laquelle ils ont également le plus profond mépris tout en profitant allègrement de ses "privilèges"?

  • Hubert Larocque
    Abonné
    vendredi 6 juillet 2007 01h57
    Et si c'était l'accommodement zéro?
    Et si la solution était l'accommodement zéro?

    Le Québec veut bien accueillir en nombre raisonnable, assimilable , des individus qui désirent devenir québécois. La notion de diversité culturelle est étrangère au Québec car elle est imposée du dehors par la Constitution canadienne de 1982, ainsi que par les jugements de cours extérieures au Québec. Aussi le voeu naturel des Québécois, c'est que les immigrants s'assimilent
    à nous, ce qui veut dire adopter la langue, la culture, les moeurs de la société d'accueil. Bien sûr, l'on comprend que les nouveaux arrivants aient des souvenirs, des nostalgies et que dans la première génération il y ait des survivances de leur pays d'origine. Mais toutes les manifestations d'appartenance ou de survivance d'appartenance étrangère doivent rester strictement privées. Dès que l'espace public est envahi par des signes étrangers, tels kirpan, hijab, burka, costumes hassidiques, etc., le Québec se sent agressé par ce refus manifeste d'intégration, par cette volonté insolente d'implanter ici à l'identique des pays étrangers. Immigrer signifie que l'on a choisi de quitter son pays et d'en adopter un autre. Il ne suffit pas de respecter superficiellement les lois et les règlements, - comment qualifier le cas hassidique? -, il faut aussi respecter les Québécois historiques. En effet, le port de ces signes a un sens politique et est perçu par le Québec comme une tentative de détruire notre identité nationale, avec malheureusement la complicité de ceux qui devraient nous défendre, c'est-à-dire de « nos » gouvernants. À l'encontre de ce que peut prétendre un Gérard Bouchard, l'identité québécoise n'est pas à construire, elle existe déjà et a une assise auquel doivent se ployer les arrivants de tous horizons. C'est en s'assimilant à nous que les immigrants peuvent nous enrichir, leur culture d'origine devenant une pigmentation subliminale jouant comme des harmoniques au son fondamental. Du reste, il faut être ignorant et inculte pour prétendre que toutes les cultures sont égales. La culture occidentale, dont la culture française est l'expression la plus élevée, a démontré expérimentalement, si l'on peut dire, une supériorité écrasante sur toutes les autres, tant par sa vision du monde que par ses réalisations dans les domaines de la pensée, des arts, des sciences et des techniques. Le problème du Québec, c'est que le système d'éducation ne la transmet que de façon partielle et déformée, et souvent nulle. Au surplus, les cultures ne s'additionnent pas, elles s'annulent parce que chacune, à sa façon, mais inégalement, constitue une vision cohérente et complète du monde. Les gouvernants du Québec ont agi avec une légèreté criminelle en autorisant un niveau d'immigration qui menace de destruction le tissu biologique, social et culturel de la nation. Il faut donc restreindre le nombre des immigrants afin de n'en accueillir que le nombre que l'on peut assimiler. Une proportion de 15% par unité territoriale, et par génération, représente la limite naturelle de tolérance d'une culture à laquelle l'histoire a déjà donné un visage plénier. Il faut de plus n'accueillir que des types humains et des cultures intellectuelles et religieuses compatibles avec notre histoire et notre tradition. Or ni l'Islam, ni le Judaïsme, n'ont démontré qu'ils étaient aptes à se fondre aux Québécois. La situation actuelle conduit tout droit à l'anarchie sociale par une juxtaposition de ghettos. Faut-il rappeler que ce que l'on appelle « racisme », notion bien vague, à acceptions multiples et confuses, est très souvent la conséquence d'un état de choses et non la cause de celui-ci. On ne saurait sans malhonnêteté sonner le tocsin de l'intolérance et du racisme pour culpabiliser les Québécois de vouloir que le Québec reste lui-même et évolue dans la ligne de la culture occidentale et française. Cela suppose que les immigrants respectent le caractère culturel propre au Québec, travaillent à s'y conformer, et que les lois et les règlements leur interdisent clairement d'afficher sur la place publique toute forme de persistance du monde étranger dont ils proviennent. C'est la condition sine qua non de leur acceptation par le Québec et d'une réelle intégration de leur part.
    Le seul accommodement qui soit raisonnable et conforme à la volonté des Québécois, c'est l'accommodement zéro.

  • Gilles Néron
    Abonné
    vendredi 6 juillet 2007 04h59
    Hassidisme et modernité
    Je suis loin d'être sûr que les Hassisques boudent la modernité puis qu'ils s'en servent abondamment. Il n'y a qu'à voyagé un peu pour les voir régulièrement sur la ligne de Suisse Air qui fait Montréal Zurich pour savoir qu'ils maîtrise à la perfection tous les outils modernes des affaires internationales: mobiles dernier cri, ordinateurs et baladeur.
    Non, ils boudent seulement les "gentils", les non-élus. Et ils le font voir par leur costume, leurs exigences, leurs manies et leur certitude de supériorité qu'une richesse collective leur permet.
    On dirait de plus qu'ils se plaisent dans la provocation en prenant beaucoup de la place publique là où ils sont. Pour revenir aux avions, nous les voyons se déplacer sans arrêt, coiffer leur chapeau et l'enlever, faire leurs prières ostenciblement, éviter de sourire et être même déplaisant et tirer sur leurs boudins, quand ils ne sont pas raportés, pour les mettre en évidence.
    Et c'est là que le bât blesse, car le mépris entraîne le mépris. Lea bonnes relations se construisent pas la bonne volonté des partenaires.
    En un mot comme en plusieurs, ils y a des croyances qui ne souffrent pas les autres.

  • Genevieve Fiset
    Abonnée
    vendredi 6 juillet 2007 05h22
    Je me sens mal d'en parler mais...
    Je suis toujours mal à l'aise d'entendre parler de ce sujet.

    Je vais vous parler d'une expérience qui m'est arrivée il y a plusieurs années dans cette région. J'étais allé passer quelques jours au chalet d'une de mes amis. J'avais environ 9 ans.

    Une communauté juive hassidique habitait à proximité du chalet des parents de mon amie. Plusieurs fois par jours des jeunes garçons de la communauté juive venaient jouer sur le terrain de la famille de mon amie et volaient des bleuets ou d'autres pacotilles.

    Cela dérangeait un peu mais ils étaient tolérés des parents et des enfants qui possédaient ce terrain. Après tout, c'était des enfants comme nous! Nous avons essayé de leur parler ou de jouer avec eux mais ils se sauvaient toujours.

    Nous avons décidé finalement de partir en expédition découvrir nous aussi comment ils vivaient. Après tout; c'était ce qu'ils faisaient eux aussi à tous les jours. Nous sommes partis à cinq: trois garçons et deux filles entre 7 et 11 ans.

    Nous avons réellement apprécié la visite. C'était comme "Le village québécois d'Antan" avec une saveur mystique. Loin de nous moquer d'eux, nous étions impressionnés et touchés par la visite.

    Un rabbin nous a surpris. Il était avec trois autres hommes assez costauds. Il parlait anglais. Nous ne parlions pas du tout anglais sauf l'aîné qui le parlait un peu. Nous pouvions voir qu'ils étaient très en colère. Le rabbin nous a dis que nous n'avions pas le droit d'être ici et que nous devions partir immédiatement. Nous nous sommes excusés et allions pour rebrousser notre chemin quand le rabbin a refusé que nous passions par le même chemin. Il souhaitait nous laisser sur le bord de l'autoroute pour que nous rentions chez nous!

    Mon amie et moi étions très inquiètes. Nous lui avons dit (par le truchement de l'aîné) que nous étions trop petites pour aller près de l'autoroute et que nous ne savions pas bien le chemin du retour. Le rabbin est resté sur sa position. Nous avons insisté en suppliant le rabbin de laisser au moins les filles et le plus petit des garçons revenir par le même chemin. Nous avons expliqué que l'autoroute était dangereuse; que nous avions pour au moins une heure de marche; que nous n'avions pas le droit de marcher là; que nous ne savions pas bien le chemin par l'autoroute; que nous étions voisin; que leurs fils venaient continuellement sur nos terres... rien n'y fit. Le rabbin et ses hommes nous ont forcé à quitter les lieux en nous laissant sur le bord de l'autoroute.

    Nous étions terrorisées et le soleil allait se coucher. Après 20 minutes de marche sur le bord de l'autoroute, mon amie et moi avons décidé de couper en longeant la rivière plutôt que l'autoroute. Les garçons ont continué sur le bord de l'autoroute. Nous devions traverser cette fameuse rivière pour arriver au chalet de mon amie. Croyant trouver un chemin de pierre et de branche pour traverser, nous avons emprunté ce chemin. Mon amie a glissée sur une pierre. J'ai tenté de la retenir et nous nous sommes toutes deux retrouvées à l'eau! Heureusement que nous savions nager car je ne serais sûrement plus là pour vous raconter cette histoire. Nous étions en face de ce que nous pensions être une station d'épuration d'eau. Nous n'avons jamais sût si nous étions avant ou... après la filtration! Peu importe cette bonne frousse s'est terminée par une longue baignade dans l'eau chlorée de la piscine de mon amie!

    Toute cette longue histoire pour vous faire le récit de l'intolérance. L'intolérance de ceux que non seulement nous tolérons mais accueillons. Je n'affirme pas que tous les juifs hassidiques sont intolérants. Je dis seulement que des situations d'intolérances, il y en a partout et de tous les côtés.

    Adulte et mère désormais, je trouve que les gestes de ces hommes ont été horribles. Comment un Rabbin, un homme de Dieu, a-t-il pût faire un geste d'une telle cruauté? Ce rabbin est sûrement toujours en vie. Se souvient-il de cette histoire? Sûrement pas! Pour nous,pourtant, c'est un souvenir gravé pour toujours dans notre mémoire!

  • Wally Bellemare
    Abonné
    vendredi 6 juillet 2007 06h01
    bravo...excellent...mur de préjugés.
    mme chouinard...un de vos meilleurs éditoriaux depuis
    votre arrivée...! ne lachez-pas,
    merci.

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 6 juillet 2007 06h41
    Quel Québec veut-on?
    Un Québec québécois, i.e. un Québec blanc, de fond catholique et de langue québécoise. Un homeland pour les Tremblay d'Amérique comme prix de consolation pour 4 siècles de présence continue sur le continent, de la Baie d'Hudson à la Nouvelle-Orléans, de St-Pierre à Maillardville?

    Ou un Québec bilingue, multiethnique, multicolore, avec des ghettos cloturés et la Chartre Trudeau pour dire no way to the Frogs?

  • arabe
    Inscrit
    vendredi 6 juillet 2007 06h51
    Pourquoi cet intérêt pour une clôture?
    Parmi toutes les clôtures qui entourent les propriétés du Québec (murs des richissimes; clôtures agricoles, clôtures entourant les écoles, etc...), je n'arrive pas à saisir en quoi une clôture particulière, autour d'un Motel, vous intéresse. La communauté hassidique (2000 membres; 0,025% de Québec) a vécu une école bombardée et 2 chalets complèment incendiés au cours de la dernière année, sans compter les chalets endommagés. Pour comprendre ce que ressent la communauté hassidique, demandez-vous ce que feraient ce printemps bien des Québécois si 4,000 écoles avaient été bombardées et 8,000 chalets complètement incendiés l'an dernier? Les contracteurs de murs et de clôtures feraient fortune et personne ne regarderait de travers, comme vous faites, les nouveaux emmurés ou clôturés.

    Si les murs d'incompréhension vous intéresse vraiment, peut-être un article sur tous les Québécois francophones qui vivent complètement coupé des anglophones, au point de ne jamais écouter la CBC ou de croire que la littérature québécoise est une littérature uniquement francophone? Vous décrouvriez alors une communauté bien plus nombreuse que les 2,000 hassidim...

  • Sylvie Provost
    Inscrite
    vendredi 6 juillet 2007 07h09
    Les gouvernements doivent établir des règles claires
    L'intégration devrait être une condition de l'immigration. Si la personne qui veut venir s'installer ici n'est pas intéressée à s'intégrer à notre communauté, à notre culture, et adopter notre langue, elle devrait être refusée par l'immigration et si, après avoir été acceptée, elle n'a démontré aucun effort d'intégration après un temps déterminé, elle devrait retourner dans son pays plutôt que de recevoir son certificat de citoyenneté canadienne. Les juifs hassidiques provoquent les réactions antisémites par leur refus de s'intégrer à notre société. S'ils veulent s'entourer de clôtures, qu'ils se cloîtrent carrément, comme certaines communautés religieuses catholiques.
    De toutes façons, je crois que tous les extrémistes ou intégristes religieux (de n'importe quelle religion) devraient être refusés par l'immigration. Ils apportent l'intolérance.

  • Michel Garcia
    Abonné
    vendredi 6 juillet 2007 07h19
    Mur de préjugés
    félicitations, c'est très bien tourné et fort raisonnable.
    Michel Garcia md

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 6 juillet 2007 08h49
    @Hubert Larocque: TRÈS BON TEXTE
    Très très bon texte. Ca fait des années que je prêche le même discours! Je prêche dans le désert.

    On est rendu à 12% d'immigrants au Québec, concentrés à 80% autour de Montréal. C'est plus qu'aux États-Unis, plus que dans 38 États américains. Le Vermont a 4% d'immigrants,le Maine 3%! On le voit avec les accommodements déraisonnables, la mesure déborde. Or, on continue à en faire rentrer 50,000 par année avec 300,000 chomeurs et autant d'assistés sociaux. On veut notre mort.

    Montréal compte maintenant 21% de minorités visibles. En 1967 (regardez bien les films d'Expo 67), ils étaient 2%. Dans 25-30 ans, si la tendace se maintient, les Blancs seront minoritaires à Montréal.

    Alors qu'il est moins une, y'a pas un seul leader au Québec, pas un seul politicien capable de sonner l'alarme. Au contraire on nous sert des slogans vides, genre "on vieillit, on fait plus d'enfants, on n'a pas le choix faut s'ouvrir à l'immigration"


    En 2006, les femmes au Québec ont fait 82,100 enfants, le meilleur crû au 21e siècle. Une augmentation de 14,5% par rapport à 2000. Comme seulement 55,000 personnes sont mortes, ça donne un ratio de 150 naissances pour 100 décès. C'est l'un des meilleurs ratios de tout le monde industrialisé.

    La France, dont on vante tant les programmes de natalité, a un ratio de 131. Elle fait plus d'enfants que le Québec certes mais a beaucoup plus de morts, ce qui donne un ratio plus bas. La Suisse, l'un des pays les plus riches au monde, a un ratio de 114. L'Espagne, qui a devancé le Canada au palmarès du PIB, est à 103. En Suède, pays comparable au Québec sous bien des aspects, on est dans le rouge avec 99 naissances pour 100 décès. L'Autriche, pays catholique de 7 millions d'habitants, est aussi dans le rouge à 89; l'Italie est à 83 et l'Allemagne, troisième puissance économique du G8, à 77. En Russie, pour chaque 100 morts, seulement 68 enfants ont vu le jour! La Russie se meurt, pas le Québec.

    http://www.nationmaster.com/graph/peo_bir_rat-peop
    http://www.nationmaster.com/graph/peo_dea_rat-peop
    (pour avoir le ratio, faut diviser le taux de naissance par le taux de décès)

    Les 82,100 enfants des Québécoises représentent 10,85 enfants par 1000 hab. C'est mieux que les Finlandaises (10,46), les Belges (10,38), les Espagnoles (10,06) les Coréennes (10) et les Japonaises (9,3). Et beaucoup mieux que les Bulgares (8,65), les Ukrainiennes (8,82), les Autrichiennes (8,74) les Italiennes (8,32) , les Allemandes (8,25) et même les Chinoises de Hongkong (7,29). Les Québécoises ont fait 49% plus d'enfants que les Chinoises de Hongkong!!! Mais on continue de nous servir la même cassette: "on vieillit on fait plus d'enfants, faut s'ouvrir à l'immigration"

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 6 juillet 2007 08h58
    POUR SE PARTICULARISER FAUT SE CLÔTURER
    On a eu les murs et les clôtures de Berlin, de Cisjordanie, de Ville Mont-Royal et, maintenant, la clôture métallique de St-Adolphe-d'Howard pour éloigner ceux que leurs propriétaires considèrent indésirables.

    Il y a aussi des murs et des clôtures pour empêcher ceux qu'on considère indésirables de s'en s'éloigner comme ceux de St-Vincent-de-Paul et d'Orsainville.

    Chaque fois que des humains ont peur, ils dressent des remparts même s'ils ont attiré un peu ou pas la colère de leurs "indésirables".

    Enfermer on se faire enfermer, voilà la grande question !

  • Claude Daigneault
    Abonné
    vendredi 6 juillet 2007 09h48
    C'est dans la tête qu'on est con
    Ce n'est pas le fait que les hassidiques s'enferment qui importe. C'est dans le mépris que présuppose un tel geste. À Lanoraie, dans Lanaudière, ils ont acheté un motel sur la route 138 et se sont empressés d'ériger une clôture en bois pour se protéger... des regards. Érigée trop près de la route en contravention avec la loi. ils durent la déplacer à la demande de la municipalité, ce qu'ils firent... l'année suivante. Qu'est-ce qu'ils cachent ? Une piscine et les gens qui s'y baignent. Du moins c'est logique ; ils ne veulent pas voir les femmes du YWCA en tenue légère, ils ne veulent pas qu'on les voit eux-mêmes en train de batifoler dans l'eau dans une tenue que nous ne pouvons qu'imaginer. À Berthierville, toujours dans Lanaudière, ils ont fait l'acquisition d'un hôtel historique abandonné (Sir Wilfrid Laurier y a déjà couché dit-on) qu'ils ont commencé à transformer en quelqiue chose d'indéfinissable puisqu'ils n'ont pas précisé ce qu'ils en feraient. Les travaux s'étirent et un conflit s'est développé avec la municipalité parce qu'ils ne respectaient pas certains règlements municipaux et que le paiement des taxes faisait problème. Une entente est finalement intervenue récemment. Il est difficile d'imaginer qu'ils pourront installer une clôture cette fois puisque le balcon de la maison est attenant au trottoir et que la rue est très étroite. Mais dans ce quartier de bars de danseuses et de bars tout court et de marinas, il faudra aux adolescents des lunettes aux verres brouillés pour ne pas voir les beaux exemplaires de sexe féminin qui y circulent. Pour paraphraser le titre du film d'Arthur Lamothe :"Le mépris n'aura qu'un temps".

    Claude Daigneault


  • Abonné
    vendredi 6 juillet 2007 10h15
    L'opium du peuple ... (le contrôle des masses)
    Les religions sont-elles autant de refuges pour beaucoup de gens dans un monde MODERNE de plus en plus troublé et troublant, sans réponse face au mal de vivre?

    Pourtant, les défis posés par la modernité, telle la surpopulation et le réchauffement planétaire, demandent des approches modernes et surtout une fraternité planétaire, un dialogue entre tous les hommes pour un partage équitables des ressources.

    Malheureusement, c'est le réflexe viscéral qui prévaut et qui pousse plusieurs d'en nous vers le réconfort d'un groupe religieux prônant avoir réponse à tout, face à un monde bouleversé, troublant et même très effrayant. Les Hassidismes représentent un exemple extrême d'un tel repli sur le groupe religieux refusant tous contact avec le monde extérieur.

    Si le monde d'aujourd'hui existe, ne le doit-on pas aux sciences, aux connaissances, à l'objectivité? Alors, ce n'est que par la même objectivité qu'on peut le sauver.

    Oh Dieu! Fait preuve de CRÉATVITÉ, accélère l'évolution et ainsi, délivres-nous des croyants et des religions!!!

  • Marcel (Fafouin) Blais
    Inscrit
    vendredi 6 juillet 2007 11h16
    De la tolérance et de la diversité
    On dirait que, de notre culture, il demeure plaisant de noter ou de faire-noter ce qui pourrait déranger tout autant la tolérance que la diversité en matières de ressources et de personnes composant la Communauté, plus précisément la Communauté juive (hassidique, sépharade) qui se voit tabler, parfois ou souvent, d'intolérance et de médisance inutiles.

    Que se passe-t-il ?

    La "culture québécoise" promeut-elle une approche culturelle diverse et tolérante devant tout autant la majorité que la minorité ?

    Parfois, nous nous posons de sérieuses questions, surtout des domaines de la liberté d'expression et des moyens utilisés à l'égard des dites Communautés culturelles dont nous sommes pourtant membres à part entière.

    De la tolérance et de la diversité québécoises ?

    Bien sûr que... oui... !

  • Richard Dupuis
    Inscrit
    vendredi 6 juillet 2007 11h17
    Laissons-les donc s'emmurer.
    Si les juifs hassidiques s'emmurent de cette façon, est-ce parce qu'au fond, ils s'ennuient des camps de concentration?

    Excusez-moi, je suis seulement un peu curieux...

  • Zach Gebello
    Inscrit
    vendredi 6 juillet 2007 11h27
    Pas des juifs orthodox
    Ce ne sont pas des juifs orthodox.

    Les juifs orthodox se mêlent à la société d'accueil et pratique leur religion; le judaïsme.

    Les dynasties ou "familles" Haredi et Hasidic de Saint-Adolphe-d'Howard et Val Morin ne sont pas des groupes religieux. Ce sont des groupes "hors la loi", avec leurs bunkers clôturés et leurs règles strictes à l'instar des Helles Angels ou Cosa Nostra.

    Contrairement aux juifs orthodox, ces "familles" sont liées au mouvement Nationaliste Socialiste Israelien, cummunément appellé "Zionisme". C'est le mouvement "Nazi" Israélien.

    Ils ne vivent absolument pas en parallèle de la société, comme les Amishs par exemple, mais au mileu de notre société et en contournant ses règles pour bâtir des cartels et des fortunes.

    Ne soyez pas naïfs. S'ils prétendent êtres à la recherche de la pureté en évitant notre manière de vivre, ce qu'ils chérissent le plus au monde c'est justement le coeur de notre société et ce qui la fait rouler; l'argent.

    Aux Québécois de décider s'ils veulent "rouler" leurs affaires ou continuer de "se faire rouler".

  • andre drouin
    Inscrit
    vendredi 6 juillet 2007 12h32
    Hérouxville par André Drouin
    Un article comme le vôtre, madame Chouinard,m'invite à continuer de lire "Le Devoir". Votre conclusion très appropriée est supportée par des faits. Je ne crains pas d'affirmer que le Québec entier glisse vers l'anarchie et que la cause principale demeure l'inaction absolue de nos dirigeants et dirigeantes politiques. Et puisque vous référez à la Commission Bouchard-Taylor comme outil probable pour fixer des balises, je me permet de vous rappeler que Taylor à déjà avouer publiquement,à deux occasions, qu'il ne prévoyait pas pouvoir trouver de solutions.De plus le fameux principe émis par de nos chevronnés intellectuels qui propose "d'accommoder pour faliciter l'intégration" représente pour moi de la folie furieuse en tant qu'élément d'un processus,car aucune statistiques, faits ou données n'existent qui supportent cette avancée. Lorsque je constate que cette folie invite Patrimoine Canada a établir et subventionner de nouvelles stations radio à Montréal, qui émettent 24 heures par jours dans des langues autres que le français et l'anglais,en nous suggérant que "voilà la meilleure méthode pour assurer l'intégration des immigrants", vous comprendrez que je m'inquiète. Et j'ajoute que le fait que Patrimoine Canada subventionne aussi la nouvelle formation des 6,000 membres du corps policier de Montréal, pour qu'ils sachent se conformer aux différentes demandes des ethnies,ne diminue pas mon inquiétude. Nous sommes devenus des payeurs de taxes et d'impôt, finançant notre propre destruction.Il devrait nous suffire d'analyser les données venant d'autres pays pour conclure que nous sommes engagés sur une autoroute qui ne mène pas au bon endroit.Et au cas ou certains de vos lecteurs douteraient encore que l'anarchie ne nous guette pas, il leur faudrait analyser la situation (et sagement écouter leurs commentaires) du personnel oeuvrant dans les hopitaux, les écoles et le corp policier de Montréal.Ces personnes vivent quotidiennement une situation devenue infernale car ils doivent accommoder sans arrêt. Et n'oubliez pas qu'à chaque semaine un nouveau contingent d'environ 1000 nouveaux arrivants s'ajoutent, dont au minimum 30% ne parlent aucune des 2 langues officielles. L'opération nous coûte près de 3 milliards par année et aucun politicien ne voit matière à amélioration.Étant donné que mon rythme cardiaque s'accélère et que ma température corporelle semble augmenter,je conclue en disant "faudrait bien que quelqu'un se décide d'AGIR".

  • Normand Chaput
    Abonné
    vendredi 6 juillet 2007 12h41
    pourquoi un debat?
    les immigrants s engagent par serment a respecter nos valeurs. Il ne nous reste donc qu a determiner nos valeurs et se faire respecter. Je ne crois pas qu il y a lieu d en debattre.

  • Hubert Larocque
    Abonné
    vendredi 6 juillet 2007 13h34
    Ménager la chèvre et le choux.
    Le texte de Madame Chouinard est excellent. On peut remarquer qu'il se compose de deux parties distinctes. La première est une concession aux dogmes ambiants d'ouverture, de tolérance. Bien sûr le malaise face aux Juifs hassidiques se fonde sur nos préjugés. Mais comme ces "préjugés" ont un bon fondement dans la réalité, la seconde partie ne peut s'empêcher de dénoncer l'attitude de ces Juifs retranchés derrière leurs millions, et qui défient la société québécoise.
    Une question est soigneusement évitée: "Après tout, qui est chez soi, nous ou les Juifs hassidiques?" "Le Québec est-il un moulin où chacun peut entrer et camper à sa guise?" Nous voilà, par la grâce fédéraliste, en plein Far-West multiculturel!

  • arabe
    Inscrit
    vendredi 6 juillet 2007 14h32
    Je suis sidéré...
    par les textes majoritairement sectaires, pronant la pensée unidimensionelle, que l'on peut lire en commentaires. Je suis notamment sidéré par le texte antisémite de Zach Gebello. Rappelons que L'Europe a arrêté une définition de l'antisémitisme selon laquelle est une forme d'antisémitisme:?
    1. nier le droit à l'existence de l'Etat d'Israël .?
    2. la négation de la Shoah.?
    3. le refus de reconnaître le droit à l'autodétermination du peuple juif.?
    4. l'affirmation que l'existence de l'Etat d'Israël a un caractère raciste. ?
    5. la comparaison entre Israël et l'Etat allemand nazi.

    Le texte de M. Gebello est 2 fois antisémite au regard des points 4 et 5.

    Michael Laughrea,BSc, MSc, MPhil, PhD, professeur, Faculté de Médecine, Université McGill; chercheur, Hopital Général Juif.?

  • Bernard East
    Inscrit
    vendredi 6 juillet 2007 18h19
    Carmélites
    Pour ce qui est des Carmélites, il faudrait préciser que, bien qu'il soit vrai qu'elles soient cloîtrées; elles ne se séparent pas du monde, elles reçoivent les gens pour la prière chorale et les messes. Leur petite chapelle est ouverte à tous.

    On peut aussi les rencontrer dans leurs parloirs, car elle accueillent les gens qui veulent les rencontrer. Leur prière commune est une ouverture sur le monde. Elles portent dans leur prière les souffrances du monde.

    Bernard East

  • andre drouin
    Inscrit
    vendredi 6 juillet 2007 20h05
    Her
    Oui

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 6 juillet 2007 22h02
    Fiset/Laughrea
    L'histoire de madame Fiset ajoute fortement au texte de madame Chouinard. Je ne peux en dire autant de la mauvaise foi de Michael Laughrea qui compare l'isolement délibéré d'une race qui se prétend supérieur à toute l'humanité aux québécois qui ne s'intéressent pas à sa langue de McGill, faignant ainsi de ne pas voir que le québec s'anglicise. Ici, à Québec, la capitale nationale, francophone à 98%, nous avons un chroniqueur de Radio-Can qui nous parle des bons articles des quotidiens anglophones "pour ceux que ça intéresse"! J'ai écouté le réseau anglais pour savoir si l'on faisait de même pour constater qu'il n'y a pas de revue de presse!

    Claude L'Heureux, Québec

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 7 juillet 2007 09h34
    SIDÉRÉ HIER, AUJOURD'HUI ET DEMAIN, M. LAUGHREA ?
    M. Michel Laughrea, sidéré, nous apprend que l'Europe a arrêté une définition de l'antisémitisme selon laquelle est une forme d'antisémitisme:
    1. nier le droit à l'existence de l'Etat d'Israël
    2. la négation de la Shoah
    3. le refus de reconnaître le droit à l'autodétermination du peuple juif
    4. l'affirmation que l'existence de l'Etat d'Israël a un caractère raciste
    5. la comparaison entre Israël et l'Etat allemand nazi

    Wow les moteurs !

    Est-ce que le Canada pourrait arrêter une définition de l'antiquébécoistisme...genre ?

    1. Nier l'existence possible à un état du Québec
    2. La négation de l'affaire des Patriotes de 1837/38
    3. Le refus à l'autodétermination du peuple québécois
    4. L'affirmation que les Québécois ont un caractère raciste
    4. La comparation entre le Québec et l'Angleterre

    Il est assez surprenant que de simplement dire ou d'écrire que l'État d'Israël a un caractère raciste est raciste ou antisémite qui est une spécialité du racisme à fleur de peau. M. Laughrea peut bien rester sidéré quand à nous.

  • arabe
    Inscrit
    lundi 9 juillet 2007 09h07
    M. L'heureux
    Bravo pour ce chroniqueur (M. Laurendeau, peut-être?) Si vous écoutiez la CBC, vous entendriez un certain Jim Corcoran qui présente une émissions complète de chansons québécoises francophones, et ce, depuis peut-être 15-20 ans.

    Quant à votre "isolement délibéré d'une race qui se prétend supérieur à toute l'humanité", c'est de l'antisémitisme. Du véritable Der Sturmer! Un passage digne de Mein Kampf, de Drumont ou de tro de journaux arabes, qui semblent prendre le relais de l'antisémitsme européen du début du siècle dernier. Je vous invite à mieux vous informer avant de déblatérer sur les autres. Et, aux dernières nouvelle, les Juifs ne sont pas une race... sauf pour les racistes.

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    lundi 9 juillet 2007 21h02
    On se calme, monsieur Laughrea!
    Monsieur me traite de nazi parce que j'emploi l'expression race supérieure pour désigner les assidines, qui, eux-même, ignorent les autres... juifs non boudinés. Dois-je commencer à retirer mes REER? Question: les nazis ne traitaient-ils pas les autres races, particulièrement la juive, d'inférieur?

    Claude L'Heureux, Québec

  • claude Bérubé
    Inscrit
    mercredi 11 juillet 2007 23h45
    Un parking de ghettos..... par Claude Alexandre
    Cloturer sa propriété est chose courante dans notre société et dans la plupart des sociétés. Certains ont même des guérites. Donc, je n'y vois aucun problème. Chez moi, aucune cloture et je me sens bien.. Donc, le problème n'est pas là. Mais plutôt la tendance générale chez les arrivants de se ghettoiser. Si cela continue, notre pays aura l'air d'un grand parking de ghettos. Chacun avec son identité, ses valeurs, sa culture.
    Si c'est cela qu'on appelle favoriser l'intégration, je me demande quel en sera l'aboutissement. J'observe pourtant de belles réussites chez ceux qui adhèrent à la culture prédominente et qui habitent partout dans la province en s'intégrant. Ce ne sera jamais facile pour les arrivants de quitter leur pays natal, mais il faut savoir tourner la page.

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