Benoît XVI en pèlerinage à Assise
18 juin 2007
Éthique et religion
Photo : Agence Reuters
Le pape Benoît XVI a serré les mains des pèlerins venus à sa rencontre hier dans les rues d’Assise.
Assise, Italie — Benoît XVI s'est rendu hier à Assise pour une visite pastorale visant à marquer le huitième centenaire de la conversion de saint François, ce «play-boy» médiéval qui se mit au service des pauvres et devint un modèle pour son appel au dialogue et à la tolérance. Le pape a profité de ce déplacement dans cette «ville de paix» pour appeler à la fin des «horreurs» des combats et du terrorisme en Irak et au Moyen-Orient.
Arrivé en hélicoptère près d'Assise où l'a accueilli le président du Conseil italien Romano Prodi, le souverain pontife devait effectuer une visite de onze heures dans la ville aux rues escarpées perchée sur une colline en Ombrie. Il a ainsi prié sur la tombe de saint François et dîné avec des franciscains.
L'objectif de ce déplacement, s'inscrivant dans une campagne destinée à stimuler la foi des catholiques, était de saluer dans ce «roi de la fête», fils d'un riche marchand de vêtements, un homme qui se détourna de la richesse après sa conversion et gagna des disciples par sa simplicité et sa douceur, un homme en avance sur son temps, pour sa «recherche de la paix, la protection de la nature, la promotion du dialogue».
«Oui, mes chers frères et soeurs, se convertir à l'amour est passer de l'amertume à la douceur, de la tristesse à la joie vraie», a souligné le pape âgé de 80 ans, dans son homélie prononcée lors d'une messe dans la basilique inférieure Saint-François du XIIIe siècle, où repose le saint.
Appel à la fin des conflits
À l'issue d'une messe en plein air près de la basilique, le pape a observé qu'il s'exprimait dans une «ville de paix», soulignant qu'il considérait être de son devoir de lancer depuis Assise un «appel pressant et sincère à mettre fin à tous les conflits armés qui ensanglantent la terre et à ce que la haine le cède partout à l'amour, l'offense au pardon et la discorde à l'union».
Les populations vivant en Terre Sainte, en Irak, au Liban et dans l'ensemble du Moyen-Orient «connaissent depuis trop longtemps les horreurs des combats, du terrorisme, de la violence aveugle, l'illusion que la force peut résoudre les conflits», a-t-il ajouté. «Seul un dialogue responsable et sincère, soutenu par le généreux appui de la communauté internationale, pourra mettre fin à tant de douleur et rendre vie et dignité aux personnes, aux institutions et aux peuples», a poursuivi le pape.
Benoît XVI a notamment salué une initiative de son prédécesseur Jean-Paul II, qui avait rassemblé en 1986 à Assise des représentants de différentes religions, en particulier de l'islam et du judaïsme, pour prier pour la fin de la guerre. «L'esprit d'Assise [...] va à l'encontre de l'esprit de violence, contre l'utilisation
de la religion comme prétexte à la violence.»
Des millions de pèlerins et de touristes affluent chaque année à Assise pour admirer la basilique formée de deux églises superposées mais aussi s'imprégner de l'atmosphère mystique de la ville. Certaines religieuses, de l'ordre des Clarisses, tirant leur nom de sainte Claire d'Assise, ont étreint le pape hier quand il s'est arrêté à leur basilique.
Benoît XVI s'est déplacé dans la ville à bord d'une «papamobile» au toit fermé et aux vitres à moitié baissées. Début juin, un homme dans l'assistance place Saint-Pierre de Rome avait tenté de sauter dans son véhicule — complètement ouvert — et avait été maîtrisé par les forces de sécurité.
Arrivé en hélicoptère près d'Assise où l'a accueilli le président du Conseil italien Romano Prodi, le souverain pontife devait effectuer une visite de onze heures dans la ville aux rues escarpées perchée sur une colline en Ombrie. Il a ainsi prié sur la tombe de saint François et dîné avec des franciscains.
L'objectif de ce déplacement, s'inscrivant dans une campagne destinée à stimuler la foi des catholiques, était de saluer dans ce «roi de la fête», fils d'un riche marchand de vêtements, un homme qui se détourna de la richesse après sa conversion et gagna des disciples par sa simplicité et sa douceur, un homme en avance sur son temps, pour sa «recherche de la paix, la protection de la nature, la promotion du dialogue».
«Oui, mes chers frères et soeurs, se convertir à l'amour est passer de l'amertume à la douceur, de la tristesse à la joie vraie», a souligné le pape âgé de 80 ans, dans son homélie prononcée lors d'une messe dans la basilique inférieure Saint-François du XIIIe siècle, où repose le saint.
Appel à la fin des conflits
À l'issue d'une messe en plein air près de la basilique, le pape a observé qu'il s'exprimait dans une «ville de paix», soulignant qu'il considérait être de son devoir de lancer depuis Assise un «appel pressant et sincère à mettre fin à tous les conflits armés qui ensanglantent la terre et à ce que la haine le cède partout à l'amour, l'offense au pardon et la discorde à l'union».
Les populations vivant en Terre Sainte, en Irak, au Liban et dans l'ensemble du Moyen-Orient «connaissent depuis trop longtemps les horreurs des combats, du terrorisme, de la violence aveugle, l'illusion que la force peut résoudre les conflits», a-t-il ajouté. «Seul un dialogue responsable et sincère, soutenu par le généreux appui de la communauté internationale, pourra mettre fin à tant de douleur et rendre vie et dignité aux personnes, aux institutions et aux peuples», a poursuivi le pape.
Benoît XVI a notamment salué une initiative de son prédécesseur Jean-Paul II, qui avait rassemblé en 1986 à Assise des représentants de différentes religions, en particulier de l'islam et du judaïsme, pour prier pour la fin de la guerre. «L'esprit d'Assise [...] va à l'encontre de l'esprit de violence, contre l'utilisation
de la religion comme prétexte à la violence.»
Des millions de pèlerins et de touristes affluent chaque année à Assise pour admirer la basilique formée de deux églises superposées mais aussi s'imprégner de l'atmosphère mystique de la ville. Certaines religieuses, de l'ordre des Clarisses, tirant leur nom de sainte Claire d'Assise, ont étreint le pape hier quand il s'est arrêté à leur basilique.
Benoît XVI s'est déplacé dans la ville à bord d'une «papamobile» au toit fermé et aux vitres à moitié baissées. Début juin, un homme dans l'assistance place Saint-Pierre de Rome avait tenté de sauter dans son véhicule — complètement ouvert — et avait été maîtrisé par les forces de sécurité.
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