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Toute ségrégation est-elle déraisonnable ?

Que des services comme les gymnases ou les bars soient diversifiés suivant des clientèles particulières, cela ne reflète pas nécessairement une pratique de mépris ou d'inégalité
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  • Jacques Gagnon
    Abonné
    lundi 4 juin 2007 09h34
    Entre nous
    Il est bon de se retrouver entre nous, n'est-ce pas rassurant ?
    J'ai remarqué que les québécois en voyage, surtout aux États-Unis, aiment se retrouver entre eux quand ils réussissent à se repérer.

    On ne peut affirmer que les gens qui veulent rencontrer ceux avec qui ils partagent un certain nombre d'idées ou orientations le font uniquement pour se mettre à l'abri du harcèlement. Il y a ussi une part de refus de l'autre dans cette démarche.

    Il y a une part de manque d'ouverture, de curiosité et de découverte ou de mise à l'épreuve de ses propres préjugés.
    On ne souhaite confronter ses convictions.

    Je déplore personnellement la ghettoïsation et l'éclatement de la société auxquels ces gestes conduisent. On se crée des petits mondes plus ou moins hermétiques et imperméables aux échanges.

    On vit dans sa bulle au lieu de la joindre aux autres. Ne trouvez-vous pas qu'il y a suffisamment de bulles ?

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    lundi 4 juin 2007 10h19
    Revoir les politiques de multiculturalisme
    Multiculturalisme et communautés culturelles

    Il y aurait intérêt de revoir l'à-propos des politiques de multiculturalisme et de communautés culturelles. Au Québec il faudrait insister plus sur l'identité québécoise et sur l'intégration que sur les communautés culturelles.

    Il faudrait d'ailleurs cesser d'utiliser l'expression boiteuse de « Communautés culturelles » pour qualifier les néo-Québécois. Les Québécois de souche (ça existe des gens qui vivent ici sur les mêmes terres depuis plus de 300 ans), ont aussi une culture propre, sont aussi une communauté culturelle, sont ici en majorité, mais ils sont exclus des « Communautés culturelles »! Quel non-sens! Alors, parlons-donc clairement, sans langue de bois, et appelons les immigrants des néo-Québécois, tout simplement. Il n'y a rien de repréhensible dans le terme néo-Québécois, au contraire, il montre la volonté d'accueil du peuple québécois vis-à-vis des nouveaux arrivants.

    Le terme de « Communautés culturelles » va dans le sens de la ghettoisation des nouveaux venus et même de leurs descendants nés ici. Pourquoi les immigrants venant du pays XYZ devraient-ils se référer ou être référés comme faisant partie de la communauté culturelle XYZaine? Dans un de ses ouvrages, l'écrivain Neil Bissoondath, lui-même immigrant au Québec, s'est insurgé contre le multiculturalisme à la canadienne qui fait ressortir les différences plutôt que les ressemblances entre les divers groupes ethniques du pays. Il a bien montré que les politiques canadiennes en matière de multiculturalisme, bien que conçues dans un but bien intentionné, n'ont fait qu'accentuer l'isolement des groupes culturels et propager les clichés à leur sujet.

    Tous les résidents du Québec, y compris les néo-Québécois qui viennent s'y installer, sont des Québécois.

    Raymond Saint-Arnaud

  • Jocelyne Boileau
    Abonné
    mardi 5 juin 2007 11h27
    Et s'il s'était agit d'un homme hétéro ?
    Un homme hétérosexuel aurait-il été expulsé de la même manière? Y a-t-il un questionnaire à compléter à l'entrée pour contrôler? En bout de ligne, ça ne me semble pas différent du refus d'une femme dans une taverne comme c'était le cas il n'y a pas si longtemps.
    André Boileau

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