Vatican - Vladimir Poutine rencontrera Benoît XVI demain
12 mars 2007
Éthique et religion
Photo : Agence Reuters
Le pape Benoît XVI sur le balcon de la la Basilique Saint-Pierre, hier, lors de l’Angélus
Cité du Vatican — Vladimir Poutine sera reçu au Vatican par le pape Benoît XVI demain soir, avant le sommet russo-italien de Bari, dans un contexte marqué par une embellie dans les relations entre l'Église orthodoxe russe et le Saint-Siège.
Ce sera la première rencontre entre les deux hommes depuis le début du pontificat de Benoît XVI en avril 2005. Le président russe avait été reçu à deux reprises par Jean-Paul II, en 2000 et 2003.
Comme les fois précédentes, l'entrevue aura «un caractère interétatique et non interconfessionnel», a souligné le patriarcat orthodoxe de Moscou, précisant que l'Église orthodoxe n'attend pas que Poutine joue un «rôle de médiateur» avec l'Église catholique.
Le métropolite Kirill, ministre des Affaires étrangères de l'Église orthodoxe russe, n'accompagnera pas Vladimir Poutine, a précisé à l'AFP le prêtre Igor Vyjanov, secrétaire du Patriarcat chargé des relations oecuméniques, démentant des informations de presse.
«Une telle pratique n'a jamais existé lors de visites de chefs d'État russes au Saint-Siège», a-t-il assuré. Benoît XVI avait en revanche reçu le métropolite Kirill le 18 mai 2006.
Cependant, a indiqué une source vaticane, la rencontre entre le pape et le président russe pourra contribuer à «faciliter» les relations entre catholiques et orthodoxes en Russie, toujours marquées par les accusations de prosélytisme portées contre les premiers par les seconds.
Pour l'image
Selon le théologien français Nicolas Lossky, prêtre de l'Église orthodoxe russe à Paris, Vladimir Poutine en espère aussi une retombée sur son image et celle de son pays en Europe occidentale.
«Il cherche à ce que la Russie soit très présente en Europe et il pousse l'Église orthodoxe dans cette direction», a-t-il déclaré à l'AFP.
Mais le Saint-Siège comme le patriarcat de Moscou mettent l'accent sur la solidité de leurs relations directes, qui se sont nettement améliorées depuis quelques années, même si une rencontre entre Benoît XVI et le patriarche Alexis II n'est de l'avis général pas encore à l'ordre du jour.
«La restitution en 2004 par Jean-Paul II de la célèbre icône de Notre-Dame de Kazan a contribué à faire évoluer les choses dans le bon sens», rappelle Mgr Johann Bonny, membre du conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, l'organe du Vatican chargé des relations avec les orthodoxes.
Ce geste décidé par le vieux pape malade, alors qu'il avait perdu l'espoir de se rendre en Russie, a été très apprécié, ajoute ce prélat.
Depuis, un pape allemand a succédé au pape polonais qui a toujours été regardé avec méfiance à Moscou, et Benoît XVI a fait du rapprochement avec les orthodoxes une des priorités de son pontificat.
En outre le dialogue théologique a repris en décembre 2005 entre le Vatican et les Églises orthodoxes, dont celle de Russie.
Restent les accusations de prosélytisme: «L'enthousiasme missionnaire des prêtres catholiques en Russie n'a pas fléchi», affirme Igor Vyjanov. «Tous les griefs n'ont pas disparu mais le contexte est plus détendu», estime Mgr Bonny.
«Nous travaillons à faire tomber le mur de méfiance entre nous, mais il est trop tôt pour faire des déclarations triomphales», et les progrès pourraient prendre des décennies, pronostique le père Vujanov.
Ce sera la première rencontre entre les deux hommes depuis le début du pontificat de Benoît XVI en avril 2005. Le président russe avait été reçu à deux reprises par Jean-Paul II, en 2000 et 2003.
Comme les fois précédentes, l'entrevue aura «un caractère interétatique et non interconfessionnel», a souligné le patriarcat orthodoxe de Moscou, précisant que l'Église orthodoxe n'attend pas que Poutine joue un «rôle de médiateur» avec l'Église catholique.
Le métropolite Kirill, ministre des Affaires étrangères de l'Église orthodoxe russe, n'accompagnera pas Vladimir Poutine, a précisé à l'AFP le prêtre Igor Vyjanov, secrétaire du Patriarcat chargé des relations oecuméniques, démentant des informations de presse.
«Une telle pratique n'a jamais existé lors de visites de chefs d'État russes au Saint-Siège», a-t-il assuré. Benoît XVI avait en revanche reçu le métropolite Kirill le 18 mai 2006.
Cependant, a indiqué une source vaticane, la rencontre entre le pape et le président russe pourra contribuer à «faciliter» les relations entre catholiques et orthodoxes en Russie, toujours marquées par les accusations de prosélytisme portées contre les premiers par les seconds.
Pour l'image
Selon le théologien français Nicolas Lossky, prêtre de l'Église orthodoxe russe à Paris, Vladimir Poutine en espère aussi une retombée sur son image et celle de son pays en Europe occidentale.
«Il cherche à ce que la Russie soit très présente en Europe et il pousse l'Église orthodoxe dans cette direction», a-t-il déclaré à l'AFP.
Mais le Saint-Siège comme le patriarcat de Moscou mettent l'accent sur la solidité de leurs relations directes, qui se sont nettement améliorées depuis quelques années, même si une rencontre entre Benoît XVI et le patriarche Alexis II n'est de l'avis général pas encore à l'ordre du jour.
«La restitution en 2004 par Jean-Paul II de la célèbre icône de Notre-Dame de Kazan a contribué à faire évoluer les choses dans le bon sens», rappelle Mgr Johann Bonny, membre du conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, l'organe du Vatican chargé des relations avec les orthodoxes.
Ce geste décidé par le vieux pape malade, alors qu'il avait perdu l'espoir de se rendre en Russie, a été très apprécié, ajoute ce prélat.
Depuis, un pape allemand a succédé au pape polonais qui a toujours été regardé avec méfiance à Moscou, et Benoît XVI a fait du rapprochement avec les orthodoxes une des priorités de son pontificat.
En outre le dialogue théologique a repris en décembre 2005 entre le Vatican et les Églises orthodoxes, dont celle de Russie.
Restent les accusations de prosélytisme: «L'enthousiasme missionnaire des prêtres catholiques en Russie n'a pas fléchi», affirme Igor Vyjanov. «Tous les griefs n'ont pas disparu mais le contexte est plus détendu», estime Mgr Bonny.
«Nous travaillons à faire tomber le mur de méfiance entre nous, mais il est trop tôt pour faire des déclarations triomphales», et les progrès pourraient prendre des décennies, pronostique le père Vujanov.
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