Lettres: Notre passé religieux
Dans sa mise en parallèle de la pensée d'Edmund Burke avec la pensée progressiste québécoise, Carl Bergeron nous livre une réflexion brillante et stimulante. En particulier sur la dimension de notre passé religieux. Il nous rappelle que l'Église ici, avant que nous nous en soyons débarrassés, mettait le christianisme au coeur de son enseignement et que ce faisant, elle restait fidèle à la réalité des faits en faisant de cette religion le moteur essentiel de la civilisation occidentale. Il nous invite donc à une véritable réconciliation avec l'Église catholique pour retrouver «une certaine idée de l'universel» tout en restant engagés dans la modernité. On l'accusera à tort de prosélytisme.
Le philosophe André Comte-Sponville, bien qu'incroyant, écrit pourtant dans son dernier livre L'Esprit de l'athéisme: «Une société peut très bien se passer de religion au sens occidental et restreint du terme (un Dieu personnel et créateur); elle pourrait peut-être se passer de sacré ou de surnaturel (de religion au sens large); mais elle ne peut se passer ni de communion ni de fidélité... Il faut bien assumer cette donnée de fait, qui est à la fois géographique et historique. Quant à ses sources, notre civilisation est indissociablement gréco-latine et judéo-chrétienne... Elle est devenue laïque... Encore faut-il que cette laïcité ne soit pas qu'une coquille vide, ni une forme d'amnésie ou de reniement, comme un nihilisme raffiné (c'est-à-dire, à peu près, une décadence).»
Le philosophe André Comte-Sponville, bien qu'incroyant, écrit pourtant dans son dernier livre L'Esprit de l'athéisme: «Une société peut très bien se passer de religion au sens occidental et restreint du terme (un Dieu personnel et créateur); elle pourrait peut-être se passer de sacré ou de surnaturel (de religion au sens large); mais elle ne peut se passer ni de communion ni de fidélité... Il faut bien assumer cette donnée de fait, qui est à la fois géographique et historique. Quant à ses sources, notre civilisation est indissociablement gréco-latine et judéo-chrétienne... Elle est devenue laïque... Encore faut-il que cette laïcité ne soit pas qu'une coquille vide, ni une forme d'amnésie ou de reniement, comme un nihilisme raffiné (c'est-à-dire, à peu près, une décadence).»
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