Protestations des juifs orthodoxes - La Gay pride autorisée à Jérusalem
6 novembre 2006
Éthique et religion
Jérusalem — Le procureur général de l'État d'Israël, Menahem Mazouz, a autorisé hier une marche d'homosexuels «prochainement» à Jérusalem malgré les violentes manifestations suscitées par ce projet, a indiqué un communiqué de son bureau.
M. Mazouz, qui a indiqué avoir pris cette décision «pour que le principe de la liberté d'expression soit respecté», a dit que la Gay Pride aurait lieu prochainement sans confirmer la date du 10 novembre, donnée par les organisateurs.
Il a cependant appelé les organisateurs de la Gay Pride à opter «pour la discrétion» et à définir avec la police un itinéraire approprié.
Interrogé par l'AFP, le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld, a déclaré: «Le chef de la police, Moshé Karadi, a brossé un tableau de la situation à M. Mazouz, et fait état d'une accumulation d'informations problématiques» sur d'éventuelles violences à l'occasion de ce défilé.
Trois policiers ont été blessés et 30 personnes arrêtées au cours de heurts cette semaine à Jérusalem entre la police et des manifestants ultra-orthodoxes qui se sont jurés de faire barrage aux homosexuels, a-t-il encore dit. Selon lui, 10 000 policiers seront mobilisés pour ce défilé. Jour après jour, la semaine dernière, des milliers de manifestants juifs orthodoxes ont violemment protesté contre la Gay Pride, qu'ils qualifient de «défilé de la débauche». La tenue de cette marche a provoqué une tempête de protestations dans les milieux orthodoxes juifs, et a été dénoncée par des édiles religieux chrétiens et musulmans. Plusieurs appels ont également été déposés auprès de la Cour suprême en vue d'interdire cette manifestation.
Lors de la dernière «gay parade» en 2005 à Jérusalem, un juif ultra-orthodoxe avait poignardé trois participants et a été condamné à 12 ans de prison. En revanche, les parades gaies à Tel-Aviv se déroulent chaque année sans incident.
M. Mazouz, qui a indiqué avoir pris cette décision «pour que le principe de la liberté d'expression soit respecté», a dit que la Gay Pride aurait lieu prochainement sans confirmer la date du 10 novembre, donnée par les organisateurs.
Il a cependant appelé les organisateurs de la Gay Pride à opter «pour la discrétion» et à définir avec la police un itinéraire approprié.
Interrogé par l'AFP, le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld, a déclaré: «Le chef de la police, Moshé Karadi, a brossé un tableau de la situation à M. Mazouz, et fait état d'une accumulation d'informations problématiques» sur d'éventuelles violences à l'occasion de ce défilé.
Trois policiers ont été blessés et 30 personnes arrêtées au cours de heurts cette semaine à Jérusalem entre la police et des manifestants ultra-orthodoxes qui se sont jurés de faire barrage aux homosexuels, a-t-il encore dit. Selon lui, 10 000 policiers seront mobilisés pour ce défilé. Jour après jour, la semaine dernière, des milliers de manifestants juifs orthodoxes ont violemment protesté contre la Gay Pride, qu'ils qualifient de «défilé de la débauche». La tenue de cette marche a provoqué une tempête de protestations dans les milieux orthodoxes juifs, et a été dénoncée par des édiles religieux chrétiens et musulmans. Plusieurs appels ont également été déposés auprès de la Cour suprême en vue d'interdire cette manifestation.
Lors de la dernière «gay parade» en 2005 à Jérusalem, un juif ultra-orthodoxe avait poignardé trois participants et a été condamné à 12 ans de prison. En revanche, les parades gaies à Tel-Aviv se déroulent chaque année sans incident.
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