Philippe Bourke nommé président du BAPE

Philippe Bourke a été directeur général du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec pendant 20 ans.
Photo: Source Lucie Bataille Philippe Bourke a été directeur général du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec pendant 20 ans.

Le gouvernement du Québec a annoncé mercredi la nomination de Philippe Bourke au poste de président du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Biologiste de formation, il a notamment occupé pendant 20 ans le poste de directeur général du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec.

 

Philippe Bourke occupait depuis janvier le poste de vice-président développement stratégique et affaires publiques chez Réseau Environnement, un organisme à but non lucratif qui représente des membres experts en environnement au Québec.

 

M. Bourke, qui a été membre de plusieurs conseils d’administration d’organismes à vocation environnementale, fait également partie du Comité-conseil sur les changements climatiques du gouvernement du Québec.

 

Il succède à Pierre Baril, dont le mandat vient de se terminer. Le gouvernement doit également nommer incessamment un nouveau vice-président au BAPE, puisque le mandat de Louis-Gilles Francoeur, ancien journaliste du Devoir, arrive à échéance le 19 novembre.

 

Contrôle politique

 

Le processus de nomination des nouveaux membres du BAPE a soulevé une certaine controverse en septembre. Le gouvernement Couillard a alors annoncé, par décret, qu’il maintiendrait le contrôle politique sur les nominations au sein de cet organisme indépendant, chargé d’évaluer des projets de développement qui peuvent avoir des impacts environnementaux, sociaux et économiques majeurs.

 

Concrètement, le comité qui sélectionne les personnes « aptes » pour le poste sera composé de trois personnes, dont deux membres seront « issus du gouvernement ». Ceux-ci peuvent décider des candidatures qui seront soumises au ministre de l’Environnement en vue de la nomination définitive.

 

Dans un communiqué publié mercredi matin, la Coalition avenir Québec a d’ailleurs réclamé que le président et le vice-président du BAPE soient nommés par un vote aux deux tiers de l’Assemblée nationale. Une option préconisée également par le Parti québécois.

2 commentaires
  • Carmen Labelle - Abonnée 15 novembre 2017 19 h 08

    Plus ça change plus c'est pareil

    Le BAPE est loin d'être un organisme indépendant! Les libéraux placent leur monde qui vont s'organiser pour que les projets que le gouvernement veut voir passer soient recommandés par le BAPE. Pourquoi pensez-vous que le BAPE a manigancé pour écarter Daniel Breton , le seul ministre de l'environnement vraiment préoccupé par l'environnement depuis le début des années 2000. Ironique que le BAPE ait invoqué l'ingérence du ministre péquiste, alors que les libéraux manipulent cet organisme de l'intérieur avec des pions. Ces dernières années c'est de plus en plus évident. Même que les citoyens peinent à faire accepter le dépôt de documents, photos, rapports. études qui étayent leur position contre un projet. Chez nous même le mémoire d'un citoyen expert en écotoxicologie a été refusé par le BAPE sous de nébuleux prétextes. Les promoteurs eux ont tous les privilèges devant le BAPE. Rien ne changera si on remplace des pions par d'autres pions! Tous les postes importants à l'État devraient être choisis par tous les partis de l'Assemblée Nationale.

    • J-Paul Thivierge - Abonné 16 novembre 2017 10 h 34

      La demande du Parti Québécois, refusée par le PLQ ,
      serait de faire accepter par un vote de 2/3 des élu-e-s les nominations de divers organismes comme le BAPE.
      Un jour peut-être que des partis plus démocratiques que la ligne partisane du PLQ permettront laa nomination plus transparente des dirigeants des organismes gouvernementaux.

      Cependant, je veux souligner que cette nomination de P Bourke est bien pertinente, ce DG des RNCREQ , des équipes de militants du développement durable, qui ont toujours bien travaillé intensément pour bien encadrer le respect de l'environnement.
      M P Bourque est un bon choix, on peut espérer que le prochain V-P sera aussi compétent que Louis Gilles Francoeur, nommé , il y a 4 ans par D Breton pour améliorer la crédibilité du BAPE dont les recommandations ou décisions ne sont que des propositions que le ministre ou le gouvernement peut accepter ou refuser sans avoir à motiver ses raisons.

      Enfin on doit souligner que les décisions légales prises par le gouvernement sont soumises à l'acceptabilité sociale quand arrive le temps de voter pour le prochain gouvernement, considérant les pressions faites par les citoyens en accord ou en désaccord.