Les pesticides «néonics» menacent les fondations de la biodiversité

Un agriculteur épand des pesticides dans un champ pour protéger ses cultures.
Photo: Denis Charlet Agence France-Presse Un agriculteur épand des pesticides dans un champ pour protéger ses cultures.

On les connaissait comme les « tueurs d’abeilles ». Or, il semble maintenant confirmé que les pesticides de la classe des néonicotinoïdes, largement utilisés au Canada, présentent une « sérieuse menace mondiale » pour l’ensemble de la biodiversité.

Le Groupe de travail sur les pesticides systémiques rend public mardi à Ottawa un nouveau rapport qui conclut que les pesticides de cette famille tuent d’autres insectes terrestres et aquatiques qui sont à la base de notre chaîne alimentaire.

Une quinzaine de scientifiques de ce groupe international a analysé la quasi-totalité de la littérature scientifique sur les effets de ces pesticides sur l’environnement publiée depuis 2014. Sur plus de 500 études parues en trois ans, un consensus se dégage : les néonicotinoïdes sont toxiques pour d’autres invertébrés, comme les vers de terre, et pour les invertébrés aquatiques. Les abeilles, surveillées de plus près par les apiculteurs, furent en quelque sorte des lanceuses d’alerte.

Le rapport du groupe de travail compile en outre de nouvelles preuves des effets délétères des néonicotinoïdes sur les pollinisateurs. Des effets qui peuvent survenir « à retardement » même après l’exposition à de faibles doses, notent-ils dans un article à paraître dans la revue Environmental Science and Pollution Research.

Effet domino

Les néonicotinoïdes ont donc des impacts « mesurables et mesurés » sur une faune beaucoup plus large que les abeilles, confirme Jean-Marc Bonmatin, vice-président de ce groupe de travail. Ces conséquences produisent un « effet en cascade » expliquait-il au Devoir depuis le Centre national de recherche scientifique d’Orléans en France, avant son départ pour Ottawa.

« Si l’on supprime la nourriture ou une partie de la nourriture à des prédateurs, comme les poissons, les batraciens ou les oiseaux, on les détruit aussi », souligne le scientifique. Des intoxications aiguës, un effet plus direct, ont aussi été observées chez des petits prédateurs ayant mangé des proies contaminées ou ingéré des semences traitées avec ces produits.

M. Bonmatin ne cache pas être alarmé par ce constat renforcé : « C’est hélas à mettre dans la perspective de la sixième extinction des espèces qui se produit à grande vitesse sur la planète. L’homme, quand il détruit la biodiversité, en général détruit les espèces dites “supérieures”, comme les rhinocéros ou d’autres mammifères. Les pesticides détruisent la base de la chaîne alimentaire, les fondations mêmes de la biodiversité sur terre. »

Les néonicotinoïdes ont aussi des effets sur l’humain, notamment reconnus par l’Autorité européenne de sécurité des aliments. La liste de ses effets commence à s’allonger, explique M. Bonmatin : cancérogènes, perturbateurs endocriniens, liés au spectre de l’autisme.

« À part les venins foudroyants de certains animaux, ils présentent des niveaux de toxicité jamais égalés. Ils sont plus de 5000 fois plus toxiques que ne l’était le DDT dans les années 1970, par exemple. Comment pouvez-vous imaginer que, s’ils tuent tous les invertébrés, ils soient inoffensifs pour l’humain ? » demande l’écotoxicologue.

Implications locales

Le choix du Canada pour présenter cette étude n’est pas anodin pour le Groupe de travail sur les pesticides systémiques. « Porter ce message en Amérique du Nord se veut une forme d’encouragement, pour influer sur ce qui se passe. Et le Canada a le potentiel d’être un bon élève sur le continent », dit-il.

Cette catégorie de pesticides a été détectée à grande échelle dans l’environnement partout dans le monde, et notablement au Canada. Sa présence est généralisée dans les rivières des zones agricoles du Québec depuis au moins 2011. En 2015 et 2016, des néonicotinoïdes ont été détectés dans 100% des échantillons prélevés, a indiqué au Devoir le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC). Les taux observés dans les rivivières en milieu agricole dépassent les normes dans une forte proportion. Un échantillon affichait même une concentration de 4,5 µg/l, soit plusieurs dizaines de fois le maximum à partir duquel l’on considère la vie aquatique menacée.

Au Québec, presque toutes les semences de maïs et environ la moitié des semences de soya sont traitées depuis 2008 avec les insecticides de type néonicotinoïdes, selon l’Ordre des agronomes du Québec.

Objections

Des semences qui représentent 85 % des volumes de grains totaux vendus dans la province, un marché de 1,1 milliard de dollars, évaluent les Producteurs de grains du Québec (PGQ). L’association désapprouve les nouvelles restrictions prévues par Québec, dans une réglementation qui doit être adoptée cet automne.

L’usage prophylactique, c’est-à-dire de manière préventive au moment du semis, est injustifié et ne devrait plus être permis, selon M. Bonmatin : « Est-ce que je vais prendre des antibiotiques tout l’hiver au cas où je vais attraper une grippe ? » Tout comme les médicaments les plus toxiques ne sont administrés qu’en dernier recours, les néonicotinoïdes pourraient n’être prescrits que lorsque les autres solutions ont échoué, devant une « peste » réelle et confirmée.

Producteurs de grains du Québec craint une baisse de rendement des cultures, affirmant que le gouvernement sous-estime les impacts économiques de la réglementation à venir, évalués à 8,5 millions de dollars pour le moment. Dans un communiqué, ils affirment que « le projet de réglementation est soutenu par des bases scientifiques trop faibles », en objectant par exemple que l’interdiction de ces pesticides s’est traduite par une utilisation accrue d’autres pesticides en certains endroits et par des coûts de remplacement plus élevés.

Un recul de la production qui est loin d’être prouvé aux yeux de M. Bonmatin. Il invite surtout à considérer des solutions de rechange qui ont fait leurs preuves. La « lutte intégrée » contre les organismes nuisibles est à privilégier, un mélange de mesures biotechnologiques, chimiques et physiques.

Un rapport présenté en mars au Conseil des droits de l’homme des Nations unies déboulonnait le mythe de la nécessité des pesticides, en accusant la puissante industrie de commercialisation de nier systématiquement les risques pour la santé humaine pour l’environnement.

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) avertissait quant à lui la semaine dernière que plus de la moitié des espèces canadiennes sont menacées. La population de plus de 50 % des 903 espèces d’oiseaux, de poissons, de mammifères, de reptiles et d’amphibiens s’est effondrée au cours des 40 dernières années, affirme le WWF.

25 commentaires
  • Guy Lafond - Inscrit 19 septembre 2017 04 h 30

    Nous n'avons plus de temps à perdre


    "La « lutte intégrée » contre les organismes nuisibles est à privilégier, un mélange de mesures biotechnologiques, chimiques et physiques." - Sarah R. Champagne

    Complètement d'accord avec Mme Champagne!

    Aussi, il est devenu clair et évident que les gouvernements au Canada et ailleurs dans le monde doivent suivre rapidement les recommandations du Groupe de travail sur les pesticides systémiques et réduire considérablement ou même bannir complètement les pesticides "néonics" dans les méthodes de travail des agriculteurs.

    Décidément,

    @GuyLafond
    (Un Québécois souvent à vélo, parfois à pied, aussi à pied d'oeuvre pour la sécurité des enfants et de la biodiversité sur la Terre. Ma façon à moi d'être Canadien et citoyen d'une planète si fragile, n'en déplaise à tous ceux et celles qui ne s'en rendent pas compte en dépit d'études de plus en plus nombreuses et bien documentées.)

  • Louis Gérard Guillotte - Abonné 19 septembre 2017 06 h 37

    VOILÀ...VOILÀ...ET QUE VOILÀ!!!

    Les pratiques agricoles d'aujourd'hui sont d'une profonde imbécilité humaine!
    Les politiciens soutenant ces pratiques,par leur aveuglement,sont des inconscients de
    hautes sphères.
    Les producteurs agricoles,qui ne raisonnent égoïstement que par leurs gains de pro-
    ductivité quoiqu'il advienne,sont des proies faciles pour les vendeurs de pesticides
    qui profitent de leurs ignorances crasses pour les embobiner,les emboîter et fina- lement les embaumer!Ici au Granit et en Beauce,sans parler de l'Estrie,le taux des
    cancers ne serait pas,mais est plus élevé qu'ailleurs en province!Statistique parue il
    y a trois ans dans l'Écho de Frontenac,je n'en ai jamais réentendu parler!

    Mais qui sont véritablement ces monstres de la peste-pesticides?Du début au final
    se sont tous ces actionnaires anonymes qui nourrissent les destructeurs de nos envi-
    ronnements.Ici au Lac-Mégantic je n'ai été piqué par aucun moustique de tout l'été;
    des hirondelles il n'y en a plus;les papillons sont rares;mes fleurs ne sont pas butinées par les abeilles car elles sont rares!Je n'achète que de l'eau en cruche de 8
    litres,n'osant pas boire ni utiliser en cuisine celle du robinet!

    Cette étude démontrant la destruction de la biodiversité est la plus grosse cloche sur
    Terre qui nous dit en substance:"Vous êtes pas tannés d'mourir,bandes de caves!?"

    Et vous les politiciens-politicardes de la politicaillerie quand allez-vous carrément
    interdire ces pratiques imbéciles de l'agriculture,quittent à perdre la prochaine
    élection?Et vous de l'opposition,quand allez-vous mettre les bretelles de l'habitants
    pour vous les péter dans leurs champs meurtriers?

    • Brian Monast - Abonné 19 septembre 2017 09 h 16

      Merci Monsieur Guillotte de votre témoignage. Cette étude est « la plus grosse cloche », effectivement ! Et votre témoignage montre que la tragédie qui frappe maintenant Lac-Mégantic est mille fois plus grave que celle qui la frappait en 2013, et même des millions de fois plus grave, lorsqu'on pense qu'elle frappe tous les lieux sur Terre : elle tue tout ! Et votre rage est bonne et saine, dans le contexte, quand la plupart d'entre nous continuons de dormir au gaz. Merci à Mme Champagne. Il ne faut pas arrêter de sonner cette cloche.

  • Jean Deschenes - Abonné 19 septembre 2017 07 h 23

    La gloutonnerie

    Les cultivateurs veulent des rendements au détriment de la santé de tous et de la santé des terres. Ces produits devraient être interdits depuis longtemps. Je mettrai fin à la location de ma terre si le cultivateur qui l'exploite continue à y épandre des pesticides.

    • Daniel Bérubé - Abonné 19 septembre 2017 12 h 47

      Je dirais qu'il ne faut pas trop pointé du doigt les producteurs, mais plutôt les marchés qui établissent les prix et qui obligent les producteurs a produire au plus des plus bas coût possible, et que ceux voulant passer au biologique doivent passer ces 5 ans de production sans éléments chimiques, ce qui fait 5 ans de sous-production, ce que leurs banquiers leur interdit presque considérant qu'il y aura baisse de rendement et que ces producteurs sont déjà pris à la gorge de par les emprunts et investissement nécessaire afin d'avoir le rendement leur permettant de joindre les deux bouts...

      Nous avons laissé notre évolution dans les mains du capitalisme, n'ayant que vision à court terme avec la règle de base: produire le plus rapidement possible, avec le plus de profits possibles (aux banquiers et aux marchés) et aux moindres coûts possibles, sans tenir compte de la qualité ayant ses effets sur la santé des humains et de la planète.

      Un virage à 180 degrés sera un jour nécessaire, et plus ont le retarde, plus ses effets seront néfaste, et malheureusement, ce seront les générations à venir qui devront en payer le prix, et ce pas en argent seulement, mais en qualité de vie, de santé... voir même d'existance...

  • Nadia Alexan - Abonnée 19 septembre 2017 07 h 48

    Le bien commun avant les profits!

    « À part les venins foudroyants de certains animaux, ils présentent des niveaux de toxicité jamais égalés. Ils sont plus de 5000 fois plus toxiques que ne l’était le DDT dans les années 1970, par exemple. Comment pouvez-vous imaginer que, s’ils tuent tous les invertébrés, ils soient inoffensifs pour l’humain ? », demande l’écotoxicologue. Mais le gouvernement privilégie le bonheur des multinationales agricoles que la santé des citoyens et de l'environnement.
    «Un rapport présenté en mars au Conseil des droits de l’homme des Nations unies déboulonnait le mythe de la nécessité des pesticides, en accusant la puissante industrie de commercialisation de nier systématiquement les risques pour la santé humaine pour l’environnement.» Nos gouvernements n'ont plus d'excuse pour règlementer ces entreprises sans conscience.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 19 septembre 2017 13 h 44

      Les agriculteurs ici ne font rien d'autre que de gagner leur vie a nourrir la population. Le ''profit'' dont vous parlez est la même chose que le salaire de tout travailleur, la stabilité bien en moins. Le développement des pesticides sont avant tout un affaire de productivité qui a conduit que pour la plus grande partie de l'humanité se nourrir requière une de plus en plus mince part de ses revenus [grande exception évidement pour les pays pauvres, ou se nourrir peut être un défi quotidien].

      Le développement des pesticides est de même nature que toute l'activité humaine moderne, qui cherche a augmenter son confort, avec une vision réduite généralement a l'obtention de se confort a moyen terme.

      L'exemple de l'auteur que vous retenez sur le DDT est trompeur, voir malhonnête. Le DDT est très peu toxique pour l'humain, mais la chose est peu connu du public qui le perçoit comme un produit très dangereux pour l'humain. Il est donc un bien mauvais choix de comparaison puisque que le public n'a pas une juste perception du produit (par ailleurs toxique pour l'environnement, surtout aviaire).

      Plus d'info ici sur le Dichlorodiphényltrichloroéthane ( là on apprécie la simplicité de son acronyme!)
      www.goo.gl/KWWFB3

    • Serge Lamarche - Abonné 19 septembre 2017 13 h 51

      Ce qui m'étonne un peu, c'est qu'un produit si nocif ait pu être autorisé au départ. Les test utilisés ne sont évidemment pas convenables. Il faut obliger des tests à long termes avant de commercialiser le prochain pesticide.

    • Nadia Alexan - Abonnée 19 septembre 2017 22 h 56

      À Monsieur Jean-Yves Arès: Vous vous trempez monsieur. Les producteurs des pesticides ont propagé la mythologie que leurs méthodes ont conduit à nourrir la plus grande partie de l'humanité. C'est faut. En effet, les études démontrent que l'agriculture biologique diversifiée et traditionnelle a un meilleur rendement en qualité et en quantité. Il faut se rappeler que les compagnies de cigarettes ont menti longuement sur les effets néfastes de leurs produits. Il faut arrêter de croire la propagande des multinationales.

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 20 septembre 2017 17 h 59

      M. Arès, c'est le même argument que celui que vous soulevez qu'utilisaient ceux qui fabriquaient l'agent orange, ceux qui travaillaient dans des camps d'extermination:« je ne faisais que gagner un salaire pour nourrir ma famille.»

      Belle excuse d'irresponsable!

    • Jean-Yves Arès - Abonné 21 septembre 2017 12 h 57

      Selon ce que vous dites Madame Alexan toute l'agriculture moderne serait basée sur des mythes. Ainsi l'industrialisation de ce domaine aurait conduit a une réduction des rendements, et donc réduction de disponibilité alimentaire pour la population.

      Et tout le monde auraient été bernés par ces mythes alors même que la démographie mondiale explose !

      Un tel exposé ne le laisse pas grand considération pour les gens.

      La réalité indique pourtant autre chose. Pour exemple, ici selon les comptes nationaux de l'INSEE (France) la part de revenu consacré a l'alimentation donne ceci,
      www.goo.gl/vwbXcU

      Plus l'agriculture se fait a petite échelle, et plus la part de revenu qu'on y consacre est grande.

      Pour exemple, en 2005 on y consacrait 15% de part de revenu au Canada, contre 40% en Chine.
      http://www.statcan.gc.ca/pub/16-201-x/2009000/t231

      Une agriculture plus saine sur le plan environnementale est tout a fait souhaitable. Mais généralement la population a un champ de vision qui se réduit la dimension de som environnement et sa situation personnelle, et du coup c'est l'ensemble social qui fonctionne ainsi.

      La responsabilité est de tous.

    • Serge Lamarche - Abonné 21 septembre 2017 15 h 12

      Mme Alexan a raison, m. Arès. Effectivement, l'agriculture industrielle surtout en monoculture est bien moins efficace qu'une agriculture diversifiée (traditionnelle ou moderne). L'agriculture industrielle a causée le «dust bowl» aux États-Unis (une destruction complète des prairies du bison) et ne fonctionne que si on inonde les terres d'insecticides et d'herbicides, et qu'on l'arrose artificiellement.
      M. Arès, les liens que vous avez affiché n'appuient pas du tout vos arguments. Ils n'ont aucun rapport. Les gens dépensent moins pour la nourriture parcequ'ils sont plus riches dans les pays développés.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 21 septembre 2017 19 h 16

      Mais non m. Lamarche, mes liens appuient mon argumentation. Le premier vous indique une chute importante de la part du revenu consacré a s'alimenter. La richesse relative a progresse, parce que la productivité s'améliore partout, et plus en agriculture.

      Sur le 2ième lien vous avec le rapport part du revenu dédiée à l'alimentation:

      le Canada 15%, semblable aux É-U a 16.1%
      la France a 24%,
      et la Chine a 40%

      Pour voir si la superficie exploitée est cause pour ces varantes la référence ici qui donne une surface moyenne des entreprises agricoles

      155 hectares pour les É-U,
      55 pour la France,
      et 0.6 pour la Chine
      www.goo.gl/3ArxsU

      Et comme argument supplémentaire sur le journal Le Monde on quelques chiffres confirment.

      L'article explique que de 2000 a 2013 la grandeur de l'exploitation moyenne est passée de 66 à 85 hectares, 28.8% de plus.
      Sur la même période les revenus eux sont passés de 140,200 à 201,800€, soit une augmentation 68%.

      En considérant l'évolution de la part de revenu consacrée a l'alimentation du premier lien plus haut pour cette même période on ne peut que conclure que la productivité s'est amélioré avec l'augmentation de la taille de l'entreprise.

      Liens: troisième graphique taille moyenne des entreprise,
      www.goo.gl/VCmYDH

      Produit des exploitations,
      www.goo.gl/ygjMEc

      Et aussi charges à l'exploitation en forte hausse, ce qui indique une modernisation des façons de faire.
      www.goo.gl/MRYXuX

      Bien sûr on peut faire d'extraordinaires rendements en concentrant beaucoup d'énergie sur une petite parcelle de culture, mais cela ne garantie pas plus d'accessibilité aux consommateurs.

      On revient au point de départ, le producteur fait une offre de produits qui doit répondre a une demande des consommateurs que nous sommes. On peut idéalisé les façons de faire, mais si le consommateur ne choisi pas cette production idéalisée le producteur ne l'offrira que pour la proportion de consommateur qui la réclame.

      Nous sommes cores

    • Jean-Yves Arès - Abonné 21 septembre 2017 19 h 19

      Coupure de texte: Nous sommes coresponsables tous de la situation.

  • Antoine Caron - Abonné 19 septembre 2017 07 h 55

    Et que répondre...

    ...aux agriculteurs qui nous chantent les louanges de leurs "méthodes" soit disant sans conséquences sur les animaux et l'environnement, dans de coquettes petites publicités télévisées? "LA FERME!"