Trois organismes environnementaux appuient le controversé projet de REM

Le projet de la Caisse de dépôt et placement du Québec
Photo: CDPQ Infra Le projet de la Caisse de dépôt et placement du Québec

Trois organismes environnementaux donnent leur appui au projet de Réseau électrique métropolitain (REM), qui a essuyé de nombreuses critiques ces dernières semaines relativement à son impact réel sur l’environnement et sa rentabilité financière.

Par voie de communiqué, Équiterre, la Fondation David Suzuki et l’organisme Vivre en ville font valoir que le REM est « un excellent projet », soulignant que sa haute fréquence et sa grande amplitude horaire sont « des éléments essentiels du caractère structurant du transport collectif ».

Le 20 janvier, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a remis un rapport peu reluisant sur le projet de la Caisse de dépôt et placement du Québec et a refusé de donner son feu vert au projet.

Puis, dimanche dernier, une coalition de groupes environnementaux et d’experts en transport en commun a demandé qu’une commission parlementaire se penche sur le projet, mentionnant que le train électrique est « une technologie très polluante et extrêmement coûteuse ».

Le REM, l’«alternative attendue»

Le directeur principal d’Équiterre, Steven Guilbeault, offre une lecture tout autre du projet. Il estime que le REM va contribuer à diminuer les émissions de GES et non à les augmenter.

Le directeur général pour le Québec et l’Atlantique à la Fondation David Suzuki, Karel Mayrand, souligne qu’avec ses 24 stations réparties sur les rives sud et nord de Montréal et dans l’ouest de l’île de Montréal, le REM est « l’alternative attendue pour favoriser un développement urbain axé sur les transports collectifs ».

 
Trois conditions 

Les trois organismes assortissent toutefois leur appui de trois conditions pour améliorer l’acceptabilité du projet.

Ils demandent au gouvernement du Québec et à la Caisse de dépôt et placement du Québec de donner un signal clair, partout au Québec, en faveur du développement du transport collectif, d’adopter des mesures de mitigation pour contrer l’étalement urbain et de clarifier le cadre financier du projet.

9 commentaires
  • Bernard Terreault - Abonné 1 février 2017 12 h 56

    Pour l'ouest

    Peut-être bon pour l'ouest, mais il y a risque de ne plus rien faire d'autre pendant 30 ans, quand il serait plus urgent de desservir l'est et de soulager les lignes verte et orange aux heures de pointe dans leurs parties centrales.

  • Robert Beauchamp - Abonné 1 février 2017 13 h 31

    Contradiction

    Comment osent-ils avancer qu'ils sont en faveur du projet alors qu'il y a deux lacunes majeures qui y sont soulignées, à l'instar du BAPE, c'est à dire le montage financier et les mesures pour contrer l'étalement urbain? On sait très bien que des promoteurs immobiliers majeurs font la queue devant le portillon.

    • Maxime Parisotto - Inscrit 1 février 2017 14 h 15

      Contrer l'étalement urbain à Montréal?

      C'est pas tout le monde qui est assez riche pour acheter une maison à Montréal.

  • François Aubry - Abonné 2 février 2017 07 h 35

    Beau train dans l'ouest et un petit pain dans l'est.

    Restera-t-il assez de fonds pour remplir les nids de poule sur notre magnifique boulevard Notre-Dame?

  • Nadia Alexan - Abonnée 2 février 2017 11 h 08

    Une mauvaise énoncée!

    Le titre de cet article donne la mauvaise impression. Je pense que La Presse canadienne se trempe. J'ai entendu à Radio-Canada le même bulletin, émanant de ces trois organisations environnementales, annonçant qu'ils sont opposés à ce projet. Il y'a quelque chose qui n'est pas correct ici.

  • François Beaulne - Abonné 2 février 2017 12 h 20

    Etrange et surprenant

    J'ai toujours respecté l'opinion de M. Guilbault et les reportages de la fondation Suzuki. Je comprends mal pourquoi ces deux intervements supposément associés à la promotion et à la défense de l'environnement se lancent tout à coup dans ce débat en appuyant sans réserves ce projet de REM avant même que ne se tienne une commission parlementaire spéciale demandée par l'Opposition officielle à Québec pour répondre aux interrogations qu'il soulève tnat au plan financier, qu'environnemental ou ultimement utile à la réduction des gaz à effet de serre. Il me semble que ces gens mettent un peu la charrue devant les boeufs.

    • Brigitte Garneau - Abonnée 2 février 2017 15 h 40

      J'avoue que je ne comprends vraiment pas moi non plus. Équiterre et la fondation David Suzuki parlent au nom de qui? Pour qui? Je suis loin d'être rassurée...Qu'est-ce qui presse tant?