Les bouleversements climatiques menacent 700 millions d’enfants

À quelques jours de l’ouverture du sommet de Paris sur le climat, un nouveau rapport des Nations unies met en lumière les menaces que représentent les bouleversements climatiques pour près de 700 millions d’enfants dans le monde, exposés malgré eux aux impacts de cette crise environnementale grandissante.

 

Le rapport, publié mardi, souligne ainsi que pas moins de 530 millions de bambins vivent dans des régions du monde particulièrement vulnérables aux inondations, et ce, essentiellement en Asie. Pas moins de 160 millions d’enfants sont quant à eux directement exposés aux impacts de zones frappées par des épisodes de sécheresse, surtout dans les pays africains où la pauvreté fait déjà des ravages.

 

« Ces données mettent en lumière l’urgence d’agir maintenant », souligne d’ailleurs le directeur exécutif de l’UNICEF, Anthony Lake, dans un communiqué publié lundi soir, heure de Montréal. Surtout, ajoute-t-il, que « les enfants d’aujourd’hui sont les moins responsables des changements climatiques, mais eux et leurs enfants sont ceux qui vont vivre avec les conséquences ».

 

Climat extrême

 

Le rapport rappelle d’ailleurs que les événements climatiques extrêmes amplifiés par la hausse de la température mondiale — ouragans, inondations, sécheresse, vagues de chaleur — accélèrent aussi la propagation des principales maladies infantiles comme le paludisme, la malnutrition, la diarrhée aiguë et la pneumonie.

 

La sécheresse ravage les cultures et fait grimper les prix alimentaires, aggravant la malnutrition dans les pays pauvres. Celle-ci est responsable de la moitié des décès chez les enfants de moins de cinq ans dans le monde ainsi que de retards de croissance, rappelle d’ailleurs l’UNICEF.

 

Dans son plus récent rapport, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) soulignait justement que les bouleversements du climat menacent directement la sécurité alimentaire de millions d’êtres humains. Les ressources d’eau potable risquent aussi d’être réduites et des populations entières devraient être forcées de migrer, tandis que les conflits pour l’accès aux ressources se multiplieront.

 

« Nous savons ce qui doit être fait pour prévenir les dévastations que peuvent provoquer les changements climatiques. Échouer à agir serait inacceptable », insiste M. Lake.

 

En plus d’un plan de lutte suffisamment ambitieux pour freiner la hausse des températures mondiales, l’UNICEF recommande donc de mettre en place les mécanismes nécessaires pour l’adaptation aux impacts des bouleversements climatiques.

 

Lors de la dernière rencontre de négociations en vue du sommet de Paris (la COP21), les pays développés ont signifié qu’ils pourraient bonifier leur aide aux pays en développement à partir de 2020, afin d’aider ces derniers à s’adapter aux changements climatiques tout en développant une économie plus sobre en carbone. Le hic, c’est que les 100 milliards par année d’ici 2020 promis à Copenhague en 2009 n’ont toujours pas été entièrement livrés.

 

Avec l’Agence France-Presse

2 commentaires
  • Dominique Boucher - Abonné 24 novembre 2015 05 h 37

    Hypocrisie

    « Le hic, c’est que les 100 milliards par année d’ici 2020 promis à Copenhague en 2009 n’ont toujours pas été entièrement livrés. »

    Et ils (les gouvernements des pays développés) n'ont aucune intention réelle de le faire. Ça s'appelle de l'« hypocrisie »...

    Traitez-moi de cynique, mais j'en suis arrivé à la conclusion qur la « lutte aux changements climatiques », c'est, dans les faits, un slogan utilisé essentiellement par les partis politiques des pays riches pour augmenter leurs chances de prendre le pouvoir et de s'y maintenir en flattant les électeurs dans le sens du poil, et, par les gouvernements pour se donner bonne conscience et embellir leur image sur la scène internationale.

    Jean-Marc Gélineau, Montréal

  • Richard Bérubé - Inscrit 24 novembre 2015 15 h 28

    Encore la peur...

    L'ONU est plus frileurse lorsqu'il s'agit de décrier les guerres et le génocide palestinien à Gaza pour le sort des enfants...c'est vrai que les changements climatiques ça aidera à implanter l'Agenda 21 pour le contrôle du monde, et à remplir la caisse des Nations Unies avec la collecte des grosses sommes qui y seront rattachées...les victimes au moyen-orient ce n'est pas payant à la banque....une question que je me pose, d'autres scientifiques préviennent que le réchauffement de la planète serait plutôt dû à la venue sous peu d'une mini ère glacière, advenant que ce soit le cas, toutes les sommes amassées seraient telles retournées aux payeurs...une question comme cela....demain la peur sera qu'avec toute cette chaleur les fruits produiront trop se cre donc dangereux...