L’ONE ordonne à une filiale de TransCanada d’arrêter de forer sous l’Athabasca

L’Office national de l’énergie (ONE) a ordonné à une filiale de TransCanada de cesser immédiatement ses activités de forage sous la rivière Athabasca dans la région des sables bitumineux albertains après qu’une substance potentiellement toxique se fut retrouvée dans l’eau.

 

L’ordonnance contre Nova Gas Transmission a été décrétée après quatre incidents distincts, un en octobre et trois en novembre, a indiqué le porte-parole de l’ONE, Darin Barter.

 

En plus de la fuite, l’organisme de réglementation a également mentionné qu’une érosion des rives avait été observée.

 

L’ONE enquête sur la quantité de fluide de forage qui s’est déversée dans la rivière et sur la nature des produits chimiques que ce fluide contenait, a expliqué M. Barter.

 

Aucun impact sur la faune n’a été rapporté et M. Barter a noté que l’ONE travaillait en collaboration avec les ministères fédéraux de la Pêche et de l’Environnement, ainsi qu’avec le ministère albertain de l’Environnement.

 

Nova Gas Transmission procédait à l’installation de conduites dans le cadre du projet de prolongement d’un gazoduc à environ 75 kilomètres au nord de Fort McMurray, en Alberta, lorsque les incidents sont survenus.

 

Le porte-parole de TransCanada, Mark Cooper, a expliqué qu’un sous-traitant avait perdu « une faible quantité » de boue de forage lors d’une manoeuvre de forage horizontal sous la rivière, à une quinzaine de kilomètres au nord du hameau de Fort McKay.

 

« Même si nous mettons beaucoup d’efforts pour prévenir ce genre d’événement, le déversement de boue de forage était composé de bentonite et d’eau, et ne représente pas un danger pour la santé des humains ou des animaux », a assuré M. Cooper.

 

« TransCanada a réagi rapidement et a volontairement interrompu ses activités de forage avant d’aviser les organismes gouvernementaux provinciaux et fédéraux concernés. »

 

Il a ajouté qu’en raison du fort débit d’eau dans la rivière, la matière argileuse s’était rapidement répandue.

 

« Nous collaborons avec les organismes de réglementation et gouvernementaux, et nous ne reprendrons pas le forage tant qu’ils n’auront pas approuvé nos plans. Ces plans détermineront aussi les évaluations environnementales et les tests requis qui auront été complétés. »

4 commentaires
  • Yvon Pesant - Abonné 21 novembre 2015 07 h 36

    Ah! Tab...asca

    Pas de problème. Pas de danger. Pas d'impact. Dixit TransCanada.
    "Tout va très bien, madame la Marquise. Tout va très bien, tout va très bien. Mais cependant, il faut que je vous dise..."

    Un incident en octobre. Trois en novembre. Combien en décembre?

  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné 21 novembre 2015 07 h 58

    Une ordonnance superflue?

    Selon moi, il aurait fallu titrer autrement votre article. Exemple: «L'ONÉ rend une ordonnance superflue.»
    Sauf erreur, l'ordonnance de l'ONÉ intervient a posteriori, autrement dit après que Trans-Canada ait arrêté le comportement désormais interdit. Les rapports à partir desquels l'ordonnance a été rendue proviennent de l'entreprise en question, pas d'inspecteurs gouvernementaux. Dans les faits, l'ONÉ s'est tout simplement entendu avec Trans-Canada et l'ordonnance n'était tout simplement plus nécessaire.

  • Raymond Chalifoux - Abonné 21 novembre 2015 08 h 43

    Ils devraient aussi leur interdire d'inonder l'Internet...

    ... de "pop-up" ventant la propreté et la sécurité de leurs foutues installations: pu capable!

    • Emmanuel Rousseau - Inscrit 23 novembre 2015 09 h 22

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