Québec accorde 5,17 millions au consortium Ouranos

À l’approche de la conférence de Paris sur les changements climatiques, le gouvernement du Québec a annoncé vendredi à Montréal l’octroi d’une somme de 5,17 millions au consortium Ouranos afin qu’il poursuive ses travaux en la matière.

 

Avec des partenaires, Ouranos s’intéresse aux conséquences des changements climatiques et aux façons de s’y adapter, qu’il s’agisse de l’industrie touristique, de la construction des bâtiments, des infrastructures, de l’environnement naturel ou de l’économie en général.

 

L’annonce a été faite par le ministre du Développement durable et de l’Environnement, David Heurtel, en présence du directeur général d’Ouranos, Alain Bourque.

 

Les deux hommes ont souligné que ce sont les travaux scientifiques, justement, qui permettent aux décideurs politiques de prendre des décisions éclairées, comme ce que les dirigeants de plusieurs pays doivent faire prochainement à l’occasion de la conférence de Paris.

« Le financement octroyé à Ouranos supporte bien l’idée que la science peut être utile à la prise de décision. On le voit bien pour la COP [Conférence sur le climat] : c’est pas mal la science qui a été la clef à déterminer qu’il fallait tenter de maintenir le changement climatique à moins de 2 degrés. La science a aidé à définir c’est quoi l’objectif à atteindre », a dit M. Bourque.

Il a de plus souligné que ces « 2 degrés Celsius au niveau de la planète signifient 3 ou 4 degrés Celsius pour le sud du Québec, et même davantage pour les régions nordiques, qui vont donc avoir, même si on réduit les émissions de gaz à effet de serre, à s’adapter aux changements ».

Et ces changements, qui supposent des hivers plus doux, plus courts et des étés plus chauds et plus longs, notamment, ont maintes répercussions sur les populations nordiques, mais aussi sur l’industrie touristique, sur la consommation d’énergie, sur la faune et la flore et bien d’autres aspects.

Le ministre Heurtel, de son côté, a insisté sur le « leadership » du Québec en matière de lutte contre les changements climatiques à l’international. Il a cité en exemple l’établissement du marché du carbone, les liens ainsi tissés avec la Californie, puis l’Ontario qui a pris la décision de se joindre à ce marché.

« C’est ce qui démontre que malgré le fait que le précédent gouvernement fédéral n’a pas su démontrer un leadership fort sur cette question des changements climatiques, les provinces canadiennes ont pris le leadership, ont pris la place », a commenté le ministre de l’Environnement.

2 commentaires
  • Robert Beauchamp - Abonné 30 octobre 2015 11 h 43

    La cohérence

    Ben coudon. Des subventions pour étudier et pendant ce temps on remplit les trains de pétrole et hourra pour les pipelines. À part ça , ça va bien?

  • Bernard Plante - Abonné 30 octobre 2015 12 h 30

    Opération de diversion?

    On ne peut que se réjouir de voir le gouvernement donner (enfin) l'impression de prendre l'aspect des changements climatiques au sérieux.

    Toutefois, il est particulièrement étrange que cette annonce d'une aide de 5 millions survienne comme par hasard le lendemain de l'annonce d'aide controversée de 1300 millions (!) accordée à Bombardier. Encore une fois cela donne l'impression qu'on tente de noyer le poisson en changeant rapidement de sujet et en utilisant la fameuse technique de diversion psychologique de comparaison millions/milliards. Cette technique de diversion/dissimulation est très efficace envers quiconque survole rapidement et en surface les grands titres, soit la vaste majorité des lecteurs de nouvelles, en faisant paraître à première vue le chiffre 5.17 de beaucoup supérieure à celui de 1.3 (notez également l'effet des trois chiffres vs les deux chiffres qui accentue encore davantage l'impression de supériorité). Cette technique de supercherie était régulièrement utilisée par... Harper qui l'utilisait justement pour dissimuler les sommes astronomiques accordées aux industries pétrolières, militaires, etc. Une technique qui permet de paraître "équitable" alors que les sommes en jeu n'ont absolument rien de comparable. Drôle de coïncidence....

    Et encore une fois on confie l'opération de diversion au valet Heurtel qui semble de façon générale meilleur pour sauver la face de son gouvernement que pour sauver l'environnement.

    Voici donc ce qui ressemble en tout point au tour de passe-passe qui consiste à utiliser une bonne nouvelle pour en cacher une moins bonne. Ni vu ni connu et le tour est joué. Magie!