La pollution atmosphérique liée aux pires crises cardiaques

Photo: Jacques Grenier Archives Le Devoir

Une augmentation de la pollution atmosphérique s’accompagne d’une hausse du risque, pour les hommes, d’être terrassé par une crise cardiaque, démontre une étude réalisée par des chercheurs belges.

 

Les scientifiques de l’Hôpital universitaire de Bruxelles ont déterminé qu’une augmentation de 10 microgrammes par mètre cube de la matière particulaire de moins de 2,5 microns (PM2.5) gonflait de 2,8 % le risque de subir un infarctus du myocarde sans élévation du segment ST (ou crise cardiaque sans STEMI). Ce type de crise cardiaque compte parmi les plus graves et les plus mortels.

 

Ces particules sont si petites qu’elles peuvent se loger au plus creux des poumons et insérer des quantités importantes de produits toxiques dans l’organisme.

 

Pire encore, une hausse de 10 microgrammes par mètre cube des concentration de dioxyde d’azote augmentait de 5,1 % le risque de crise cardiaque sans STEMI.

 

Les PM2.5 et le dioxyde d’azote proviennent principalement de la combustion d’hydrocarbures, que ce soit par les usines ou les véhicules.

 

L’auteur de l’étude, le professeur Jean-François Argacha, a dit que l’association entre la pollution atmosphérique et les crises cardiaques a été observée après une exposition d’une seule journée, et ce même si le niveau de pollution respectait les normes européennes en la matière.

 

L’Organisation mondiale de la Santé considère maintenant la pollution atmosphérique comme une des principales causes de décès qu’il est possible d’éviter.

 

Les conclusions de l’étude ont été présentées lors d’un congrès de la Société européenne de cardiologie.

5 commentaires
  • Yves Mélançon - Abonné 31 août 2015 17 h 58

    L'opinion du corps médical au Québec sur la santé publique

    IL n'est pas rare de lire dans les journeaux des articles portant sur les conséquences de la pollution atmosphérique sur la santé publique. Le sujet revient à chaque année dans la presse québécoise. Montréal est souvent au centre de cette question avec la chaleur et le smog de la saison estivale. Mais l'opinion des médecins me laisse songeur.
    Il y a quelques années, le Conférence régionale des élus de la Côte-Nord avait organisé un colloque sur l'exploitation de l'uranium. Cette région du Québec compte plusieurs gisements, mais les quantités sont minimes et leur exploitation ne saurait être rentalble qu'à un prix élevé.
    Le but du colloque était d'expliquer comment l'exploitation de la ressource peut-être faite avec des mesures de sécurité éprouvées. Des experts aux opinions variées et des entreprises canadiennes étaient invités pour faire le point sur le sujet. Coup de théâtre, des médecins de Sept-Îles ont réagi avec force en menaçant de quitter la région si celle-ci se montrait favorable à l'exploitation de cette ressource. Aucune place à la nuance.
    Que ces médecins soient pour ou contre l'exploitation, c'est une chose, mais qu'ils menacent de partir n'est pas digne d'un débat sérieux.
    Depuis ce temps, j'attends toujours de voir des médecins de Montréal menacer de quitter la ville pour les régions avec les conséquences bien connues et bien documentées de la pollution atmosphérique sur la santé publique. J'attendrai longtemps...

    Yves Melançon, Québec.

  • Roxane Bertrand - Abonnée 1 septembre 2015 10 h 47

    L'histoire nous dit que ...

    Les Romains de l'antiquité savaient que leur tuyauterie de plomb intoxiquait la population. Toutefois, sans aqueduc, la ville aurait été privé d'eau et n'aurait pas existé.

    Le plus important est de ne pas se mettre la tête dans le sable et de chercher à améliorer les choses, pas de les condamnées.

  • Florian Péloquin - Abonné 1 septembre 2015 18 h 40

    Ne pas oublier le rôle de la combustion du bois

    Il ne faut pas oublier que, durant les périodes froides, la combustion du bois est une des principales sources de particules fines dans les milieux urbains.

  • Yves Corbeil - Inscrit 2 septembre 2015 14 h 35

    Dire qu'on subventionnent ces hopitaux universitaire

    Ce que pense l'OMS ne semble pas faire un gros pli dans la pensée de ceux qui sont vraiment responsable du bordel sur la planète. On nous inondent de statistiques plus insipides les unes des autres sans solutions concrètes pour convaincrent les responsables, juste du bruitage comme d'habitude, on payent pour du bruitage et on manque d'argent pour le concret comme l'éducation. Yas-tu des scientifiques qui peuvent se pencher sur la question, on va les payés.

  • André Bastien - Abonné 2 septembre 2015 22 h 50

    Solution: les véhicules électriques

    Une bonne partie de la solution est connue: les véhicules électriques puisqu'ils n'émettent aucun gaz ni particules dangereuses.

    La technologie existe, elle est au point, il n'y a plus qu'à prendre des mesures pour en accélérer la diffusion. Pour la Ville de Montréal, il y surtout de favoriser l'implantation des bornes de recharge partout: le long des rues et dans les stationnements privés et publics. Toute nouvelle habitation devrait installer une infrastructure de recharge minimum au moment de la construction, comme passer des fils et des conduits pour ces fils ce qui est beaucoup moins coûteux en construisant que de le faire par la suite.