Ottawa élimine un projet de protection marine

L’implantation d’une zone de protection marine aurait permis de protéger l’habitat du béluga, une espèce menacée de disparition.
Photo: Source Gremm L’implantation d’une zone de protection marine aurait permis de protéger l’habitat du béluga, une espèce menacée de disparition.

Sans offrir la moindre explication, le gouvernement Harper vient de tuer un important projet de zone de protection marine que le fédéral étudiait depuis plus de 15 ans au Québec, a appris Le Devoir. Cette aire aurait permis de mieux préserver une large part de l’estuaire du Saint-Laurent incluant le secteur de Cacouna, où TransCanada souhaite construire un port pétrolier destiné à l’exportation des sables bitumineux.

 

Pêches et Océans Canada a le mandat de désigner les sites qui peuvent devenir des zones de protection marine (ZPM), en vertu de la Loi sur les océans. Le ministère instaure de telles zones « afin d’assurer la conservation et la protection » de milieux marins « ayant une importance écologique et dont les espèces ou les caractéristiques nécessitent une prise en compte particulière ».

 

Le gouvernement Harper a créé seulement deux nouvelles aires de protection de ce genre depuis qu’il est au pouvoir. Il existe huit de ces ZPM au Canada, mais aucune au Québec. Huit zones sont aussi à l’étude à travers le pays.

 

Le projet de zone de protection marine de l’estuaire du Saint-Laurent aurait pu devenir le premier à se concrétiser dans la province. Celle-ci couvrait une superficie de plus de 6000 km2, de l’Îsle-aux-Coudres à Métis-sur-Mer, en aval de Rimouski. Cette ZPM aurait été « complémentaire » au parc marin du Saguenay–Saint-Laurent. Sa création avait été prévue dans le but de protéger l’habitat et les ressources alimentaires des mammifères marins qui fréquentent le Saint-Laurent, en premier lieu le béluga, une espèce de plus en plus menacée de disparition. En raison de son statut, Pêches et Océans a d’ailleurs l’obligation légale de protéger son habitat.

 

La ZPM était à l’étude depuis 1998. Elle avait fait l’objet de travaux scientifiques financés par Pêches et Océans et d’une consultation publique. Un plan de gestion préliminaire avait même été élaboré. Celui-ci comprenait notamment les objectifs de protection.

  

Disparition de la ZPM

 

Sans la moindre explication et en plein coeur de l’été, Ottawa vient cependant de rayer le projet de la carte. Pêches et Océans a en effet supprimé toute mention du « projet de zone de protection marine » de son site Web consacré aux ZPM. Le ministère mentionne seulement que cette région de l’estuaire constitue un « site d’intérêt », sans plus.

 

Le gouvernement Harper a aussi modifié le mandat du groupe de travail Canada-Québec qui avait été mis en place pour ce projet. On a ainsi effacé le fait que ce groupe devait jusqu’ici « poursuivre le processus de désignation de ce site d’intérêt comme zone de protection marine ».

 

Les conservateurs ont toutefois laissé la mention des « menaces » qui pèsent sur les mammifères de l’estuaire : « perturbation ou destruction de leurs habitats, exposition aux substances chimiques toxiques, risques de collision avec des navires, exposition aux bruits et dérangement ». Mais on a éliminé toute mention des bénéfices de l’établissement d’une zone de protection marine. Jusqu’à tout récemment, on pouvait pourtant lire qu’une ZPM « permettrait de prendre des mesures de gestion pour contrer ou atténuer ces menaces, en concertation avec tous les intervenants et usagers des ressources marines ».

 

Il n’a pas été possible d’obtenir de précisions jeudi de la part de Pêches et Océans Canada. La Société pour la nature et les parcs (SNAP) n’a pas non plus obtenu la moindre information de la part d’Ottawa. L’organisme a pourtant écrit récemment à la ministre responsable de Pêches et Océans, Gail Shea, en lui demandant de préciser sa position concernant le projet de ZPM de l’estuaire.

  

Décision « incompréhensible »

 

Le directeur général de la SNAP, Patrick Nadeau, juge incompréhensible la décision du gouvernement Harper de mettre à mort le projet. « C’est une drôle de coïncidence, alors qu’il y a maintenant un projet de port pétrolier à Cacouna. En retirant le projet de ZPM, on facilite l’implantation de ce port. »

 

La pétrolière TransCanada souhaite effectivement construire un port dans le but d’exporter du pétrole des sables bitumineux qui arrivera au Québec par son futur oléoduc Énergie Est. Les pétroliers chargeront de deux à cinq fois plus de pétrole que ce que l’Exxon Valdez a déversé en Alaska en 1989. Le port s’avancera sur 500 mètres dans le Saint-Laurent, en plein coeur de la pouponnière des bélugas. Selon les spécialistes de l’espèce, ce projet risque d’anéantir tout espoir de préserver ces baleines blanches.

 

Mais ce port pétrolier est important pour l’industrie pétrolière albertaine, promue sur toutes les tribunes par le gouvernement Harper. En raison des blocages qui empêchent la construction de deux importants projets de pipelines dans l’ouest du pays, le Québec est pour le moment le seul chemin envisageable pour la construction d’un pipeline qui transportera à lui seul près de la moitié de la production des sables bitumineux. Le port de Cacouna deviendra donc un élément essentiel pour faciliter la croissance de l’exploitation pétrolière canadienne.

 

TransCanada a d’ailleurs déjà effectué des travaux en vue de la construction de son port. L’entreprise a aussi inscrit 23 lobbyistes au registre québécois. Leurs mandats comprennent des démarches auprès du gouvernement Couillard en vue de l’implantation du port et la construction du pipeline. Mais la décision finale sera prise à Ottawa.

  

Estuaire fragile

 

Robert Michaud, un scientifique qui étudie les bélugas du Saint-Laurent depuis plus de 30 ans, a pris part aux travaux scientifiques en vue de l’établissement de la ZPM. Mais c’est Le Devoir qui lui a appris la mort du projet. Visiblement déçu, il a souligné que le projet aurait permis d’établir des moyens importants de protection pour toute la zone désignée, qui compte plusieurs sites naturels reconnus.

 

« L’établissement d’une telle zone de protection est une reconnaissance de la richesse et de la fragilité de cette portion de l’estuaire », a résumé M. Michaud. S’il se garde bien de faire un lien direct entre la suppression pure et simple du projet de ZPM et la volonté de construire un port pétrolier à Cacouna, il juge « très pertinent » de se poser la question.

 

La suppression du projet de ZPM a par ailleurs pour effet « d’éloigner le Canada des engagements internationaux pris à Nagoya en matière de protection marine », a rappelé M. Nadeau. Théoriquement, Ottawa a promis de protéger 10 % de ses espaces marins d’ici 2020. Ce taux se situe actuellement à 1,3 %, soit moins que des pays comme la Chine et la Russie.

49 commentaires
  • Jean-François Allard - Inscrit 25 juillet 2014 00 h 25

    De la langue de bois...

    Si on retire quelques mots de votre premier paragraphe, on dément les cinq premiers qui l'introduisent :

    " Sans offrir la moindre explication, le gouvernement Harper vient de tuer un important projet de zone de protection marine ( ) où TransCanada souhaite construire un port pétrolier destiné à l’exportation des sables bitumineux".

    Ah ben r'garde donc ça...

    Dans notre beau pays de copinage, les animaux ont droit de cité lorsqu'ils n'interrompent pas les machinations financières de leurs congénères à deux pattes.

    Vous avez fait tirer au début de l'été un séjour pour deux personnes au phare des Îles-du-Pot-à-l'eau-de-vie. Que les heureux gagnants en profitent pour observer les bélugas, une dernière fois peut-être.

    Et tant pis pour la beauté des lieux.

    • Luc Lavoie - Inscrit 25 juillet 2014 09 h 25

      Dois-je comprendre de votre commentaire que la partie est perdue d'avance?

      Je vous gage un brun avec la face de la reine dessus que ce projet Transcacanada ne passera pas.

      Lorsque la limite est atteinte, les hommes et les femmes de bonne volonté se lèvent et repoussent l'injustice.

      Mais attention...on devra y mettre du nôtre à toute occasion qui nous sera donnée. En voici une :

      Vous tous qui lisez ces lignes devez agir: envoyez un email aux députés du PLQ pour qu'ils s'opposent aux conserviteurs:

      Côte-du-Sud: Norbert Morin (PLQ) avec 49.88% du vote: Vice-président de la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles!!! http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/morin-norbert : nmorin-cds@assnat.qc.ca

      Charlevoix-Côte-de-Beaupré: Caroline Simard élu avec 35.24 % : Caroline.Simard.CHCB@assnat.qc.ca

      Dubuc: Serge Simard élu avec 41% des électeurs: Serge.Simard.DUBU@assnat.qc.ca
      ____

      Au Devoir: Ces emails sont publics. Merci de publier.

  • Christophe Nowakowski - Abonné 25 juillet 2014 00 h 52

    Indignation et tristesse

    Harper a donné son aval à la destruction de la nature autour des sables bitumineux.
    Harper essaie de museler les scientifiques qui travaillent pour le gouvernement. (Voir le rapport Situation de la recherche gouvernementale au Québec, 2013. Ne vous laissez pas éconduire par le titre; on y parle bien de chercheurs qui dépendent du fédéral. Voir aussi le rapport The Big Chill du Professional Institute of the Public Service of Canada)
    Harper ne veut pas qu'on sache s'il y a des OGM dans nos aliments. (Quand j'ai écrit au ministère à ce sujet, ils ont répondu mais pas à mes questions.
    Harper ne veut pas que le Canada participe à l'accord de Tokyo.
    Depuis que Harper est au pouvoir le Canada est passé dans l'opinion mondiale de pays respectueux de l'environnement au statut "d'écovoyou".
    Harper a toujours des mesures qui défavorisent l'environnement dans ses traditionnels projet omnibus.
    Et maintenant il fait passer une autre mesure en silence pendant que tout le monde est en vacances.
    Quand ferons nous quelque chose pour lui faire comprendre que les canadiens ne sont pas dupés de son jeu?

    • François Thivierge - Abonné 25 juillet 2014 08 h 24

      M. Nowakowski,
      Il me semble qu'après toutes les manoeuvres du gouvernement Harper (incluant les prorogation du parlement et les attaques publiques contre la court suprême), les canadiens sont effectivements bernés. Ou pire encore, ils supportent ce genre de manoeuvre. Comment Harper aurait-il pu gagné 3 élections autrement depuis 2006? (Dont une solide majorité en 2011)

      Rien de ceci ne ce serais produit si notre peuple avait le contrôle de ses lois, de ses impôts et de son territoire.

  • Richard Labelle - Abonné 25 juillet 2014 01 h 58

    Où s'en va-t-on dans ce foutu pays?

    Ceux qui se disent surpris de cette décision n'ont pas encore compris le style Harper: On est rendu plus à droite que les Américains: faut le faire! À part le pétrole, Y-a-t'il quelque chose qui intéresse le gouvernement Harper? Comme beaucoup, je ne me reconnais plus dans ce foutu pays; Ceux qui prétendent avec humour que Jacques Cartier aurait dû aller plus au sud se trompent; sans rire, on est rendu dans une république de bananes où il ne manque au premier ministre qu'une casquette pour que le portait soit complet. Et Harper qui prétendait récemment que les Québécois n'ont jamais été aussi proches des valeurs conservatrices. Le choc risque d'être brutal au lendemain des élections en 2015!

    • Danielle Caron - Inscrite 25 juillet 2014 09 h 17

      Oui, mais qu'est-ce que ça va changer, même si nous votons contre en 2015? Ça ne les a pas empêché de nous imposer leur dictature aux dernières élections. Ça ne changera rien du tout.
      La seule chose qui risque de le faire basculer, c'est le nombre de plus en plus grands de Canadiens (ailleurs qu'au Québec) éveillés à sa malhonnêteté.
      Ça brise le coeur de voir ces ignares tout détruire pour faire le bonheur de leurs copains des pétrolières.
      Les vrais responsables, ce sont les citoyens qui votent aveuglément pour des gouvernements qui les appuient (au provincial).
      Ça donne envie de dégueuler.

  • Gilles St-Pierre - Abonné 25 juillet 2014 01 h 59

    2 et 2 font 4


    Alors rien d'étonnant avec ce personnage d'Ottawa qu'est Harper et qui n'a d'ambition que pour l'armement sa couronne royale et son pétrole sale des sables bitumineux; en somme, rien qui saurait nous plaire.

    Que croyez-vous que ce "personnage" du fédéral en fasse de la protection de l'environnement au Québec ? Il n’en a rien à foutre d'autant plus qu'il nuirait à son plan de développement pour l'exportation de son pétrole que South Portland vient de lui refuser de peur de trop salir.

    J'ai toujours cru que cet individu d'Ottawa créera l'obligation pour le Québec de s'affranchir enfin et de déclarer sa souveraineté et encore plus depuis qu'il a réussi à obtenir son gouvernement majorataire aux dernières élections; c'est la meilleure façon de faire la démonstration de ce qu'est vraiment ce régime fédéral pour nous. Je ne lui reconnaissait pas autant de zèle, mais Harper à dépassé largement mes attentes et la démonstration devient monumentale; le temps presse maintenant, car ce personnage d'Ottawa a le vent dans les voiles et c'est la tempête qui se pointe à l'horizon et il en prépare toute une. Nous ne pourrons compter sur le nouveau gouvernement du PLQ pour voir à défendre le Québec sur la scène fédérale car ces gens sont de la même espèce et leurs intérêts personnels passent bien avant ceux du Québec; alors la population devra agir seule devant la menace imminente du fédéral (et du provincial) car c'est toujours la population qui a finalement le vrai pouvoir, qui fait et défait les gouvernements, mais, encore faut-il qu'elle se réveille et passe enfin à l'action et ça... ça ne semble pas être facile à faire.

    Gardons espoir car dernièrement nous avons vu des soubresauts du monde étudiants qui a défait le gouvernement Charest, lui qui se croyait à toute épreuve tout comme Harper et qui a agi de façon méprisante à leur égard. Il y a parfois des revirements insoupçonnables qui se passent ainsi que chantait Brel: «On va vu parfois rejaillir le feu d'anciens vo

    • Michel Labonté - Inscrit 25 juillet 2014 08 h 38

      M. St-Pierre, il n'y a pas que les Québécois qui veulent voir débarquer le gouvernement Harper en 2015, je peux vous en assurer! Bien des gens au Canada anglais -j'y vis et je le constate- sont aussi exaspérés que vous et moi de voir ses politiques anti-environnements et tant d'autres politiques inadaptées à notre culture politique qui avait fait, de par le passé, la bonne réputation du Canada sur la scène internationale. Ce n'est pas en séparant le Québec que l'on va régler le problème, mais bien en unissant nos forces avec des partis politiques fédéralistes pro-environnement ou s'adjoignant à des mouvements sociaux qui ont une portée pancanadienne. Les enjeux environnementaux liés aux sables bitumineux vont toujours transcender les frontières du Québec et la meilleure stratégie politique pour s'assurer de gagner la bataille est d'avoir un rapport de force avec les élites anglophones qui sont aussi en défaveurs du gouvernement Harper.
      Par ailleurs, dans une autre optique, dois-je vous rappeler que beaucoup de Québécois et de Québécoises sont partis travailler en Alberta, en raison des sables bitumineux et d'une économie qui s'y rattache? Oui, des Québécois ont choisi l'argent facile plutôt que la solidarité face aux enjeux environnementaux. Je pense qu'il y a du travail d'éducation à faire au sein de la population québécoise comme dans d'autres provinces canadiennes pour une plus grande prise de conscience sur les choix de sociétés (sauvegarder l'environnement/prévenir les problèmes de santé publique) versus les choix individualistes (s'emplir les poches le plus rapidement possible en se foutant de tout le reste).
      Enfin, je souhaite de tout cœur moi aussi que la mobilisation se fasse contre les projets de développement des sables bitumineux et le transport par pipeline au Québec. La question qu'il faut se poser c'est la suivante : qui va initier le mouvement? Greenpeace? Équiterre? Neil Young? Il faut que ça bouge et puis vite à part de ça!

    • Jean-Yves Arès - Abonné 25 juillet 2014 09 h 14

      Je crois que vous faite une petite erreur sur l’interprétation de la porté de la contestation étudiante (et syndicale camouflée derrière celle de la tranche étudiantes protestataire), à savoir que cette contestation serait la cause de la défaite du gouvernement Charest.

      Charest en était à postuler pour un quatrième mandat, une chose que personne n’a jamais réussit à faire au cour de l’histoire du Québec… Un gouvernement qui a trois mandats derrière lui cumule assez d’insatisfaction pour se faire éloigné du pouvoir par défaut.
      Pourtant grâce au mal nommé printemps érable Charest est passé pas mal proche de se faire élire une quatrième fois, et nombreux sont ceux qui considèrent que la sympathie que le PQ a démontré pour ce printemps pas sucré du tout lui à couter sa majorité.

      Et il faudrait peut-être aussi vérifier plus fond cette équation livrée un peu rapidement qu’un Québec indépendant aurait des agissements plus vert (et non pas juste des apparences). La différence de comportement est à la marge avec le reste du Canada en matière d’attente de richesse débordante, et très consommatrice d’énergie.

    • Danielle Caron - Inscrite 25 juillet 2014 09 h 30

      Vous avez tout à fait raison mais mon espoir s'est fortement amenuisé depuis, justement, les manifestations étudiantes. Qu'est-ce qu'elles ont donné, franchement?
      On les cite avec fierté, mais à part ça? Les gouvernements en font encore à leur tête. Plus que jamais. Malheureusement, à moyen terme, ces manifestations leur ont donné plus de latitude à agir comme bon leur semble. Ils n'ont plus peur de rien.
      Et la population? Excellent exemple : à la dernière réunion du conseil municipal de mon village, on accueille avec soulagement le passage imminent de l'oléoduc (qui passera juste au-dessus des nappes phréatiques d'alimentation en eau potable). Mais, comme le disait un bon conseiller municipal "j'aime mieux avoir un oléoduc que des navires qui risquent de déverser le pétrole dans mon beau fleuve". Et les navires à Cacouna? Et l'oléoduc au fond du fleuve entre Québec et Lévis? Le voilà, le véritable problème. Le bon peuple écoute d'une oreille distraite ce qui se passe et s'en fait passer tout une. Cette étincelle dont vous parlez, Ottawa et Québec consacrent actuellement toutes leurs énergies à l'éteindre par la ruse et tous les autres moyens possibles.

    • Nicolas Bachand - Inscrit 25 juillet 2014 10 h 28

      @Gilles Saint-Pierre,

      J'apporterais un petit rectificatif qui n'est pas anodin... Bien sûr que le PLQ (tout comme la CAQ) est ouvertement favorable aux projets de pipleines, y compris Énergie Est, et en général à la venue du pétrole des sables bitumineux albertains au Québec. Mais le PQ l'est aussi, et il l'était clairement durant son mandat de 19 mois. (Le seul des principaux partis à s'y opposer est QS.) En fait, objectivement, le gouvernement Marois avait embrassé le fédéralisme pétrolier du gouvernement Harper, plus encore, et ce n'est pas peu dire, que le gouvernement de la Colombie-Britannique envers les projets vers la côte ouest. Et tout celà, nonobstant toute considération relative aux champs de compétence.

  • Roland Guerre - Inscrit 25 juillet 2014 03 h 00

    Une tragique erreur

    Cet abandon est une erreur monstrueuse, un crime contre l'environnement, qui nécessite une vigoureuse riposte internationale.

    • Robert Henri - Inscrit 25 juillet 2014 06 h 37

      ...vigoureuse riposte internationale, nationale et locale.