Électrification des transports - Daniel Breton nomme trois ex-collaborateurs au sein du comité

Daniel Breton
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Daniel Breton

Daniel Breton place trois de ses anciens collaborateurs et experts des questions énergétiques au sein d’un comité de sages visant à élaborer la vision du Québec quant à l’électrification des transports.

Responsable du dossier de l’électrification des transports, Daniel Breton souhaite mettre de l’ordre dans les divers programmes et projets élaborés par différents ministères dans ce dossier et présenter « une vision porteuse » du dossier. Pour y arriver, il a proposé la création d’un comité consultatif composé de trois spécialistes du transport électrique.


Selon ce qu’a appris Le Devoir, le comité est composé de Denis L’Homme, ancien sous-ministre des Ressources naturelles, Pierre Langlois, physicien et auteur du livre Rouler sans pétrole, et Jean-Marc Pelletier, ancien président du syndicat des scientifiques de l’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ).


Tous trois ont été de proches collaborateurs de Daniel Breton à l’époque où il a fondé le mouvement Maître chez nous 21e siècle (MCN21). Jean-Marc Pelletier a été le président de MCN21, alors que Denis L’Homme a rédigé un chapitre entier sur l’énergie et l’approvisionnement pétrolier dans le livre de MCN21. Pierre Langlois est également cité dans ce livre. « Ce sont des gens que je connais et en qui j’ai confiance », concède Daniel Breton au bout du fil, qui précise toutefois avoir plusieurs « chums » dans ce domaine.


« Regardez leur CV et dites-moi que ce ne sont pas les gens les plus compétents au Québec pour faire la job, se défend l’ancien ministre de l’Environnement. Personne ne peut dire que ces gens-là n’ont pas les compétences, l’expérience ou l’indépendance nécessaires. »


La composition du comité consultatif a été proposée par Daniel Breton et approuvée par le conseil des ministres la semaine dernière. Le comité consultatif devra produire différents rapports d’étape, dont le premier est attendu en septembre. « La première étape, c’est le débroussaillage des programmes actuels, pour faire en sorte qu’il y ait une cohérence d’un ministère à l’autre », précise l’adjoint parlementaire de la première ministre pour le volet d’électrification des transports. Par la suite, le comité sera chargé d’élaborer une vision plus globale, en déterminant notamment quels projets sont les plus porteurs pour le Québec et quelles politiques doivent être mises sur pied pour ancrer cette vision à moyen et à long terme.


« Ces temps-ci, beaucoup de gens disent : « Tournons-nous vers l’électrification des transports, ce n’est qu’une question de volonté politique », mais c’est pas mal plus compliqué que ça, constate Daniel Breton. C’est pour ça qu’on travaille avec différentes équipes au sein de différents ministères et qu’on a besoin d’un regard extérieur, indépendant et compétent pour déterminer les initiatives les plus porteuses. »

46 commentaires
  • Djosef Bouteu - Inscrit 13 juillet 2013 01 h 51

    Enfin le projet démarre.

    Ah, enfin le projet d'électrification des transports qui avance. C'est un changement nécessaire pour diminuer notre pollution aux GES. Le Québec, avec ses ressources en énergies propres et renouvelables, ne peut pas sérieusement prétendre que c'est trop dur.

    2013, ça aura pris du temps pour débuter sérieusement. C'est un projet à moyen terme, pour finir il faut commencer, cesser de repousser la transition vers l'après-pétrole. Les voitures à essence qui arrivent en fin de vie de doivent plus laisser la place à de nouvelles voitures à essence qui prolongeront le problème pour toute leur durée de vie.

    Moins consommer de pétrole aura aussi l'avantage de réduire les risques et les coûts très élevés associés au transport et à l'usage des combustibles fossiles. Ce sont des milliards qui quittent notre économie pour acheter un produit polluant et des écosystèmes ruinés et des vies brisées lors des déversements.

  • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 13 juillet 2013 06 h 40

    Branchons-nous

    Diantre et parsambleu !
    Voilà de sapristi de bonnes nouvelles.
    Lâchez pas Monsieur Breton.

  • Patrick Boulanger - Abonné 13 juillet 2013 07 h 31

    Dommage

    Même si je vais appuyer QS aux prochaines élections générales, je trouve dommage que cet écologiste notoire va possiblement perdre son siège lors du prochain rendez-vous électoral aux mains des... solidaires. Peut-être serait-il préférable lors du prochain scrutin qu'il se présente dans une autre circonscription que Sainte-Marie–Saint-Jacques (d'un point de vue péquiste, c'est peut-être la meilleure chose à faire bien que je ne sois pas certain de cela [son départ va accentuer les chances des solidaires de remporter cette circonscription-là...]) ou qu'il laisse tomber le parti de Mme Marois pour se joindre au « parti vert » de Mme David (d'un point de vue solidaire il va sans dire que c'est le meilleur scénario)?

    • Claude Millaire - Abonné 13 juillet 2013 10 h 03

      Attention!La campagne électorale n'est pas encore déclenchée et vous voilà certain de gagner...Moi,si j'étais vous,je ferais attention et je me garderais une petite gêne.Vous savez certainement que la défaite fait encore plus mal lorsque nous sommes certain de gagner...

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 13 juillet 2013 10 h 14

      Vous semblez prendre vos rêves pour des réalités M. Boulanger en croyant que QS prendra ce siège. QS avec son gros 6% à travers le Québec n'est que l'allié objectif de Philippe Couillard ou de François Legault.

    • Patrick Boulanger - Abonné 13 juillet 2013 10 h 48

      @ M. Millaire

      M. Millaire, j'ai l'impression que vous avez lu trop rapidement mon commentaire...

    • Benoit Genest - Inscrit 13 juillet 2013 11 h 48

      Allez-y M. Boulanger, allez-y. Votez pour QS aux prochaines élections, comme le recommandait Jean Charest. Votez par principe, voter avec coeur. Voter QS, c'est voter PLQ (j'en ai fait l'expérience à Verdun...).

      «Je vois le bien, je l’approuve, et je fais le mal.» - Ovide

    • J-Paul Thivierge - Abonné 13 juillet 2013 12 h 35

      Comme on a constaté en 2012 Manon Massé une candidate "vedette " de QS dans un comté assez à gauche a pris environ 2 fois moins de votes que D Breton. Quand on vote pour un représentant et non dogmatiquement pour un parti on a plus de chance de faire un vote intelligent !

    • Patrick Boulanger - Abonné 13 juillet 2013 18 h 12

      @ M. Cotnoir

      À l'instar de M. Millaire, j'ai l'impression que vous avez lu trop rapidement mon commentaire M. Cotnoir (« [...] je trouve dommage que cet écologiste notoire va possiblement [!] perdre son siège lors du prochain rendez-vous électoral aux mains des... solidaires. [Patrick Boulanger] »).

      @ M. Genest

      Je ne pense pas que le PLQ (ou la CAQ) représente « le mal » et que le PQ représente « le bien » M. Genest. Mais bon, tout est relatif...

      @ M. Thivierge

      « Comme on a constaté en 2012 Manon Massé une candidate "vedette " de QS dans un comté assez à gauche a pris environ 2 fois moins de votes que D Breton. (M. Thivierge) »?

      Lors du dernier scrutin, QS a fait 25.43% dans Sainte-Marie–Saint-Jacques et le PQ 35.76%. On est loin ici du « environ 2 fois moins de votes » pour QS M. Thivierge. Et en ce qui a trait à votre argument (voter pour le candidat et non le parti politique), je le trouve bon et il se défend...

    • Benoit Genest - Inscrit 14 juillet 2013 16 h 56

      M. Boulanger, vous m'avez mal lu. Il n'est pas dans mes intentions de parler du PLQ et de la CAQ comme étant les partis du «mal», tandis que le PQ serait celui du Bien... Ce que j'essaie de mettre de l'avant, c'est un peu ce qu'a fait M. Cotnoir en décrivant QS comme l'allié objectif (bien malgré lui) du PLQ et de la CAQ. À cet égard, le cas de Verdun est éloquent. Le PQ a presque remporté l'élection, mais la division du vote souverainiste (ou progressiste) a laissé passer le PLQ par un peu plus de 200 votes. Je persuadé que de nombreux citoyens ont voté «avec leur coeur» pour QS ou pour ON (parti qu'on décrivait il n'y a pas si longtemps comme la solution miracle au PQ. Le voilà décapité et je ne serais pas étonné d'apprendre que Jean-Martin Aussant a sabordé son propre parti non pas pour des raisons familiales, mais pour des motifs qui ont sûrement été discutés (négociés dirais-je) en coulisses). Dans tous les cas, ce vote par principe ou «avec coeur» n'a pas produit l'effet escompté et QS n'est pas l'opposition officielle et est loin d'avoir la balance du pouvoir. Résultat: on se retrouve avec un gouvernement minoraire qui devra probablement faire des contorsions pour mettre de l'avant un projet dont la valeur sociale et environnementale fait concensus auprès des progressistes et des écologistes; l'électrification des transports... De grâce, que la dernière élection serve de leçon contre le «vote du coeur»!

    • Patrick Boulanger - Abonné 14 juillet 2013 18 h 42

      @ M. Genest

      « De grâce, que la dernière élection serve de leçon contre le «vote du coeur»! (M. Genest) » ?

      Donc, pour vous, voter avec sa « raison », c'est voter pour un parti qui appui le projet de minicentrale à Val-Jalbert, offre à M. Péladeau un poste stratégique chez Hydro-Québec, coupe dans l'aide sociale pour équibrer nos finances publiques, appui fortement la construction d'un bel amphithéâtre à Québec [combien ça va nous coûter collectivement ce beau projet-là?], affiche une ouverture à l'importation du pétrole sale albertain via un - ou des? oléoduc [d'un point de vue environnemental, c'est difficile à défendre ce choix-là]?

    • Benoit Genest - Inscrit 15 juillet 2013 08 h 01

      @ M. Boulanger.

      Pas de faux-dilemne s'il-vous-plaît. Si vous pensez qu j'approuve tout ce qui se fait au PQ, détrompez-vous. Même chose pour QS. Plusieurs de ses idées me plaisent, mais je ne crois pas que ce parti soit un parti "véritablement" politique. Je crois qu'il s'agit plutôt d'une coalition de militants qui s'improvisent politiciens, avec les résultats qu'on aperçoit (il ne parvient pas a percer et n'a même pas la balance du pouvoir). En ce qui concerne les dossiers que vous mentionnez, n'oublions pas qu'il est toujours possible de militer en son parti (ce n'est pas comme si le PQ était un tout homogène inflexible. Breton est un militant en son propre parti) et nous pouvons utiliser une autre voie de contestation que l'assemblée nationale; le militantisme pur et simple (ce qu'accomplit très bien Manon Massé et je la vois davantage auprès du public qu'à l'Assemblée). J'avoue toutefois qu'il est toujours tentant de signaler son mécontentement en votant pour un autre parti, mais les enjeux sont parfois trop lourds pour suivre cette voie. Voilà, j'essaie de combiner le cœur avec la raison, mais je fais la distinction entre militantisme et politique.

    • Patrick Boulanger - Abonné 15 juillet 2013 10 h 34

      @ M. Genest

      Votre dernière réponse est intéressante M. Genest, mais je trouve que vous jugez avec empressement QS lorsque vous affirmez qu'il « ne parvient pas à percer ». Ce parti ne date que de 2006 M. Genest et actuellement il tourne autour de 10% dans les intentions de vote. C'est peu, je vous l'accorde, mais s'il continue à croître comme il est parti, il va sans dire que QS a un bel avenir devant lui...

    • Simon Chamberland - Inscrit 15 juillet 2013 12 h 41

      Avec un comité sur l’électrification des transports par le QS, nous aurions des consultations à n’en plus finir et le comité serait constitué non pas de gens ayant les compétences pour le sujet mais de gens représentant les divers groupes sociaux et culturels dont l’existence est acceptée par le QS.

      Ensuite le comité prendrait 3 ans pour aboutir à un énoncé de projet dont la conclusion sur l’électrification serait 1- blâmer les riches et les entreprises et 2- taxer 3- proposer du logement social 4- éliminer la voiture, surtout si elle est d'origine américaine 5- former un groupe de travail qui choisirait pour chaque citoyen quels sont les moyens de transports autorisés ( vélo, métro, voiture : modèle choisi par des fonctionnaires, marche...).

    • Benoit Genest - Inscrit 15 juillet 2013 17 h 42

      @ M. Bélanger, je trouve le langage de M. Chamberland un peu cru, mais il exprime un peu ce que je pense et ce que plusieurs croient. Même si les partisans de Qs sont animés des meilleures intentions, il n'en demeure pas moins que c'est effectivement ce qui est à prévoir. D'ailleurs, hormi les cercles montréalais, effectivement composés de gens issus du milieu social et culturel, QS ne parviendra jamais à convaincre le reste de la population. Selon moi, M. Chamberland exprime l'avis populaire et qu'il soit vrai ou non importe peu. J'ai l'impression que ce parti stagne et ne parviendra jamais à se défaire de l'image qui lui colle à la peau (que cette image soit un tissu de préjugés ou non).

    • Patrick Boulanger - Abonné 16 juillet 2013 06 h 46

      @ M. Genest

      « Même si les partisans de Qs sont animés des meilleures intentions, il n'en demeure pas moins que c'est effectivement ce qui est à prévoir. (M. Genest) »?

      Bien oui M. Genest. M. Chamberland caricature QS et vous trouvez « [...] que c'est effectivement ce qui est à prévoir».

      «J'ai l'impression que ce parti stagne [...] (M. Genest)»?

      Plusieurs récents sondages donnent QS à 11% dans les intentions de vote (c'est-à-dire environ le double de ce qu'il a obtenu le 4 septembre dernier).

  • Michel Laurence - Inscrit 13 juillet 2013 07 h 59

    Voici mon "regard extérieur, indépendant".

    Un premier pas essentiel: l’électrification des transports publics (trains, monorails, autobus, etc.)

    En parallèle, planifions la production, au Québec, de différents modèles de voitures électriques. Nous avons le moteur-roue, de l’aluminium (ne rouille pas), des piles très performantes développées par Hydro-Québec.

    Je suis convaincu que ça ferait un malheur: développement durable, savoir-faire exportable, etc. Tout cela nous permettra de ne pas procéder à la fracturation de notre sous-sol que ce soit pour du gaz ou du pétrole; restera l’extraction traditionnelle de l’un ou l’autre, le cas échéant.

    • Daniel Bérubé - Abonné 15 juillet 2013 15 h 23

      @ Michel Laurence

      Le hic, c'est qu'après la mise en place d'un tel système de transport en commun électrifié, le tout sera immédiatement vendu au privé pour quelques peannuts, un coup les libéraux revenus au pouvoir... et si le Québec produit lui-même ses véhicules électrique, le tout sera vendu aussi, car leur objectifs premiers est d'affaiblir le Québec, assez pour qu'il n'ait plus la possibilité de penser "indépendance"...
      De combien Charest a-t-il augmenter la dette du Québec en moins de 10 ans ? De combien a-t-il dépourvu le Québec durant ce même 10 ans ? Vente du département gaz et pétrole que possédait H.Q., ceci pour combien ? Nous ne le saurons sans doute jamais...

      Les partis politiques ne sont plus pour les peuples, mais pour leurs partenaires financiers, pour leurs commanditaires leur offrant une victoire presque assurée, à condition que...

      Mme. Marois ne se fera pas trop aimé, juste pour replacer les finances laissé par les libéraux (+ de 1G$ déficitaire, et une série de projet promis mais non budgeté...). Donc, c'est la même chanson qui recommence: Libéraux défait aux élections, le PQ refait les finances et ainsi se fait détester, le PLQ revient aux prochaines élections... défait ce que le PQ auras fait, se fera détester... le PQ revient, et découvre l'état des finances laissé par les libéraux... etc...etc...etc...ou bis, bis, bis, bis......

      La politique serait entièrement à revoir, et en PROFONDEUR! !

    • Patrick Boulanger - Abonné 16 juillet 2013 11 h 16

      M. Bérubé, l’ancien vérificateur général Guy Breton avait fait état d’un déficit caché de plus de 4 milliards lorsque le PLQ a pris le pouvoir en 2003 aux mains des péquistes (Voir l'article suivant : « Finances - Le PQ maintient le cap malgré un trou de 1,6 milliard »).

  • Bernard Terreault - Abonné 13 juillet 2013 08 h 52

    Jean-Marc Pelletier ?

    Étrange, tout de même. C'est alors que Jean-Marc Pelletier était maire de Brossard qu'on y a construit le Dix-30, le temple de l'auto, un parking géant, un centre commercial sans autre accès qu'en voiture, l'exemple même de ce qu'il faut ne faut pas faire en développement urbain durable. Breton l'a-t-il choisi seulement parce qu'il était libéral, pour donner une impression de non-partisannerie?

    • J-Paul Thivierge - Abonné 13 juillet 2013 12 h 38

      J-M Pelletier n'a pas construit le Dix-30, il a seulement constaté la vente des terres pour des utilisations commerciales et industrielles. Il y a des pistes cyclables qui mènent au Dix-30. Il n'y a aucune piste cyclable sécuritaire qui mène aux promenades St Bruno, contruites il y a 30 ans.

    • J-Paul Thivierge - Abonné 13 juillet 2013 12 h 53

      Peut-être devriez-vous penser que J-M Pelletier a travaillé plus de 25 ans à l'IREQ où on a travaillé depuis 1972, j'y ai participé, sur des véhicules électriques de toutes sortes et de toutes provenances.

      Où en 1994 le GTC , la voiture hybride électrique de P Couture a été annoncé publiquement , 15 ans avant la sortie de la Volt de GM, qui a beaucoup en commun avec la voiture de l'IREQ sauf les moteurs dans les roues.
      Que TM4 une filiale d'Hydro est à l'avant garde de la motorisation de véhicules électriques et hybrides incluant des championnats en courses électriques partout dans le monde.
      Que l'IREQ développe depuis 40 ans des batteries aux Lithium dont ACEP puis celles contruites par Bathium de Boucherville pour énergiser la voiture électrique en libre service à Paris. Puis maintenant la batterie LiFePo4 de K Zaghib à l'IREQ une batterie hyper efficace qui pourrait être chargée en 15 à 20 minutes et durerait 50 ans.

      Qui d'autres, a autant de liens pour aller aux sources et à la fine pointe de la technologie et pouvoir séparer les innovations des mystifications !

      Un IREQOIS retraité.