Équiterre s’attaque aux pesticides

L’étude a passé en revue 142 articles scientifiques consacrés aux pesticides, et elle conclut qu’il existe des liens entre l’exposition aux pesticides et diverses maladies neurologiques et respiratoires, de même que des problèmes du système reproducteur.
Photo: - Archives Le Devoir L’étude a passé en revue 142 articles scientifiques consacrés aux pesticides, et elle conclut qu’il existe des liens entre l’exposition aux pesticides et diverses maladies neurologiques et respiratoires, de même que des problèmes du système reproducteur.

L’organisation environnementale Équiterre souhaite que la vente de pesticides au Québec soit mieux encadrée, et que certaines catégories de pesticides soient tout simplement interdites à la vente, comme c’est déjà le cas en Ontario et en Nouvelle-Écosse.

Équiterre a présenté une étude du Collège des médecins de famille de l’Ontario, publié l’année dernière, pour appuyer ses propos lors d’une conférence de presse mardi.


L’étude a passé en revue 142 articles scientifiques consacrés aux pesticides, et elle conclut qu’il existe des liens entre l’exposition aux pesticides et diverses maladies neurologiques et respiratoires, de même que des problèmes du système reproducteur. Elle conclut aussi que les enfants sont particulièrement vulnérables à leur exposition. Équiterre demande à ce que le code de gestion des pesticides, adopté en 2003, mais actuellement en révision, ressemble à celui de l’Ontario en interdisant les pesticides à des fins esthétiques. Selon le Dr Jean Zigby, membre de l’Association canadienne des médecins pour l’environnement, le Québec doit appliquer le « principe de précaution » et interdire les pesticides à usage esthétique.

1 commentaire
  • Jean Turgeon - Inscrit 6 février 2013 13 h 39

    Le principe de précaution en matière de pesticides appliqué par le Québec dès... 2003!

    Il faudrait sans doute rappeler à Équiterre qu'en 2003 le Québec a été la première province canadienne - et même la première juridiction en Amérique du Nord - à adopter un code de gestion des pesticides en milieu urbain à des fins esthétiques. Ce code, encore en vigueur aujourd'hui, banit plusieurs familles de pesticides, dont quelques-unes sur la foi du principe de précaution. Que l'Ontario ait emboîté le pas par la suite et soit maintenant cité en exemple, bien d'accord. Cependant il faut rendre à César ce qui est à César! Je propose à Équiterre et à M. Zabihiyan de consulter l'article suivant: Implementing the precautionary principle in urban pest management : the Quebec experience (August 2012) Outlooks on Pest Management, p. 17 7-180.